Visite aux dernier village hippies d’Espagne. Yahooooo!

20 Août 2019.

La nuit a été plutôt infernale. Après plusieurs jours en tente, et la nuit qu’on vient de passer, je pense que j’ai besoin d’un break!

On vient d’apprendre qu’il n’y avait pas eu de pluie dans la région depuis le mois de mars! Incroyable n’est-ce pas? Ce qui est encore plus incroyable, c’est qu’il faut venir camper deux jours ici, pour qu’il se mette à pleuvoir. Comme tel, c’est une bonne nouvelle, mais dans notre cas, c’est la goutte qui fait véritablement déborder le vase.

On a de jolies petites tentes, qui lorsqu’on enlève leurs double-toits, sont entièrement fait de moustiquaire. C’est idéal pour les exhibitionnistes que nous sommes, mais aussi très bien pour les climats chauds. Au besoin, on installe nos double-toit et se protège de la pluie.

L’affaire ici, c’est que même à trois heures du matin, il fait 26 ou 27 degrés. C’est n’est donc pas un luxe de vivre notre semi-nudité en public, double-toits enlevés, et faire le grand écart pour pogner toutes « pofs » de vent qui s’inviterait sur nos corps en lavette.

Ça se corse quand il se met à pleuvoir de façon intermittente durant toute la nuit. Tu sais plus quoi faire. Ou bien t’es prisonnier de l’atmosphère invivable la planète Mercure, ou bien tu te fais tremper par la pluie. En plus, en ce moment, ma gang de poilu est aussi utile qu’une paire de baguette chinoise dans une chirurgie du cerveau.

Annik, est déjà épuisé, et je l’ai rarement vue dormir aussi dure. Dans ses circonstances, elle a une manière à elle de me dire qu’elle m’aime avec une de ses douces attentions que j’appelle, le « ronflounage intermittent de compétition ».

Ce n’est pas un bon gros ronflage gras, bien soutenu, mais plutôt un, qui par son intermittence, rend absolument dingue. Tu penses qu’elle va arrêter, mais au moment où ton cerveau se met presque finalement à « Off », les ingénieurs de Airbus se mettent à tester le dernier moteur du A-380 juste à côté de toi.

Pas d’inquiétude, j’ai une technique toute simple qui marche à tout coup. Elle consiste à toucher Annik doucement avec ma main et elle cesse de ronfler momentanément sans se réveiller.

C’est souvent assez long pour m’endormir avant que la sécheuse pleine de « running shoes » reparte. Ce soir, ça ne marche pas, le muffler est « peté » et Proteau silencieux est fermé pour le weekend. Il est 1:30AM, il fait chaud que le sacrament, et Petit Pieds le Dinosaure joue de la trompette à côté de moi, et voilà ti pas qu’il se met à pleuvoir.

Sur le coup j’attends un peu, espérant que ça cesse rapidement. À cette chaleur, ce n’est pas quelque goutte d’eau qui vont nous faire du mal. La pluie prend plus de vigueur. À ce point, je m’attends que Mika dans l’autre tente se réveille et que la Ninja Turtle sur la codéine, à côté, va m’aider à installer les double-toits. Personne ne bouge. Océanne, bas des records de personne immobile, elle dort dans l’auto, en s’en sacre si on meurt dans un tsunami.

Ce n’est pas dans ma ligue coucher par terre. Ceux qui dorment ainsi mérite de mourir.

Océanne Boutet

Son poids plume, lui permet de dormir sur la banquette arrière de l’auto, les portes ouvertes sans trop inconfort. Pour moi dormir au même endroit résulterait simplement à ce que je me réveille avec la boucle d’une ceinture bien encastrés où vous pensez, et d’une douleur intense dans la zone générale… de TOUT MON CORPS!

Toujours est-il, que je fini par me lever, escaladant la flaque sans vie à mes côtés, qui n’a d’ailleurs pas encore bougé. À l’extérieur, j’ouvre la tente de Mika pour prendre les doubles-toit à ses pieds, et lui demande de se lever pour m’aider. Pas de sons, pas de lumière.  Je ne sais pas si j’étais comme ça a 15 ans, mais Mika pourrait rester endormi pendant un traitement de canal dans sa propre gneule.

Je commence à pogner les nerfs à installer les toiles pendant que tout le monde dort. Annik me donne espoir, se lève le haut de corps, déclare qu’il pleut et retourne dans sa position étrange de poulpe en travail d’accouchement.

J’pu capable! Il pleut, je suis à peu près à poil, il fait noir, je n’arrive pas à installer les doubles-toit. Je me déplace rapidement autour des tentes sous l’orage, mais il y a de la garnotte partout à terre pis je trouve juste une sandale….

Grrrrrrrrrrrrrr!!!

Là, il pleut à verse, Annik quitte son coma, et vient m’aider. Mika, Oooh surprise, se lève, déclare également qu’il pleut à verse, et reste là sans bouger. J’ai beau lui dire de se mettre en action, il reste là, complètement absent du monde dans lequel sont corps prend place.

Aaaaaasshhhh……..

Mika reste immobile. Je garoche son double-toit sur sa tente, et il se recouche. Il pleut solide, et je me ré-étends à côté de la génératrice du Pentagone à plein régime. Il a beau pleuvoir, mais il fait encore aussi chaud. Je capote. Chaque fois que la pluie arrête, je me lève et déplace les double-toits pour avoir un peu d’air, mais il se remet à pleuvoir. En gros je me tape ça probablement jusqu’à 4 heures du matin, avant de m’endormir au son des « osties » de coq de la vallée qui décide que ma nuit est finie.

J’ai besoin d’une journée au spa et d’un lit. Pleeeeeaaaaase!

Au matin, Mika déclare
« Qu’est-ce qu’il s’est passé cette nuit »

Patrick
« Rien, mais cette nuit ça se pourrait que quelqu’un vienne t’étouffer dans ton sommeil »

Mika
« Ha, bon! »

Nous quittons aujourd’hui notre petit camping del Quinto. Bella et Calle, les tenanciers de l’endroit, nous offres une liste d’endroit inédits à visiter et à ne pas manquer. Ils assument qu’on fera le grand tour de la côte espagnol et portugaise. Pour les honorer, nous commencerons par le premier site sur la liste.

Au camping de Quinto avec Bella. Calle est absent sur cette photo

Quel choix extraordinaire! Une communauté hippie s’est installée dans un village à 45 minutes de marche de Las Negras, un endroit à l’opposé de ce qu’on s’apprête à visiter. Las Negras, est un spot de surf renommé avec des vagues franchement terrorisantes pour un gars qui est la capacité de flottaison d’une masse de tungstène auquel on a attaché une ancre en plomb massif.

Las Negras est aussi un endroit où toutes les p’tites mesdames sont astiquées pour une soirée des Oscars, pendant que leurs p’tits messieurs leur ouvrent la porte de leur BMW affublé d’une paire de lunettes de soleil qui vaut la moitié de ma maison. Le « jet set » s’offre de superbes vacances dans des hôtels d’un blanc immaculé, et nos hippies, au bout du sentier dans les montagnes, dorment en dans un abri constitué d’une bouée échouée et d’une carcasse de chèvres. Cet endroit s’appelle San Pedro.

Après avoir pris un petit lunch assis derrière notre voiture, nous décidons de rouler dans la montagne vers l’endroit le plus rapprochés du sentier qui mène jusqu’à San Pedro. Sur place, on constate que nous ne sommes pas seul à connaître cette destination. Plusieurs voitures ont gravi la route à fleur de montagne pour s’y rendre.

Dans cette région, les hautes températures peuvent être supporté, merci aux vents forts de la mer. Détrompez-vous cependant, le soleil est ravageur. La végétation consiste en des plantes coriaces qui peuvent vivre dans les pires conditions. Dans la montagne, on peut facilement voir la direction et l’emplacement des « rivières asséchée » par la présence de plantes bien verte. Les autres arborent un beau gris « cancer terminal » seule couleur qu’elles peuvent se permettre jusqu’à la prochaine pluie.

Avis à Crayola; Je suis d’accord pour céder le nom de cette couleur pour votre prochain kit de crayon destiné au marché préscolaire.

ATTENTION, cette section comprend un nombre incroyable de clichés et d’idées convenus. Si vous avez le goût d’avoir du matériel pour me crier des bêtises sur les réseaux sociaux, c’est le temps de continuer.

On entreprend de prendre le sentier qui nous amènera jusqu’à St Pedro. La route est enserrée entre la mer d’un bleu azur et la montagne brûlée par la chaleur. À mi-chemin et en contrebas, on peut apercevoir une large baie qui abrite quelques voiliers. Près du but, le sentier prend une tangente descendante et plonge rapidement vers cette dépression entres les montagnes.

La baie de San Pedro vue du sentier.

San Pedro, c’est le site d’une source et dans une région aussi fabuleusement dépourvue de rivières et d’eau douce, c’était un endroit à protéger. Pour cette raison, on y trouve en bâtiment défensif avec une tour (Castillos) qui surplombe la baie et son accès par la mer. Le bâtiment est en décrépitude avancé. Il tient debout grâce aux actions bienveillantes des poilus du coin et à l’application d’une pommade à base de sauge sur murs. Ce rituel n’aurait aucune utilité si ce n’était que toutes les femmes de la région, viennent accoucher au pieds de sa tour. Les placentas sont ensuite utilisés comme mortier pour les endroits les plus endommagé, pendant que les hommes tissent leurs poils de pubis pour en faire des cordages, qu’elles vendent au village de Las Negras en échange d’outils pour la taille de la pierre. Ceux-ci ne servent pas à réparer la forteresse, mais pour sculpter des statues de femmes nues, juste parce qu’ils aiment ça.

Castillos de San Pedro couvert de plancenta

Je vous raconte de la marde, il a y a des hippies sur place, mais pour ce qu’on peut voir, ils sont plus intéressés à faire du commerce et à se promener à poil qu’à rénover un château d’une autre époque.

En descendant vers la zone de plage, on commence à rencontrer des « maisons » de tous les genres, certain fait des pierres locales et d’autre sont de simples toiles attachées à des rocher et entouré de toutes sorte d’objets qu’on imagine amené par la mer.

On arrive au plus bas de la montagne, et s’arrête brièvement devant la source, qui mode hippie exige, sort de la tête d’une femme sculpté. Évidemment, le panorama n’aurait pas été complet si un jeune enfant à poil n’était pas en train de jouer de la flûte en bambou dans le bassin attenant.

Sur la plage, nos ados ne savent plus où regarder. Il aimerait enfermer leurs petits yeux chastes dans les écrans de leur cellulaire, mais il n’y a pas de signal. Comment d’écrire la scène? Débutons par simplement dire qu’un congrès de parti conservateur ne pourrait jamais avoir lieu ici.  Andrew Scheer prendrait ou bien subitement feu, ou déclarait la zone sinistrée pour cause de « lesbianisme sauvage » et de contamination de la nappe phréatique par le patchouli.

Pour tout dire, la faune sur la plage est plutôt un gros melting pot qu’un groupe homogène. Il y a des gens comme nous, des jeunes musclés et qui aime peigner leurs sourcil (Signe de fierté exagéré). Également, il y a ceux que j’appellerais des hippies du dimanche, et les « hardcore hippies et autres excentriques ».

Le principe de la famille nucléaire et du couple homme-femme est violemment ignoré. Tout le monde tente, autant que possible d’avoir la position de repos la plus désinvolte et inapproprié possible pour un endroit public, idéalement sur une serviette de plage en terre cuite.

Nous sommes venus pour nous me baigner, mais dans les circonstances, seul moi semble encore avec l’ambition d’aller joindre un joyeux inconnu circoncit dans la mer.  En temps normal, je me serais cachée derrière un bosquet pour me changer.  Ici, je pense inutile de le dire, c’est superflu. Je m’exécute donc, quand même avec empressement et par manque d’habitude, et la présente brièvement à la plage. Aucune réaction! Ce n’est pas leur première qu’ils voient et elle n’est pas particulièrement impressionnante et de tout façon. De toute façon, il y a une grosse séance de lecture de poèmes destinée aux roches qui retient toute l’attention et l’énergie cosmique disponible.

On passe un moment sur place question de traumatiser au maximum nos jeunes adolescents. Je me baigne un instant avant de réaliser que la plage, une fois qu’elle devient plus profonde, consiste en une carrière de caillou piquant submergé spécifiquement disposé pour me « pêter » ce qui me reste de pieds après la randonné d’hier. Ma gang, terrorisée de tant de nudité, ne se rends probablement pas compte, mais sont assis, collé les uns sur les autres dans un geste inconscient de préservation de leurs repères.

Je n’ambitionnerai pas. Quittons cet endroit et retournons à notre monde un peu plus formaté. Il est à noter, que deux bars existent à l’intérieur du campement et sont bâtit selon les règles de sécurité les plus stricte et sous la supervision d’inspecteur chevronnés qui s’assure que les bâtiments sont construits exclusivement avec les meilleurs déchets venant de la mer. Ce n’est pas croyable que tout ça tienne debout.

Ces mêmes inspecteurs sont également en charge de surveiller les pommes grenades afin qu’elle ne transforme pas en oiseau, à faire l’amour au feuillages, tous types confondus, et à offrir aux inconnus des bracelets érotisant fait avec de papier toilette sauvage (des feuilles) et des cheveux de fées magiques.  

Au retour, notre vision des choses a complètement changé. En croissant des gens sur la route, et qui sont en direction du campement, nous n’avons maintenant qu’une question en tête.

Est-ce que ceux-là seront du genre à se mettre à poil une fois sur la plage?

En quittant, nous tentons désespérément de trouver un endroit abordable dans la région pour dormir. Puisque nous sommes dans un parc naturel, les options sont inexistantes. Le seul camping qu’on trouve, et qui est doté de 80,000 espaces sur 100,000 hectares, est complet.

Je ne suis pas certain que ça me dérange. Je pense plus être capable d’encaisser l’expérience des campings espagnol pour un moment. Nous décidons, dans les circonstances, de se rendre à Grenade, une ville de 200,000 habitants qui a une super réputation. On trouve un « hôtel » vraiment pas cher pour les trois prochaines nuits et s’enthousiasme à l’idée de vous en dire plus dans nos prochaines histoires.

Un char neuf au départ de Barcelone

15 août 2019

Constat alarmant au jour 2: Ça coûte cher en viarge icitte. Pas qu’on soit à plaindre, mais voyager en Europe, en plein saison haute touristique, équipé de notre puissant dollar canadien, ce n’est pas la joie.

Notre stratégie était simple avant de partir. Louer un véhicule pour visiter Espagne et Portugal en évitant les zones touristiques durant la période de pointe. De plus, on a amené avec nous tout le matériel de camping pour essayer de minimiser les dépenses. Pour le moment, c’est un monumental « FAIL ». Imaginez-vous qu’ici, en haute saison, payer 90 Euro (140$), vous permet de coucher…dans votre tente. Les avantages sont cependant nombreux. On vous permet d’utiliser un site équipé…d’absolument rien.

Je rappelle les faits pour ceux qui ignore les arrangements typiques d’un camping européen: Un terrain généralement droit en p’tite roches, pas de tables et donc pas de chaises. Si vous voulez l’électricité il faut payer un extra d’environ 7$/nuit pour charger vos cellulaires, À ce prix-là Hydro Québec nationaliserait ça c’est garantie. Quand vous êtes chanceux, vous aurez du papier toilette et de l’eau chaude pour faire votre vaisselle (rien de garantie dans ces deux cas). Finalement, bien souvent, on vous demandera à vous stationner à l’extérieur du site, situé à l’abord d’un container de vidange et/ou dans le stationnement du propriétaire du camping, dans la ville voisine.

Vous comprendrez, que pour 140$, et avec ce niveau de service on a le goût de pogner les nerfs.

En 2014, on n’avait jamais élucidé les raisons derrière l’absence de table sur les terrains de camping. C’est pas mal la base selon nous.

Il s’avère que les enjeux autour de la question ont des ramifications d’une telle profondeur que la stabilité géopolitique mondiale est en jeux. Vous vous dites surement que j’exagère et que ce sont des inventions. Si c’est le cas, vous avez raisons.  Je suis pas l’ostic de New York Times moi!

Tout commence par une séance de magasinage. L’objectif est de trouver l’équivalent du bon vieux Coleman, version Europe.

Nous voilà donc au Décathlon. Moi j’appelle ça un magasin de sport pour les gros. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a un « vibe » ici qui joue sur la culpabilité et sur l’espoir d’être en « shape ».

Quoi? T’a pas encore ton harnais d’escalade?

Ça doit être pour ça que t’es gros. ll te manque juste ça pour avoir ta nouvelle vie d’athlète qui peut s’agripper aux parois d’une montagne à la seule force de ses aisselles.

Inévitablement, tu achètes l’affaire, la sacre dans ta garde-robe, et recommence avec un kayak, ou un vélo à 4,000$ ou autre chose.  Tout ça pour dire que ce n’est pas mon genre de place. Pour le moi le mot cardio veux dire manger sans suer, faque les équipement de sport, c’est pas mon affaire.

Eh bro! Mon VO2Max est écœurant. J’ai mangé c’est deux boîtes de Joe Louis et je ne sue même pas de la raie.

Chez nous, une glacière c’est minimum 450 pieds carrée, pis si t’es pas un looser, il a deux étages dedans. En plus, quand t’a payé 100$, c’est de la bombe.

Pour faire simple, ÇA N’EXISTE PAS ICI!

36 litres, pour eux, c’est gigantesque. Pas rien que ça, si tu penses avoir une affaire en plastique à l’épreuve des balles, oublie ça. Un Coleman espagnol de qualité, c’est une affaire que tu gonfle.  Vous avez bien lu. GONFLABLE!

Moi le cave, j’essaie de le gonfler dans le stationnement, pour m’apercevoir qu’il est autogonflant. Si tu souffle dedans, le seul résultat que tu auras, c’est des gens pointant dans ta direction en croyant que tu faire l’amour à un objet inanimé.

Quand t’achète un Coleman en Espagne, il ne vient pas avec toutes les options…ohhhh que non! Imagine-toi donc que tu ne peux pas mettre de glace dedans, il n’est pas étanche !! QUOIIiiiiiiiii? Ça sert à quoi? Une valise à jambes de bois? Un rangement pour ta prochaine bouffée d’air dans l’espace? Je comprends pas.

Pas d’inquiétude par contre, Il appert que pour profiter des bienfaits d’un Coleman performant, il faut que tu achètes l’option à 15 Euro, qui consiste en un sac étanche que tu places à l’intérieur de fameux contenant, qui sans l’option sert crissement à rien. Va falloir faire avec.On dépense le fameux 100$, pour ce que Coors Light te donne gratuitement dans une caisse de bière à Québec.

Ça nous amène à la fameuse question de tables a picnic et de leur impact sur les événements mondiaux. La réponse est là, dans les premières rangés du magasin.

La fameuse première rangé. Il y a des tables pliantes en quantité! Donc tout le monde achète et traîne ses tables jusqu’au camping. Haaaa, c’est logique.

Ce qui est frappant, c’est qu’il y a un assortiment de tables suffisant pour garder le tier des usine chinoise ouverte. Des petite, des grosse, des hautes, des basses, « des couloré », certaines en L, d’autres avec des tiroirs, et la liste continue. Si les campings d’Europe commençaient à fournir des tables directement sur les sites, l’équilibre géopolitique serait en jeu. Imaginez le tier de la Chine sans emploi, le gouvernement aurait une révolution sur les bras.

Ma conclusion est simple. La démocratie en Chine tient aux seules actions des propriétaires de camping. Malheureusement, ils sont contrôlés par le lobby de la table à picnic. Le conglomérat des clips de nappes et le cartel « des petits blés d’inde en plastique pour pas se bruler les mains sur un mais » sont également derrière ça. Tous ses groupes sont des marionnettes du gouvernement chinois. La preuve; Avez-vous déjà remarquer la présence ce chaise et de tables en Chine? C’est ti pas une drôle de coïncidence?   J’appelle à la mobilisation de gens que crois que la terre est plate. Les tables à picnic, c’est ça la vraie conspiration!

Donc, comme on est du bon monde mais préfère notre confort aux droits fondamentaux du reste du monde, on va s’acheter une table pliante.

Nous voilà finalement sur la route, vers le sud du pays. L’autoroute est superbe. Des tunnels dans les montagnes, de l’asphalte impeccable. Wow. Le paysage est magnifique. On verse une petite larme de bonheur, tant d’attentes et de sacrifices pour ce moment.

Les autoroutes sont nickel mais ça semble se payer avec plus que des beaux sourires. On a roulé 75 km, et on a dû payer 12 Euro, (18$) pour le privilège. Y a fort à parier, qu’avec ses montants, on aurait aussi de bien belles routes, et comme eux peut-être bien, TGV, tramways, train de banlieue et métro.  À moins, bien sûr, que le truc ce soit d’être un « pays pauvre » des l’Union Européenne, et de profiter de ses largesses? Je laisse les experts trancher.

Comme tout est une question de prix, nous avons décider de prendre le AirBnB le moins chère de la région, littéralement. (88$ Can) C’est un peu loin, mais honnêtement on n’a pas le choix. On se retrouve à Pou de Gaia, une petite ville perchée sur une colline, comme bien d’autre en Espagne

L’endroit et à la fois, bizarre et fascinant. C’est un peu le choc. C’est une maison à 3 étages fait de pierre. Tout est croche. Même le mot croche veut pas être croche comme ça.  Dans le hall d’entrée, au sol, il y a quatre sortes de céramique, des trous dans les murs de pierre, des portes en bois probablement fabriqué avant la découverte de l’Amérique. La place est vraiment bordélique, mais l’endroit a un charme fou.  Une affaire impossible à imaginer et même à décrire. Il y a des pièces lugubres partout, le plancher, les murs, les structures de toit semblent littéralement tombées des pages d’un livre de Dungeon Dragon. Nous on adore, même si les lits sont un des premier modèle Matelas Dauphin, à 132 blocs des bétons ensachés.

Le confort total pour l’homme mort.

Nous avons fait une petite visite vidéo qu’on postera dans les prochains jours, vous pourrez constater par vous-même.

On y laisse nos affaires, et le gang a un goût de plage. Pas besoin d’être compliqué avec une voiture. On roule vers la direction générale de la Méditerranée et y trouve un super bord de mer. Le sable n’a absolument rien à envier à celui de Cuba. La plage est bondée, et bien des gens, même dans cet endroit passablement perdu, vienne de partout en Europe, particulièrement la France. L’eau est chaude. Nous y pensons quelques heures avant de se diriger vers Tarragone, un endroit réputé pour son Amphithéâtre romain, un des plus âgée de la région, et donnant directement sur la Méditerranée.

En se dirigeant en ville on s’aperçoit que notre planification de souper vos pas de la « shnoute ». On a une grosse omelette à faire cuire sur nos deux réchauds de camping. On ne va quand même pas se stationner en peine ville, sortir notre table pliante sur la rue, faire cuire l’affaire sur le trottoir, et manger en prétendant que tout est à sa place. En plus, les Espagnols sont des machines de parking en parallèle. Aucune chance d’être aussi performant qu’eux dans ses conditions. Nous sommes dans la vielle ville de Tarragone, il y a un trafic monstre, et en comparaison, nos habilités avec notre voiture est minable.  À la vue d’une voiture entamant un stationnement sur la rue, on crie invariablement.  ÇA NE RENTRE PAS LÀ!  On se sent juste pas capable.

On se rabat donc sur une option plus facile; un terrain vague avec facilité de parking.  Je présenterais l’espace comme un des endroits les plus jolie, après bien sûr, les abords du boulevard Hamel après un refoulement dégout. 

En bref, à force de vouloir éviter de se stationner en parallèle, on a opté pour bien pire. On ouvre le coffre, sort notre attirail : table, chaises plaintes, gamelles, et réchauds. La scène est ludique. Je vous décrit l’endroit.  Anciennement un building devait y être, probablement un grand commerce ou une usine. Le terrain est sur la terre, à l’exception d’un joli petit lac au centre de l’espace. Techniquement c’est un lac mais sont seul affluent est le jus du conteneur qui s’y déverse.  Soyons franc, c’est un très grand étang d’eau stagnante qui put.

Nous, en groupe, on a conclu que c’était un endroit idéal; l’odeur fabuleuse d’un étang de grenouille et l’apport apprécié de hordes de moustiques. On vient-tu tourner un documentaire animalier ou se faire un lunch?

Va falloir faire vite on s’active, fait la bouffe, la mange et garoche les vidanges dans la voiture avec l’espoir d’éviter la fièvre jaune.

Un lunch dans un bidonville de Calculta.

Une journée vraiment super, des heures sur la plage, des rires, et pour finir une petite visite de notre village de montagne en pleine nuit. Notre dernière activité est une chose à faire dans tous les villages que vous visiterez; faire une visite de nuit à la lampe frontal. Ultimement, un village le jour, c’est un peu plate, mais la nuit, ce sont de couloirs lugubres et intrigant, des endroits qui ont une âmes.  Un « must », c’est les cimetières

Savez-vous ce qui arrivera le lendemain de votre visite. Tout le monde saura ce que vous avez fait au village. Après tout vous êtes des « étranges ». Par conséquent, garder donc ça ludique.  Essayer de visiter un cimetière à la lampe frontale de nuit sans se faire remarquer, c’est l’équivalent de faire des « burns » en Trans Am dans une chambre à coucher sans réveiller grand-mère.

Visite de notre maison hantée

Jour 117 – Le dindon Hugo

25 Septembre 2014
Wagrain Autriche

On aime beaucoup la ferme sur laquelle nous sommes restée hier. On y reste d’ailleurs et passe la journée à s’assurer que notre prochain départ ne sera pas ponctué de nouveaux bris de vélos. On débute donc par descendre au village pour acheter des pièces mais aussi pour demander l’aide d’un professionnelles pour arranger, pour de bon, les sacrés « bearing » de roues du vélo de Mika. Si l’occasion s’était présentée dernièrement, il est probable que cette cochonnerie serait quelque part au fond d’un lac ou d’une rivière.

On descend donc, pour la première fois, vers la ville et on réalise qu’on souffrait pas pour rien lors de la montée, c’est à pic. Pour tous les cyclistes qui ont déjà fait un peu de pente sportive, vous savez que c’est souvent difficile d’apprécier le degré d’une pente en la montant. La descendre vous donne une perspective complètement différente et qui apporte parfois la fierté.

On s’arrête au magasin de sport qui est doté d’un petit atelier de vélo durant l’été (l’hiver c’est réellement le ski ici). Le préposé connaît la ville de Québec puisqu’il a competitionné à Stoneham, il y a presque que 15 ans… comme quoi le monde est petit. Il donne un bon coup de main à Patrick et réussi à mettre les « bearings » de Mika en ordre. Il nous offre tout de même ses commentaires sur l’état de la chose

It´s not the best,

On s’en doutait! Patrick récupère un pneu pour remplacer celui qui est maintenant si usé qu’il est percé, achète chambre à air, câbles de freins et autres bidules essentiels à la santé mentale. (Essayer de réparer un vélo sans les bonnes pièces sous la pluie peut rendre fou). La mauvaise nouvelle, c’est que le « shifter » du dérailleur avant du vélo de Patrick est mort pour de bon… Trouver une pièce de remplacement sera pas facile. On se console en se disant, qu’avec le montagnes ici, Patrick n’utilisera que la petite « gear » pour aussi longtemps que c’est possible d’imaginer.

Le gentil préposé s’intéresse à notre voyage et nous suggère les meilleures routes pour passer les plus hautes montagnes des Alpes devant nous. Il reste à savoir si on ira vraiment. Descendrons-nous plutôt en train vers le Sud? Il faut le dire, la température du mois d’août commence à peser sur notre morale, et on pense sérieusement à faire un grand bon vers la Croatie, et ceci, dans les prochains jours.

Annik rejoint Patrick au magasin après avoir fait l’épicerie. On commence à prendre goût au luxes d’une vraie cuisine parce qu’elle a acheté assez de stock pour ouvrir un Costco… sauf que pour l’ouvrir ce magasin, il faut amener toute la bouffe en haut de la montagne de la mort…avec tout ça sur le dos… merci Annik! Au moment de commencer à monter, le dérailleur arrière du vélo de Patrick flanche et le voilà doté d’une seul grosse vitesse pour gravir le chemin jusqu’à la ferme…. On s’en serait passé!

Quinze litres de sueurs plus tard, arrivé à l’appartement, les enfants nous attendent en s’amusant avec les chats, et autres bestioles.

Patrick se met au travail, et malgré tous ses efforts pour réparer toutes cette mécanique rapidement, il lui faudra jusqu’à 18:00 pour tout compléter. C’est pas aujourd’hui que le blog va prendre de l’avance!

On prend tout de même le temps de relaxer, jouer une « couple » de « games » de 21. (basket) Les enfants s’amusent beaucoup ici. On les sent vraiment heureux, parce qu’au fond ici, c’est la vraie liberté.

Mika s’est fait un nouvel ami du nom d’Hugo. On parle ici d’un coquet dindon de 4 mois, qui a déjà de la difficulté à marcher à cause de son poids. Mika, dès la première rencontre, a l’idée de le caresser. (On rappelle à Mika qu’on ne fait pas ça avec les filles). Avez-vous déjà vu un dindon de proche? Le mot mignon ne vient pas facilement en bouche à la vue de son cerveau bleu extérieur. (ce sont les mots des enfants pour décrire se qu’il a sur la tête et qui est très laid…et bleu) Il a aussi, ce que les enfants appellent son pénis de face. (Sa protubérance rouge recouvrant son bec). He bien, l’expérience de « flatage » fini par une attaque en règle, de l’agile animal, à l’endroit d’un Mika, surpris par l’agressivité de la poule géante. À la défense d’Hugo, personne aime ça se faire « pogner la zone » par un inconnu…

Après cet épisode, aussitôt que Mika se montre le nez sur le terrain, la bête s’en approche avidement et tente de l’impressionner à grand coup de roucoulement dindonnier…. sexy pour une dindonne? …mais surtout hilarant.

Le souper venu, on mange super bien, s’assoie sur le gigantesque balcon, qui fait le tour de notre appartement, et on se couvre pour éviter de prendre des engelures (on se répète, mais le temps est frais). On prend définitivement goût à l’endroit, il n’y a ni « track » de chemin de fer, ni clocher ici!