Une metropolis de rats dans nos matelas.

17 août

À notre arrivé à Mulnie en début de soirée, on n’est pas frappé par les prix beaucoup plus abordables, mais on a quand même des options potables pour dormir. Ce qui nous frappe beaucoup plus, c’est que même au camping, le préposé ne parle qu’espagnol. Dans une ville côtière du sud-est c’est simplement impensable. Au nombre de français sur place, je ne vois pas comment ça pourrait marcher.

Suite à la rencontre d’une informatrice dans le camping quitté ce matin, et que j’aime appeler affectueusement « la place de marde où on peut coucher mais pas dormir » ou en en catalan, « tara una roc denlcu » nous avons décidé de rouler une bonne partie de la journée pour se rendre beaucoup plus au sud. C’est devenu une obsession, mais on ne peut pas se permettre d’être ici avec les prix élevés « du logement ». Selon cette personne bien informé, on pourra mieux respirer financièrement dans le sud

Aujourd’hui, nous nous sommes contentés de rouler dans notre super voiture bleue, une Peugeot Rifter. Nous l’avons acquis en format achat-rachat, une formule populaire et moins chère pour les voyages de plus de 30 jours. Nous quittons le camping de « Playa del Marda » vers 11:00. On comprend pourquoi il y a des spectacles jusqu’à un heure du matin, parce que même à 9 heure, tout le monde dort encore. Seules les moitiés de la population mondiale de tourterelles, savamment installé dans l’arbre au-dessus de notre tente, fait quelques jolis bruits dans le camping.

Question, catégorie Camping
Quel bruit peut cacher celui des roucoulements des tourterelles?

Un coup de douze!

Nous roulons sur la route secondaire, à peu près parallèle à l’autoroute, et ceci pour un moment. On y trouve une épicerie, mais également une manière d’éviter les péages. En effet, on est resté surpris de leurs coûts élevés depuis le début de la semaine. Ceci étant dit, les routes sont vraiment agréables à conduire, super sinueuses, et puisque les ronds-points sont d’usage au lieu des arrêts et des lumières de circulations, on a vraiment l’impression de rouler rondement.

L’affaire cependant, c’est que c’est n’est pas viable de rouler sur une route comme celle-ci si on veut descendre assez bas au sud aujourd’hui.

Sur l’autoroute, la journée se passe rondement, sans trop d’anicroches. On arrête faire le plein bouffe dans une épicerie question de remplir notre coffre-fort (glacière). On apprend à vivre avec la cohue des épicerie espagnols.

D’abord, pour nos standards, l’espace est plus qu’exiguë, même pour les grandes épiceries. Également, comme si les locaux étaient comme nous, ils deviennent fous avec les heures d’ouverture. S’il voit les lumières allumées dans l’épicerie, il se garoche en masse vers les supermarchés. Nous on est encore à s’habituer aux horaires, et on en perd la boule. Notre manière de gérer; toujours avoir trop de bouffe en main.

Règle 1
T’a besoin d’un déjeuner? Eux, ils ne déjeunent pas, rappelle-toi, ils se couchent à 1AM. Toi, vu que t’es une merde canadienne, t’a faim à 7:30. Mangent une napkin avec du sable, parce que l’épicerie ouvre au minimum à 10 heure.

Règle 2
Si tu penses que tu comprends quelques choses à leurs horaires, tu vie dans un monde parallèle. C’est la maison des fous. Dans une grande épicerie visitée deux fois, elle est soudainement fermée à 12:15.  Je suis certain qu’ils ouvrent et ferment, juste pour nous observer, perplexe, devant l’épicerie à se gratter la tête jusqu’au sang.  

Je ne comprends rien, ce n’est pas l’heure du petit-déjeuner?

Règle 3
Attention, celle-là est difficile. Le Dimanche s’est fermé, sauf si ce n’est pas fermé. Assume que c’est fermé, mais c’est peut-être ouvert faque allez-y pareil. Si c’est ouvert, assure-toi que c’est vraiment ouvert, parce que quand ce n’est pas ouvert c’est ce qu’on appelle, en jargon d’épicier professionnel, être fermé.

Règle 4
Les règles ils s’en sacrent. On est en Espagne, est c’est pour ça qu’on aime ça.

De retour à notre camping, où nous avons loué un petit chalet, les premières impressions sont déstabilisantes.  D’abord, la zone près du camping de la Paz, est désertiques, et pour créer des environnement semi-luxuriant, on créer des parcelles de terrains complètements aménagés, clôturés, généralement circonscrit d’hautes haies. C’est leur manière à eux de te faire vivre dans un monde imaginaire. D’ailleurs chaque parcelle de terrain est littéralement couverte de bâche grillagés verte pour créer de l’ombre, pas seulement au-dessus, mais tout autour. Sans celle-ci, pas de confort, juste du gros soleil qui t’arrache la face.

Ce qui est encore plus bucolique, c’est que le Camping la Paz est extraordinairement bien situé, à la sortie d’une autoroute. La touche magique, juste à l’avant, est un immense stationnement de truck stop, ou s’harmonise gracieusement le subtil ballet des semi-remorques, la poussière soufflée sur le bitume chauds, et l’odeur vivifiante d’un container à déchet en pleine explosion de vie sous les chauds rayons du soleil.

Notre petite villa, elle, a bien besoin d’amours, parce qu’elle a été construite en 1967, et tient encore debout par la seule force des couches successives de peinture appliquée pour lui redonner un semblant d’air de jeunesse.  En ce moment, on est vraiment content, parce qu’on moins, il y a des lits, et pas n’importe quels lits, ceux des surplus d’entrepôt du Emmaüs. 

Description d’un matelas du surplus d’entrepôt du d’Emmaüs (Service d’entraide)

Étape 1
Un gentil citoyen constate, qu’après ses vacances, son chat est mort, en pleine été sur son matelas. Il n’y a qu’une petite tache odorante autour du chat maintenant soudé au tissues. Pourquoi jeter quelques choses de presque neuf? Donnons-le aux pauvres!

Étape 2
Emmaüs, le place dans son entrepôt, attendant le bon acheteur. Une famille de rat s’y installe, et bientôt, une ville entière y fourmille.

Étape 3
Constatant qu’une Metropolis existe à l’intérieur du matelas, les employés du Emmaüs le positionne juste en dessous d’une fuite d’eau dans le toit de l’entrepôt, qui finisse par noyer toute la faune à l’intérieur.

Étape 4
Étant tout trempe et légèrement odorant, le matelas est disposé sur le trottoir durant la canicule d’été. Il sèche suffisamment pour que les itinérants y dorment quelques nuits, après quoi, le fameux matelas est placé en liquidations.

Étape 5
Le Camping La Paz, l’achète, l’amène dans le chalet, y dissimule les quelques imperfections avec un jolie draps repêché de la rivière après un déversement de l’usine d’équarrissage. Eh, voilà!

C’est sur ça qu’on dort.

Je vous fais visiter dans ce joyeux petit vidéo. Attention à vos oreilles, le plancher craque suffisamment pour faire une faille spatio-temporelle.

Hasta la Vista folks!

Le mystère du Jour; Un fumeur dans les murs à Barcelone

Après cette première loooongue journée de voyage, il fallait tout de même essayer de rester debout jusqu’en soirée question de minimiser les effets du décalage horaire. Après la récupération de notre voiture (oui, oui, pas de vélo en Europe pour nous cette fois-ci), on se dirige vers l’hôtel et tente de faire passer le temps en attendant de goûter aux délicieux plaisir d’un dodo. Dès 18:30 on est hors d’usage, c’est assez! Nous voilà au lit ronflant de bonheur.

En pleine saison touristique, et avec la moitié du monde descendant ici pour ses vacances, trouver un hôtel abordable et pas une mince affaire. La notre est genre dans la 17ieme banlieue et nous coûte la modique sommes de 230$, et ça c’est un « bargain»…

Ce sont en fait deux chambres, une pour les adultes, et une pour les enfants. Avant de vous exclamer; à mort les bourgeois! je vous assure qu’on parle ici de chambres BASIQUES. Deux lits avec draps blancs, petite commode et assez d’espace pour circuler de côté presque partout. Dans les faits, on s’en « contre-calisse » parce qu’on aurait dormi la tête en bas dans un tas de fumier avec le sourire dans l’état où on est.

On se réveille bien vers minuit avec énormément de difficulté à se rendormir, mais la vraie histoire à raconter est une gracieuseté de nos jolis bambins… Je vous rappelle qu’on parle de jeunes de 15 et 17 ans. Garder leur âge en tête à la lecture du prochain segment, parce que, dans le genre tapon préscolaire au peut pas faire pire.

Quatre heure trente, ça cogne à la porte. C’est Océanne. Quand un jeune de 17 ans se lève en pleine nuit pour interpeller ses parents, on s’attend à un cas de force majeur. À la maison, elle nous adresse généralement la parole pour trois raisons; elle à faim et il n’y rien dans le frigidaire, elle a besoin de lift ou du char, ou bien, elle a besoin qu’on lui sorte des drinks sucrés pas buvable pour qu’elle fasse de shot gun avec ses amis…

Elle est donc là, immobile au pied de la porte, la peur dans les yeux.

Ça sent la cigarette dans sa chambre et elle comprend pourquoi. Annik lui demande d’aller se recoucher, c’est probablement seulement un retour d’air, d’une autre chambre. Elle insiste. Cet événement mérite que son père se promène en pleine nuit en bobette entre nos deux chambres. Je ne commencerai pas à m’habiller, il n’y a qu’une porte entre nos deux chambres. En effet j’estime qu’avec une douzaine de chambre sur l’étage, à 4:30 du matin, les chances de je croise quelqu’un est minuscule. Je ne risque rien, c’est certain.

Je mets le pied en dehors du cadre de porte et une chaîne d’évènement cosmique se met en marche. Dans un univers parallèle, une dame pour qui il est 4:30 PM, décide d’aller prendre une bière dans un restaurant. Dans son monde les hommes qui se promène en bobette sont l’ultime geste de raffinement et de classe. Au restaurant, bien assise au bar, un homme s’approche, s’appuie au bar à ces côtés, et lui offre un verre. La femme en se retournant, est frappé d’horreur.  L’homme est en complet cravate, pas la moindre peau à l’horizon.  Quel être ignoble et sans classe. Elle croit rêver.

De retour dans notre univers, une femme, dans son lit, se réveille brusquement dans sa chambre d’hôtel à Barcelone. Il est que 4:30 du matin.  Elle en ignore les raisons, mais une pulsion étrange l’invite à se lever, s’habiller et quitter sa chambre.  En ouvrant la porte elle aperçoit un homme en bobette.

WTF?!? Elle croit rêver… qu’elle être ignoble et sans classe.

Eh ben!!!…  Qu’est-ce tu veux, ça ne sera pas la première de déçu!  Je presse le pas et entre dans la chambre.

Ça sent à peine la cigarette, mais tentons de désamorcer la crise.

Qu’est-ce qui mérite mon intervention urgente exactement?

Mika et Océanne, m’explique le plus sérieusement du monde, que puisqu’il ne trouve pas la source de l’odeur, une seule explication est possible. Un homme se cache dans les murs de la chambre pour fumer…

WHAT??!??  Ça c’est l’explication la plus logique que vous avez trouvé ????!??

Mika m’explique enfin qu’il a vu une légende sur internet ou un homme constatait que des choses bougeait dans la journée. Le soir venu, il y avait une odeur de cigarette qui venait et partait dans son appartement. Après recherche il s’aperçut que quelqu’un se cachait dans les murs de la maison et les observait. Wow, c’est crédible! Pas dans une pièce cachée, mais dans les murs directement…

Nous y voilà. Patrick tasse le rideau, trouve la fenêtre entre-ouverte et statue qu’un gars fumait probablement par la fenêtre de la chambre voisine. Tabarn… ça prend tout un Sherlock pour trouver ça! À ce moment-là, je m’effondre en larme! J’ai perdu presque 15 ans de ma vie à élever deux chimpanzés avec le quotient d’une cuillère à cantaloup. Ils n’iront jamais à l’université, c’est garantie.

Ben non…. Je pas pleuré pantoute !!! Je suis partie à rire et je me suis foutu sévèrement de leur gueule. AU SECOURS!

Sacrament! Il s’on venu nous réveiller pour ça. Enfin, je retourne me coucher en me disant que même si jamais je dormais toute la journée j’aurais tout de même une bonne histoire à raconter.

Au levé, on déjeune dans le lobby de l’hôtel à grand coup de pain et de confiture. On questionne les enfants s’il serait en accord pour quitter Barcelone sans la visiter à nouveau. Comme la ville est actuellement hors de prix, que nous devions la quitter une fois reposé, la question se pose.

Comme vous avez déjà visiter Barcelone, ça vous dérange de quitter maintenant?

Nous voilà foudroyé par la surprise. Il ne se souvienne de rien les petits bâtards!

Prenons une pause pour un moment, et ramenons-nous en 2014. Avant de quitter, presqu’unanimement, nos amis et membres de la famille nous ont lancé des phrases du genre;

C’est tellement extraordinaire, ils vont s’en rappeler toute leur vie.

Vous leur offrez une chance fabuleuse d’apprendre à tas de chose

Vous savez ce qu’ils ont appris? Sweet fuck all!

Savez ce qu’il se souvienne? Je leur ai demandé. Voici les souvenir vifs et impérissables relaté par Mika.

On a acheté du melon au restaurant et c’était super cher,

ON AURAIT DÛ RESTER CHEZ NOUS; ÇA AURAIT ÉTÉ PLUS SIMPLE!

Alors pour ceux qui pense qu’il offre à leurs enfants en bas âge, des souvenir à chérir pour des décennies, vous rêvez. Ce qui reste est probablement à l’intérieur et beaucoup plus subtils que se rappeler de choses bien précises. Faite le donc parce que c’est l’fun, et parce que vous pouvez le faire.

Donc, si vous avez encore les yeux ouverts après tant de lecture, on a fini par faire quelques choses qui ressemble à une visite aujourd’hui. D’abord puisque les enfants se rappelle autant de la première visite que du jour le film Mac et moi est sortie, nous décidons de faire une petite sauvette à Barcelone.

J’ai de superbe souvenir de ma première visite de la Sagrada Família, la cathédrale « grotique » de Gaudi. Je suis un fan de la folie de ce gars-là. Sa construction a commencé en 1890 et elle devrait être complété en 2026. En 5 ans, depuis notre dernière visite, plusieurs section, flèches et détails ont été rajouté. Je suis excité à l’idée de la revoir avec ses ajouts.

Le système de transport à Barcelone est top. On prend le train de banlieue qui croise éventuellement le métro. Un peu plus de 45 minutes plus tard, on re-émerge des tunnels sous-terrain à la droite de l’immense bâtiment. Dans l’intervalle, plusieurs parties on pris de l’ampleur. L’espace l’entourant est saturé de visiteur. Deux parcs, également empli de monde, fond face au deux façades principales de la cathédrale; celle du début du siècle construit par Gaudi lui-même a les allures d’un gros gâteau en train de fondre, surmonté d’un grand conifère. Le concept peut seulement venir d’un champignon magique sur le LSD; c’est à ce point malade! L’autre façade est ma préférée, plus cubique, avec de relents « picassotiens ». On déambule, prends des photos et dit au revoir à la cathédrale. J’aimerais y revenir en 2026 quand la tour gigantesque centrale sera terminé.

Pour la suite, puisque rien n’est à l’horaire, on descend vers la plage en partant des hauteurs de Barcelone. On marche longuement, mange thon en canne, pain et pâté sans le moindre ustensile dans un des nombreux parcs qui autour de la ville.

En chemin on retrouve des endroits visité la dernière fois… ce qui, surprise, ne rappelle rien à Mika.

Nous voilà à la plage. Il est 16 heures. Elle est bondée. La mer est chaude mais nous n’avons rien pour nous y baigné. Au centre de la plage, en ligne avec une des nombreuse digue brise-vague on visite « Doucheland » Barcelone style. Un immense terrain de jeux pour gros bras et 6 packs surdéveloppé s’offre à nous. L’endroit idéal pour un traitement choc dans la destruction de l’estime de soi. Pendant que je me vide le nombril de son sable, des gars fond des pompes sur une main et rampant du fromage avec leur abdos.

Il y a de quoi se motiver à faire de l’exerciez. Résolution prise; on se met en « shape »

Maintenant à l’ombre, une bière fraîche à la main. On raffine notre résolution : fuck l’exercice!

La journée s’achève et Océanne fait office de guide pour nous ramener à la maison. Elle nous guide de station en station, mais malgré d’énormes efforts, comprendre les connexions avec les trains de banlieue est incroyablement compliqué. Nous prendrons près d’une heure trente pour revenir.  Une première journée de voyage, heureux de se retrouver en famille

Jour 132 – Un vol de 300$

Départ de SuperTar, Brač, Croatie – 8 Septembre 2014
Arrivé à Sutivan, Brač, Croatie (10 km)

Passons immédiatement au plus sacrant événement de la journée. Annik retire des sous au guichet et pendant qu’on attend que le vélo de Mika soit réparé, on est victime du vol de notre petit sac d’argent qui contenait la rondelette sommes de 300$. 

Comme tout vol, on n’est pas sûr de ce qui s’est passé. A t’ont laissé le sac trop à la vue, est-ce que le monsieur à la location tout proche qui est soudainement très, très sympathique est responsable? On ne le sera jamais. Il faut ravaler et continuer le voyage… Qu’est-ce qu’on peut faire d’autres?

Le vélo de Mika est réparé!  Quelle putain de sacrement de vidange.  Il n’y a pas à dire, on le donnerait à l’Association Mondiale du Vélo Stationnaire, parce que c’est à peu près ce qu’il peut faire de mieux.  Dans tous les cas, le magasin visité a livré la marchandise, mais si on s’était fié aux premières impressions on aurait probablement quitté dans les secondes suivantes…  Vous avez déjà vu des images de côtes dévasté après un tsunami? Ben c’est ça que le commerce à l’air.  Un comptoir plein de vidanges fait avec le restant d’une porte directement repêché d’un naufrage.  Au fond de la pièce, des tonnes de pièces rouillé une par-dessus l’autre formant des tas d’immondices indescriptibles.  Tirez sur n’importe qu’elle des pièces pour en extraire une et il y a fort à parier, que le tout entraîne l’ensemble de l’immeuble dans un crash monumental.  Comme la patience de Patrick à l’égard de ce vélo est abyssal, il serait prêt à vendre un rein plutôt que d’avoir à essayer de réparer cette vidange une autre fois.

On se dirige vers le prochain village, lui aussi sur la mer, à environ 10km.  Rien pour faire brailler personne.  Il y a un petit camping près du centre-ville, qui s’avère être en fait une maison avec un terrain à l’avant sur lequel un pomme-grenadier se dresse et en dessous duquel quelques tentes peuvent être installé.  Un peu l’équivalent d’aller dormir chez un inconnu sur son terrain de banlieue.  

On entre à l’intérieur pour questionner sur les tarifs, et se fait proposer de dormir sous le pomme-grenadier pour le prix d’un kilo de platine. Quelqu’un trouve son terrain un peu vide, et cherche à payer son hypothèque des 3 prochaines années avec des pauvres petit canadiens.  Il y a une chose qu’elle ignore cependant, c’est qu’en l’attendant dans le lobby, on avait pris connaissance des prix d’appartement, également sur ce terrain.  Il s’avère que qu’une de celle-ci, avec deux chambres, coûte 4 fois moins qu’un terrain en garnotte; bizarre n’est-ce pas?  Quelle sensation agréable d’avoir une longueur d’avance.  On vous assure que l’inconfort était assez monumental au moment d’expliquer son système tarifaire byzantin. Devant les faits, nous voilà maintenant locataire d’une petite maison, super bien, pour un prix plus que raisonnable, et ceci pour les deux prochaines nuit.

Nous décidons de visiter le village.  Un grand mur de pierre longe la côte.  L’endroit est très peu fréquenté.  Sur la route, un groupe d’homme joue aux pétanques géantes. On échange quelque mot, et conclu que parce que c’est gros, ce n’est pas nécessairement plus l’fun. (No, no, don’t go there…)  Sur la plage, encore plein de galets, nous passons quelques heures à jouer dans l’eau pour finalement profiter de l’extérieur autour d’une bonne bouffe dans notre petite maison de Croatie.

Jour 122 – Rafting…et une visite extra terrestre

29 Août 2014
Départ de Obervellach, Autriche (Vélo) vers Villach, Autriche (35 km)

Deux jours de beau temps; c’est possible? Avant de traverser cette section des Alpes, on nous avait assuré, que de l’autre côté, il faisait beau beaucoup plus souvent. On s’amusait à dire depuis quelques jours;

On a assez hâte de traverser au paradis! Il paraît qu’il y a des licornes et des arc-en-ciel

Ben non! Il n’y a ni licorne, ni arc-en-ciel et même pas de soleil. C’est encore très beau, mais ce matin après une nuit pluvieuse, c’est gris. On va quand même donner un point à tous ces Nostradamus; il fait un peu plus chaud, et c’est pas de refus. On a pas gelé cette nuit. Donc, on se lève parce qu’on va faire du rafting à 10 heure. Océanne est particulièrement motivée par la tâche de ramassage. C’est drôle de voir les enfants réagir différemment selon les circonstances. Océanne déteste être en retard. La seule chose qu’elle détesterait plus serait qu’être forcé de dire « j’aime Mika » dans un auditorium au secondaire. Son frère est différent. Voici sa réaction à un échéance; l’aphasie! Il dort, encore et toujours, pendant que sa sœur s’active. Si il y avait une fable pour ces deux là, ce serait la cigale et la fourmi. Il faut quand même donner à Mika, qu’il a à peine 10 ans, n’a pas la personnalité d’Océanne et il s’est beaucoup amélioré au cours des 4 derniers mois.

Après un déjeuner élaboré d’oeufs, de toasts faites dans la poêle et de chocolat chaud, on se présente à l’entrée où la tente de rafting se trouve. On y rencontre l’organisateur qui nous explique, dans un excellent anglais, tous les détails de la descente. On nous équipe de remarquables « wetsuits » (on en a jamais mis autant de tout notre vie) et on se regarde tous en riant; nos attributs sont si bien moulés et/ou écrasés.

On descend donc le bateau à la rivière manuellement. Patrick prétend que ce n’est pas lourd du tout au moment où sa rate explose et que sont « wetsuit » craque de partout. On arrive tu à la maudite rivière?

Nous sommes en équipe avec une autre famille allemande (un papa et ses deux filles). On discute un peu, et comme tout le monde ici, ils ont aussi visité Vancouver. (Comme quatre autres personnes depuis hier) Ils sont tous sans mot devant le mix, selon eux parfait, de la ville. (Mer et montagnes). Y a pas de quoi se surprendre du prix des logements quand l’humanité entière voudrait y déménager.

La rivière n’est pas hyper sportive à ce moment de l’année, mais il faut bien en profiter quand les occasions se présentent. Notre guide est vraiment super. Il nous parle de plein de détails de l’Autriche et de la rivière dans les moments plus tranquilles. Ça vaut la peine de vous parler un peu de ce qu’on a apprit.

1- Dans les montagnes tout près, se trouve la plus grande station de pompage d’Europe. En fait, c’est une centrale hydro-électrique à partir d’un réservoir en altitude dans lequel on y pompe l’eau de la rivière où nous descendons. Vous vous dites sûrement, mais pourquoi dépenser de l’électricité pour pomper de l’eau et ensuite produire de la nouvelle électricité? C’est là que c’est brillant. Les centrales nucléaires, au charbon et autres sont des machines qui ne changent pas facilement de vitesse. La quantité d’électricité qu’elles produisent le jour ne change presque pas la nuit, au moment où la demande chute dramatiquement. L’électricité, il n’y a pas vraiment de façon facile de s’en debarasser à moins de la stocker sous forme d’eau (derrière un barrage). Parce qu’il y a une si grande offre d’électricité la nuit, l’opérateur de la station de pompage se fait même offrir de l’argent pour la prendre! Vous avez bien compris, ils le paye pour donner leur électricité. Une fois la journée arrivée et les réservoirs pleins, il ouvre les vannes pour les période de pointe où il obtient d’excellents tarifs.

2- En Autriche, il n’y a que deux passages pour les trains (nord-sud) . Y construire un chemin de fer est un travail colossal. Dans la vallée, on retrouve une de ces lignes qui passe par le tunnel dans lequel nous avons passé hier. Les infrastructures initiales datent de 1909 et comprennent un incroyable 400 tunnels et 300 ponts, le tout perchés à flanc de montagne. D’ici, on peu apercevoir les trains défiler au dessus de nos têtes. Construire tout ça aura prit six ans et 80 000 hommes, donc 20 000 italien spécialistes de la taille de pierre. (pour construire tous ces ponts en maçonnerie) Dans les années 70, on a condamné le vieux système qui était très tortueux. Le trajet demandait 2h30 de Bad Hofgastein à Villach. On l’a remplacé par un autre rail, cette fois-ci double et beaucoup plus droit, et qui permet de faire le même voyage en 35 minutes. Pour réussir ça, ils ont construis d’énormes viaducs entre chaques montagnes et petites vallées. On peut apercevoir tout ça d’où nous sommes.

3- Depuis un moment déjà, on se doute que les maisons autrichiennes, avec leurs bases en béton/pierre et leurs étages supérieures en bois, sont fait ainsi pour des considérations autres qu’esthétiques. Il y a souvent une raison pratico-pratique pour ce genre de chose. On pose la question à notre guide qui nous donne enfin la réponse. En Autriche, il y a beaucoup de neige au sol. La base des maisons est construit en pierre évitait que les fondations pourrissent et se dégradent. Jusque-là, c’est logique, mais pourquoi les autres étages sont en bois? D’abord, beaucoup de maisons sont en altitude, et y monter des tonnes de pierres de rivière était un travail titanesque. Le bois, lui, à l’avantage de pousser même très haut dans la montagne. L’autre raison et que le bois est beaucoup plus léger pour la construction en hauteur et qu’à épaisseur égale, le bois est beaucoup plus isolant que la pierre. Il y aurait des maisons de bois qui ont des structures d’un demi-millénaire, signe que si vous le garder au sec, il peut durer très très longtemps.

Revenons à notre rafting. Le guide s’organise pour qu’on s’emmerde pas trop, parce que durant la première partie du 13 kilomètres de descente, c’est pas mal tranquille! Il fait marcher tout le monde sur le contour du bateau gonflable, et essaie évidement de nous faire tomber à l’eau. Ici, c’est l’eau des glaciers, la température de l’eau ne monte jamais à plus de quelques degrés…Il y a de quoi perdre le souffle en y tombant. Mika y tombera en premier, mais il faudra attendre un peu plus tard pour voir les autres goûter aux glaçons liquides (Le Ice Bucket challenge, c’est de la p’tite bière à côté de ça).

Annik se méfiant de rien, c’est ce qui arrive quand on est de bonne nature, se fait prendre par le guide. Elle l’aide presqu’à se faire jeter à l’eau. Elle est assise sur le bord pour pouvoir ramer et celui-ci commence à passer le manche de sa rame sous ses genoux. Annik, se demande pourquoi, mais se dit qu’il doit avoir une bonne raison; c’est l’autorité après tout! Il termine la manœuvre, utilise la rame comme levier et lui fait faire une culbute dans l’eau congelé…

On fait d’autre jeu comme celui du Titanic où il faut imiter Kate Winslett à la poupe du bateau. Patrick y goute à ce moment là. Océanne s’en sauvera presque complètement, mais le guide, dans un moment d’inattention la fout à l’eau juste avant notre arrivé.

À mi-parcours, on nous fait sauter à l’eau à partir d’une petite crête rocheuse. Mika et Patrick s’exécutent. Au contact de l’eau nos craques de fesse se fusionnent et nos doigts frisent. On doit nager jusqu’à l’autre côté de la rivière et juste ces quelques secondes sont assez pour se geler les mains.

La deuxième partie est plus dynamique, rien de bien fou, mais les enfants aiment bien se faire arroser et brasser dans les vagues. Le tout s’achève donc après une heure trente et 13 kilomètres de descente. On nous remonte en camion jusqu’au camping où en s’empresse de se ramasser pour prendre la route. On a pas mit les pneus sur l’asphalte, qu’il se met à pleuvoir. On prend donc une pause à l’épicerie et mange en compagnie de gentils paniers d’épicerie.

Nous voilà finalement sur la route en direction de Spittal. On peut pas être trop ambitieux, parce qu’il est déjà plus de deux heures trente de l’après-midi. Au moins, la pluie a cessé. On s’avance dans une vallée qui s’élargie et qui a une pente générale descendante. Il y a bien des vallons, où ça brûle un peu, mais pour le reste, on descend gentiment dans un environnement qui n’a pas d’égal. Il y a trois autres groupes qui font la même route que nous. On les croise, dépasse, recroise et redépasse au grès des arrêts de l’un et de l’autre. On passe de petits villages, boisés, champs de mais et pâturages. On donne même à mange à des Yaks…(le genre de bœuf à poil) Pourquoi pas?

On arrive au camping en fin de journée, et après une petite visite pour constater que le « Night Life » de Spital ressemble à celui de Breakeyville, on décide de manger au restaurant à l’entrée du camping. En Autriche, on retrouve beaucoup de ces « maisons d’hôte », qui sont en fait des habitations qui ont, au premier un restaurant, au deuxième les appartements des proprios, et le étages subséquente et bâtiments attenants des espaces pour les touristes. Fréquemment, on y adjoint un camping comme c’est la cas ici. Tout est très propre, mais le camping ne semble pas une grosse priorité au niveau de l’entretien. Il faut faire preuve d’ingéniosité pour trouver assez grand de gazon pour se « parquer » entre toutes les pommes et poires tombés des arbres.

Au restaurant de la place, les gens sont sympathiques mais le service est très lent. (Ça peut jamais battre la Dune de Pyla) Ça nous dérange pas ce soir parce qu’on a rien d’autre a faire à part ça. Le thème de la soirée;

Pas manger de saucisses!

On s’assure de poser les questions qui s’imposent pour gagner le défi. Les premiers plats arrivent…on est en marche pour en sortir victorieux.
– Cordon Bleu pour Mika et Annik; un morceau de porc coupé en deux avec du fromage et du bacon au centre le tout dans un pouce de panure accompagnés de légumes… qui sont plutôt des frites (on se demande ce que ça a de Cordon bleu)
– Patrick obtient un morceau de porc aux champignons en canne dans une sauce douteuse, avec lui aussi, des tubercules frits.

Gagnerons nous notre défi? Il ne reste qu’Océanne. La serveuse s’approche, elle descend lentement l’assiette vers elle. (On vit tous les moments importants de notre vie au ralenti) oh,oh,oh, c’est une brochette, on le savait pas…..NOOOOOOONNN…. Il a deux « ti-boutte » de saucisse au bout…nous sommes fait. GAME OVER!

On mange et on s’ennuie de la bouffe française, parce que pour pas beaucoup plus cher, on mange tellement mieux. On s’amuse quand même bien dans cette ambiance de salon funéraire. On quitte et se dirige vers nos tentes pour se rendre compte qu’il n’est que 20 heure trente… C’est ça qui est ça!

Note: Cette nuit, Annik sort pour un pipi (c’est absolument impossible de ne pas avoir envie la nuit dans une tente…il semble) Dans le ciel, on aperçoit des carrées lumineux qui tournent sur eux même; un peu comme une projection sur les nuages. Ça nous rappelle tous une soirée vraiment bizarre près de Louiseville il y a quelques années… tu t’en rappelle Céline?

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Jour 121 – On peux-tu embarquer dans le train?

28 Août 2014
Départ de Bad Gastein (Train) vers Mallnitz (Gare Tunnel)
Départ de Mallnitz (Vélo) vers Obervellach

Wow! Il fait beau pour vrai ce matin. Quelques nuages, mais si peu, qu’on pourrait officiellement appeler ça une belle journée. On se lève, et on sait que ce matin, on devra remonter dans la vallée vers la gare pour y prendre un train. Le train, on admet nous permet de tricher, mais celui-ci est obligatoire pour passer les hautes montagnes devant nous. C’est vraiment la seule option possible, il n’y a pas de route. Il y a tout de même « trichage » dans la mesure où, si on était vraiment « hard core », on se « tapperait » les centaines de mètres de monté vers la gare dans le haut du village. Comme on a aperçu cette route en autobus hier, et qu’on a jamais rien vu de pire, une petite aide n’est quand me pas un pêcher.

Comme à l’habitude, on ramasse nos affaires pour le départ avant de déjeuner (meilleure méthode pour garde tout le monde motivé). Ce matin par contre, on peut se payer un luxe rare; DES TOASTS. Nos amis Gilles et Hélène nous font le plaisir de nous faire griller du pain, une chose qu’on n’a pas fait depuis très longtemps. Il y as tu quelque chose de meilleur qu’une bonne toast au beurre de peanut? On mange plus qu’on devrait et finalise le « paquetage » avant de faire nos adieux, ou du moins, au revoir à nos voisins; échange d’adresses, petites photos, bisous et poignées de main plus tard, on se dirige vers la gare de Bad Hofgastein.

Sept ou huit kilomètres faciles pour y arriver… Ce qui suit, le sera un peu moins. La gare, tout de même assez grande, n’est dotée que de toilettes et d’une machine pour acheter des billets. On s’en formalise pas. On commence à avoir l’habitude, et de toute façon, l’appareil offre plusieurs langages d’utilisation, une fonction utile quand ton allemand ressemble à rien de bon. On achète donc nos billets passagers, pour ce court trajet de 25 minutes, ainsi que nos droits d’entrée pour le vélo; du gâteau!

On a pas encore vu aucun train passer de près. On s’attend, à la vue de ceux aperçus de loin, à des trains similaires à ceux d’Allemagne; on devrait avoir qu’à rouler nos vélos à l’intérieur. Comme nous avons maintenant l’habitude, on se place exactement où le wagon désigné devrait s’arrêter pour ne pas retarder le convoi. Un peu d’attente, et soudainement, les fils au dessus de la voie se mettent à vibrer, signe de l’arrivée du train. On est prêt!

Oooppps! Il est même pas encore arrêté, qu’on voit qu’on aura des difficultés. Le quai est beaucoup plus bas que d’habitude, ce qui fait que pour monter les vélos à bord, il faudra monter 3-4 marches dans un très petit espace… Ça va pas être facile! On a assumé qu’on ne devait pas enlever nos sacs de transport.

La porte ouvre, le responsable sort sur le quai, nous regardes et hoche la tête de droite à gauche. Quand vous rencontrez quelqu’un en autorité, vous savez généralement dans la seconde, si il sera sympathique ou une tête à claque. Celui là, on le comprend immédiatement, est le chef mondial du deuxième groupe. Il commence à nous parler en allemand, puis dans un mauvais anglais. On se sent soudainement comme des enfants en train de se faire gronder par la « maîtresse » en première année… On comprend pas trop ce qui se passe, mais il nous trouve « épais rare »,

Mais vous avez pas réserver une place pour vos vélos dans le train? Comment est-ce possible de ne pas avoir réservé? Mais qu’est-ce que vous pensiez? J’ai pas de place moi! (on peut clairement en voir à travers les vitres). Pas de réservation, pas de train!

On a beau lui expliquer, qu’ici le service à la clientèle se résume à un robots, pas à un humain, et qu’on en savait rien. Le monsieur, il veut pas se mettre en retard, et commence à remonter les marches de son wagon. On lui demande, mais comment on doit réserver exactement? Ça réponse dépense l’entendement… il nous garoche un numéro de téléphone, comme ça, par la tête, (c’est juste si t’es capable de prononcer les chiffres en anglais, et on a pas de papier espèce de « tarla ») Il s’apprête à remonter définitivement quand Annik l’interpelle une dernière fois lui demandant si il peut faire preuve de flexibilité. Est-ce qu’il peut faire quelque chose pour nous? Après tout, on sort ns deux stations. À ce moment, il nous met officiellement en maudit.

Ce qu’on peut faire?… Il part à rire, hoche la tête, fait signe de pédaler vers le haut de la montagne et ferme la porte……$&$!….le prochain train est dans deux heures.

On a les deux bras à terre devant quelqu’un qui devrait au minimum tenter de nous aider GENTIMENT… On passe la prochaine heure à essayer de prendre une réservation. Évidement, tout se passe très bien. Le site internet, où se devrait être possible de le faire, n’indique nul part comment procéder. On cherche un numéro de téléphone pour le service à la clientèle, qu’on trouve et qu’on s’empresse d’appeler. L’affiche sur lequel le numéro à été repéré date de la construction de la gare. Un coup de fil et la seul voix qu’on entendra sera celle de « madame FIiiiiiDOUDA!!! (Pas de service) On tente d’autres numéros sans succès. On est un peu pogné. On se demande si on va pouvoir prendre le prochain train.

On pèse nos options; reprendre la route et finalement remonter jusqu’à la station juchée dans les nuages (qui a des wagons pour les voitures… donc pour les vélos), trouver un taxi assez grand pour nous amener à cette station, qui apparemment à un guichet avec un humain, ou tenter notre chance dans le prochain train. Devant la station, un taxi s’arrête et on tente de communiquer avec le chauffeur. Il a un très grand camion et notre première idée est d’y monter avec tout notre stock. Le monsieur, heureusement, à l’air de vouloir faire preuve de gentillesse. Il répète 10 fois;

it’s complicated!

…avant de finalement nous tirer par le bras vers l’horaire où on retrouve une image de la composition des wagons de chaque train. Il pointe le prochain et nous explique, comme il le peut, que celui là a un compartiment dedié aux vélos et que tout devrait être correct. On remarque effectivement la difference entre le prochain et celui qui vient de passer. On se sent reprendre espoir. Plusieurs fois, on lui demande si on a besoin d’une réservation. Convaincu, il répond NON!

Nous voilà sur le quai l’espoir dans le cœur. On doit attendre encore une heure, mais on en profite pour faire du ménage dans les textes du blog. Nous y sommes presque. L’heure du train approche. Encore une fois, sur le quai, dans la position de départ du sprinter, on attend le train. Yes! On voit le wagon avec une grande porte….mais l’ouverture est à hauteur d’épaule… il va falloir monter nos vélos chargés à bout de bras… On a jamais essayé ça!

La porte ouvre…

You have a reservation?

NOOOOOOON!!!

C’est pas vrai? On a essayer! On est pas capable! On est presqu’à genou….inutilement. Le monsieur montre plus d’ouverture que le précédent, et lui, pose la bonne question. Quand sortez vous du train? Dans deux stations! Le wagon est vide à l’exception d’un seul vélo, à moins d’avoir à faire monter le Tour de France au complet au prochain arrêt, il y a de la place en masse, c’est aussi grand qu’un wagon à bétail. ll voit bien qu’il peut nous accommoder, Fiiiiiiooooou! ! On va entrer! C’est déjà ça! On se tape dans la main mentalement…oui ou ça se peut.

Bon maintenant l’épreuve de l’homme fort, parce que monter les vélos, particulièrement les deux versions adultes, demande un effort considérable. Le contrôleur nous donne un coup de main, mais on se « grafigne » à peu près tout le corps dans l’exercice. C’est simplement impossible de « balancer » les vélos à cause de leurs « gros derrières » et ils sont très très lourds. On y arrive tout de même, et malgré les petites blessures, on a le gros « smile »

On reste dans le wagon à « bestiaux » pour les prochains 25 minutes. Jusqu’à l’entrée dans le tunnel, on profite d’une vue sans pareille de la vallée. Le train entre finalement sous la montagne pour une traversé de 10 kilomètres dans le noir. On passe actuellement sous des centaines de mètres de roches…assez cool merci! Nous voilà à la sortie et approchant la gare. On sait que la route descend à partir d’ici, et pour un moment. On va se payer la traite au lieu de continuer sur le train. On descend donc ici. Même exercice, et de nouvelles « grafignes » plus tard,,nous sommes sur le quai, heureux et affamé. Le prochain village est à environ 9 kilomètres, on espère y trouver un supermarché..

Quelques centaines de mètres plus loin sur la route, on atteint un petit plateau qui nous donne une INCROYABLE vue sur la vallée.. et nous nous apprêtons à descendre…. Yahhooooo! Ça a l’air à descendre longtemps longtemps. On est pour ça les pente descendante! On monte sur nos vélos, et on se paye un super « trip »; presque 10 kilomètres de descente sans le moindre coup de pédale. Ça descend tellement que même avec le vent on sent les freins chauffer. Le bonheur total! On tente de battre notre record de vitesse, mais le vent est trop fort et ça rend nos vélos instables. 57 km/h!… On devra attendre pour battre le 61 km/h de la semaine passée.

Au bas de la pente, on arrête à l’Office de Tourisme pour se faire dire que le meilleur camping de l’univers est à nos pieds. On pensait continuer plus longtemps vers la frontière slovène, mais on doit bien ça aux enfants. L’endroit est rempli d’activités; kayak, arbre en arbre, rafting, skate parc et autres…C’est ici qu’on reste ce soir. À tout les autres niveaux, le camping est très très ordinaire…mais on est heureux d’y être. On décide de réserver pour une descente en rafting demain matin avant de reprendre la route. On passe la soirée entre écrire pour le blog, souper, prendre un verre et regarder un match de soccer amical entre adultes… Il sont bon pas rien qu’un peu!

On se couche tôt, et la température cette nuit s’annonce la plus clémente depuis trois jours. Ça devrait aller!