



17 août
À notre arrivé à Mulnie en début de soirée, on n’est pas frappé par les prix beaucoup plus abordables, mais on a quand même des options potables pour dormir. Ce qui nous frappe beaucoup plus, c’est que même au camping, le préposé ne parle qu’espagnol. Dans une ville côtière du sud-est c’est simplement impensable. Au nombre de français sur place, je ne vois pas comment ça pourrait marcher.
Suite à la rencontre d’une informatrice dans le camping quitté ce matin, et que j’aime appeler affectueusement « la place de marde où on peut coucher mais pas dormir » ou en en catalan, « tara una roc denlcu » nous avons décidé de rouler une bonne partie de la journée pour se rendre beaucoup plus au sud. C’est devenu une obsession, mais on ne peut pas se permettre d’être ici avec les prix élevés « du logement ». Selon cette personne bien informé, on pourra mieux respirer financièrement dans le sud
Aujourd’hui, nous nous sommes contentés de rouler dans notre super voiture bleue, une Peugeot Rifter. Nous l’avons acquis en format achat-rachat, une formule populaire et moins chère pour les voyages de plus de 30 jours. Nous quittons le camping de « Playa del Marda » vers 11:00. On comprend pourquoi il y a des spectacles jusqu’à un heure du matin, parce que même à 9 heure, tout le monde dort encore. Seules les moitiés de la population mondiale de tourterelles, savamment installé dans l’arbre au-dessus de notre tente, fait quelques jolis bruits dans le camping.
Question, catégorie Camping
Quel bruit peut cacher celui des roucoulements des tourterelles?
Un coup de douze!
Nous roulons sur la route secondaire, à peu près parallèle à l’autoroute, et ceci pour un moment. On y trouve une épicerie, mais également une manière d’éviter les péages. En effet, on est resté surpris de leurs coûts élevés depuis le début de la semaine. Ceci étant dit, les routes sont vraiment agréables à conduire, super sinueuses, et puisque les ronds-points sont d’usage au lieu des arrêts et des lumières de circulations, on a vraiment l’impression de rouler rondement.
L’affaire cependant, c’est que c’est n’est pas viable de rouler sur une route comme celle-ci si on veut descendre assez bas au sud aujourd’hui.
Sur l’autoroute, la journée se passe rondement, sans trop d’anicroches. On arrête faire le plein bouffe dans une épicerie question de remplir notre coffre-fort (glacière). On apprend à vivre avec la cohue des épicerie espagnols.
D’abord, pour nos standards, l’espace est plus qu’exiguë, même pour les grandes épiceries. Également, comme si les locaux étaient comme nous, ils deviennent fous avec les heures d’ouverture. S’il voit les lumières allumées dans l’épicerie, il se garoche en masse vers les supermarchés. Nous on est encore à s’habituer aux horaires, et on en perd la boule. Notre manière de gérer; toujours avoir trop de bouffe en main.
Règle 1
T’a besoin d’un déjeuner? Eux, ils ne déjeunent pas, rappelle-toi, ils se couchent à 1AM. Toi, vu que t’es une merde canadienne, t’a faim à 7:30. Mangent une napkin avec du sable, parce que l’épicerie ouvre au minimum à 10 heure.
Règle 2
Si tu penses que tu comprends quelques choses à leurs horaires, tu vie dans un monde parallèle. C’est la maison des fous. Dans une grande épicerie visitée deux fois, elle est soudainement fermée à 12:15. Je suis certain qu’ils ouvrent et ferment, juste pour nous observer, perplexe, devant l’épicerie à se gratter la tête jusqu’au sang.
Je ne comprends rien, ce n’est pas l’heure du petit-déjeuner?
Règle 3
Attention, celle-là est difficile. Le Dimanche s’est fermé, sauf si ce n’est pas fermé. Assume que c’est fermé, mais c’est peut-être ouvert faque allez-y pareil. Si c’est ouvert, assure-toi que c’est vraiment ouvert, parce que quand ce n’est pas ouvert c’est ce qu’on appelle, en jargon d’épicier professionnel, être fermé.
Règle 4
Les règles ils s’en sacrent. On est en Espagne, est c’est pour ça qu’on aime ça.
De retour à notre camping, où nous avons loué un petit chalet, les premières impressions sont déstabilisantes. D’abord, la zone près du camping de la Paz, est désertiques, et pour créer des environnement semi-luxuriant, on créer des parcelles de terrains complètements aménagés, clôturés, généralement circonscrit d’hautes haies. C’est leur manière à eux de te faire vivre dans un monde imaginaire. D’ailleurs chaque parcelle de terrain est littéralement couverte de bâche grillagés verte pour créer de l’ombre, pas seulement au-dessus, mais tout autour. Sans celle-ci, pas de confort, juste du gros soleil qui t’arrache la face.
Ce qui est encore plus bucolique, c’est que le Camping la Paz est extraordinairement bien situé, à la sortie d’une autoroute. La touche magique, juste à l’avant, est un immense stationnement de truck stop, ou s’harmonise gracieusement le subtil ballet des semi-remorques, la poussière soufflée sur le bitume chauds, et l’odeur vivifiante d’un container à déchet en pleine explosion de vie sous les chauds rayons du soleil.
Notre petite villa, elle, a bien besoin d’amours, parce qu’elle a été construite en 1967, et tient encore debout par la seule force des couches successives de peinture appliquée pour lui redonner un semblant d’air de jeunesse. En ce moment, on est vraiment content, parce qu’on moins, il y a des lits, et pas n’importe quels lits, ceux des surplus d’entrepôt du Emmaüs.
Description d’un matelas du surplus d’entrepôt du d’Emmaüs (Service d’entraide)
Étape 1
Un gentil citoyen constate, qu’après ses vacances, son chat est mort, en pleine été sur son matelas. Il n’y a qu’une petite tache odorante autour du chat maintenant soudé au tissues. Pourquoi jeter quelques choses de presque neuf? Donnons-le aux pauvres!
Étape 2
Emmaüs, le place dans son entrepôt, attendant le bon acheteur. Une famille de rat s’y installe, et bientôt, une ville entière y fourmille.
Étape 3
Constatant qu’une Metropolis existe à l’intérieur du matelas, les employés du Emmaüs le positionne juste en dessous d’une fuite d’eau dans le toit de l’entrepôt, qui finisse par noyer toute la faune à l’intérieur.
Étape 4
Étant tout trempe et légèrement odorant, le matelas est disposé sur le trottoir durant la canicule d’été. Il sèche suffisamment pour que les itinérants y dorment quelques nuits, après quoi, le fameux matelas est placé en liquidations.
Étape 5
Le Camping La Paz, l’achète, l’amène dans le chalet, y dissimule les quelques imperfections avec un jolie draps repêché de la rivière après un déversement de l’usine d’équarrissage. Eh, voilà!
C’est sur ça qu’on dort.
Je vous fais visiter dans ce joyeux petit vidéo. Attention à vos oreilles, le plancher craque suffisamment pour faire une faille spatio-temporelle.
Hasta la Vista folks!
Bonne idée ce petit vidéo, ça donne le petit côté ambiance qui manque sur les photos!
Tu pourras bientôt te faire éditer le premier guide du routard « les meilleures places de marde »
À ce rythme!
Mais non, je suis sur que c’est pas si pire et que ça crée de belles situations qui vous rapproche les un des autres….(faune inclus!).
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Je travail la dessus. C’est pas une mauvaise idée 😉
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