Jour 106 – Le Regenberg de la pizza cheap et des lapins

PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT

Départ de Kelheim pour une arrivé à Regenberg à mi-journée. On fait les habituels adieux; une longue procession très élaborée qui consiste à ramasser nos bobettes sales, zipper des sacs de vélos salles, installer le tout sur des vélos sales et finalement partir comme une bande de crotté vers la prochaine destination. Évidement, la route commence par une crevaison! Advienne que pourra, les filles en profite pour acheter de la bouffe pendant la réparation.

Regendberg, est la ville médiévale la mieux préservée d’Europe, pour l’essentiel épargnée des dégâts de la Deuxième Guerre Mondiale. On y arrive un peu passé la mi-journée. Nous passons bien à travers quelques petites villes et de bien mauvaises pistes cyclables, mais malgré tout, les enfants donnent toute une prestation. Durant la dernière heure, on roule à 28 kilomètres/heure de moyenne. Notre objectif est presqu’atteint; arriver en début d’après-midi, question de profiter de l’endroit.

Un petit arrêt dans un parc parce que les enfants se sont jurés d’essayer toute les tyroliennes sur leur chemin. On s’y arrête également dans l’espoir d’identifier, avec plus de précision, la position du camping qui semble être tout près. Pas trop compliqué; presque tout droit devant nous. Sur le dernier bout de route avant l’arrivé, on a la surprise de voir apparaître dans tout les recoins de verdure; des lapins sauvages. Les enfants capotent et tentent de s’en approcher sans succès.

Au camping, on s’installe au fond du site près d’une famille avec deux jeunes enfants. On ne connaît pas leur truc, mais ces deux « kids » jouent ensemble pendant des heures, sans parents autour, sans la moindre anicroche ou chicane…On est impressionné! On se payerait bien un petit séminaire avec leurs parents.

On décide de partir en ville pour y jeter un coup d’œil et comme c’est dimanche, nos options pour manger se résume à trouver un restaurant ou faire le jeûne. On opte pour la première option. On se rend donc au centre-ville, qui finalement est vachement loin, et passe finalement derrière ses fortifications; très bel endroit dont nous ne connaissons absolument rien. On décide donc de passer aux incontournables; la cathédrale gothique ou nous attacherons nos vélos pour ensuite arpenter le quartier à pied.

Première réaction des enfants;

Une autre église, on est tu obligé de rentrer?

Non, mais croyiez nous c’est pas mieux attendre dehors dehors.

Quoi dire de la visite d’une millième cathédrale ou église; grande, belle et démesurée. Ce qui est unique ici, ce sont les vitraux dont certains datent du 13 siècles. Comment fait-on pour pas « péter » une vitre pendant 700 ans?

On sort et commence à visiter la ville; de superbes bâtiments d’architecture gothique en grande quantité. On se rend également au pont romain, présentement en rénovation, sur les abords duquel il y aurait le plus vieux fastfood du monde. Le restaurant est apparemment ouvert depuis 800 ans. On se demande si les plaques au gaz sur lesquelles les saucisses cuisent sont d’époque. Évidement, on n’y mange pas, parce ce que ce genre d’endroit vit avant tout d’une réputation qui n’a rien à voir avec la qualité de la bouffe ou du bon rapport qualité prix… C’est un attrape touriste.

On continue la visite de la ville, passe dans des dizaines de rues et profite… du mauvais temps. Que faire d’autre dans les circonstances? Aller manger au restaurant… ça fait assez longtemps qu’on visite. On avait déjà faim à la sortie du camping. Notre seul requis; éviter de manger des saucisses; on aime mais pas tout le temps! On petit pub très sympathique se trouve sur une des nombreuses places de la vielle ville. On s’y installe et se commande de la pizza à prix abordable. À l’arrivée du repas, on comprend pourquoi le prix est si avantageux. Tout est est saupoudré dans des quantités ridicules et le tout sur une croute mince; six petites tranches de peperonni sur une pizza de 16″, le fromage est en quantité tellement minimal qu’on le croirait presque précieux. Il y a tellement rien sur la pizza, qu’on se demande si on ne mange pas simplement une biscotte. À pas vouloir payer on se fait prendre!

On quitte le restaurant pour retourner au camping après quelques verre. On est de bonne humeur. Patrick, tel un Dieu de l’orientation, prend n’importe quelle rue, enfin pour un non-initié, descend sur la rive de la rivière, remonte et fait toute sorte de détours pour impressionner sa « blonde ». Elle s’en « sacre » complètement! Tout ce qui l’impressionne, après vingt ans, c’est de le voir déposer les ustensiles dans le bonne ordre dans le lave-vaisselle. Enfin, malgré tout, et dans la noirceur, on se retrouve au abord du camping. Des dizaines de lapins sont sortis sur le gazon, profitant de la noirceur qui débute. Nous, parce qu’au fond se sont juste des lapins, se lance sur eux en vélo pour les voir s’enfuir comme des damnés. N’ayez crainte, aucun lapin n’a été blessé durant le tournage… Ils avaient l’air tout de même délicieux!

Bonne nuit.

Jour 105 – Volksfest!

C’est une journée marqué par deux liquides; la pluie et la bière. Dès notre levé on sait qu’on va sûrement passer du temps sous les nuages et l’eau. Le ciel est complètement couvert et le pire c’est le froid. Il fait seulement 12 degrés.

On se ramasse rapidement pour se diriger en ville pour déjeuner. Dès le départ, on réalise que Patrick a un pneu à terre. Mika célèbre cet événement, puisque que généralement, il est celui qui nous annonce des crevaisons.

Au village, on cherche longuement un endroit où ont vend quelque chose à manger. On s’arrête à une boulangerie qui vends plein de trucs qu’on a jamais goûtés. On se « pitch » sur l’opportunité pour acheter à peu près tout ce qui nous tente…

Certains achats sont excellent comme ce surprenant gâteau au chocolat qui disimule une demi banane. Un autre, par contre, est l’équivalent de manger une pelleté de brin de scie. Tu dois prendre l’objet avec délicatesse parce qu’il ressemble à une poignée de sable compressée. Le mettre en bouche est pas « ben mieux ». C’est aussi bon que de manger de la poussière sous un lit; respirer en mangeant vous met en danger de foutre la moitié du gâteau au fond de vos poumons. Qui est-ce qui aime ça?

Sur la route, c’est un peu du pareil au même. Toujours ces montagnes de chaque côté du grand canal mais avec de plus en plus de haut pics rocheux. Certains sont surmontés de bâtiments de ruines de forteresse ou de châteaux. Il faut croire que c’est pas d’aujourd’hui que les riches veulent la plus belle vue de la place.

Le paysage est superbe mais la piste, elle, commence à nous rendre agressif. C’est une route de terre mal entretenue et c’est pénible d’y rouler. Avec le sérieux vent de face qui nous fait sécher les cheveux à mesure que la pluie les mouille, on commence à pogner les nerfs.

On arrive à Bergin à environ 20 kilomètre de notre point de départ. On a l’intention d’y manger et de repartir mais un joli petit « pamphlet » nous invite à rester. C’est la fête annuelle de la ville et on pourrait voir de quoi ça a l’air si on reste. On se prend donc un hôtel et passe une bonne partie de l’après-midi à se reposer loin de la pluie en attendant que les festivités débutent à 17:15.

Sous une fine pluie, on sort et rejoint la foule naissante près de la place principale. Le tout commence par un défilé. Considérant la taille de la ville (14,000 habitants) on s’attend à quelque chose de court. On se trompe! Aucun chars, mais de nombreuses fanfares et un nombre incroyable de groupes défilent. C’est hilarant, parce que chaque fois qu’on pense que c’est fini, un nouveau groupe tourne le coin. C’est à se demander si ils n’ont pas engagé du monde des villages voisins pour se donner de l’importance. On a les groupes de personnes âgés habillés en costume traditionnel, les équipes de soccer, de gymnastique et autres. Plein d’autres sont habillés de manière particulière (ça avantage pas grand monde des long bas blancs et des culottes courtes en cuir) On trouve aussi évidement les chevaux typiques allemands (rappelez-vous des annonces de Budweiser) qui tire une charrette ornée d’un immense tonneau. On constate, en rigolant, qu’avec toutes les fanfares allemandes, on doit ce trouver à l’épicentre de la plus grande concentration de tuba du monde. Ici, les ados ne veulent pas d’un « ampli » et d’une « guit », ils veulent un tuba!

La suite est le moment que l’on ne veut pas manquer; l’ouverture du tonneau cérémonial par le maire de la ville. On nous a dit que ça se passerait sur la place principale après la parade, mais tout le monde s’en va dans tout leur direction une fois la procession passée. On en conclu donc qu’on devrait se rendre à la place de la fête près du Danube.

Et bien, on le verra pas ce moment d’apothéose parce qu’on vient de se perdre dans la ville. On se rend sur le bord de la rivière, mais c’est pas là « pantoute ». On retourne en ville et c’est comme si la population avait été terrassé par une attaque de zombies; y a plus un chat nul part et nous on cherche toujours l’endroit où le reste de la soirée à lieu…10,15,20,25 minutes et finalement des coups de canons nous indiquent l’endroit approximative des festivités. Plus tôt, si on avait marché un autre 200 pieds, on aura trouvé immédiatement à la bonne place…

Bravo les champions!

Ok, c’est ça un Volksfest. Encore une fête foraine avec les mêmes cochonneries que d’habitude. Ça, c’est ce quoi voit d’habitude. Pour le plus spécial, une grande tente bordée par les fameux stands de bouffe typique allemande. Il pleut et on aimerait bien s’installer à l’intérieur pour profiter de l’ambiance. Comme on a marché quatres heures en rond avant de trouver, il est maintenant évident que la seule place où on pourra s’assoir c’est sur la tête d’un gars sur la « brosse ». La place est pleine à craquer. Les serveurs transportent jusqu’à 12 bières dans leurs mains. (On vous rappelle qu’on parle ici de bières de 1 litres) Un orchestre bavarois joue encore du $%& de tuba. On rit « ben » avec ça, mais c’est un peu répétitif leur affaire.

On se dirige vers l’extérieur dans l’espoir de trouver de l’espace sous la toile. Les seules places restantes son évidement sous la pluie… Ha pis de la « chnoute »… Si on s’achète à manger, on trouvera « ben » un moyen pour s’assoir à quelque part. Annik se prend du poisson fumé avec un bretzel géant. Océanne et Mika optent pour la saucisse et Patrick pour un plat en sauce aux origines inconnus. L’autre chose qui semble très à la mode ici, c’est le combo bretzel avec tranches d’emmental servis dans un papier journal; on n’y goûtera pas ce soir.

Nous voilà à la case départ; de la bouffe et pas de table… C’est l’histoire de notre vie. On s’installe temporairement sur le bord d’une poubelle et mange quelques bouchés. On essaie une table sous quelques gouttes. Encore quelques bouchés et la pluie recommence de plus belle…. Grrrr! On tourne en rond, mange encore quelques bouchés, et finalement, tel un cristal au fond d’une grotte, la lumière apparaît sur une table, à l’extérieur, près de l’entrée. Pas le temps de se la pogner, il faut sauter sur l’occasion. On s’assoit et souffle enfin,

À côté de nous, un gentil monsieur avec ses deux enfants prends une Radler (bière et limonade) parce qu’il faut bien conduire pour revenir à la maison. Nous on veut notre gros « boc » parce qu’on conduit pas ce soir! On s’informe de la marche à suivre puisque même si il y a des centaines de personnes dans cette tente, on vous sert quand même au table. On commande, on boit, recommande, jase avec notre voisin, pendant que ses enfants font connaissance avec les nôtres. Ils partent tout les quatre dans les manèges et nous ont passe du bon temps. Patrick oublie malheureusement que ce qu’il boit n’est pas de la petite bouteille mais un litre dans chaque verre… retour à l’hôtel légèrement sur les talons… ça va ronfler.

Jour 104 – Glissade Alpine?

Solide journée aujourd’hui. Pas qu’on est fait du kilométrage en fou, mais c’était bien balancé. Après nos discussions d’hier, il fallait essayer de faire des changements et ce coin de l’Allemagne est parfait pour ça. L’idée, c’est de rouler sur une plus grande période de la journée, quitte à parcourir moins de distance. Ça devrait nous permettre d’arrêter plus souvent et faire des petites activités. Le concept n’est pas compatible avec tout les coins de l’Europe, mais ici, c’est le cas.

On quitte l’hôtel de Berching après un petit déjeuner inclu. (Notre premier de tout le voyage). On continue notre route sur le canal en direction de Munich en passant par Regenberg. Dès la sortie de notre petit village adoré, et après la confection d’un autre réservoir de « bouette » au parc, (voir post d’hier) on quitte le vieux canal Ludwig datant de1846. On rejoint le nouveau canal. Celui la est très utilisé de nos jours et a été terminé en 1992. Ce dernier est beaucoup plus large et il y navigue de très long bateaux plats qui transportent on ne sait quoi. Ce qui rend l’affaire vachement cool, c’est de savoir que ce canal est un maillon important d’une série de cours d’eau qui débutent en Mer Noire et qui se rend jusqu’à la Mer du Nord (à Rotterdam aux Pays-Bas). De cette façon, on peut transporter des matériaux, pour moins cher que le train, et pour une fraction de ce que coûterait un camion.

Presqu’aussitôt quitté le vieux canal, on aperçoit la plus grosse écluse qu’on a jamais vu. On a même la chance de voir une chaîne de deux bateaux attachés ensemble utiliser l’équipement devant nous. Il est si long qu’il remplit toute la longueur de l’écluse. Il s’apprête à effectuer une impressionnante descente de 17 mètre d’un niveau à l’autre.

Le canal à beau être neuf mais la piste qui la borde est loin d’être aussi « top ». Rouler sur de l’asphalte est agréable, mais ici, il faut se contenter d’un mix de terre et de roche compactée. Ce genre de chose et exigeant pour nos vélos chargés. Deux fois dans la journée, on doit s’arrêter pour faire ajustements et réparations. La dernière en liste, sur le vélo de Patrick, aurait pu être plus catastrophique. La phrase à se rappeler ici;

En vélo tourisme amener des « lockout washer »

Avec toutes les vibrations qui viennent avec des routes cahoteuses, n’importe quelle vis finira pour se desserrer et tomber. Si c’est pour votre support à bouteille d’eau, ce sera sans conséquence mais pour votre support arrière, c’est un problème! On roule, et tout à coup, tout tombe sur la roue arrière et freine la course de Patrick. On s’arrête et constate que quelque chose d’important a lâché. On enlève tout le stock et prend acte de la situation: des vis ont disparu mais rien n’est vraiment brisé. On sera quitte pour un rappel; le visserie de nos « racks » doit être vérifiée de temps en temps.

Sur la route, on arrête à plusieurs endroits. D’abord, un endroit où on a recréé une ancienne maison en bois rond typique d’une époque lointaine. Les enfants rencontrent un monsieur qui leur permet de faire du tir à l’arc sur notre animal fétiche (un blaireau…en foam). Les deux adorent et font d’assez bon tires, mais jamais aussi bon que Kevin Costner. On entend presque Brian Adams….

On reprend la route à la recherche d’un musée. (C’est dans notre liste d’arrêts de la journée) On y arrive et c’est pas exactement ce qu’on espérait. L’endroit a, de tout évidence, été inauguré par un particulier passionné par la collecte des vidanges. Vous y entrez, et l’endroit est littéralement couvert d’objets les plus divers. Des photos et des cadres couvrent chaque centimètre de mur; un bordel sans non. Comme vous payez dans une boîte aux lettres à l’entrée et qu’on ne l’avait pas vu, on s’empresse de quitter avec de pogner la maladie de Lyme (il y a plein de bêtes empaillés…Ça doit être dangereuse non?)

Retour sur nos vélos en direction de Riendenberg. Alors là, les enfants sont excités. On va faire de la glissade alpine. On parle ici de petits véhicules qu’on tirent sur des rails en haut d’une colline et qu’on « pitch » en bas. La gravité fait le reste. Ça ressemble un peu à une montagne russe mais vous pouvez freiner au besoin…et c’est exactement ça le problème…Les enfants font plusieurs « rides » sans problème ,mais quand ils pognent un « papi à chapeau » devant eux, ils doivent mettre les « breaks » dans le fond. Leur descente devient aussi agréable qu’un tour de cheval à bascule. Il s’amuse quand même vraiment beaucoup. On ferme la place (il est 6 heure) et on descend au camping; un endroit très basic mais tout à fait correct.

On se prépare du « spag » et prend une bière locale. Croyiez-nous, il y a pas plus local comme biere. Elle a le nom de la ville et l’usine est à 30 pieds l’autres côté de la rue (oui, oui, vraiment trente pieds). Bon dodo sous la pluie!

Jour 103 – Mise au point avec les enfants

Ça fera!

Si nous sommes tous ici, c’est bien par d’énormes efforts d’économie durant de longues années. Les enfants, bien qu’ils aiment voyager n’adorent, pas autant, faire de longues heures de vélos. Par quoi remplacerait t’il cela? Même eux l’ignorent mais ils s’en passeraient. Presque tout les jours, du moins ceux où nous nous apprêtons à faire des kilomètres sur nos pneus, les enfants nous font des commentaires sur le plaisir de prendre le train, de rester sur place ou même de ne rien faire. C’est répétitif et très blessant.

Pour Patrick, c’est ressenti comme un petit échec. N’avions nous pas parlé de ce voyage depuis longtemps, des distances à vélos et du rythme qu’on voulait lui donner? En quoi tout ce « remachage » va t’il nous rendre la tâche plus facile? De semaine en semaine, ils sont passé de plainte sur la route à des commentaires, réaffirmant encore et encore, qu’ils se passeraient bien du vélo. C’est bel et bien une amélioration, mais Patrick en a assez. C’est la façon donc on voyage et voyagera. (That’s all there is to it!).

Cette fois, et particulièrement ce matin, ça a passé le stade de l’agacement. C’est ressenti comme de la peine.

Les enfants, rappellez-vous chaque seconde de chaque minute, que vous avez de la chance. Que par amour, nous avons tout donner à ce voyage. Pensez à tout ce temps que nous passons avec bonheur ensemble.

Sur le bord de la piste, on se colle, se ressert et convient que les prochaines semaines ici, en groupe, seront encore plus belle. Que ça fait du bien! Cette mise au point changera le rythme de notre journée. Ou va t’on? Que fait t’on? On s’en fout et on se donne le droit d’arrêter pour relaxer.

Une grande partie de la route est aux côtés de ce surprenant canal. On ne peut pas en dire autant de la qualité de la piste parce qu’on se fait brasser solidement. À vrai dire, tellement fortement, que le support arrière du vélo de Mika se brise à nouveau. Cette fois ça sent la fin. Une ancienne réparation, fait il y a près de trois mois en Espagne, est sur son dernier souffle. On répare à nouveau mais on doit absolument trouver un remplacement aussitôt que possible.

Le temps est changeant aujourd’hui; de la pluie et tout le mixte entre les nuages, le vent et les éclaircies. Tout ça, sans se plaindre, ne serait-ce que pour la mise au point qu’on vient de faire mais aussi parce qu’on aurait pu avoir pire. La nuit dernière, on a goûté à de très grosses orages avec beaucoup de vent. Tellement venteux, que malgré nos double-toits presqu’au sol, de fines gouttelettes entraient dans nos tentes. Mika fut le plus touché. Selon ses propres dires; une des pires nuits depuis le début du voyage.

Au tournant de la piste cyclable, on passe dans une fête foraine. Beauce Carnaval est installé ici. Comme rien ne fonctionne encore, on a pas eu le plaisir de bavarder avec un préposé aussi sympathique avec les enfants qu’avec ses sacs de vidange – Avez-vous remarqué comment ce travail rend les gens généralement désagréables?

Enfin – Les parents sont secrètement heureux que le site ne sot pas ouvert, plus particulièrement Annik. Elle classe ce genre d’endroit dans sa liste des choses qu’elle déteste; légèrement après la mise à mort au lance-flamme et juste devant l’écartèlement publique… Comment dire? À la vue de cet endroit, elle s’empresse de prendre un rendez-vous pour se faire arracher les palettes…elle adore.

On s’y promène quand même un peu, prenant plaisir à observer tout ces design fabuleux. Certains manèges ne peuvent cacher leur âge. À une certaine époques, les jeunes filles et jeunes garçons devaient se bousculer devant ses manèges arborant les visages de Rod Steward, Tina Turner, Wham! – Comme il y en a pour toutes les époques et qu’ils n’ont pas comprit que ça vieillissait mal, on a reprit le concept avec, Je-Lo, Madonna habillé en robot (pourquoi?) et même « trailer trash » Britney Spear

Un des manèges se veut sous le signe de Mario Bros, mais comme aucun droit n’a été payé, on a changé le nom et transformé Mario Bros en plombier louche; absolument atroce si vous voulez notre avis. On se demande qu’est ce que les concepteurs pensaient. D’une chose l’une; ou bien les enfants ne vont pas comprendre que c’est Mario et partir en courant et en criant de terreur, ou ceux qui reconnaîtrons le concept le trouveront tellement minable qu’ils quitteront en riant. Il me semble que c’est simple – c’est Mario ou c’est pas Mario, pas une horreur dans le milieu.

Ici, il y a de la bouffe, mais toutes les saucisses dépassent les pains. Aller comprendre pourquoi. Il nous semble logique que les pains à hot dog soit fait pour les saucisses??? Eh bien ici, on choisi spécifiquement le pain le plus inadéquat (Pourquoi pas ne prendre un pain rond?) et « sacre » une saucisse gigantesque au centre ou pourquoi pas deux-trois petites? L’autre difficulté avec cet arrangement’ est qu’en mangeant la dite chose, vous vivrez des moments traumatisants dont vous sortirez inévitablement insatisfait. Pour faire simple, vous n’aurez jamais de saucisse de pain et de garniture dans les bonnes proportions dans la bouche en même temps!

D’abord, en attaquant le hotdog vous aurez à vous farcir trois ou quatre bouchés de saucisse sans garniture. Au moment où vous atteignez le minuscule pain, vous serez submergé de moutarde. Le problème, c’est que le pain est si petit mais l’ambition de le rendre savoureux demeure. Le résultat est simple, on met de la moutarde pour une saucisse de deux pieds dans trois pouces de pain. Assurez-vous d’avoir de quoi pour essuyer vos larmes pour la bouché du centre.

On s’arrête pour la deuxième fois dans un parc où les enfants essaient encore une autre tyrolienne. Tout le monde tournent sur l’espèce de carrousel casse-gueule qui est, malgré tout, vraiment l’fun. Sur place on rencontre une vielle dame qui nous qu’elle a habiter a Calgary en 1955. Salut Kent! Apparement le Calgary de 1955 était très petit.

Retour sur la route – les faits saillants

– Nourrir des chèvres à travers un grillages.
– Côtoyer les moutons de la campagnes allemande.
– Profiter encore des beauté du canal
– Voir de gigantesques poissons au dessus d’un lit d’algues qui ressemble à des rastas.
– Rêver d’avoir une canne et de sortir un de ses mastodontes.

Mais le clou de la journée, c’est l’arrivé Berching, une ville médiévale et fortifiée superbe. Le plus extraordinaire, c’est que les fortifications sont complètes. Contrairement à Carcassonne, l’endroit est beaucoup moins touristique. C’est très agréable parce qu’on a l’impression d’avoir découvert une belle pierre précieuse un peu plus brute que les autres.

On fait le tour rapidement, on grimpe sur les remparts avec balcons, un peu à l’image de ce qu’on imagine d’un endroit comme ça. Les enfants aperçoivent leur troisième tyrolienne de la journée et y sautent à pied joint comme si c’était la première de leur vie. Sur place on trouve un autre jeu d’eau qui permet déplacer de l’eau d’un endroit à l’autre pour faire de la grosse bouette. On devrait avoir ce genre de chose au Québec. La partie la plus cool, est cette longue vis-sans-fin qui puisse l’eau directement dans un petit ruisseau. Les enfant, en l’actionnant, font monter l’eau dans un réservoir et avec une série de valves font descendre l’eau vers le bas de la pente. Même à presque 40 ans, on trouve ça trop cool.

Les parents s’installent à une terrasse de la place principale pendant que les enfants se font des petits bateaux en papier. Traversant la place principale, un joli petit canal où couler de l’eau. Les enfants tentent de fabriquer le modèle qui tiendra le plus longtemps sur cette « micro-rivière » Le modèle retenu est savamment fabriqué à grand coup de carton et de Duck Tape.

On colle à cet endroit pour le reste de l’après-midi. On y mange même pour le souper tant on se sent à notre aise. Quel endroit extra! La journée est très bien entamée et il n’y a pas de camping à moins de 20 kilomètres. Une auberge au coin de la rue nous titilles comme une pucelle.

Voulez-vous coucher avec moi ce soir?

« The deal is to sweet to refuse » – 85€ pour deux chambres déjeuner inclus. Les chambres sont super et donnent sur le village dans les pignons d’un beau bâtiment.

Chose promis chose dû! Dans la noirceur de la nuit, Patrick et les enfants partent pour faire le tour de la ville sur les remparts. On joue aux espions et on essaie de se cacher dans les coins sombres. C’est extrêmement surprenant de voir autant d’accès à des remparts d’époque et sans la moindre entrave. Armé de nos lampes de poche, on grimpe, arpente, enfin explore chaque recoin de ce superbe endroit. On se fait des peurs réels et imaginaires. Quelqu’un nous observe? On part à la course! De grosses toiles d’araignée nous harcèlent sur notre passage. Elles sont grosses et juteuses ces insectes (On sait qu’avec 8 pattes c’est pas des insectes mais ça nous prenait un synonyme) Vraiment trop amusant!

Dans le noir de la nuit, on retourne au parc pour faire des réservoirs en sable et on essaie de retenir le maximum d’eau. Admettons que tout ça va finir dans la bouette. On teste le courage des enfants en descendant sur la tyrolienne dans le noir le plus total. On rit beaucoup.

Retour à l’hôtel et dodo parfait.

Jour 102 – Crème fouetté sur un steak!

L’affaire est assez simple aujourd’hui, on roule sur le bord d’un superbe canal pendant des heures. Le seul arrêt notable, sur cette piste qui suit le canal, est ce petit pub qui attire les cyclistes du dimanche comme des mouches.

J’ai perdu 126 calories en pédalant, je vais donc me payer un litre de bière et une grosse saucisse…

En fin de journée, on arrête dans un village absolument « remote » du nom de Berg. Dans un des champs en périphérie du village, un homme pilote une hélicoptère électrique avec un tel brio, on est sans mot. Tout ce qu’il réussi à faire avec est complètement surréaliste, c’est à se demander si on est réveillé.

Un peu à l’écart du village on se retrouve dans un petit camping qui se veut familiale. On est a l’accueilli par une gentille dames souriante…plein de pas de dents. Son mari dans sa camisole de « wife beater » tout « beurré » transporte une « barouette » de patates à peine cueillies. Il faut dire qu’il est fière de sa pomme de terre. Il nous en parle longuement…en allemand. Mika et Patrick le regarde en lui rappelant qu’on comprend rien de se qu’il raconte. T’a fini Fardoche?

On s’installe sur l’énorme site où les tentes sont placés près de la fierté de la famille; le champs de patate. On profite de la magnifique campagne allemande avec délice. On a absolument rien à manger, on s ‘informe donc de la position du restaurant le plus proche. C’est pas trop long, on enfourche les bécanes et roule jusqu’au village suivant positionné, vous l’aurez deviné, entre quatre champs.

On s’habitue à peine au style de l’architecture allemande et le restaurant nous rappelle qu’ici c’est pas Val Belair. L’architecture d’ici fait utilisation massive du bois et l’utilisation de la tôle corrugué est punit sévèrement par le fouet. Le restaurant est ce qu’on s’attendrait d’une endroit comme celui-ci, tout à fait typique. On y entre et on constate que le touriste est rare dans les environs. Les gens attablés arrêtent tout, se retournent, nous dévisagent… Nous on « baragouine » quelque chose entre l’anglais et l’allemand avant que l’hôte nous pointe le fond du restaurant. Au départ, on croit presqu’il veut nous mettre le plus loin possible des « natifs ». Ça, c’est avant de s’apercevoir que tout au fond, une porte donne sur une belle terrasse. La terrasse, elle, donne sur un nid de mouche (ça se peut) on y revient.

On s’assoit et pour une des première fois de notre vie, le menu est presque complètement incompréhensible. L’allemand à part quelques référence à l’anglais, ça nous dit rien. Je sais que tout ceux qui ont fait leur cour classique nous croirait présentement par la tête, n’oublie pas tes racine latines…. On leur répondrait

on s’en tape, on connaît pas le latin!!!!

On choisi donc la technique très efficace des gens qui n’ont pas peur de manger n’importe quoi; fermer les yeux et pointer le menu.

résultat de cet exercice de haute voltige

Oceanne et Annik
Elles obtiennent un steak avec des frites, tout les contraire d’un repas de fille qui consiste généralement en une portion de roquette et une carotte bouilli, (je l’ai lu dans un vieux Reader Digests – le même qui nous parles de la révolutions des l’acteurs vidéocassette pour la maison)

Mika
Un filet de poisson qu’il aime beaucoup mais qui ne semble pas avoir rien d’allemand)

Patrick
Ils obtient ce qui semble le plus typique. D’abord c’est un morceau de viande dans une baril de sauce brune; la viande est en tranche mince et à un goût de foie sans sembler en être. Le tout est accompagné d’une boule de pâte/patate qui flotte dans le liquide et qui est très bien assaisonnée (cette partie là est bonne – ça s’appelle un knödel). Pour finir l’accompagnement consiste en des canneberges sucrées (du Canada?) et comble du bizarre…une boule de crème fouetté surmonte le steak.

On départ, on croit en du beurre en mousse, ou peut-être du fromage. Le test de goût nous révèle « malheureusement » la dure réalité….ILS ONT MIT DE LA CRÈME FOUETTÉE SUR MON STEAK! .. Et en plus elle est sucrée, Devant tant d’inconnus, Patrick décide de commencer le repas avec ce qui semble dans la normalité et laisse la crème fouetté de côté. Mauvaise idée!Avez-vous déjà laissé ça sur un steak chaud? Eh ben, c’est pas long qu’elle se liquidifie se mélangeant avec tout ce qui pouvait avoir encore de beau dans une assiette déjà remplie de sauce brune. Franchement dégoûtant! Ne reculant devant rien, Patrick mange presque tout, à l’exception des deux grands verres de sauce qui lui reste à la fin.

Pendant tout le repas nous sommes littéralement attaqués par les mouches. On a beau faire le maximum de geste inutiles avec notre fourchettes entre l’assiette et notre bouches, les bestioles nous harcèlent solidement. On décide de leur tendre un piège en positionnant, tel des stratèges militaires, une « motte » de bouffe à l’écart pour les attirer. C’est pas une grosse perte parce ce qu’on se débarrasse de ce qui flottait, dans ce qui était jadis, une délicieuse boule de crème fouettée mentionnée plus tôt. Le stratagème fonctionne assez longtemps pour qu’on puisse finir le repas sans avoir l’air de « p’tit biafra » avec des mouches collées dans nos coulisses de morve séchée.

Si c’est pas pour découvrir l’inattendu qu’on voyage on peut bien rester chez nous. On retourne tranquillement à nos tentes pour la nuit au moments ou de fortes orages se préparent… Ça va brasser!

Note
On se sent coupable avec la joke du biafra. On en profite donc pour vous inviter à lire sur la guerre civile nigérienne de 1967-1970 – Ça vous tuera pas et nous on va se sentir moins mal.
Guerre Civile Nigérienne

Jour 89 – Agent secret!

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Aujourd’hui on veut visiter la ville. C’est une journée entre le beau temps et la pluie. On ne sait pas trop par où commencer puisque la cité semble être très belle. Mais comment ne pas si perde? Une visite à l’office de tourisme s’impose. Comme à l’habitude, on ramasse assez de pamphlet pour faire tourner une usine de récupération. Tout ces documents sont une excellente source pour trouver des activités pour les enfants. (On évite tout ce qu’y concerne l’opéra) Cette visite nous inspire immédiatement, une toute petite carte attire notre attention; un tour de ville très special.

Comment rendre une visite historique en plaisir plutôt qu’en une marche vers l’abattoir? Eh bien, il suffit de transformer l’affaire en course au trésor avec les accessoires d’un agent secret. (un concept entre l’agent 007 et un pirate…). Ok, ok,.. L’équipement fait « tripper » un enfants de 10 ans mais impressionne pas nécessairement les parents. On y voit qu’un paquet de bidules en plastique fabriqué en Chine. (Pas d’inquiétude Mika, tu es normale). On remet donc, une ceinture d’agent secret au groupe, chose que Mika portera avec fierté. Dans son kit;

-Une boussole qui pogne 7 différents nord magnétiques – moyenne « piece of crap »
– Une loupe qui déforme plus qu’elle grossi
– Des jumelles dotés d’une puissance hallucinante… ( hallucinant comme mal de tête)
– un ipod version 1 – on se souvient pas comment c’était….

Le reste du kit comprend des objets qui nous servirons à trouver des indices, parce qu’il faut le dire, on réalise que notre carrière d’agent secret, ce sera pour une autre vie. Le tour dure quelques heures et on marche un sacré coup. La première heure trente est amusante, mais malheureusement, ça s’étire un peu trop longtemps même lorsqu’on est agent secret.

Au retour, on gagne une des spécialité de la ville; un broyé du Poitou. La chose est en fait une livre de beurre qu’on a magiquement transformée en une galette très dure. Pour la manger, vous la laissez dans son enveloppe, la déposez sur une surface dure et frappez avec une masse de 10 livres. Si vous êtes assez fort, elle cassera en petits morceaux que vous pourrez vous mettre en bouche. C’est maintenant le temps d’y croquer. Très très bon, surtout si vous aimez le beurre.

La ville de Poitiers a une belle histoire et a une des églises de style Roman les mieux conservée. (Église Notre-Dame…original!) Après avoir vu des dizaines de lieux de culte, celle-ci est différente. Elle est bien plus petite, les techniques de constructions forçait l’utilisation de grosses colonnes qui obstruaient passablement la vue, et ce qui frappe, ce sont surtout les peintures colorées très géométriques sur presque toute les surfaces. Au lieu de tout sculpter, on a utilisé la peinture comme ornementation. Même sans connaissances historiques bien précises, on reconnaît que l’endroit est très âgé.

Pour le reste de Poitiers, il y a évidement un paquet de cathédrales et d’églises ce qui fait dire à Mika et Océanne qu’il ont fait le plein de se genre de visite pour un moment. Il y a pas grand chose à dire de négatif, presque tout est bien intégré, conservé, et pour la partie que nous visitons, c’est une ville avec beaucoup de charme et de caractère.

Une autre chose qui nous plait, et qui n’est pas à dédaigner pour une ville touristique, c’est l’impression de ne pas être constamment sous le bruit et la pression incessante de véhicules. En fait, presque toute la vielle ville est piétonnière (les vélos on le droit d’y circuler) Il y a des bolets partout dans les rues (poteau qui sort du sol pour ouvrir ou fermer l’accès à une rue). Les gens de livraison peuvent les abaisser ainsi que les habitants de la zone. Le résultat est une ville où se promener à pieds est très agréable.

Après notre visite, on prend un lunch et on se sent d’attaque…. pour aller s’étendre à l’hôtel. Le temps est gris et ça nous rend un peu morose. Sur la place de l’hôtel de ville et à deux pas de notre hôtel, se trouvent un grand cinéma qui offre des films pour 4£ (Pour les enfants). C’est le temps de se débarrasser d’eux pour quelque heures…. « Rephrasons » …On veut dire… Ne serait-ce pas fantastique de leur offrir une expérience ludique et éducative visant à développer leur esprit d’indépendance et de débrouillardise?

Ils verront le petit Nicolas, un film donc nous avons parlé dans un ancien « post » et que nous avons vu au complet simplement en regardant les bandes annonce. Les enfants, eux, veulent le voir et on se mettra pas dans le chemin. On leur remet donc 10€ chacun (pour se payer une bonne conscience). Ça leur permettra certainement de se payer un premier paiement d’hypothèque sur un popcorn.

Vers 19:30, ils reviennent à l’hôtel halluciné par un scénario d’une telle qualité. Nous, ont fait de la « brou » en regardant une émission de décoration sur un poste français – plus précisément; Annik jubile devant un si bon programme pendant que Patrick cherche quelque chose de coupant pour mettre fin à ses jours.

Nous voilà finalement au restaurant dans un endroit qui a les allures d’un pub anglais mais qui a comme décoration des accessoires de baseball américain… (Probablement un designer d’intérieur qui ne voulait pas choisir entre deux concepts) La bouffe, elle, se résume au menu de la Cage aux Sports avec les portions du feu restaurant « Le Truc » sur le boulevard Laurier. Mika et Océanne prennent la table d’hôte et ne réussissent même pas à finir l’entrée qui est une salade au poulet avec la moitié d’une basse-cour fritte placé sur une mer de laitue. La suite était finalement la deuxième moitié du poulailler sous la forme d’une brochette au curry. Terminons ça par un demi-continent de « CheeseCake » et vous aurez un famille qui ne dormira pas de la nuit… et c’est exactement ce qui s’est passé… BURP!

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Jour 88 – Départ de la côte.

 

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C’est probablement la journée où on voyagera d’une région à l’autre. On quitte notre carrée de sable de bonne heure pour se rendre jusqu’à la pointe devant l’estuaire de la Gironde et sur la rive opposée à la ville de Royan. On sait que c’est notre dernière chance de faire du surf ce matin.

Au « micro-village » touristique, à la sortie du camping, on se dirige vers l’épicerie puis vers le bord de la plage pour évaluer nos chances de glisser sur les vagues aujourd’hui; nos espoirs s’évanouissent…

Il y a, pour ainsi dire, aucune vague digne de ce nom. On mange notre petit déjeuner en regardant la mer sous le superbe ciel bleu. Il nous reste tout de même une chose à essayer, le skim surf. Ce sport de bord de plage à été inventé par quelqu’un qui ne tenait nullement à la santé de ses vertèbres cervicales. L’équipement consiste en une simple planche de bois légèrement courbée en ses bouts et possédant une pointe d’un côté. Le but de l’exercice (si se fracturer les côtes est de l’activité physique) consiste à projeter la planche devant vous sur une fine couche d’eau, partir à courir au même moment et essayer d’y monter pour glisser sur l’eau. Les enfants s’essaient, et des les premiers instants, les parents savent qu’il ne toucheront pas à ça; c’est un pète gueule! Il y a moins de chance que Patrick ou Annik réussissent ça, dans la prochaine heure, qu’il y a d’atomes dans l’univers. On laisse donc faire les enfants pendant qu’on profite de la plage, fait quelques recherches sur internet et se fait crier après par une autre folle. Imaginez-vous donc qu’on vient de se placer 50 pieds en avant d’elle et qu’on lui bloque la vue. Il est tôt. Elle est mieux de s’y faire, parce que c’est le principe d’une plage publique d’avoir quelqu’un dans son champs de vision.

Derrière à droite, il y a une structure bizarre qui ressemble à une piscine géante fait en immense plaque d’acier. L’eau de la mer y monte, tout les cycles lunaires, et la remplie. On a beau essayer de comprendre à quoi ça sert, on n’y arrive pas. Un peu plus loin, on peut constater que la mer gruge inexorablement la côte puisqu’une maison de bonne taille, maintenant abandonnée. Celle-ci finira un jour sa course en morceaux, plus bas sur la plage. Après près de deux heures à regarder la mer, on fini par comprendre que les deux rochers noirs à notre droite sont en fait deux bunkers allemands à moitié submergés. La mer en a tellement modifié l’apparence, qu’on ne se doutait même pas que c’était des constructions militaires. C’est ce qui attend peut être cette maison sur la dune.

On quitte finalement en avant midi et roule vers notre destination dans l’estuaire. Tout se passe rondement et on aperçoit différents autres bunkers, une batterie anti-aérienne et une cantine tous en béton et dans un état surprenant.

Sur la pointe devant la Gironde, et après un arrêt dans un petit musée (un jolie petit phare), on prend le traversier qui nous amène à Royan. La traversé se fait sans heurt mais on réalise, qu’encore une fois, on ne se souvient pas vraiment de cette ville que nous avons brièvement visité il y a 20 ans. On en fera pas on drame parce qu’on ne collera pas ici aujourd’hui. On prend le train, si on le peut, vers Poitiers…. Ce sera finalement que dans quelques heures.

Pour tout dire, on a eu un « deal » incroyable pour le train; 30€ avec nos vélos. Nos amis du camping d’Orléans, nous on dit de toujours s’informer à l’accueil pour obtenir les meilleures offres. Dans ce cas, avoir utilisé le guichet automatique nous aurait coûté 94€… On va la prendre l’économie, parce que les dépenses en voyage, c’est pas ce qui manque!

Un petit voyage en train sans histoire et une arrivée à Poitiers sous la pluie battante… On avait presqu’oublié que ça existait! C’est con, mais on commence tout de suite à douter de notre décision de bouger d’un endroit ensoleillé vers cet endroit…on verra bien!

La gymnastique habituelle dans la gare nous amène sur la rue où la pluie cesse. La ville de Poitiers est perchée sur un plateau rocheux qu’on s’empresse de monter. Ça faisait des semaines qu’on avait pas gravi de côtes dignes de ce nom. On voit qu’on est encore capable.

On est affamé, et sur la place principale, d’une ville comme paralysé par la pluie (c’est désert), il y a un DQ. On engouffre un hamburger pendant qu’on cherche, branché sur leur WIFI, des options pour le dodo. On vous évite les détails, mais on fini par trouver un petit hôtel à deux minutes à pied et qui donne directement sur la place de l’hôtel de ville.

Nous avons deux chambres dans un vieil immeuble bien propre, mais l’âge du bâtiment ne ment pas. Les murs ont été si souvent peinturés que les pièces ont « rapetissé » au fils des ans. Le poids de la peinture fait sans doute s’enfoncer l’immeuble lentement dans le sol. Et que dire de la décoration; c’est une évidence, elle a été conçu par une grand-mère aveugle de naissance et les travaux on été fait par son mari manchot. C’est simplement sublime.

Deux mots sur la ville avant de procéder à l’extinction des feux; Poitiers est superbe. On a hâte de faire le tour demain.

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Jour 87- Harry Potter defiguré

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Il n’y aura pas de surf ce matin. Nous mettre en chemin aura été trop long et nous devons quitter pour arriver à une heure raisonnable à Soulac-sur-Mer. En chemin, à Montalivet-les-Bains on s’arrête pour manger la croûte dans un village côtier principalement touristique. Ce qui nous fait bien rire ici, c’est le carrousel au centre du village. Ces installations ont été développé par un propriétaire qui veut plaire à tout le monde (et par la même occasion fait fuir tous ces clients potentiels). D’abord, le carrousel s’appelle DisneyLand… Monsieur « s’enfargera » quand même pas dans les détails de propriété intellectuelle… Il y a bien sur toutes ces peintures mal réalisées des films de Disney, mais ce qui retient l’attention, ce sont tout ces personnages en fibre de verre sur lequel vous pouvez monter. Il y en a pour tout le monde et la plupart sont simplement grandiose de laideur (ça ce dit tu?)

Nos préférés…

#1 – Harry Potter dont le derrière s’est transformé en carriole. Son visage est simplement affreux… les seules choses qui font qu’on le reconnaît sont les initiale H.P, ses lunettes et un hibou. Pour le reste, il ressemble vraiment beaucoup plus au père dans le film Maman j’ai gonflé le bébé (un comique canadien dont on ne se souvient plus du nom). On essaie de s’imaginer les explications du créateur pour expliquer un tel gâchis.

#2 – Maya l’Abeille – Belle comme ça, tu la préfèrerais écrasé dans un « windshield » de « char ». Détail important à mentionner à l’artisan qui l’a créé; se serait préférable d’avoir une idée de quoi elle à l’air avant de la mettre en forme. Simplement peindre une boule en jaunes et puis d’y mettre des yeux ne constitue pas une réplique de la petite abeille

#3 – Bambi a l’air d’un loup. On vous jure que pour être aussi difforme, il faut vraiment faire un effort.

Puis pour étayer la thèse selon laquelle le proprio veut plaire à tout le monde au risque de faire n’importe quoi, voici quelques autres personnages.

– Mario Bros
– Goldorak
– Obélix et Astérix
– Pichachu
– et plein d’autres véhicules et animaux…

Retour sur la route après un lunch interrompu par une bande de jeunes enfants trop « cute » qui viennent nous voler des fraises et des tomates cerises.. On adore!

Après 45 kilomètres, on fini à Soulac-sur-Mer, notre dernière arrêt sur l’Atlantique. Demain, on se rend à Royan où nous avons l’intention de prendre le train pour Poitier. Nous nous arrêtons encore dans un camping complètement hors de prix, mais cette fois-ci, l’espace aquatique ne justifie nullement le 95$ requis pour notre terrain (Qu’on pourrait au mieux comparer à une litière pour les chats). Tout ses frais faramineux nous mine un peu le moral. Ça fera du bien de changer de coin demain.

Il est 16:30 et nous devions aller faire du surf, mais le surf Shop ferme dans 30 minutes; il faudra donc se reprendre demain.

En soirée, on décide d’aller manger au restaurant près de la plage parce que le camping nous offre un délicieux choix de pizzas congelés pour 12€ chacune. On a passé 5 ans à courir les spéciaux à Québec, on sait ce que ça vaut une pizza Docteur Okter (3 pour 10$) – En passant, pourquoi un docteur fait de la pizza?

Tant qu’à payer, on va en manger de la fraîche.

Le soleil se couche et on décide de suivre son rythme question de se reposer pour une grosse journée de voyage demain.

Jour 86 – Body surf Baby!

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On nous refait le coup de nous faire changer de site. Tout ça, pour rester une deuxième nuit!

Aucune importance si notre site n’est pas spécifiquement réservé par quelqu’un d’autre. Sur la p´tite feuille, le p´tit monsieur a écrit à l’encre et sa s’efface pas! Patrick est en beau calvaire, parce qu’il sait très bien qu’ils auraient pu nous accommoder si ils avaient voulu. Eh bien, non! On bouge tout notre stock de 50 mètres sur un autre site (ce soir, notre site sera occupé par une roulotte mais 4 autres sites autour seront laissés complètement)

« Mighty Atlantic ». C’est simplement trop beau! À notre droite, il y a bien 100 surfeurs en périphérie de la plage réglementée. C’est décidément un sport très populaire ici. Avec une si belle journée, on se trouve chanceux, puisque depuis notre départ de la dune, on a que du beau temps!

On pensait à faire du surf initialement mais les enfants optent pour le body surf. C’est un peu comme les planches « cheap » ce qu’on avait acheté en Italie, mais en légèrement plus gros et de bien meilleur qualité. On loue donc l’équipement et des « wet suit ». On passera quatres heures à jouer dans les vagues et sur la plage; une excellente après-midi en famille.

En soirée, on est en feu, et on décide de se payer une bonne bouffe et de faire la fête. On s’assoit et on bouffe comme des dieux; dans notre top 3 du voyage. On rigole vraiment beaucoup.

Devant nous, une petite famille allemande accompagnée de leur enfant d’environ 12-13 ans. C’est un mastodonte et il ressemble à Arnold Swartzenagger. Mais avec quoi il est nourrit? C’est juste fou, On part donc sur une dérape complète et sort toute les phrases des films de l’acteur. (Notre accent autrichien est simplement parfait). La phrase qui collera à jamais dans nos esprits, et qui vient de nul part:

One day, I’ll be gouvernor!

La Jeunes files, à nos cotés nous trouve ben drôle, mais on fini par se taire de crainte que Le Gigantor de 12 ans viennent assommer Patrick.

Mais le clou de la soirée, c’est la grande dramaturge derrière nous; une dame rondelette qui a les attributs de la Castafiore pour son jeu lyrique mais pas pour son enthousiasme et son amabilité. (Elle ne donnerait pas de ti-bec au capitaine Haddock) L’histoire commençe par un verre d’eau accroché qui se vide sur la nappe, un peu sur les jambes d’Annick et finalement légèrement par terre à ses pieds. C’est juste un verre d’eau donc pas de panique. Annik se lève, brasse un peu sa jupe, et pousse le reste de l’eau au sol à côte de la table. Derrière nous, la diva est atteinte mortellement par la Niagara. (On vous assure, elle n’a reçu que quelques gouttes). Ces pieds sont arrachés sous la force d’un jet si puissant et elles est à l’agonie.

Elle tape sur l’épaule d’Annik

Vous avez bientôt fini, j’ai les pieds tout trempés!

La scène est si ridicule que sa famille, qui l’accompagne, part à rire et son fils en rajoute;

Amenez les éponges!

Apportez la serpillière!

Non seulement ses gougounes sont humides, mais maintenant, elle vit l’humiliation. Se faire foutre de sa gueule devant des étrangers pour une histoire sans queue ni tête, c’est vraiment le top. Satisfait de la mise en scène fabuleuse de Robert Lepage, on donne 10/10 à la p´tite grosse dans le rôle de la « pas fine » et des acclamations pour son fils qui a sut si bien finir la pièce…Bravo!

La nuit tombée, les filles retournent au camping pendant que Mika et Patrick se dirigent sur la plage pour voir les étoiles. À notre grande surprise, la marée est basse et la plage s’étire sur plusieurs centaines de mètres de plus que durant la journée. On y marche dans le noir complet en profitant d’une autre belle soirée sans lune, sans nuage pour un spectacle superbement étoilé. Au bout de la plage et au loin, des véhicules tout-terrain foncent vers nous très rapidement. Il fait si noir qu’on prend peur. Et si ils nous voyait trop tard? On part donc à courrir et quitte cette belle plage à bout de souffle et le sourire aux lèvres.

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Jour 85- Ménage à trois et saucette

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Journée sans grands événements marquants. On roule un 25 kilomètre en forêt entre Carcans-Plage et Hourtin-Plage. La route est facile mais une section d’environ 5 kilomètres est particulièrement intéressante. On parle ici d’une piste à simple voie en béton, qui est abimé par endroit, et qui montre de l’âge. Certaines partie de ce tronçon on clairement été refait ou réparé. Ce qu’on a appris sur cette drôle de piste, c’est qu’elle a été construit par la Wermarcht, ou pour être plus exact, par le travail forcé de gens de l’Europe de l’est amené sur place pour faire la sale besogne.. Mais pourquoi une piste si étroite? On ne pouvait pas y faire rouler de voiture ou de chars, ou même de canons, alors pourquoi? Eh bien, la région était dénudée d’accès ou de villages mais la côte devait être surveillé, malgré tout, d’attaques surprises alliés, La solution; construire une piste en béton pour les motard allemands. Ça explique clairement pourquoi elle est si étroite et perdue au milieu de la forêt.

Hier, on avait croisé une section comme celle-ci sans trop savoir le pourquoi d’une construction aussi bizarre. Maintenant qu’on comprend. Rouler la dessus, prend complètement une autre dimension. Fascinant!

Hourtin Plage ressemble un peu à la ville qu’on a quitter ce matin. En fait, c’est plutôt un village qui se veut un centre de service pour les surfeur. Personne, ou presque n’habite ici à l’année. Pour trouver de vraies habitations, il faut quitter la côte et rouler 10 kilomètres vers la ville d’une même nom.

Parce qu’on est partie tôt et que nous avons roulé à plus de 25 km/h de moyenne (bravo les enfants!), nous arrivons à Hourtin plage autour de 14h . L’intention est d’aller faire du surf mais le camping nous attend avec une surprise; Il y a des jeux d’eau, des glissades et tout le tralala, ce qui fait que les enfants n’ont aucune intention de visiter les flots bleus de l’Océan Atlantique. (Comme le camping coûte 100$, vaut mieux en profiter). En tout cas, ça nous va parce qu’on « feel » mou.

Les parents étendent des matelas et s’y couche pour faire un somme d’après-midi. On se regarde et réalise que malgré nos trois mois de voyage on n’a jamais encore fait de petit dodo en plein milieu de journée. Il faut croire qu’il était temps. Les enfants, eux, jouent ensembles dans ce qui ressemble à une copie du village des Sports en plus petit.

Ici, le camping est gigantesque (870 emplacements). C’est l’évidence, c’est si vaste qu’il a continuellement un enfants en pleurs cherchant ses parents.

Dès notre arrivé, tel Rambo, Annik à repéré une table. Elle est en rut. Elle n’a qu’une idée, la prendre comme un animal! Comme elle est sous la protection de ses contraceptifs oraux, aucun danger. Elle la veut cette table; ce sera un « One Night ». Parce que l’animal est gros et lourd, elle demande l’aide de Patrick qui n’est pas trop chaud à l’idée d’un ménage à trois. Elle le convint à l’aider en lui rappelant, que si il consent, ils pourront s’avourer ces délicieux plats aphrodisiaques aquis à l’épicerie (du Chili et du blé d’Inde en Canne). Patrick ne peut résister. Au même moment, les enfants arrivent… pas question de dévoilé toute cette luxure à de si jeunes enfants; nous devront leur présenter la table comme une ami de la famille rencontrée dans une soirée bingo et qui soupera avec nous ce soir. S’en est fait pour nos plans décadents avec cette jolie table!

Si vous ne comprenez absolument rien de ce qu’on raconte ici, voir les nombreux posts précédents portant sur notre obsession des tables

On soupe et joue au Yum, pendant qu’au bar un drame à lieu ; un spectacle nommé Extraordinaires Talents. D’abord on attire les gens avec un titre racoleur et on rempli le bar. Ensuite, on invite d’autres spectateurs à encercler l’endroit pour créer une barrière infranchissable pour ceux assis au centre. Et là, on part le show! On devient tous sourd momentanément le temps de réaliser que c’est pas un show professionnel. (Même pas proche – La surdité momentanée est un mécanisme de défense visant à éviter la folie). Dès les premières minutes, on constate quelques décès et un augmentation fulgurante des ventes d’alcool. Certaines personnes, n’ayant même jamais bu de leur vie, deviennent alcooliques dans les premières minutes. Nous, qui avons la chance de nous tenir en périphérie de la zone, décidons de fuir sans autres dégâts qu’un choc post-traumatic puissant, une prescription pour une psychothérapie ainsi que des cachets verts qui font tout oublier. Tant qu’à faire, inviter donc les Fraggles Rock, ce serait meilleur!

Sur ce point, nous quittons pour aller dormir, et réfléchir à nos prochains déplacements.

Jour 84 – Du paintball pour les flos!

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On bat tout les records de départ en quittant pour Carcan-Plage vers 16 heure. Ce qui nous retiens aussi longtemps, c’est le désir des enfants de voir à ce qu’on profite pleinement des installation aquatiques (on a payé 75€. Si on peut, on repart tous dans nos costumes de bain mouillés question de leur voler un peu d’eau).

Au grand désarrois des enfants, ils ouvrent les activités amusantes qu’après 12h, moment où ont doit quitter notre site. C’est de tout évidence une stratégie commerciale pour nous faire rester une journée de plus – on marche pas la dedans, ils peuvent « ben » s’assoir sur quelque chose de piquant et tourner) Pour nous convaincre, Mika menace de s’immoler avec le gaz du réchaud pendant qu’Océanne nous jure de nous tatouer, dans le visage et pendant notre sommeil, les paroles de Blue Jeans sur la plage du Paul Sarassin) On est affolé devant autant de menaces, mais on ne flanche pas – Nous quittons aujourd’hui!

Comme le veut la tradition, on sort du camping (on parle de 200m de vélo) avant d’entendre le premier;

J’ai faim!

Bon, il est midi, et il y a une épicerie à la sortie. On peut bien se débarrasser avant de se mettre en route. Et quand on parle de se debarasser, on sait comment faire ça en grand. Ce midi, on se gâte. Ce qu’on mange nous fait saliver juste à y penser; des hot-dogs « frette »… Yeaahhh!

Première étape; couper un « ti-boutte »de baguette. Avec le bout de la saucisse pas cuite à peine sorti du jus de son emballage, frappez la mie du pain violemment. On le sait, une saucisse c’est un peu mou, il faut donc y mettre du cœur. Ici, la technique est importante puisque si vous retenez la saucisse trop loin du point d’impact, elle se pliera telle une vulgaire « tite-molle » et se cassera. Il faut la tenir fermément à la base et frapper avec vigueur. Avec assez de chance, la mie sera transpercée et vous aurez maintenant un hot dog qui n’attend que ses condiments. Comme condiments on a de la moutarde, de la confiture de fraise, du miel et de l’huile d’olive. On se contentera de moutarde. Quelle délice!

À quelques pas, des bruits attirent l’attention de Mika. Derrière lui, une grande affiche de paintball avec la notice à partir de 8 ans…. On s’en sauvera pas cette fois! Les propriétaires du site offrent une version « light » qui utilise de plus petits fusils et de plus petites balles. Pour cette raison, les enfants sont acceptés. (C’est le temps de sortir notre cash!) Les filles sont rassurés parce qu’il était hors de question qu’elles pensent à commencer à envisager de réfléchir d’essayer le Paintball sans l’option « light ».

On se décide à participer à la session de 14h, ce qui fera qu’on regardera l’autre groupe se canarder avant d’avoir passer au « cash » nous même. C’est pas pas l’idée du siècle parce que les gars sortent avec des bleus, la version « light » c’est juste de la poudre aux yeux. Océanne trippe pas. Elle a la ferme intention, selon ses dires, d’entrer et de sortir à la première occasion! On passe à l’étapes explications et Océanne décide d’une stratégie différente. Elle s’habillera en bonhomme Michelin pour limiter l’effet des balles; une camisole, un T-shirt, une veste de coton ouaté, une chienne de camouflage et finalement un plastron anti-balle….ah oui, petit détail important…il fait 29 degrés.

Le staff la regarde avec pitié, lui rappelle de s’hydrater et qu’elle peut toujours enlever des parties de ses pelure d’oignon au besoin. (En douce, on lui acheté des pré-arrangements funéraires ) Le paintball « light » c’est pas trop douloureux, mais si vous recevez une balle à moins de 5 mètres, elle va pincer, pas mal même! Le jeu est vraiment amusant, puisque nous sommes tous des familles et n’avons aucune intention de recréer les plus grands moments de la bataille de Stalingrad. En bref, personne ne se prend pour Harnold. On joue une bonne heure et demi avec nos 200 billes. Au moment où tout s’achève, tout le monde à sa petite blessure pour pouvoir se venter des ses faits d’arme.

– Patrick a un bleu dans le flan résultat d’un tir dans le jeu ou il était Président des États-Unis. Il devait être protegé d’une bande de terroriste par ces garde du corps invisibles. (Pire gang « ever », je me sentait comme Reagan en 1982, mais dans mon cas, je savais que j’allais ne faire tirer)
– Annik a un bleu sur l’épaule qui lui rappelle sont vaccin de la rubéole et aussi l’épisode de Passe-Partout où ti-brin arrête pas de chialer à Canelle qu’il a mal au bras
– Mika s’est fait « snapper » l’arrière de la tête et a une grosse bosse.
– Océanne a survécu à deux tirs résultants en de gros bleus, sur le poignet et la hanche, lors de la bataille final.

La fille s’occupant du site est super sympathique et nous offre de bons conseils pour la suite de nos activités sur la côte. C’est d’ailleurs au restaurant le Galipot, un endroit qu’elle a suggéré, que nous souperons ce soir à Carcan-plage. Une excellente bouffe dans un joli petit village de surfeur qui n’était finalement qu’à un peu plus de 40 kilomètres.

Le camping est beaucoup plus abordable qu’hier ce qui nous rend bien heureux. On rigole parce que le site qu’on nous assigne est très grand mais ne possède absolument rien qui ressemble à une surface plate ou une pente de moins de 10 degrés. On se place le mieux qu’on peut, on va dormir peu importe!

Note; le voisin à une serviette avec une femme nu dessus; on essaye d’imaginer les circonstance qui l’on amener à croire que cet achat était une bonne idée…on cherche toujours…

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Jour 83 – 75€ pour un carré de sable.

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On quitte notre petite famille d’allemands avec une invitation pour les visiter à Cologne. On ne connaît pas trop nos intentions sur nos prochaines destination. On sait qu’on ira à Royan dans quelques jours et ensuite Poitier. Pour le reste, irons nous vraiment en Allemagne; ça reste à voir.

Départ lent et douloureux ce matin. On est tous un peu « racké » d’avoir utilisé des muscles autres que ceux de nos jambes (surf). On quitte donc vers midi avant de s’arrêter à l’épicerie où on décidera de manger sur place les même maudites affaires qu’on mange tout le temps le midi. (On ne se plaint pas, c’est super bon du fromage et du pain)

Départ sur la piste cyclable longeant la mer, endroit très joli en forêt où on rencontre pas mal de monde. L’endroit ressemble un peu à ce qu’on a fait dans la forêt en direction de Pyla mais le terrain est plus exigeant physiquement. Un peu plus de 40 kilomètre et nous voilà à Lacanau-Océan. C’est un endroit hyper touristique, (on n’aime pas beaucoup) des commerces partout, un petit Old orchard (avec quand même plus de charme). La plage et bondé même à cet heure un peu tardive. Nous savons déjà que nous repartirons demain pour un endroit où ne pas entendre la conversation de votre voisin de plage directement dans votre canal auditif est possible.

Le camping; notre sujet préféré. D’abord il est immense, tellement qu’il on un marché extérieur avec deux douzaines de commerçants qui vendent toute sorte de chose. La grosse attraction ici, c’est les jeux d’eau. Il faut leur donner ça, pour un camping les installations sont tout de bonnes tailles. D’abord, une petite piscine à vague couverte avec des petits chemins d’eau agrémenté d’un léger courant. À l’intérieur, on y ajoute quelques petites glissades et voilà le tableau. À l’extérieur, une grande piscine, et autres glissades. Le préféré des enfants est une espèce de petit rivière en béton avec du courant, ils adorent! Malheureusement, ils ne peuvent que descendre deux fois parce que le site ferme jusqu’à demain.

Maintenant parlons de notre site; un terrain en sable et rien d’autre. Pour une nuit; ça dépasse toute logique: 75€!!!! À l’entré, Annik est tellement sous choc qu’elle leur lance au visage;

C’est trop cher, on restera qu’une nuit.

Si vous pensez que ça comprend des services aussi exotiques que du papier toilette, une table sur le site et des poubelles à l’intérieur du camping, vous serez déçu… 75€… qu’est-ce qui va falloir pour se « torcher » avec autre choses que des feuilles. (D’ailleurs, Patrick à oublié le papier avant d’y aller aujourd’hui – il doit faire la job avec son journal du jour…) On comprend qu’une partie du prix vient des installations aquatiques, mais là on parle de 115$ pour une nuit. On couche par terre quand même!

La bonne nouvelles c’est que les enfants adorent et s’amusent. Juste pour ça, on est heureux de leur offrir. Pour souper, et pour nous rappeler notre jeunesse, on acquiert deux délicieuses cannes de ravioli. Les enfant n’arrivait pas à se décider entre deux marques, ils ont donc prit la plus « cheap » et la plus cher. On est fou de même, et on va les mélanger pour les bouffer…

Comment dire? Si vous sacrer une poignée de sable dans du caviar, même si vous adorer ça habituellement, vous n’aimerez pas celui là! Déjà que la canne de ravioli « haut de gamme » est pas « vargeuse », ajoutez-y la canne « cheap » et vous ruinez ce qui reste encore de bon dans ce monde. On mange donc deux sacs de chips pour compenser; un souper mémorable quoi!

Les parents sont épuisés, on se couche donc tôt sous le son d’un million de personnes sur les sites environnants. On sait pas quand les enfants se sont couché, mais au réveil ils étaient tout les deux dans leur tente!

Ciao!

Jour 82 – Surf sur l’Atlantique

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Tout près de notre camping, le Truc Vert, on trouve l’Océan Atlantique. Difficile de la manquer vous nous direz. Eh bien, c’est en fait possible parce qu’elle est très bien dissimulé derrière cette typique forêt de pin typique et une longue dune avant la plage. Seul le bruit des vagues, tôt le matin, pourrait la dévoiler.

On est pas ici pour se pogner le derrière, mais pour essayer le surf; Patrick part en mission ce matin. Après le déjeuner, il se dirige vers la plage espérant trouver une école de surf qui pourra faire de nous des pros…(on peut toujours rêver).

Derrière la dune et pour la première fois, Patrick aperçoit l’Atlantique dans toute sa beauté. Le drapeau jaune est levé ce matin, donc les vagues sont d’une belle taille! Est-ce une bonne nouvelles ou le signal de notre mort imminente? On verra. Deux écoles de surf on pignon sur la plage. L’une d’entre elles sera choisi selon un système complexe de sélection analysant une série de donnée et de manière scientifique. Le petit local de gauche, peint tout en noir est vraiment cool; école de surf choisi! On a rendez-vous à 11:15.

Retour au camping et annonce à la famille qu’il rencontreront bientôt le doux baisé d’une planche dans le front. L’enthousiasme est palpable. Annik a toujours rêvé d’avoir les belle gencives d’une octogénaire et Océanne trépigne à l’idée d’être devoré par un requin. Ça va être cool!

Vers 10:50 on descend à la réception. Comme on peut faire du surf, l’idée est de garder notre site pour une autre nuit. Assez vite, on comprend qu’on a un problème qui faudra régler rapidement. On doit absolument bouger de notre site d’ici 10 minutes et on doit être sur la plage dans les prochaines minutes. Annik a beau négocier à grand coups de lance-flamme et de sorts de Pokémons, rien y fait, ils sont juste trop fort.

Le résultat; ils nous oblige à déplacer tout notre stock sur un autre site. Par ailleurs, ils ne savent toujours pas où le nouveau site sera situé, donc selon leur logique sans faille, nous devrions ramasser toutes nos choses dans les 5 prochaines minutes, tourner en rond avec nos vélo jusqu’à leur signal, et aller se réinstaller Dieu c’est où et quand!

Il y a rien a faire, c’est décidé, il vont nous faire suer. Ce serait logique qu’on nous accorde le site sur lequel nous somme déjà (et qui n’a absolument rien de spécial), et ensuite donner un autre site à la famille qui est même pas arrivé… Mais ça, ce serait nous donner raison!

On a simplement pas le temps de niaiser si on veut pas perdre notre « cash » à l’école de surf. Finalement, Annik suggère qu’on déplace notre stock en vitesse, et pour quelques heures, sur le coin du terrain des voisines allemandes à qui nous avons brièvement parlé hier. Patrick et les enfants roulent en fou dans le camping, se « garochent » en bas de leurs vélos et commencent à bouger frénétiquement leur stock à quelque pieds (quel connerie!). Patrick parle à la jeune allemande, qui est seul à ce moment là. Il essaie de lui expliquer, dans son allemand qui contient un incroyable vocabulaire de deux mot, qu’ils n’ont pas le choix d’accepter notre matériel sur leur terrain et qu’on sera de retour dans 3 heures. (L’explication est également fait en anglais et en français, ce qui semble donner plus de résultats)

Maintenant, on descend comme des dingues sur les petites routes du camping, roule sur le petit chemin menant à la dune, attache les vélos autour d’un arbre et cour finalement sur le long plancher de bois menant à la plage. On arrive finalement quelque minutes avant 11:30….ouf!

Dans tous malheur se trouve du bon. Parce qu’on est à la presse, les enfants n’ont pas trop le temps de s’imaginer périssant dans les vagues (Quand même impressionnante en ce moment) On enfile nos wet-suit et se prépare pour le grand moment. (On adore l’effet moulant sur nos corps d’athlète – t’a beau avoir de superbes « body » comme les nôtres, t’a toujours l’air d’être emballé dans une toile de piscine…)

C’est l’heure, on nous donne des planches gigantesque arguant qu’on risque d’être très très mauvais et que ce sera plus facile de flotter sur un objet de la taille du Paraguay. Quand t’a jamais transporté ça sur la plage, t’a toujours l’air un peu épais à tenter de marcher relaxe comme un surfeur. En réalité, t’a plus l’air d’un ivrogne sur une fin de brosse se battant avec ses « loafer » plein de sable – enfin on a l’air twit!

Le cour est assez sommaire; comment glisser, nager et se lever. Y a pas de miracle, il va falloir aller dans l’eau si on veut faire quelque chose; c’est de la pratique!

La session dure une heure trente et Mika sort gagnant, dans sa progression, avec trois belles « rides » debout. Bravo! Tout le reste du groupe s’en tire assez bien mais avec moins de succès visible. Se lever demande une bonne force du haut du corps, et nous, on a seulement des super mollets! De tout façon, les résultats sont pas super important. C’est vraiment super amusant même si on arrive seulement à se faire glisser sur le ventre. Bon, les vagues sont un peu chaotique, et on fini tous par prendre la tasse, mais on s’améliore rapidement. Si ce n’était pas de la fatigue, on finirait tous par se lever. On se promet d’en refaire sur la route Royan.

Retour au camping, et on sait finalement où on doit déplacer nos tentes; deux site plus haut. (Aller comprendre!) Elen, notre voisine, parle bien anglais et se montre très compréhensive du bordel qu’on lui a laissé. Elle est accompagné de sa fille de 14 ans (Eva) et de son ami Pina du même âge. On se tape un dîner par terre sur notre double toit pendant que les jeunes filles voisines se montrent curieuses de nos façons de faire. Elles nous observent avec intérêt. Les jeunes filles se décident finalement à venir voir Océanne, et elles l’invitent à aller sur la plage avec eux. Elle est d’accord et on convient de la laisser partir (nous la rejoindrons plus tard)

On passera finalement l’après-midi avec eux à prendre un verre sur la plage (yes! on a de la glace). Elen est super sympathique et on apprend plein de choses sur l’Allemagne et sur la région de la côte atlantique qu’elle connaît très bien. (Elle non plus ne s’explique pas pourquoi toute l’Allemagne est ici).

En soirée, on soupe ensemble au restaurant et on peut désormais parler un peu allemand. il y a quelques condition par contre. Ce qu’on peut expliquer doit absolument impliquer un chien, un chat et une plage. Dans l’histoire, les animaux doivent exclusivement se dire bonjour et merci – en connaissez vous autant?

Bonne nuit!

Jour 81 – Bye bye Dune de Pyla

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Lorsqu’on visite un endroit, qu’on a aimé et qu’on le quitte avec regrets on a souvent ce petit pincement au cœur. On regarde une dernière fois en essayant de ressentir au maximum ce qui nous plait ici, vivre l’émotion une dernière fois et tenter de l’enfouir en soi pour toujours.

Si nous sommes revenu à la Dune du Pyla après près de 20 ans, c’est qu’on a jeté ce dernier petit coup d’œil avec la même émotion que nous avons aujourd’hui. À l’époque, nous étions d’accord pour dire que c’était un de nos endroit préfèré sur terre, et on croit encore la même chose au moment de quitter ce matin. L’inévitable au départ est de croire que ce sera notre dernière visite d’une vie qui passe si vite. Après deux détours dans cet endroit fabuleux, comment croire qu’on y reviendra encore; ça semble encore plus à des adieux.

Salut la Dune!

Comme un coup de téléphone d’adolescent, au moment de sortir du camping, la pluie commence abruptement. On pourra dire, une autre fois, au revoir. On s’arrête et on attend longuement la fin de l’orage. C’est la fin à nouveau, on s’en va maintenant . Les choses le veulent autrement. On a pas fait dix pieds qu’un des freins de Mika se bloque pour une réparation inévitable. Ses câbles de freins originaux sont si « cheap » qu’on sera bon pour des troisièmes adieux. Notre réparateur en chef devra changer câbles et gaines sur les freins arrières du vélo de Mika.

Les filles et Mika se bourrent la face au restaurant pendant que papa est à genou en train d’essayer de réparer.

J’aurais dû prendre un cour de mécanique avant de partir!

Finalement les adieux finaux! On part sous un temps très incertain entre des orages très brèves, un soleil très chaud, et ainsi de suite. C’est chiant parce que ça nous oblige à continuellement s’arrêter pour adopter notre habillement en conséquence. (Y’a pire, on en convient, on suppose que se taper l’intégrale des épisodes de Symphorien est beaucoup plus douloureux)

Notre objectif est de se rendre jusqu’à Archachon pour ensuite traverser le bassin du même nom, en bateau jusqu’à l’autre côté. L’idée, c’est de faire le reste de la côte atlantique jusqu’à Royan, dans l’espoir de faire du surf! Patrick, veut essayer, est tout le monde est obligé de le suivre!

La route de pierre de Cap Ferret jusqu’à Royan est d’environ 125 km. On croit avoir à rouler environ 3-4 jours parce qu’on va prendre ça cool! À Cap Ferret, c’est un autre monde; la petite Allemagne. Il y a des allemands partout, et l’autre surprise, c’est qu’il y a des vélos sur chaque trottoir et chaque rue. On est passé d’un monde à l’autre, comme si en prenant le bateau, on était passé dans le warp zone du niveau 2-1 de Mario. Tout est différent, la ville, le vibe; très très agréable. À part la pluie qui part et qui s’arrête tout est parfait.

Le bateau prit, la bassin traversé, la dune nous fait encore un dernier clin d’œil. De l’autre côté, on l’aperçoit en un seul morceau embrassant la mer; une perpective toute neuve pour une vielle amie. On fini par la voir disparaître sur la piste cyclable menant au camping « Le Truc Vert » (on aime le nom – on espère juste qu’il n’a pas été inventé par un propriétaire sur le point de perdre sa bizoune suite à une infection)

Il y a près de 350 sites ici, et on passe proche de ne pas avoir de place. L’endroit est plein des même allemands que nous avons vu en ville. Ce qui est surprenant c’est que bien des gens dorment dans des tentes ici. C’est une surprise parce que jusqu’à maintenant le luxe des caravanes et des petits bungalows sont plus la norme que nos pauvres petites tentes.

Les voyant en grand nombre, on prend conscience que le design de tentes à évolué au point d’être comparable à des bunker anti-nucléaire ou à des tentes de spectacle du Cirque du Soleil. Juste à côté de nous, la plus grande tente jamais vu de notre vie. On se demande de quoi elle a l’air une fois plié. En voici la description; à l’avant, vous trouverez une section qu’y pourrait être qualifié de salle à manger où on trouve une table et 6 chaises. (Il faut aussi transporter ça) À la droite de la tente, vous trouverez, avec surprise, un couloir (oui comme dans un appartement) qui donne à gauche sur trois pièces différentes; deux chambres à l’arrière, et à l’avant près de la salle à manger, une cuisine qu’on peut adjoindre à la salle à manger. Le tout est évidement assez haut pour y faire de la trampoline…à quand le garage attenant? C’est obscène, la plupart des étudiants vivent dans plus petit que ça.

On soupe et on passe la soirée au bar où on discute avec des allemands (il a personne qui parle français de toute façon). À l’intérieur de nous même, on se prépare, nous l’espérons, pour du surf demain!

Jour 80 – Une dernière sur la dune

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Après quelques jours, l’endroit devient un peu plus routinier. C’est dommage, parce qu’on a un des plus beaux paysages possibles. À la sortie de la tente, la majestueuse dune de Pyla tombant du ciel. Le matin, le spectacle est magique!

On commence à être à notre aise parce qu’on prend notre temps et déjeune lentement. Patrick lit le journal sur le vol de Malaysia Airline au dessus de l’Ukraine (ça commence à être heavy!) Patrick est plus « poqué » qu’à l’habitude après cette nuit sur un matelas qui ne reste pas gonflé. Sa logique qui voulait que le sable c’est mou ne tient pas la route. Avez vous déjà placé du sable dans un sac? Une fois compressé, c’est dure comme du ciment. C’est exactement où il a dormi cette nuit. D’accord, il fut une époque où dormir sur de la céramique de chambre de bain couvert d’un tapis de bain lui aurait semblé suffisant, mais il aura 40 ans cette année et ça commence à paraître.

Patrick

Pire nuit de ma vie! (À part la nuit où je me suis endormi à côté d’une belle suédoise….histoire vraie)

On décide de rester encore une autre nuit, détail que nous règlerons à notre sorti du camping un peu plus tard.

C’est samedi et c’est tout de même assez nuageux. Nous ne sommes pas vraiment aller sur le bord de l’Atlantique pour profiter d’un après-midi de plage. C’est ce que nous ferons aujourd’hui. Vélo pour quelques kilomètres et arrivé sur un site qu’on appelle le petit Nice. C’est une belle publicité mais c’est difficile de voir le rapport. La seule raison possiblement envisageable est qu’en août la plage est bondé?

Selon nous, c’est beaucoup plus beau qu’une plage comme Nice; le sable est doux, la mer est d’un beau bleu, derrière nous, le site est bordé par une pinède verdoyante. Bon l’eau est un peu froide, mais on peut pas tout avoir…

En arrivant sur la plage, Patrick aperçoit deux bunkers allemands au loin. On doit y aller absolument tout de suite… Dans les années 90, nous étions venu ici à trois, Annik, Patrick et Jean-Sébastien Langlois. En route, on se demande si se sont les bunkers que nous avions vu à l’époque. Difficile à dire, parce que durant ces presque 20 années, le paysage à changé autour d’eux, ils semblent avoir glissé vers la mer, (à moins que la dune et la plage ne bougent simplement autour d’eux). Ils sont désormais couvert de graffiti et vingt ans sans entretien à certainement son effet.

Sur les lieux, le bunker le plus près de la plage est immergé à moitié et il est impossible de penser à y entrer, l’intérieur est empli de sable. L’autre positionné un peu plus loin, et qui est en meilleur état, est aussi empli de sable, mais celui-ci que partiellement. Il y a une ouverture à environ 5-6 pieds du sol et qui donne sur une escalier menant à ce qui devait être une tourelle (canon?) Parce que c’est passablement surélevé, le sable n’a pas encore tout envahi. L’accès est encore possible et on peut même sortir sur le haut du bunker par l’ouverture laissé par la tourelle. Papa et les enfants y montent pendant qu’Annik prend des photos. C’est toujours agréable de voir les vestiges d’une guerre qui a tellement marqué et donc nous connaissons beaucoup de détails. (Comparativement à des événement plus éloignés)

On se cherche finalement un « spot » pour s’assoir près de la plage surveillée. Chose faite, et on se met le pied à l’eau pour convenir immédiatement que ce ne sera pas une journée de baignade (elle est frette!). Honnêtement, on s’attendait à pire mais c’est loin d’être le « rêve » de la piscine chauffée chez Pierre Brousseau. (Note pour la prospérité; le vieux béton autour de la piscine des Brousseau est maintenant remplacé par un super pavé sur lequel on ne peut plus désormais s’arracher les ongles – Bravo!)

Finalement, on prend ça cool et on joue une bonne partie de l’après-midi au tennis de plage (avec deux petite planche de « plywood »et une baballe pas trop dure). Notre record d’échange sera finalement de 57; un moment grandiose où Patrick et Mika se garochent comme des attardés pour sauver la balle du sol. Océanne, entre deux parties de « baballe-plywood », nous prépare des sondages pour le diner; on y reviens (François Gagnon; peut être suivra t’elle tes traces??.. À moins que Stephen ferme Stat. Can avant!)

On dine dans un petit restaurant de panini sur le bord de la plage. Tout le monde est super fin ici, mais depuis une semaine nous remarquons un « trend ». Prévoyez-vous une grosse heure si vous pensez vous mettre quelque chose dans la bouche, parce que service et rapidité ne sont pas deux mots qui vont ensemble. On ne parle pas de 5 ou 10 minutes, croyiez nous on a de la patience, mais 40 minutes pour avoir quatre paninis c’est dans le légèrement long. En attendant Océanne nous fait passer des sondages sur nos habitudes alimentaires, le tout noté de 1 à 10.

– de 1 à 10 – la qualité de la bouffe chez McDo?
– de 1 à 10′- la qualité de la bouffe chez poulet Benny?

L’objectif, si il y en a un, c’est de connaître votre moyenne sur l’ensemble des restaurant de la terre. Est-ce utile? Absolument! Imaginez-vous que quelqu’un vous pose la question et que vous ne connaissiez pas la réponse; ce serait tragique!

Retour au camping où nous discutons de nos plans et nous nous préparons pour aller à Pyla-sur-Mer pour le souper. On sort nos lampes frontales et nos « flashers » rouges parce qu’on sait que la route n’a pas la moindre lumière. Un petit 8 kilomètres sur ce qui est généralement de la belle piste cyclable. On se présente sur une espèce de rue piétonnière très animée. On choisi un restaurant où on mangera de la bouffe passable; Annik aime sont assiette de poisson mais pour le reste c’est un peu ordinaire. Comme entrée, on se paye de grosses huîtres fraîches du bassin d’Archachon même si on aime généralement pas vraiment. Peut être changerons nous d’idée? Constat #1, on hait ça! Constat #2, c’est dégueulasse surtout quand c’est gigantesque! Constat #3, on a tout dit!

Sur place, on rencontre une petite famille très sympathique, Olivia, Manu et leur petite fille. Ils sont enseignants et nous discutons avec plaisir avec eux. C’est dommage de les rencontrer si tard parce qu’il était au même camping que nous depuis une semaine; ça aurait été sympathique de prendre l’apéro avec ensemble.

Durant le souper, il se met à pleuvoir, et on se rend compte que se restaurant n’a pas de parti intérieur (En gros, c’est juste une terrasse qui est très mal protégé de la pluie) , Nous les épais, on a pas amené nos habits de pluie… belle bande de pas brillants. Il pleut vraiment beaucoup et la moindre tentative de quitter sous ce temps se solderait par quatre lavettes sur des vélos. On décide d’attendre mais comme on s’est déplacé sur une table sous un abris (notre table était sous la pluie), on nous demande de quitter parce qu’elle est réservé. (En bref, on se fait m’être à la porte). On cour dehors à la recherche d’un abris dans l’espoir que la pluie se calme éventuellement. Finalement nos vœux seront exaucé, on on se dirige le plus rapidement possible au camping. (Rapidement veux dire qu’on est quand même arrêté pour manger une gaufre comme dessert)

Ce soir, Patrick ne dormira pas par terre, on à acheté un matelas « cheap » au magasin du camping.

A demain

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Jour 79 – Le tigre blanc Mohan

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On bouge pas de la Dune du Pyla. Au programme aujourd’hui, visite du zoo d’Archachon et ce qu’on appelle les Toro Piscine. C’est un spectacle où on invite les gens à se faire poursuivre par des « vachettes » autour de piscines gonflables. (Où ils tomberont inévitablement) Il semble que c’est illarant.

La grosse nouvelle ce matin, c’est que le matelas qu’Océanne à utilisé la nuit dernière et qui a été réparé hier dégonfle encore…. Grrrr!!! Trouver les trous là dedans est très très désagréable parce qu’il faut appuyer sur le matelas en le « squeezant » dans un évier trop petit. Vous réussissez généralement à vider l’évier 15 fois par terre, vous mouillez jusqu’aux amygdales. Vous trouverez peut-être le ou les trous mais pas avant d’avoir crié tout les sacres possibles et impossibles; un pur moment de bonheur! On abandonne l’idée d’une réparation additionnelle parce ce qu’on craignait se confirme. Il y a en fait 5000 micro-trous partout sur sa surface (on a oublié de vous dire qu’on a essayé de glisser sur la dune avec nos matelas hier – qu’elle brillante idée c’était!)

Sur la route du zoo, on tentera d’arrêter au seul endroit qui semble pouvoir tenir sur genre de truc en stock (Décathlon) On a de la chance parce que ce genre de magasin se trouve toujours à l’extérieur des villes près des autoroutes, et le zoo que l’on veut visiter n’est pas trop loin.

Donc, une petite « ride » à vélos sans sac…yeaahhh! On roule comme des défoncés. On a un peu l’impression de quitter la terre et de vivre l’apesanteur pour la première fois. Nos jambes son tous bien fortes maintenant, ce genre de promenade nous plait bien.

Le zoo que l’on visite est entièrement privé, ils ont donc peu de moyen, mais tout de même, une très grande variété d’animaux. Ce qui est cool ici, c’est qu’on peut nourrir les animaux (ceux qui ne peuvent pas vous manger évidement) D’énormes efforts sont fait pour vous rapprocher de l’action. Dès le départ, on est près d’un enclos de porc-pic géants que nous pourrions toucher si nous étions fou. Ils adorent le pop-corn qu’on a acheté. Certains de leurs piquants font plus de deux pieds. Ouuuch!

On fait le tour, et pour nous, les « highlights » sont les suivants.

– Un bébé orang-outang (il se pitch dans la vitre et se balance dans notre face – trop cute!)
– Un paresseux juste assez loin d’atteinte mais si proche qu’on a l’impression de pouvoir le toucher. Le plus super c’est qu’il n’y a pas de cage, seulement une barrière pour nous empêcher d’approcher. Mika et Océanne tentent de lui tirer du pop-corn…. Ça bouge à 2 km/h, pensez vous qu’il va l’attraper au vol votre « boutte » de pop-corn?
– Des lémures de type Zooboomafoo (on se rappelle plus de leur nom). Encore une fois, ils sont si près et vous êtes dans l’enclos avec eux.
– Des chèvres qui font les bruits les plus étranges de la terre. On a trop rit. Ils font aussi des combats où ils s’élancent l’un sur l’autre et se frappent violemment la tête. (Annik cri à chaque fois)
– Un espèce de tapir avec une mini trompe; à la fois laid et fascinant.
– Ils ont tous les félins de la terre…façon de parler… et en grand nombre. D’après une responsable de l’endroit, il y aurait des dizaines de lions sur le site, malgré le fait que l’on peut en voir qu’une quinzaine. (Plusieurs sont à leur retraite)

Cette histoire est pour toi Mohan!
On a appris que le premier Tigre Blanc jamais attrapé s’appelait Mohan. Il est le descendant de tout les tigres blancs du monde. Il y a par contre une partie de l’histoire qu’il ne faudrait pas répéter, celle d’avoir des enfants avec ta sœur! (c’est ce qu’il ont du faire pour obtenir plus de tigre blanc)… Ça serait mieux d’éviter ça!

La visite termine sous la pluie, on mange un lunch sous une grande tente sur le site du zoo. La pluie cesse et on se met en route pour le camping. Patrick se sépare du groupe et va à la recherche d’un matelas qui ne dégonflera pas. Malgré près de 20 kilomètres de vélos, un égarement complet et l’absence de matelas convenable à vendre, Patrick garde le moral et rejoint le groupe au camping près de deux heures plus tard. (Ou et qui va coucher par terre ce soir?)

Pour le toro-piscine mentionnée plus tôt, on oublie l’idée parce qu’on estime le ride de taxi aller-retour à 100€.

On retourne au resto du camping ce soir; et il sont encore pire qu’hier soir (on croyait ça impossible). Pour exprimer la qualité du service, imaginez-vous recevoir votre bière « d’introduction » au moment où vous devriez commander votre dessert (c’est arrivé!)

Ce soir, on évite le glorieux spectacle de fin de soirée pour plutôt aller se reposer dans nos tentes. Patrick s’offre pour dormir une nuit sur le matelas qui dégonfle. Sa logique; du sable c’est mou, ça devrait aller!

Bonne nuit!