Mika survivra pour voir Malaga!

29 et 30 Août 2019

Une mise à jour ce matin. Mika a été malade un bon moment hier soir et est encore fiévreux au levé du jour. Suite à notre randonné en montagne d’hier, on croit qu’il a fait une insolation. On le laisse dormir un moment question de le laisser récupérer.

On a ignoré des millénaires d’expérience pratique, marché au gros soleil pendant des heures au zénith de la journée, pis on se surprend d’une insolation!

On va leur apprendre comment ça marche le soleil aux espagnols!

Essayer donc de profiter du soleil, à place de chialer.  Y a du monde, comme les québécois qui tueraient pour en avoir plus!

Pis, là arrêter de dire que vous êtes mieux.  Combien d’entre vous, aux premiers rayons de juin, s’enfile une douze de Coors Light en bedaine et se réveille le lendemain avec un mal de tête, le corps plus rouge qu’une Supernova et le dessus du nez qui émet plus de rayonnement que le réacteur de Fukushima?

Tard dans la matinée, ont fini par sortir Mika du lit et l’installer dans la voiture en direction Malaga.

Comme représentant officiel d’Opération Minoune depuis 1996, conduire une voiture qui n’a pas 15 ans, c’est déstabilisant. J’aurais assez d’histoire de char merdeux pour vous tenir occuper une soirée complète.

Avec les années, on a eu des autos, qu’il fallait pousser pour reculer. D’autres tellement fini qu’on « shiftait » en tirant sur les tapis sauve-pantalon ou cette fameuse Toyota Corolla 1994 qu’on a amené à la dompe à son 21ieme anniversaire, et dont le coffre ne fermait plus depuis deux ans.

À l’aréna avec la Corolla :
Hey Pat! Ton coffre de char est ouvert dehors. Ça ne me dérange pas, mais il est en train de se remplir de neige.

Ce n’est pas grave j’ai une pelle…

« Anyway », tout à coup, on a un char qui ne boit pas un litre d’huile au 100km, mais en plus, on a une radio Bluetooth, l’équivalent de la découverte de la roue pour nous. C’est évident que Océanne va en abuser et nous faire découvrir de balades « fabuleuses ».

Elle nous fait vivre des moments d’anthologies avec plein de musique « sans instrument » (Du rap), des « tounes » entendues chantées à tue-tête dans le sous-sol chez nous, et bizarrement, on apprend à connaitre ses goûts, parce que les jeunes de nos jours, ils écoutent de la musique presqu’exclusivement dans leurs écouteurs.

À Malaga, nous avons loué une maison en banlieue, à 35 minutes de voiture du Centre-Ville. Après trois nuits, je suis heureux de partir, mais j’y reviens.

À notre première après-midi, et en arrivant, on laisse Mika se reposer, pendant que les filles tentent de trouver un endroit pour se faire faire les ongles.  La vie des gens riche et célèbres.

Moi et Mika, tous les deux à l’appartement, à l’air climatisé…

Je vous niaise, il n’y en a pas!  Voyez-vous, le gentil propriétaire c’est une agace pissette de compétition.  Le gars a installé la tête d’air climatisé à l’intérieur, le système de climatisation, à l’extérieur, mais a décidé que ce ne serait pas inclus dans le prix.  Pourquoi?

4 heures plus tard, elles reviennent les ongles enjolivés. Vous avez bien lu, 4 heures plus tard!

En gros, elles ont dû faire le tour de tous les salons d’ongle de la grande région métropolitaine de Malaga, se sont fait offrir des rendez-vous à Pâques 2020, retrouvé devant des commerces fermés et finalement, après avoir vider la moitié de la « tank à gaz » du char, trouvé un endroit pour obtenir les service attendus.

Annik n’a plus l’air d’avoir travailler dans une mine, c’est bien.  Océanne, a opté pour le kit d’ongle à colonoscopie. Il y a des outils de chirurgies moins longs que ça. Depuis sa « transplantation », elle doit actionner son cellulaire avec sa langue et ses plantes de pieds.

Le lendemain, au levé, on est tellement frais et dispo, qu’on décide de crisser le lit par la fenêtre.  Une autre de ses nuits.  Pas que le matelas est inconfortable, mais les gens d’Airbnb on l’art de vouloir décorer avant d’acheter des meubles de qualités. La base de lit est fait de deux tiges de métal sur lequel on a déposé des « ti-bouttes » de planches.

Tu ne peux pas dormir là-dedans, j’ai l’impression d’être sur le traversier des Iles de la Madelaine durant une tempête. Ce matin, mes dispositions émotives sont idéal pour rétablir la peine de mort au Canada.

Je réveille donc Annik en la poussant en bas du lit.

Bon matin…chéri…. ostie de Tabarnak!

Je pogne le matelas, le sacre à terre, prend gentiment la base de lit avec la douceur d’un chaton Cottonelle et te le « calisse » au vertical sur le mur. À soir, on couche à terre, un point c’est toute! Je ne peux pas croire que le plancher en béton va bouger, non?

Bonne nouvelle, Mika est remis de ses émotions systémiques digestive. On « s’enligne » pour une visite de Malaga. La ville est en bord de mer et est apparemment l’une des premières villes d’Espagne à avoir poussé le principe du tourisme de masse dans les années 70.  Vous savez ce que je pense de ça!  Visiter Venise en file indienne pogné entres les boules d’une bonne sœur et le gras de dos d’un américain suintant, j’adore!

En tout cas, à la fin août, j’admets que ce n’est pas trop mal.

Les trotinettes de Lime à Malaga

Le plan de la journée c’est qu’on va faire le tour de la ville en trottinette électrique. La génération de nos enfants, ce n’est pas facile à garder heureux.  Ils sont terrorisés à l’idée de devoir marcher sans but précis. Regarder un immeuble historique ou déambuler dans une ville pour la première fois, c’est pire que de fumer ses propres yeux aux couteaux.

Je sais que c’est arrivé dans plein de ville du monde, mais pour nous, c’est une première expérience.  Un peu partout des centaines de trottinettes électriques sont déposés partout autour de Malaga pour une utilisation en libre-service. Il y au moins 5 ou 6 compagnies qui tentent de dominer le marché local, donc « l’infame Uber »

J’avais lu sur le sujet et je m’attendais à une hécatombe; des jeunes fauchant les grand-mères pour le plaisir, des rues devenues aussi dangereuses que des pistes de Nascar et bien sûr des montagnes de trottinettes empilées devant chaque lieu touristique.

Il n’y a rien de ça, en tout cas à Malaga.  C’est évident que c’est un ajustement, mais en général, ça a l’air de bien se passer.  Par exemple, c’est bidule sont équipées d’un GPS, ce qui fait que quand tu roule sur les pistes cyclables, tu peux atteindre 25km/h, mais aussitôt que tu arrives dans certaines zones sensibles, la trottinette se bloque à 10km/h.

On descend la piste cyclable le long de la plage et se rend en ville.  On est partie de si loin que ça ne nous prend pas loin d’une heure pour arriver dans le quartier historique.  Les enfants adorent.  Devant la Cathédrale de l’Incarnation de Malaga on « libère » nos trottinettes et entreprends de marcher la ville à pieds. 

La cathédrale est le lieu d’un débat particulier.  Celle-ci a seulement un grand clocher mais sur les plan originaux, elle aurait dû en avoir deux. Faute d’argent, celui-ci n’a jamais été construit. 

Des siècles plus tard, les autorités ont suggéré de la « terminer » en y ajoutant cette partie.  Si vous pensez que le débat du deuxième lien est houleux, ce sujet déchaîne apparemment les passions.  Pour les tenants, c’est seulement logique de terminer l’œuvre.  Pour les autres, y rajouter le fameux clocher, c’est enlevé sa particularité à ce monument, puisque cette asymétrie est unique.

Les enfants sont fascinés par cette histoire, tellement qu’ils sont en train de magasiné un T-Shirt…

Qu’est-ce que j’ai faits pour avoir des incultes de même. Va vraiment falloir que je les oublies au centre d’achat à moment donné!

On commence notre petite tournée dans les alentours du Colisée Romain.  J’adore cette histoire, mais celui-ci qui a seulement été découvert, par hasard dans les années 50, sous un bâtiment gouvernemental.  « Drette-là » sous vos pieds.

Les abords du Colisée Romain à Malaga

On marche une bonne partie de l’après-midi.  La quantité de café, de restaurants dans des villes comme-celle-ci est ahurissante.  Dans chaque avenue, ruelle et avenue, tu peux te soûler la gueule, te relever, marcher dix pas, boire un café pour te remettre sur le « piton » et recommencer.

De retour en soirée à notre petite maison de banlieue, on commence à découvrir que le gars qui a construit ça n’aurait pas gagné la finale de la maison Rona.

J’ai beaucoup à dire sur la maison. À première vue, et surtout à travers ces photos, la maison a l’air moderne; nouvelle céramique, meubles contemporains et douche grandiose.  Tout est bien là, mais la maison c’est du « fake ».  C’est comme les chirurgies plastiques de Cher. Ça a l’air « ben beau » de loin, mais quand tu t’approches, ou malheur quand tu y touches, ce qui est en dessous ressemble plus à un vieux raisin sec qui a passé un millénaire dans une tombe égyptienne.

Pour aujourd’hui, je m’arrêterai à la cour extérieure et à sa « magnifique piscine ». J’admet qu’on avait été conquis par l’idée sur Airbnb, mais maintenant que je l’ai vu, je n’y déposerais même pas le chat mort de mon pire ennemi.

D’abord, la piscine a un système de filtrage qui ne fonctionne pas. À 40 degrés au soleil, même un centre de recherche sur l’Ébola est moins dangereux que l’eau qui se trouve là-dedans. Quand tu regardes l’eau couleur café au lait, tu peux bien voir que le fond est plus attirant pour les sangsues que pour les pieds humains. Parlons maintenant du « deck ». Dans l’histoire d’une surface « pas droite » construite par l’humain, il est certainement dans le top 10.  La qualité de la finition est simplement paniquante. Impossible d’y mettre le pieds sans rouler en bas, ou tomber entre deux planches. 

Une piscine rafistolé a grand coup de Duck Tape,

Question de se rafraichir en soirée, on boit quelques bières sur « la terrasse » garochée dans le coin de la cour, deux palettes, des coussins, le tour est joué.  Les enfants, eux, passe des heures sur internet à s’informer sur l’histoire de la ville et des choses à faire dans la région.

Annik confortablement assise sur une palette.

Je vous naise! Ils sont comme les vôtres, ils préfèrent regarder des vidéos de gars qui fume du tabasco ou de fille qui parle des ravages de leur vaginite à levure au monde entier. Tellement pertinent!

Dormir dans l’auto, une idée de génie ;(

16 Août

Comme un bon film de Tarantino, je vais commencer par la fin de notre journée, entre autres parce que c’est ce qu’il y a de plus cocasse à raconter. Je serais prêt à gager, que si je m’en tenais aux simples descriptions du voyage, vous préfériez faire du « binge watching » de Terre Humaine à Art TV, au lieu de lire notre blog.

On va donc, agir comme les gens en manque d’attention que nous sommes, et vous raconter notre expérience d’adaptation à la vie espagnol.

Aujourd’hui, nous sommes pathétiquement mésadaptés. On se trouve dans la zone côtière qui s’appelle la Costa Daurada. Selon l’information obtenue, la moitié de l’Europe descend ici durant le mois d’août pour profiter des plages et de l’eau chaude de la méditerranée. En tout cas, sur le terrain, si ce n’est pas la haute saison, on se demande ce que ce serait. Les plages sont pleines, on croise beaucoup, beaucoup de français, et dans ses circonstances, se trouver un endroit à coucher tient du miracle. Ce serait facile si on acceptait de payer entre 250$ et 400$ la nuit.

J’ai cependant une chose à dire là-dessus; Ils peuvent bien manger un char, pour être poli. Donc, nous voilà sans options vraiment intéressantes. C’est ce qui nous amène à la fin de l’histoire.

Il est minuit; nous sommes couchés dans nos tentes, enfin, Annik et moi, le sommes. Les enfants, eux, on eut l’idée fabuleuse de dormir dans la voiture. Matelas installé au fonds du coffre et déformé par la bosse du banc arrière, courant d’air inexistant et chaleur accablante. Pourquoi se taper le montage d’une tente quand on peut profiter de conditions aussi propices à la vie.

D’ailleur, j’observe la scène et j’en conclu que le bouillon de culture que les scientifiques décrivent comme l’endroit où la vie aurait pu apparaître, devait être en fait un char bleu sur la Costa Dorada.

Pour le moment, ce n’est pas la teneur de nos propos, mais pas d’inquiétude on reviendra sur le sujet. La chose intéressante à cette heure tardive est que le tenancier du camping a trouvé parfaitement adéquat d’offrir une prestation musicale, bien sonorisé, à partir de 11:30 PM.  Nous sommes passablement loin, mais je vous assure qu’il n’avait aucunement l’intention d’accommoder les gens qui veulent dormir.

Hey, il est 11:30, qu’est-ce que vous faites? Vous ne devriez pas être en train de souper?

Quand tu te lèves à 7:00 parce que t’est encore sur le décalage, t’a fait le tour de la région au soleil, rendu à 11:30 PM, t’a comme le goût de dormir.

Mais ça, ils s’en battent pas mal de notre rythme de Québécois. Je me suis fait expliquer qu’à toute fin pratique, ils sont décalés de trois heure avec nous, et ça explique pourquoi des centaines de saisonnier du site trouve absolument normal qu’un band, de marde par ailleurs, joue jusqu’à 1 heure du matin.

En attendant, on sait plus quoi faire, parce qu’en plus d’être couché par terre dans un champs de roche à 90$ la nuit, il fait chaud que le tabarn…. J’aimerais bien enlever mon double toit pour respirer un peu mieux mais je ne peux pas me résoudre à offrir un spectacle gratuit aux personnes âgées de l’autre côté de la rue. En effet, faute d’aération, j’effectue la plus outrageuse des étoiles, et ceci en bobettes trempée de sueur.

Pour la plupart des gens, un demi-bedonnant de 44 ans donnerait la nausée, mais pour une dame de 84 ans, je suis un beau fruit frais à peine abîmé.

Dans les faits, je me cache simplement parce que je suis pudique et que malgré les minuits bien sonnés, les caravanes d’en face sont aussi bien éclairé qu’un terrain de baseball en pleine nuit.

Ohhh misère; il fait clair, il y a une band qui joue les meilleurs succès de Tina Turner dans la nuit, et nos corps de mi-quarantaine se demande si on est encore fait pour les dodos au sol.

Voilà que l’ingrédient « ados idiots » se rajoute à la recette.  Déjà, à minuit, on sent que leur plan de marde consistant à dormir dans le char commence déjà à tomber. Il y a une règle universelle. Si tes parents d’indiquent que ton plan est merdeux au point où il préfèrerait d’échanger contre une douzaine de pizza pochette au guacamole, ou un autographe de Jean-Charest sur un gilet de loup en 3D, tu devrais savoir que c’est le temps d’abandonner.

Vous savez que ça ne marche pas comme ça. Ils veulent coucher dans l’auto, va falloir les laisser faire.

Voici la scène; les enfants ont installé la tente sur le dessus de la voiture, aligné ses moustiquaires devant les fenêtres des portes et « tapé » le tout sur le char. On a l’air d’une caravane de gitan, mais bon. Les moustiques ne peuvent pas entrer, mais l’air non plus. Il fait tellement chaud dans l’auto que même des bactéries thermophiles s’exclamerait :

Y fait un chaud un ti-peu. Partirais-tu la clim?

Je fini par leur suggérer s’ouvrir les deux portes coulissantes.  Ça semblait une bonne idée à l’exception du facteur Mika.

En effet, il est réputé mondialement pour son attractivité aux moustiques. Même Annik, qui est championne canadienne, n’arrive pas à la cheville de Mika. L’éradication de la malaria en Afrique tient probablement simplement à sa présence sur le continent; un vrai aimant à maringouin.

On finit par s’endormir vers 1 et quart.  Vers 4 heure, Mika est sur le bord de la crise de nerfs. Pendant qu’Océanne est abandonné par les moustiques, Mika se fait dévorer, et comme il fait chaud comme sur la surface du soleil, il est dans son plus simple apparat. Il capote en tout cas, et il a décidé qu’il ne pouvait plus dormir dans ses conditions, donc nous non plus.

Patrick l’avait prévu; il devra se lever cette nuit pour monter la deuxième tente; Ahhhh, douce vengeance, c’est à notre tour de vous montrer qu’on est décalé de 3 heures cher espagnols! On donne une dose massive de Benadryl à Mika et l’envoie se coucher.

Avant toutes ses péripéties, la journée fut très agréable. Nous avons quitté Mou de Gaïa au matin. Juste l’autre côté de la vallée, où notre appartement était, ont avait aperçu un château couvert de lumière dans la nuit. C’est intrigant, on s’y rend donc dès le départ, et ceci sans aucunes attentes. On y retrouve une forteresse/château transformé en ce qui semble un cimetière.  On arpente le site empli de cactus en fleur, d’arbre à pommes grenade et de figuiers.  D’ici la vue est superbe, et encore mieux, nous avons l’impression de découvrir un trésor par pur hasard. Pour moi, c’est ce qu’il y a d’extraordinaire en Europe, le moindre petit village a son petit bijou.

On fait un autre arrêt plage à Tarragone, où on pogne notre premier coup de soleil. (Lire Patrick pogne sont premier coup de soleil; l’homme à la peau plus blanche que la transparence elle-même)

La ville de Tarragone est très jolie et à, près de la mer, elle abrite un colisée romain. Ce qui est drôle avec ces ruines, c’est qu’il on construit l’équivalent des appartement Bardy dans St-Pie X juste à côté. Ça jure en viarge!

Je parierais que les archéologues du futur, à la découverte de ruines de tours Bardy, version tarragonaise, vont s’assurer de jamais en parler à personne.  Mais ne vous en faites pas, on laisse nos traces suffisamment partout pour que personne ne puisse ignorer notre passage… à moins bien sûr qu’il n’y plus personne pour le voir.

Tarragone