Départ de SuperTar, Brač, Croatie – 8 Septembre 2014
Arrivé à Sutivan, Brač, Croatie (10 km)
Passons immédiatement au plus sacrant événement de la journée. Annik retire des sous au guichet et pendant qu’on attend que le vélo de Mika soit réparé, on est victime du vol de notre petit sac d’argent qui contenait la rondelette sommes de 300$.
Comme tout vol, on n’est pas sûr de ce qui s’est passé. A t’ont laissé le sac trop à la vue, est-ce que le monsieur à la location tout proche qui est soudainement très, très sympathique est responsable? On ne le sera jamais. Il faut ravaler et continuer le voyage… Qu’est-ce qu’on peut faire d’autres?
Le vélo de Mika est réparé! Quelle putain de sacrement de vidange. Il n’y a pas à dire, on le donnerait à l’Association Mondiale du Vélo Stationnaire, parce que c’est à peu près ce qu’il peut faire de mieux. Dans tous les cas, le magasin visité a livré la marchandise, mais si on s’était fié aux premières impressions on aurait probablement quitté dans les secondes suivantes… Vous avez déjà vu des images de côtes dévasté après un tsunami? Ben c’est ça que le commerce à l’air. Un comptoir plein de vidanges fait avec le restant d’une porte directement repêché d’un naufrage. Au fond de la pièce, des tonnes de pièces rouillé une par-dessus l’autre formant des tas d’immondices indescriptibles. Tirez sur n’importe qu’elle des pièces pour en extraire une et il y a fort à parier, que le tout entraîne l’ensemble de l’immeuble dans un crash monumental. Comme la patience de Patrick à l’égard de ce vélo est abyssal, il serait prêt à vendre un rein plutôt que d’avoir à essayer de réparer cette vidange une autre fois.
On se dirige vers le prochain village, lui aussi sur la mer, à environ 10km. Rien pour faire brailler personne. Il y a un petit camping près du centre-ville, qui s’avère être en fait une maison avec un terrain à l’avant sur lequel un pomme-grenadier se dresse et en dessous duquel quelques tentes peuvent être installé. Un peu l’équivalent d’aller dormir chez un inconnu sur son terrain de banlieue.
On entre à l’intérieur pour questionner sur les tarifs, et se fait proposer de dormir sous le pomme-grenadier pour le prix d’un kilo de platine. Quelqu’un trouve son terrain un peu vide, et cherche à payer son hypothèque des 3 prochaines années avec des pauvres petit canadiens. Il y a une chose qu’elle ignore cependant, c’est qu’en l’attendant dans le lobby, on avait pris connaissance des prix d’appartement, également sur ce terrain. Il s’avère que qu’une de celle-ci, avec deux chambres, coûte 4 fois moins qu’un terrain en garnotte; bizarre n’est-ce pas? Quelle sensation agréable d’avoir une longueur d’avance. On vous assure que l’inconfort était assez monumental au moment d’expliquer son système tarifaire byzantin. Devant les faits, nous voilà maintenant locataire d’une petite maison, super bien, pour un prix plus que raisonnable, et ceci pour les deux prochaines nuit.
Nous décidons de visiter le village. Un grand mur de pierre longe la côte. L’endroit est très peu fréquenté. Sur la route, un groupe d’homme joue aux pétanques géantes. On échange quelque mot, et conclu que parce que c’est gros, ce n’est pas nécessairement plus l’fun. (No, no, don’t go there…) Sur la plage, encore plein de galets, nous passons quelques heures à jouer dans l’eau pour finalement profiter de l’extérieur autour d’une bonne bouffe dans notre petite maison de Croatie.









