Jour 114 – On aura vu mieux!

21 Septembre 2014
Départ Salzburg, Autriche (Vélo) vers Aufeld, Autriche

Ok, c’est pas notre meilleure journée, mais sur le nombre, ça doit arriver de temps en temps. Depuis quelques jours, on a rencontré une série de désagréments qui commencent à tomber sur la patate. Le premier, si en est un, est que le temps passe continuellement d’exécrable à ordinaire et vis versa. On vient de passer notre troisième nuit sous la pluie continuelle, et malgré la bonne qualité de notre équipement, tout fini par être mouillé. La température est tombée sous les 10 degrés cette nuit, et après avoir passé la soirée dans nos habits de pluie, (on était humide un ti-peu) dormir dans l’humidité constante nous gruge.

Il y a quelques jours, Patrick a vu sont seul gilet chaud disparaître, son cellulaire a tombé de son vélo et l’écran a craqué. (Désolé Kent) Hier dans la nuit, son matelas a commencé à délaminer et finalement son Iphone a décidé, qu’à partir d’aujourd’hui, il ne chargerait plus. Si vous connaissez Parrick, vous savez que ça lui en prend pas mal moins que ça pour pogner les nerfs…ahhhhh, pis « l’ostif » de pneu qui dégonfle toute les nuits et dont on ne trouve pas la fuite…

Enfin, ça nous prend une éternité pour se mettre en marche, et comme le matelas de Patrick a delaminé, il faut en prioritairement en trouver un nouveau. Le délaminage est un phénomène dramatique qui résulte en de petites explosions durant votre sommeil. Les membranes internes au matelas retiennent les parois supérieurs et inférieurs à exactement deux pouces de distance. Quand ces structures lâchent, dans un grand boucan, vous vous ramassez sur de grosses bosses très inconfortables. Dans le cas qui nous importe, on parle ici de dormir en équilibre sur la bosse d’un dromadaire; ça avec la pluie et le froid, ça met son homme de bonne humeur.

Nous voilà donc à la recherche du fameux magasin qui ne tient finalement pas le modèle qui convient. Celui qui pourrait faire coûte presque 300$. On va endurer le dromadaire encore un peu. Arrêt dans un deuxième magasin en direction et même constat. Tout est ou bien hyper minable ou hors de prix… Optons donc pour le minable en attendant de trouver mieux. On achète donc un matelas à 15€ en se gardant bien de se débarrasser du camélidé (si jamais la « réguine » est vraiment merdique)

On continue notre route et rencontre plein de problèmes mécaniques et autres . Il est 15:30 et on vient à peine de passer les 20 kilomètres. On s’arrête donc dans un très beau parc, et parce que la vue est superbe, on finit par oublier un peu nos désagréments. On joue une petite « game » de basket aux pieds des Alpes. Océanne et Patrick l’emportent contre l’équipe « pactée » de Mika et Annik.

De retour sur la route vers Hallein, notre destination finale pour aujourd’hui, on entre assez abruptement dans les montagnes. Ça nous rappelle immédiatement Heidi qui passait, à l’époque, à Radio-Québec. Les enfant nous regardent avec un point d’interrogation dans la face…

C’est quoi ça Heidi?

C’est ça, continuez donc à écouter Johnny Test!

Au camping, on réinstalle notre stock complètement trempé en espérant que le ciel ne nous amènera pas plus de pluie ce soir. On ce tape un super souper sur nos réchaud. On évite la bouffe autrichienne du restaurant d’à côté. Il semble que leur guide alimentaire soit différent du nôtre.

Groupe alimentaire 1 – Saucisses
Groupe alimentaire 2 – Patate et/ou chou vinaigré
Groupe alimentaire 3 – Saucisson
Groupe alimentaire 4 – Bière
À manger avec extrême modération; fruits et légumes

Dans la soirée, on fait des jeux de ballons complètement débiles sous les yeux de nos gentils voisins français rencontrés un peu plus tôt. Ils se demande sûrement qu’est-ce qu’on prend pour s’amuser autant!

Ciao!

Jour 96 – Les carpes suceuses de popsicles

On dort, dort et dort encore ce matin. Les 107 kilomètres d’hier nous entre dedans. Avec les aventures rocambolesques d’hier, se procurer l’Internet sera une priorité aujourd’hui. La journée est grise, et notre enthousiasme pour visiter l’endroit est si bas, que le simple fait de jeter un œil dehors nous jète dans une profonde dépression. Notre premier coup d’œil d’hier sur la ville aura eu un effet dévastateur… à peu près tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant respire la joie du goulag sibérien…

On peut quand même pas rien faire de la journée, on se « botte » donc le derrière et monte sur nos vélos pour se rendre à l’office de tourisme. La jeune fille sur place nous aide à identifier un bon magasin de vélos et le meilleur endroit pour obtenir l’Internet sur nos cellulaires.

En ville, nous évitons généralement les visites à vélos pour plusieurs raisons; barrer et débarrer les vélos est long et fastidieux, se suivre en ville est stressant avec les voitures, arrêts, tramways, piétons et évidement on a souvent pas la moindre idée où nous allons. Nous avons décidé de les prendre, malgré nos doutes, parce que nous sommes très loin de la partie la plus cool de la ville. (Celle où les gens n’ont pas de seringues dans le bras) Pour la distance, c’était une bonne décision, pour le reste, on se rappelle combien il est agréable de marcher dans une ville bondée.

La ville de Manheim, est finalement pas aussi mal qu’elle le semblait. Il y a des endroits vraiment jolis malgré sa malpropreté notoire (un des pire endroit visité à ce chapitre). On se procure des SIM pour nos cellulaires pour un prix dérisoire. Le français peuvent bien continuer à se faire avoir chez eux, parce qu’ici c’est une autre « game »

À un magasin,du genre FutureShop, on nous vends 3 cartes SIM pour le prix d’une (on a pas le choix apparement). Le lot coûte un incroyable 5€ et vous permet, pour chaque carte, d’obtenir 7 jours d’Internet illimité…Wow! Ce sera un peu compliqué de se branché dans la soirée, mais pour 5€, on est près à se donner du trouble.

Un parenthèse sur l’Allemagne. Pour nous, la langue est une véritable surprise. On croyait qu’on pourrait déchiffrer quelque chose mais on comprend absolument rien! Après de longues semaines en France, il faut s’habituer à vivre un peu plus dans une bulle.

Sur nos vélos, Annik prend conscience d’un problème. Elle pointe le « rack » de la bicyclette de Patrick et s’exclame;

J’pense qu’y a quek chose de pété!

Par on ne sait quelle force obscure de l’univers (matière noire, neutrino…) le support retient toujours les sacs, mais la membrure principale gauche a cédé et celle de droite, brisée et réparée il y a un bon dix jours, est de nouveau brisée. Il fait absolument trouver un remplacement aujourd’hui. À dix minutes de la grande tour d’eau, un des endroits les plus connus de la ville, on trouvera l’objet de désir pour un prix plus qu’abordable. On dit que les européens payent trop cher leur équipement de hockey « , on vous confirme que pour les vélos, on se fait « fourrer »!

Maintenant que nos emplettes sont faites, on se dirige vers le parc (payant) de la ville. Superbe endroit, on y trouvent des cigognes, canards et autres « bebittes » à plumes partout. Le site offres de tout; plusieurs restos, terrasses, jeux pour enfants, jardins, mini-zoo et autres. Pour le prix, c’est un endroit fabuleux, tout le contraire d’une grande partie de la ville.

Pour nous le clou de la journée, enfin le moment qui nous a fait « pissé » de rire, c’est quand Mika nourrit les carpes à grand coup de…popsicle. D’abord le contexte; au centre du parc, on trouve un grand lac sur lequel se déplace des petits bateaux avec auvents trainés sur des rails dissimulés au fond de l’eau. Ça a l’air cool, on s’y dirige donc. En chemin, on s’arrête sur le bord du plan d’eau appelé par des mouvements nombreux et vigoureux. Mais qu’est-ce qui fait autant de vagues? …des carpes!

Elles sont grosses, nombreuses et voraces et n’ont qu’une idée en tête; se nourrir. Au moindre mouvement près du bord, elles s’avancent vers vous la bouche en « duck face », les lèvres pulpeuse sorties de l’eau dans l’attente d’obtenir de délicieuses offrandes. Elles se préparent à une surprise… Sous les encouragements de sa famille, Mika a décide qu’une carpe ça mange… des popsicles trois couleurs

Si vous croyiez qu’elles se « foutent » des popsicles, détrompez-vous! Les carpes adorent sucer! On devient une véritable sensation, des dizaines de personnes se retrouvent autour de nous pendant que les carpes tentent temps bien que mal d’attraper le délicieux glaive de glace. Par moment, certaines l’atteignent, ferment leurs lèvres autour et partent avec un morceau. À l’apogée de l’événement, la matriarche, une carpe de 50 pieds et de 4000 kilos, sort sa grosse bouche et avale tout ce qui reste du popsicle sous les rires de la foule.

On prend place dans la bateau où on prend une « petite » bière (une grosse parce que c’est tout ce qu’ils vendent). Le carpes sont toujours aussi motivés. Pour chaque bateau, trainé sur une rail sous-l’eau, une horde de petit bouches roses apparaissent à proximité et se jettent sur la coque; c’est du délire! Comment un chose aussi ridicule peut nos faire rire autant?

Patrick et Mika se donne le défi de se mettre les pieds à l’eau et d’attendre la venue des suceuses. Patrick crie comme une fille à l’arrivé des bêtes à grandes bouches. Pendant ce temps, d’autres visiteurs passent tout près et se demande comment cet homme a pu avoir des enfants. Mika fait de même mais se contente de rire. En fin de compte, à part quelques petits becs et sucettes, les carpes préfèrent les popsicles!

On visite le reste du parc en vitesses (la pluie s’en vient) non s’en permettre aux enfants de sauter en trampoline, descendre en tyrolienne et se fracturer les jambes sur un pneu accroché au bout d’une corde (mauvaise idée). Plusieurs cigognes arpentent les jardins et nous observe; qu’elle grandiose bête. On sort du parc sous la pluie et trouvent un restaurant asiatique où on y on sert des LÉGUMES… Qui aurait cru qu’un brocoli pouvait être si attirant… excellente bouffe.

Retour à la chambre où tout le monde relaxe pendant que Patrick veut mettre le feu dans la face du gars qui a fait le livre d’instruction pour se brancher à internet. Malgré l’intervention de deux allemand natif, il y a rien à faire. Eux aussi décident de rejoindre la secte Mettre-le-feu-dans-face-du-gars-des-instructions. il lui faudra des heures pour finalement faire marcher l’affaire…

Bonne nuit!

Ce faire prendre à Paris; notre top 3!

Nous vous présentons notre top des fois ou l’on on s’est fait avoir solide. On laisse notre orgueil de côté!

Mika à acheté un porte-clé tour Eiffel pour un euro, alors qu’Océanne 2 minutes plus tard en achète 5, pour le même prix. Mika ayant le sentiment de s’être fait avoir, par à la course en acheter au même vendeur… Résultat on a 11 tours Eiffel porte-clé à traîner en vélo! Bravo les enfants!

Patrick achette des fraises… Il donne 10 euros pour une barquette de 1kilo à 2.50 euros. Le monsieur lui remet subtilement que 2.50 euro. Boom!!! Voilà le tour de passe passe… Presque 10$ pour un casseau de fraises. Elles étaient bonnes en sale! Même si elles avaient un petit goût amère.

Montmarte, on marche tout bonnement, dans un superbe parc. Au bout de notre promenade qui débouche sur une place publique vivante, nous nous faisons littéralement stopper par un groupe de jeune homme. Chacun d’entre eux prend une personne de notre famille en charge en faisant bien attention de nous séparer pour qu’on ne ce voit pas bien. Immédiatement, il nous mettent un bout de ficelle au doigt et nous concocte un bracelet de l’amitié, à la vitesse de la lumière. En nous attachant le doigt, il s’assure qu’à moins d’être vraiment motivé à ce battre, on devra attendre qu’il nous prépare pour l’arnaque du siècle. Il nos déblatère un paquet de niaiserie sur la signification du bracelet et nous parle en anglais pensant se payer la tête d’une gang d’américain

Et voilà venu le temps de la paye: Ils essaient de nous extirper de l’argent. Comme nous sommes tous séparés, ils ont la chance de nous voler 4 fois. Tout le monde est assez vigilant pour ne pas sortir de sous de ses poches sauf…Patrick. Aussitôt les deux 20 euro sorti de ses poches, un jeune homme lui en arrache un des mains. Mais 20 Euros c’est pas assez, Il trouve que ça mériterais probablement 40 Euros pour 4 bracelets… Patrick tient son deuxième 20 Euros solidement cette fois-ci. L’arnaqueur ouvre son portefeuille et lui dit qu’il lui rendra de la monnaie si il lui donne un deuxième 20 Euros… Mon œil. C’est assez, il se débat un peu et tout à coup, tout ces garçons s’éloignent de chacun d’entre nous et pouvons reprendre la route.

Comme parents avertis, nous avions dit à nos enfants que lorsque des gens vous abordent pour vous vendre des cochonneries vous dites NON. MERCI et vous poursuivez votre route. Papa à même pas écouté son propre conseil…. Bravo le champion…

La gentillesse à un prix, 20 euros= 30 piastres pour 4 bracelets que notre fille aurait pu nous faire. Live & Learn!

Jour 8 – La fatigue nous prend

On se lève tous tard. C’est notre dernière journée à Paris. Il semble que nous soyons encore tous fatigué de la première journée sans sommeil, du décalage et des longues journées, ce qui inclu manger à 20:00. Patrick et Annik on toujours l’impression d’aller se coucher avec le ventre plein, ce qui pour nous n’améliore pas notre sommeil. Un ajustement de notre système viendra, on suppose.

Aujourd’hui notre seul vrai objectif est de re-assembler nos vélos qui sont restés dans des boîtes toute la semaine. Avec le métro de Paris, il vaut mieux utiliser les transports en commun. Comme nous avons décidé de partir en train pour Orleans demain, nous devons nous assurer que tout notre matériel est en ordre et prêt pour le départ. On passe un bon deux heures à tout ré-assembler sous un temps maussade mais tout ce passe bien en général.

Il pleut et nous décidons d’aller aux musée des sciences pour la journée. Pour tout dire, tout le mondes est encore fatigué et pas à son meilleurs. On y arrive par tramway, et la foule est immense; on avait oublié, mais c’est férié aujourd’hui et le tout Paris cherche un endroit à passer la journée à l’intérieur avec leurs enfants…et c’est ici.

L’ambiance n’est vraiment pas bonne entre nous aujourd’hui. On a des chose à discuter parce qu’il y a des conflits depuis le début du voyage. Nous devons tous nous ajuster à notre nouvelle vie sur la route. Papa pète une coche parce qu’il en a assez, et maman décide qu’il est temps d’aller prendre un verre en famille et de discuter. On fini par passer une partie de l’après midi à trouver des moyens de vivre ensemble 24h sur 24. On retourne à la maison avec l’impression d’avoir vider la question. Au retour on s’arrête au magasin de jouet pour acheter deux petits jeux de société pour les journées pluvieuses.

On passe la soirée à écouter des émission française plate, donc des reprise d’un gars une fille version française. De un le concept n’a pas tellement bien vieilli, et de deux on est juste pas sûr que c’est bon… Enfin, il faillait voir.

Demain le départ pour Orleans.