Jour 125 – Venise – Notre pire journée du voyage.

2 Septembre 2014
Départ Basovissa, Italie (Vélo) pour Trieste, Italie
Départ de Trieste, Italie (Train) pour Venise, Italie
Départ de Venise, Italie (Train) pour Dolo, Italie

Départ de la ville de Basovizza près de la frontière Slovène. On a espoir de se rendre en Croatie aujourd’hui. On reste au lit assez longuement sans pour autant dormir sur nos deux oreilles. Le curé zélé de la municipalité nous fait le plaisir de commencer à faire sonner ses cloches aux 15 minutes et de jouer Bohemian Rapsody à la cloche toute les heures (mais c’est quoi l’affaire? « We get the point »! Il y a personne à ta messe et tu cherche à nous le rappeler?

Au pied de notre lit après avoir jeté un œil dehors… Il vente à écorner les bœuf et il pleut. Ça regarde mal pour notre périple. On se lève pour traverser de notre building jusqu’à un autre l’autre côté de la rue ou on sert notre déjeuner inclu. À notre sortie, on part presqu’à pleurer. Il fait probablement 10 degrés et c’est honnêtement le pire temps depuis nos premiers jours en mai dernier. Si on était à Québec, on se roulerait dans une grosse « doudou », se louerait deux films avec le ferme intention de pas mettre le pied dehors.

Selon notre « planning », on devrait traverser la Slovénie aujourd’hui et arriver éventuellement à Rijeka en Croatie. La dame à l’accueil nous annonce que ce temps de chien devrait accabler toute la région pour encore une semaine… On est simplement à « boutte »…complètement à « boutte »!!! Toute l’idée derrière la Croatie, est d’avoir du beau temps et il fait probablement plus beau autour du cercle polaire.

L’autre chose qui nous met dans le doute c’est le terrain entre ici et notre objectif; de quoi parle t’on exactement? Est-ce que ça monte ou descend? Peut-être un peu des deux? On en sait rien. Il vaut mieux vérifier tout ça et explorer nos options.

Annik et Patrick s’assoient dans le Lobby et regarde de leur options;

– Rester ici, et dépenser une fortune la nuit prochaine à l’hôtel.
– Maintenir le cap, faire 60 kilomètres vers Rijeka sous la pluie et des vents violents. Maintenant qu’on a regardé les données, on devra monter plus de 1000 mètres avant de redescendre vers la côte. Dans ces conditions météo, c’est pas évident.
– Se planter sur le bord de la route, attendre une autobus, et espérer un miracle qui nous permettrait d’y entrer 4 vélos, direction Rijeka.
– Redescendre à Trieste, y rester une nuit et prendre le Ferry pour le nord de la Grèce demain soir (voyage de 36 heures).
– Retourner à Trieste, prendre le train vers Venise et un autre pour Ancône. De là, prendre le traversier pour aller à Split en Croatie (l’autre côté de la Mer Adriatique)
– Retourner sur nos pas des deux derniers jours, prendre le train pour Zagreb et ensuite pour la côte croate.

On discute avec les enfants, et à la lumière de la mauvaise temperature à venir dans la région, on prend la décision de donner un coup de fouet… Ce sera un voyage vers Venise aujourd’hui. Tant qu’à y passer, c’est impossible de ne pas y arrêter. On fera donc un arrêt sur place pour une à deux nuits.

Après un dernier moment d’hésitation, on décide finalement de commencer la descente vers Trieste, littéralement vers notre point d’arrivé d’hier; la gare de la ville. On en a déjà parlé, mais on ne réalise pas toujours l’ampleur d’une monté… avant de la descendre. On se doutait que c’était une des plus haute qu’on avait fait, mais on le confirme maintenant; une descente de 1250 mètres. Avec les autres pentes montés et descendus dans la journée d’hier, il est certain qu’on a battu solidement notre ancien record. On estime que 1400 à 1500 mètres ont été monté hier. Dire qu’il y a quelques mois, lors de nos premières montés en Espagne, 250-300 mètres dans la journée tirait les larmes des enfants. Impressionnant n’est-ce pas?

À la gare, on fait les derniers préparatifs pour notre départ pour Venise. Le train part dans 20 minutes et on se sent prêt pour le défi. Patrick court vers le guichet et après trois machines qui ne veulent pas prendre sa carte, il obtient les billets. Annik, pendant ce temps, passe à l’épicerie d’à côté et ramasse un lunch dans quelques courtes minutes. On roule tous avec nos vélos sur le quai (à bas les règles!) et se rend au bout d’un long train pour y entrer nos vélos… Tout roule #1

Dans le train, tout le monde relaxe en attendant l’arrivée. Malheureusement le ciel est encore gris; on va commencer à croire qu’un nouvelle ère glacière a commencé.

VENISE L’ARRIVÉE – Note globale 10/10

On entre en ville à bord du train et s’arrête à la belle gare de Venise. Dès qu’on met le nez dehors, on reconnaît bien l’endroit; Un grand canal devant nous, un pont typique en arche, des bâtiments les pieds dans l’eau et du monde partout. On s’attendait évidement à de larges foules. On a aucun problème avec ça, parce qu’au fond, on sait que dans un endroit comme celui-ci c’est leur pain et leur beurre. On prend quelques photos…sans notre caméra…mais avec un iPod. (Vous vous rappellerez sa mort il y a quelques jours) Notre plan pour les prochaines heures; se brancher à Internet, retirer de sous, et se trouver un hôtel pour les 2 prochaines nuits.

Vous êtes vous déjà senti comme un chien dans un jeu de quille. Nous, avec nos vélos chargés à bloc, on ne peut pas être plus chien, et Venise, plus quille. Dans les prochaines heures, malgré la foule, nous ne verrons qu’un seul autre vélo, celui d’un enfant de 3 ans. Il faut savoir que sur cette série d’îles que forme Venise, tous les canaux sont séparés par des centaines de petits ponts voûtés munis d’escalier. Absolument le contraire de ce qui convient aux vélos. On a simplement pas rapport là! Il va falloir faire avec.

VENISE L’INTERNET ET L’HÔTEL: Note globale 9/10 (-1)

Trouver un fournisseur d’Internet n’a pas été trop compliqué mais un hôtel, un paquet de trouble. On s’assoit à une terrasse, vous l’aurez deviné, hors de prix, et se met à la recherche d’une option qui convient à la classe moyenne. Être quatre dans la ville de l’amour n’est pas idéal pour votre porte-feuille. L’autre problème, est qu’avec nos vélos on ne peut tout simplement pas se permettre de passer par dessus 30-40 ponts pour s’y rendre. (Plusieurs minutes par ponts pour gravir les escaliers) C’est deux choses compliquent énormément notre sélection. On commence déjà à penser que des vélos sur l’archipel n’est peut être pas l’idée du siècle.

Après près de 2 heures, on fini par accepter de payer près de 500$ pour deux nuit dans un endroit qui ne semble pas nécessiter le passage de nombreux ponts.

VENISE – MALADIE MENTALE DOUBLE – Note globale 7/10 (-2)

Encore au bar et sur le point de partir, on est victime d’une grande malade. Nous avons spécifiquement choisi cette terrasse, parce qu’elle est légèrement à l’écart et qu’on a pu y mettre nos vélos sur une des rares sections de mur disponibles. Ici, tout est à l’étroit, et trouver suffisamment d’espace pour y « accoter » quatre vélos tout en y gardant un œil est difficile. Donc, nos bécanes sont devant nous de l’autre côté de la rue. On les a placé de chaque côté de portes donnant sur la rue. Par manque d’espace, une petit partie de la roue d’un vélo est devant la porte. À un certain moment, une dame âgée sort et Mika, voyant que ça pouvait l’empêcher de sortir complètement librement, s’offre pour bouger le vélo. La vielle dame refuse; il y a amplement de place pour passer. Mais voilà, que sa sœur jumelle méchante arrive et veut entrer. (elle est pas jumelle du tout, elle n’a même pas le même âge)

La porte est légèrement couverte par la roue. Ça nous fera plaisir de déplacer nos choses si elle le veut. Mais à la lumière de sa demande mais surtout à la manière…on a soudainement pas trop le goût de collaborer. Madame se met à crier, les bras dans les airs. Son mari avec elle, ont le voit, trouve sa réaction un peu exagéré. Elle veut pouvoir être en mesure d’entrer un cachalot par sa porte en tout circonstance, et présentement, c’est évidement impossible. Annik se lève, et lui dit;

Avec un beau sourire comme ça, ça nous fera plaisir madame!

Elle n’aime pas son humour parce qu’elle vient de monter de niveau. Elle passe de fâché à enragé. Les propriétaires du bar se regardent, les clients observent et en reviennent tout simplement pas de la scène. On se battra pas avec elle, et de tout façon, on veut pas avoir de « marde ». Par contre, on accepte pas de se faire traiter comme des mongoles. On se lève, et elle n’arrête pas.

Patrick, un peu moins conciliant avec les niaiseries, est un peu « tanné » de se faire gueuler après au moment où il déplace le vélo. Il s’arrête et la regarde.

Do you know how ridiculous you are?.. Franky your just an idiot!

Elle aime pas ça du tout la madame. Elle continu et continu. Tant qu’à se faire gueuler après, on va s’amuser. Patrick déplace son velo, et sous ses cris, feint de le déplacer directement à l’intérieur…son mari la « pogne » par le bras’ parce qu’elle est sur le bord d’exploser, et la tire à l’intérieur avant qu’elle commente un meurtre.

On se rassoit au bar. Tous ces gens de la terrasse, et de différentes nationalités, connaissent le signe universelle qui consiste à tourner sa main sur le côté de sa tête; c’est une folle. Plusieurs d’entre eux nous font des signes d’approbation pour notre gestion de la crise. Wow, c’était intense!

On décide de partir pour se diriger lentement vers notre hôtel. Il y a beaucoup de monde et on marche donc à côté de nos vélos. Notez bien la dernière phrase parce qu’elle est importante…

Il y a beaucoup de monde et on marche donc à côté de nos vélos

On sait utiliser notre jugement et sommes très respectueux. (De gens qui ne nous crient pas après) Si il y a du monde, comme presque partout ici, on marche évidement à côté de nos vélos, de toute façon, rouler ici est impossible. Nous avons par contre deux enfants, et bien qu’ils n’enfourchent pas les bécanes, il est possible qu’ils mettent leur pied sur une pédale et se pousse comme sur un skate (Quand l’espace le permet) On virera pas fou. Hé bien, on le sait pas encore, mais rouler à vélo ici est strictement interdit, et le règlement est sous la surveillance de milliers de personnes spécialement formées par la Gestapo. Le moindre manquement à cette règle vous place en danger de mort.

Au départ, Mika a le malheur de placer son pied sur sa pédale, sans même y monter, et honnêtement, il avance moins vite qu’un piéton. (Il est en arrière de nous qui marche de tout façon). Le pauvre petit se fait engueuler. À vrai dire, se fait crier après d’une manière incroyablement violente. Les cris de l’homme se rapproche d’une sirène anti-aérienne; une réaction complètement démesurée pour le reproche. Avec ces deux débiles en 5 minutes, on regarde l’homme tout rouge, part à rire, et quitte…en marchant,

VENISE – PAS DE VÉLOS – Note globale 6/10 (-1)

On le sais déjà, monter sur son vélo ici est passible de la peine de mort. Par contre, rouler dans un stationnement au côté de voitures qui circulent semble logique non?

On tente à tout prix d’éviter les ponts piétonniers. On fait donc de grands détours dont on vous évite les détails. Ceci étant dit, ces manœuvres nous amènent à nous retrouver dans la seule partie de la ville qui accueille les voitures. On navigue donc entre les voitures pour se rendre le plus près possible du pont piétonnier où nous devrons gravir nos premières escaliers. Le pont en question est environ 50 pieds du stationnement. On ne se formalise donc pas d’y rouler sans descendre de nos vélo. De toute facon, il y a énormément d’espace et peu de gens ici. En plus, on s’entend, qu’on voit des voitures rouler à quelques mètres.

Ben non! La Gestapo est au aguet. On se fait apostropher pour une deuxième fois. On a beau essayer d’expliquer que, si il se la fermait une seconde , que dans trois pieds on aurait descendu de nos vélos. Trois pieds, c’est trois pieds de trop! On commence à être un peu échaudé par le manque de politesse. On vous jure que si vous nous laissez pas tranquille, on va se terrer dans notre chambres pour la nuit… Vous aurez plus de problème avec nous; famille de hooligans sanguinaires.

VENISE – Signalisation merdique- Note globale 5/10 (-1)

Essayer pas de vous retrouver ici, les indications sont difficile à suivre et, ça c’est pas de leur faute, mais l’endroit est vachement mélangeant. On pourrait vraiment faire mieux, mais comme on commence à être un peu à bout, on enlevé un point de plus à Venise!

VENISE – PLUS D’HÔTEL – Note globale 2/10 (-2)
On se rend finalement à l’hotel, qui est rien d’autre qu’un appartement. Ne pensez pas qu’on y rentre comme on veut, parce qu’on est sur le point de rencontrer un responsable qui écoute la télévision et qui a pas le goût de se faire déranger. Dès l’ouverture de la porte, il a l’attitude de gars, qui se poignait le « péteux »et qui se fait déranger ENCORE par un maudit client (c’est tu « tannant » des clients!). Ces premières paroles, avant même les salutations d’usage.

TROU DUQ

Les vélos, il faut aller les porter à la gare, ça n’entre pas ici!

NOUS

Ok…mais on pourrait les entrer dans nos sacs. C’est comme un bagage normale

Quand tu parle à un attardé, qui veut pas t’écouter, c’est pas mal difficile d’aller loin avec ça. On continue de lui exposer la situation, qu’un sac avec un vélo c’est une sac et qu’à la rigueur si tu pas ce qu’il y a dedans, tu pense que c’est un gros sac. Après lui avoir répété plusieurs fois les même faits, il s’arrête et dit…(quel connard)

MEGA TROU DUQ

Oui mais…vous savez qu’après 19:00, il y un frais supplémentaire de 20€?

Hey le « tarla »! Jusqu’à maintenant, tu t’enligne pour pas avoir de clients « pantoute », pis là, tu veux nous charger un autre 20€… C’est vrai, à 19 heures , les gens arrêtent de vivre parce que ta grosse face à goût de se la pogner!

Le plus gentiment possible, on ignore ce qu’il vient de nous dire et lui redemande qu’est-ce qu’on fait avec les vélos?…

ULTRA MEGA SUPER EXTRA TROU DUQ

Mettez les dans les sacs, et on verra ensuite si je vous autorise à les monter.

Wooooo…ben c’est le « boutte »! Il est 8 heures et on a deux enfants qui attendent dans le noir sur le trottoir. Toi, pendant que tu va bouffer ton popcorn, nous les épais, on va défaire nos 4 vélos, les mettre dans des sacs et attendre que tu nous donne ton verdict de Dieu de l’Univers Intersidéral? Une fois, que ça sera fait et qu’on y aura mit les dernières énergies qui nous reste, quoi d’autres? Tu va nous demander 25€ par vélo pour le désagrément causé au Pacha? No way! Ça vient de finir ici!

NOUS

Tu nous prend comme ça ou tu garde ton appart!

1er TROU DUC DU MONDE

Ça m’est égale, rester à mes conditions ou partez

NOUS

C’est bon, t’aura pas unE cenne de nous autre!

C’est comme ça que quelqu’un a décidé, en tout bonne conscience, de laisser une famille au complet sur le trottoir parce qu’il voulait pas s’enlever le petit doigt d’où on pense..incroyable!

VENISE – ULTIME AFFRONT 0/10 (-1)
Si vous pensez que ça conclu notre liste de déficient de la journée, vous n’avez pas rencontrer le dernier.

Donc, nous sommes sans logis dans une ville pas fait pour les vélos. Rappelez-vous que nous sommes dans un quartier atteint parce qu’on a gravi, on ne sait combien de ponts piétonniers. On a pas mangé et il est plus que 8 heure et on sait encore moins ou on couche…

On arrête sur la rue, s’assoie par terre, et mange un morceau pendant qu’on cherche des alternatives pour le dodo. C’est pas mêlant, des hôtels, il en a encore moins que tout à l’heure…on est dans la « schnoutte ». Au moment où on on réalise qu’on va peut être devoir quitter définitivement avant minuit, on entend;

C’est pas un air de pic-nic ici, allez vous en!

Un homme au dessus de nous, à la fenêtre, vient d’émettre son opinion définitive et sans appel. S’en est trop pour Annik! Elle te l’enligne et lui dit;

Pense ce que tu veux, on reste ici! On sera parti dans 10 minutes!

Il est pas d’accord le monsieur, et il commence à s’énerver! Patrick, qui est accoter contre le mur et n’a pas encore vu l’homme, lui lance

Que c’est terrible! Pourquoi tu n’appellerais pas la police?

Ça, il aimes pas ça beaucoup plus. Il nous menace d’appeler la police pour vrai…oooooooohhhh, on a peur! Être sur la rue, est maintenant un crime sans nom. On a atteint notre « top », et lui, il va payer pour les autres… Patrick se lève, et l’engueule solide.

On a pas de place à coucher ce soir, « faque sacre » nous patience…

Et là, la métamorphose a lieu. La plus ignoble des personnes vient de se révéler. De toute notre vie on a jamais vu une personne aussi dégoûtante.

AAAAahhh, vous avez pas de place pour rester, avez vous de l’argent?

Ben oui espèce d’épais, on a plus d’argent en équipement sur nos vélos que dans ton appartement minable de « looser »! Qu’est ce que tu pense?

Dans ce cas là, je peux vous aider…

Là, tu viens pas de t’adresser au bon gars! Même si il fallait que qu’on « tente » dans la rue, on voudrait pas de ton aide espèce d’opportuniste répugnant. Il y a deux minutes, tu voulais nous faire brûler vif tellement ont t’importunait et maintenant tu vois une opportunité d’affaire? Mais qu’elle genre de merdeux es-tu?

Après une longue liste de méchancetés bien enfilés, Annik et Patrick se regarde et se disent à l’unisson;

La visite de Venise est fini, on part ce soir!

On ramasse nos affaires, refait le chemin contraire et se rend à la gare. Une fois à proximité dans la grande place devant la station, on embarque sur les vélos et roule malgré la règle qui nous l’interdit. Les trains ne roulent pas la nuit en Italie, on a pas de temps à perdre.

Veuillez descendre de vos vélo immédiatement!

On a pas de temps à perdre avec leurs conneries, on a un train a prendre! On lui lance;

Call the cops!

On roule sans mentir, un maximum de 200 mètres dans une grande place où peu de gens se trouvent maintenant. On commence les recherches pour trouver un endroit à aller et où on pourrait dormir…et voilà pas que la « police » du bicycle qui vient nous écœurer… elle nous a suivi jusqu’ici. Vous avez pas des jobs vous autres, une œuvre de charité à vous occuper, des petits enfants? Mais qu’est-ce que vous avez tous? On s’en va… On vous écœura plus jamais! Malgré tout, elle est la, prêt à nous faire la morale.

Elle là, elle ne sait pas reconnaître une situation explosive!

Annik, est près à l’écouter, mais Patrick, n’a absolument plus la patience pour entendre une seule niaiserie de la journée. Malheureusement, et c’est ça la vie, des fois on en a assez. Elle n’a probablement pas aimé la suite de ses paroles. N’empêche, vous avez pas mieux à faire?

On prend le train, en direction de la seule destination restante, et se jure de ne plus jamais remettre les pieds dans cet endroit. À Dolo, on loue une chambre pour la nuit, et pour la première fois de la journée, on rencontre des gens gentils qui ne peuvent pas se permettre de cracher dans la main qui les nourrit.

Bonne nuit.

Note 1
On comprend la perspective des habitants de Venise qui sont submergés de touristes à l’année longue. Par contre, leur petite île, elle aurait l’air d’une « dump » si tous ces gens ne venaient pas y dépenser des sommes considérables. Vous-pensez que c’est quoi vos alternatives au tourisme? Construire une aluminerie? C’était peut-être un erreur d’y aller en vélo, et nous nous sommes peut être emporté par moment à force de harcèlement, mais Venise nous laisse un goût amer. Voyager 6 mois nous a appris qu’on n’accepterait pas de se faire traiter sans respects. La fierté, veut parfois dire se donner du « trouble » pour la garder. En partant d’ici, on dit qu’on accepte pas d’être des lavettes.

Note 2
Mika se demande si l’eau de Venise est salé. C’est la mer ou une rivière? Sans demander la permission, il s’y plonge le doigt et y goute. Quand il apprend que les égouts de Venise sont pas les plus étanches du monde, il se visualise déjà avec une diarrhée explosive. Soyez assuré que c’est la dernière fois qu’il goute de l’eau d’un cour d’eau sans s’informer!