






20 et 21 Août 2019
Au matin, nous quittons Aguila, et décidons de voyager un peu au hasard, principalement en sélectionnant une option de logements dans nos prix. Notre réflexion est simple, il y a toujours quelques choses d’intéressant à voir peu importe l’endroit. En direction de Mojacar, nous prenons la décision de faire un arrêt à l’intérieur des terres dans un endroit appelé le Lunar Cable Park, qui offre des divertissements sur un lac. (Wake Board tiré par câble et parcours gonflable sur l’eau). Les enfants ont vraiment besoin de bouger avant de visiter une autre ruine…
L’environnement de la région est effrayant. C’est tellement sec, pourtant les espagnols peuplent le territoire. Avec 47 millions d’habitant, il faut bien les mettre quelques part. Sur les routes on croise ses incroyablement grande étendu de serre en plastique, et ceci à perte de vue. Faire pousser des choses à un niveau industriel dans le désert… D’où vient l’eau? D’ailleurs, en route vers le site de Lunar Cable Park, on croise un immense canal d’irrigation, probablement 150-200 mètre de large en béton, complètement à sec. Une structure de cette taille, n’as pas le moindre apport d’eau est pour le moins surprenant; un goût de fin du monde. La route suit cette structure un moment, jusqu’à ce que nous croisions un endroit complètement fascinant, et hors des principales cartes touristiques.

A quelques centaines de mètres de la route, une grande falaise, dans lequel des centaines de cavités sont creusés. On s’arrête, s’approche, et constate que même si l’endroit est intrigant, rien ne permet d’en savoir plus et/ou de les visiter. J’apprendrai par la suite que ce sont les grottes de Calguerins, et que ce sont d’anciennes habitations creusées à même le roc, dont certaines ont été façonnés aussi tôt qu’au Paléolithique et utilisée activement au Moyen-Âge.



Une de ses cavités est assez prêt du sol pour que je m’y engage. Il fait immédiatement plus frais, mais j’y trouve qu’une seule grande pièce. J’y passe quelques instants avant de m’arracher la moitié de la peau du dos sur sa « douce » parois supérieur. Les gens ne devaient pas mesurer 6 pieds à l’époque.
Si jamais des archéologues parce par ici, ils trouveront de mon ADN, concluront qu’une nouvelle espèce d’humain vient d’être découvert et que ses caractéristiques physiques font état d’une inexplicable bedaine molle et d’ongles d’orteil assez long pour grimper aux arbres. (Oui, oui, je trouve mon coupe-ongle dans mon sac, et je m’en occupe!)
Après ce gentil petit arrêt, nous arrivons finalement sur le site du Lunar Cable Park. Tout s’explique! Ce n’est pas un lac, mais une section du système d’irrigation, apparemment une ancienne rivière, qui est empli d’eau. Celui-ci est placé devant un grand barrage qui le surplombe et qui contient, on l’imagine une grande quantité d’eau.


On magasine, et je choisi le populaire Forfait; « Gars bedonnant de 45 ans qui désire s’humilier devant l’Espagne. »
À 10 euros, pourquoi s’en passé? On parle ici d’une heure d’accès aux structures gonflables flottantes, mais n’incluent pas heureusement, l’essai du Wakeboard tiré par câble, qui est en réparation. Mon ego n’aurait certainement pas survécu à cette épreuve. Je me contenterai du parcours gonflable sur l’eau, un concept de marde pour les gens aussi athlétique que moi.
Les enfants sont enthousiastes à l’idée de pouvoir faire des vidéo de leur père en pleine perte de contrôle. Moi, je ne veux pas y aller tout de suite parce qu’il y a une règle très connue sur ses sites. Quand t’a la « shape » d’un chauffe-eau de 60 litres… attends un chauffe-eau de 80 litres.
La théorie va comme suit. Le plus gros des deux attirera toute l’attention et mes mouvements passerons subitement pour de subtil mouvement de ballerine dans une boite à musique en comparaison à l’autre « mollassons ». Pas besoin de beaucoup plus gros que soit, juste un peu plus, c’est tout ce que ça prend!
Ma stratégie finie par me revenir dans la face, parce que le gars en question a peut-être le poids d’une mini-fourgonnette mais il a la fougue d’une hirondelle sur les speeds. Moi, j’ai un certain poids mais pas la même agilité. Dans les milieux médicaux, je suis aussi connu comme le gars qui n’a pas le gêne de la flexibilité. Dans un congrès à Houston, on m’a invité pour montrer, devant les yeux ébahis de la communauté scientifique, que je ne peux pas m’assoir en indien sans commencer à saigner du derrière des oreilles. J’ai ce genre de flexibilité!
Enfin, je me tappe l’heure d’humiliation, je m’amuse, plie dans tout les sens, prends une « couple » de bouillons et réussi à faire un flat de dessous de pieds, pendant que les enfants court dans tout les sens avec une grâce qui me confirme que je ne suis pas le père de ses enfants. Annik, elle, a eu l’intelligence de dire non à l’invitation, se bidonne sur le quai, en tentant de retenir le parasol acheté hier dans un magasin de cochonnerie Chinoise à Aguila. Comment dire? Après une utilisation, le parasol est déjà scrappe, c’est de la merde! Sa seule utilité sera finalement d’étouffer une baleine à bosse une fois qu’il aurait trouvé son chemin vers la mer.
A la fin de l’activité, vous savez qui a eu besoin des premiers soins? Annik! Elle s’est entré deux échardes géantes dans le pied. Heureusement Annik, est le premier producteur mondial de corne de pieds, elle se porte donc très bien

Vers la fin de l’après-midi, nous dirigeons vers le Camping el Quinto, un endroit qu’on croit vouloir habiter pour les deux prochains jours. Sur place, une belle petite piscine, et un des terrains de camping les plus joliment décoré jamais vue; Des grands sofas dont la structure est faite avec des palettes, un petit coin bar et des « bean bags ». L’endroit est bien placé au-dessus d’une vallée et est enserré dans une série de montagne aride que j’aimerais bien monter dès demain.
Plus tard dans la soirée, nous faisons connaissance avec Calle et Bella, qui s’occupe du camping depuis des années quand il ne voyage pas à travers le monde en voilier. Calle viens d’une famille de 11 enfants, qui ont vécu sur un bateau toute sa vie. Un couple fascinant avec qui une connexion se forme. Il nous promette de nous aider dans notre recherche d’endroits intéressants à visiter en Espagne et au Portugal.
Le lendemain, je décide de rester au camping pour faire de la paperasse nos compte et de l’écriture pendant que les enfants enfoncent leurs petits doigts sataniques dans la couche meurtrie d’une planète à l’agonie. En effet, il décide, entre autres choses, d’aller glisser dans un parc aquatique donc l’eau utilisé provient exclusivement des dernières larmes de dauphins échoués sur la côte. Dans une région, ou l’eau est hyper rare, il y a quand même quelques choses de décalé et un peu indécent à l’idée de jouer dans l’eau au milieu du désert. Je n’insiste pas.
Il s’averera que l’endroit était dégoulinant de consumérisme, parce même respirer après avoir payé l’entrée, est un extra. S’assoir quelque part coûte 5 euros (Pour vrai), la bouffe coûte la peau du cul, et on créer une pénurie artificielle de « trippe» pour glisser de façon à rendre l’attente si interminable, que tu va te louer une « trippe » pour 30 euros pour la journée! Il t’attire avec un coût d’entré tout de même raisonnable de 25 euros, mais ensuite t’attendent au détour avec des offres alléchantes du genre, un rein contre une popcycle à saveur de pisse.
À leur retour, je me suis promis de faire ma première randonnée et de monter sur les montagnes en face du camping. J’attends 5 heures, pour espérer voir le soleil se calmer un peu. Je veux partir plus tôt que plus tard, parce que je cherche a éviter de me retrouver en pleine nuit dans le maquis espagnol entouré de sanglier sauvage à la recherche d’un canadien à piétiner.
Il s’avère que 5 heures, c’est un peut tôt pour la randonné, parce que chaleur est incroyable. J’essaie, le mieux que je peux de me cacher du soleil, mais la monté est vraiment abrupte, et je dois m’arrêter fréquemment pour prendre un coup d’eau et reprendre mon souffle.
Rappelez-vous que ma condition physique actuel correspond à peu prêt à celle d’un homme avant un triple pontage et qui vient de manger un poutine extra saucisse comme cadeau d’adieu à son ancienne vie de gros gras. Je trouve ça essoufflant me brosser les dents. J’espère améliorer ça dans les prochains mois.
Comme d’habitude j’ai les yeux plus grands que la panse. Je décide de monter la plus hautes des montagnes qui nous entoure, mais ce que je ne sais pas c’est que la « trail » ne donne pas directement sur celle-ci, mais sur une autre derrière celle visible du camping. Après une heures trente de montée, je me rends compte que je ne pourrai pas voir le camping de cet endroit. Je dois encore accéder a deux autres sommets juste devant moi. Comme personne va là, il n’y a plus de « trail » tracée. C’est là que mon intelligence se met généralement à briller…stratégies de marde. Avant toute chose, je ne connais peut-être pas le nom des plante ici, mais ça c’est pas grave, parce que je leur ai donnée de jolie petit nom au fur et a mesure que leur doux piquants s’inséraient sous ma peau; voici quelques échantillons.
- Amakalis
- Crisskapic
- Sagrafignentabar
- Matetué Maciboir
Le maquis, ça a ça de fabuleux, les plantes poussent tellement lentement qu’elles ne veulent pas se faire brouter par la première chèvre venue. L’évolution faisant son travail, elle se sont peu à peu hérissé de belles petites épines bien piquantes pour te laisser un message assez clair; Retourne donc marché au centre d’achat!
Fort de mon impeccable planification, et pour m’assurer de pouvoir marcher avec aise, j’ai pris la décision de rester en culotte courte. Disons seulement que mes amis les épines, elles me rendent visite avec beaucoup de vigueur. Au moment où j’accède le dernier sommet, d’où je peux voir le camping, je me rends s compte que ça ne me tente pas de revenir sur mes pas, mais pas du tout!

J’ai deux choix, je souffre un peu, reviens sur mes pas, et fait un grand détour par la « trail original ». C’est plat, mais une fois sur le sentier, plus d’épine à l’horizon. L’alternative, et vous comprendrez que ce fut mon choix, est de prendre un raccourci. De mon point de vue, je sais que la « trail » est directement en ligne droite derrière ce petit sommet à gauche. Tout ce que j’ai à faire, c’est de descendre dans ce repli entre les deux montagnes, où doit parfois couler un ruisseau, remonter de l’autre côté, contourné une paroi verticale et rejoindre le sentier. Bonne idée Patrick! Je me dis que je vais prendre mon temps et essayer d’éviter les épines au maximum, mais à la fin, je devrais sauver une bonne demi-heure.
J’entreprends la descente, sans chemin tracé, contournes au maximum les plantes, tentant de trouver les endroit pas trop à pic pour éviter de me planter. La première partie se passe assez bien, jusqu’à ce que je réalise que le centre de la vallée est l’endroit qui reçoit le plus d’eau. Oh, malheur, ça veut dire des nouvelles plantes, probablement pas à mon avantage. De un, c’est beaucoup plus dense, donc impossible d’éviter les bosquets avec mes jambe qui mange une sacrée raclé. Il a aussi cette petite nouvelle, qui a décidé, que puisqu’elle était savoureuse, elle devait se doter des pics d’un pouce de long à la grandeur. Je viens de descendre un bon moment, et là je suis un peu pogné. Ou bien je me retappe le chemin inverse, et remonte la montagne, ce que j’aimerais éviter parce que c’est vraiment plus abrupt que je pensais, ou bien je prends un grand respire, et continue. J’opte pour la deuxième option.
Toute l’affaire me prend vraiment beaucoup de temps. Je n’ai pas sauvé une minute c’est sûr! Mon cellulaire vient de manquer de batterie et je commence à être inquiet de me blesser et de me retrouver pogner là. Ce n’est pas tellement loin, mais assez pour être un légèrement difficile à localiser, surtout que soleil commence à baisser. Dans ses circonstances, la meilleure stratégie c’est de prendre son temps. Je prends mon mal en patience, je me dis que des « grafignes » sur les jambes ce n’est pas la fin du monde, et continue mon « ti-boutte de chemin ». À un moment, je me retrouve devant une caverne avec une ouverture circulaire d’environ deux mètres, et qui est très profonde. Je sais que pas grand monde vient ici, et j’ai vraiment le goût d’y jeter un coup d’œil. Je m’approche, réfléchi, et me rappelle qu’il y a des sangliers ici. Si un d’entre eux sort au moment ou je m’y engouffre, la seule chose de bon qui va m’arriver serait de savoir ce que ça fait de se faire casser les deux jambes avant d’être projeté dans le vide sur un tapis de fakir. Je « décalisse » d’ici, ça devient malade.





Petite parenthèse. À mon retour, je parle à Bella, qui me demande, sans avertissement, si j’avais vu une caverne. Je réponds, surpris que oui. Elle me dit.
J’espère que t’es pas entré parce qu’on est déjà passé par là (En culotte longue), et deux sangliers nous ont sortie dans la face…. « Ohhhh Shit», je l’ai échappé belle.
Après près d’une heure de descente, je fini par m’extirpé de la zone et de retrouver la trail original. Depuis le début de la descente, je cherche désespérément un bâton pour tenter de déplacer les branches du « buisson à pic-à glace », mais ne trouve pas l’ombre de quelques choses qui ressemble à ça. À peu prêt 20 pieds avant la « trail », oooh, surprise en voilà un! Yé pas un peu tard « ostie » de bâton, t’aurait été utile un peu avant.
De retour au camping, vers 8h30, je me promets une bière que je bois avec délice. Je soigne mes plaies, prends une douche et rejoint ma gang pour un petit soupé prêt de la tente. On discute de la suite, rigole, et pour une raison que j’ignore, Océanne décide de jeter des poignées de gruau sec dans la face d’Annik, qui rit sa vie. Je mettrai une vidéo en ligne, pour vous montrer combien on peut être stupide… pas que vous ne le saviez pas déjà.