Fès Maroc – Mystérieuse medina

Au matin du deuxième jours, on est « primé ». On va visiter la medina, 9000 rues organisés selon la théorie du chaos universelle. Chaque rue a des centaines d’années d’histoire, des entrées et culs de sacs, des ruelles obscures, des passages assez hauts pour des nains ou trop étroit pour autre que chose qu’un âne décharné guidé par son propriétaire tout aussi “obèse”. Dans le genre, j’ai jamais vu ça à Québec, tu es servi.

J’admet qu’on a un peu d’appréhension avec la sollicitation. On marche donc avec un bon rythme dans l’axe principale au départ de notre Riad. Il y a des commerces, des vendeurs de souvenir à chaque espaces disponibles, des centaine et des centaines, sinon des milliers de petit entrepreneur qui tentent de vous vendre des bidules “typique marocaine”. C’est pas mêlant, ils sont si nombreux, que je sais pas comment les commerçant font pour sortir une paye de ses magasins.

L’idée, c’est de ne pas trop s’attarder si vous n’avez rien à acheter. Pour nous c’est assez facile, parce que c’est hors de question de traîner une lampe « Aladin » pour les 10 prochains mois dans nos packsacs.

La première chose qu’on vous dit sur la Médina, c’est que vous allez vous perdre. Arrêtez de capoter! C’est le bordel, c’est vrai, mais si vous avez pas de rendez-vous chez le dentiste à 4 heure et quart, le concept d’être perdu perd vraiment beaucoup de sens.

On marche littéralement au hasard pendants des heures, et on fini toujours par 9revenir à des endroits connus, preuve qu’à moins de prendre les ruelles les plus obscures, y a quand même un sens à tout ce spaghetti. Je sais pas pourquoi on entretien cette peur là, mais, lâcher vos GPS, regarder autour de vous, et vous aller reconnaître un paquet de choses évidentes comme signe de la bonne direction à suivre.

La Médina est construit autour de différents « corps de métier ». Il y a les quartiers de transformation des métaux, celui du bois, et celui des tanneries, mais dans les faits, c’est malheureusement les dernières places que vous voulez-voir. La sollicitation est agressive à vous arracher les bras. En dehors de ses zones, c’est beaucoup plus simple que je pensais; un gros non merci ferme, et on passe à autre chose.

Je comprends ces marocains. Ils doivent gagner un salaire et manger tout les jours. C’est difficile à remettre la faim à demain, mais au point de vue de l’expérience touristique, surtout dans la zone des tanneries, il faudrait faire le ménage. C’est vraiment l’épicentre mondiale de la crosse institutionnalisé.

Les tanneries de Fès sont quand même réputés, pour leur bassins colorés, et Annik aimerait bien les voir. Moi, j’ai pas tellement le goût parce que je sais que la visite de la terrasse au dessus des bassins, va venir avec l’achat d’un blouson de cuir. Qu’est-ce que tu veux, j’ai l’air d’une patate au four avec ça sur le dos.

Pour trouver le quartier, vous avez seulement à y aller à l’odeur, parce que le processus de transformation est tellement dégueulasse et « moyenâgeux » que c’est évident que la technique a été inventé pour faire une mauvaise « joke » à un beau frère.

J’ai toujours rêvé d’avoir un coat de cuir, celui de Michael Jackson dans Trillers.

Cool Mohammed, mais tu sais que c’est c’est simple de se faire un manteau de cuir?

Ahh, oui..?

Tu vois le gros tas de marde de pigeon là-bas?

Oui, pourquoi?

Va me pelleter ça dans le gros trou ici,

Oooooook….après….?

Tu vois la vache là bas, place doit derrière avec ce seau. Chaque fois qu’elle pisse, pose le derrière, et ramasse le maximum de liquide

Hein?… Pourquoi?

Arrête de poser des questions, fais ce que je te dis.

Et si elle me lâche une bouse dessus?

T’es-tu cave? Pourquoi tu voudrais qu’elle te chie dessus.

Je sais pas? Ça pas l’air de te déranger qu’elle me pisse dessus… Je fais quoi avec la pisse?

Tu met ça dans la marde de pigeon, et tu brasses.

Tu me niaise, c’est dégeulasse! J’veux pas faire ça!

Attends! « asteur », il faut que tu sautes dedans.

Quoi!!!?..!!!

Tu le veux-tu ton manteau de Michael Jackson?

Oui….

Ben dans ce cas là,, fait ce que je te dis! Trempe tes peaux là dedans, frappe, brasse, et recommence. Ensuite, attends trois jours.

Trois jours?…je fais quoi pendant ce temps là?

Écoute Mohammed, va tu m’arrêter à chaque phrase? Micheal est pas devenu blanc par magie.

Pisse de vache et marde de pigeon?

Je peux rien te cacher.

Ok, ok, après les trois jours, je peux coudre mon manteaux?

Les nerfs, les nerfs… t’a femme a les cheveux long, non?

C’est quoi le rapport?…

Elle bouche ton drain de douche, non?

Comment-tu sais?

Moh! Je sais c’est tout.

Oui, oui, elle bouche le drain….c’est énervant parce quand je sors ça de là, ça sent la grosse chiotte, et ça l’air d’une chèvre morte..

Bingo!

Bingo quoi?

Ta chèvre morte, quand elle va avoir trempée pendant trop jours, les poils vont avoir l’air de se que tu pêches dans ta douche.

Eurkkk!

J’ai pas fini! Là, tu va me gratter ça comme un pro jusqu’à la peau, pis tu va la fermer comme quand ta femme te dit de vider le drain.

Ehhh, puis là, je l’ai mon coat de Micheal!?

Non! « asteure », tu retourne dans le trou, et tu va me faire frotter ça avec de la merde de pigeon pour blanchir le cuir.

C’est quoi ton trip avec la marde de pigeon? Je l’ai fait au début. Le coat de Micheal est rouge en passant.

Je sais, mais la couleur c’est après.

Sacrament, c’est dont ben compliqué…

Comme c’est approximativement ce qui se passes sur place, je sais pas si ça me tente tant que ça de voir ça. Odeur horrible comprise, on fini par trouver les fameuses tanneries, et comme je pensais, l’affaire tourne en cirque.

J’arrive pas à passer 5 minutes à proximité sans avoir le goût de tirer dans le tas.

Viens ici!
Passe pas là, c’est par ici!
C’est pas gratuit, mais chez nous oui.
Tu veux voir? Monte sur ma terrasse.
Non! tu peux pas passer
Suis moi mon ami, oui oui, mon ami.

Mangez donc un char! Vous m’énervez. Je pensais jamais dire ça, mais je pense que j’aime mieux me faire vendre une garantie prolongé chez Best Buy.

Dans la Médina, quand t’a vue une rue, tu les a toute vue. À mon sens, ce qui est plus intéressant, c’est d’en sortir pour voir les quartiers populaires de la ville, les marchés. Si tu marches assez longtemps, et que tu évites d’écouter les gens qui veulent « t’aider » à trouver ton chemin, et par le fait même cette petite boutique unique, tu vas éventuellement trouver quelque chose à voir de « vrai ».

Dans les marchés publiques, la sollicitation cesse, à l’exception des faux guides. Il y a le boucher qui a une tranche du vache entière attachés à sa façade, le gars avec ses bananes dont le jaune a disparu depuis longtemps et que tu ne mangerais jamais, même sous la torture et aussi le messieurs qui vends les fruits du cactus dans son kart. Il les arrose de sa main pour les faire reluire et les rendre attrayant. Heureusement que l’eau dans sa canisse usagée rempli d’eau brune à l’air propre quand il trempe ses mains « propres » ;. Diarrhée garantie.

J’ose pas y goûter, mais les locaux semblent adorer, parce que c’est un gros vendeur.

On cherche un restaurant pour le lunch, mais c’est une sacré job, parce qu’on trouve juste des sacrement de cafés. On s’assoit finalement à un endroit où les locaux mangent, généralement un gage raisonnable de qualité. Je comprends rien de leur menu. je fini donc avec une sandwich au Kam avec des œufs; pas mangeable. Heureusement, les enfants ont pris un sandwich à la dinde, qui lui est délicieux. Je pense que la viande est fraîche parce qu’un gars juste à côté, en plus de vendre des concombres, vends deux « appétissantes » dindes vivantes, bien entendues au sol avant le moment fatidique.

Pour tout le monde qui ont fait des voyages d’aventure, il y a deux règles pour le choix d’un restaurant. Tu veux pas en savoir trop sur la cuisine même si c’est toujours mieux de voir les activités de cuisson. Tu veux aussi éviter de trop juger la propreté des lieux, surtout les petits commerces de quartier, ils n’ont simplement pas nos standards…même pas proche. Si on s’en fait trop, on mangerait jamais.

Laver un mur taché d’une décennie de doigts graisseux, ou enlever une toile d’araignée centenaire est une tâche inimaginable dans ce genre de place. Si vous vous attendez à ça, vous rêvez.

Océanne mange sa sandwich et une petite coquerelle marche au dessus d’elle dans le coins du plafond. Un chat, avec une maladie de peau sous la tête, passe entre les jambes du gars à côté.

Nous on capote avec le lait cru, ou le nettoyage des œufs, eux, si ils changent leur eau de vaisselle une fois par mois, c’est un 5 étoiles de propreté.

We just have to get over it, comme on dit.

En soirée, on répète la recherche d’un restaurant, qui cette fois ci se trouvent littéralement dans la zone touristique à l’entrée de la Porte bleu de la Médina. Il y a un festival dans la rue, et marcher est vraiment compliqué. C’est cool à voir, mais on comprend rien de ce qui se passe.

La musique traditionnelle est jouée par des hommes sur des chevaux à l’aide de flûtes qui ressemblent à des petites trompettes. Ils sont sont accompagnés de joueurs de tambour et de chanteurs aux chants répétitifs. Les spectateurs se joignent au groupe et marchent en fils derrières eux. Un homme se promène avec l’équivalent d’un immense cendrier qui crache fumées et odeurs sucrées en avant de tout ce monde là.

Au restaurant, je trouve la bouffe infecte, mais les enfants disent que c’est parce que je fais toujours les mauvais choix…

Les mauvais choix, moi?

Mika, irais tu te placer derrière le cheval énervé, là-bas? J’aimerais ça prendre une photos de quelques choses de volant.

Quoi???

Océanne, verserais-tu cette poudre dans ton verre, ça enlève le mal de tête… pour toujours.

Hein???

On s’amuse à regarder les gens passer dans la rue et le pâtissier, l’autre côté de la rue, enduire ses pâtisseries de pelletés de miel. Après un moment, les pâtisseries invendues perdent de leur lustre, il faut donc leur donner un nouveau brillant.

Tout ça s’explique par une visite de n’importe qu’elle pâtisserie en plein jour. La job principale d’un pâtissier marocain n’est pas la pâtisserie, mais de chasser les guêpes agglutinés sur ses desserts en démonstration. Comme le « trip » c’est de faire des piles grosses comme des gâteaux de noce, la bataille est perdue d’avance.

Le clou de la soirée, est la visite de la toilette du restaurant. Encore un moment magique.

D’abord, il faut entrer dans la cuisine. Une échelle se tient contre le mur du fond. Après être monté, ne pas oublier de prendre quelques mouchoirs dans la boîte tout près de l’échelle. Procéder à gauche et assoyez vous sur la toilette. Surtout n’amener pas votre cellulaire pour passer le temps. En effet, vous aurez le loisir d’observer les cuisiniers préparer la soupe directement de votre trône, dans la toilette qui n’a pas de porte, et ceci, par l’ouverture donnant sur l’échelle. Inspirant!

Si vous voulez en voir plus des activités dans la cuisine, ne vous en faites pas. Levez-vous simplement pour aller chercher des Kleenex près de l’échelle, exactement à l’endroit où vous auriez du les prendre en arrivant.

J’ai toujours rêvé d’observer le va et viens d’une cuisine de resto les culotte à terre!

Océanne

Bonne nuit!

Fès, Maroc – Mes premières impressions.

Comme nos trois semaines au Maroc n’ont rien de bien bien organisé, on se dit que de passer 4 nuits, donc trois jours complets, à Fès devrait nous permettre de s’acclimater, de faire un peu de préparation, et de se reposer. Notre camps de base est à l’intérieur de la Médina, ce labyrinthe de 9000 rues, passages et ruelles, le plus ancien, et le plus gros du Maroc. Une affaire complètement débile, mais j’y reviens.

Je voulais vraiment louer un appartement dans un Riad. Pour moi, ce genre d’habitation est comme une géode, vous savez ces pierres qu’on cassent pour y découvrir des cristaux. Un Riad ça a l’air d’absolument rien de l’extérieur, mais l’intérieur est comme un petit palais. Il faut voir.

Deux raisons pour expliquer ce genre d’habitation. La première est qu’au Maroc, il fait chaud que le maudit, l’été en particulier.

De l’extérieur, le Riad ressemble plus à un immense mur, le notre à trois étages. La décoration est absente à l’exception de la porte, et les ouvertures sont rares. On veut limiter le bruit venant de la rue. Dans la Médina, les rues sont larges comme rien, donc, tout le monde est un sur l’autre. Résultat, si vous trouvez pas un moyen de vous isoler physiquement le bruit de la vie quotidienne est insoutenable.

Ça évite d’entendre Sonia et François de Gatineau se faire expliquer que ce tapis tissé avec des fils de Polyester, est en fait, selon le vendeur, un authentique tapis berbere de 800 ans tissé avec du poil d’Antilope.

Crois moi mon ami, ce tapis à été tissé par une vielle femme manchot d’Erfout. L’antilope a mangé ses enfants et lui a arraché les bras dans la bataille qui a suivi. Pour rendre hommage à ses enfants, elle a tissé se tapis avec ses « moyons », du vrai travail d’artisan.

On l’achète François! Ça irait tellement bien avec ton beau lazy boy défoncés dans le salon. Toutes ses belles couleurs me ferait oublier que tu dort devant le hockey.

De quoi, tu parles? Je dort pas quand je mange mes chips au vinaigre.

Évidement, une maison sans fenêtre serait invivable dans un pays aussi chaud. Il ont développé une manière fabuleuse de garder sont intimité sans mourir étouffée. Quand vous entrez, vous découvrez ce que je veux dire. Rapidement vous vous retrouver dans le patio centrale, richement décoré qui est en fait une cour intérieur. Chaque pièces, escalier donnne sur cette court centrale, et au étage supérieur, des balcons y donne également accès. On peut y planter plante et arbres, et l’endroit reste ombragé une bonne partie de la journée.

Le patio de notre Riad est vraiment très joli, mais est fermé par une verrière, ce qui fait que la fraîcheur n’est pas nécessairement au rendez-vous. Le véritable attrait ici, c’est la terrasse sur le toit. Elle est complètement couverte et tout autour, on trouve des canapés pour faire ce que je fais de mieux; m’évacher! C’est l’endroit où on nous sert le petit déjeuner chaque matin.

Dés notre première visite, on assiste à un spectacle qui se répétera 5 fois par jours, pour les prochaines semaines; l’appel de la prière. Du haut de notre terrasse, on peut voir le toit des maisons, mais surtout une multitudes de minarets qui se dresse ici et là dans la ville. Les haut-parleurs s’y font entendre. On entends clairement la mosqué la plus proche, mais les dizaines d’autres dans la villes sonnes comme un reverberation, un bruits de fonds.
ه
Allah est le plus grand allāhu ākbar
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah Ashadu an lâ ilâha illâ Llâh
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah āš’hadu ānna mūḥammad ār-rasūlu
Venez à la prière ḥayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt
Venez à la félicité, ḥayyā ʿalā-l-falāḥ
Allah est le plus grand. allāhu ākbar
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah lā ilaha illā-l-lāh

Le matin, on y ajoute un petit bout pour donner des pieds au cul de ceux qui pense que le sommeil c’est mieux qu’honorer Allah.

La prière est meilleure que le sommeil. aṣ-ṣalātu ḫayru min an-naūm

Aujourd’hui, on n’a pas vraiment d’autres d’ambition que de se « grailler » d’internet sans fils, d’avoir de l’eau potable en quantité et si possible des Kleenex, parce que tout les monde a « l’ostie » de grippe. Mika est tellement tanné, ça fait deux de suite qu’il pogne pis et on dirait qu’il commence une sinusite!

On se dirige donc en dehors de la Médina, dans un centre d’achat à environ 30 minutes de marches. La première chose que frappe c’est l’odeur de diesel dans les rues et évidement la chaleur pour un début octobre. Il a du monde partout, et les gens se promène d’une place à l’autre dans un des miliers de taxis rouges qui sillonnnt les rues. Nos enfants sont heureux de finalement voir le Maroc. Je pense que ce sera une aventure.

Évidement traverser la rue est un party. On commence notre apprentissage par profiter de l’expérience locale. Je m’assure toujours de traverser derrière une jeune écolière et m’en sert comme bouclier humain. Si elle se fait frapper, j’aurai le temps de faire une roulade et d’éviter une mort certaine. Je traîne toujours des Kleenex, donc pas d’inquiétude pour les éclaboussures de sang sur mes vêtements.

Dans les faits, il faut juste s’habituer, et comme la circulation est chaotique, elle est aussi assez lente, on peut donc, assez facilement, éviter le pire.

Le centre d’achat est probablement un des seul endroit où on pourra voir des prix fixes. On en profite donc pour essayer de ce faire une idée du prix des choses courantes. Quand on va retourner à la Médina avec ses 100,000 magasins, faudra avoir une idée de ce qui est un prix raisonnable parce qu’Annik pourrait facilement acheter un melon à 400$.

Elle va s’habituer, j’en doute même pas, mais elle n’aime tellement pas déplaire, qu’à la vue d’une arnaque, elle invite le gars à ouvrir un compte conjoint. En plus, le stress lui pogne, et soudainement devient incapable de faire un calcul mental. C’est vrai que diviser tout par 7 pour la monnaie local est pas évident, mais je l’ai vu estimer un achat à 9$, quand c’était 65$, vous voyez le genre?

Heureusement, Mika a comme mission de négocier pour nous, et il est tellement «game», c’est épeurant.

Combien, ce porte-feuilles?

120 Dirham

Je te donne 20, et tu me donne ta fille en marriage.

Nous, nous sommes prit de convulsions à le voir négocier. Si ont le pouvaient, elle se fusionneraient au mobilier pour faire semblant d’être ailleurs.

L’achat de nos forfaits internet fini en aventure, évidement…

Je me présente chez Maroc Telcom. Les forfaits sont super abordables, genre 18$ pour 10 gig. Cependant, Maroc télécom a du staff qui respire la joie de vivre comme les membres d’une secte 5 minutes avant leur suicide collectif…déprimant.

Il y a un gars potable, mais il est en train d’expliquer à un couple âgée ce qu’est un « router ». Ostie qu’on est pas sortie du bois. Misère…. C’est évident qu’il en a pour la journée.

Est-ce que je vais pouvoir brancher mon Videoway?

….

Il nous reste donc deux autres incapables qui risque pas de rendre l’expérience enlevante.
Dabord, y a le gros bonhomme avec la face acheté en spécial, celle avec la baboune et l’air de bœuf qui joue en alternance. Il y a aussi la fille, qui à la la vue de 8 clients en attente dévoilent ses talents de super héros. Son pouvoir à elle, c’est d’être capable de jouer au démineur même quand ses clients lui tirent des roches.

Éventuellement, elle fini par lever ses yeux de sa partie et nous adresser la parole.

Un forfait, ça prends un passeport.

On les a pas, ils sont à l’hotel, mais j’ai des copies sur nos cell. Je vous envoie ça par e-mail et vous les faites imprimer?

Impossible!

Impossible quoi? Imprimer, e-mail?

Il faut que je les photocopie.

Pourquoi? Imprimer les et faites une photocopie de l’impression, ça marche non?

J’peux pas.

Vous allez me faire marcher une heure, aller-retour pour aller chercher mes passeports, pour pas utiliser votre imprimante

Oui

J’ai tu l’air d’acheter un missile balistique, pourquoi vous voulez mon passeport anyway?

C’est la procédure

Ahhh, pis laisse donc faire…grrrrr.

Du monde de même, j’suis pas capable.

Deuxième essaie chez Orange, un autre fournisseur internet. il y a déjà du monde et il faut attendre. Je craint le même problème. Je décide donc de repartir avec Mika, aller chercher les passeport à la Médina, retrouver les filles ensuite, et finalement acheter le forfait. Une heure trente de « gossage »

On aimerait avoir des forfaits cellulaires prépayés

Pas de problème

Vous avez besoin de nos passeports

Non, pourquoi?

Ahhh pis delà marde…

Au départ du centre commercial, on fini par marcher dans cette partie de la ville, en dehors de la Médina pour une bonne partie de la journée, s’arrêtent dans un petit casse-croute, manger comme des enragés pour 14$ à quatre. Je pars prequ’à pleurer à l’idée qu’on pourra faire quelque choses avec nos pauvres dollars canadiens.

Cette partie de la ville est passablement moderne, des grands buildings de béton, une grande allée centrale et piétonnière couverte par de grands palmiers. Les dames, sont pour la plupart voilée et une minorité portent des habit plus occidentaux. Les cafés sont nombreux, ici et partout d’ailleurs, et c’est une affaire d’hommes. Un café noir et de l’eau pour s’enfiller des cigarettes. Pas, ou très très peu de femme ici.

Les cafés sont l’equivalent des balcons en campagne on s’y assoie pour voir les machines passer dans la rue, et j’ai pas de doutes, les madames qui passe.

Au retour, nous passons devant les Palais royaux, qu’ils sont derrière de grands murs, donc on voit « rien pantoute » à part des portes dorées. On visite également, un très beau parc, s’y assoient pour regarder les nombreux jeunes en mode séduction. Des jeunes se rencontre, certains très à l’aise d’autre clairement incofortable. C’est ça qui arrive quand y a pas de bar, la « crooze » doit se faire au domaine Maizeret.

Océanne…

En soirée on choisi un petit restaurant où on fait jouer les Beatles. Pourquoi pas. La place à environ 12-14 place assise Max. Je sais pas comment ça peut faire vivre serveur et cuisinier. On rencontre un couple de français dans la soixantaine, vraiment sympathique, Gisèle et Alain. On discute et rigole.

À un moment, comme souvent avec les français;

Vous êtes canadiens et vous parlez si bien français?

….

Je ne leur en veux pas, mais c’est vachement fréquent. Je me l’explique pas, mais c’est comme ça.

A plus!

Enfin! On quitte l’Europe…

J’ai passé un bon bout du voyage sous le tapis en espérant y revenir un peu plus tard. L’énergie n’étant pas au rendez-vous, j’ai de nombreux textes à terminer qui manquent, selon moi, d’intérêts. Je préfère me concentrer sur ce qu’il y a de nouveau dans nos vies de voyageurs.

D’abord, pour la suite du voyage, nous nous commettons pour une visite plus approfondie de l’Afrique. Même si tous nos vols ne sont pas encore achetés, nous savons désormais que « l’avant Janvier » sera fort probablement africain. D’abord, nous allons passer trois semaines au Maroc, suivi d’un peu plus d’une semaine à Istanbul en Turquie, puis 2-3 semaines en Égypte.

À tout les énervants qui se sont mis à crier :

La Turquie c’est pas en Afrique!

Bravo, vous êtes des génies!

Pour la suite, c’est à confirmer, mais nous croyions continuer pour un duo Rwanda/Tanzanie suivi d’un trio Afrique du Sud/Namibie/Botswana.

De toute la planification que j’ai fait dans ce voyage, c’est l’affaire la plus difficile que nous avons eu à faire. Comment faire pour nos pas crever nos budgets et suivre un itinéraire qui se peut? Il faut considérer le prix des vols, et à 4 ça chiffre vite, la température, les saisons, le prix des visas, qui sont parfois exorbitants, et surtout ne pas se placer dans une position où quitter l’Afrique nous coûtera 20,000$ une fois rendu complètement au Sud.

En gros, je crois qu’on a atteint un bon équilibre, tout en restant raisonnablement en sécurité..

Pour ce qui est du maintenant, on a terminé notre voyage Européen à Madrid. Il fallait y laisser notre voiture et y prendre notre vol pour Fès au Maroc. L’expérience achat-rachat avec Peugeot a été extraordinaire. On reviens avec une voiture légèrement abîmée du côté droit après avoir embrassé tendrement un trottoir de 2 pieds de haut dans notre angle mort. Malgré le bris, la remise du véhicule à prix un gros 10 minutes. Impressionnant!

En comparaison, hier, se faire rembourser une carte de métro de 4.50€, à nécessiter 30 minutes, et l’intervention de 387 personnes. Quand remettre un char de 20,000€ prend 10 minutes. Trouver l’erreur.

J’avais pas eu à me frotter à la réputé machine administrative espagnol, mais vous auriez du voir la scène d’anthologie.

J’achète quatre cartes de métro, et une ne tombe pas de la machine. On demande de l’aide, et une dame arrive à la rescousse. Elle doit ouvrir la machine pour voir si tout ça est vrai. Cependant, elle a besoin de sécurité pour une opération aussi délicate. Elle attends donc des agents armées, pour vrai, au cas où je e l’assommerait pour lui voler des rouleaux de 10 centimes dans un métro bondé… un danger crédible et imminent.

Ensuite, elle fait de nombreux appels, prends mon numéro de permis de conduire, confirme que le numéro de carte coordonne avec la transaction, discute des épices qu’elle met dans sa Paella avec la dame à l’autre bout du fil, raccroche, rappelle, raccroche, rappelle…interminable. Je vous répète qu’on parle d’une transaction de 4.50€. Avoir su, j’aurais fait semblant de rien et aurait acheté une autre carte.

Finalement, elle me sourit, et affirme que je pourrai être remboursé. J’ai peur de la suite. Va t’elle me demander de prendre le train pour Porto et rencontrer la responsable du département ou simplement lui demander d’acheter un appartement à Madrid pour avoir une adresse à lequel envoyer le remboursement?

Non, mais il y a un formulaire à remplir. Tu me niaise? Un affaire en papier avec copies carbone?

Je me frappe la tête sur les murs en passant que quelqu’un doit déplacer ce papier dans un autre bureau, que d’autres personnes vont traiter l’information, vont remplir d’autre formulaires, que des email vont être envoyé, le tout archivé…, pour me rembourser 4.50€. Ça coûte combien ça? 200-300€.?

Breaking News!
L’agrandissement du métro de Madrid est annulé. Selon nos informations, les 3 milliards d’Euro requis pour les 16 nouvelles stations, ont été mystérieusement engloutis. Un simple remboursement de billets aurait amené l’embauche de 1,400 fonctionnaires et à la construction d’un bâtiment pour loger cette équipe essentiel.

Un petit truc pour toi gentille dame, la prochaine fois, ouvre l’entrée du métro et laisse moi passer gratuitement. Ça prend 10 seconde et sa coûte « fuck all »!

En tout cas, pour notre voyage en Europe, je sais pas comment vous expliquer ça sans passer pour un « gros gras dur», mais on en pouvait plus. Il s’avère qu’avec notre budget journalier et les prix en Europe, une fois que l’arrêt essence, épicerie et logement était fait, on avait jamais une cenne pour rien faire.

C’est « ben » beau marcher en ville, mais qu’en t’a même pas d’argent pour visiter un musée de temps en temps et faire de choses qui sortent de l’ordinaire, tout fini par être moins sexy. Les enfants en avait un peu marre, et nous aussi.

Évidement, sous le thème répétitif de l’appartement de marde, on fini ça en beauté. Encore tellement « crade »… j’suis tanné.

Je commence à avoir la « Twist ». Dix secondes à l’intérieur, et je sais déjà que je suis mieux de me « clencher » des p’tites pilules pour les allergies. Sans ça, je vais m’éternuer la face dans la prochaine heure.

Le proprio a l’allure d’un informaticien avec sont veston en tweed, pas d’une femme de ménage. Ça parait. Y a du monde pour qui faire le ménage consiste à uniquement placer des bibelots sur des tablettes et d’enlever les poils de culs sur le savon. Lui, il fait même pas ça.

J’pu capable! Deux nuit la dedans, pas de place pour s’assoir, des meubles « decâlissés », un matelas double installé sur une base simple. Si tu te déplaces trop sur le bord du lit, le matelas plie, et tu te retrouve à terre… super. Le pire, c’est que le gars a placé une porte blindée à l’entrée. J’ai jamais vue quelques chose d’aussi sécuritaire. Il a 4 loquets sur toute le hauteur de la porte et 4 autres du côté charnière. Il doit bien avoir de l’or caché, parce que même à essayer, je sais pas ce que je volerais…. certainement pas les draps, comme il faut les « dé-poiler » avant de se coucher…écœurant.

La cuisine et la salle de bain, se résume à aaark! Par moment, j’ai l’impression de vivre un camps d’entraînement pour les assistés sociaux…

Vivement le Maroc, espérant qu’on pourra se payer mieux.

En rétrospective, 50 jours en Europe avec notre budget était simplement trop long et ambitieux. Si c’était à refaire, je m’en tiendrais à 30 jours.

Donc revenons à notre prochaine destination,

Nous prenons pour la première fois un vol avec la compagnie Ryanair en direction de Fès au Maroc. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ce qu’on appelle un « Low Cost Airline ». Ils offrent des vols à des prix imbattables, du genre Madrid-Paris à 19€. À ce prix là, il faut qu’il fasse de l’argent ailleurs, donc, voyager avec eux, c’est une course à obstacle pour éviter de payer des frais, et croyez moi, ils vous attendent au tournant. Je vous fait une petit liste.

• Le sac de cabine doit être petit, très petit, et pas de niaisage, ils mesurent. Si tu t’essaye et que ça passe pas, il t’arracher la tête avec la liasse de billets qu’ils viennent de te voler avant de kidnapper tes enfants. C’est pas de enfants de cœurs.

• Pour recevoir votre billet par SMS, une banalité qui coûte rien, ils te chargent 5€ par personne. Évidement, ils te le demandent 13 fois, durant l’inscription, en espérant que tu vires fou ou que tu te trompes au moins une fois dans tes sélections.

• Votre carte d’embarquement doit être imprimé. J’imagine qu’en 1982, c’était la norme mais aujourd’hui pourquoi?

En fait, il t’oblige à faire étamper ton bout de papier une fois à l’aéroport, ce qui élimine d’emblée l’option du billet électronique. Si tu le savais pas, et que tu te présente avec le document sur ton cellulaire, il te charge 55€ par billet pour imprimer 4 bouts de papier (300$)

Je capote un peu, parce que je m’aperçois, la journée avant de quitter, que j’ai pas le papier, et que j’ai pas d’imprimante. C’est dans l’appartement que je vais trouver ça, c’est juste si on a l’électricité. Si je règle pas ça, je m’enligne pour une sodomie double boucle piquée gracieuseté de RyanAir.

Le matin du départ, je fini par m’en sortir en me faisant trimballer par, le gentil mais pas très propre, propriétaire du logement, dans tout les cafés internet de Madrid.

Notre statue de « pauvre » nous oblige à louer des appartements miteux dans les quartiers malfamés des villes européennes. Les cafés internet existent encore dans ses endroits et sont à cet image; tellement, tellement déprimant; Toujours un ramassis de vieux meubles avec des séparateurs fait avec des affiches de cigarettes, des claviers brun de doigts sales et qui donnent la lèpres et des ordinateur qui roulent sur Windows 3.1

En gros, je déteste l’expérience RyanAir, mais partir de Madrid pour le Maroc à 4 pour environ 400$, baguages inclus, c’est difficile à battre.

Une heure et demi de vol pour Fès qui se passe bien. Étant donné qu’on arrive en début de soirée, que nous sommes tous grippé, on veut pas se faire chier. On demande à notre hôtel d’organiser le transport, pour un coût définitivement excessif, mais qui dans les circonstances, fait notre affaire.

À l’arrivé dans notre Riad de la Médina, nous sommes conquis. La chambre est fantastiques, la terrasse fabuleuse, rien à dire. Nous sommes crevés et restons donc là pour la soirée. La seule sortie notable consiste à une visite dans les ruelles de la Medina pour trouver de l’eau et changer de l’argent.

Ça a l’air malade! J’ai hâte de le vivre et de vous raconter la suite.