Jour 128 – Visite de Split

Split, Croatie – 5 Septembre 2014

La ville de Split nous a déjà beaucoup impressionné hier. N’ayant à ce moment aucun plan de visite, on a plutôt marché un peu à l’aveuglette. Aujourd’hui, notre intention est de visiter avec un peu plus « d’organisation » la vielle ville qui est sur la liste des sites du patrimoine mondiale de l’Unesco…et il le mérite.

Ici, l’immense majorité des maisons sont blanches, du moins celle qui se trouve près du centre. Avec leurs toits d’argile, l’endroit est génial. Comme cette partie de la ville est en constante transformation depuis des temps immémoriaux, la base tourne autour de minuscules petites rues probablement appropriés dans une ville fortifiés où l’espace est rare. Ça lui donne un charme fou. En plein centre, on y trouve l’immense mausolée d’un empereur du III siècle qui fut éventuellement transformé en église. Les vestiges entourant l’endroit donnent l’impression d’être à l’époque romaine. Juste au côté, se trouve une grande place entourée de quelques marches, un peu comme un petit agora. Un café a eu la bonne idée d’y installer de petits coussins et de petites tablettes pour s’y assoir et boire un café. Une fois par jour, on recréer la sortie de l’empereur avec sa femme sous le sons des tambours des soldats. On est tout excité d’assister à l’événement, mais l’affaire est d’une « platitude » sans nom. Les deux « royaux » sortent, font des « tatas » pendant que trois soldats en habit romain tapent sur des tambours en faisant une petite marche militaire. Il s’adresse à la foule avec quelques mots et c’est fini. Un peu plus long et nous serions tous tombé dans un profond sommeil. On est content de ne pas avoir fait 300 kilomètres pour ça.

La ville renferme plein de petits coins secrets dans d’innombrables petites ruelles partant dans toutes les directions; un véritable terrain de jeu pour les enfants. On regrette d’avoir envoyé nos walkie talkies à la maison, on aurait pu jouer à toutes sortes de jeux de cachette tellement l’endroit ressemble à un labyrinthe. Tous les petits cafés, dans ces petites rues, ont énormément de charme. Souvent, elles n’ont que quelques minuscules bancs contre les mur interrompu par de très petites tables. La ville fortifiée donne sur la mer devant lequel se trouve une grande et magnifique allée piétonnière où les touristes s’attablent à une terrasse.

Nos attentes du pays n’étaient pas celles-ci. Par ignorance, on s’imaginait arriver dans un endroit beaucoup plus dépaysant mais surtout plus pauvre. On avouera que la côte ne représente certainement pas la réalité du reste du pays, moins touristique, mais c’est tout de même beaucoup moins chaotique qu’imaginé. À bien des égards, l’Italie est beaucoup, beaucoup plus bordélique. Pour l’heure, la Croatie bat l’Italie pour la propreté et l’entretien des bâtiment…à plat de couture.

Que dire des différences?

– La Croatie utilise le Kuna, la monnaie local. C’est très facile de faire la conversion, parce que 5 kuna valent environ 1$. Chaque Kuna vaut 100 Lupa. Quand vous obtenez 1 Lupa, vous avez en main assez de monnaie pour acheter… absolument rien. (Ça vaut 1/5 de cent canadien). Même pour eux, c’est des vidanges,

– Les prix dans les magasins donnent initialement le vertige; 25 Kuna pour du Quick (oui, on voit notre Nestle Quick même ici). On va s’habituer, mais notre petit cerveau n’arrive pas encore tout à fait à assimiler le concept.

– Le change reçu dans les magasin est variable. Ça semble être un gros embarras, même pour les caissières. Certains vous donnerons jusqu’au dernier Lupa tandis que d’autres s’offrent la liberté de retourner la monnaie jusqu’au 20 Lupa près. On s’en formalise certainement pas, parce que 5 cent, même ici ça sert à rien.

Les croates sont pas mal plus à date qu’on pourrait le penser. Même des pays beaucoup plus développés font pâle figure en comparaison.

– Tous les cafés et restaurants ont un excellent WIFI gratuit.
– l’Internet mobile est très abordable. (4$ pour 2 Gig)
– Absolument tout le monde prend la carte de crédit – les pires à ce chapitre; les allemands, puis les autrichien suivi des italiens. Si vous voyagez longtemps, assurez-vous d’avoir de bonnes limites de retrait parce que vous aller crever de faim, dormir dans la rue et appeler votre maman en pleur dans la semaine. En Croatie, par contre, vous êtes bien servi. En passant, en Italie ils prennent théoriquement la carte presque partout mais ils offrent souvent la bonne vielle raison voulant que la machine soit brisée. Ce qui est cassé c’est l’état italien parce plusieurs tentent de cacher des revenus au fisc…

On passe une excellente journée à découvrir toutes les petites choses qui font nos différences. On adore!

À demain!

Un petit apperçu de Split, Croatie.

Jour 127 – Croatie baby!

4 Septembre 2014, Split, Croatie

On se lève tôt, et non, la houle n’a fait vomir personne cette nuit. Par contre au matin, on comprend mieux la présence de la toilette à l’intérieur de la douche. Si il y a trop de vagues et que vous êtes malade; agenouillez-vous simplement devant la « bol », et partez-vous une bonne douche. Les débordements autour de la toilette seront lavés au fur et à mesure de leur sortie; utile et l’agréable, n’est-ce pas?

Dans un traversier de nuit comme celui-ci, le sommeil n’est pas mauvais, mais on a tout de même l’impression d’être coupé du monde. On se retrouve littéralement dans un boîte de sardine, le moment de la journée ne peut être deviné, ni par le bruit, ni par la lumière. Par manque d’habitude, ça empêche les parents de dormir sur leurs deux oreilles. Manquerions nous l’arrivé au port? Surtout que dans ce cas, on devrait être sur le quai tôt le matin; un peu avant 7 heures. Évidement, ce genre de craintes est absolument infondées puisqu’à partir de 6 heures, un haut-parleur nous rappelle que déjeuner est le plus important repas de la journée. Par conséquent, vous devez vous lever… bande de lâches. D’ailleurs, on vous le rappellera toutes les 3 minutes, dans 14 langues différentes jusqu’à ce que vous soyez levé, en fil à la cafétéria, et à genoux devant le proposé en le suppliant de prendre votre 37$ pour une toast et un verre d’eau…la seul condition? Mon dieu, arrêtez ce haut-parleur!

Quoi qu’il en soit, on se retrouve sur le quai, le sourire aux lèvres! ON EST EN CROATIE! (Split). De quoi à l’air cet endroit? Sur le bord de la mer bien sûr! Le terrain est aride mais il y a beaucoup de verdure. La vue est magnifique avec son arrière plan des montagnes qu’on imaginait un peu plus petites et une ville remplie de maisons blanches, résultat de l’utilisation de la pierre typique de la région. Pour l’heure, on ne sait rien de plus. On a faim. N’a t’on pas toute la journée de toute façon?

Les habituels achats de cartes cellulaires pour l’Internet et le déjeuner nous amènent à la mi-journée. Entre temps, on a pu faire une visite de surface de la vielle ville où se trouve des bâtiments antiques datant de plus de 1500 ans. Jusqu’à maintenant, on aime vraiment beaucoup.

On ère un peu sans but et visite la ville avec l’idée de se louer un appartement. Avec notre expérience fortuite de Venise où on nous a refusé l’accès, on se dit qu’on devrait aller voir l’emplacement d’une possible location. Comme la ville est très dense, on essai de se trouver un endroit qui aurait un minimum de potentiel pour y accueillir nos vélos. On fait donc un arrêt à une première adresse, puis à une deuxième, pour finalement statuer sur celle-ci. On prend notre réservation et donnons rendez-vous aux propriétaires dans les prochaines heures pour la prise de possession.

En attendant, on descend sur le bord de mer qui a des ressemblances avec certains endroits d’Italie. Peu de sable, plutôt des petites roches quand plage il y a, et beaucoup, beaucoup de grands cailloux. Comme on est en ville, tout ceci est aménagé à grands coups de petits trottoirs de béton pour que les gens en profitent.

Sur la route, on rencontre un Alen et sa femme, tout deux, d’Angleterre. Alen, en particulier, veut tout savoir sur notre voyage. Il est un passionné de vélo et aimerais partir avec nous. Pendant un long moment, on a beaucoup de plaisir à jaser avec lui. Il promet de nous suivre sur notre blog pour le reste du voyage. (Il va trouver notre français un peu « abrupte »)

Marchant sur le bord de mer, on remarque plusieurs choses particulières; d’abord, la baignade ici, c’est comme le hockey chez nous. Il ont ça dans le sang. Ça peut se voir par la qualité de la nage des très nombreuses personnes âgés qui viennent passer leur temps libre sur la côte. Il a un « vibe » super ici et les gens sont relaxe. Évidement, on apprivoise les sonorités d’une toute nouvelle langue (le croate). Elle a des sonorités un peu russe, et toute ces personnes ont des discussions autour de nous. C’est très différent pour nous et on écoute avec attention tout ces nouveaux sons.

Bientôt, on aperçoit quelque chose qui changera la vie des enfants; une apparition pour leurs petits yeux, leur rappelant que le monde est un endroit magnifique. Sur les vagues, à moins de 100 pieds, se trouve une grande structure gonflable comparable au jeux « terrestres » qui jonchent les fêtes de quartier du Québec. (Vous savez le bateau de pirate où vous devez attendre 3 heures derrière de la marmaille criarde?). C’est ce genre de chose à quelques exceptions près. Ici, il n’y a pas de fil d’enfant parce qu’il faut payer 10$ par personne pour une heure, les structures sont en fait une série de plus petits « bâtiments » attachés ensemble pour y fait des courses et finalement tout ça flotte sur l’eau. L’eau est vitale ici, car elle vous permet de détacher votre gilet plein de sang une fois vos dents avalés. Les enfants y vont seul seul. On va les laisser aller, on craint un peu les chutes violentes.

Les parents s’assoient au bord, pas trop loin des vélos qui sont toujours chargés, et observe la marmaille s’amuser sur ces jeux. À la lumière des chutes continuelles des enfants sur le vinyle mouillé, on apprécie de ne pas avoir à se déboîter les vertèbres aussi. En regardant tout ça, on se demande si ce genre de chose serait possible au Québec. D’abord, les enfants doivent nager seul jusqu’à la structure qui est tout de même éloignée du bord. Il a aussi l’absence de surveillance; aucun « lifegard » n’est en charge d’éviter les accidents ou les noyades. La jeune fille qui collecte votre paiement en est à passer le niveau 248 de Candy Crush. Elle n’a certainement pas le temps de lever les yeux pour sauver un bambin, elle a des bonbons à faire descendre! Finalement, la structure est tellement haute, que derrière, si quelqu’un tombe à l’eau et se retrouve en difficulté, il y a fort à parier que personne ne le verrait où l’entendrait. Peut-être est-ce l’habitude? Voir des enfants se baigner dans un « pays de mer » est normal; Aller jouer dans le vagues, c’est leur patinoire à eux.

Un peu plus loin sur la plage, on apprend à connaître le jeu local qui consiste à se « garocher »dans l’eau pour empêcher une petite balle de toucher aux flots. Des groupe de 2 à 6 personnes, les pieds dans le « pas creux », mettent la balle en mouvement et doivent simplement la frapper, avec n’importe quelles parties du corps, pour la garder dans les airs. C’est du aki extrême quoi! Il y a des groupes qui se donnent sérieusement entre plongeons et « back flip » spectaculaires, c’est quelque chose à regarder.

Les enfants sortent du jeux, et on décide d’aller rejoindre les propriétaires pour le rendez-vous. Passant devant un bar/café, une dame nous interpelle. Elle a reconnu nos vélos et nous invite à la suivre. Son mari, qui comme elle, n’a que peut de connaissance de l’anglais sont admirablement gentil. On nous aide à monter notre matériel, dans l’appartement se trouvant…évidement à la limite des nuages. Louer un rez-de chaussée, ça pourrait pas nous arriver. L’appartement est bien équipé et on pourra se faire à manger ici. On est conquis, et compte tenu du prix, on voit pas pourquoi on devrait courrir après les campings.

Une petite bouffe dans un petit restaurant pour essayer la bouffe locale. On marche un peu en ville, mais l’arrivée en ville, tôt le matin, et le transport par bateau nous a plombé. On revient tôt et relaxe devant la télévision avant de s’endormir paisiblement dans un pays qui nous promet, nous l’espérons, des merveilles.