Après quelques jours, l’endroit devient un peu plus routinier. C’est dommage, parce qu’on a un des plus beaux paysages possibles. À la sortie de la tente, la majestueuse dune de Pyla tombant du ciel. Le matin, le spectacle est magique!
On commence à être à notre aise parce qu’on prend notre temps et déjeune lentement. Patrick lit le journal sur le vol de Malaysia Airline au dessus de l’Ukraine (ça commence à être heavy!) Patrick est plus « poqué » qu’à l’habitude après cette nuit sur un matelas qui ne reste pas gonflé. Sa logique qui voulait que le sable c’est mou ne tient pas la route. Avez vous déjà placé du sable dans un sac? Une fois compressé, c’est dure comme du ciment. C’est exactement où il a dormi cette nuit. D’accord, il fut une époque où dormir sur de la céramique de chambre de bain couvert d’un tapis de bain lui aurait semblé suffisant, mais il aura 40 ans cette année et ça commence à paraître.
Patrick
Pire nuit de ma vie! (À part la nuit où je me suis endormi à côté d’une belle suédoise….histoire vraie)
On décide de rester encore une autre nuit, détail que nous règlerons à notre sorti du camping un peu plus tard.
C’est samedi et c’est tout de même assez nuageux. Nous ne sommes pas vraiment aller sur le bord de l’Atlantique pour profiter d’un après-midi de plage. C’est ce que nous ferons aujourd’hui. Vélo pour quelques kilomètres et arrivé sur un site qu’on appelle le petit Nice. C’est une belle publicité mais c’est difficile de voir le rapport. La seule raison possiblement envisageable est qu’en août la plage est bondé?
Selon nous, c’est beaucoup plus beau qu’une plage comme Nice; le sable est doux, la mer est d’un beau bleu, derrière nous, le site est bordé par une pinède verdoyante. Bon l’eau est un peu froide, mais on peut pas tout avoir…
En arrivant sur la plage, Patrick aperçoit deux bunkers allemands au loin. On doit y aller absolument tout de suite… Dans les années 90, nous étions venu ici à trois, Annik, Patrick et Jean-Sébastien Langlois. En route, on se demande si se sont les bunkers que nous avions vu à l’époque. Difficile à dire, parce que durant ces presque 20 années, le paysage à changé autour d’eux, ils semblent avoir glissé vers la mer, (à moins que la dune et la plage ne bougent simplement autour d’eux). Ils sont désormais couvert de graffiti et vingt ans sans entretien à certainement son effet.
Sur les lieux, le bunker le plus près de la plage est immergé à moitié et il est impossible de penser à y entrer, l’intérieur est empli de sable. L’autre positionné un peu plus loin, et qui est en meilleur état, est aussi empli de sable, mais celui-ci que partiellement. Il y a une ouverture à environ 5-6 pieds du sol et qui donne sur une escalier menant à ce qui devait être une tourelle (canon?) Parce que c’est passablement surélevé, le sable n’a pas encore tout envahi. L’accès est encore possible et on peut même sortir sur le haut du bunker par l’ouverture laissé par la tourelle. Papa et les enfants y montent pendant qu’Annik prend des photos. C’est toujours agréable de voir les vestiges d’une guerre qui a tellement marqué et donc nous connaissons beaucoup de détails. (Comparativement à des événement plus éloignés)
On se cherche finalement un « spot » pour s’assoir près de la plage surveillée. Chose faite, et on se met le pied à l’eau pour convenir immédiatement que ce ne sera pas une journée de baignade (elle est frette!). Honnêtement, on s’attendait à pire mais c’est loin d’être le « rêve » de la piscine chauffée chez Pierre Brousseau. (Note pour la prospérité; le vieux béton autour de la piscine des Brousseau est maintenant remplacé par un super pavé sur lequel on ne peut plus désormais s’arracher les ongles – Bravo!)
Finalement, on prend ça cool et on joue une bonne partie de l’après-midi au tennis de plage (avec deux petite planche de « plywood »et une baballe pas trop dure). Notre record d’échange sera finalement de 57; un moment grandiose où Patrick et Mika se garochent comme des attardés pour sauver la balle du sol. Océanne, entre deux parties de « baballe-plywood », nous prépare des sondages pour le diner; on y reviens (François Gagnon; peut être suivra t’elle tes traces??.. À moins que Stephen ferme Stat. Can avant!)
On dine dans un petit restaurant de panini sur le bord de la plage. Tout le monde est super fin ici, mais depuis une semaine nous remarquons un « trend ». Prévoyez-vous une grosse heure si vous pensez vous mettre quelque chose dans la bouche, parce que service et rapidité ne sont pas deux mots qui vont ensemble. On ne parle pas de 5 ou 10 minutes, croyiez nous on a de la patience, mais 40 minutes pour avoir quatre paninis c’est dans le légèrement long. En attendant Océanne nous fait passer des sondages sur nos habitudes alimentaires, le tout noté de 1 à 10.
– de 1 à 10 – la qualité de la bouffe chez McDo?
– de 1 à 10′- la qualité de la bouffe chez poulet Benny?
L’objectif, si il y en a un, c’est de connaître votre moyenne sur l’ensemble des restaurant de la terre. Est-ce utile? Absolument! Imaginez-vous que quelqu’un vous pose la question et que vous ne connaissiez pas la réponse; ce serait tragique!
Retour au camping où nous discutons de nos plans et nous nous préparons pour aller à Pyla-sur-Mer pour le souper. On sort nos lampes frontales et nos « flashers » rouges parce qu’on sait que la route n’a pas la moindre lumière. Un petit 8 kilomètres sur ce qui est généralement de la belle piste cyclable. On se présente sur une espèce de rue piétonnière très animée. On choisi un restaurant où on mangera de la bouffe passable; Annik aime sont assiette de poisson mais pour le reste c’est un peu ordinaire. Comme entrée, on se paye de grosses huîtres fraîches du bassin d’Archachon même si on aime généralement pas vraiment. Peut être changerons nous d’idée? Constat #1, on hait ça! Constat #2, c’est dégueulasse surtout quand c’est gigantesque! Constat #3, on a tout dit!
Sur place, on rencontre une petite famille très sympathique, Olivia, Manu et leur petite fille. Ils sont enseignants et nous discutons avec plaisir avec eux. C’est dommage de les rencontrer si tard parce qu’il était au même camping que nous depuis une semaine; ça aurait été sympathique de prendre l’apéro avec ensemble.
Durant le souper, il se met à pleuvoir, et on se rend compte que se restaurant n’a pas de parti intérieur (En gros, c’est juste une terrasse qui est très mal protégé de la pluie) , Nous les épais, on a pas amené nos habits de pluie… belle bande de pas brillants. Il pleut vraiment beaucoup et la moindre tentative de quitter sous ce temps se solderait par quatre lavettes sur des vélos. On décide d’attendre mais comme on s’est déplacé sur une table sous un abris (notre table était sous la pluie), on nous demande de quitter parce qu’elle est réservé. (En bref, on se fait m’être à la porte). On cour dehors à la recherche d’un abris dans l’espoir que la pluie se calme éventuellement. Finalement nos vœux seront exaucé, on on se dirige le plus rapidement possible au camping. (Rapidement veux dire qu’on est quand même arrêté pour manger une gaufre comme dessert)
Ce soir, Patrick ne dormira pas par terre, on à acheté un matelas « cheap » au magasin du camping.
A demain

