Fès, Maroc – Mes premières impressions.

Comme nos trois semaines au Maroc n’ont rien de bien bien organisé, on se dit que de passer 4 nuits, donc trois jours complets, à Fès devrait nous permettre de s’acclimater, de faire un peu de préparation, et de se reposer. Notre camps de base est à l’intérieur de la Médina, ce labyrinthe de 9000 rues, passages et ruelles, le plus ancien, et le plus gros du Maroc. Une affaire complètement débile, mais j’y reviens.

Je voulais vraiment louer un appartement dans un Riad. Pour moi, ce genre d’habitation est comme une géode, vous savez ces pierres qu’on cassent pour y découvrir des cristaux. Un Riad ça a l’air d’absolument rien de l’extérieur, mais l’intérieur est comme un petit palais. Il faut voir.

Deux raisons pour expliquer ce genre d’habitation. La première est qu’au Maroc, il fait chaud que le maudit, l’été en particulier.

De l’extérieur, le Riad ressemble plus à un immense mur, le notre à trois étages. La décoration est absente à l’exception de la porte, et les ouvertures sont rares. On veut limiter le bruit venant de la rue. Dans la Médina, les rues sont larges comme rien, donc, tout le monde est un sur l’autre. Résultat, si vous trouvez pas un moyen de vous isoler physiquement le bruit de la vie quotidienne est insoutenable.

Ça évite d’entendre Sonia et François de Gatineau se faire expliquer que ce tapis tissé avec des fils de Polyester, est en fait, selon le vendeur, un authentique tapis berbere de 800 ans tissé avec du poil d’Antilope.

Crois moi mon ami, ce tapis à été tissé par une vielle femme manchot d’Erfout. L’antilope a mangé ses enfants et lui a arraché les bras dans la bataille qui a suivi. Pour rendre hommage à ses enfants, elle a tissé se tapis avec ses « moyons », du vrai travail d’artisan.

On l’achète François! Ça irait tellement bien avec ton beau lazy boy défoncés dans le salon. Toutes ses belles couleurs me ferait oublier que tu dort devant le hockey.

De quoi, tu parles? Je dort pas quand je mange mes chips au vinaigre.

Évidement, une maison sans fenêtre serait invivable dans un pays aussi chaud. Il ont développé une manière fabuleuse de garder sont intimité sans mourir étouffée. Quand vous entrez, vous découvrez ce que je veux dire. Rapidement vous vous retrouver dans le patio centrale, richement décoré qui est en fait une cour intérieur. Chaque pièces, escalier donnne sur cette court centrale, et au étage supérieur, des balcons y donne également accès. On peut y planter plante et arbres, et l’endroit reste ombragé une bonne partie de la journée.

Le patio de notre Riad est vraiment très joli, mais est fermé par une verrière, ce qui fait que la fraîcheur n’est pas nécessairement au rendez-vous. Le véritable attrait ici, c’est la terrasse sur le toit. Elle est complètement couverte et tout autour, on trouve des canapés pour faire ce que je fais de mieux; m’évacher! C’est l’endroit où on nous sert le petit déjeuner chaque matin.

Dés notre première visite, on assiste à un spectacle qui se répétera 5 fois par jours, pour les prochaines semaines; l’appel de la prière. Du haut de notre terrasse, on peut voir le toit des maisons, mais surtout une multitudes de minarets qui se dresse ici et là dans la ville. Les haut-parleurs s’y font entendre. On entends clairement la mosqué la plus proche, mais les dizaines d’autres dans la villes sonnes comme un reverberation, un bruits de fonds.
ه
Allah est le plus grand allāhu ākbar
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah Ashadu an lâ ilâha illâ Llâh
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah āš’hadu ānna mūḥammad ār-rasūlu
Venez à la prière ḥayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt
Venez à la félicité, ḥayyā ʿalā-l-falāḥ
Allah est le plus grand. allāhu ākbar
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah lā ilaha illā-l-lāh

Le matin, on y ajoute un petit bout pour donner des pieds au cul de ceux qui pense que le sommeil c’est mieux qu’honorer Allah.

La prière est meilleure que le sommeil. aṣ-ṣalātu ḫayru min an-naūm

Aujourd’hui, on n’a pas vraiment d’autres d’ambition que de se « grailler » d’internet sans fils, d’avoir de l’eau potable en quantité et si possible des Kleenex, parce que tout les monde a « l’ostie » de grippe. Mika est tellement tanné, ça fait deux de suite qu’il pogne pis et on dirait qu’il commence une sinusite!

On se dirige donc en dehors de la Médina, dans un centre d’achat à environ 30 minutes de marches. La première chose que frappe c’est l’odeur de diesel dans les rues et évidement la chaleur pour un début octobre. Il a du monde partout, et les gens se promène d’une place à l’autre dans un des miliers de taxis rouges qui sillonnnt les rues. Nos enfants sont heureux de finalement voir le Maroc. Je pense que ce sera une aventure.

Évidement traverser la rue est un party. On commence notre apprentissage par profiter de l’expérience locale. Je m’assure toujours de traverser derrière une jeune écolière et m’en sert comme bouclier humain. Si elle se fait frapper, j’aurai le temps de faire une roulade et d’éviter une mort certaine. Je traîne toujours des Kleenex, donc pas d’inquiétude pour les éclaboussures de sang sur mes vêtements.

Dans les faits, il faut juste s’habituer, et comme la circulation est chaotique, elle est aussi assez lente, on peut donc, assez facilement, éviter le pire.

Le centre d’achat est probablement un des seul endroit où on pourra voir des prix fixes. On en profite donc pour essayer de ce faire une idée du prix des choses courantes. Quand on va retourner à la Médina avec ses 100,000 magasins, faudra avoir une idée de ce qui est un prix raisonnable parce qu’Annik pourrait facilement acheter un melon à 400$.

Elle va s’habituer, j’en doute même pas, mais elle n’aime tellement pas déplaire, qu’à la vue d’une arnaque, elle invite le gars à ouvrir un compte conjoint. En plus, le stress lui pogne, et soudainement devient incapable de faire un calcul mental. C’est vrai que diviser tout par 7 pour la monnaie local est pas évident, mais je l’ai vu estimer un achat à 9$, quand c’était 65$, vous voyez le genre?

Heureusement, Mika a comme mission de négocier pour nous, et il est tellement «game», c’est épeurant.

Combien, ce porte-feuilles?

120 Dirham

Je te donne 20, et tu me donne ta fille en marriage.

Nous, nous sommes prit de convulsions à le voir négocier. Si ont le pouvaient, elle se fusionneraient au mobilier pour faire semblant d’être ailleurs.

L’achat de nos forfaits internet fini en aventure, évidement…

Je me présente chez Maroc Telcom. Les forfaits sont super abordables, genre 18$ pour 10 gig. Cependant, Maroc télécom a du staff qui respire la joie de vivre comme les membres d’une secte 5 minutes avant leur suicide collectif…déprimant.

Il y a un gars potable, mais il est en train d’expliquer à un couple âgée ce qu’est un « router ». Ostie qu’on est pas sortie du bois. Misère…. C’est évident qu’il en a pour la journée.

Est-ce que je vais pouvoir brancher mon Videoway?

….

Il nous reste donc deux autres incapables qui risque pas de rendre l’expérience enlevante.
Dabord, y a le gros bonhomme avec la face acheté en spécial, celle avec la baboune et l’air de bœuf qui joue en alternance. Il y a aussi la fille, qui à la la vue de 8 clients en attente dévoilent ses talents de super héros. Son pouvoir à elle, c’est d’être capable de jouer au démineur même quand ses clients lui tirent des roches.

Éventuellement, elle fini par lever ses yeux de sa partie et nous adresser la parole.

Un forfait, ça prends un passeport.

On les a pas, ils sont à l’hotel, mais j’ai des copies sur nos cell. Je vous envoie ça par e-mail et vous les faites imprimer?

Impossible!

Impossible quoi? Imprimer, e-mail?

Il faut que je les photocopie.

Pourquoi? Imprimer les et faites une photocopie de l’impression, ça marche non?

J’peux pas.

Vous allez me faire marcher une heure, aller-retour pour aller chercher mes passeports, pour pas utiliser votre imprimante

Oui

J’ai tu l’air d’acheter un missile balistique, pourquoi vous voulez mon passeport anyway?

C’est la procédure

Ahhh, pis laisse donc faire…grrrrr.

Du monde de même, j’suis pas capable.

Deuxième essaie chez Orange, un autre fournisseur internet. il y a déjà du monde et il faut attendre. Je craint le même problème. Je décide donc de repartir avec Mika, aller chercher les passeport à la Médina, retrouver les filles ensuite, et finalement acheter le forfait. Une heure trente de « gossage »

On aimerait avoir des forfaits cellulaires prépayés

Pas de problème

Vous avez besoin de nos passeports

Non, pourquoi?

Ahhh pis delà marde…

Au départ du centre commercial, on fini par marcher dans cette partie de la ville, en dehors de la Médina pour une bonne partie de la journée, s’arrêtent dans un petit casse-croute, manger comme des enragés pour 14$ à quatre. Je pars prequ’à pleurer à l’idée qu’on pourra faire quelque choses avec nos pauvres dollars canadiens.

Cette partie de la ville est passablement moderne, des grands buildings de béton, une grande allée centrale et piétonnière couverte par de grands palmiers. Les dames, sont pour la plupart voilée et une minorité portent des habit plus occidentaux. Les cafés sont nombreux, ici et partout d’ailleurs, et c’est une affaire d’hommes. Un café noir et de l’eau pour s’enfiller des cigarettes. Pas, ou très très peu de femme ici.

Les cafés sont l’equivalent des balcons en campagne on s’y assoie pour voir les machines passer dans la rue, et j’ai pas de doutes, les madames qui passe.

Au retour, nous passons devant les Palais royaux, qu’ils sont derrière de grands murs, donc on voit « rien pantoute » à part des portes dorées. On visite également, un très beau parc, s’y assoient pour regarder les nombreux jeunes en mode séduction. Des jeunes se rencontre, certains très à l’aise d’autre clairement incofortable. C’est ça qui arrive quand y a pas de bar, la « crooze » doit se faire au domaine Maizeret.

Océanne…

En soirée on choisi un petit restaurant où on fait jouer les Beatles. Pourquoi pas. La place à environ 12-14 place assise Max. Je sais pas comment ça peut faire vivre serveur et cuisinier. On rencontre un couple de français dans la soixantaine, vraiment sympathique, Gisèle et Alain. On discute et rigole.

À un moment, comme souvent avec les français;

Vous êtes canadiens et vous parlez si bien français?

….

Je ne leur en veux pas, mais c’est vachement fréquent. Je me l’explique pas, mais c’est comme ça.

A plus!

Enfin! On quitte l’Europe…

J’ai passé un bon bout du voyage sous le tapis en espérant y revenir un peu plus tard. L’énergie n’étant pas au rendez-vous, j’ai de nombreux textes à terminer qui manquent, selon moi, d’intérêts. Je préfère me concentrer sur ce qu’il y a de nouveau dans nos vies de voyageurs.

D’abord, pour la suite du voyage, nous nous commettons pour une visite plus approfondie de l’Afrique. Même si tous nos vols ne sont pas encore achetés, nous savons désormais que « l’avant Janvier » sera fort probablement africain. D’abord, nous allons passer trois semaines au Maroc, suivi d’un peu plus d’une semaine à Istanbul en Turquie, puis 2-3 semaines en Égypte.

À tout les énervants qui se sont mis à crier :

La Turquie c’est pas en Afrique!

Bravo, vous êtes des génies!

Pour la suite, c’est à confirmer, mais nous croyions continuer pour un duo Rwanda/Tanzanie suivi d’un trio Afrique du Sud/Namibie/Botswana.

De toute la planification que j’ai fait dans ce voyage, c’est l’affaire la plus difficile que nous avons eu à faire. Comment faire pour nos pas crever nos budgets et suivre un itinéraire qui se peut? Il faut considérer le prix des vols, et à 4 ça chiffre vite, la température, les saisons, le prix des visas, qui sont parfois exorbitants, et surtout ne pas se placer dans une position où quitter l’Afrique nous coûtera 20,000$ une fois rendu complètement au Sud.

En gros, je crois qu’on a atteint un bon équilibre, tout en restant raisonnablement en sécurité..

Pour ce qui est du maintenant, on a terminé notre voyage Européen à Madrid. Il fallait y laisser notre voiture et y prendre notre vol pour Fès au Maroc. L’expérience achat-rachat avec Peugeot a été extraordinaire. On reviens avec une voiture légèrement abîmée du côté droit après avoir embrassé tendrement un trottoir de 2 pieds de haut dans notre angle mort. Malgré le bris, la remise du véhicule à prix un gros 10 minutes. Impressionnant!

En comparaison, hier, se faire rembourser une carte de métro de 4.50€, à nécessiter 30 minutes, et l’intervention de 387 personnes. Quand remettre un char de 20,000€ prend 10 minutes. Trouver l’erreur.

J’avais pas eu à me frotter à la réputé machine administrative espagnol, mais vous auriez du voir la scène d’anthologie.

J’achète quatre cartes de métro, et une ne tombe pas de la machine. On demande de l’aide, et une dame arrive à la rescousse. Elle doit ouvrir la machine pour voir si tout ça est vrai. Cependant, elle a besoin de sécurité pour une opération aussi délicate. Elle attends donc des agents armées, pour vrai, au cas où je e l’assommerait pour lui voler des rouleaux de 10 centimes dans un métro bondé… un danger crédible et imminent.

Ensuite, elle fait de nombreux appels, prends mon numéro de permis de conduire, confirme que le numéro de carte coordonne avec la transaction, discute des épices qu’elle met dans sa Paella avec la dame à l’autre bout du fil, raccroche, rappelle, raccroche, rappelle…interminable. Je vous répète qu’on parle d’une transaction de 4.50€. Avoir su, j’aurais fait semblant de rien et aurait acheté une autre carte.

Finalement, elle me sourit, et affirme que je pourrai être remboursé. J’ai peur de la suite. Va t’elle me demander de prendre le train pour Porto et rencontrer la responsable du département ou simplement lui demander d’acheter un appartement à Madrid pour avoir une adresse à lequel envoyer le remboursement?

Non, mais il y a un formulaire à remplir. Tu me niaise? Un affaire en papier avec copies carbone?

Je me frappe la tête sur les murs en passant que quelqu’un doit déplacer ce papier dans un autre bureau, que d’autres personnes vont traiter l’information, vont remplir d’autre formulaires, que des email vont être envoyé, le tout archivé…, pour me rembourser 4.50€. Ça coûte combien ça? 200-300€.?

Breaking News!
L’agrandissement du métro de Madrid est annulé. Selon nos informations, les 3 milliards d’Euro requis pour les 16 nouvelles stations, ont été mystérieusement engloutis. Un simple remboursement de billets aurait amené l’embauche de 1,400 fonctionnaires et à la construction d’un bâtiment pour loger cette équipe essentiel.

Un petit truc pour toi gentille dame, la prochaine fois, ouvre l’entrée du métro et laisse moi passer gratuitement. Ça prend 10 seconde et sa coûte « fuck all »!

En tout cas, pour notre voyage en Europe, je sais pas comment vous expliquer ça sans passer pour un « gros gras dur», mais on en pouvait plus. Il s’avère qu’avec notre budget journalier et les prix en Europe, une fois que l’arrêt essence, épicerie et logement était fait, on avait jamais une cenne pour rien faire.

C’est « ben » beau marcher en ville, mais qu’en t’a même pas d’argent pour visiter un musée de temps en temps et faire de choses qui sortent de l’ordinaire, tout fini par être moins sexy. Les enfants en avait un peu marre, et nous aussi.

Évidement, sous le thème répétitif de l’appartement de marde, on fini ça en beauté. Encore tellement « crade »… j’suis tanné.

Je commence à avoir la « Twist ». Dix secondes à l’intérieur, et je sais déjà que je suis mieux de me « clencher » des p’tites pilules pour les allergies. Sans ça, je vais m’éternuer la face dans la prochaine heure.

Le proprio a l’allure d’un informaticien avec sont veston en tweed, pas d’une femme de ménage. Ça parait. Y a du monde pour qui faire le ménage consiste à uniquement placer des bibelots sur des tablettes et d’enlever les poils de culs sur le savon. Lui, il fait même pas ça.

J’pu capable! Deux nuit la dedans, pas de place pour s’assoir, des meubles « decâlissés », un matelas double installé sur une base simple. Si tu te déplaces trop sur le bord du lit, le matelas plie, et tu te retrouve à terre… super. Le pire, c’est que le gars a placé une porte blindée à l’entrée. J’ai jamais vue quelques chose d’aussi sécuritaire. Il a 4 loquets sur toute le hauteur de la porte et 4 autres du côté charnière. Il doit bien avoir de l’or caché, parce que même à essayer, je sais pas ce que je volerais…. certainement pas les draps, comme il faut les « dé-poiler » avant de se coucher…écœurant.

La cuisine et la salle de bain, se résume à aaark! Par moment, j’ai l’impression de vivre un camps d’entraînement pour les assistés sociaux…

Vivement le Maroc, espérant qu’on pourra se payer mieux.

En rétrospective, 50 jours en Europe avec notre budget était simplement trop long et ambitieux. Si c’était à refaire, je m’en tiendrais à 30 jours.

Donc revenons à notre prochaine destination,

Nous prenons pour la première fois un vol avec la compagnie Ryanair en direction de Fès au Maroc. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ce qu’on appelle un « Low Cost Airline ». Ils offrent des vols à des prix imbattables, du genre Madrid-Paris à 19€. À ce prix là, il faut qu’il fasse de l’argent ailleurs, donc, voyager avec eux, c’est une course à obstacle pour éviter de payer des frais, et croyez moi, ils vous attendent au tournant. Je vous fait une petit liste.

• Le sac de cabine doit être petit, très petit, et pas de niaisage, ils mesurent. Si tu t’essaye et que ça passe pas, il t’arracher la tête avec la liasse de billets qu’ils viennent de te voler avant de kidnapper tes enfants. C’est pas de enfants de cœurs.

• Pour recevoir votre billet par SMS, une banalité qui coûte rien, ils te chargent 5€ par personne. Évidement, ils te le demandent 13 fois, durant l’inscription, en espérant que tu vires fou ou que tu te trompes au moins une fois dans tes sélections.

• Votre carte d’embarquement doit être imprimé. J’imagine qu’en 1982, c’était la norme mais aujourd’hui pourquoi?

En fait, il t’oblige à faire étamper ton bout de papier une fois à l’aéroport, ce qui élimine d’emblée l’option du billet électronique. Si tu le savais pas, et que tu te présente avec le document sur ton cellulaire, il te charge 55€ par billet pour imprimer 4 bouts de papier (300$)

Je capote un peu, parce que je m’aperçois, la journée avant de quitter, que j’ai pas le papier, et que j’ai pas d’imprimante. C’est dans l’appartement que je vais trouver ça, c’est juste si on a l’électricité. Si je règle pas ça, je m’enligne pour une sodomie double boucle piquée gracieuseté de RyanAir.

Le matin du départ, je fini par m’en sortir en me faisant trimballer par, le gentil mais pas très propre, propriétaire du logement, dans tout les cafés internet de Madrid.

Notre statue de « pauvre » nous oblige à louer des appartements miteux dans les quartiers malfamés des villes européennes. Les cafés internet existent encore dans ses endroits et sont à cet image; tellement, tellement déprimant; Toujours un ramassis de vieux meubles avec des séparateurs fait avec des affiches de cigarettes, des claviers brun de doigts sales et qui donnent la lèpres et des ordinateur qui roulent sur Windows 3.1

En gros, je déteste l’expérience RyanAir, mais partir de Madrid pour le Maroc à 4 pour environ 400$, baguages inclus, c’est difficile à battre.

Une heure et demi de vol pour Fès qui se passe bien. Étant donné qu’on arrive en début de soirée, que nous sommes tous grippé, on veut pas se faire chier. On demande à notre hôtel d’organiser le transport, pour un coût définitivement excessif, mais qui dans les circonstances, fait notre affaire.

À l’arrivé dans notre Riad de la Médina, nous sommes conquis. La chambre est fantastiques, la terrasse fabuleuse, rien à dire. Nous sommes crevés et restons donc là pour la soirée. La seule sortie notable consiste à une visite dans les ruelles de la Medina pour trouver de l’eau et changer de l’argent.

Ça a l’air malade! J’ai hâte de le vivre et de vous raconter la suite.

Les Mafieux de Ronda

À notre arrivé à Ronda, tout le monde est un peu « démotivé » Les enfants ont seulement le goût de « déploguer » et de faire ce qu’ils font le mieux, mettre leurs écouteurs, « s’évacher » sur la surface la plus molle à leur porté et mouiller un coussin avec la bave qu’ils leur coulent du coin de la bouche.

En ce qui concerne le voyage, les premiers moments d’euphorie font lentement place à une routine exigeante de déplacement, d’inconfort et d’inconnu. Rien à voir avec l’intensité d’une semaine à Walt Disney ou aux émotions d’une descente en rafting après la fonte des neiges.  Voyager consiste souvent à contempler, marcher, observer, marcher encore, et de temps en temps, à rencontrer des gens intéressants.

La réalité crue, c’est que ça prend énormément d’argent pour voyager à quatre pendant un an.  Ça demande une discipline parfois un peu plate; manger des lunchs sur le bord de la rue, se faire à souper avec les moyens du bord et limiter les activités payantes. En brefs, on n’a pas le luxe de simplement se taper des « trips » de parachute, de karting et des visites aux parcs d’attraction à chaque fois que ça nous tente.

En 2014, on avait l’avantage d’avoir des enfants de 9 et 12 ans. Ils mangeaient moins, couchaient n’importe où comme dans des lits minuscules ou même par terre.  Maintenant, on a des adultes, incluant un « Gigantore » qui s’en va sur ses 6’ 1’’, « faque » les petits lits d’enfants, ça fait plus. Le prix de logement est nécessairement à la hausse.  Oubliez également les rabais enfants sur les lunchs, les activités et autres.

Le vélo nous sauvait aussi beaucoup d’argent. Dans les faits, la « run » de bicycle entre deux endroits était souvent l’activité de la journée. Un casse-tête logistique certes, mais qui comportait des avantages financiers importants en plus de meubler nos journées de moments gratuits.

Cette année c’est différent. On s’aperçoit que ce n’est vraiment pas facile de rester dans notre budget.

Enfin, ce n’est pas toujours évident de trouver des choses d’intérêts pour tous les monde. On va se le dire, même si nos ados sont extraordinaires, ils sont aussi des produits de leur génération. Notre compétition directe, c’est la gratification instantanée de You Tube et son contenu infini.  Je constate, avec regret, que la contemplation semble perçu comme une perte de temps.  C’est un challenge pour nous… et pour eux.  Le monde du tourisme a besoin de s’ajuster parce que le temps où vous attiriez les gens dans un musée avec un rabais de 15% est révolu. Bonne chance!

En ce qui me concerne, j’imagine que parce que je suis née dans un autre monde, en 1974, j’aime encore simplement me promener pour « voir ».  C’est souvent difficilement compatible avec les attentes des enfants.

Pour Annik, c’est simple, elle est juste la parfaite partenaire de voyage. Elle aime dire qu’on est fait pour les projets commun et, qu’en plus, on voyage bien ensemble. Je suis d’accord. Ça prend un sacré sens de l’adaptation pour se « tapper » jour après jours, l’improvisation qui caractérise notre style de voyage.

Ronda, accroché à la falaise.

En avez-vous assez de mes états d’âme?  Passons à autre chose.Au moment de notre visite à Ronda, nous sommes en plein festival Pedro Romero, la fameuse légende de la tauromachie. Il y a beaucoup de monde en ville, et je suis franchement surpris par l’activité qui règne ici.  Les rues sont pleines de monde, l’ambiance est intéressante, et comme à partout en Espagne, il y a d’innombrable cafés et dix vendeurs de crème glacé par habitant.

Annik et moi déambulons dans la ville, admirant le canyon et surtout les alentours de l’arène de Ronda, là où on assassinera impunément des animaux pour le plaisir dès demain.  Il y a quand même quelque chose de surréaliste et de franchement décalé avec se sport, il faut l’admettre. 

Durant le fameux spectacle du lendemain, et pour lequel nous n’avons pas pu de place, une dame sort précipitamment au moment ou nous somme tout prêt de la porte. Elle est avec son mari, beaucoup plus vieux qu’elle, probablement un habitué.  À lui voir la face, on constate qu’elle s’attendait plus à des danses folkloriques dans un champs de mesclun qu’à la mise à mort d’un bœuf.

Elle est fâchée la madame!

Elle se dirige vers moi, me donne son billet et sacre son camp.  Son marie/amant vient de réaliser que les 200 euro du spectacle ne mènerons finalement pas à cette fameuse nuit romantique tant attendu.

J’aurais dû lui offrir un cours de cuisine végétarienne, à la place!

Comme j’ai maintenant un billet dans les mains.  Peut-être que je pourrais entrer et jeter un œil.   

Pas le temps…

Une dame, juste à côté, vient d’hériter du billet du vieil homme.  Elle se dirige vers l’imposant système de sécurité et se fait retourner de bord par un agent. Il se retourne juste assez longtemps pour lui dire, avec son seul regard :

Ce n’est pas ton billet! Dégage avant que je te casse la nuque.

Finalement, je m’essayerai pas… J’ai encore besoin de cette chose entre ma tête et mes épaules pour quelques années.

Je ne sais pas si c’est normal, mais la sécurité est complètement démesurée. J’imagine que quand le but du « show » est de commettre de multiples meurtres et autant que possible voir mourir des gens encornés, c’est la moindre des choses de traiter la place comme une scène de crime.

Notre petite escapade dans les environs, fini finalement sur la terrasse d’un bar, attiré par la musique joué par un jeune homme avec sa guitare.  Le tenancier du bar a une stratégie de « crosseur »; Le gars joue une seule « toune » toutes les demi-heures. Comme la marée, sa terrasse se rempli, puis se vide, puis se rempli à nouveau.

Chéri, on prend une bière ici, l’ambiance est fabuleuse.

Dépêche-toi de boire, c’est plate en sacrament icitte!

Oh chéri, un chansonnier! Ça a l’air sympa, on prend l’apéro?

Accélère mon amour, le mec a arrêté de jouer, on s’enmerde!

Å kjære, en låtskriver! Det ser fint ut, tar vi drinken?

Akselerer min kjærlighet, fyren sluttet å spille, vi kjeder oss

…..et ainsi de suite.  Pas de niaisage avec les têteux de bière.  Il veut du roulement!

Moi, il ne m’aura pas avec ses stratégies, parce que j’ai « spotté » quelque chose de pas mal plus intéressant qu’un chanteur. 

Le BOSS vu de dos avec certains de ses disciples.

Dans l’entrée, il y a le chef de la mafia local. Le gars s’est positionné comme un king, assis à deux pouces de la face du chanteur. Pour être certain que tout le monde a compris qu’il contrôlait la place, il bombe le torse, peigne habillement ses cheveux de mafioso et fume ses cigarettes directement dans les narines du guitariste.

Le patron, même s’il lui doit le plus grand respect, lui demande gentiment de se tasser d’un pouce question que son chanteur ne soit pas atteint d’un cancer demain matin. 

Don Chevelura Del Fuego, qui ne prend pas d’ordre de personne!

Il l’envoie simplement chier et continue à agir comme le boss plein de marde qu’il est.

La scène est délicieuse.  Annik et moi sommes assez loin pour savourer le moment et se marrer, sans risquer un tour de bottines de béton au fond du ravin.  Je n’osais évidement pas le filmer, mais je vous assure que si l’émission Omerta était à refaire, il faudrait venir faire du recrutement ici.  Il y a tout ce qui faut;  des faces typiques de vieux bandit bedonnants et moribonds aux jeunes louveteaux qui viennent embrasser les pieds roi de la montagne. Un délice d’observation sociologique

Le tout est bien sure accompagné du vieux serveur boitant aux yeux croches, qui malgré 20 ans de métier n’arrive pas à se rappeler si j’ai commandé, ce que j’ai commandé, et si je suis le gars qui a commandé ce qu’il a dans les mains… Pauvre gars.

Je ne sais pas si son joli visage de génie en herbe lui vient d’un accident de marteau de « dedans la face » ou une petite « tappe » sur le nez avec une pelle, mais en tout cas, je ne l’engagerais pas à la NASA.  C’est ce qui est certain, c’est que son cerveau est en accord avec son regard. Vide!

Le lendemain, on fait le tour de la ville et visite, en particulier le pont appelé le Ponto Nuevo, une merveille d’ingénierie qui semble comme magiquement ancré à ces deux falaises qui sépare la ville en deux.  Il est simplement spectaculaire.  À voir le profond canyon qui donne le vertige, c’est difficile de s’imaginer cette ville avant la construction de cet œuvre gigantesque.  Comment faisait-il pour se visiter, pour commercer? 

Pour avoir une excellente vue, il faut descendre sur un sentier qui longe la paroi verticale du côté est de la ville. On s’entends qu’il y a des centaines, sinon des milliers de personne qui décide d’entreprendre le petit « trek » requis pour s’y rendre. Dans le fait, c’est effectivement le meilleur point de vue, mais c’est déstabilisant de voir à quel point l’endroit est dangereux pour le touriste. 

  • Un simple sentier de terre remplis de trou et entouré de ravins, endroit idéal pour « enfarger » grand-mère, pleurer momentanément, et hériter de sa maison en Toscane.
  • Des points de vue où 50 personnes se chamailles pour prendre une photo juste devant un trou béant donnant sur une mort certaines, et ceci sans le moindre aménagement de sécurité.

Pour ce que ça vaut, je préfère encore le bordel à la sur-organisation comme on l’aime à la SEPAQ.

Dans les prochains jours, on quitte pour le Portugal et j’en profiterai pour faire un texte sur ma liste des choses surprenante et que je ne comprends pas sur l’Espagne. Revenez-nous voir!

Maladie incurable; La touristite aigues dégénératice.

Au matin, on ramasse nos affaires et quitte pour la ville de Ronda. Elle est réputée pour son Toréador célèbre qui aurait tué plus de 4,000 bœufs sans jamais être touché. Il y aussi son pont, au-dessus d’un profond canyon directement au milieu de la ville, qui est extraordinairement photogénique.

Mais avant tout, comme les enfants ont eu leur fun hier, c’est notre tour de leur faire vivre l’horreur d’une vraie journée de visite traditionnelle.  Au menu, d’effrayant sites archéologique paléolithique assez plate pour mettre dans le coma un adolescent. Cela sera suivi par la visite d’un parc naturelle donc l’objectif est de faire une randonnée sans aucune raison particulière.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 87% des fugues adolescentes sont causées par le trauma d’une randonnée en forêt. L’autobus ne les a peut-être pas frappés hier, mais aujourd’hui, on a les statistiques de notre côté. (Voir article d’hier)

Quand ils croiront leur chemin de croix terminé, je vais leur assénée un coup fatal. Croyant se rendre à l’appartement, j’arrêterai l’auto, et mine de rien, faignant de leur payer une crème glacé, je leur fait visiter une cathédrale et un autre Alcazaba! 

Bang, vous n’avez pas vu ça venir, hein!

Vous pensiez que j’étais encore en train de fabuler, mais c’est exactement ce qu’on a fait. 

Première arrêt au temps de la préhistoire se vit au site de Dolmens de Antequera.

On y retrouve deux Dolmens, des monuments fait d’immenses pierre aplaties déplacées pour créer une caverne artificielle qu’on croyait utilisée comme sépulture collective. À l’arrivée, nous avons de la chance, il y a un vidéo explicatif, en français SVP, qui passe dans l’accueil.

Tout ce que je me souviens par contre, c’est la musique absolument horrible de ce vidéo, une série de grincement équivalent au passage d’un violoncelle dans une épandeuse à fumier. Imbuvable!

J’ai trouvé, par pur chance le vidéo sur YouTube. Pour bien profiter de la musique, je vous conseille la dernière portion à partir de 8 minute 40 secondes.

De la musique qui vous fera oublier le contenu du vidéo.

Étape 1 – L’intoxication et l’atteinte neurologique légère
Visitant les Dolmens, Mika et Océanne sont soudainement pris de spasmes incontrôlables. Mika tombe au sol, et sans aucune raison particulière, Océanne commence à le mordre derrière la nuque.  Nous les séparons, et rapidement, leur présente un iPad avec des images d’Occupation Double. La grosse face de Jay Du Temple, c’est connu, a la capacité thérapeutique de réaligner les ondes cérébrales des adolescents.  Une seule séance offre les même bénéfices qu’une injection de Propofol directement dans les yeux.  Le seul effet secondaire cependant, est un désir soudain de se mettre en couple avec la personne la plus proche équipées de lèvres « boostés » ou des pectoraux surdimensionnés.

Sur la route, nous contournons longuement cette montagne d’un gris froid, qui se démarque complètement du paysage environnant. C’est le El Torcal.

El Torcal

Sur la face nord, nous entreprenons de la monter longuement et y croisent un nombre impressionnant de cycliste le descendant à toute vitesse.  Se rapprochant du sommet, le paysage est saisissant; des structures calcaires verticales pointant vers le ciel, certaines avec la prétention incertaine de rester dans cet équilibre précaire pour les prochains millénaires. Le site est truffé de sentier et je ne peux attendre pour m’y aventurer.

Étape 2 – Lésion cortex frontale pulpeux.
À l’annonce de la randonnée, les pupille des enfants se dilate. l’idée d’une heure sans internet est simplement insoutenable. Soudainement Océanne, pris de frissons, se jette sur le pneu de la voiture et tente d’y planter ses dents pendant que Mika se frotte les aisselles sur le sapin le plus proche. Ce sont évidemment des signes d’un démence naissante qui mènera inévitablement à une inscription au collège O’Sullivan.

Heureusement, nous sommes équipés pour ce genre de situation.  Nous les calmons à l’aide d’une petite fiole qui sent le McDonalds et les rassure en leur susurrant à l’oreille, que même en Espagne, ils ont des McFlurry. 

On l’a échappé belle!

La randonné est agréable et l’endroit, selon moi, se rapproche en beauté avec le Grand Canyon.

Maintenant, cependant, leur seule motivation c’est de faire un arrêt au McDonalds au retour. Leurs petits cerveaux reptiliens ont enregistré l’information et ils ne peuvent plus penser à rien d’autres. Pour les faire avancer, nous devons maintenant feindre d’entendre la fille du service à l’auto derrière les arbres.

Quitté El Torcal, j’aperçois les vestiges de ce que semble être une forteresse ou un château.  Ceux qui me connaisse savent que je ne peux résister à la vue d’une ruine ancienne. Pour moi, c’est une vision plus puissante que l’appel d’une sirène à l’apogée de son ovulation.

Même Annik en a marre, mais moi je ne me « tanne » pas.  J’adore ce genre de chose, je ne sais pas pourquoi! Si mon seul vice c’est de caresser une pierre féodale une fois de temps en temps, Annik est prêt à vivre avec ça. 

Je descends donc des hauteurs surplombant la ville, et nous stationne non-loin des sites qui m’émoustillent.  Les enfants crachent déjà du sang.

Je les prends par la main, et les amène doucement dans la direction de L’Alcazaba.  Feignant de leur caresser les cheveux, je leur mets sur l’oreille un audio-guide relatant, pendant une heure les mille dernières années du site.

Étape 3 – Dose fatale de sites historiques.
L’audio-guide les fait basculer. De coup, plus de son ou de lumière. Il s’assoit et se mettent à se tortiller comme des poissons dans le fond d’une chaloupe. C’est la fin, c’est évident!

À de moment, j’abandonne. Je continue la visite de l’Alcazaba avec Annik, pendant qu’ils sont maintenant à faire des ballounes au sol la face tout gommée d’épines de pin.  Je le ramasserai tantôt espérant, qu’aux moins je n’aurai pas à payer pour leurs audio-guides

Je vous évite les détails de la visite, parce que même Annik, s’exclame.

Ce n’est pas un peu « platte »?

À la sortie de la ville, j’ai bien attaché les enfants à l’arrière après les avoir passée à la « hose ». J’ai évidemment enterré les quelques touristes morts suite à leurs folie passagère. J’ai hâte que les archéologues les retrouvent.

Ehhh, check Indiana! Pourquoi ce paysan avait une « Canon » dans le cou?

On s’arrête au McDonalds. Je n’ai pas le choix si je veux être capable de les détacher sans me faire dévorer la face. Les effluves du vieux clown ont leur effet, le voila de nouveau des adolescents désagréables

  • Contrairement à ce qui est dit dans Pulp Fiction, le quart de livre est disponible en Europe.
  • Les croquettes; même affaire que chez nous
  • Leur « poutine ». Une frite avec du jambon et de la béchamel; Bof
  • Des croquettes de Jamon : Des boules panées remplies de sauce blanche dans lequel flotte des morceaux de simili-bacon mou; Infecte!
  • On goûte au McFleury; beaucoup plus petit avec option de chocolat blanc.
  • Cornet de crème glacé classique; Même chose que chez nous mais dans un cornet sucré. Ça fait la job!
  • McValeur au poulet. Pas de bacon, mais de la sauce barbecue. Pas « vargeux »
  • Fait surprenant, même quand tu achètes un Big Mac ou s’attendent que tu y ajoute du ketchup, et les gens le fond. Je comprend pas….

Maintenant arrivé à Ronda, je vous rassure, on ne parlera pas de lit ou d’appartement de marde. Avec le temps, la haute saison qui s’achève, les options potables sont de plus en plus fréquentes. L’endroit qu’on a choisi est fabuleux, on relaxe et jette un œil à la ville avant de prendre une pose pour la nuit… dans un vrai de vrai lit.

Mika survivra pour voir Malaga!

29 et 30 Août 2019

Une mise à jour ce matin. Mika a été malade un bon moment hier soir et est encore fiévreux au levé du jour. Suite à notre randonné en montagne d’hier, on croit qu’il a fait une insolation. On le laisse dormir un moment question de le laisser récupérer.

On a ignoré des millénaires d’expérience pratique, marché au gros soleil pendant des heures au zénith de la journée, pis on se surprend d’une insolation!

On va leur apprendre comment ça marche le soleil aux espagnols!

Essayer donc de profiter du soleil, à place de chialer.  Y a du monde, comme les québécois qui tueraient pour en avoir plus!

Pis, là arrêter de dire que vous êtes mieux.  Combien d’entre vous, aux premiers rayons de juin, s’enfile une douze de Coors Light en bedaine et se réveille le lendemain avec un mal de tête, le corps plus rouge qu’une Supernova et le dessus du nez qui émet plus de rayonnement que le réacteur de Fukushima?

Tard dans la matinée, ont fini par sortir Mika du lit et l’installer dans la voiture en direction Malaga.

Comme représentant officiel d’Opération Minoune depuis 1996, conduire une voiture qui n’a pas 15 ans, c’est déstabilisant. J’aurais assez d’histoire de char merdeux pour vous tenir occuper une soirée complète.

Avec les années, on a eu des autos, qu’il fallait pousser pour reculer. D’autres tellement fini qu’on « shiftait » en tirant sur les tapis sauve-pantalon ou cette fameuse Toyota Corolla 1994 qu’on a amené à la dompe à son 21ieme anniversaire, et dont le coffre ne fermait plus depuis deux ans.

À l’aréna avec la Corolla :
Hey Pat! Ton coffre de char est ouvert dehors. Ça ne me dérange pas, mais il est en train de se remplir de neige.

Ce n’est pas grave j’ai une pelle…

« Anyway », tout à coup, on a un char qui ne boit pas un litre d’huile au 100km, mais en plus, on a une radio Bluetooth, l’équivalent de la découverte de la roue pour nous. C’est évident que Océanne va en abuser et nous faire découvrir de balades « fabuleuses ».

Elle nous fait vivre des moments d’anthologies avec plein de musique « sans instrument » (Du rap), des « tounes » entendues chantées à tue-tête dans le sous-sol chez nous, et bizarrement, on apprend à connaitre ses goûts, parce que les jeunes de nos jours, ils écoutent de la musique presqu’exclusivement dans leurs écouteurs.

À Malaga, nous avons loué une maison en banlieue, à 35 minutes de voiture du Centre-Ville. Après trois nuits, je suis heureux de partir, mais j’y reviens.

À notre première après-midi, et en arrivant, on laisse Mika se reposer, pendant que les filles tentent de trouver un endroit pour se faire faire les ongles.  La vie des gens riche et célèbres.

Moi et Mika, tous les deux à l’appartement, à l’air climatisé…

Je vous niaise, il n’y en a pas!  Voyez-vous, le gentil propriétaire c’est une agace pissette de compétition.  Le gars a installé la tête d’air climatisé à l’intérieur, le système de climatisation, à l’extérieur, mais a décidé que ce ne serait pas inclus dans le prix.  Pourquoi?

4 heures plus tard, elles reviennent les ongles enjolivés. Vous avez bien lu, 4 heures plus tard!

En gros, elles ont dû faire le tour de tous les salons d’ongle de la grande région métropolitaine de Malaga, se sont fait offrir des rendez-vous à Pâques 2020, retrouvé devant des commerces fermés et finalement, après avoir vider la moitié de la « tank à gaz » du char, trouvé un endroit pour obtenir les service attendus.

Annik n’a plus l’air d’avoir travailler dans une mine, c’est bien.  Océanne, a opté pour le kit d’ongle à colonoscopie. Il y a des outils de chirurgies moins longs que ça. Depuis sa « transplantation », elle doit actionner son cellulaire avec sa langue et ses plantes de pieds.

Le lendemain, au levé, on est tellement frais et dispo, qu’on décide de crisser le lit par la fenêtre.  Une autre de ses nuits.  Pas que le matelas est inconfortable, mais les gens d’Airbnb on l’art de vouloir décorer avant d’acheter des meubles de qualités. La base de lit est fait de deux tiges de métal sur lequel on a déposé des « ti-bouttes » de planches.

Tu ne peux pas dormir là-dedans, j’ai l’impression d’être sur le traversier des Iles de la Madelaine durant une tempête. Ce matin, mes dispositions émotives sont idéal pour rétablir la peine de mort au Canada.

Je réveille donc Annik en la poussant en bas du lit.

Bon matin…chéri…. ostie de Tabarnak!

Je pogne le matelas, le sacre à terre, prend gentiment la base de lit avec la douceur d’un chaton Cottonelle et te le « calisse » au vertical sur le mur. À soir, on couche à terre, un point c’est toute! Je ne peux pas croire que le plancher en béton va bouger, non?

Bonne nouvelle, Mika est remis de ses émotions systémiques digestive. On « s’enligne » pour une visite de Malaga. La ville est en bord de mer et est apparemment l’une des premières villes d’Espagne à avoir poussé le principe du tourisme de masse dans les années 70.  Vous savez ce que je pense de ça!  Visiter Venise en file indienne pogné entres les boules d’une bonne sœur et le gras de dos d’un américain suintant, j’adore!

En tout cas, à la fin août, j’admets que ce n’est pas trop mal.

Les trotinettes de Lime à Malaga

Le plan de la journée c’est qu’on va faire le tour de la ville en trottinette électrique. La génération de nos enfants, ce n’est pas facile à garder heureux.  Ils sont terrorisés à l’idée de devoir marcher sans but précis. Regarder un immeuble historique ou déambuler dans une ville pour la première fois, c’est pire que de fumer ses propres yeux aux couteaux.

Je sais que c’est arrivé dans plein de ville du monde, mais pour nous, c’est une première expérience.  Un peu partout des centaines de trottinettes électriques sont déposés partout autour de Malaga pour une utilisation en libre-service. Il y au moins 5 ou 6 compagnies qui tentent de dominer le marché local, donc « l’infame Uber »

J’avais lu sur le sujet et je m’attendais à une hécatombe; des jeunes fauchant les grand-mères pour le plaisir, des rues devenues aussi dangereuses que des pistes de Nascar et bien sûr des montagnes de trottinettes empilées devant chaque lieu touristique.

Il n’y a rien de ça, en tout cas à Malaga.  C’est évident que c’est un ajustement, mais en général, ça a l’air de bien se passer.  Par exemple, c’est bidule sont équipées d’un GPS, ce qui fait que quand tu roule sur les pistes cyclables, tu peux atteindre 25km/h, mais aussitôt que tu arrives dans certaines zones sensibles, la trottinette se bloque à 10km/h.

On descend la piste cyclable le long de la plage et se rend en ville.  On est partie de si loin que ça ne nous prend pas loin d’une heure pour arriver dans le quartier historique.  Les enfants adorent.  Devant la Cathédrale de l’Incarnation de Malaga on « libère » nos trottinettes et entreprends de marcher la ville à pieds. 

La cathédrale est le lieu d’un débat particulier.  Celle-ci a seulement un grand clocher mais sur les plan originaux, elle aurait dû en avoir deux. Faute d’argent, celui-ci n’a jamais été construit. 

Des siècles plus tard, les autorités ont suggéré de la « terminer » en y ajoutant cette partie.  Si vous pensez que le débat du deuxième lien est houleux, ce sujet déchaîne apparemment les passions.  Pour les tenants, c’est seulement logique de terminer l’œuvre.  Pour les autres, y rajouter le fameux clocher, c’est enlevé sa particularité à ce monument, puisque cette asymétrie est unique.

Les enfants sont fascinés par cette histoire, tellement qu’ils sont en train de magasiné un T-Shirt…

Qu’est-ce que j’ai faits pour avoir des incultes de même. Va vraiment falloir que je les oublies au centre d’achat à moment donné!

On commence notre petite tournée dans les alentours du Colisée Romain.  J’adore cette histoire, mais celui-ci qui a seulement été découvert, par hasard dans les années 50, sous un bâtiment gouvernemental.  « Drette-là » sous vos pieds.

Les abords du Colisée Romain à Malaga

On marche une bonne partie de l’après-midi.  La quantité de café, de restaurants dans des villes comme-celle-ci est ahurissante.  Dans chaque avenue, ruelle et avenue, tu peux te soûler la gueule, te relever, marcher dix pas, boire un café pour te remettre sur le « piton » et recommencer.

De retour en soirée à notre petite maison de banlieue, on commence à découvrir que le gars qui a construit ça n’aurait pas gagné la finale de la maison Rona.

J’ai beaucoup à dire sur la maison. À première vue, et surtout à travers ces photos, la maison a l’air moderne; nouvelle céramique, meubles contemporains et douche grandiose.  Tout est bien là, mais la maison c’est du « fake ».  C’est comme les chirurgies plastiques de Cher. Ça a l’air « ben beau » de loin, mais quand tu t’approches, ou malheur quand tu y touches, ce qui est en dessous ressemble plus à un vieux raisin sec qui a passé un millénaire dans une tombe égyptienne.

Pour aujourd’hui, je m’arrêterai à la cour extérieure et à sa « magnifique piscine ». J’admet qu’on avait été conquis par l’idée sur Airbnb, mais maintenant que je l’ai vu, je n’y déposerais même pas le chat mort de mon pire ennemi.

D’abord, la piscine a un système de filtrage qui ne fonctionne pas. À 40 degrés au soleil, même un centre de recherche sur l’Ébola est moins dangereux que l’eau qui se trouve là-dedans. Quand tu regardes l’eau couleur café au lait, tu peux bien voir que le fond est plus attirant pour les sangsues que pour les pieds humains. Parlons maintenant du « deck ». Dans l’histoire d’une surface « pas droite » construite par l’humain, il est certainement dans le top 10.  La qualité de la finition est simplement paniquante. Impossible d’y mettre le pieds sans rouler en bas, ou tomber entre deux planches. 

Une piscine rafistolé a grand coup de Duck Tape,

Question de se rafraichir en soirée, on boit quelques bières sur « la terrasse » garochée dans le coin de la cour, deux palettes, des coussins, le tour est joué.  Les enfants, eux, passe des heures sur internet à s’informer sur l’histoire de la ville et des choses à faire dans la région.

Annik confortablement assise sur une palette.

Je vous naise! Ils sont comme les vôtres, ils préfèrent regarder des vidéos de gars qui fume du tabasco ou de fille qui parle des ravages de leur vaginite à levure au monde entier. Tellement pertinent!

« Grausticölicdetebarnaq Dsal » (une randonnée qui a du piquant)

Torvizcón

26 et 27 Août 2019

Au matin, avant de partir du Camping Don Cactus, nous profitons de la piscine qu’on a décidé d’appeler « Le Ground Zero de la conjonctivite ».

Les plus vieux sont de retour à l’école et seul les jeunes d’âge préscolaire sont encore bien présents pour vider leurs vessies dans l’eau déjà laiteuse de l’endroit. (…)  Annik, spécialiste de la piscine, me dit de ne pas m’inquiétiez parce que la quantité de chlore dans la piscine a le même effet que de se sacrer la tête dans un geyser à Yellowstone.  On devrait plus avoir de bronzage dans 10 minutes. 

La pièce de résistance, cependant, c’est l’aménagement paysager et conceptuel.  C’est l’émission Strangest Things et les démons Gorgons avant leur temps.  Moi, je pense que le concepteur était sur la brosse, s’est endormi la tête sur sa table à dessin, et au réveille il avait laissé une grosse tache de bave sur son papier. Regardant la chose, et sachant que sa présentation était dans 30 minute, il a retracé le contour de la flaque de bave, lui a dessiné deux yeux et a écrit le mot piscine à côté.

Il a un gars qui se pinçait quand le concept a été accepté…

Après un retour à Torvizcón, la bonne journée cette fois, on décide de prendre la journée off, d’aller se baigner à la piscine municipale et de rien faire finalement.

Le lendemain, je tenais absolument à faire vivre l’emballante frénésie d’une randonnée vigoureuse en montagne. Leur réaction.

Océanne
Fuck that! On n’aura jamais de likes sur Instagram avec une montagne.

Mika
C’est tu long une randonnée?

L’affaire avec la randonnée, c’est qu’il faut trouver le bon équilibre entre l’effort et le plaisir.  Océanne veux des « shots épiques » pour SnapChat et Instagram, mais il ne faudrait pas que ça soit trop forçant. 

Mika, ce n’est pas compliqué, Il s’en « Sacre ben raide ».

C’est quoi l’émotion qui faut que je ressente exactement?

Mika Goupil

Quand t’a joué a Fornite « 14 heures » par jours durant l’été, une randonnée en montagne c’est aussi trillant que de magasiner des fleurs séchées au salon des métiers d’art.

Une fois partie, cependant, nos deux copains sont quand même des « Troopers » et monte sans trop nous faire chier. 😉

Annik elle, ne déteste pas faire les randonnés, mais la force légendaire de ses chevilles demande l’intervention SNC Lavalin pour l’installation de protection anti-foulure de qualité.

Les carte sur internet ne sont pas toujours trop clair sur ce qui est possible de trouver comme sentier dans la région.  Mon premier choix n’est pas un chemin de randonnée pantoute. En arrivant, on trouve plutôt un espace de stationnement, devant un immeuble au milieu de nulle part rempli de coquilles d’amande vide.  C’est la saison de la récolte, et tout le monde à l’air de se chercher un spot pour se débarrasser des tonnes de « pelure poilu » d’amande à quelque part. 

« Les pelures » d’amandes

Je décide d’utiliser une stratégie plus gagnante. Si je monte dans le village le plus reculé possible, on peut peut-être trouver le début d’un sentier.  On choisit le village de Notaez

Là, il faut que je vous dise quelque chose sur les villages de montagne de la Sierra Nevada.  On est rendu à probablement notre dixième, et on est loin des trous qu’on trouve dans le nord de l’Ontario.  Vous savez, le genre de place où l’attraction principale est la botte de foin centenaire que le maire a « zigné » durant le dernier festival de la mouche noire. 

Ici, c’est simplement hallucinant. Les villages sont MAGNIFIQUE. Même pour les plus reculés les maisons sont bien entretenues; peinture blanche immaculée, jardinière de succulentes et autres plantes fleuris sur chaque façade et bien sûr… les chiens qui chient partout.

Une randonné dans le village de Notaez

Deux constantes en village de montagne :

Constante 1
T’ouvre la porte, ton chien sort, se promène dans tous ces petits chemins bétonnés de villages, et lâche un beau gros « tat » directement dans la rue.  Personne ne ramasse ça évidement, parce que l’expectative est qu’à la prochaine pluie, le tout dévalera les rues escarpées et se retrouvera dans les jardins de ceux qui habite le bas du village.

Constante 2
Ça ne te dérange pas que ton chien chie dans la rue, mais t’aime pas ça qu’il pisse dans ton entrés de maison. Selon la légende. quand tu places une bouteille d’eau pleine devant ta porte, les chiens et chats sont terrorisés par les reflets de l’eau…

Tu te promènes dans n’importe quel village et tu verras que les gens y croient.

Difficile d’y croire mais les chiens auraient peur de cette bouteille!

De retour à notre randonné.  On traverse le village, atteint le bout et accède finalement à une p’tite route bétonnée qui monte en flèche vers des « vergers ». C’est malade, parce qu’on ramasse des figues directement dans les arbres pour les manger avec la pelure.  Chaude et mure, c’est presque comme manger une cuillerée de confiture.  On tente la même chose avec les olives, pis c’est d’la marde.  C’est pas mangeable une olive verte.

Wow, le retour à la terre…

La route est escarpée, on rencontre les mêmes plantes avec qu’elle j’ai fait connaissance la semaine dernière.  Une nouvelle plante fait cependant son apparition. Elle est munie de grandes tiges mauves avec des piquants à tête chercheuse. Je la nomme, à la demande générale, Kelsalop.

Au moment de la contourner, tu plie la tige doucement pour l’écarter du chemin.  Elle tient en place, mais attends simplement la prochaine cible. Au moment où la personne suivante passe derrière, elle émet un cri sauvage en te « swigne » ces épines colériques dans les tibias.  C’est l’équivalent évolutif de la vengeance sanguinaire.

On monte une bonne heure trente sous le soleil très, très fort, passe dans un chemin, qui par moment ressemble plus à un canyon.  L’eau, durant les orages, cherchant le chemin le plus court, creuse ses canaux directement dans le sentier. 

Généralement, pour une randonnée, l’apogée est un superbe sommet surplombant les lieux environnement.  Pour nous autres, c’était une route en asphalte.  « That’s it ! »  Une route en asphalte!  Tant qu’à y être, on s’y attarde, caresse le bitume, prends des photos, l’embrasse.  Quel beau moment!

Sur les hauteurs, on contemple la descente qu’on devra inévitablement reprendre. Un chien, avec une cloche au cou se dirige vers nous sur la route.  Il est équipé d’une muselière qu’il lui donne des airs de Mad Max.  Derrière lui, un homme dans la soixantaine s’arrête devant une barrière en bord de route.  Il jette son regard alternativement entre nous et la vallée.  On se sent observé. 

Est-il propriétaire du terrain? Nous empêchera-t-il de descendre par le sentier pour le retour.  On s’inquiète. Le sentier donne directement vers Novea, mais la route prend un détour par les routes de montagne du Kashmir avant de revenir sur le village.

Finalement on comprend. C’est un berger. 

Il descend sur la piste ci-bas et apparaît soudainement avec une centaine de brebis suivi d’un bouc. L’hommes les observe, s’assure que tout va bien et il attend. 

Dans les catégories des jobs plates

En troisième position
Le « flag man » en Espagne. Il fait chaud et t’es habillé comme si tu devais éteindre un incendie au cœur d’une centrale nucléaire.

En deuxième position
 Le « Lifegard ». Ce n’est pas comme dans alerte à Malibu. L’évènement du mois; un gars a échappé sa liqueur sur son costume de bain… Attendez pas la suite, c’est la fin de l’histoire.

C’est ce genre de « trill » que tu t’achète avec tes cours de nage du dimanche!

Et en première position;
Le berger, lui s’assure que les roches n’ont pas changé de place, que ses brebis « brebise », que le chien, « chien ».

Le seul moyen de survire à l’intense platitude c’est de t’imaginer que le troupeau est dans une émission d’Occupation Double.

Biquette se sauve du bouc la larme à l’œil…une autre peine d’amour!

T’était mon coup de cœur! Je viens de te voir « fourrer » dans les bosquets. Comment t’a pu?

On décide de se réengager dans le sentier.  Les bêtes mangent de part et d’autre. 

En ce qui concerne notre niveau de connaissance sur les chèvres, c’est pas mal « NADA ! ».  Si on tente de passer à travers leur passage, est-ce qu’elles vont nous charger, nous brouter les chevilles, ou même pire, nous parler ? (Ça, ça ferait peur),

Je fais des signes au berger, tentant de lui demander; Si on passe, est-ce que tu penses qu’on se fera piétiner?  

Sa réponse?…

Qu’est-ce que vous attendez, c’est des chèvres!  C’est cave que le sacrement une chèvre, elles vont juste vous regarder bande d’idiot!

En effets, à notre approche, elle nous ignore et/ou se déplace pour nous laisser passer.

Pour la première fois depuis le début de blogue, c’est la vraie vérité, parole de Denis Lévesque. Quand on passe dans le milieu d’un troupeau, ça sent le fromage de chèvre!

Au retour, on descend avec beaucoup d’attention pour éviter les blessures.  Annik fini par se planter, et tombe les mains directement dans un bosquet d’épine. Celui-là, on vient de le renommer Grausticölicdetebarnaq Desal (C’est une espèce finlandaise)

Il faudra attendre en soirée pour que je lui passe les mains au peigne fin pour lui enlever toutes les petites épines impossibles à enlever manuellement. 

À un moment, je me mets les pieds dans un « nid à pic », et mes bas, comme un aimant attrappe des dizaines de petites épines.  Je me penche pour « vider » mes bas et je m’assoie directement dans une talle de « rosier ».  C’est la vie.

De retour dans la voiture, on redescend vers la rivière asséchée.  Il faut le voir pour le croire, mais cette route bien qu’elle soit asphaltée est aussi large qu’une piste cyclable et est un véritable spaghetti simplement accroché entre deux sommets. C’est la pire route rencontrée jusqu’à maintenant. 

De retour à Torvizcón, une petite saucette à la piscine avant d’arrêter à l’épicerie qui a l’air des installations du chef Groleau au meilleurs moments de sa vie.  Rien à faire, mais on ne sait pas quoi acheté, tellement c’est pas appétissant. Il y a un réfrigérateur rempli de pilons de poulet pêle-mêle qui muri dans le même jus que les filets de morues.  On conclut que manger une boîte de carton, sera plus prudent.

Notre maison à Notaez

Ce soir et de retour à notre appartement, nous avons parti un compteur très spécial. Celui-ci consiste à compter le nombre d’épisodes de vomi que nous aurons à gérer dans les douze prochains mois.

Nous sommes à un.

L’heureux chanceux de l’ouverture des comptes « vomi 2019-2019 around the world » est sans surprise; Mika.

Il est connu comme l’homme au transit intestinal bidirectionnel pulsée.  Quand il vomi l’accélérateur de particule à Genève se dérègle, tellement le son qu’il émet est terrifiant.  Une petite gorgée d’eau louche et des restants de poulet pas frais, et le Bozon de Higgs n’aurait peut-être pas été découvert. (Officiellement ma blague la plus techno-intello du blog)  

Si le passé est garant du futur, Mika sera au tableau d’honneur en fin de voyage.

Ce soir, sur le balcon, Annik « épluche » les amandes cueillis ce matin en bord de rue. On s’arrête une dernière fois pour écouter le silence dans la montagne avant notre départ de demain. Soudainement un joyeux luron décide de faire jouer « We are the World » en boucle au bas de la ville.  Une, deux, trois, quatre et cinq fois.  Ça nous rappelle un certain party d’Halloween.  On est un peu avec vous en ce moment!

Torvizcón, la nuit tombé!
Mes explications sur la piscine de Strangest Things.
Un vidéo de promotion de Notaez disponible sur YouTube

Visite aux dernier village hippies d’Espagne. Yahooooo!

20 Août 2019.

La nuit a été plutôt infernale. Après plusieurs jours en tente, et la nuit qu’on vient de passer, je pense que j’ai besoin d’un break!

On vient d’apprendre qu’il n’y avait pas eu de pluie dans la région depuis le mois de mars! Incroyable n’est-ce pas? Ce qui est encore plus incroyable, c’est qu’il faut venir camper deux jours ici, pour qu’il se mette à pleuvoir. Comme tel, c’est une bonne nouvelle, mais dans notre cas, c’est la goutte qui fait véritablement déborder le vase.

On a de jolies petites tentes, qui lorsqu’on enlève leurs double-toits, sont entièrement fait de moustiquaire. C’est idéal pour les exhibitionnistes que nous sommes, mais aussi très bien pour les climats chauds. Au besoin, on installe nos double-toit et se protège de la pluie.

L’affaire ici, c’est que même à trois heures du matin, il fait 26 ou 27 degrés. C’est n’est donc pas un luxe de vivre notre semi-nudité en public, double-toits enlevés, et faire le grand écart pour pogner toutes « pofs » de vent qui s’inviterait sur nos corps en lavette.

Ça se corse quand il se met à pleuvoir de façon intermittente durant toute la nuit. Tu sais plus quoi faire. Ou bien t’es prisonnier de l’atmosphère invivable la planète Mercure, ou bien tu te fais tremper par la pluie. En plus, en ce moment, ma gang de poilu est aussi utile qu’une paire de baguette chinoise dans une chirurgie du cerveau.

Annik, est déjà épuisé, et je l’ai rarement vue dormir aussi dure. Dans ses circonstances, elle a une manière à elle de me dire qu’elle m’aime avec une de ses douces attentions que j’appelle, le « ronflounage intermittent de compétition ».

Ce n’est pas un bon gros ronflage gras, bien soutenu, mais plutôt un, qui par son intermittence, rend absolument dingue. Tu penses qu’elle va arrêter, mais au moment où ton cerveau se met presque finalement à « Off », les ingénieurs de Airbus se mettent à tester le dernier moteur du A-380 juste à côté de toi.

Pas d’inquiétude, j’ai une technique toute simple qui marche à tout coup. Elle consiste à toucher Annik doucement avec ma main et elle cesse de ronfler momentanément sans se réveiller.

C’est souvent assez long pour m’endormir avant que la sécheuse pleine de « running shoes » reparte. Ce soir, ça ne marche pas, le muffler est « peté » et Proteau silencieux est fermé pour le weekend. Il est 1:30AM, il fait chaud que le sacrament, et Petit Pieds le Dinosaure joue de la trompette à côté de moi, et voilà ti pas qu’il se met à pleuvoir.

Sur le coup j’attends un peu, espérant que ça cesse rapidement. À cette chaleur, ce n’est pas quelque goutte d’eau qui vont nous faire du mal. La pluie prend plus de vigueur. À ce point, je m’attends que Mika dans l’autre tente se réveille et que la Ninja Turtle sur la codéine, à côté, va m’aider à installer les double-toits. Personne ne bouge. Océanne, bas des records de personne immobile, elle dort dans l’auto, en s’en sacre si on meurt dans un tsunami.

Ce n’est pas dans ma ligue coucher par terre. Ceux qui dorment ainsi mérite de mourir.

Océanne Boutet

Son poids plume, lui permet de dormir sur la banquette arrière de l’auto, les portes ouvertes sans trop inconfort. Pour moi dormir au même endroit résulterait simplement à ce que je me réveille avec la boucle d’une ceinture bien encastrés où vous pensez, et d’une douleur intense dans la zone générale… de TOUT MON CORPS!

Toujours est-il, que je fini par me lever, escaladant la flaque sans vie à mes côtés, qui n’a d’ailleurs pas encore bougé. À l’extérieur, j’ouvre la tente de Mika pour prendre les doubles-toit à ses pieds, et lui demande de se lever pour m’aider. Pas de sons, pas de lumière.  Je ne sais pas si j’étais comme ça a 15 ans, mais Mika pourrait rester endormi pendant un traitement de canal dans sa propre gneule.

Je commence à pogner les nerfs à installer les toiles pendant que tout le monde dort. Annik me donne espoir, se lève le haut de corps, déclare qu’il pleut et retourne dans sa position étrange de poulpe en travail d’accouchement.

J’pu capable! Il pleut, je suis à peu près à poil, il fait noir, je n’arrive pas à installer les doubles-toit. Je me déplace rapidement autour des tentes sous l’orage, mais il y a de la garnotte partout à terre pis je trouve juste une sandale….

Grrrrrrrrrrrrrr!!!

Là, il pleut à verse, Annik quitte son coma, et vient m’aider. Mika, Oooh surprise, se lève, déclare également qu’il pleut à verse, et reste là sans bouger. J’ai beau lui dire de se mettre en action, il reste là, complètement absent du monde dans lequel sont corps prend place.

Aaaaaasshhhh……..

Mika reste immobile. Je garoche son double-toit sur sa tente, et il se recouche. Il pleut solide, et je me ré-étends à côté de la génératrice du Pentagone à plein régime. Il a beau pleuvoir, mais il fait encore aussi chaud. Je capote. Chaque fois que la pluie arrête, je me lève et déplace les double-toits pour avoir un peu d’air, mais il se remet à pleuvoir. En gros je me tape ça probablement jusqu’à 4 heures du matin, avant de m’endormir au son des « osties » de coq de la vallée qui décide que ma nuit est finie.

J’ai besoin d’une journée au spa et d’un lit. Pleeeeeaaaaase!

Au matin, Mika déclare
« Qu’est-ce qu’il s’est passé cette nuit »

Patrick
« Rien, mais cette nuit ça se pourrait que quelqu’un vienne t’étouffer dans ton sommeil »

Mika
« Ha, bon! »

Nous quittons aujourd’hui notre petit camping del Quinto. Bella et Calle, les tenanciers de l’endroit, nous offres une liste d’endroit inédits à visiter et à ne pas manquer. Ils assument qu’on fera le grand tour de la côte espagnol et portugaise. Pour les honorer, nous commencerons par le premier site sur la liste.

Au camping de Quinto avec Bella. Calle est absent sur cette photo

Quel choix extraordinaire! Une communauté hippie s’est installée dans un village à 45 minutes de marche de Las Negras, un endroit à l’opposé de ce qu’on s’apprête à visiter. Las Negras, est un spot de surf renommé avec des vagues franchement terrorisantes pour un gars qui est la capacité de flottaison d’une masse de tungstène auquel on a attaché une ancre en plomb massif.

Las Negras est aussi un endroit où toutes les p’tites mesdames sont astiquées pour une soirée des Oscars, pendant que leurs p’tits messieurs leur ouvrent la porte de leur BMW affublé d’une paire de lunettes de soleil qui vaut la moitié de ma maison. Le « jet set » s’offre de superbes vacances dans des hôtels d’un blanc immaculé, et nos hippies, au bout du sentier dans les montagnes, dorment en dans un abri constitué d’une bouée échouée et d’une carcasse de chèvres. Cet endroit s’appelle San Pedro.

Après avoir pris un petit lunch assis derrière notre voiture, nous décidons de rouler dans la montagne vers l’endroit le plus rapprochés du sentier qui mène jusqu’à San Pedro. Sur place, on constate que nous ne sommes pas seul à connaître cette destination. Plusieurs voitures ont gravi la route à fleur de montagne pour s’y rendre.

Dans cette région, les hautes températures peuvent être supporté, merci aux vents forts de la mer. Détrompez-vous cependant, le soleil est ravageur. La végétation consiste en des plantes coriaces qui peuvent vivre dans les pires conditions. Dans la montagne, on peut facilement voir la direction et l’emplacement des « rivières asséchée » par la présence de plantes bien verte. Les autres arborent un beau gris « cancer terminal » seule couleur qu’elles peuvent se permettre jusqu’à la prochaine pluie.

Avis à Crayola; Je suis d’accord pour céder le nom de cette couleur pour votre prochain kit de crayon destiné au marché préscolaire.

ATTENTION, cette section comprend un nombre incroyable de clichés et d’idées convenus. Si vous avez le goût d’avoir du matériel pour me crier des bêtises sur les réseaux sociaux, c’est le temps de continuer.

On entreprend de prendre le sentier qui nous amènera jusqu’à St Pedro. La route est enserrée entre la mer d’un bleu azur et la montagne brûlée par la chaleur. À mi-chemin et en contrebas, on peut apercevoir une large baie qui abrite quelques voiliers. Près du but, le sentier prend une tangente descendante et plonge rapidement vers cette dépression entres les montagnes.

La baie de San Pedro vue du sentier.

San Pedro, c’est le site d’une source et dans une région aussi fabuleusement dépourvue de rivières et d’eau douce, c’était un endroit à protéger. Pour cette raison, on y trouve en bâtiment défensif avec une tour (Castillos) qui surplombe la baie et son accès par la mer. Le bâtiment est en décrépitude avancé. Il tient debout grâce aux actions bienveillantes des poilus du coin et à l’application d’une pommade à base de sauge sur murs. Ce rituel n’aurait aucune utilité si ce n’était que toutes les femmes de la région, viennent accoucher au pieds de sa tour. Les placentas sont ensuite utilisés comme mortier pour les endroits les plus endommagé, pendant que les hommes tissent leurs poils de pubis pour en faire des cordages, qu’elles vendent au village de Las Negras en échange d’outils pour la taille de la pierre. Ceux-ci ne servent pas à réparer la forteresse, mais pour sculpter des statues de femmes nues, juste parce qu’ils aiment ça.

Castillos de San Pedro couvert de plancenta

Je vous raconte de la marde, il a y a des hippies sur place, mais pour ce qu’on peut voir, ils sont plus intéressés à faire du commerce et à se promener à poil qu’à rénover un château d’une autre époque.

En descendant vers la zone de plage, on commence à rencontrer des « maisons » de tous les genres, certain fait des pierres locales et d’autre sont de simples toiles attachées à des rocher et entouré de toutes sorte d’objets qu’on imagine amené par la mer.

On arrive au plus bas de la montagne, et s’arrête brièvement devant la source, qui mode hippie exige, sort de la tête d’une femme sculpté. Évidemment, le panorama n’aurait pas été complet si un jeune enfant à poil n’était pas en train de jouer de la flûte en bambou dans le bassin attenant.

Sur la plage, nos ados ne savent plus où regarder. Il aimerait enfermer leurs petits yeux chastes dans les écrans de leur cellulaire, mais il n’y a pas de signal. Comment d’écrire la scène? Débutons par simplement dire qu’un congrès de parti conservateur ne pourrait jamais avoir lieu ici.  Andrew Scheer prendrait ou bien subitement feu, ou déclarait la zone sinistrée pour cause de « lesbianisme sauvage » et de contamination de la nappe phréatique par le patchouli.

Pour tout dire, la faune sur la plage est plutôt un gros melting pot qu’un groupe homogène. Il y a des gens comme nous, des jeunes musclés et qui aime peigner leurs sourcil (Signe de fierté exagéré). Également, il y a ceux que j’appellerais des hippies du dimanche, et les « hardcore hippies et autres excentriques ».

Le principe de la famille nucléaire et du couple homme-femme est violemment ignoré. Tout le monde tente, autant que possible d’avoir la position de repos la plus désinvolte et inapproprié possible pour un endroit public, idéalement sur une serviette de plage en terre cuite.

Nous sommes venus pour nous me baigner, mais dans les circonstances, seul moi semble encore avec l’ambition d’aller joindre un joyeux inconnu circoncit dans la mer.  En temps normal, je me serais cachée derrière un bosquet pour me changer.  Ici, je pense inutile de le dire, c’est superflu. Je m’exécute donc, quand même avec empressement et par manque d’habitude, et la présente brièvement à la plage. Aucune réaction! Ce n’est pas leur première qu’ils voient et elle n’est pas particulièrement impressionnante et de tout façon. De toute façon, il y a une grosse séance de lecture de poèmes destinée aux roches qui retient toute l’attention et l’énergie cosmique disponible.

On passe un moment sur place question de traumatiser au maximum nos jeunes adolescents. Je me baigne un instant avant de réaliser que la plage, une fois qu’elle devient plus profonde, consiste en une carrière de caillou piquant submergé spécifiquement disposé pour me « pêter » ce qui me reste de pieds après la randonné d’hier. Ma gang, terrorisée de tant de nudité, ne se rends probablement pas compte, mais sont assis, collé les uns sur les autres dans un geste inconscient de préservation de leurs repères.

Je n’ambitionnerai pas. Quittons cet endroit et retournons à notre monde un peu plus formaté. Il est à noter, que deux bars existent à l’intérieur du campement et sont bâtit selon les règles de sécurité les plus stricte et sous la supervision d’inspecteur chevronnés qui s’assure que les bâtiments sont construits exclusivement avec les meilleurs déchets venant de la mer. Ce n’est pas croyable que tout ça tienne debout.

Ces mêmes inspecteurs sont également en charge de surveiller les pommes grenades afin qu’elle ne transforme pas en oiseau, à faire l’amour au feuillages, tous types confondus, et à offrir aux inconnus des bracelets érotisant fait avec de papier toilette sauvage (des feuilles) et des cheveux de fées magiques.  

Au retour, notre vision des choses a complètement changé. En croissant des gens sur la route, et qui sont en direction du campement, nous n’avons maintenant qu’une question en tête.

Est-ce que ceux-là seront du genre à se mettre à poil une fois sur la plage?

En quittant, nous tentons désespérément de trouver un endroit abordable dans la région pour dormir. Puisque nous sommes dans un parc naturel, les options sont inexistantes. Le seul camping qu’on trouve, et qui est doté de 80,000 espaces sur 100,000 hectares, est complet.

Je ne suis pas certain que ça me dérange. Je pense plus être capable d’encaisser l’expérience des campings espagnol pour un moment. Nous décidons, dans les circonstances, de se rendre à Grenade, une ville de 200,000 habitants qui a une super réputation. On trouve un « hôtel » vraiment pas cher pour les trois prochaines nuits et s’enthousiasme à l’idée de vous en dire plus dans nos prochaines histoires.

C’est un départ! Suivez-nous à nouveau!

11 Août 2019

Notre blog, Vélopoilu.com se réveille après une longue dormance. Les derniers visiteurs étaient probablement des gens cherchant autre chose qu’un blog de voyage… avec un nom comme ça, est-ce qu’on peut leur en vouloir?

Parce qu’on n’a pas trouvé de nouveau nom pertinent, on va en rester là pour le moment.  En fait, c’est de la fausse représentation, parce que dans les faits, il n’y pas de vélo de prévu à l’horaire. J’étais simplement trop paresseux pour remonter un nouveau site.

C’est quoi notre affaire cette fois-ci?

5 ans et des poussières plus tard, on refait le trip de notre vie en se donnant le défi de faire le tour du globe dans la prochaine année. Ça ne veut pas dire visiter deux cent pays, je vous rassure. C’est seulement l’idée folle de faire le tour du globe et d’arrêter où ça nous tente en chemin. Rien de bien plus compliqué que ça vraiment! Pas de « bucket list », juste de la grosse improvisation.

On va donc dépenser tous nos beaux « dollars du Dominion » amassés dans les 5 dernières années et essayer de profiter de la vie.

Océanne aura bientôt 18 ans, et Mika vient de basculer vers ses 15 ans. C’était maintenant ou jamais, parce que ses petites bêtes là, ils vont bientôt vouloir vivre leur vie d’adulte et nous placer à l’hospice.

Il faut dire que nos enfants ont des carrières aux trajectoire fulgurantes et que le temps pressait pour nous.

Forte de ses deux ans de caisse au Jean-Coutu et de l’expérience acquise en gestion des stocks de gomme Excel de devant de caisse, Océanne pouvait maintenant aspirer au plus grand poste de la région. On lui a offert de se joindre à l’équipe dynamique du Tigre géant comme préposé au gâteau aux fruits dans le temps de Fêtes. Une surveillance étroite en magasin est nécessaire; c’est tellement en demande le gâteau au fruit. À ce rythme elle aurait atteint les plus hauts sommets dans l’organisation et notre départ en voyage, avec elle, serait devenu impossible.

Mika lui, après ses débuts au McDo, a développé tellement de qualité que sa nomination comme CEO était devenue inévitable. Quand tu manie la poche de concentré de Milkshake avec autant de tendresse, que tes amis t’appelle le « boulette lover » et que tu exhume une délicieuse odeur de fond friteuse en tout temps, tu mérites le poste. Encore là, il était temps de partir, sinon sa carrière se serait emballée.

Il fallait le faire cette année, et c’est pourquoi nous voilà de nouveau sur la route.

Nous sommes heureux, Annik et moi, d’avoir le privilège de partir avec nos deux enfants. C’est une période de leur vie, où il n’est généralement pas normal de passer tout son temps avec ses parents. On sait que, malgré tout, c’est un gros sacrifice pour eux. C’est comme si, peu importe où ils sont, ils manqueront quelque chose d’intéressant. On les comprend, mais on est content de les avoir avec nous pour l’année.

Notre voyage débute en Espagne, et nous avons l’intention de rester en Europe pour une cinquantaine de jours. Pour le moment, la seule chose qu’on sait, c’est qu’on dort à Barcelone la première nuit. Le lendemain on prend la route vers l’inconnu. C’est vraiment excitant!

En attendant que tout ça commence, on s’est tapé une journée assez éprouvante. Ce texte prend forme au moment où on vient de passer 24 heures debout, et survol ce quoi croit être le Portugal. Nos deux vols ont eu du retard et venons de passer 8 heures à tenter de dormir dans l’équivalent de l’espace disponible dans le coffre à gants d’une Smart. À ça, je rajoute l’odeur. Ce n’est peut-être pas une évidence, mais des gens endormis, ça dégonfle…et il faut croire que ça ne les réveille pas. Nos deux voisins d’en face arrivaient directement d’une compétition internationale de mangeur de Burritos, c’est évident.

Au moment de conclure ceci, nous descendons vers Barcelone. Nous sommes heureux de vous retrouver et avons hâte de partager nos aventures de voyage avec vous. Suivez-nous encore cette fois et on vous promet des textes plus inspirés que cette merde écrite sans le sommeil nécessaire.

Ciao!