1er Septembre 2019
Deuxième visite à Malaga. Le plan d’aujourd’hui c’est de se débarrasser de nos enfants pour la journée. On a pensé les louer pour quelques jours, mais ils valent moins qu’on pensait.
L’autre idée, c’était de leur couper l’internet et dans la panique, en profiter pour leur injecter un sédatif. Une fois endormi, on pourra les laisser ici, pendant qu’on fait un tour de ville tranquille.
On se rabat finalement sur une technique reconnue par tous les parents; les acheter.
On leur propose 30 euros chacun (45$) pour qu’ils nous « sacres » patience pour la journée. Ils sont vraiment enthousiastes, comme tous les ados, de prendre notre cash pis de se débarrasser de nous autres. Ça tombe bien, nous aussi!
On les dépose donc en ville et se donne rendez-vous à la gare de métro à 20 heure 30. Annik se demande ce qu’ils vont faire. Elle pense que les chances qu’ils survivent plus de 3 heures sans s’entre-tuer est de 50%. Je suis plus optimiste, je dirais 3 heures et demi.
Maintenant en ville, on « drop » les enfants seul dans le quartier où les enlèvements sont les plus fréquent . On leur conseille également de parler au maximum d’hommes qui distribue des bonbons en « trench coat » beige (Au tient à leur immersion culturelle, évidement)
Comme de vrai bon petit adulte responsable, et comme ils ont tout le cash qu’on pouvait se permettre pour la journée en dehors de la bouffe et du dodo, on va s’simplement marcher dans la rue, et monter dans Alcazaba en plein milieu de journée.
Tour de ville avec ma blonde! Ohhh Yeaah!
Un Alcazaba c’est une position défensive initialement construit par les conquérants musulmans (Maure), et qui a comme particularité d’être positionné dans l’endroit le plus difficile d’accès de la région. Quand tu défends ta ville, c’est utile, mais quand tu « touristise » ça veut dire qu’il faut que tu te « tape » une sacrée montée. Comme on n’a rien appris de notre expérience d’insolation de Mika, on entreprend la monté en plein soleil d’après-midi.
Une fois que t’a commencé la monté, tu ne te sens pas capable de changer tes plans, faque tu continues malgré la soif. Un fois atteint un premier promontoire on peut apercevoir « le stade de corrida », vraiment cool.

Il y a deux vendeurs sur place. Un a définitivement un produit plus « winner » que l’autre. Je vous laisse deviner qui a les meilleures ventes; un vendeur d’eau froide ou vendeuse d’amande sucrés.
Je me sens plus les bras tellement j’ai soif… perdu dans le désert, c’est sûr que mon premier réflexe c’est de manger une boite de gâteaux Vachon…
Alcazaba, est comme tous ses sites en hauteur. Ça décourage les visiteurs.
Est-ce qu’on monte voir ce bâtiment grandiose en haut du montage, il parait que c’est le symbole de la ville.
Non, je préfère l’authentique expérience malagaise! Allons manger un tapa décongelé en costume de bain avec 700 touristes!
Ce n’est pas loin d’être vide, on n’a donc pas vraiment trop de difficultés à prendre des photos sans des touristes dans les pattes. Cependant, ce n’est pas la manne pour l’organisme qui gère le site. Ils n’ont définitivement pas une cenne pour rien amélioré, et ça parait.
À l’entrée, ils ont un système de paiement qui date de l’air soviétiques qui n’accepte que les notes de 20 euros et moins.
J’ai juste un cinquante euros!
Pris au piège sur la crête de l’Alcazaba en plein soleil, je m’adresse à la dame à l’accueil. Son regard vif et allumé rappelle celui d’une marmotte « éffouerré » en bord de route. Son enthousiasme et son entregent dépasse facilement celui d’un cigare aux choux, c’est pas peu dire.
Je n’ai pas de change pour 50 Euro!
À y voir la face, c’est évident qu’elle nous fait arrêter, même s’ils nous manquent qu’un centime d’euro.
S’en suit une recherche frénétique pour trouver du change. Dans nos poches, sacs, fonds de souliers. On réussit finalement, in extremist, à ressembler la somme et à entrer sur le site sous l’éblouissant sourire de la préposée. À sa naissance, si ça mère l’avait malencontreusement appelé, « Joiedevivre García », le parlement national espagnol aurait dû intervenir d,urgence, et la renommer, « Grossechristdepasdallure García »






L’endroit est joli et particulièrement la vue sur la ville. On déambule et croisent plusieurs Québécois. Il semble que les vols directs d’Air Transat est un impact certain sur la présence québécoise dans la ville.
On continue notre tournée et fini par s’arrêter dans un petit resto. Travailler ici en cuisine doit être une corvée avec cette chaleur insoutenable (35 degrés).
Comme il est 18 heures, on se demande si les enfants son mort. Depuis l’épisode du Fumeur dans les murs à Barcelone, je ne crois plus vraiment en eux. (Si vous ne savez pas de quoi je parle, voir ce post). S’ils oubliaient de revenir, je ne suis pas certain que ça nous dérangerait.
C’est sûr que s’ils disparaissaient, au début on serait triste, mais je suis sûr que ça passerait. De toute façon, ça a vraiment l’air compliquer d’organiser des recherches. Je ne sais pas que j’ai encore l’âge pour ce genre d’efforts.
Au coin d’une rue, il passe devant un autobus en trottinette. C’est une surprise un peu désappointante. À un moment, je reprends espoir. Je crois que le chauffeur ne les as pas vu. Ils passent devant un autobus. On croise les doigts…
…Va falloir les ramener à la maison ce soir.
Vers 20 heures, on les croise à la station. On a notre quota, « faque » retour à la « maison » pour découvrir ensemble le restes des stupidités et dangers qui s’y trouvent.
6e place
La première chose qu’on remarque en entrant, c’est cette fascination qu’ils ont avec la sécurité des lieux. Les dangers sont évidemment éminents…
Qui n’a pas déjà été terrorisé par les quartiers chauds et les gangs de rue de St-Rédempteur?
C’est complétement ridicule. La cour est enfermée derrière de hauts murs de béton. Pour y accéder, vous devez ouvrir une grande barrière en acier, après l’avoir débarré avec une clef d’un pied de long et l’exécution d’une série de 10 étapes compliqués. C’est juste inutile et énervant.

Océanne
« J’ai oublié mon cell! »
Patrick
« Merde! Annule nos plans de la journée, il faut forcer les portes du Fort
Alamo. »
5e place
Dès l’entrée dans la maison, ce qui frappe, c’est cette persistante odeur d’égout, un délice. J’inspecte un peu et m’aperçoit que le Castor Bricoleur n’a pas mis de coudes dans ses éviers. Si tu regardes bien dans le drain du bain, tu peux voir les étrons du voisin voyager dans les égouts, et te laisser de fabuleux effluves dignes du Gange après le passage d’un cadavre.
4e Place
Il y a un escalier entres les paliers de la maison, mais il est ridiculement « à pic ». Ça aurait été moins dangereux de mettre une échelle.
La hauteur des marches est complètement stupide. Quand tu descends, il faut littéralement que tu sautes d’une marche à l’autre. Comme la finition en ardoises est fabuleusement coupante, tu t’ouvres l’arrière des mollets juste pour aller pisser au premier. Merci, le roi de la rénove, t’es un « King »!
Je n’ai pas fini, cependant. Il y a également un enjeu de sécurité. Du deuxième étage, les escaliers ne font pas toute la largeur du couloir, donc quand tu es en haut, si t’es un peu mêlé, tu peux mettre le pieds dans le vide, tomber en bas, et te fracasser le crane sur les marches en passant.
C’est assez épeurant, pour qu’Océanne décide d’elle-même de placer une petite commode devant le trou béant.
Juste à y pensé, j’ai la frousse. Quand je ne dors pas à la maison, mon cerveau « tilt ». Disons seulement que j’ai une tendance au somnambulisme. Cet escalier n’annonce rien bon pour moi. Si je reste ici trop longtemps, cet escalier annonce le déplacement violent et à grande vitesse de mes molaires à l’intérieur de ma boite crânienne.


3e place
La toilette est placé à 4 pieds du lavabo à gauche, mais à deux pouces du mur
de droite. Tu ne peux pas t’assoir sans avoir l’épaule droit encastré dans le
mur, donc à moins d’être gaucher, il est impossible de se « torcher ».
Depuis deux jours, j’ai les fesses qui piquent.
2e
position
L’évier est grand comme un bol à soupe. Le robinet au mur, est si loin, qu’à
chaque fois qu’on l’utilise, la moitié de l’eau tombe directement sur le
comptoir. Évidemment, ils n’ont pas cru bon de nous fournir de guénilles.
1ere
position
À première vue, une
des installations qui fait rêver, c’est la douche. Elle doit avoir 8 pieds de long par 2 pieds
de large. Elle a un plancher en
céramique ajouré et l’eau s’écoule entre chacune des tuiles surélevées au-dessus
du drain; du véritable Michel-Ange.
Malheureusement, son génie n’est qu’un feu de paille.
L’épais, au lieu de placer le pommeau au bout de cette longue douche de 8 pieds, la mise sur le mur qui donne sur la largeur et contre le plafond.
Impossible que l’eau atteigne la moindre parcelle de ton corps. L’eau te passe par-dessus la tête et directement sur le rideau de douche. Le seul moyen d’être mouillé, c’est de tirer le rideau et de te placer dans le milieu dans la chambre de bain à l’endroit où l’eau fini sa course… Misère…
Il a une douche assez longue pour y faire atterrir un A-380, pis lui, il décide de le faire se poser sur la largeur de la piste.
FAIL! Monumental FAIL!