4 Septembre 2014, Split, Croatie
On se lève tôt, et non, la houle n’a fait vomir personne cette nuit. Par contre au matin, on comprend mieux la présence de la toilette à l’intérieur de la douche. Si il y a trop de vagues et que vous êtes malade; agenouillez-vous simplement devant la « bol », et partez-vous une bonne douche. Les débordements autour de la toilette seront lavés au fur et à mesure de leur sortie; utile et l’agréable, n’est-ce pas?
Dans un traversier de nuit comme celui-ci, le sommeil n’est pas mauvais, mais on a tout de même l’impression d’être coupé du monde. On se retrouve littéralement dans un boîte de sardine, le moment de la journée ne peut être deviné, ni par le bruit, ni par la lumière. Par manque d’habitude, ça empêche les parents de dormir sur leurs deux oreilles. Manquerions nous l’arrivé au port? Surtout que dans ce cas, on devrait être sur le quai tôt le matin; un peu avant 7 heures. Évidement, ce genre de craintes est absolument infondées puisqu’à partir de 6 heures, un haut-parleur nous rappelle que déjeuner est le plus important repas de la journée. Par conséquent, vous devez vous lever… bande de lâches. D’ailleurs, on vous le rappellera toutes les 3 minutes, dans 14 langues différentes jusqu’à ce que vous soyez levé, en fil à la cafétéria, et à genoux devant le proposé en le suppliant de prendre votre 37$ pour une toast et un verre d’eau…la seul condition? Mon dieu, arrêtez ce haut-parleur!
Quoi qu’il en soit, on se retrouve sur le quai, le sourire aux lèvres! ON EST EN CROATIE! (Split). De quoi à l’air cet endroit? Sur le bord de la mer bien sûr! Le terrain est aride mais il y a beaucoup de verdure. La vue est magnifique avec son arrière plan des montagnes qu’on imaginait un peu plus petites et une ville remplie de maisons blanches, résultat de l’utilisation de la pierre typique de la région. Pour l’heure, on ne sait rien de plus. On a faim. N’a t’on pas toute la journée de toute façon?
Les habituels achats de cartes cellulaires pour l’Internet et le déjeuner nous amènent à la mi-journée. Entre temps, on a pu faire une visite de surface de la vielle ville où se trouve des bâtiments antiques datant de plus de 1500 ans. Jusqu’à maintenant, on aime vraiment beaucoup.
On ère un peu sans but et visite la ville avec l’idée de se louer un appartement. Avec notre expérience fortuite de Venise où on nous a refusé l’accès, on se dit qu’on devrait aller voir l’emplacement d’une possible location. Comme la ville est très dense, on essai de se trouver un endroit qui aurait un minimum de potentiel pour y accueillir nos vélos. On fait donc un arrêt à une première adresse, puis à une deuxième, pour finalement statuer sur celle-ci. On prend notre réservation et donnons rendez-vous aux propriétaires dans les prochaines heures pour la prise de possession.
En attendant, on descend sur le bord de mer qui a des ressemblances avec certains endroits d’Italie. Peu de sable, plutôt des petites roches quand plage il y a, et beaucoup, beaucoup de grands cailloux. Comme on est en ville, tout ceci est aménagé à grands coups de petits trottoirs de béton pour que les gens en profitent.
Sur la route, on rencontre un Alen et sa femme, tout deux, d’Angleterre. Alen, en particulier, veut tout savoir sur notre voyage. Il est un passionné de vélo et aimerais partir avec nous. Pendant un long moment, on a beaucoup de plaisir à jaser avec lui. Il promet de nous suivre sur notre blog pour le reste du voyage. (Il va trouver notre français un peu « abrupte »)
Marchant sur le bord de mer, on remarque plusieurs choses particulières; d’abord, la baignade ici, c’est comme le hockey chez nous. Il ont ça dans le sang. Ça peut se voir par la qualité de la nage des très nombreuses personnes âgés qui viennent passer leur temps libre sur la côte. Il a un « vibe » super ici et les gens sont relaxe. Évidement, on apprivoise les sonorités d’une toute nouvelle langue (le croate). Elle a des sonorités un peu russe, et toute ces personnes ont des discussions autour de nous. C’est très différent pour nous et on écoute avec attention tout ces nouveaux sons.
Bientôt, on aperçoit quelque chose qui changera la vie des enfants; une apparition pour leurs petits yeux, leur rappelant que le monde est un endroit magnifique. Sur les vagues, à moins de 100 pieds, se trouve une grande structure gonflable comparable au jeux « terrestres » qui jonchent les fêtes de quartier du Québec. (Vous savez le bateau de pirate où vous devez attendre 3 heures derrière de la marmaille criarde?). C’est ce genre de chose à quelques exceptions près. Ici, il n’y a pas de fil d’enfant parce qu’il faut payer 10$ par personne pour une heure, les structures sont en fait une série de plus petits « bâtiments » attachés ensemble pour y fait des courses et finalement tout ça flotte sur l’eau. L’eau est vitale ici, car elle vous permet de détacher votre gilet plein de sang une fois vos dents avalés. Les enfants y vont seul seul. On va les laisser aller, on craint un peu les chutes violentes.
Les parents s’assoient au bord, pas trop loin des vélos qui sont toujours chargés, et observe la marmaille s’amuser sur ces jeux. À la lumière des chutes continuelles des enfants sur le vinyle mouillé, on apprécie de ne pas avoir à se déboîter les vertèbres aussi. En regardant tout ça, on se demande si ce genre de chose serait possible au Québec. D’abord, les enfants doivent nager seul jusqu’à la structure qui est tout de même éloignée du bord. Il a aussi l’absence de surveillance; aucun « lifegard » n’est en charge d’éviter les accidents ou les noyades. La jeune fille qui collecte votre paiement en est à passer le niveau 248 de Candy Crush. Elle n’a certainement pas le temps de lever les yeux pour sauver un bambin, elle a des bonbons à faire descendre! Finalement, la structure est tellement haute, que derrière, si quelqu’un tombe à l’eau et se retrouve en difficulté, il y a fort à parier que personne ne le verrait où l’entendrait. Peut-être est-ce l’habitude? Voir des enfants se baigner dans un « pays de mer » est normal; Aller jouer dans le vagues, c’est leur patinoire à eux.
Un peu plus loin sur la plage, on apprend à connaître le jeu local qui consiste à se « garocher »dans l’eau pour empêcher une petite balle de toucher aux flots. Des groupe de 2 à 6 personnes, les pieds dans le « pas creux », mettent la balle en mouvement et doivent simplement la frapper, avec n’importe quelles parties du corps, pour la garder dans les airs. C’est du aki extrême quoi! Il y a des groupes qui se donnent sérieusement entre plongeons et « back flip » spectaculaires, c’est quelque chose à regarder.
Les enfants sortent du jeux, et on décide d’aller rejoindre les propriétaires pour le rendez-vous. Passant devant un bar/café, une dame nous interpelle. Elle a reconnu nos vélos et nous invite à la suivre. Son mari, qui comme elle, n’a que peut de connaissance de l’anglais sont admirablement gentil. On nous aide à monter notre matériel, dans l’appartement se trouvant…évidement à la limite des nuages. Louer un rez-de chaussée, ça pourrait pas nous arriver. L’appartement est bien équipé et on pourra se faire à manger ici. On est conquis, et compte tenu du prix, on voit pas pourquoi on devrait courrir après les campings.
Une petite bouffe dans un petit restaurant pour essayer la bouffe locale. On marche un peu en ville, mais l’arrivée en ville, tôt le matin, et le transport par bateau nous a plombé. On revient tôt et relaxe devant la télévision avant de s’endormir paisiblement dans un pays qui nous promet, nous l’espérons, des merveilles.







