Jour 92 – Strasbourg

Strasbourg, c’est à la frontière entre la France et l’Allemagne. Pour nous, c’est un vent de fraîcheur, parce que l’architecture y est vraiment très différente. On y retrouvent beaucoup de ses bâtiments avec des structures de bois exposées très typique. La ville est ceinturée de cours d’eau, principalement des canaux, et ça lui donne beaucoup de charme.

On a pas vraiment de gros plans aujourd’hui; simplement faire le tour de la ville à pieds et profiter de l’endroit. Hier, on s’est couché à plus d’une heure du matin après le retard du train, on laisse donc les enfants dormir autant qu’ils le veulent. Preuve qu’on a plus de jeunes enfants, les deux se lèvent à 11:00… Bonjour les ados!

On part déjeuner. Enfin, on devrait dire prendre le lunch, parce qu’à cet heure là, ce serait mieux de manger un vrai repas. On tombe sur une restaurant mexicain et l’idée nous tente. La propriétaire est une française qui a beaucoup voyagé aux Ėtats-Unis et au Mexique. Elle nous raconte pleins d’histoires et les raisons qui expliquent l’existence de son restaurant mexicain à Strasbourg. En retour, on jase de notre voyage pour lequel elle a beaucoup d’intérêt. Finalement, on bouffe, et c’est vraiment très bon. Ça nous change parce, qu’en France en particulier, la bouffe sur le pouce se résume au choix suivants;

– Kebab
– Panini

Ce diaporama nécessite JavaScript.


– Hamburgers

On s’entend que manger de la bouffe différente nous fait vraiment plaisir parce qu’avec le kebab, on se bâtit lentement des pierres aux reins. Les kebabs, c’est délicieux, mais c’est comme n’importe quoi, on se tanne. Mika, de son côté, ne mangerait que du Subway. On ne connaît pas les racines de cette amour inconditionnel pour le restaurant jaune, mais, si on en voyait plus souvent (merci, il n’y en a pas trop) on aurait droit au supplice spéciale Mika. Il nous ferais la demande solennellement, à genou par dessus le marché, pour ensuite nous rappeler tout les bienfaits de manger des légumes régulièrement, nous remémorer l’histoire, non moins incroyable, de Jared, le ti-gros transformé en athlète olympique. Une fois son premier tour complété, il répètera le même discours jusqu’à ce que nos oreilles bourdonnent, que notre cerveau, sous la torture, commence à faillir, qu’une légère « brou » se forme au bord de nos lèvres, tout ça avant de se placer en position fœtal sur les genoux du premier inconnu. C’est généralement ce qu’on doit subir, à moins bien sûr, de simplement lui remettre 20$ en lui demandant de cesser la torture. On optent généralement pour la deuxième solution ou simplement attend assez longtemps pour que son père pogne les nerfs. (C’est un expert) Pour le moment, Strasbourg nous évite tout cela par la simple absence de Subway en ville.

On fait le tour de la ville et on aime beaucoup. On fait tous les endroits connus; la Petite France avec ses canaux et ses superbe maisons, les grandes places, les petites rues piétonnières, et la grande surprise; l’incroyable cathédrale gothique au centre de la ville. Premièrement, elle est immense (la deuxième plus grande d’Europe apparemment) et conjugue superbement bien le massif et le délicat dans la même façade. De grandes et longues flèches et d’innombrables colonnes l’ornent de manière magnifique. On y monte pour observer la ville d’en haut gravissant les 330 marches en colimaçon; très cool! Heureusement pour nous, on est pas pogné derrière une « tortue » parce qu’à la largeur de l’escalier, les dépassement auraient été difficile. Du haut de la plateforme, qui est encore environ 75 mètres plus bas que le clocher, on peut voir l’ensemble de la ville dont le quartier du Parlement de l’Union Européenne.

Retour sur la terre ferme, où on continue notre visite ponctué de petits arrêts dans les boutiques. On réussi à interrompre la transformation de Mika en monstre sanguinaire en s’arrêtant dans un magasin de bonbon. Ça lui permettra de rester concentré sur autre chose que l’immense douleur de magasiner. Comme d’habitude, on presque rien acheté, où on mettrait ça « anyway »? Un petit verre, sur une terrasse et retour à notre chambre avant la soirée.

À l’hôtel, Patrick fait un somme, pendant qu’Annik lave des vêtements dans le bain (c’est ce qu’on appelle la séparation des tâches). Elle trouve l’expérience fabuleuse ne pouvant attendre pour laver les vêtement à nouveau de cette façon. Quel bonheur de laver les bobettes croustillantes de son extraordinaire conjoint. Pendant qu’elle prend tant de plaisir, Patrick lui s’emmerde; est ce qu’il y a quelque chose de plus ordinaire que de dormir?

Annik est en charge des décisions ce soir; choisir un restaurant pour commencer. On trouve rapidement, parce qu’elle au moins, elle « niaisera » pas pendant une heure pour trouver les conditions optimales, ce que Patrick ferait; position du soleil, orientation de la terrasse, un centre de table dans les tons de lilas, costume des serveurs assortis au centre de table, et qualité du mobilier – parfois il regarde même le menu). Une bonne bouffe et on file à l’hôtel pour bon dodo.

Note: Plus de la moitié du voyage…et de notre argent sont maintenant chose du passé. Il nous reste encore 3 mois et on ne peut pas attendre pour la suite.

Jour 91 – Un nouvel ange

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On part de Poitiers pour Strabourg sur la frontière Franco-Allemande. On prend un TGV en fin de journée après avoir « bretté » une partie de la journée sur une terrasse et à la gare. Départ pour 17:15 avec arrivée à 22:00.

Le confort à bord est super. On a nos 4 fauteuils avec table centrale…mais d’abord, parlons de l’aventure pour entrer nos bagages là dedans….. Oh my God!!!

Avant tout, quelques petites choses à savoir d’un TGV en arrêt; Premièrement, il n’arrête généralement que 3 minutes, il faut donc être prêt et à proximité du bon wagon dès son arrivé. Deuxièmement, un TGV, ça a deux étages (on s’en rappelait plus). Troisièmement, il n’y a pas de compartiments à vélo, nous devons donc démonter nos vélos, les mettre dans des sacs de transport pour ensuite les entreposer comme des bagages à main à quelque part dans le wagon. Finalement, tout passager sur le quai se transforme en GI sanguinaire conditionné que pour une seule chose; entrer à tous prix en premier même si il faut tuer, estropier ou même laisser des enfants sur le quai…de la pure folie.

On exagère à peine l’affaire; plusieurs sont si stressés qu’ils sont prêt à se bousculer pour entrer même avant que les passagers descendent…bon revenons, à notre histoire.

Tout commence dans le hall. On vient d’annoncer le quai d’embarquement; le #2. Chanceux, nous aurons 25 minutes pour monter en ascenseur sur la passerelle, redescendre sur la quai, démonter les vélos, les mettre en sac et se placer au bon endroit pour l’arrivé du wagon 7.

Ça commence mal; la seule ascenseur sur place est submergée de gens trop lâche pour monter leur sac à dos dans une montée himalayenne…de 30 marches. Un groupe de p’tit-clin, avec une personne blessée à la cheville, décide de se placer devant nous (être blessé permet évidement de passer devant tout le monde). On indique gentiment aux épais, maintenant devant nous, que la politesse élémentaire serait d’attendre son tour. On monte finalement avec nos vélos qu’on doit encore redescendre dans un autre ascenseur au dessus du quai correspondant.

Sur le quai, on se place où devrait arrêter notre wagon. Le voilà! Au moment d’entrer avec nos vélos, maintenant dans leur sacs de transport, un monsieur et sa femme décide de nous passer dans la face et d’aller s’installer dans le vestibule du train, exactement au pire endroit pour nous permettre d’entrer. Le « tôpin » a même pas la gentillesse d’essayer de ce déplacer. Il se contente de nous regarder en levant les épaules. Peut être essayait t’il d’exprimer de la tristesse à notre égard, nous qui sommes maintenant sur le point de manquer notre train?

Si on fait pas quelque chose maintenant, on va rester sur le quai! Patrick lui démande de se tasser un peu (avec insistance). Il accepte de fournir son aide en se déplaçant de 10 centimètres vers la droite et de changer son portefeuille de poche… Désolé les enfants… Mais quel cornard, il est aphasique ou quoi?

On finit par être prit pour entrer absolument tout notre stock, incluant quatre vélos, dans l’équivalent de trois pieds carrés, par terre, devant la porte. Le monticule qu’on met en place a peine à tenir debout lorsque les portes du TGV ferme. Imaginez la suite! Maintenant, il a décidé de bouger et notre stock est dans ses jambes….JE VAIS LE TUER!!!

Tout se tasse. Annik et Patrick passe les 30 prochaines minutes à déplacer notre matériel à un endroit convenable…pas évident. Trouver de l’espace pour nos vélos dans ce train tient vraiment du miracle. On les placera finalement dans le couloir, au deuxième étage du wagon, pas trop loin de nos places assises.. Non, mais quel aventure!

Un TGV c’est vachement cool. Ça roule vite, vite vite, et dans un très grand confort. Nous on va à Strasbourg à l’autre bout du pays, on parle donc d’un voyage d’un peu plus de 4 heures. À l’aide des écrans dans chaque wagon on peut suivre la vitesse du train. À un certain moment nous atteignions même 315km/h. On ne pouvait tout simplement pas lâcher le tableau des yeux… Va t’il aller plus vite? Va t’il battre un record?

À mi-chemin, nous sommes immobilisés, et ceci, nous le serons plus tard, pour plus de deux heures trente. Nous on est pas inquiet du tout, parce qu’on a tout le temps du monde. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Un train immobilisé ça veut dire des transferts manqués et plein d’autres désagréments. On apprend que la cause de ce retard est dû à un « événement humain ». Dans la langue de bois ça veut dire un suicide.

Le train, devant nous, a frappé une pauvre victime d’une vie difficile; quelqu’un qui a cru qu’il n’y a fait plus d’espoir et que la souffrance à fait agir. On ne connaît pas cette personne et on ne connaît rien de son histoire. Pourtant, son geste tragique nous permet de discuter de suicide avec nos enfants. Il n’y a plus rien à faire pour elle ou lui, mais ce soir, on se fout d’être en retard. On pense à sa famille, qui eux, recevront de bien tristes nouvelles.

On arrivera finalement à Strasbourg passé minuit. L’hôtelier ne nous attendait plus. Notre choix d’hôtel aurait difficilement été plus judicieux. Il est littéralement à 50 mètres des portes de la gare. C’est si proche, qu’on se permet même de simplement amener les chariots de la gare directement à la porte de l’hôtel. Il fallait quand même voir la scène; trois chariots avec des bagages en équilibre montant les trottoirs, traversant la rue poussé par des enfants somnolents et qui ne pensent qu’à se coucher.

L’hôtel est super, on est aux anges et on dort en passant à l’autre ange sorti des rails de la SNCF.

Jour 90 – Poitiers et Futuroscope

Le Futuroscope, c’est un peu le Walt Disney de la région. En fait, c’est un immense parc. Ici, vous ne trouverez ni montagne russe ni machine à faire vomir. Tout sur place est hautes technologies, vidéos, simulateurs et autres trucs de genre. Mais avant toute chose, comment se rendre à cet endroit que les enfants désirent si ardemment visiter?

C’est à distance de vélos, mais parce que on risque de revenir tard, on préfère envisager la bonne vielle autobus. Le trajet prend environ 45 minutes et nous trouvons rapidement la station de départ tout à côté de la Place Notre-Dame.

Nous voilà dans l’autobus et tout se passe comme prévu jusqu’à l’approche du Futuroscope. La ligne s’appelle Futuroscope, la station finale s’appelle Futuroscope, néanmoins, si vous vous rendez au bout de la ligne, on vous « dompe » au milieu de nul part. Le chauffeur, comme si c’était la première fois que ça lui arrive, déclare Terminus… On se regarde, sort et demande à une dame où on peut bien être?

Aller comprendre pourquoi, mais cet autobus ne se rend pas directement au Futuroscope. On doit se taper plus de 30 minutes de marche pour se rendre à la porte…

Bientôt, on commence à apercevoir certaines de ces édifices très bizarres du parc. C’est excitant! Pour être franc, la raison pour laquel Poitiers nous attiré en premier lieu, est la présence de ce parc très connu en France.

La journée est maussade et il fait frais. On espère donc éviter les foules. Arrivé sur place, on fait la fil pour acheter des billets. Comme tout bon vieux parc de ce type, vouloir y entrer résulte en la liquidation de 10 ans de REER et la vente d’un rein. On est pas regardant parce qu’on est prêt à vendre un deuxième organe pour mettre la main sur la carte VIP.

La passe VIP est spécialement conçu pour mener aux meurtres des visiteurs des castes supérieures. (Aujourd’hui c’est nous!) Doté d’une badge rose gigantesque on peut désormais vous identifier sur le champs et vous passer à tabac. Ça c’est le côté négatif, mais pour le positif, vous avez le droit de passer devant tout le monde. Quand la plèbe doit se taper des fils gigantesques nu pieds dans la garnotte avec une grosse envie de pisser, nous, on leur passe dans la face. En bref, on a le sourire à passer devant en leur faisant des bye bye. Les sous-classes, elles, cherchent des objets coupants pour nous zigouiller. Toute cette histoire aurait certainement inspirée un « sequel » au « Le capital » de Karl Marx et peut être même une nouvelle révolution Russe. Qu’est-ce que vous voulez? La royauté, ça fait des jaloux et ça peut mettre en danger… Nous, on vie très bien avec ça!

Comme la vie est courte et qu’on ne sait jamais si nous serons les prochaines victimes d’une tentative d’assassinat, on se dépêche de faire toute les attractions reliés à notre passe VIP. Durant cette très longue journée, qui finalement n’était pas si mal au point de vue de la foule, nous réussissons à faire presque 90% de attractions. Nous éviterons évidement la description de chacune d’entre elle. Au lieu de ça, voici notre top trois.

1 – Les Minimoys
Gagnante de la meilleur attraction mondiale 2013, Minimoys est un simulateur avec dôme IMAX 3D. Vous vous retrouvez dans une immense coccinelle qui bouge avec 30 autres personnes (il y a 4 coccinelles). On y projette un film qui est en fait une espeçe de fuite pour sortir du m

onde des Minimoys (dans les 120 prochaines secondes). Le film est super, l’action, l’impression de mouvement et d’accélération sont très réussis. On le fait même deux fois avant que Patrick arrête les enfants pour la troisième fois. (Il aime éviter de vomir dans une coccinelle)

2 – Spectacle de magie
Spectacle de magie; on est de fan… 30 minutes bien ficellé ou un magicien fait apparaître une hélicoptère et une avions sur scène.. Assez fort merci. (On préfère encore Alain Choquette a Ad Lib mais on doit se rabattre sur ce qu’on a)

3 – Les Lapins Crétins
Y’a rien comme l’excitation de la première « ride ». Pour une raison complètement irrationnelle, nous, on trippe sur ces petites bêtes idiotes. L’idée dans cette attraction est que vous vous assises sur une bol de toilette sur rail. (On aurait aimé voir le brainstorming menant à cette décision) Devant vous, quatre tableaux en 3D, où vous voyiez les Lapins Crétins voyager d’époque en époque dans une « laveuse à voyager dans le temps ». Très cool!

On ne connaît pas vraiment les parcs d’attraction, très nombreux en Floride, mais on suppose qu’il y existe un équivalent. Avec Annik qui déteste tout ce qui donne le mal de cœur, un endroit comme le Futuroscope, est beaucoup prés de son bonheu.

Parlant de chose qui donne pas le mal de cœur, une dernière « ride », pour laquelle nous n’avons pas de bonnes photos, mais qui vaut la peine de vous présentez. À notre avis, c’est une attraction original qu’Annik s’empresse de…fuir! On parle ici de gros robots industriels sur lesquels on a monté deux chaises. Vous vous asseyez dans cette chaise qui se met a tourner dans tout les sens au son de la musique danse. Il y a apparement trois niveaux qui peuvent être choisi, donc un où on ne se retrouve pas la tête en bas. Annik avertit Patrick que si jamais elle se sens, ne serait-ce qu’un instant, le sang lui monter au cerveau, se sera la pendaison dès la sortie. (Voir photo véridique) On choisi donc la le niveau 1, et comme prévu ça tourne bien, c’est super cool et Patrick pourra continuer à vivre.

Nous voilà prêt à prendre l’autobus pour le retour en ville. On s’aperçoit que l’arrêt était à 22 pieds de l’entrée. Ça, c’est si seulement on avait prit le bon bus. Maintenant, on attend le 1A qui, on croit comprendre, est le dernier transport à quitter le site. Décidément, les transports publiques pour le Futuroscope ne sont pas populaire. Malgré la fin de la journée et une foule attendue au bord de l’arrêt, on y trouve finalement que les chants des criquets… et un autre couple ahuri qui se demande si on va réellement trouver un autobus ici.

Elle arrive finalement et on y monte. On est tous très fatigué et on ne porte pas trop attention au trajet, et ceci, jusqu’au « call » qui nous réveille subitement.

Terminus!

Terminus quoi?

On est au bout d’une route; en avant, absolument rien et derrière une série d’hôtel devant lequel on vient apparemment de passer. Si on reste ici, notre sort s’améliore pas trop… Pas de taxis à l’horizon et plus aucun autobus…. On regarde le chauffeur et confesse notre ignorance…

Vous vous rendez pas en ville?

Eh bien non, monsieur fait seulement la tournée des hôtels tout près et sa journée est fini. On lui demande son avis sur nos options et sous une pluie qui commence… On est honnêtement sous le choc. On croyait en un retour peinard qui semble vouloir tourner une sacrée aventure….

On aura finalement la chance de rencontrer un chauffeur qui ne désir pas avoir la conscience souillée par deux enfants morts de froid sous la pluie de Poitiers. Il nous offre donc de nous amener au garage, où il se dirige, et de nous laisser devant l’arrêt le plus près du centre-ville. Finalement tout ce passe bien. Malgré tout, un peu plus d’une heure après le départ du Futuroscope, nous sommes aux portes de notre hôtel. On bouffe un Subway en vitesse et se dirige aux lits sachant très bien que la cloche de l’église voisine va nous réveiller « avec bonheur » demain à 6:00…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 89 – Agent secret!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Aujourd’hui on veut visiter la ville. C’est une journée entre le beau temps et la pluie. On ne sait pas trop par où commencer puisque la cité semble être très belle. Mais comment ne pas si perde? Une visite à l’office de tourisme s’impose. Comme à l’habitude, on ramasse assez de pamphlet pour faire tourner une usine de récupération. Tout ces documents sont une excellente source pour trouver des activités pour les enfants. (On évite tout ce qu’y concerne l’opéra) Cette visite nous inspire immédiatement, une toute petite carte attire notre attention; un tour de ville très special.

Comment rendre une visite historique en plaisir plutôt qu’en une marche vers l’abattoir? Eh bien, il suffit de transformer l’affaire en course au trésor avec les accessoires d’un agent secret. (un concept entre l’agent 007 et un pirate…). Ok, ok,.. L’équipement fait « tripper » un enfants de 10 ans mais impressionne pas nécessairement les parents. On y voit qu’un paquet de bidules en plastique fabriqué en Chine. (Pas d’inquiétude Mika, tu es normale). On remet donc, une ceinture d’agent secret au groupe, chose que Mika portera avec fierté. Dans son kit;

-Une boussole qui pogne 7 différents nord magnétiques – moyenne « piece of crap »
– Une loupe qui déforme plus qu’elle grossi
– Des jumelles dotés d’une puissance hallucinante… ( hallucinant comme mal de tête)
– un ipod version 1 – on se souvient pas comment c’était….

Le reste du kit comprend des objets qui nous servirons à trouver des indices, parce qu’il faut le dire, on réalise que notre carrière d’agent secret, ce sera pour une autre vie. Le tour dure quelques heures et on marche un sacré coup. La première heure trente est amusante, mais malheureusement, ça s’étire un peu trop longtemps même lorsqu’on est agent secret.

Au retour, on gagne une des spécialité de la ville; un broyé du Poitou. La chose est en fait une livre de beurre qu’on a magiquement transformée en une galette très dure. Pour la manger, vous la laissez dans son enveloppe, la déposez sur une surface dure et frappez avec une masse de 10 livres. Si vous êtes assez fort, elle cassera en petits morceaux que vous pourrez vous mettre en bouche. C’est maintenant le temps d’y croquer. Très très bon, surtout si vous aimez le beurre.

La ville de Poitiers a une belle histoire et a une des églises de style Roman les mieux conservée. (Église Notre-Dame…original!) Après avoir vu des dizaines de lieux de culte, celle-ci est différente. Elle est bien plus petite, les techniques de constructions forçait l’utilisation de grosses colonnes qui obstruaient passablement la vue, et ce qui frappe, ce sont surtout les peintures colorées très géométriques sur presque toute les surfaces. Au lieu de tout sculpter, on a utilisé la peinture comme ornementation. Même sans connaissances historiques bien précises, on reconnaît que l’endroit est très âgé.

Pour le reste de Poitiers, il y a évidement un paquet de cathédrales et d’églises ce qui fait dire à Mika et Océanne qu’il ont fait le plein de se genre de visite pour un moment. Il y a pas grand chose à dire de négatif, presque tout est bien intégré, conservé, et pour la partie que nous visitons, c’est une ville avec beaucoup de charme et de caractère.

Une autre chose qui nous plait, et qui n’est pas à dédaigner pour une ville touristique, c’est l’impression de ne pas être constamment sous le bruit et la pression incessante de véhicules. En fait, presque toute la vielle ville est piétonnière (les vélos on le droit d’y circuler) Il y a des bolets partout dans les rues (poteau qui sort du sol pour ouvrir ou fermer l’accès à une rue). Les gens de livraison peuvent les abaisser ainsi que les habitants de la zone. Le résultat est une ville où se promener à pieds est très agréable.

Après notre visite, on prend un lunch et on se sent d’attaque…. pour aller s’étendre à l’hôtel. Le temps est gris et ça nous rend un peu morose. Sur la place de l’hôtel de ville et à deux pas de notre hôtel, se trouvent un grand cinéma qui offre des films pour 4£ (Pour les enfants). C’est le temps de se débarrasser d’eux pour quelque heures…. « Rephrasons » …On veut dire… Ne serait-ce pas fantastique de leur offrir une expérience ludique et éducative visant à développer leur esprit d’indépendance et de débrouillardise?

Ils verront le petit Nicolas, un film donc nous avons parlé dans un ancien « post » et que nous avons vu au complet simplement en regardant les bandes annonce. Les enfants, eux, veulent le voir et on se mettra pas dans le chemin. On leur remet donc 10€ chacun (pour se payer une bonne conscience). Ça leur permettra certainement de se payer un premier paiement d’hypothèque sur un popcorn.

Vers 19:30, ils reviennent à l’hôtel halluciné par un scénario d’une telle qualité. Nous, ont fait de la « brou » en regardant une émission de décoration sur un poste français – plus précisément; Annik jubile devant un si bon programme pendant que Patrick cherche quelque chose de coupant pour mettre fin à ses jours.

Nous voilà finalement au restaurant dans un endroit qui a les allures d’un pub anglais mais qui a comme décoration des accessoires de baseball américain… (Probablement un designer d’intérieur qui ne voulait pas choisir entre deux concepts) La bouffe, elle, se résume au menu de la Cage aux Sports avec les portions du feu restaurant « Le Truc » sur le boulevard Laurier. Mika et Océanne prennent la table d’hôte et ne réussissent même pas à finir l’entrée qui est une salade au poulet avec la moitié d’une basse-cour fritte placé sur une mer de laitue. La suite était finalement la deuxième moitié du poulailler sous la forme d’une brochette au curry. Terminons ça par un demi-continent de « CheeseCake » et vous aurez un famille qui ne dormira pas de la nuit… et c’est exactement ce qui s’est passé… BURP!

image

Jour 88 – Départ de la côte.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est probablement la journée où on voyagera d’une région à l’autre. On quitte notre carrée de sable de bonne heure pour se rendre jusqu’à la pointe devant l’estuaire de la Gironde et sur la rive opposée à la ville de Royan. On sait que c’est notre dernière chance de faire du surf ce matin.

Au « micro-village » touristique, à la sortie du camping, on se dirige vers l’épicerie puis vers le bord de la plage pour évaluer nos chances de glisser sur les vagues aujourd’hui; nos espoirs s’évanouissent…

Il y a, pour ainsi dire, aucune vague digne de ce nom. On mange notre petit déjeuner en regardant la mer sous le superbe ciel bleu. Il nous reste tout de même une chose à essayer, le skim surf. Ce sport de bord de plage à été inventé par quelqu’un qui ne tenait nullement à la santé de ses vertèbres cervicales. L’équipement consiste en une simple planche de bois légèrement courbée en ses bouts et possédant une pointe d’un côté. Le but de l’exercice (si se fracturer les côtes est de l’activité physique) consiste à projeter la planche devant vous sur une fine couche d’eau, partir à courir au même moment et essayer d’y monter pour glisser sur l’eau. Les enfants s’essaient, et des les premiers instants, les parents savent qu’il ne toucheront pas à ça; c’est un pète gueule! Il y a moins de chance que Patrick ou Annik réussissent ça, dans la prochaine heure, qu’il y a d’atomes dans l’univers. On laisse donc faire les enfants pendant qu’on profite de la plage, fait quelques recherches sur internet et se fait crier après par une autre folle. Imaginez-vous donc qu’on vient de se placer 50 pieds en avant d’elle et qu’on lui bloque la vue. Il est tôt. Elle est mieux de s’y faire, parce que c’est le principe d’une plage publique d’avoir quelqu’un dans son champs de vision.

Derrière à droite, il y a une structure bizarre qui ressemble à une piscine géante fait en immense plaque d’acier. L’eau de la mer y monte, tout les cycles lunaires, et la remplie. On a beau essayer de comprendre à quoi ça sert, on n’y arrive pas. Un peu plus loin, on peut constater que la mer gruge inexorablement la côte puisqu’une maison de bonne taille, maintenant abandonnée. Celle-ci finira un jour sa course en morceaux, plus bas sur la plage. Après près de deux heures à regarder la mer, on fini par comprendre que les deux rochers noirs à notre droite sont en fait deux bunkers allemands à moitié submergés. La mer en a tellement modifié l’apparence, qu’on ne se doutait même pas que c’était des constructions militaires. C’est ce qui attend peut être cette maison sur la dune.

On quitte finalement en avant midi et roule vers notre destination dans l’estuaire. Tout se passe rondement et on aperçoit différents autres bunkers, une batterie anti-aérienne et une cantine tous en béton et dans un état surprenant.

Sur la pointe devant la Gironde, et après un arrêt dans un petit musée (un jolie petit phare), on prend le traversier qui nous amène à Royan. La traversé se fait sans heurt mais on réalise, qu’encore une fois, on ne se souvient pas vraiment de cette ville que nous avons brièvement visité il y a 20 ans. On en fera pas on drame parce qu’on ne collera pas ici aujourd’hui. On prend le train, si on le peut, vers Poitiers…. Ce sera finalement que dans quelques heures.

Pour tout dire, on a eu un « deal » incroyable pour le train; 30€ avec nos vélos. Nos amis du camping d’Orléans, nous on dit de toujours s’informer à l’accueil pour obtenir les meilleures offres. Dans ce cas, avoir utilisé le guichet automatique nous aurait coûté 94€… On va la prendre l’économie, parce que les dépenses en voyage, c’est pas ce qui manque!

Un petit voyage en train sans histoire et une arrivée à Poitiers sous la pluie battante… On avait presqu’oublié que ça existait! C’est con, mais on commence tout de suite à douter de notre décision de bouger d’un endroit ensoleillé vers cet endroit…on verra bien!

La gymnastique habituelle dans la gare nous amène sur la rue où la pluie cesse. La ville de Poitiers est perchée sur un plateau rocheux qu’on s’empresse de monter. Ça faisait des semaines qu’on avait pas gravi de côtes dignes de ce nom. On voit qu’on est encore capable.

On est affamé, et sur la place principale, d’une ville comme paralysé par la pluie (c’est désert), il y a un DQ. On engouffre un hamburger pendant qu’on cherche, branché sur leur WIFI, des options pour le dodo. On vous évite les détails, mais on fini par trouver un petit hôtel à deux minutes à pied et qui donne directement sur la place de l’hôtel de ville.

Nous avons deux chambres dans un vieil immeuble bien propre, mais l’âge du bâtiment ne ment pas. Les murs ont été si souvent peinturés que les pièces ont « rapetissé » au fils des ans. Le poids de la peinture fait sans doute s’enfoncer l’immeuble lentement dans le sol. Et que dire de la décoration; c’est une évidence, elle a été conçu par une grand-mère aveugle de naissance et les travaux on été fait par son mari manchot. C’est simplement sublime.

Deux mots sur la ville avant de procéder à l’extinction des feux; Poitiers est superbe. On a hâte de faire le tour demain.

imageimageimage

Jour 87- Harry Potter defiguré

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il n’y aura pas de surf ce matin. Nous mettre en chemin aura été trop long et nous devons quitter pour arriver à une heure raisonnable à Soulac-sur-Mer. En chemin, à Montalivet-les-Bains on s’arrête pour manger la croûte dans un village côtier principalement touristique. Ce qui nous fait bien rire ici, c’est le carrousel au centre du village. Ces installations ont été développé par un propriétaire qui veut plaire à tout le monde (et par la même occasion fait fuir tous ces clients potentiels). D’abord, le carrousel s’appelle DisneyLand… Monsieur « s’enfargera » quand même pas dans les détails de propriété intellectuelle… Il y a bien sur toutes ces peintures mal réalisées des films de Disney, mais ce qui retient l’attention, ce sont tout ces personnages en fibre de verre sur lequel vous pouvez monter. Il y en a pour tout le monde et la plupart sont simplement grandiose de laideur (ça ce dit tu?)

Nos préférés…

#1 – Harry Potter dont le derrière s’est transformé en carriole. Son visage est simplement affreux… les seules choses qui font qu’on le reconnaît sont les initiale H.P, ses lunettes et un hibou. Pour le reste, il ressemble vraiment beaucoup plus au père dans le film Maman j’ai gonflé le bébé (un comique canadien dont on ne se souvient plus du nom). On essaie de s’imaginer les explications du créateur pour expliquer un tel gâchis.

#2 – Maya l’Abeille – Belle comme ça, tu la préfèrerais écrasé dans un « windshield » de « char ». Détail important à mentionner à l’artisan qui l’a créé; se serait préférable d’avoir une idée de quoi elle à l’air avant de la mettre en forme. Simplement peindre une boule en jaunes et puis d’y mettre des yeux ne constitue pas une réplique de la petite abeille

#3 – Bambi a l’air d’un loup. On vous jure que pour être aussi difforme, il faut vraiment faire un effort.

Puis pour étayer la thèse selon laquelle le proprio veut plaire à tout le monde au risque de faire n’importe quoi, voici quelques autres personnages.

– Mario Bros
– Goldorak
– Obélix et Astérix
– Pichachu
– et plein d’autres véhicules et animaux…

Retour sur la route après un lunch interrompu par une bande de jeunes enfants trop « cute » qui viennent nous voler des fraises et des tomates cerises.. On adore!

Après 45 kilomètres, on fini à Soulac-sur-Mer, notre dernière arrêt sur l’Atlantique. Demain, on se rend à Royan où nous avons l’intention de prendre le train pour Poitier. Nous nous arrêtons encore dans un camping complètement hors de prix, mais cette fois-ci, l’espace aquatique ne justifie nullement le 95$ requis pour notre terrain (Qu’on pourrait au mieux comparer à une litière pour les chats). Tout ses frais faramineux nous mine un peu le moral. Ça fera du bien de changer de coin demain.

Il est 16:30 et nous devions aller faire du surf, mais le surf Shop ferme dans 30 minutes; il faudra donc se reprendre demain.

En soirée, on décide d’aller manger au restaurant près de la plage parce que le camping nous offre un délicieux choix de pizzas congelés pour 12€ chacune. On a passé 5 ans à courir les spéciaux à Québec, on sait ce que ça vaut une pizza Docteur Okter (3 pour 10$) – En passant, pourquoi un docteur fait de la pizza?

Tant qu’à payer, on va en manger de la fraîche.

Le soleil se couche et on décide de suivre son rythme question de se reposer pour une grosse journée de voyage demain.

Jour 86 – Body surf Baby!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On nous refait le coup de nous faire changer de site. Tout ça, pour rester une deuxième nuit!

Aucune importance si notre site n’est pas spécifiquement réservé par quelqu’un d’autre. Sur la p´tite feuille, le p´tit monsieur a écrit à l’encre et sa s’efface pas! Patrick est en beau calvaire, parce qu’il sait très bien qu’ils auraient pu nous accommoder si ils avaient voulu. Eh bien, non! On bouge tout notre stock de 50 mètres sur un autre site (ce soir, notre site sera occupé par une roulotte mais 4 autres sites autour seront laissés complètement)

« Mighty Atlantic ». C’est simplement trop beau! À notre droite, il y a bien 100 surfeurs en périphérie de la plage réglementée. C’est décidément un sport très populaire ici. Avec une si belle journée, on se trouve chanceux, puisque depuis notre départ de la dune, on a que du beau temps!

On pensait à faire du surf initialement mais les enfants optent pour le body surf. C’est un peu comme les planches « cheap » ce qu’on avait acheté en Italie, mais en légèrement plus gros et de bien meilleur qualité. On loue donc l’équipement et des « wet suit ». On passera quatres heures à jouer dans les vagues et sur la plage; une excellente après-midi en famille.

En soirée, on est en feu, et on décide de se payer une bonne bouffe et de faire la fête. On s’assoit et on bouffe comme des dieux; dans notre top 3 du voyage. On rigole vraiment beaucoup.

Devant nous, une petite famille allemande accompagnée de leur enfant d’environ 12-13 ans. C’est un mastodonte et il ressemble à Arnold Swartzenagger. Mais avec quoi il est nourrit? C’est juste fou, On part donc sur une dérape complète et sort toute les phrases des films de l’acteur. (Notre accent autrichien est simplement parfait). La phrase qui collera à jamais dans nos esprits, et qui vient de nul part:

One day, I’ll be gouvernor!

La Jeunes files, à nos cotés nous trouve ben drôle, mais on fini par se taire de crainte que Le Gigantor de 12 ans viennent assommer Patrick.

Mais le clou de la soirée, c’est la grande dramaturge derrière nous; une dame rondelette qui a les attributs de la Castafiore pour son jeu lyrique mais pas pour son enthousiasme et son amabilité. (Elle ne donnerait pas de ti-bec au capitaine Haddock) L’histoire commençe par un verre d’eau accroché qui se vide sur la nappe, un peu sur les jambes d’Annick et finalement légèrement par terre à ses pieds. C’est juste un verre d’eau donc pas de panique. Annik se lève, brasse un peu sa jupe, et pousse le reste de l’eau au sol à côte de la table. Derrière nous, la diva est atteinte mortellement par la Niagara. (On vous assure, elle n’a reçu que quelques gouttes). Ces pieds sont arrachés sous la force d’un jet si puissant et elles est à l’agonie.

Elle tape sur l’épaule d’Annik

Vous avez bientôt fini, j’ai les pieds tout trempés!

La scène est si ridicule que sa famille, qui l’accompagne, part à rire et son fils en rajoute;

Amenez les éponges!

Apportez la serpillière!

Non seulement ses gougounes sont humides, mais maintenant, elle vit l’humiliation. Se faire foutre de sa gueule devant des étrangers pour une histoire sans queue ni tête, c’est vraiment le top. Satisfait de la mise en scène fabuleuse de Robert Lepage, on donne 10/10 à la p´tite grosse dans le rôle de la « pas fine » et des acclamations pour son fils qui a sut si bien finir la pièce…Bravo!

La nuit tombée, les filles retournent au camping pendant que Mika et Patrick se dirigent sur la plage pour voir les étoiles. À notre grande surprise, la marée est basse et la plage s’étire sur plusieurs centaines de mètres de plus que durant la journée. On y marche dans le noir complet en profitant d’une autre belle soirée sans lune, sans nuage pour un spectacle superbement étoilé. Au bout de la plage et au loin, des véhicules tout-terrain foncent vers nous très rapidement. Il fait si noir qu’on prend peur. Et si ils nous voyait trop tard? On part donc à courrir et quitte cette belle plage à bout de souffle et le sourire aux lèvres.

imageimage

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Journée sans grands événements marquants. On roule un 25 kilomètre en forêt entre Carcans-Plage et Hourtin-Plage. La route est facile mais une section d’environ 5 kilomètres est particulièrement intéressante. On parle ici d’une piste à simple voie en béton, qui est abimé par endroit, et qui montre de l’âge. Certaines partie de ce tronçon on clairement été refait ou réparé. Ce qu’on a appris sur cette drôle de piste, c’est qu’elle a été construit par la Wermarcht, ou pour être plus exact, par le travail forcé de gens de l’Europe de l’est amené sur place pour faire la sale besogne.. Mais pourquoi une piste si étroite? On ne pouvait pas y faire rouler de voiture ou de chars, ou même de canons, alors pourquoi? Eh bien, la région était dénudée d’accès ou de villages mais la côte devait être surveillé, malgré tout, d’attaques surprises alliés, La solution; construire une piste en béton pour les motard allemands. Ça explique clairement pourquoi elle est si étroite et perdue au milieu de la forêt.

Hier, on avait croisé une section comme celle-ci sans trop savoir le pourquoi d’une construction aussi bizarre. Maintenant qu’on comprend. Rouler la dessus, prend complètement une autre dimension. Fascinant!

Hourtin Plage ressemble un peu à la ville qu’on a quitter ce matin. En fait, c’est plutôt un village qui se veut un centre de service pour les surfeur. Personne, ou presque n’habite ici à l’année. Pour trouver de vraies habitations, il faut quitter la côte et rouler 10 kilomètres vers la ville d’une même nom.

Parce qu’on est partie tôt et que nous avons roulé à plus de 25 km/h de moyenne (bravo les enfants!), nous arrivons à Hourtin plage autour de 14h . L’intention est d’aller faire du surf mais le camping nous attend avec une surprise; Il y a des jeux d’eau, des glissades et tout le tralala, ce qui fait que les enfants n’ont aucune intention de visiter les flots bleus de l’Océan Atlantique. (Comme le camping coûte 100$, vaut mieux en profiter). En tout cas, ça nous va parce qu’on « feel » mou.

Les parents étendent des matelas et s’y couche pour faire un somme d’après-midi. On se regarde et réalise que malgré nos trois mois de voyage on n’a jamais encore fait de petit dodo en plein milieu de journée. Il faut croire qu’il était temps. Les enfants, eux, jouent ensembles dans ce qui ressemble à une copie du village des Sports en plus petit.

Ici, le camping est gigantesque (870 emplacements). C’est l’évidence, c’est si vaste qu’il a continuellement un enfants en pleurs cherchant ses parents.

Dès notre arrivé, tel Rambo, Annik à repéré une table. Elle est en rut. Elle n’a qu’une idée, la prendre comme un animal! Comme elle est sous la protection de ses contraceptifs oraux, aucun danger. Elle la veut cette table; ce sera un « One Night ». Parce que l’animal est gros et lourd, elle demande l’aide de Patrick qui n’est pas trop chaud à l’idée d’un ménage à trois. Elle le convint à l’aider en lui rappelant, que si il consent, ils pourront s’avourer ces délicieux plats aphrodisiaques aquis à l’épicerie (du Chili et du blé d’Inde en Canne). Patrick ne peut résister. Au même moment, les enfants arrivent… pas question de dévoilé toute cette luxure à de si jeunes enfants; nous devront leur présenter la table comme une ami de la famille rencontrée dans une soirée bingo et qui soupera avec nous ce soir. S’en est fait pour nos plans décadents avec cette jolie table!

Si vous ne comprenez absolument rien de ce qu’on raconte ici, voir les nombreux posts précédents portant sur notre obsession des tables

On soupe et joue au Yum, pendant qu’au bar un drame à lieu ; un spectacle nommé Extraordinaires Talents. D’abord on attire les gens avec un titre racoleur et on rempli le bar. Ensuite, on invite d’autres spectateurs à encercler l’endroit pour créer une barrière infranchissable pour ceux assis au centre. Et là, on part le show! On devient tous sourd momentanément le temps de réaliser que c’est pas un show professionnel. (Même pas proche – La surdité momentanée est un mécanisme de défense visant à éviter la folie). Dès les premières minutes, on constate quelques décès et un augmentation fulgurante des ventes d’alcool. Certaines personnes, n’ayant même jamais bu de leur vie, deviennent alcooliques dans les premières minutes. Nous, qui avons la chance de nous tenir en périphérie de la zone, décidons de fuir sans autres dégâts qu’un choc post-traumatic puissant, une prescription pour une psychothérapie ainsi que des cachets verts qui font tout oublier. Tant qu’à faire, inviter donc les Fraggles Rock, ce serait meilleur!

Sur ce point, nous quittons pour aller dormir, et réfléchir à nos prochains déplacements.

Jour 85- Ménage à trois et saucette

Jour 84 – Du paintball pour les flos!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On bat tout les records de départ en quittant pour Carcan-Plage vers 16 heure. Ce qui nous retiens aussi longtemps, c’est le désir des enfants de voir à ce qu’on profite pleinement des installation aquatiques (on a payé 75€. Si on peut, on repart tous dans nos costumes de bain mouillés question de leur voler un peu d’eau).

Au grand désarrois des enfants, ils ouvrent les activités amusantes qu’après 12h, moment où ont doit quitter notre site. C’est de tout évidence une stratégie commerciale pour nous faire rester une journée de plus – on marche pas la dedans, ils peuvent « ben » s’assoir sur quelque chose de piquant et tourner) Pour nous convaincre, Mika menace de s’immoler avec le gaz du réchaud pendant qu’Océanne nous jure de nous tatouer, dans le visage et pendant notre sommeil, les paroles de Blue Jeans sur la plage du Paul Sarassin) On est affolé devant autant de menaces, mais on ne flanche pas – Nous quittons aujourd’hui!

Comme le veut la tradition, on sort du camping (on parle de 200m de vélo) avant d’entendre le premier;

J’ai faim!

Bon, il est midi, et il y a une épicerie à la sortie. On peut bien se débarrasser avant de se mettre en route. Et quand on parle de se debarasser, on sait comment faire ça en grand. Ce midi, on se gâte. Ce qu’on mange nous fait saliver juste à y penser; des hot-dogs « frette »… Yeaahhh!

Première étape; couper un « ti-boutte »de baguette. Avec le bout de la saucisse pas cuite à peine sorti du jus de son emballage, frappez la mie du pain violemment. On le sait, une saucisse c’est un peu mou, il faut donc y mettre du cœur. Ici, la technique est importante puisque si vous retenez la saucisse trop loin du point d’impact, elle se pliera telle une vulgaire « tite-molle » et se cassera. Il faut la tenir fermément à la base et frapper avec vigueur. Avec assez de chance, la mie sera transpercée et vous aurez maintenant un hot dog qui n’attend que ses condiments. Comme condiments on a de la moutarde, de la confiture de fraise, du miel et de l’huile d’olive. On se contentera de moutarde. Quelle délice!

À quelques pas, des bruits attirent l’attention de Mika. Derrière lui, une grande affiche de paintball avec la notice à partir de 8 ans…. On s’en sauvera pas cette fois! Les propriétaires du site offrent une version « light » qui utilise de plus petits fusils et de plus petites balles. Pour cette raison, les enfants sont acceptés. (C’est le temps de sortir notre cash!) Les filles sont rassurés parce qu’il était hors de question qu’elles pensent à commencer à envisager de réfléchir d’essayer le Paintball sans l’option « light ».

On se décide à participer à la session de 14h, ce qui fera qu’on regardera l’autre groupe se canarder avant d’avoir passer au « cash » nous même. C’est pas pas l’idée du siècle parce que les gars sortent avec des bleus, la version « light » c’est juste de la poudre aux yeux. Océanne trippe pas. Elle a la ferme intention, selon ses dires, d’entrer et de sortir à la première occasion! On passe à l’étapes explications et Océanne décide d’une stratégie différente. Elle s’habillera en bonhomme Michelin pour limiter l’effet des balles; une camisole, un T-shirt, une veste de coton ouaté, une chienne de camouflage et finalement un plastron anti-balle….ah oui, petit détail important…il fait 29 degrés.

Le staff la regarde avec pitié, lui rappelle de s’hydrater et qu’elle peut toujours enlever des parties de ses pelure d’oignon au besoin. (En douce, on lui acheté des pré-arrangements funéraires ) Le paintball « light » c’est pas trop douloureux, mais si vous recevez une balle à moins de 5 mètres, elle va pincer, pas mal même! Le jeu est vraiment amusant, puisque nous sommes tous des familles et n’avons aucune intention de recréer les plus grands moments de la bataille de Stalingrad. En bref, personne ne se prend pour Harnold. On joue une bonne heure et demi avec nos 200 billes. Au moment où tout s’achève, tout le monde à sa petite blessure pour pouvoir se venter des ses faits d’arme.

– Patrick a un bleu dans le flan résultat d’un tir dans le jeu ou il était Président des États-Unis. Il devait être protegé d’une bande de terroriste par ces garde du corps invisibles. (Pire gang « ever », je me sentait comme Reagan en 1982, mais dans mon cas, je savais que j’allais ne faire tirer)
– Annik a un bleu sur l’épaule qui lui rappelle sont vaccin de la rubéole et aussi l’épisode de Passe-Partout où ti-brin arrête pas de chialer à Canelle qu’il a mal au bras
– Mika s’est fait « snapper » l’arrière de la tête et a une grosse bosse.
– Océanne a survécu à deux tirs résultants en de gros bleus, sur le poignet et la hanche, lors de la bataille final.

La fille s’occupant du site est super sympathique et nous offre de bons conseils pour la suite de nos activités sur la côte. C’est d’ailleurs au restaurant le Galipot, un endroit qu’elle a suggéré, que nous souperons ce soir à Carcan-plage. Une excellente bouffe dans un joli petit village de surfeur qui n’était finalement qu’à un peu plus de 40 kilomètres.

Le camping est beaucoup plus abordable qu’hier ce qui nous rend bien heureux. On rigole parce que le site qu’on nous assigne est très grand mais ne possède absolument rien qui ressemble à une surface plate ou une pente de moins de 10 degrés. On se place le mieux qu’on peut, on va dormir peu importe!

Note; le voisin à une serviette avec une femme nu dessus; on essaye d’imaginer les circonstance qui l’on amener à croire que cet achat était une bonne idée…on cherche toujours…

imageimageimage

Jour 83 – 75€ pour un carré de sable.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On quitte notre petite famille d’allemands avec une invitation pour les visiter à Cologne. On ne connaît pas trop nos intentions sur nos prochaines destination. On sait qu’on ira à Royan dans quelques jours et ensuite Poitier. Pour le reste, irons nous vraiment en Allemagne; ça reste à voir.

Départ lent et douloureux ce matin. On est tous un peu « racké » d’avoir utilisé des muscles autres que ceux de nos jambes (surf). On quitte donc vers midi avant de s’arrêter à l’épicerie où on décidera de manger sur place les même maudites affaires qu’on mange tout le temps le midi. (On ne se plaint pas, c’est super bon du fromage et du pain)

Départ sur la piste cyclable longeant la mer, endroit très joli en forêt où on rencontre pas mal de monde. L’endroit ressemble un peu à ce qu’on a fait dans la forêt en direction de Pyla mais le terrain est plus exigeant physiquement. Un peu plus de 40 kilomètre et nous voilà à Lacanau-Océan. C’est un endroit hyper touristique, (on n’aime pas beaucoup) des commerces partout, un petit Old orchard (avec quand même plus de charme). La plage et bondé même à cet heure un peu tardive. Nous savons déjà que nous repartirons demain pour un endroit où ne pas entendre la conversation de votre voisin de plage directement dans votre canal auditif est possible.

Le camping; notre sujet préféré. D’abord il est immense, tellement qu’il on un marché extérieur avec deux douzaines de commerçants qui vendent toute sorte de chose. La grosse attraction ici, c’est les jeux d’eau. Il faut leur donner ça, pour un camping les installations sont tout de bonnes tailles. D’abord, une petite piscine à vague couverte avec des petits chemins d’eau agrémenté d’un léger courant. À l’intérieur, on y ajoute quelques petites glissades et voilà le tableau. À l’extérieur, une grande piscine, et autres glissades. Le préféré des enfants est une espèce de petit rivière en béton avec du courant, ils adorent! Malheureusement, ils ne peuvent que descendre deux fois parce que le site ferme jusqu’à demain.

Maintenant parlons de notre site; un terrain en sable et rien d’autre. Pour une nuit; ça dépasse toute logique: 75€!!!! À l’entré, Annik est tellement sous choc qu’elle leur lance au visage;

C’est trop cher, on restera qu’une nuit.

Si vous pensez que ça comprend des services aussi exotiques que du papier toilette, une table sur le site et des poubelles à l’intérieur du camping, vous serez déçu… 75€… qu’est-ce qui va falloir pour se « torcher » avec autre choses que des feuilles. (D’ailleurs, Patrick à oublié le papier avant d’y aller aujourd’hui – il doit faire la job avec son journal du jour…) On comprend qu’une partie du prix vient des installations aquatiques, mais là on parle de 115$ pour une nuit. On couche par terre quand même!

La bonne nouvelles c’est que les enfants adorent et s’amusent. Juste pour ça, on est heureux de leur offrir. Pour souper, et pour nous rappeler notre jeunesse, on acquiert deux délicieuses cannes de ravioli. Les enfant n’arrivait pas à se décider entre deux marques, ils ont donc prit la plus « cheap » et la plus cher. On est fou de même, et on va les mélanger pour les bouffer…

Comment dire? Si vous sacrer une poignée de sable dans du caviar, même si vous adorer ça habituellement, vous n’aimerez pas celui là! Déjà que la canne de ravioli « haut de gamme » est pas « vargeuse », ajoutez-y la canne « cheap » et vous ruinez ce qui reste encore de bon dans ce monde. On mange donc deux sacs de chips pour compenser; un souper mémorable quoi!

Les parents sont épuisés, on se couche donc tôt sous le son d’un million de personnes sur les sites environnants. On sait pas quand les enfants se sont couché, mais au réveil ils étaient tout les deux dans leur tente!

Ciao!

Jour 82 – Surf sur l’Atlantique

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tout près de notre camping, le Truc Vert, on trouve l’Océan Atlantique. Difficile de la manquer vous nous direz. Eh bien, c’est en fait possible parce qu’elle est très bien dissimulé derrière cette typique forêt de pin typique et une longue dune avant la plage. Seul le bruit des vagues, tôt le matin, pourrait la dévoiler.

On est pas ici pour se pogner le derrière, mais pour essayer le surf; Patrick part en mission ce matin. Après le déjeuner, il se dirige vers la plage espérant trouver une école de surf qui pourra faire de nous des pros…(on peut toujours rêver).

Derrière la dune et pour la première fois, Patrick aperçoit l’Atlantique dans toute sa beauté. Le drapeau jaune est levé ce matin, donc les vagues sont d’une belle taille! Est-ce une bonne nouvelles ou le signal de notre mort imminente? On verra. Deux écoles de surf on pignon sur la plage. L’une d’entre elles sera choisi selon un système complexe de sélection analysant une série de donnée et de manière scientifique. Le petit local de gauche, peint tout en noir est vraiment cool; école de surf choisi! On a rendez-vous à 11:15.

Retour au camping et annonce à la famille qu’il rencontreront bientôt le doux baisé d’une planche dans le front. L’enthousiasme est palpable. Annik a toujours rêvé d’avoir les belle gencives d’une octogénaire et Océanne trépigne à l’idée d’être devoré par un requin. Ça va être cool!

Vers 10:50 on descend à la réception. Comme on peut faire du surf, l’idée est de garder notre site pour une autre nuit. Assez vite, on comprend qu’on a un problème qui faudra régler rapidement. On doit absolument bouger de notre site d’ici 10 minutes et on doit être sur la plage dans les prochaines minutes. Annik a beau négocier à grand coups de lance-flamme et de sorts de Pokémons, rien y fait, ils sont juste trop fort.

Le résultat; ils nous oblige à déplacer tout notre stock sur un autre site. Par ailleurs, ils ne savent toujours pas où le nouveau site sera situé, donc selon leur logique sans faille, nous devrions ramasser toutes nos choses dans les 5 prochaines minutes, tourner en rond avec nos vélo jusqu’à leur signal, et aller se réinstaller Dieu c’est où et quand!

Il y a rien a faire, c’est décidé, il vont nous faire suer. Ce serait logique qu’on nous accorde le site sur lequel nous somme déjà (et qui n’a absolument rien de spécial), et ensuite donner un autre site à la famille qui est même pas arrivé… Mais ça, ce serait nous donner raison!

On a simplement pas le temps de niaiser si on veut pas perdre notre « cash » à l’école de surf. Finalement, Annik suggère qu’on déplace notre stock en vitesse, et pour quelques heures, sur le coin du terrain des voisines allemandes à qui nous avons brièvement parlé hier. Patrick et les enfants roulent en fou dans le camping, se « garochent » en bas de leurs vélos et commencent à bouger frénétiquement leur stock à quelque pieds (quel connerie!). Patrick parle à la jeune allemande, qui est seul à ce moment là. Il essaie de lui expliquer, dans son allemand qui contient un incroyable vocabulaire de deux mot, qu’ils n’ont pas le choix d’accepter notre matériel sur leur terrain et qu’on sera de retour dans 3 heures. (L’explication est également fait en anglais et en français, ce qui semble donner plus de résultats)

Maintenant, on descend comme des dingues sur les petites routes du camping, roule sur le petit chemin menant à la dune, attache les vélos autour d’un arbre et cour finalement sur le long plancher de bois menant à la plage. On arrive finalement quelque minutes avant 11:30….ouf!

Dans tous malheur se trouve du bon. Parce qu’on est à la presse, les enfants n’ont pas trop le temps de s’imaginer périssant dans les vagues (Quand même impressionnante en ce moment) On enfile nos wet-suit et se prépare pour le grand moment. (On adore l’effet moulant sur nos corps d’athlète – t’a beau avoir de superbes « body » comme les nôtres, t’a toujours l’air d’être emballé dans une toile de piscine…)

C’est l’heure, on nous donne des planches gigantesque arguant qu’on risque d’être très très mauvais et que ce sera plus facile de flotter sur un objet de la taille du Paraguay. Quand t’a jamais transporté ça sur la plage, t’a toujours l’air un peu épais à tenter de marcher relaxe comme un surfeur. En réalité, t’a plus l’air d’un ivrogne sur une fin de brosse se battant avec ses « loafer » plein de sable – enfin on a l’air twit!

Le cour est assez sommaire; comment glisser, nager et se lever. Y a pas de miracle, il va falloir aller dans l’eau si on veut faire quelque chose; c’est de la pratique!

La session dure une heure trente et Mika sort gagnant, dans sa progression, avec trois belles « rides » debout. Bravo! Tout le reste du groupe s’en tire assez bien mais avec moins de succès visible. Se lever demande une bonne force du haut du corps, et nous, on a seulement des super mollets! De tout façon, les résultats sont pas super important. C’est vraiment super amusant même si on arrive seulement à se faire glisser sur le ventre. Bon, les vagues sont un peu chaotique, et on fini tous par prendre la tasse, mais on s’améliore rapidement. Si ce n’était pas de la fatigue, on finirait tous par se lever. On se promet d’en refaire sur la route Royan.

Retour au camping, et on sait finalement où on doit déplacer nos tentes; deux site plus haut. (Aller comprendre!) Elen, notre voisine, parle bien anglais et se montre très compréhensive du bordel qu’on lui a laissé. Elle est accompagné de sa fille de 14 ans (Eva) et de son ami Pina du même âge. On se tape un dîner par terre sur notre double toit pendant que les jeunes filles voisines se montrent curieuses de nos façons de faire. Elles nous observent avec intérêt. Les jeunes filles se décident finalement à venir voir Océanne, et elles l’invitent à aller sur la plage avec eux. Elle est d’accord et on convient de la laisser partir (nous la rejoindrons plus tard)

On passera finalement l’après-midi avec eux à prendre un verre sur la plage (yes! on a de la glace). Elen est super sympathique et on apprend plein de choses sur l’Allemagne et sur la région de la côte atlantique qu’elle connaît très bien. (Elle non plus ne s’explique pas pourquoi toute l’Allemagne est ici).

En soirée, on soupe ensemble au restaurant et on peut désormais parler un peu allemand. il y a quelques condition par contre. Ce qu’on peut expliquer doit absolument impliquer un chien, un chat et une plage. Dans l’histoire, les animaux doivent exclusivement se dire bonjour et merci – en connaissez vous autant?

Bonne nuit!

Jour 81 – Bye bye Dune de Pyla

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Lorsqu’on visite un endroit, qu’on a aimé et qu’on le quitte avec regrets on a souvent ce petit pincement au cœur. On regarde une dernière fois en essayant de ressentir au maximum ce qui nous plait ici, vivre l’émotion une dernière fois et tenter de l’enfouir en soi pour toujours.

Si nous sommes revenu à la Dune du Pyla après près de 20 ans, c’est qu’on a jeté ce dernier petit coup d’œil avec la même émotion que nous avons aujourd’hui. À l’époque, nous étions d’accord pour dire que c’était un de nos endroit préfèré sur terre, et on croit encore la même chose au moment de quitter ce matin. L’inévitable au départ est de croire que ce sera notre dernière visite d’une vie qui passe si vite. Après deux détours dans cet endroit fabuleux, comment croire qu’on y reviendra encore; ça semble encore plus à des adieux.

Salut la Dune!

Comme un coup de téléphone d’adolescent, au moment de sortir du camping, la pluie commence abruptement. On pourra dire, une autre fois, au revoir. On s’arrête et on attend longuement la fin de l’orage. C’est la fin à nouveau, on s’en va maintenant . Les choses le veulent autrement. On a pas fait dix pieds qu’un des freins de Mika se bloque pour une réparation inévitable. Ses câbles de freins originaux sont si « cheap » qu’on sera bon pour des troisièmes adieux. Notre réparateur en chef devra changer câbles et gaines sur les freins arrières du vélo de Mika.

Les filles et Mika se bourrent la face au restaurant pendant que papa est à genou en train d’essayer de réparer.

J’aurais dû prendre un cour de mécanique avant de partir!

Finalement les adieux finaux! On part sous un temps très incertain entre des orages très brèves, un soleil très chaud, et ainsi de suite. C’est chiant parce que ça nous oblige à continuellement s’arrêter pour adopter notre habillement en conséquence. (Y’a pire, on en convient, on suppose que se taper l’intégrale des épisodes de Symphorien est beaucoup plus douloureux)

Notre objectif est de se rendre jusqu’à Archachon pour ensuite traverser le bassin du même nom, en bateau jusqu’à l’autre côté. L’idée, c’est de faire le reste de la côte atlantique jusqu’à Royan, dans l’espoir de faire du surf! Patrick, veut essayer, est tout le monde est obligé de le suivre!

La route de pierre de Cap Ferret jusqu’à Royan est d’environ 125 km. On croit avoir à rouler environ 3-4 jours parce qu’on va prendre ça cool! À Cap Ferret, c’est un autre monde; la petite Allemagne. Il y a des allemands partout, et l’autre surprise, c’est qu’il y a des vélos sur chaque trottoir et chaque rue. On est passé d’un monde à l’autre, comme si en prenant le bateau, on était passé dans le warp zone du niveau 2-1 de Mario. Tout est différent, la ville, le vibe; très très agréable. À part la pluie qui part et qui s’arrête tout est parfait.

Le bateau prit, la bassin traversé, la dune nous fait encore un dernier clin d’œil. De l’autre côté, on l’aperçoit en un seul morceau embrassant la mer; une perpective toute neuve pour une vielle amie. On fini par la voir disparaître sur la piste cyclable menant au camping « Le Truc Vert » (on aime le nom – on espère juste qu’il n’a pas été inventé par un propriétaire sur le point de perdre sa bizoune suite à une infection)

Il y a près de 350 sites ici, et on passe proche de ne pas avoir de place. L’endroit est plein des même allemands que nous avons vu en ville. Ce qui est surprenant c’est que bien des gens dorment dans des tentes ici. C’est une surprise parce que jusqu’à maintenant le luxe des caravanes et des petits bungalows sont plus la norme que nos pauvres petites tentes.

Les voyant en grand nombre, on prend conscience que le design de tentes à évolué au point d’être comparable à des bunker anti-nucléaire ou à des tentes de spectacle du Cirque du Soleil. Juste à côté de nous, la plus grande tente jamais vu de notre vie. On se demande de quoi elle a l’air une fois plié. En voici la description; à l’avant, vous trouverez une section qu’y pourrait être qualifié de salle à manger où on trouve une table et 6 chaises. (Il faut aussi transporter ça) À la droite de la tente, vous trouverez, avec surprise, un couloir (oui comme dans un appartement) qui donne à gauche sur trois pièces différentes; deux chambres à l’arrière, et à l’avant près de la salle à manger, une cuisine qu’on peut adjoindre à la salle à manger. Le tout est évidement assez haut pour y faire de la trampoline…à quand le garage attenant? C’est obscène, la plupart des étudiants vivent dans plus petit que ça.

On soupe et on passe la soirée au bar où on discute avec des allemands (il a personne qui parle français de toute façon). À l’intérieur de nous même, on se prépare, nous l’espérons, pour du surf demain!

Jour 80 – Une dernière sur la dune

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Après quelques jours, l’endroit devient un peu plus routinier. C’est dommage, parce qu’on a un des plus beaux paysages possibles. À la sortie de la tente, la majestueuse dune de Pyla tombant du ciel. Le matin, le spectacle est magique!

On commence à être à notre aise parce qu’on prend notre temps et déjeune lentement. Patrick lit le journal sur le vol de Malaysia Airline au dessus de l’Ukraine (ça commence à être heavy!) Patrick est plus « poqué » qu’à l’habitude après cette nuit sur un matelas qui ne reste pas gonflé. Sa logique qui voulait que le sable c’est mou ne tient pas la route. Avez vous déjà placé du sable dans un sac? Une fois compressé, c’est dure comme du ciment. C’est exactement où il a dormi cette nuit. D’accord, il fut une époque où dormir sur de la céramique de chambre de bain couvert d’un tapis de bain lui aurait semblé suffisant, mais il aura 40 ans cette année et ça commence à paraître.

Patrick

Pire nuit de ma vie! (À part la nuit où je me suis endormi à côté d’une belle suédoise….histoire vraie)

On décide de rester encore une autre nuit, détail que nous règlerons à notre sorti du camping un peu plus tard.

C’est samedi et c’est tout de même assez nuageux. Nous ne sommes pas vraiment aller sur le bord de l’Atlantique pour profiter d’un après-midi de plage. C’est ce que nous ferons aujourd’hui. Vélo pour quelques kilomètres et arrivé sur un site qu’on appelle le petit Nice. C’est une belle publicité mais c’est difficile de voir le rapport. La seule raison possiblement envisageable est qu’en août la plage est bondé?

Selon nous, c’est beaucoup plus beau qu’une plage comme Nice; le sable est doux, la mer est d’un beau bleu, derrière nous, le site est bordé par une pinède verdoyante. Bon l’eau est un peu froide, mais on peut pas tout avoir…

En arrivant sur la plage, Patrick aperçoit deux bunkers allemands au loin. On doit y aller absolument tout de suite… Dans les années 90, nous étions venu ici à trois, Annik, Patrick et Jean-Sébastien Langlois. En route, on se demande si se sont les bunkers que nous avions vu à l’époque. Difficile à dire, parce que durant ces presque 20 années, le paysage à changé autour d’eux, ils semblent avoir glissé vers la mer, (à moins que la dune et la plage ne bougent simplement autour d’eux). Ils sont désormais couvert de graffiti et vingt ans sans entretien à certainement son effet.

Sur les lieux, le bunker le plus près de la plage est immergé à moitié et il est impossible de penser à y entrer, l’intérieur est empli de sable. L’autre positionné un peu plus loin, et qui est en meilleur état, est aussi empli de sable, mais celui-ci que partiellement. Il y a une ouverture à environ 5-6 pieds du sol et qui donne sur une escalier menant à ce qui devait être une tourelle (canon?) Parce que c’est passablement surélevé, le sable n’a pas encore tout envahi. L’accès est encore possible et on peut même sortir sur le haut du bunker par l’ouverture laissé par la tourelle. Papa et les enfants y montent pendant qu’Annik prend des photos. C’est toujours agréable de voir les vestiges d’une guerre qui a tellement marqué et donc nous connaissons beaucoup de détails. (Comparativement à des événement plus éloignés)

On se cherche finalement un « spot » pour s’assoir près de la plage surveillée. Chose faite, et on se met le pied à l’eau pour convenir immédiatement que ce ne sera pas une journée de baignade (elle est frette!). Honnêtement, on s’attendait à pire mais c’est loin d’être le « rêve » de la piscine chauffée chez Pierre Brousseau. (Note pour la prospérité; le vieux béton autour de la piscine des Brousseau est maintenant remplacé par un super pavé sur lequel on ne peut plus désormais s’arracher les ongles – Bravo!)

Finalement, on prend ça cool et on joue une bonne partie de l’après-midi au tennis de plage (avec deux petite planche de « plywood »et une baballe pas trop dure). Notre record d’échange sera finalement de 57; un moment grandiose où Patrick et Mika se garochent comme des attardés pour sauver la balle du sol. Océanne, entre deux parties de « baballe-plywood », nous prépare des sondages pour le diner; on y reviens (François Gagnon; peut être suivra t’elle tes traces??.. À moins que Stephen ferme Stat. Can avant!)

On dine dans un petit restaurant de panini sur le bord de la plage. Tout le monde est super fin ici, mais depuis une semaine nous remarquons un « trend ». Prévoyez-vous une grosse heure si vous pensez vous mettre quelque chose dans la bouche, parce que service et rapidité ne sont pas deux mots qui vont ensemble. On ne parle pas de 5 ou 10 minutes, croyiez nous on a de la patience, mais 40 minutes pour avoir quatre paninis c’est dans le légèrement long. En attendant Océanne nous fait passer des sondages sur nos habitudes alimentaires, le tout noté de 1 à 10.

– de 1 à 10 – la qualité de la bouffe chez McDo?
– de 1 à 10′- la qualité de la bouffe chez poulet Benny?

L’objectif, si il y en a un, c’est de connaître votre moyenne sur l’ensemble des restaurant de la terre. Est-ce utile? Absolument! Imaginez-vous que quelqu’un vous pose la question et que vous ne connaissiez pas la réponse; ce serait tragique!

Retour au camping où nous discutons de nos plans et nous nous préparons pour aller à Pyla-sur-Mer pour le souper. On sort nos lampes frontales et nos « flashers » rouges parce qu’on sait que la route n’a pas la moindre lumière. Un petit 8 kilomètres sur ce qui est généralement de la belle piste cyclable. On se présente sur une espèce de rue piétonnière très animée. On choisi un restaurant où on mangera de la bouffe passable; Annik aime sont assiette de poisson mais pour le reste c’est un peu ordinaire. Comme entrée, on se paye de grosses huîtres fraîches du bassin d’Archachon même si on aime généralement pas vraiment. Peut être changerons nous d’idée? Constat #1, on hait ça! Constat #2, c’est dégueulasse surtout quand c’est gigantesque! Constat #3, on a tout dit!

Sur place, on rencontre une petite famille très sympathique, Olivia, Manu et leur petite fille. Ils sont enseignants et nous discutons avec plaisir avec eux. C’est dommage de les rencontrer si tard parce qu’il était au même camping que nous depuis une semaine; ça aurait été sympathique de prendre l’apéro avec ensemble.

Durant le souper, il se met à pleuvoir, et on se rend compte que se restaurant n’a pas de parti intérieur (En gros, c’est juste une terrasse qui est très mal protégé de la pluie) , Nous les épais, on a pas amené nos habits de pluie… belle bande de pas brillants. Il pleut vraiment beaucoup et la moindre tentative de quitter sous ce temps se solderait par quatre lavettes sur des vélos. On décide d’attendre mais comme on s’est déplacé sur une table sous un abris (notre table était sous la pluie), on nous demande de quitter parce qu’elle est réservé. (En bref, on se fait m’être à la porte). On cour dehors à la recherche d’un abris dans l’espoir que la pluie se calme éventuellement. Finalement nos vœux seront exaucé, on on se dirige le plus rapidement possible au camping. (Rapidement veux dire qu’on est quand même arrêté pour manger une gaufre comme dessert)

Ce soir, Patrick ne dormira pas par terre, on à acheté un matelas « cheap » au magasin du camping.

A demain

imageimage

Jour 79 – Le tigre blanc Mohan

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On bouge pas de la Dune du Pyla. Au programme aujourd’hui, visite du zoo d’Archachon et ce qu’on appelle les Toro Piscine. C’est un spectacle où on invite les gens à se faire poursuivre par des « vachettes » autour de piscines gonflables. (Où ils tomberont inévitablement) Il semble que c’est illarant.

La grosse nouvelle ce matin, c’est que le matelas qu’Océanne à utilisé la nuit dernière et qui a été réparé hier dégonfle encore…. Grrrr!!! Trouver les trous là dedans est très très désagréable parce qu’il faut appuyer sur le matelas en le « squeezant » dans un évier trop petit. Vous réussissez généralement à vider l’évier 15 fois par terre, vous mouillez jusqu’aux amygdales. Vous trouverez peut-être le ou les trous mais pas avant d’avoir crié tout les sacres possibles et impossibles; un pur moment de bonheur! On abandonne l’idée d’une réparation additionnelle parce ce qu’on craignait se confirme. Il y a en fait 5000 micro-trous partout sur sa surface (on a oublié de vous dire qu’on a essayé de glisser sur la dune avec nos matelas hier – qu’elle brillante idée c’était!)

Sur la route du zoo, on tentera d’arrêter au seul endroit qui semble pouvoir tenir sur genre de truc en stock (Décathlon) On a de la chance parce que ce genre de magasin se trouve toujours à l’extérieur des villes près des autoroutes, et le zoo que l’on veut visiter n’est pas trop loin.

Donc, une petite « ride » à vélos sans sac…yeaahhh! On roule comme des défoncés. On a un peu l’impression de quitter la terre et de vivre l’apesanteur pour la première fois. Nos jambes son tous bien fortes maintenant, ce genre de promenade nous plait bien.

Le zoo que l’on visite est entièrement privé, ils ont donc peu de moyen, mais tout de même, une très grande variété d’animaux. Ce qui est cool ici, c’est qu’on peut nourrir les animaux (ceux qui ne peuvent pas vous manger évidement) D’énormes efforts sont fait pour vous rapprocher de l’action. Dès le départ, on est près d’un enclos de porc-pic géants que nous pourrions toucher si nous étions fou. Ils adorent le pop-corn qu’on a acheté. Certains de leurs piquants font plus de deux pieds. Ouuuch!

On fait le tour, et pour nous, les « highlights » sont les suivants.

– Un bébé orang-outang (il se pitch dans la vitre et se balance dans notre face – trop cute!)
– Un paresseux juste assez loin d’atteinte mais si proche qu’on a l’impression de pouvoir le toucher. Le plus super c’est qu’il n’y a pas de cage, seulement une barrière pour nous empêcher d’approcher. Mika et Océanne tentent de lui tirer du pop-corn…. Ça bouge à 2 km/h, pensez vous qu’il va l’attraper au vol votre « boutte » de pop-corn?
– Des lémures de type Zooboomafoo (on se rappelle plus de leur nom). Encore une fois, ils sont si près et vous êtes dans l’enclos avec eux.
– Des chèvres qui font les bruits les plus étranges de la terre. On a trop rit. Ils font aussi des combats où ils s’élancent l’un sur l’autre et se frappent violemment la tête. (Annik cri à chaque fois)
– Un espèce de tapir avec une mini trompe; à la fois laid et fascinant.
– Ils ont tous les félins de la terre…façon de parler… et en grand nombre. D’après une responsable de l’endroit, il y aurait des dizaines de lions sur le site, malgré le fait que l’on peut en voir qu’une quinzaine. (Plusieurs sont à leur retraite)

Cette histoire est pour toi Mohan!
On a appris que le premier Tigre Blanc jamais attrapé s’appelait Mohan. Il est le descendant de tout les tigres blancs du monde. Il y a par contre une partie de l’histoire qu’il ne faudrait pas répéter, celle d’avoir des enfants avec ta sœur! (c’est ce qu’il ont du faire pour obtenir plus de tigre blanc)… Ça serait mieux d’éviter ça!

La visite termine sous la pluie, on mange un lunch sous une grande tente sur le site du zoo. La pluie cesse et on se met en route pour le camping. Patrick se sépare du groupe et va à la recherche d’un matelas qui ne dégonflera pas. Malgré près de 20 kilomètres de vélos, un égarement complet et l’absence de matelas convenable à vendre, Patrick garde le moral et rejoint le groupe au camping près de deux heures plus tard. (Ou et qui va coucher par terre ce soir?)

Pour le toro-piscine mentionnée plus tôt, on oublie l’idée parce qu’on estime le ride de taxi aller-retour à 100€.

On retourne au resto du camping ce soir; et il sont encore pire qu’hier soir (on croyait ça impossible). Pour exprimer la qualité du service, imaginez-vous recevoir votre bière « d’introduction » au moment où vous devriez commander votre dessert (c’est arrivé!)

Ce soir, on évite le glorieux spectacle de fin de soirée pour plutôt aller se reposer dans nos tentes. Patrick s’offre pour dormir une nuit sur le matelas qui dégonfle. Sa logique; du sable c’est mou, ça devrait aller!

Bonne nuit!

Jour 78 – Spectacle « cheap » et « crazy carpets »

On reste dans les parages pour continuer de profiter de l’extraordinaire endroit. Ce qu’on voudrait faire par dessus aujourd’hui, c’est de se confectionner des « crazy carpets » pour descendre la dune. Il faut dire qu’on vient d’essayer de descendre avec nos matelas de sol et l’expérience est complètement désastreuse… Ça marche pas.

On se met à la recherche de matériel avec des attentes limités de succès. Peut être serions nous capable de trouver au moins de vielles boîtes de carton assez grandes pour faire la job. Comme on reste sur le camping, le meilleur endroit semble, sans aucun doute, les containers à déchets.

Devant les gros contenants puants, on doute, mais on commence tout de même à faire le tour. Si on avait pas déjà une réputation de « pôteux », on vient certainement d’aider à confirmer les préjugées. Rapidement, on tombe sur ce qui nous semble idéal, même mieux qu’espéré. Au fond, d’un des « bins » on aperçoit de grands cartons très épais, très droits, et Dieu merci, sans sauce tomate ou couches qui coulent dessus. On sort le tout et observe la trouvaille avec émerveillement. C’est un carton qu’on utilise dans la construction, le même genre de truc que nos papas utilisent pour accrocher leur outils au mur – vous savez la version avec tout les petits trous pour mettre les crochets. (Ceux là on pas de trous)

On retourne à notre site, et équipé de tie wrap, d’une tournevis et d’un rouleau de Duck Tape, Patrick confectionne avec les enfants, des poignées sur cette fameuse pièce de carton. Le voisin, qui est ingénieur pour une grosse firme militaire et qui travaillait anciennement sur les fusées Ariane, nous trouve très drôles. On lui demande si ils se servent autant de Duck Tape dans les fusées. La réponse vous surprendra, mais non – c’est pourtant si pratique! (Peut être à l’agence spatiale indienne ou dans les missiles nord-coréen?)

Tout est prêt, et on monte sur le dessus de la dune avec beaucoup d’appréhension. Est-ce que ça va marcher?… absolument pas! La première difficulté est de mettre cette chose au sol; une feuille de 1m carrée au vent, ça s’appelle un cerf volant! Il vente beaucoup et on se fait d’ailleurs exfolier la face sans frais à grands coups de sable de dune. Patrick craint de perdre son meilleurs bronzage à vie dans la minute si on ne descend pas rapidement.

La deuxiement difficulté est de simplement glisser mais sans glisser…. On s’explique. Il s’avère que nos petites foufounes glissent plus sur le carton que le carton sur le sable. Le résultats: il faut forcer comme des défoncés pour simplement rester en place pendant que la crazy carpet descend à la vitesse vertigineuse d’un atome à zéro degrés kelvin. (Pour ceux qui se rappelles pas des cours de Sciences Physiques avec Louis-Guy Danserault, ça veut dire que ça bouge pas). Grosse déception! Enfin, on aura essayé

Le reste de l’après-midi se passe calmement. Pn prend l’apéro, les enfants jouent, mangent des bonbons, et on regarde le temps passer.

En soirée, on soupe au bar. On doit dire qu’on croyait avoir vu des « champions » de la restauration dernièrement, mais ici, ils sont « excellents ». Le service d’une bière est un processus à 400 étapes, qui consiste à attendre 400 fois trop longtemps. Si vous voulez remettre ça pour une deuxième, il vous faut apprendre les danses nuptiales d’au moins 30 oiseaux différents pour simplement obtenir un regard de la serveuse. Si elle n’a pas vu trop souvent ce que vous lui offrez comme spectacle, elle fera un pas vers vous… pour finalement s’arrêter à une table juste devant vous et de repartir pour une autre traversé du globe (mais qu’est-ce qu’elle fait?) . Finalement, la voilà de retour avec une bière…mais à t’elle fini compris l’essence de toute cette parade?…. Hé bien non, la bière est pour quelqu’un d’autre!

En soirée, on se paye de délicieuses pizzas, mais le service est toujours aussi exécrable. On a l’impression que pour travailler ici, il faut signer un contrat qui vous engage à une lobotomie, à faire le maximum de pas sans raison, et de regarder dans les airs avec le doigt sur bouche….

Mais qu’est-ce que je voulais faire déjà?

En soirée, il y a de l’animation comme dans certain campings québécois, mais ici en France, on essaie de vendre ça comme un remplacement à des destinations exotiques du sud. Pourquoi partir en Guadeloupe quand vous pouvez payer 100$ la nuit pour un carré de sable et des spectacles de qualité préparés par des spécialistes de l’animation diplômé par l’Institut International des Jeux Plates.

Ce soir, on a d’abord droit à un quiz musical avec toutes les chansons de « Rock Matante » version française. Le tout sera un combat à finir entre deux madames qui travaillent probablement dans une clinique médicale quelconque. En effet, elle connaissent absolument tout les titres de ses chansons qui donnent la nausée. On rigole, de les voir si excités d’en savoir autant!

Ensuite, sur le même thème, on obtient la participation une dizaine de « volontaires » à l’aide de dards paralysants et en les tirant par les cheveux vers la scène. Il auront la chance de participer à un des jeux les plus enlevant jamais vu. Pour être honnête, c’est presqu’aussi bon que Paquet Voleur. L’affaire dure des heures parce que les règles sont si simples que c’est assuré de finir au petites heures du matin. Le but; à tour de rôle, chanter n’importe qu’elle petit bout de chanson française à condition qu’elle n’ai pas été chanté auparavant. Quand on dit n’importe quelle chanson …We mean it!

On se tape les classiques enfantins un après l’autres, ceux qu’on connaît et ceux que ne veux pas connaître, les chansons de Noël, les « tubes » de l’heure, toutes les tounes d’Erbert Léonard….

J’aime te voir frémir sous me doigts…..

…ainsi que tout ce que vous pouvez imaginer comme délicieuses balades sirupeuses à prendre absolument avec des Gravols. Certain participants sont vraiment drôle. Un se déhanche sensuellement et connaît toute les tounes française classique…l’animateur est obligé de l’arrêter.. Un autre, celui la restera un mystère, chaque fois qu’il commençe à chanter, il se cache les yeux avec la main.. Pourquoi..?.. On rigole bien!

Avant que tout soit terminé, une bonne heure et demi s’est passé. L’animateur à vraiment trouvé la formule gagnante pour jamais rien préparer de compliqué, de quoi vous faire regretter les show cubains aux costumes flamboyants préparés avec des vieux pneus et des cannettes de bières vides.

Les se couche ne sachant toujours pas comment cette soirée enlevante finira!

Les garçons remontent la dune dans la nuit pour allumer les torches que Mika a acheté à Carcassonne. On monte puis ont la descend de l’autre côté à la brunante et arrivent 30 minutes plus tard au bord de l’Atlantique dans la noirceur la plus complète.  On allume la chose, passe quelque temps sur la plage avant de recommencer à gravir la dune avec les deux torches allumés; un très beau moment entre son père et son fils. Remonter la dune est pas mal plus dure que la descendre.  En pleine nuit, ça a quelque chose de vraiment unique.  Les torches finalement éteints, on termine la route dans la complète noirceur sous la voûte étoilé et en l’absence de la lune; superbe

Bonne nuit

 

 

Jour 77 – La Dune du Pyla – 20 après

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il y a maintenant près de 20 ans, un groupe de trois personnes, Annik, Patrick et leur ami Jean-Sebastien Langlois faisait un voyage sur la côte atlantique française et se sont arrêté dans un endroit merveilleux appelé la Dune du Pyla. C’est à cet endroit que nous amenons nos enfants aujourd’hui. C’est la plus grande Dune d’Europe qui fait, tout dépendant des moments, entre 110 et 120 mètres. Pour tout dire, ce que nous aimons le plus de cet endroit, c’est sont côté unique; D’un côté la mer avec ses bancs de sables, de l’autre une grande forêt de pins à perte de vue et au dessus le bleu clair du ciel. La dune est comme enserrée entre le vert et le bleu, c’est vraiment très beau.

 

Notre évaluation des distances était toute fausse hier. On croyait pouvoir se rendre à la dune rapidement en moins de 25 kilomètres. C’était évidement sans compter les imprévus et l’imprécisions de nos cartes qui nous amènerons finalement à rouler 45 kilomètres. Après tant d’attente, la journée semble passer à pas de tortue, on a tous hâte de revoir/voir l’endroit dont nous parlons depuis notre départ de Toulouse.

 

Sur la route, on voit bien que le terrain se transforme en une longue série de grandes collines sablonneuses sur lequel la forêt pousse. On s’approche de l’endroit c’est sûr! Question de vraiment faire une belle surprise aux enfants, à la question posée par Mika;

C’est gros comment la Dune de Pyla?

Patrick leur pointe de petites dunes de sable sur la bord de la route, et déclare qu’elle est au moins deux fois plus grande que ça. Mika en revient pas qu’on a roulé des centaines de kilomètres pour quelque chose de moins bien qu’un pit de sable à St-jean Chrysostome! Le premier à apercevoir la Dune, sera Mika. La route prend soudainement un léger virage à droite qui révèle subitement le haut de la dune derrière ses grands pins. C’est la partie nord de la dune, celle où la plupart des touristes visitent. La crête supérieure est emplie de gens, comme peuplé de petites fourmis marchant dans tout les sens et qui donne cet effet incroyable de grandeur. Mika s’exclame:

Woooo, Wow! Elle est là…les filles, les filles l’avez-vous vu?

Difficile à manquer mon petit Mika! Tout le monde est super heureux et on ne peut pas attendre de s’en approcher.

Eh…ohhh… c’est giga… tu m’a menti!

Faites leur croire que c’est petit et ils seront émerveillé par sa taille. Dites leur que c’est immense et ils seront déçu de voir comment c’est petit! Après tant d’efforts, on voulait être sur qu’il trouvent ça gros, et ça a marché!

 

Maintenant, Nous ce qu’on veut, c’est dormir au pied de la dune, comme à l’époque, dans un des campings qui la borde. De là, on sera plus loin des installations touristiques et dans un endroit beaucoup plus tranquille. Après tant d’années, c’est toujours agréable d’essayer de voir si on est en mesure de se rappeler de quoi que ce soit, comme le détail des lieux. La dune elle même change continuellement de configuration, on s’en attendait. Pour le reste, on s’aperçoit que les souvenirs déforment tout, qu’on oublie simplement ou que le temps a tout changé. La route qui se rend au camping semble complètement différente de nos souvenirs; plus vallonnée et plus verte. Le camping où on s’arrête, et qu’on imagine être le même qu’à l’époque, ne ressemble pas du tout à nos souvenirs… la dune, elle, est toujours aussi belle.

 

On s’installe sur place et les enfants ne peuvent simplement pas attendre pour monter la haut…il faudra patienter…les tentes avant.

 

Nous voilà en route vers la dune, placé juste devant nous à moins de 200 mètres. Pour faciliter la monté, le camping a fait installer une échelle en aluminium sur la face donnant sur la forêt. Parce qu’elle change de taille au grès des vents et qu’il ne veulent pas avoir une section d’échelle dans les airs au dessus de la crête, elle est plus courte que la dune. Le résultat fait en sorte que la dernière section à monter se fait directement dans le sable. Au total, il faut monter plus de 300 marches et le dernier quart dans le sable. Ça a l’air de rien, mais c’est une bonne job à arpenter, surtout qu’on ne passe pas le balai souvent ici, les marches sont rempli de sable.

 

On arrive sur la crête avec une petite émotion, celle de revister un viel ami. Cet ami, à maintenant beaucoup plus de « chums », c’est même un « open house », parce que la dune à beaucoup de visiteurs, beaucoup plus qu’à l’époque. Devant, la mer avec ses bancs de sable est littéralement submergée de petits bateaux de toute sorte, et parce que c’est la marée basse, tout ces étendus de sable entourés d’eau sont visité par des plaisanciers. Y a pas a dire, malgré cette forte attendance, c’est toujours aussi beau. Mais avant de se perdre dans nos pensés, on doit faire la fameuse descente en sautant. C’est très à pic, un peu comme les dunes de Tadoussac, mais sans le moindre caillou.

 

Avant d’arriver, les enfants c’était promis de le faire à répétition, mais maintenant qu’ils on goûté à l’ascension, ils se posent des questions sur la pertinence de sauter en bas. Bien sûr, ils s’exécutent et c’est super amusant, mais ils le font en petites sections qui leur permet de remonter assez rapidement vers la crête. Après les sauts initiaux, on s’arrête et on regarde. À notre gauche, quelques dizaines de parapentes qui profite des vents ascendants pour flotter au dessus de la dune. Un d’entre eux, fini d’ailleurs sa course près de nous. Devant nous, la mer à perte de vue et derrière nous la forêt, elle aussi, sans fin visible. (On s’en souvenait d’ailleurs pas). …Breathtaking….

 

On redescend, et on se mérite la chance de prendre l’apéro au bar pendant que les enfants se rafraîchissent dans la piscine remplie de jeunes enfants la couche plein de « pisse » (Papa aime pas se baigner quand l’eau sens l’ammoniac!). Au bar il y a, comme dans bien des campings, de ces vieux jeux d’arcade, qu’on a tous essayé un jour ou l’autre. Dans la tête de Patrick germe une idée qui le ramène un peu à l’adolescence ou même à l’enfance… Et si il dépensait une somme absurde pour finir un jeu d’arcade datant de 1998.

 

Patrick raconte:

Dans les années 80, à Charny, on avait une arcade. On parle ici d’une époque où les arcades étaient vraiment le seul endroit où l’on pouvait jouer à d’excellent jeux video. J’y allait quelque fois en vélo avec un ami ou peu être mon frère, jusqu’à mon père s’aperçoive de ces visites. C’était pas vraiment un endroit pour un jeune de 10 ans avec tout ces ados et leurs mobylettes, j’ai donc cessé d’y aller. Maintenant que je suis adulte, je comprend pourquoi, mais à l’époque j’avais vécu ça comme un petit drame d’enfant. (J’ai pas de séquelle papa!) Je me souviens regarder ces jeunes dépenser des sommes folles dans des jeux comme Joust ou le premier Mario (avec le tableau unique) et rêver de faire la même chose. Tout ces 25 cents et ils était si bon, comment ils faisaient? Après coup, je ne me suis jamais permis de dépenser ce genre d’argent considérant la chose ridicule. Aujourd’hui, c’est le moment de dépenser, je sais pas combien, juste pour le plaisir de réaliser un rêve refouler d’enfant. L’avantage d’avoir attendu, c’est que je vais maintenant le faire avec mon garçon.

 

Le jeu en question s’appelle House of the Dead 2, et les personnages sont en 3D, mais fait de 30 polygones. Comme on dit, un jeu amusant a pas besoin d’être beau. Les plus jeunes le comprennent maintenant, même mieux qu’il y a dix ans, maintenant qu’ils jouent à tout ces jeux rétros sur les Ipod et iPhone de ce monde. On s’attache à nos fusil et on tue du zombie. Évidement, le jeu est fait de telle façon qu’on se fait tuer bien plus souvent que nécessaire. À moins d’être capable de tirer 30 fois à la seconde, vous mourrez inévitablement dans le seul but de remettre des euros dans la machine. Mika s’amuse beaucoup et Patrick, en bedaine dans le bar, (quel classe!) sue comme un gros cochon. Les barmans sont fascinés par la scène. Quel bande d’idiot voudrait dépenser autant d’argent pour finir un jeu? On a estimé qu’avec trente euro, on devrait se rendre à la fin. Au dernier tableau, avec le dernier « boss », on arrive tout simplement pas à comprendre son point faible. On passe Euro après Euro, et on est presqu’à sec…. grrrrr!…. On veut le finir quand même! On cri à Océanne

Va nous chercher du change…vite,vite,vite!

Océanne se dirige au bar pendant qu’on insère notre dernier Euro…. des vrai dingues.. on cri:

Vite, dépêche!

On continue à tirer en essayant d’éviter le maximum de coups…. Finalement on trouve la faille et réussi à finir le jeu (qui par ailleurs, à la pire histoire de zombie connue). En terme d’estimation, on avait vu juste, Il ne nous reste pu une cenne! …30 euros! C’était super, quoi dire de plus. (Annik merci pour ton support pour cette folie – c’est pas grand chose considérant l’argent qui se dépensera ici en 6 mois 🙂

 

Retour à notre site qui est un grand carré de sable. On mange deux « délicieuses » cannes: Des patates au gratin (On cherche encore le gratin) et un couscous à la viande (deux micro-saucisses et deux os avec des échantillons de viande – c’est à la viande ça?). Enfin, satisfaisant si vos attentes se résume à ne pas manger une boîte de carton vide.

 

On retourne sur la dune et essaye d’imaginer ce qu’on pourrait faire de niaiseux. On se demande si on pourrait glisser autrement. On essaie les pieds devant mais c’est pas « vargeux ». Mika décide que la tête première serait potentiellement mieux… trop fou! On se met tous sur le ventre et se pousse avec nos bras pour avancer. Ça n’accélère pas tout seul, mais avec les poussés, on descend quand même rapidement – ça c’est le positif. Le négatif; nous somme désormais attaqué par de minuscules grains de sable, et ceci, dans le moindre petites craques et orifices pour le reste de nos jours.

 

Note de contexte pour le lecteur; Parce que la dune est formée par le vent, les grains de sable sont absolument minuscules, presque comme de la farine. Si le sable vous colle à la peau et que vous ne vous frottez pas vigoureusement après, ils y reste là pendant des jours. La preuve, Océanne à oublié de se frotter le bas de jambes et elle traine une fine couche de sable avec elle depuis des heures.

 

Retour au bas du camp, où on prendra finalement une douche pour se dépoussiérer. Avant le couché, une dernière visite de la dune pour voir le coucher de Soleil… Que dire de plus pour exprimer la beauté? Quel bonheur d’être ici. À demain!

imageimage