Jour 118 – Cheveux blond; le complot!

26 Septembre 2014
Wagrain Autriche

Voici le plan, on fait rien aujourd’hui! On bouge pas d’ici, et si on peu se gratter les « foufounes » en écoutant le silence, on le fera. On s’apprête à implémenter le plan d’action, avant qu’Annik et Océanne décident que cette journée ne peut pas être perdu à de si futiles choses. Elles ont l’intention de sortir en fille en bas, au village, pour se faire faire une teinture. (Seulement Annik)

Depuis le début du voyage, Annik pense à se faire teindre en blonde. Si elle déteste, seul de pures inconnus pourront se « foutre » de sa gueule, ce qu’elle croit en mesure d’endurer. Les voilà parti, pendant que les gars accélèrent la cadence… à ne rien faire. Patrick en profite pour mettre à jour beaucoup du matériel du blog.

Au village, d’étranges et de lugubres événements se préparent sans que le moindre indices ne puissent en dévoilée la funeste conclusion. Annik se présente au salon de coiffure avec la ferme intention de se faire teindre. S’informant des possibilités d’obtenir satisfaction à cet égard, on lui demande de revenir à 14 heure; le salon ferme pour une période de deux heures dans quelques minutes;

La première pièce de l’échiquier est en place! On sent déjà le souffle chaud des profondeurs de l’enfer s’infiltrer dans cette histoire, encore à ses débuts.

Annik et Océanne, complètement ignorantes des événements plus grand qu’eux prenant place dans l’ombre, font le tour des boutiques le sourire au lèvres. Quelques minutes avant 14 heures, confiante de se présenter à temps pour obtenir une place de choix, elles se dirigent, le cœur léger, vers le salon plus bas sur la rue.

À l’intérieur, l’endroit est déjà plein. Comment est-ce possible? Tel d’ignobles goules aux vertu douteuses, des femmes complotant contre l’étrangère, ont réussi à entrer à l’intérieur, probablement par d’anciennes canalisations longuement oubliés, avant l’arrivé du couple mère, fille. Quelle surprise de trouver toutes ces dames, n’ayant probablement même pas besoin de soins capillaires, déjà assises sur toutes les chaises de ce salon de plus en plus curieux. Comment on t’elles déjà pu être à l’intérieur? À quel minables bassesses on t’elles du s’adonner pour profiter d’un laissez- passer avant eux? Quoi qu’il en soit, toute ces dames n’ont qu’un objectif en tête; s’assurer que l’horloge du temps s’écoule, que les heures s’égrainent et que devant l’inévitable, la gentille coiffeuse, complètement extérieur au complot, soit placé devant une tâche impossible avant la fermeture; celle de transformer une brune en blonde dans un temps impossible.

Annik, dans son inconfort croissant, devant toutes ces femmes criardes et colorées, se demande quand tout cela va en venir à elle? Un œil exercé au subtiles étreintes de la noirceur aurait déjà vu, qu’une de ces femmes est bel et bien en charge de ce complot. Les indices ne mentent pas à ceux qui savent voir; plus de 70 ans, et elle opte pour la teinture « charbon des ténèbres ». Seul le plus éloigné des trous de noir est plus foncé. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas se faire teindre les sourcils et les cils du même ton ténébreux? Cruella n’aurait qu’à bouffer la tête de quelques truites vivantes pour dévoiler ses vils intentions. De toute façon, sa mission est accomplie, la petite brune ne pourra jamais être blonde à temps!

Quinze heure trente; déjà de longues heures sont passés et Annik a finalement l’occasion de faire part de ses besoins. Annik a les cheveux foncés et elle veux être blonde comme le blé. Si cette gentille autrichienne avait pu dire le fond de sa pensé, à se moment là, elle aurait sûrement dit;

T’es folle ou quoi? On passe pas du noir au blanc en 2 heures!

Devant le devoir accompli, toutes ces figures ayant placé l’employé devant l’impossible, quittent le salon dans un nuage de fumé et dans des bruits de battement rappelant quelques chauve-souris sanguinaires.

Un premier bleach; Annik est jaune-orange.
Une première couleur; Annik est jaune-orange
Un petit coup de lance flamme; Annik est jaune-orange.
Une visite de Marie Denise Pelletier pour valider le jaune orange
Une petite prière, allumage d’encens; Annik est Jaune-Orange
Une deuxième couleur; Annik est jaunes… Un peur plus pâle.

Dix-neuf heure trente, le fond de la tête « galés » avec les cheveux de Lisa Simpson, Annik se regarde dans le miroir avec effroi. À moins de se faire tremper la tête dans le peroxyde pour la nuit, ça sera pas mieux que ça. En désespoir de cause, la coiffeuse tend sa main pour le paiement, pousse Annik à travers le cadre de porte et barre à double tour. Annik maintenant sous le soleil couchant, « flash » jaune dans le noir. Elle décide de ne pas allumer ses feux de position sur son vélo; ses cheveux seront bien suffisant pour être vu de l’espace.

Pendant ce temps Mika et Patrick, eux aussi absolument ignorant de tous ces événements, mangent des saucisses et de la « banik » sur le feu préparé par nos gentils hôtes. Il y a pas à dire, même si ça fait 20 ans qu’ils font ça, ils ont encore du plaisir avec leur boulot. On mange et on s’amuse, mais on commence à s’inquiéter d’une scèance de coiffure qui a débuté à leur départ à 11 heures ce matin. Ça fait quand même huit heures et demi chez la coiffeuse! On est tous sur le point de partir dans la voiture du propriétaire, quand dans la directions de la ville, on aperçoit une forte lumière; un nouvel astre en mouvement suivant les courbures de la routes dans la vallée ci-bas. Au départ, la lumière est assez intense pour éclairer quelques carrés de maison au village, mais plus elle s’avance, plus son intensité augmente, au point où une immense zone est noyée dans la lumière la plus blanche imaginable. Ce point bouge toujours dans notre direction et nos genoux claques d’inquiétude devant un phénomène si singulier. Nous ne sommes pas prêt à une visite d’extra terrestre; ça fait longtemps qu’on a pas écouté E.T. et on se souvient pas ce qu’il faut faire. Le point s’approche de plus en plus et nous sommes maintenant submergés dans la lumière qui s’évanoui subitement en passant derrière la maison. Tout à coup apparaît, dans une nuée d’étoile; Lisa Simpson.

Je t’aime Annik, t’es belle en blonde!

Jour 117 – Le dindon Hugo

25 Septembre 2014
Wagrain Autriche

On aime beaucoup la ferme sur laquelle nous sommes restée hier. On y reste d’ailleurs et passe la journée à s’assurer que notre prochain départ ne sera pas ponctué de nouveaux bris de vélos. On débute donc par descendre au village pour acheter des pièces mais aussi pour demander l’aide d’un professionnelles pour arranger, pour de bon, les sacrés « bearing » de roues du vélo de Mika. Si l’occasion s’était présentée dernièrement, il est probable que cette cochonnerie serait quelque part au fond d’un lac ou d’une rivière.

On descend donc, pour la première fois, vers la ville et on réalise qu’on souffrait pas pour rien lors de la montée, c’est à pic. Pour tous les cyclistes qui ont déjà fait un peu de pente sportive, vous savez que c’est souvent difficile d’apprécier le degré d’une pente en la montant. La descendre vous donne une perspective complètement différente et qui apporte parfois la fierté.

On s’arrête au magasin de sport qui est doté d’un petit atelier de vélo durant l’été (l’hiver c’est réellement le ski ici). Le préposé connaît la ville de Québec puisqu’il a competitionné à Stoneham, il y a presque que 15 ans… comme quoi le monde est petit. Il donne un bon coup de main à Patrick et réussi à mettre les « bearings » de Mika en ordre. Il nous offre tout de même ses commentaires sur l’état de la chose

It´s not the best,

On s’en doutait! Patrick récupère un pneu pour remplacer celui qui est maintenant si usé qu’il est percé, achète chambre à air, câbles de freins et autres bidules essentiels à la santé mentale. (Essayer de réparer un vélo sans les bonnes pièces sous la pluie peut rendre fou). La mauvaise nouvelle, c’est que le « shifter » du dérailleur avant du vélo de Patrick est mort pour de bon… Trouver une pièce de remplacement sera pas facile. On se console en se disant, qu’avec le montagnes ici, Patrick n’utilisera que la petite « gear » pour aussi longtemps que c’est possible d’imaginer.

Le gentil préposé s’intéresse à notre voyage et nous suggère les meilleures routes pour passer les plus hautes montagnes des Alpes devant nous. Il reste à savoir si on ira vraiment. Descendrons-nous plutôt en train vers le Sud? Il faut le dire, la température du mois d’août commence à peser sur notre morale, et on pense sérieusement à faire un grand bon vers la Croatie, et ceci, dans les prochains jours.

Annik rejoint Patrick au magasin après avoir fait l’épicerie. On commence à prendre goût au luxes d’une vraie cuisine parce qu’elle a acheté assez de stock pour ouvrir un Costco… sauf que pour l’ouvrir ce magasin, il faut amener toute la bouffe en haut de la montagne de la mort…avec tout ça sur le dos… merci Annik! Au moment de commencer à monter, le dérailleur arrière du vélo de Patrick flanche et le voilà doté d’une seul grosse vitesse pour gravir le chemin jusqu’à la ferme…. On s’en serait passé!

Quinze litres de sueurs plus tard, arrivé à l’appartement, les enfants nous attendent en s’amusant avec les chats, et autres bestioles.

Patrick se met au travail, et malgré tous ses efforts pour réparer toutes cette mécanique rapidement, il lui faudra jusqu’à 18:00 pour tout compléter. C’est pas aujourd’hui que le blog va prendre de l’avance!

On prend tout de même le temps de relaxer, jouer une « couple » de « games » de 21. (basket) Les enfants s’amusent beaucoup ici. On les sent vraiment heureux, parce qu’au fond ici, c’est la vraie liberté.

Mika s’est fait un nouvel ami du nom d’Hugo. On parle ici d’un coquet dindon de 4 mois, qui a déjà de la difficulté à marcher à cause de son poids. Mika, dès la première rencontre, a l’idée de le caresser. (On rappelle à Mika qu’on ne fait pas ça avec les filles). Avez-vous déjà vu un dindon de proche? Le mot mignon ne vient pas facilement en bouche à la vue de son cerveau bleu extérieur. (ce sont les mots des enfants pour décrire se qu’il a sur la tête et qui est très laid…et bleu) Il a aussi, ce que les enfants appellent son pénis de face. (Sa protubérance rouge recouvrant son bec). He bien, l’expérience de « flatage » fini par une attaque en règle, de l’agile animal, à l’endroit d’un Mika, surpris par l’agressivité de la poule géante. À la défense d’Hugo, personne aime ça se faire « pogner la zone » par un inconnu…

Après cet épisode, aussitôt que Mika se montre le nez sur le terrain, la bête s’en approche avidement et tente de l’impressionner à grand coup de roucoulement dindonnier…. sexy pour une dindonne? …mais surtout hilarant.

Le souper venu, on mange super bien, s’assoie sur le gigantesque balcon, qui fait le tour de notre appartement, et on se couvre pour éviter de prendre des engelures (on se répète, mais le temps est frais). On prend définitivement goût à l’endroit, il n’y a ni « track » de chemin de fer, ni clocher ici!

Jour 116 – La fermette de nos rêves

24 Septembre 2014
Wagrain, Autriche

Une première journée à la ferme et on est sous le charme. Pour le moment, ça se limite à regarder la pluie qui tombe par la fenêtre. On espère quand même mieux aujourd’hui.

Pour une des rares fois du voyage, on a prévu que nous étions dimanche et que tout est fermé. On a bouffe et boissons et on pourra simplement se la couler douce sans avoir à quitter ce palace ou descendre en ville pour aller au restaurant.

Au début du voyage, on ne pouvait pas sortir au restaurant assez souvent. (après tant d’année à ne presque jamais y aller). Maintenant, on vit le retour de balancier. Se retrouver dans une appartement pour se faire à bouffer nous fait beaucoup de bien. Annik confesse même avoir du plaisir à faire la vaisselle… Qui voudrait lui enlever cette petite joie?

La pluie cesse, et les enfants ne peuvent attendre la visite des lieux. Il y a apparemment de nombreux animaux sur place; poules, vaches, dinde, lapins, truites et Oh my Goodness!… Des bébé chats… Océanne frétille de bonheur. Patrick descend rencontrer les propriétaires et payer son dû. On « trippe » déjà tellement qu’on décide de rester pour une troisième nuit (Aussi parce qu’il y a mille heures de maintenance à faire sur les vélos)

Les hôtes sont simplement super. Il ne parlent que peu anglais mais Erica nous fait faire le tour comme si on était les premiers visiteurs (ça fait 20 ans qu’ils font ça). Tout est expliqué en détails et on se sent vraiment super bienvenu. Il on également absolument tout les jeux inimaginables sur place; trampoline, trottinette, ping pong, basket, baby foot et autres patentes avec des raquettes (Marco, c’est tu ça du badminton?)

On passe une journée extraordinaire entre les jeux, la pluie et la relaxation. Patrick « sacre » bien après ses vélos. Tenter de réparer ce qui est possible sans trop de pièces de rechange est pas évident.

En soirée, on fait un peu le party autour de la table. C’est bien sûr une question de perpective, mais les derniers jours ont été extrêmement difficiles. On a beaucoup de plaisir à se retrouver ensemble au chaud, au sec, le ventre plein; le confort quoi!

Ah oui, il y a aussi des lits douillets….Bonne nuit.