PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT
Départ de Kelheim pour une arrivé à Regenberg à mi-journée. On fait les habituels adieux; une longue procession très élaborée qui consiste à ramasser nos bobettes sales, zipper des sacs de vélos salles, installer le tout sur des vélos sales et finalement partir comme une bande de crotté vers la prochaine destination. Évidement, la route commence par une crevaison! Advienne que pourra, les filles en profite pour acheter de la bouffe pendant la réparation.
Regendberg, est la ville médiévale la mieux préservée d’Europe, pour l’essentiel épargnée des dégâts de la Deuxième Guerre Mondiale. On y arrive un peu passé la mi-journée. Nous passons bien à travers quelques petites villes et de bien mauvaises pistes cyclables, mais malgré tout, les enfants donnent toute une prestation. Durant la dernière heure, on roule à 28 kilomètres/heure de moyenne. Notre objectif est presqu’atteint; arriver en début d’après-midi, question de profiter de l’endroit.
Un petit arrêt dans un parc parce que les enfants se sont jurés d’essayer toute les tyroliennes sur leur chemin. On s’y arrête également dans l’espoir d’identifier, avec plus de précision, la position du camping qui semble être tout près. Pas trop compliqué; presque tout droit devant nous. Sur le dernier bout de route avant l’arrivé, on a la surprise de voir apparaître dans tout les recoins de verdure; des lapins sauvages. Les enfants capotent et tentent de s’en approcher sans succès.
Au camping, on s’installe au fond du site près d’une famille avec deux jeunes enfants. On ne connaît pas leur truc, mais ces deux « kids » jouent ensemble pendant des heures, sans parents autour, sans la moindre anicroche ou chicane…On est impressionné! On se payerait bien un petit séminaire avec leurs parents.
On décide de partir en ville pour y jeter un coup d’œil et comme c’est dimanche, nos options pour manger se résume à trouver un restaurant ou faire le jeûne. On opte pour la première option. On se rend donc au centre-ville, qui finalement est vachement loin, et passe finalement derrière ses fortifications; très bel endroit dont nous ne connaissons absolument rien. On décide donc de passer aux incontournables; la cathédrale gothique ou nous attacherons nos vélos pour ensuite arpenter le quartier à pied.
Première réaction des enfants;
Une autre église, on est tu obligé de rentrer?
Non, mais croyiez nous c’est pas mieux attendre dehors dehors.
Quoi dire de la visite d’une millième cathédrale ou église; grande, belle et démesurée. Ce qui est unique ici, ce sont les vitraux dont certains datent du 13 siècles. Comment fait-on pour pas « péter » une vitre pendant 700 ans?
On sort et commence à visiter la ville; de superbes bâtiments d’architecture gothique en grande quantité. On se rend également au pont romain, présentement en rénovation, sur les abords duquel il y aurait le plus vieux fastfood du monde. Le restaurant est apparemment ouvert depuis 800 ans. On se demande si les plaques au gaz sur lesquelles les saucisses cuisent sont d’époque. Évidement, on n’y mange pas, parce ce que ce genre d’endroit vit avant tout d’une réputation qui n’a rien à voir avec la qualité de la bouffe ou du bon rapport qualité prix… C’est un attrape touriste.
On continue la visite de la ville, passe dans des dizaines de rues et profite… du mauvais temps. Que faire d’autre dans les circonstances? Aller manger au restaurant… ça fait assez longtemps qu’on visite. On avait déjà faim à la sortie du camping. Notre seul requis; éviter de manger des saucisses; on aime mais pas tout le temps! On petit pub très sympathique se trouve sur une des nombreuses places de la vielle ville. On s’y installe et se commande de la pizza à prix abordable. À l’arrivée du repas, on comprend pourquoi le prix est si avantageux. Tout est est saupoudré dans des quantités ridicules et le tout sur une croute mince; six petites tranches de peperonni sur une pizza de 16″, le fromage est en quantité tellement minimal qu’on le croirait presque précieux. Il y a tellement rien sur la pizza, qu’on se demande si on ne mange pas simplement une biscotte. À pas vouloir payer on se fait prendre!
On quitte le restaurant pour retourner au camping après quelques verre. On est de bonne humeur. Patrick, tel un Dieu de l’orientation, prend n’importe quelle rue, enfin pour un non-initié, descend sur la rive de la rivière, remonte et fait toute sorte de détours pour impressionner sa « blonde ». Elle s’en « sacre » complètement! Tout ce qui l’impressionne, après vingt ans, c’est de le voir déposer les ustensiles dans le bonne ordre dans le lave-vaisselle. Enfin, malgré tout, et dans la noirceur, on se retrouve au abord du camping. Des dizaines de lapins sont sortis sur le gazon, profitant de la noirceur qui débute. Nous, parce qu’au fond se sont juste des lapins, se lance sur eux en vélo pour les voir s’enfuir comme des damnés. N’ayez crainte, aucun lapin n’a été blessé durant le tournage… Ils avaient l’air tout de même délicieux!
Bonne nuit.
















