Fès Maroc – Mystérieuse medina

Au matin du deuxième jours, on est « primé ». On va visiter la medina, 9000 rues organisés selon la théorie du chaos universelle. Chaque rue a des centaines d’années d’histoire, des entrées et culs de sacs, des ruelles obscures, des passages assez hauts pour des nains ou trop étroit pour autre que chose qu’un âne décharné guidé par son propriétaire tout aussi “obèse”. Dans le genre, j’ai jamais vu ça à Québec, tu es servi.

J’admet qu’on a un peu d’appréhension avec la sollicitation. On marche donc avec un bon rythme dans l’axe principale au départ de notre Riad. Il y a des commerces, des vendeurs de souvenir à chaque espaces disponibles, des centaine et des centaines, sinon des milliers de petit entrepreneur qui tentent de vous vendre des bidules “typique marocaine”. C’est pas mêlant, ils sont si nombreux, que je sais pas comment les commerçant font pour sortir une paye de ses magasins.

L’idée, c’est de ne pas trop s’attarder si vous n’avez rien à acheter. Pour nous c’est assez facile, parce que c’est hors de question de traîner une lampe « Aladin » pour les 10 prochains mois dans nos packsacs.

La première chose qu’on vous dit sur la Médina, c’est que vous allez vous perdre. Arrêtez de capoter! C’est le bordel, c’est vrai, mais si vous avez pas de rendez-vous chez le dentiste à 4 heure et quart, le concept d’être perdu perd vraiment beaucoup de sens.

On marche littéralement au hasard pendants des heures, et on fini toujours par 9revenir à des endroits connus, preuve qu’à moins de prendre les ruelles les plus obscures, y a quand même un sens à tout ce spaghetti. Je sais pas pourquoi on entretien cette peur là, mais, lâcher vos GPS, regarder autour de vous, et vous aller reconnaître un paquet de choses évidentes comme signe de la bonne direction à suivre.

La Médina est construit autour de différents « corps de métier ». Il y a les quartiers de transformation des métaux, celui du bois, et celui des tanneries, mais dans les faits, c’est malheureusement les dernières places que vous voulez-voir. La sollicitation est agressive à vous arracher les bras. En dehors de ses zones, c’est beaucoup plus simple que je pensais; un gros non merci ferme, et on passe à autre chose.

Je comprends ces marocains. Ils doivent gagner un salaire et manger tout les jours. C’est difficile à remettre la faim à demain, mais au point de vue de l’expérience touristique, surtout dans la zone des tanneries, il faudrait faire le ménage. C’est vraiment l’épicentre mondiale de la crosse institutionnalisé.

Les tanneries de Fès sont quand même réputés, pour leur bassins colorés, et Annik aimerait bien les voir. Moi, j’ai pas tellement le goût parce que je sais que la visite de la terrasse au dessus des bassins, va venir avec l’achat d’un blouson de cuir. Qu’est-ce que tu veux, j’ai l’air d’une patate au four avec ça sur le dos.

Pour trouver le quartier, vous avez seulement à y aller à l’odeur, parce que le processus de transformation est tellement dégueulasse et « moyenâgeux » que c’est évident que la technique a été inventé pour faire une mauvaise « joke » à un beau frère.

J’ai toujours rêvé d’avoir un coat de cuir, celui de Michael Jackson dans Trillers.

Cool Mohammed, mais tu sais que c’est c’est simple de se faire un manteau de cuir?

Ahh, oui..?

Tu vois le gros tas de marde de pigeon là-bas?

Oui, pourquoi?

Va me pelleter ça dans le gros trou ici,

Oooooook….après….?

Tu vois la vache là bas, place doit derrière avec ce seau. Chaque fois qu’elle pisse, pose le derrière, et ramasse le maximum de liquide

Hein?… Pourquoi?

Arrête de poser des questions, fais ce que je te dis.

Et si elle me lâche une bouse dessus?

T’es-tu cave? Pourquoi tu voudrais qu’elle te chie dessus.

Je sais pas? Ça pas l’air de te déranger qu’elle me pisse dessus… Je fais quoi avec la pisse?

Tu met ça dans la marde de pigeon, et tu brasses.

Tu me niaise, c’est dégeulasse! J’veux pas faire ça!

Attends! « asteur », il faut que tu sautes dedans.

Quoi!!!?..!!!

Tu le veux-tu ton manteau de Michael Jackson?

Oui….

Ben dans ce cas là,, fait ce que je te dis! Trempe tes peaux là dedans, frappe, brasse, et recommence. Ensuite, attends trois jours.

Trois jours?…je fais quoi pendant ce temps là?

Écoute Mohammed, va tu m’arrêter à chaque phrase? Micheal est pas devenu blanc par magie.

Pisse de vache et marde de pigeon?

Je peux rien te cacher.

Ok, ok, après les trois jours, je peux coudre mon manteaux?

Les nerfs, les nerfs… t’a femme a les cheveux long, non?

C’est quoi le rapport?…

Elle bouche ton drain de douche, non?

Comment-tu sais?

Moh! Je sais c’est tout.

Oui, oui, elle bouche le drain….c’est énervant parce quand je sors ça de là, ça sent la grosse chiotte, et ça l’air d’une chèvre morte..

Bingo!

Bingo quoi?

Ta chèvre morte, quand elle va avoir trempée pendant trop jours, les poils vont avoir l’air de se que tu pêches dans ta douche.

Eurkkk!

J’ai pas fini! Là, tu va me gratter ça comme un pro jusqu’à la peau, pis tu va la fermer comme quand ta femme te dit de vider le drain.

Ehhh, puis là, je l’ai mon coat de Micheal!?

Non! « asteure », tu retourne dans le trou, et tu va me faire frotter ça avec de la merde de pigeon pour blanchir le cuir.

C’est quoi ton trip avec la marde de pigeon? Je l’ai fait au début. Le coat de Micheal est rouge en passant.

Je sais, mais la couleur c’est après.

Sacrament, c’est dont ben compliqué…

Comme c’est approximativement ce qui se passes sur place, je sais pas si ça me tente tant que ça de voir ça. Odeur horrible comprise, on fini par trouver les fameuses tanneries, et comme je pensais, l’affaire tourne en cirque.

J’arrive pas à passer 5 minutes à proximité sans avoir le goût de tirer dans le tas.

Viens ici!
Passe pas là, c’est par ici!
C’est pas gratuit, mais chez nous oui.
Tu veux voir? Monte sur ma terrasse.
Non! tu peux pas passer
Suis moi mon ami, oui oui, mon ami.

Mangez donc un char! Vous m’énervez. Je pensais jamais dire ça, mais je pense que j’aime mieux me faire vendre une garantie prolongé chez Best Buy.

Dans la Médina, quand t’a vue une rue, tu les a toute vue. À mon sens, ce qui est plus intéressant, c’est d’en sortir pour voir les quartiers populaires de la ville, les marchés. Si tu marches assez longtemps, et que tu évites d’écouter les gens qui veulent « t’aider » à trouver ton chemin, et par le fait même cette petite boutique unique, tu vas éventuellement trouver quelque chose à voir de « vrai ».

Dans les marchés publiques, la sollicitation cesse, à l’exception des faux guides. Il y a le boucher qui a une tranche du vache entière attachés à sa façade, le gars avec ses bananes dont le jaune a disparu depuis longtemps et que tu ne mangerais jamais, même sous la torture et aussi le messieurs qui vends les fruits du cactus dans son kart. Il les arrose de sa main pour les faire reluire et les rendre attrayant. Heureusement que l’eau dans sa canisse usagée rempli d’eau brune à l’air propre quand il trempe ses mains « propres » ;. Diarrhée garantie.

J’ose pas y goûter, mais les locaux semblent adorer, parce que c’est un gros vendeur.

On cherche un restaurant pour le lunch, mais c’est une sacré job, parce qu’on trouve juste des sacrement de cafés. On s’assoit finalement à un endroit où les locaux mangent, généralement un gage raisonnable de qualité. Je comprends rien de leur menu. je fini donc avec une sandwich au Kam avec des œufs; pas mangeable. Heureusement, les enfants ont pris un sandwich à la dinde, qui lui est délicieux. Je pense que la viande est fraîche parce qu’un gars juste à côté, en plus de vendre des concombres, vends deux « appétissantes » dindes vivantes, bien entendues au sol avant le moment fatidique.

Pour tout le monde qui ont fait des voyages d’aventure, il y a deux règles pour le choix d’un restaurant. Tu veux pas en savoir trop sur la cuisine même si c’est toujours mieux de voir les activités de cuisson. Tu veux aussi éviter de trop juger la propreté des lieux, surtout les petits commerces de quartier, ils n’ont simplement pas nos standards…même pas proche. Si on s’en fait trop, on mangerait jamais.

Laver un mur taché d’une décennie de doigts graisseux, ou enlever une toile d’araignée centenaire est une tâche inimaginable dans ce genre de place. Si vous vous attendez à ça, vous rêvez.

Océanne mange sa sandwich et une petite coquerelle marche au dessus d’elle dans le coins du plafond. Un chat, avec une maladie de peau sous la tête, passe entre les jambes du gars à côté.

Nous on capote avec le lait cru, ou le nettoyage des œufs, eux, si ils changent leur eau de vaisselle une fois par mois, c’est un 5 étoiles de propreté.

We just have to get over it, comme on dit.

En soirée, on répète la recherche d’un restaurant, qui cette fois ci se trouvent littéralement dans la zone touristique à l’entrée de la Porte bleu de la Médina. Il y a un festival dans la rue, et marcher est vraiment compliqué. C’est cool à voir, mais on comprend rien de ce qui se passe.

La musique traditionnelle est jouée par des hommes sur des chevaux à l’aide de flûtes qui ressemblent à des petites trompettes. Ils sont sont accompagnés de joueurs de tambour et de chanteurs aux chants répétitifs. Les spectateurs se joignent au groupe et marchent en fils derrières eux. Un homme se promène avec l’équivalent d’un immense cendrier qui crache fumées et odeurs sucrées en avant de tout ce monde là.

Au restaurant, je trouve la bouffe infecte, mais les enfants disent que c’est parce que je fais toujours les mauvais choix…

Les mauvais choix, moi?

Mika, irais tu te placer derrière le cheval énervé, là-bas? J’aimerais ça prendre une photos de quelques choses de volant.

Quoi???

Océanne, verserais-tu cette poudre dans ton verre, ça enlève le mal de tête… pour toujours.

Hein???

On s’amuse à regarder les gens passer dans la rue et le pâtissier, l’autre côté de la rue, enduire ses pâtisseries de pelletés de miel. Après un moment, les pâtisseries invendues perdent de leur lustre, il faut donc leur donner un nouveau brillant.

Tout ça s’explique par une visite de n’importe qu’elle pâtisserie en plein jour. La job principale d’un pâtissier marocain n’est pas la pâtisserie, mais de chasser les guêpes agglutinés sur ses desserts en démonstration. Comme le « trip » c’est de faire des piles grosses comme des gâteaux de noce, la bataille est perdue d’avance.

Le clou de la soirée, est la visite de la toilette du restaurant. Encore un moment magique.

D’abord, il faut entrer dans la cuisine. Une échelle se tient contre le mur du fond. Après être monté, ne pas oublier de prendre quelques mouchoirs dans la boîte tout près de l’échelle. Procéder à gauche et assoyez vous sur la toilette. Surtout n’amener pas votre cellulaire pour passer le temps. En effet, vous aurez le loisir d’observer les cuisiniers préparer la soupe directement de votre trône, dans la toilette qui n’a pas de porte, et ceci, par l’ouverture donnant sur l’échelle. Inspirant!

Si vous voulez en voir plus des activités dans la cuisine, ne vous en faites pas. Levez-vous simplement pour aller chercher des Kleenex près de l’échelle, exactement à l’endroit où vous auriez du les prendre en arrivant.

J’ai toujours rêvé d’observer le va et viens d’une cuisine de resto les culotte à terre!

Océanne

Bonne nuit!

Enfin! On quitte l’Europe…

J’ai passé un bon bout du voyage sous le tapis en espérant y revenir un peu plus tard. L’énergie n’étant pas au rendez-vous, j’ai de nombreux textes à terminer qui manquent, selon moi, d’intérêts. Je préfère me concentrer sur ce qu’il y a de nouveau dans nos vies de voyageurs.

D’abord, pour la suite du voyage, nous nous commettons pour une visite plus approfondie de l’Afrique. Même si tous nos vols ne sont pas encore achetés, nous savons désormais que « l’avant Janvier » sera fort probablement africain. D’abord, nous allons passer trois semaines au Maroc, suivi d’un peu plus d’une semaine à Istanbul en Turquie, puis 2-3 semaines en Égypte.

À tout les énervants qui se sont mis à crier :

La Turquie c’est pas en Afrique!

Bravo, vous êtes des génies!

Pour la suite, c’est à confirmer, mais nous croyions continuer pour un duo Rwanda/Tanzanie suivi d’un trio Afrique du Sud/Namibie/Botswana.

De toute la planification que j’ai fait dans ce voyage, c’est l’affaire la plus difficile que nous avons eu à faire. Comment faire pour nos pas crever nos budgets et suivre un itinéraire qui se peut? Il faut considérer le prix des vols, et à 4 ça chiffre vite, la température, les saisons, le prix des visas, qui sont parfois exorbitants, et surtout ne pas se placer dans une position où quitter l’Afrique nous coûtera 20,000$ une fois rendu complètement au Sud.

En gros, je crois qu’on a atteint un bon équilibre, tout en restant raisonnablement en sécurité..

Pour ce qui est du maintenant, on a terminé notre voyage Européen à Madrid. Il fallait y laisser notre voiture et y prendre notre vol pour Fès au Maroc. L’expérience achat-rachat avec Peugeot a été extraordinaire. On reviens avec une voiture légèrement abîmée du côté droit après avoir embrassé tendrement un trottoir de 2 pieds de haut dans notre angle mort. Malgré le bris, la remise du véhicule à prix un gros 10 minutes. Impressionnant!

En comparaison, hier, se faire rembourser une carte de métro de 4.50€, à nécessiter 30 minutes, et l’intervention de 387 personnes. Quand remettre un char de 20,000€ prend 10 minutes. Trouver l’erreur.

J’avais pas eu à me frotter à la réputé machine administrative espagnol, mais vous auriez du voir la scène d’anthologie.

J’achète quatre cartes de métro, et une ne tombe pas de la machine. On demande de l’aide, et une dame arrive à la rescousse. Elle doit ouvrir la machine pour voir si tout ça est vrai. Cependant, elle a besoin de sécurité pour une opération aussi délicate. Elle attends donc des agents armées, pour vrai, au cas où je e l’assommerait pour lui voler des rouleaux de 10 centimes dans un métro bondé… un danger crédible et imminent.

Ensuite, elle fait de nombreux appels, prends mon numéro de permis de conduire, confirme que le numéro de carte coordonne avec la transaction, discute des épices qu’elle met dans sa Paella avec la dame à l’autre bout du fil, raccroche, rappelle, raccroche, rappelle…interminable. Je vous répète qu’on parle d’une transaction de 4.50€. Avoir su, j’aurais fait semblant de rien et aurait acheté une autre carte.

Finalement, elle me sourit, et affirme que je pourrai être remboursé. J’ai peur de la suite. Va t’elle me demander de prendre le train pour Porto et rencontrer la responsable du département ou simplement lui demander d’acheter un appartement à Madrid pour avoir une adresse à lequel envoyer le remboursement?

Non, mais il y a un formulaire à remplir. Tu me niaise? Un affaire en papier avec copies carbone?

Je me frappe la tête sur les murs en passant que quelqu’un doit déplacer ce papier dans un autre bureau, que d’autres personnes vont traiter l’information, vont remplir d’autre formulaires, que des email vont être envoyé, le tout archivé…, pour me rembourser 4.50€. Ça coûte combien ça? 200-300€.?

Breaking News!
L’agrandissement du métro de Madrid est annulé. Selon nos informations, les 3 milliards d’Euro requis pour les 16 nouvelles stations, ont été mystérieusement engloutis. Un simple remboursement de billets aurait amené l’embauche de 1,400 fonctionnaires et à la construction d’un bâtiment pour loger cette équipe essentiel.

Un petit truc pour toi gentille dame, la prochaine fois, ouvre l’entrée du métro et laisse moi passer gratuitement. Ça prend 10 seconde et sa coûte « fuck all »!

En tout cas, pour notre voyage en Europe, je sais pas comment vous expliquer ça sans passer pour un « gros gras dur», mais on en pouvait plus. Il s’avère qu’avec notre budget journalier et les prix en Europe, une fois que l’arrêt essence, épicerie et logement était fait, on avait jamais une cenne pour rien faire.

C’est « ben » beau marcher en ville, mais qu’en t’a même pas d’argent pour visiter un musée de temps en temps et faire de choses qui sortent de l’ordinaire, tout fini par être moins sexy. Les enfants en avait un peu marre, et nous aussi.

Évidement, sous le thème répétitif de l’appartement de marde, on fini ça en beauté. Encore tellement « crade »… j’suis tanné.

Je commence à avoir la « Twist ». Dix secondes à l’intérieur, et je sais déjà que je suis mieux de me « clencher » des p’tites pilules pour les allergies. Sans ça, je vais m’éternuer la face dans la prochaine heure.

Le proprio a l’allure d’un informaticien avec sont veston en tweed, pas d’une femme de ménage. Ça parait. Y a du monde pour qui faire le ménage consiste à uniquement placer des bibelots sur des tablettes et d’enlever les poils de culs sur le savon. Lui, il fait même pas ça.

J’pu capable! Deux nuit la dedans, pas de place pour s’assoir, des meubles « decâlissés », un matelas double installé sur une base simple. Si tu te déplaces trop sur le bord du lit, le matelas plie, et tu te retrouve à terre… super. Le pire, c’est que le gars a placé une porte blindée à l’entrée. J’ai jamais vue quelques chose d’aussi sécuritaire. Il a 4 loquets sur toute le hauteur de la porte et 4 autres du côté charnière. Il doit bien avoir de l’or caché, parce que même à essayer, je sais pas ce que je volerais…. certainement pas les draps, comme il faut les « dé-poiler » avant de se coucher…écœurant.

La cuisine et la salle de bain, se résume à aaark! Par moment, j’ai l’impression de vivre un camps d’entraînement pour les assistés sociaux…

Vivement le Maroc, espérant qu’on pourra se payer mieux.

En rétrospective, 50 jours en Europe avec notre budget était simplement trop long et ambitieux. Si c’était à refaire, je m’en tiendrais à 30 jours.

Donc revenons à notre prochaine destination,

Nous prenons pour la première fois un vol avec la compagnie Ryanair en direction de Fès au Maroc. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ce qu’on appelle un « Low Cost Airline ». Ils offrent des vols à des prix imbattables, du genre Madrid-Paris à 19€. À ce prix là, il faut qu’il fasse de l’argent ailleurs, donc, voyager avec eux, c’est une course à obstacle pour éviter de payer des frais, et croyez moi, ils vous attendent au tournant. Je vous fait une petit liste.

• Le sac de cabine doit être petit, très petit, et pas de niaisage, ils mesurent. Si tu t’essaye et que ça passe pas, il t’arracher la tête avec la liasse de billets qu’ils viennent de te voler avant de kidnapper tes enfants. C’est pas de enfants de cœurs.

• Pour recevoir votre billet par SMS, une banalité qui coûte rien, ils te chargent 5€ par personne. Évidement, ils te le demandent 13 fois, durant l’inscription, en espérant que tu vires fou ou que tu te trompes au moins une fois dans tes sélections.

• Votre carte d’embarquement doit être imprimé. J’imagine qu’en 1982, c’était la norme mais aujourd’hui pourquoi?

En fait, il t’oblige à faire étamper ton bout de papier une fois à l’aéroport, ce qui élimine d’emblée l’option du billet électronique. Si tu le savais pas, et que tu te présente avec le document sur ton cellulaire, il te charge 55€ par billet pour imprimer 4 bouts de papier (300$)

Je capote un peu, parce que je m’aperçois, la journée avant de quitter, que j’ai pas le papier, et que j’ai pas d’imprimante. C’est dans l’appartement que je vais trouver ça, c’est juste si on a l’électricité. Si je règle pas ça, je m’enligne pour une sodomie double boucle piquée gracieuseté de RyanAir.

Le matin du départ, je fini par m’en sortir en me faisant trimballer par, le gentil mais pas très propre, propriétaire du logement, dans tout les cafés internet de Madrid.

Notre statue de « pauvre » nous oblige à louer des appartements miteux dans les quartiers malfamés des villes européennes. Les cafés internet existent encore dans ses endroits et sont à cet image; tellement, tellement déprimant; Toujours un ramassis de vieux meubles avec des séparateurs fait avec des affiches de cigarettes, des claviers brun de doigts sales et qui donnent la lèpres et des ordinateur qui roulent sur Windows 3.1

En gros, je déteste l’expérience RyanAir, mais partir de Madrid pour le Maroc à 4 pour environ 400$, baguages inclus, c’est difficile à battre.

Une heure et demi de vol pour Fès qui se passe bien. Étant donné qu’on arrive en début de soirée, que nous sommes tous grippé, on veut pas se faire chier. On demande à notre hôtel d’organiser le transport, pour un coût définitivement excessif, mais qui dans les circonstances, fait notre affaire.

À l’arrivé dans notre Riad de la Médina, nous sommes conquis. La chambre est fantastiques, la terrasse fabuleuse, rien à dire. Nous sommes crevés et restons donc là pour la soirée. La seule sortie notable consiste à une visite dans les ruelles de la Medina pour trouver de l’eau et changer de l’argent.

Ça a l’air malade! J’ai hâte de le vivre et de vous raconter la suite.

Des ados à donner à Malaga.

1er Septembre 2019

Deuxième visite à Malaga. Le plan d’aujourd’hui c’est de se débarrasser de nos enfants pour la journée. On a pensé les louer pour quelques jours, mais ils valent moins qu’on pensait.

L’autre idée, c’était de leur couper l’internet et dans la panique, en profiter pour leur injecter un sédatif. Une fois endormi, on pourra les laisser ici, pendant qu’on fait un tour de ville tranquille.

On se rabat finalement sur une technique reconnue par tous les parents; les acheter. 

On leur propose 30 euros chacun (45$) pour qu’ils nous « sacres » patience pour la journée.  Ils sont vraiment enthousiastes, comme tous les ados, de prendre notre cash pis de se débarrasser de nous autres. Ça tombe bien, nous aussi!

On les dépose donc en ville et se donne rendez-vous à la gare de métro à 20 heure 30.  Annik se demande ce qu’ils vont faire. Elle pense que les chances qu’ils survivent plus de 3 heures sans s’entre-tuer est de 50%.  Je suis plus optimiste, je dirais 3 heures et demi.

Maintenant en ville, on « drop » les enfants seul dans le quartier où les enlèvements sont les plus fréquent . On leur conseille également de parler au maximum d’hommes qui distribue des bonbons en « trench coat » beige (Au tient à leur immersion culturelle, évidement) 

Comme de vrai bon petit adulte responsable, et comme ils ont tout le cash qu’on pouvait se permettre pour la journée en dehors de la bouffe et du dodo, on va s’simplement marcher dans la rue, et monter dans Alcazaba en plein milieu de journée.

Tour de ville avec ma blonde! Ohhh Yeaah!

Un Alcazaba c’est une position défensive initialement construit par les conquérants musulmans (Maure), et qui a comme particularité d’être positionné dans l’endroit le plus difficile d’accès de la région. Quand tu défends ta ville, c’est utile, mais quand tu « touristise » ça veut dire qu’il faut que tu te « tape » une sacrée montée.  Comme on n’a rien appris de notre expérience d’insolation de Mika, on entreprend la monté en plein soleil d’après-midi.

Une fois que t’a commencé la monté, tu ne te sens pas capable de changer tes plans, faque tu continues malgré la soif. Un fois atteint un premier promontoire on peut apercevoir « le stade de corrida », vraiment cool.

Plaza de toros de La Malagueta

Il y a deux vendeurs sur place. Un a définitivement un produit plus « winner » que l’autre. Je vous laisse deviner qui a les meilleures ventes; un vendeur d’eau froide ou vendeuse d’amande sucrés. 

Je me sens plus les bras tellement j’ai soif… perdu dans le désert, c’est sûr que mon premier réflexe c’est de manger une boite de gâteaux Vachon…

Alcazaba, est comme tous ses sites en hauteur. Ça décourage les visiteurs.

Est-ce qu’on monte voir ce bâtiment grandiose en haut du montage, il parait que c’est le symbole de la ville.

Non, je préfère l’authentique expérience malagaise! Allons manger un tapa décongelé en costume de bain avec 700 touristes!

Ce n’est pas loin d’être vide, on n’a donc pas vraiment trop de difficultés à prendre des photos sans des touristes dans les pattes.  Cependant, ce n’est pas la manne pour l’organisme qui gère le site.  Ils n’ont définitivement pas une cenne pour rien amélioré, et ça parait.

À l’entrée, ils ont un système de paiement qui date de l’air soviétiques qui n’accepte que les notes de 20 euros et moins.

J’ai juste un cinquante euros! 

Pris au piège sur la crête de l’Alcazaba en plein soleil, je m’adresse à la dame à l’accueil.  Son regard vif et allumé rappelle celui d’une marmotte « éffouerré » en bord de route.  Son enthousiasme et son entregent dépasse facilement celui d’un cigare aux choux, c’est pas peu dire.

Je n’ai pas de change pour 50 Euro!

À y voir la face, c’est évident qu’elle nous fait arrêter, même s’ils nous manquent qu’un centime d’euro.

S’en suit une recherche frénétique pour trouver du change. Dans nos poches, sacs, fonds de souliers.  On réussit finalement, in extremist, à ressembler la somme et à entrer sur le site sous l’éblouissant sourire de la préposée. À sa naissance, si ça mère l’avait malencontreusement appelé, « Joiedevivre García », le parlement national espagnol aurait dû intervenir d,urgence, et la renommer, « Grossechristdepasdallure García »

L’endroit est joli et particulièrement la vue sur la ville. On déambule et croisent plusieurs Québécois. Il semble que les vols directs d’Air Transat est un impact certain sur la présence québécoise dans la ville.

On continue notre tournée et fini par s’arrêter dans un petit resto. Travailler ici en cuisine doit être une corvée avec cette chaleur insoutenable (35 degrés).

Comme il est 18 heures, on se demande si les enfants son mort. Depuis l’épisode du Fumeur dans les murs à Barcelone, je ne crois plus vraiment en eux. (Si vous ne savez pas de quoi je parle, voir ce post).  S’ils oubliaient de revenir, je ne suis pas certain que ça nous dérangerait.

C’est sûr que s’ils disparaissaient, au début on serait triste, mais je suis sûr que ça passerait.  De toute façon, ça a vraiment l’air compliquer d’organiser des recherches. Je ne sais pas que j’ai encore l’âge pour ce genre d’efforts.

Au coin d’une rue, il passe devant un autobus en trottinette. C’est une surprise un peu désappointante. À un moment, je reprends espoir. Je crois que le chauffeur ne les as pas vu.  Ils passent devant un autobus. On croise les doigts…

…Va falloir les ramener à la maison ce soir.

Vers 20 heures, on les croise à la station. On a notre quota, « faque » retour à la « maison » pour découvrir ensemble le restes des stupidités et dangers qui s’y trouvent. 

6e place
La première chose qu’on remarque en entrant, c’est cette fascination qu’ils ont avec la sécurité des lieux. Les dangers sont évidemment éminents…

Qui n’a pas déjà été terrorisé par les quartiers chauds et les gangs de rue de St-Rédempteur?

C’est complétement ridicule. La cour est enfermée derrière de hauts murs de béton. Pour y accéder, vous devez ouvrir une grande barrière en acier, après l’avoir débarré avec une clef d’un pied de long et l’exécution d’une série de 10 étapes compliqués. C’est juste inutile et énervant.

Océanne
« J’ai oublié mon cell! »

Patrick
« Merde! Annule nos plans de la journée, il faut forcer les portes du Fort Alamo. »

5e place
Dès l’entrée dans la maison, ce qui frappe, c’est cette persistante odeur d’égout, un délice. J’inspecte un peu et m’aperçoit que le Castor Bricoleur n’a pas mis de coudes dans ses éviers. Si tu regardes bien dans le drain du bain, tu peux voir les étrons du voisin voyager dans les égouts, et te laisser de fabuleux effluves dignes du Gange après le passage d’un cadavre.

4e Place
Il y a un escalier entres les paliers de la maison, mais il est ridiculement « à pic ». Ça aurait été moins dangereux de mettre une échelle.

La hauteur des marches est complètement stupide. Quand tu descends, il faut littéralement que tu sautes d’une marche à l’autre. Comme la finition en ardoises est fabuleusement coupante, tu t’ouvres l’arrière des mollets juste pour aller pisser au premier. Merci, le roi de la rénove, t’es un « King »!

Je n’ai pas fini, cependant. Il y a également un enjeu de sécurité.  Du deuxième étage, les escaliers ne font pas toute la largeur du couloir, donc quand tu es en haut, si t’es un peu mêlé, tu peux mettre le pieds dans le vide, tomber en bas, et te fracasser le crane sur les marches en passant. 

C’est assez épeurant, pour qu’Océanne décide d’elle-même de placer une petite commode devant le trou béant.

Juste à y pensé, j’ai la frousse. Quand je ne dors pas à la maison, mon cerveau « tilt ». Disons seulement que j’ai une tendance au somnambulisme. Cet escalier n’annonce rien bon pour moi. Si je reste ici trop longtemps, cet escalier annonce le déplacement violent et à grande vitesse de mes molaires à l’intérieur de ma boite crânienne.

3e place
La toilette est placé à 4 pieds du lavabo à gauche, mais à deux pouces du mur de droite. Tu ne peux pas t’assoir sans avoir l’épaule droit encastré dans le mur, donc à moins d’être gaucher, il est impossible de se « torcher ».

Depuis deux jours, j’ai les fesses qui piquent.

2e position
L’évier est grand comme un bol à soupe. Le robinet au mur, est si loin, qu’à chaque fois qu’on l’utilise, la moitié de l’eau tombe directement sur le comptoir. Évidemment, ils n’ont pas cru bon de nous fournir de guénilles.

1ere position
À première vue, une des installations qui fait rêver, c’est la douche.  Elle doit avoir 8 pieds de long par 2 pieds de large.  Elle a un plancher en céramique ajouré et l’eau s’écoule entre chacune des tuiles surélevées au-dessus du drain; du véritable Michel-Ange.

Malheureusement, son génie n’est qu’un feu de paille.

L’épais, au lieu de placer le pommeau au bout de cette longue douche de 8 pieds, la mise sur le mur qui donne sur la largeur et contre le plafond.

Impossible que l’eau atteigne la moindre parcelle de ton corps. L’eau te passe par-dessus la tête et directement sur le rideau de douche. Le seul moyen d’être mouillé, c’est de tirer le rideau et de te placer dans le milieu dans la chambre de bain à l’endroit où l’eau fini sa course…  Misère…

Il a une douche assez longue pour y faire atterrir un A-380, pis lui, il décide de le faire se poser sur la largeur de la piste.

FAIL! Monumental FAIL!

Mika survivra pour voir Malaga!

29 et 30 Août 2019

Une mise à jour ce matin. Mika a été malade un bon moment hier soir et est encore fiévreux au levé du jour. Suite à notre randonné en montagne d’hier, on croit qu’il a fait une insolation. On le laisse dormir un moment question de le laisser récupérer.

On a ignoré des millénaires d’expérience pratique, marché au gros soleil pendant des heures au zénith de la journée, pis on se surprend d’une insolation!

On va leur apprendre comment ça marche le soleil aux espagnols!

Essayer donc de profiter du soleil, à place de chialer.  Y a du monde, comme les québécois qui tueraient pour en avoir plus!

Pis, là arrêter de dire que vous êtes mieux.  Combien d’entre vous, aux premiers rayons de juin, s’enfile une douze de Coors Light en bedaine et se réveille le lendemain avec un mal de tête, le corps plus rouge qu’une Supernova et le dessus du nez qui émet plus de rayonnement que le réacteur de Fukushima?

Tard dans la matinée, ont fini par sortir Mika du lit et l’installer dans la voiture en direction Malaga.

Comme représentant officiel d’Opération Minoune depuis 1996, conduire une voiture qui n’a pas 15 ans, c’est déstabilisant. J’aurais assez d’histoire de char merdeux pour vous tenir occuper une soirée complète.

Avec les années, on a eu des autos, qu’il fallait pousser pour reculer. D’autres tellement fini qu’on « shiftait » en tirant sur les tapis sauve-pantalon ou cette fameuse Toyota Corolla 1994 qu’on a amené à la dompe à son 21ieme anniversaire, et dont le coffre ne fermait plus depuis deux ans.

À l’aréna avec la Corolla :
Hey Pat! Ton coffre de char est ouvert dehors. Ça ne me dérange pas, mais il est en train de se remplir de neige.

Ce n’est pas grave j’ai une pelle…

« Anyway », tout à coup, on a un char qui ne boit pas un litre d’huile au 100km, mais en plus, on a une radio Bluetooth, l’équivalent de la découverte de la roue pour nous. C’est évident que Océanne va en abuser et nous faire découvrir de balades « fabuleuses ».

Elle nous fait vivre des moments d’anthologies avec plein de musique « sans instrument » (Du rap), des « tounes » entendues chantées à tue-tête dans le sous-sol chez nous, et bizarrement, on apprend à connaitre ses goûts, parce que les jeunes de nos jours, ils écoutent de la musique presqu’exclusivement dans leurs écouteurs.

À Malaga, nous avons loué une maison en banlieue, à 35 minutes de voiture du Centre-Ville. Après trois nuits, je suis heureux de partir, mais j’y reviens.

À notre première après-midi, et en arrivant, on laisse Mika se reposer, pendant que les filles tentent de trouver un endroit pour se faire faire les ongles.  La vie des gens riche et célèbres.

Moi et Mika, tous les deux à l’appartement, à l’air climatisé…

Je vous niaise, il n’y en a pas!  Voyez-vous, le gentil propriétaire c’est une agace pissette de compétition.  Le gars a installé la tête d’air climatisé à l’intérieur, le système de climatisation, à l’extérieur, mais a décidé que ce ne serait pas inclus dans le prix.  Pourquoi?

4 heures plus tard, elles reviennent les ongles enjolivés. Vous avez bien lu, 4 heures plus tard!

En gros, elles ont dû faire le tour de tous les salons d’ongle de la grande région métropolitaine de Malaga, se sont fait offrir des rendez-vous à Pâques 2020, retrouvé devant des commerces fermés et finalement, après avoir vider la moitié de la « tank à gaz » du char, trouvé un endroit pour obtenir les service attendus.

Annik n’a plus l’air d’avoir travailler dans une mine, c’est bien.  Océanne, a opté pour le kit d’ongle à colonoscopie. Il y a des outils de chirurgies moins longs que ça. Depuis sa « transplantation », elle doit actionner son cellulaire avec sa langue et ses plantes de pieds.

Le lendemain, au levé, on est tellement frais et dispo, qu’on décide de crisser le lit par la fenêtre.  Une autre de ses nuits.  Pas que le matelas est inconfortable, mais les gens d’Airbnb on l’art de vouloir décorer avant d’acheter des meubles de qualités. La base de lit est fait de deux tiges de métal sur lequel on a déposé des « ti-bouttes » de planches.

Tu ne peux pas dormir là-dedans, j’ai l’impression d’être sur le traversier des Iles de la Madelaine durant une tempête. Ce matin, mes dispositions émotives sont idéal pour rétablir la peine de mort au Canada.

Je réveille donc Annik en la poussant en bas du lit.

Bon matin…chéri…. ostie de Tabarnak!

Je pogne le matelas, le sacre à terre, prend gentiment la base de lit avec la douceur d’un chaton Cottonelle et te le « calisse » au vertical sur le mur. À soir, on couche à terre, un point c’est toute! Je ne peux pas croire que le plancher en béton va bouger, non?

Bonne nouvelle, Mika est remis de ses émotions systémiques digestive. On « s’enligne » pour une visite de Malaga. La ville est en bord de mer et est apparemment l’une des premières villes d’Espagne à avoir poussé le principe du tourisme de masse dans les années 70.  Vous savez ce que je pense de ça!  Visiter Venise en file indienne pogné entres les boules d’une bonne sœur et le gras de dos d’un américain suintant, j’adore!

En tout cas, à la fin août, j’admets que ce n’est pas trop mal.

Les trotinettes de Lime à Malaga

Le plan de la journée c’est qu’on va faire le tour de la ville en trottinette électrique. La génération de nos enfants, ce n’est pas facile à garder heureux.  Ils sont terrorisés à l’idée de devoir marcher sans but précis. Regarder un immeuble historique ou déambuler dans une ville pour la première fois, c’est pire que de fumer ses propres yeux aux couteaux.

Je sais que c’est arrivé dans plein de ville du monde, mais pour nous, c’est une première expérience.  Un peu partout des centaines de trottinettes électriques sont déposés partout autour de Malaga pour une utilisation en libre-service. Il y au moins 5 ou 6 compagnies qui tentent de dominer le marché local, donc « l’infame Uber »

J’avais lu sur le sujet et je m’attendais à une hécatombe; des jeunes fauchant les grand-mères pour le plaisir, des rues devenues aussi dangereuses que des pistes de Nascar et bien sûr des montagnes de trottinettes empilées devant chaque lieu touristique.

Il n’y a rien de ça, en tout cas à Malaga.  C’est évident que c’est un ajustement, mais en général, ça a l’air de bien se passer.  Par exemple, c’est bidule sont équipées d’un GPS, ce qui fait que quand tu roule sur les pistes cyclables, tu peux atteindre 25km/h, mais aussitôt que tu arrives dans certaines zones sensibles, la trottinette se bloque à 10km/h.

On descend la piste cyclable le long de la plage et se rend en ville.  On est partie de si loin que ça ne nous prend pas loin d’une heure pour arriver dans le quartier historique.  Les enfants adorent.  Devant la Cathédrale de l’Incarnation de Malaga on « libère » nos trottinettes et entreprends de marcher la ville à pieds. 

La cathédrale est le lieu d’un débat particulier.  Celle-ci a seulement un grand clocher mais sur les plan originaux, elle aurait dû en avoir deux. Faute d’argent, celui-ci n’a jamais été construit. 

Des siècles plus tard, les autorités ont suggéré de la « terminer » en y ajoutant cette partie.  Si vous pensez que le débat du deuxième lien est houleux, ce sujet déchaîne apparemment les passions.  Pour les tenants, c’est seulement logique de terminer l’œuvre.  Pour les autres, y rajouter le fameux clocher, c’est enlevé sa particularité à ce monument, puisque cette asymétrie est unique.

Les enfants sont fascinés par cette histoire, tellement qu’ils sont en train de magasiné un T-Shirt…

Qu’est-ce que j’ai faits pour avoir des incultes de même. Va vraiment falloir que je les oublies au centre d’achat à moment donné!

On commence notre petite tournée dans les alentours du Colisée Romain.  J’adore cette histoire, mais celui-ci qui a seulement été découvert, par hasard dans les années 50, sous un bâtiment gouvernemental.  « Drette-là » sous vos pieds.

Les abords du Colisée Romain à Malaga

On marche une bonne partie de l’après-midi.  La quantité de café, de restaurants dans des villes comme-celle-ci est ahurissante.  Dans chaque avenue, ruelle et avenue, tu peux te soûler la gueule, te relever, marcher dix pas, boire un café pour te remettre sur le « piton » et recommencer.

De retour en soirée à notre petite maison de banlieue, on commence à découvrir que le gars qui a construit ça n’aurait pas gagné la finale de la maison Rona.

J’ai beaucoup à dire sur la maison. À première vue, et surtout à travers ces photos, la maison a l’air moderne; nouvelle céramique, meubles contemporains et douche grandiose.  Tout est bien là, mais la maison c’est du « fake ».  C’est comme les chirurgies plastiques de Cher. Ça a l’air « ben beau » de loin, mais quand tu t’approches, ou malheur quand tu y touches, ce qui est en dessous ressemble plus à un vieux raisin sec qui a passé un millénaire dans une tombe égyptienne.

Pour aujourd’hui, je m’arrêterai à la cour extérieure et à sa « magnifique piscine ». J’admet qu’on avait été conquis par l’idée sur Airbnb, mais maintenant que je l’ai vu, je n’y déposerais même pas le chat mort de mon pire ennemi.

D’abord, la piscine a un système de filtrage qui ne fonctionne pas. À 40 degrés au soleil, même un centre de recherche sur l’Ébola est moins dangereux que l’eau qui se trouve là-dedans. Quand tu regardes l’eau couleur café au lait, tu peux bien voir que le fond est plus attirant pour les sangsues que pour les pieds humains. Parlons maintenant du « deck ». Dans l’histoire d’une surface « pas droite » construite par l’humain, il est certainement dans le top 10.  La qualité de la finition est simplement paniquante. Impossible d’y mettre le pieds sans rouler en bas, ou tomber entre deux planches. 

Une piscine rafistolé a grand coup de Duck Tape,

Question de se rafraichir en soirée, on boit quelques bières sur « la terrasse » garochée dans le coin de la cour, deux palettes, des coussins, le tour est joué.  Les enfants, eux, passe des heures sur internet à s’informer sur l’histoire de la ville et des choses à faire dans la région.

Annik confortablement assise sur une palette.

Je vous naise! Ils sont comme les vôtres, ils préfèrent regarder des vidéos de gars qui fume du tabasco ou de fille qui parle des ravages de leur vaginite à levure au monde entier. Tellement pertinent!

Ferme ta gueule Peter! (Ou visite de la Sierra Nevada)

23 et 24 Août 2019

Nous quittons avec délice notre petite chambre aux lits qui craque et décide de se diriger au moins pour 4 nuits dans la Sierra Nevada, la chaine de montagne qui s’appuie sur Grenade, et tout d’un bloc, descend dans la méditerranée au sud. 

Suite aux recommandations de Calle et de Bella du Camping Del Quinto, nous entendons visiter quelques villages perchés dans la montagne. On quitte la ville après avoir sortie notre Peugeot des entrailles de Grenade et se dirige vers l’autoroute.  Celle-ci est pour la première fois bondée, et la vitesse ne peut pas facilement atteindre les 120 km/h permise ici.  En temps normal, vous roulerez facilement autour de 135 km/h sur l’autopista.  Nous sommes en direction du sud-ouest, puisque nous devons contourner les sommets du massif, puis remonter dans la Sierra Nevada vers Órgiva pour deux nuits. 

Comme nous ne pouvons prendre possession de l’appartement qu’après 2 heures, on décide de monter, vers les hauteurs du massif, dans un village fantastique appelé Capileira.

Le village est super, il n’y a pas de doute, mais l’histoire à raconter c’est la route pour s’y rendre.  Il y a de quoi rendre n’importe qu’elle spécialiste de la sécurité routière fou à lier.  La route est très abrupte, et hyper sinueuse. Évidemment, étant en montagne, on y retrouve les inévitables falaises où Annik tient tellement fort ses appuie-bras, que le pare-brise explose. Ça tourne et tourne et tourne encore, et malgré la qualité de la route, Mika doit gober des Gravols à la pelle question de ne pas nous présenter le contenu de son appareil digestif. Les voitures roulent prudemment parce que les garde-fous sont disposés n’importe où. 

Une courbe devant une falaise? 
Ne mets-en pas, il y a déjà un robuste buisson qui peut arrêter une semi-remorque à pleine vitesse.

Ohhh, regarde, la route donne directement sur ce canyon! 
Oublie le garde-fou, il faut s’en garder assez pour le long bout droit devant la maison là-bas.

J’ai beau tenter de trouver une logique, je n’en trouve pas.

Lentement, mais surement on passe de village en village, tous superbes; Pampaneira, Bubión et finalement Capileira. Des maisons en petite pierre peinte en blanc, chaleur oblige.  Beaucoup de touristes s’entassent tous dans les même trois rues, quand c’est si simple de marcher plus loin dans les villages pour voir les choses comme elles le sont réellement.

Il y a vraiment des gens qui habitent ses endroits. Les voitures ont une certaine place, mais beaucoup ne peut être fait qu’à pieds.  J’y observe une vielle dame « escaladant » les différentes rues de cette ville construit dans la montagne.  Elle revient avec des bouteilles d’eau recueilli à la fontaine du quartier. Apparemment, beaucoup de maison n’ont pas accès à l’eau potable. 

Une des fameuses et nombreuses fontaine publique dans les villages. Ici a Capileira

À un autre endroit, dans une maison à trois étages; le premier niveau est peuplé d’animaux de la ferme qui se trouve directement sous le plancher de la famille vivant au-dessus.

Ça sent la marde chérie! T’as-tu tiré la chasse d’eau?

Oui pourtant! Je ne comprends pas pourquoi ça sent toujours la chiotte chez nous!

J’arpente lentement le village et trouve l’endroit fascinant.  Même si les rue ont été parcouru depuis possiblement des siècles, j’ai l’impression d’avoir le privilège de découvrir des petits passages entres les maisons, des escaliers dissimulés que personne n’a jamais visité avant moi. J’adore cette sensation.

De retour à l’appartement d’Órgiva, on fait la rencontre du propriétaire. C’est un gentil monsieur, qui une fois la bouche ouverte, ne sais plus comment la refermer. Comme il est anglais, je fais l’erreur de lui poser une question sur le Brexit. 

La réponse, malheureusement, ne se limitera pas à ce sujet. Annik et moi, au moment où les enfants peuvent faire semblant de ne rien comprendre, sommes aux prises avec un monologue d’une heure. 

J’espère qu’il va avoir fini avant notre avion, fin septembre à Madrid…

Des questions aussi importantes comme les raisons pour lequel il y a un moulin à vent sur hauteurs de Jérusalem ou, encore plus fascinant, est-ce que la lasagne peut être un animal de compagnie, ou l’incontournable, comment font les ornithorynques pour se gratter le derrière sous l’eau. 

Misère…  Si j’avais pu me coller des images de yeux ouvert dans mes lunettes, j’aurais au moins pu faire un petit somme à l’apogée de sa présentation Powerpoint sur sa collection de polype de vessie d’animaux aquatique.

Si on avait réellement trouvé projecteur dans la pièce, il nous aurait certainement présenter son histoire familiale depuis le Big Bang.

Malheureusement, j’ai cette mauvaise habitude, parfois par simple politesse, de poser des questions qui ne font qu’allonger une conversation.  Ce n’est pas comme si j’essayais de convaincre le gars de me donner sa fille en mariage. Si je pouvais fermer ma boîte j’éviterais de douloureuse histoire sans fin, comme celle sur cette fameuse partie de pêche avec son ami nain qui était finalement juste un gars à genoux.

J’ai juste besoin de tes clefs SVP !!!

Océanne fait à déjeuner à notre maison d’Orgiva.

De cette longue et pénible « conversation », cependant, nous avons pu apprendre une information cruciale pour le bonheur des enfants.

Ce soir, au bout du village, ce tient une soirée avec DJ où tous les jeunes locaux et touristes devraient se rejoindre.  Océanne a l’intention de compléter l’éducation de son frère en ce qui concerne les party!

Ils vont donc, avec un peu de notre aide, acquérir des breuvages enivrants pour se préparer à la fête.  Vers 19:00, ils se versent déjà des drinks pour se réchauffer avant la soirée. 

Tu pense que ça commence à quel heure ce party-là Océanne?

Je ne sais pas, 8 heures?

Yooohooo!  Ils dinent à 4 heures, soupent au minimum à 10.  Si tu vois du monde au party avant minuit, c’est que quelqu’un a perdu sa montre. Je ne pense pas que ça commence à 8h00 cette affaire-là. 

À la vitesse que vous videz vos verres, ça s’pourrait que le Capitaine Morgan vous pousse la tête dans bol avant 10 heures.  Prenez ça cool!

En attendant, je leur suggère de partir en voiture, pour aller voir l’emplacement

Peter, entre ses explications sur l’accouplement des écrevisses et sur la meilleure manière de repêcher une saucisse à hotdog dans un verre de lait, nous a vaguement indiqué où le party devait se tenir.  Comment un gars aussi volubile, peut-il donner des explications aussi vagues?

Continuer sur la rue devant pendant deux kilomètres en ligne droite, puis tourner à gauche et vous verrez un terrain pour le party de ce soir. 

Fort de cette information, on saute dans l’auto se disant que deux kilomètres ça se fait mieux en char.  Dans la réalité, ses explications étaient probablement comme tout le reste; du gros n’importe quoi!

On n’a pas fait deux coins de rue que la fameuse ligne droite sur 2 kilomètres prend fin. On tourne à droite et à gauche et encore à droite, et avant longtemps, on quitte les limites du village et s’engouffre dans la plus minable et sinueuse route de montagne de la planète. On se dit que c’est logique.  Woodstock en Beauce, ils ne font pas ça au centre-ville, ça ne serait pas gérable.

Rapidement des balloune apparaissent attaché à un arbre, puis à une clôture comme pour nous rassurer sur la direction. On commence à avoir des doutes, quand une meute de chiens jappant se mets à courir à côté de la voiture, qu’un homme dans son verger nous regarde avec l’œil inquiet et qu’on frappe notre premier cul de sac. S’en suit une chasse au trésor sur des chemins alternatifs qui mènent tous à d’autre routes sans issue.  D’une barrière fermée à l’autre, on prend acte, n’y a pas de party icitte.

Sacrament Peter! T’es capable de me nommer 327 sortes de tons de brun par cœur, et t’es pas capable de donner une direction pour un party à deux coins de chez vous.  Si t’a guidé l’ambulancier en route vers l’hôpital, ta femme a surement accouché dans un Burger King!

On retourne au village.

Dans notre logique, ça ne nous est même pas passé par l’esprit qu’ils feraient ça directement à l’intérieur des murs de la ville.  Un party du samedi soir, la musique dans le fond jusqu’à 5 heures du matin, ça à l’air que c’est normal a Órgiva.

Le site est juste là, à environ 500 mètres de notre appartement.  La scène est époustouflante. Tu ne pourrais jamais voir ça au Québec. Comment est-ce possible qu’on tienne ça ici, en plein centre du vilage?

La scène est savamment disposée sur la pointe de cette place en béton, tout puissance sonore orienté vers la ville. Ça ne serait pas si pire le parc n’était pas littéralement et complétement aux portes de celle-ci. Une grande muraille d’habitation circonscrit tout le périmètre du parc, avec une zone tampon « d’un immense » 25 pieds.  Tout ce qui sépare les 100,000 watts du DJ de la populace, c’est une rue, genre large comme une piste cyclable.

Te vla ti pas avec un Rave dans ta chambre à coucher!

Évidemment, on ne parle pas d’un spectacle de Fernand Gignac, mais d’une affaire qui ta garoche de la basse dans les oreilles jusqu’à la commotion.  Il n’y aura pas de chaise berçante ici ce soir, juste une horde de jeunes crinqués, les poches pleines de capotes. Tout le monde sait que quelques centaines d’ados à la même place, c’est le calme d’une volière de papillon. 

M. l’agent, il y a un jeune ados qui pisse sur mon balcon.

Ne vous en faites pas, c’est la période de rut à Órgiva.  Ce sera fini à 5 heures du matin.

5 heures du matin !!!!!

Même un party de tricot dans mon quartier qui finit à cette heure-là me dérangerait!

Eh c’est la que je trouve les différences culturelles fascinante.  Comment est-ce possible d’être aussi libéral avec l’espace publique?

Non, seulement, ils détruisent les tympans des gens légalement, mais la police, forte de ses effectifs sur place, encourage le DJ à monter le son au beau milieu de la nuit, pour que les jeunes embarquent!  Wow!

Tout cela étant maintenant décrit, ce que nos adolescents ont fait cette nuit ne nous appartient pas.  Eux seul savent ce qu’il y ont fait, mais à part boire quelques verres, pisser derrière les arbres et s’amuser, je reste confiant qu’ils ont été les gentilles pestes qu’ils sont toujours.

Au matin, il y a deux jeunes qui cure leur vin un ti-peu. On est tous fatigué de nos derniers jours et décide de passer la journée à l’appartement   On y trouve une grande terrasse où Annik se fait griller en attendant que la laveuse, grosse comme un grille-pain, lave une paire de bobette à la fois

Notre terrasse d’Orgiva avec vue sur la Sierra Nevada

La vue est enivrante. On peut observer les montagnes de la Sierra Nevada, les hirondelles plongeant autour du clocher et les chauffe-souris se sortir le nez au coucher du soleil. Vous savez ce qu’on peut également observer de notre terrasse, directement l’autre côté de la rue?

Le bureau du bien-être social espagnol!  Après notre maison dans saint Pie-X, c’est ce qui se rapproche le plus de notre bonne vielle vie de quartier. 

Home Sweet Home!

Bureau du bien-être social à Orgiva
Un vidéo promotionnel pour la région.

Grenade, perle de l’Andalousie (On dort pas ici non plus)

21 au 23 août 2019

Je sais que vous êtes probablement hors de vous seulement à l’idée de m’entendre parler de notre dernière nuit.

Est-ce qu’ils ont bien dormi les petits enfants ?

Quand tu te cherches des aubaines dans une ville comme Grenade, ça reste une bonne question ! Parce que nos choix sont souvent guidés par le prix, les surprises sont nombreuses.

L’hôtel en question est une espèce d’Auberge de Jeunesse. Le bâtiment est divisé en petites sections, chacune avec sa chambre de bain, douche et cuisine commune. Plusieurs chambres, avec 6 lits, se greffe autour. Nous avons l’accès exclusif à un de ses espace qui contient 3 lits à deux-étages, une table à café et un tabouret. À part te coucher il n’y a rien à faire ici.

On s’essaye pour la première nuit, et deux d’entre-nous osent se coucher au deuxième étage ; mauvaise idée ! Ces lits-là, surtout la partie du deuxième étage ont de la vie, et ont mangé beaucoup trop de coup de hanche. On s’entend qu’à l’entrée, il n’y a pas une balance pour vérifier si votre masse «  lipideuse » est excessif pour les structures en question. Ben c’est ça ! Il y a beaucoup trop de ti-gros et swingers du dimanche qui ont abusé des pauvres petites membrures d’acier de ses lits. Maintenant, par le seul fait de penser à respirer, le lit plie en deux et émets dans des fréquences encore inconnues de la science qui s’apparentant aux sons entendus lorsque le Titanic a frappé un iceberg en 1917. C’est l’horreur. Comme c’est le confort total…tu passes ton temps à changer de position ce qui rend tout le monde complétement supra-dingue. Moins tu dort, plus tu bouges, plus tu réveilles le voisin, qui puisse qu’il ne dort pas, bouge…et ainsi de suite. Annik se réveille avec une «  écoeurite aiguë »

«  J’ai n’ai pas vraiment dormi depuis une semaine, j’suis tanné ».

Il n’y a pas à dire, on se fait vieux.

On a tenté le coup, mais tout le monde devra se coucher au premier dès demain, et comme il y a seulement trois lits, le dernier matelas se retrouvera au sol, fin de l’histoire.

Port du Palacio de la Madraza

Au matin, on tente de se reconstituer une motivation et entreprend la journée avec un petit déjeuner dans une des cuisines les plus mal conçus de l’univers. Pour accéder à l’évier, vous devez déplacer la table, faire lever trois personnes et déplacer le frigo sur le toit de l’immeuble. C’est tellement ridicule.

Quand seule notre famille est autour de la table, ça va encore, mais quand t’a un couple de Polonais dans la cuisine, la gestion de l’espace atteint un niveau qui dépasse les limites des mathématiques modernes.

Notre auberge est située dans le quartier gai, au centre de la vielle ville. Tout ce fait à pied d’ici. Aux points de vue de l’organisation des rues, cette ville est un véritable labyrinthe. Ça va du boulevard à 4 voix, à l’allée la plus exiguë inimaginable. Une chose est certaine, si vous n’avez pas le sens de l’orientation et êtes sans carte, vous avez des chances de coucher dans la rue.

Dans certaines allées piétonnières, il faut parfois passer presque de côté ou en voiture plier les miroirs pour passer dans certaines rues. Lors de notre arrivée à Grenade, notre GPS à bord de l’auto était tellement mélangé, qu’il nous a fait faire des détours dans des rues assez étroites pour nous faire crier.

Ça rentre pas là !

Il faut dire, qu’avec une ville si compacte, les signaux GPS sont épouvantablement imprécis. Conduire ici pour la première fois ici est incroyablement compliqué. Pour un nord-américain, c’est vraiment déstabilisant. Chaque fois qu’on roule et qu’on se retrouve dans un passage de largeur douteuse, on se demande immédiatement si on a le droit d’être ici. La réponse est toujours oui, mais je vous assure, à première vue, ça ne coule pas de source.

Une ville comme ça a des problèmes difficiles à gérer dans le monde moderne ; livraison, gestion des déchets, évacuation des égout et de l’eau et j’en passe. Je suis certain qu’ils ont pensé niveler tout ça, repartir à zéro et recopier le schéma urbain d’endroit fabuleux comme le Boulevard Kennedy à Lévis, ou le paradis des piétons qu’est le Boulevard Hamel. Cependant, ils ont cru valable de ne pas sacrer à terre des monuments centenaires et des places publiques presque millénaire se disant que si ça avait marché aussi longtemps, peut-être que le vrai problème ce n’est pas la ville elle-même, mais les putains de chars.

À l’évidence, les camions n’ont pas accès à tous les recoins d’une ville où chaque rue a ses commerces. J’admire les livreurs qui doivent se trouver une place de stationnement temporaire entre deux craques de mur, pour ensuite transporter avec un diable, des boites dans des allées éloignées pour ce faire dire

J’ai jamais commandé ça!

Une cour privé quelque part à Grenade

La question du stationnement est une plaie. Nous sommes heureux d’habiter en ville puisque nous sommes à proximité de tout. Cependant, parce qu’il y a des épais comme nous avec leurs «  chars », de gentils hommes d’affaire on construit des stationnements sous des immeubles existants dans le but principal de te faire cracher ton cash! C’est une affaire de gros sous. Sans la passe mensuelle, il en coûte au bas mot 25 Euros (40$) par jour pour stationner ta voiture. Ils ont aussi un système très avancé pour te soutirer l’ensemble de la somme dans les 15 secondes de ton arrivée, du genre, 4 euros la minutes jusqu’à concurrence de 25$ euros. Avec les espaces minuscules disponibles, je n’ai même pas fini de «  virailler » à tenter de me stationner, que j’ai déjà atteint le maximum pour la journée. Nous qui croyions avoir eu le deal du siècle avec notre chambre (130$ pour trois jours !), vla ti pas qu’on s’enligne pour le même montant juste pour le parking.

Je reviens au stationnement souterrain parce qu’ils sont surréalistes. Bâtis sous d’énormes bâtiments, la structure des stationnements est super robuste, ce qui fait qu’il y a énormément de pilier. C’est tellement ridicule. Tu fais le tour d’un parking, et en plein centre de la voie apparait une poutre, puis une autre, tous placé si bizarrement qu’on se demande ce qui s’est passé. C’est comme s’ils avaient construit le stationnement, puis l’ingénieur avait déclaré.

Ça va tomber cette affaire-là !

Rajouter des poutres dans le milieu de l’espace libre ici, et là ! Notre Peugeot Rifter, que je décrirais comme une grosse voiture pour les standards d’ici, ne nous aide pas tellement. Je rêve de voir un F-350 entrer par erreur là-dedans. Une fois entré, le seul moyen de ressortir, est de démonter le véhicule à la torche et d’en sortir les morceaux dans des sacs.

Aujourd’hui et demain, on se tapera des simples tours de ville à la marche ; on vagabonde d’un endroit à l’autre, visite des places publiques, marche pendant des heures, se perdant et se retrouvant tour à tour à travers cette ville fabuleuse. Superbes églises et cathédrales, bâtiments richement décorés par milliers et une vie de rue absolument sans pareil. Évidement, à part quelques commerces dans les zones touristiques, tout ferme durant l’après-midi. C’est extraordinaire de voir la transformation dans le rythme de vie. Tous les rideaux de fer de commerces s’ouvrent en fin de matinée et se ferme autour de 2 heures. D’un coup, la ville s’endort en plein jour. Les rues se vident. La vie reprend entre 5 et 6 heures, ou même vers 8 ou 9 heures pour les restos, eux qui ferment parfois plus tard en après-midi. Les mêmes rideaux s’ouvrent à nouveau en soirée, les gens inondent les rues, font des achats, s’assoit aux pieds d’un arbre, ou dans une de ces places ou les gens se rencontre. Les enfants, cours et joue comme sur un terrain de banlieue. Cette animation durera jusqu’à tôt dans la nuit au moment où les gens retourne se coucher, dans des appartements, qui ne sont certainement pas tous climatisé.

Comme Grenade est au pas de la Sierra Nevada, la chaine de montagne la plus haute d’Espagne continental, le terrain est hyper escarpé. La ville est une succession de pentes abruptes où on peut circuler en voiture, mais ou on peut clairement voir que les routes étaient avant tout piétonnières. Ça rend la marche vraiment éreintante, surtout sous le soleil d’août.

Un petit musée d’art contemporain visité à Grenade. On a préféré l’escalier à l’exposition

Vendredi soir, avant de quitter demain, on se paye notre toute première bouffe au restaurant, question de rester dans nos budgets. Le resto est super. On déguste des spécialités repensées de la région, ce qui inclue de la queue de bœuf, qui n’est pas sans nous faire penser au goût d’un rôti de palette cuit pendant des heures.

Durant ses deux jours, nous serons charmés par la ville, son histoire et ses racines. Des périodes romaines, en passant par les périodes plus récentes, jusqu’aux dynasties musulmanes qui dominèrent la région pendant des siècles. C’est une ville à découvrir.

Visite aux dernier village hippies d’Espagne. Yahooooo!

20 Août 2019.

La nuit a été plutôt infernale. Après plusieurs jours en tente, et la nuit qu’on vient de passer, je pense que j’ai besoin d’un break!

On vient d’apprendre qu’il n’y avait pas eu de pluie dans la région depuis le mois de mars! Incroyable n’est-ce pas? Ce qui est encore plus incroyable, c’est qu’il faut venir camper deux jours ici, pour qu’il se mette à pleuvoir. Comme tel, c’est une bonne nouvelle, mais dans notre cas, c’est la goutte qui fait véritablement déborder le vase.

On a de jolies petites tentes, qui lorsqu’on enlève leurs double-toits, sont entièrement fait de moustiquaire. C’est idéal pour les exhibitionnistes que nous sommes, mais aussi très bien pour les climats chauds. Au besoin, on installe nos double-toit et se protège de la pluie.

L’affaire ici, c’est que même à trois heures du matin, il fait 26 ou 27 degrés. C’est n’est donc pas un luxe de vivre notre semi-nudité en public, double-toits enlevés, et faire le grand écart pour pogner toutes « pofs » de vent qui s’inviterait sur nos corps en lavette.

Ça se corse quand il se met à pleuvoir de façon intermittente durant toute la nuit. Tu sais plus quoi faire. Ou bien t’es prisonnier de l’atmosphère invivable la planète Mercure, ou bien tu te fais tremper par la pluie. En plus, en ce moment, ma gang de poilu est aussi utile qu’une paire de baguette chinoise dans une chirurgie du cerveau.

Annik, est déjà épuisé, et je l’ai rarement vue dormir aussi dure. Dans ses circonstances, elle a une manière à elle de me dire qu’elle m’aime avec une de ses douces attentions que j’appelle, le « ronflounage intermittent de compétition ».

Ce n’est pas un bon gros ronflage gras, bien soutenu, mais plutôt un, qui par son intermittence, rend absolument dingue. Tu penses qu’elle va arrêter, mais au moment où ton cerveau se met presque finalement à « Off », les ingénieurs de Airbus se mettent à tester le dernier moteur du A-380 juste à côté de toi.

Pas d’inquiétude, j’ai une technique toute simple qui marche à tout coup. Elle consiste à toucher Annik doucement avec ma main et elle cesse de ronfler momentanément sans se réveiller.

C’est souvent assez long pour m’endormir avant que la sécheuse pleine de « running shoes » reparte. Ce soir, ça ne marche pas, le muffler est « peté » et Proteau silencieux est fermé pour le weekend. Il est 1:30AM, il fait chaud que le sacrament, et Petit Pieds le Dinosaure joue de la trompette à côté de moi, et voilà ti pas qu’il se met à pleuvoir.

Sur le coup j’attends un peu, espérant que ça cesse rapidement. À cette chaleur, ce n’est pas quelque goutte d’eau qui vont nous faire du mal. La pluie prend plus de vigueur. À ce point, je m’attends que Mika dans l’autre tente se réveille et que la Ninja Turtle sur la codéine, à côté, va m’aider à installer les double-toits. Personne ne bouge. Océanne, bas des records de personne immobile, elle dort dans l’auto, en s’en sacre si on meurt dans un tsunami.

Ce n’est pas dans ma ligue coucher par terre. Ceux qui dorment ainsi mérite de mourir.

Océanne Boutet

Son poids plume, lui permet de dormir sur la banquette arrière de l’auto, les portes ouvertes sans trop inconfort. Pour moi dormir au même endroit résulterait simplement à ce que je me réveille avec la boucle d’une ceinture bien encastrés où vous pensez, et d’une douleur intense dans la zone générale… de TOUT MON CORPS!

Toujours est-il, que je fini par me lever, escaladant la flaque sans vie à mes côtés, qui n’a d’ailleurs pas encore bougé. À l’extérieur, j’ouvre la tente de Mika pour prendre les doubles-toit à ses pieds, et lui demande de se lever pour m’aider. Pas de sons, pas de lumière.  Je ne sais pas si j’étais comme ça a 15 ans, mais Mika pourrait rester endormi pendant un traitement de canal dans sa propre gneule.

Je commence à pogner les nerfs à installer les toiles pendant que tout le monde dort. Annik me donne espoir, se lève le haut de corps, déclare qu’il pleut et retourne dans sa position étrange de poulpe en travail d’accouchement.

J’pu capable! Il pleut, je suis à peu près à poil, il fait noir, je n’arrive pas à installer les doubles-toit. Je me déplace rapidement autour des tentes sous l’orage, mais il y a de la garnotte partout à terre pis je trouve juste une sandale….

Grrrrrrrrrrrrrr!!!

Là, il pleut à verse, Annik quitte son coma, et vient m’aider. Mika, Oooh surprise, se lève, déclare également qu’il pleut à verse, et reste là sans bouger. J’ai beau lui dire de se mettre en action, il reste là, complètement absent du monde dans lequel sont corps prend place.

Aaaaaasshhhh……..

Mika reste immobile. Je garoche son double-toit sur sa tente, et il se recouche. Il pleut solide, et je me ré-étends à côté de la génératrice du Pentagone à plein régime. Il a beau pleuvoir, mais il fait encore aussi chaud. Je capote. Chaque fois que la pluie arrête, je me lève et déplace les double-toits pour avoir un peu d’air, mais il se remet à pleuvoir. En gros je me tape ça probablement jusqu’à 4 heures du matin, avant de m’endormir au son des « osties » de coq de la vallée qui décide que ma nuit est finie.

J’ai besoin d’une journée au spa et d’un lit. Pleeeeeaaaaase!

Au matin, Mika déclare
« Qu’est-ce qu’il s’est passé cette nuit »

Patrick
« Rien, mais cette nuit ça se pourrait que quelqu’un vienne t’étouffer dans ton sommeil »

Mika
« Ha, bon! »

Nous quittons aujourd’hui notre petit camping del Quinto. Bella et Calle, les tenanciers de l’endroit, nous offres une liste d’endroit inédits à visiter et à ne pas manquer. Ils assument qu’on fera le grand tour de la côte espagnol et portugaise. Pour les honorer, nous commencerons par le premier site sur la liste.

Au camping de Quinto avec Bella. Calle est absent sur cette photo

Quel choix extraordinaire! Une communauté hippie s’est installée dans un village à 45 minutes de marche de Las Negras, un endroit à l’opposé de ce qu’on s’apprête à visiter. Las Negras, est un spot de surf renommé avec des vagues franchement terrorisantes pour un gars qui est la capacité de flottaison d’une masse de tungstène auquel on a attaché une ancre en plomb massif.

Las Negras est aussi un endroit où toutes les p’tites mesdames sont astiquées pour une soirée des Oscars, pendant que leurs p’tits messieurs leur ouvrent la porte de leur BMW affublé d’une paire de lunettes de soleil qui vaut la moitié de ma maison. Le « jet set » s’offre de superbes vacances dans des hôtels d’un blanc immaculé, et nos hippies, au bout du sentier dans les montagnes, dorment en dans un abri constitué d’une bouée échouée et d’une carcasse de chèvres. Cet endroit s’appelle San Pedro.

Après avoir pris un petit lunch assis derrière notre voiture, nous décidons de rouler dans la montagne vers l’endroit le plus rapprochés du sentier qui mène jusqu’à San Pedro. Sur place, on constate que nous ne sommes pas seul à connaître cette destination. Plusieurs voitures ont gravi la route à fleur de montagne pour s’y rendre.

Dans cette région, les hautes températures peuvent être supporté, merci aux vents forts de la mer. Détrompez-vous cependant, le soleil est ravageur. La végétation consiste en des plantes coriaces qui peuvent vivre dans les pires conditions. Dans la montagne, on peut facilement voir la direction et l’emplacement des « rivières asséchée » par la présence de plantes bien verte. Les autres arborent un beau gris « cancer terminal » seule couleur qu’elles peuvent se permettre jusqu’à la prochaine pluie.

Avis à Crayola; Je suis d’accord pour céder le nom de cette couleur pour votre prochain kit de crayon destiné au marché préscolaire.

ATTENTION, cette section comprend un nombre incroyable de clichés et d’idées convenus. Si vous avez le goût d’avoir du matériel pour me crier des bêtises sur les réseaux sociaux, c’est le temps de continuer.

On entreprend de prendre le sentier qui nous amènera jusqu’à St Pedro. La route est enserrée entre la mer d’un bleu azur et la montagne brûlée par la chaleur. À mi-chemin et en contrebas, on peut apercevoir une large baie qui abrite quelques voiliers. Près du but, le sentier prend une tangente descendante et plonge rapidement vers cette dépression entres les montagnes.

La baie de San Pedro vue du sentier.

San Pedro, c’est le site d’une source et dans une région aussi fabuleusement dépourvue de rivières et d’eau douce, c’était un endroit à protéger. Pour cette raison, on y trouve en bâtiment défensif avec une tour (Castillos) qui surplombe la baie et son accès par la mer. Le bâtiment est en décrépitude avancé. Il tient debout grâce aux actions bienveillantes des poilus du coin et à l’application d’une pommade à base de sauge sur murs. Ce rituel n’aurait aucune utilité si ce n’était que toutes les femmes de la région, viennent accoucher au pieds de sa tour. Les placentas sont ensuite utilisés comme mortier pour les endroits les plus endommagé, pendant que les hommes tissent leurs poils de pubis pour en faire des cordages, qu’elles vendent au village de Las Negras en échange d’outils pour la taille de la pierre. Ceux-ci ne servent pas à réparer la forteresse, mais pour sculpter des statues de femmes nues, juste parce qu’ils aiment ça.

Castillos de San Pedro couvert de plancenta

Je vous raconte de la marde, il a y a des hippies sur place, mais pour ce qu’on peut voir, ils sont plus intéressés à faire du commerce et à se promener à poil qu’à rénover un château d’une autre époque.

En descendant vers la zone de plage, on commence à rencontrer des « maisons » de tous les genres, certain fait des pierres locales et d’autre sont de simples toiles attachées à des rocher et entouré de toutes sorte d’objets qu’on imagine amené par la mer.

On arrive au plus bas de la montagne, et s’arrête brièvement devant la source, qui mode hippie exige, sort de la tête d’une femme sculpté. Évidemment, le panorama n’aurait pas été complet si un jeune enfant à poil n’était pas en train de jouer de la flûte en bambou dans le bassin attenant.

Sur la plage, nos ados ne savent plus où regarder. Il aimerait enfermer leurs petits yeux chastes dans les écrans de leur cellulaire, mais il n’y a pas de signal. Comment d’écrire la scène? Débutons par simplement dire qu’un congrès de parti conservateur ne pourrait jamais avoir lieu ici.  Andrew Scheer prendrait ou bien subitement feu, ou déclarait la zone sinistrée pour cause de « lesbianisme sauvage » et de contamination de la nappe phréatique par le patchouli.

Pour tout dire, la faune sur la plage est plutôt un gros melting pot qu’un groupe homogène. Il y a des gens comme nous, des jeunes musclés et qui aime peigner leurs sourcil (Signe de fierté exagéré). Également, il y a ceux que j’appellerais des hippies du dimanche, et les « hardcore hippies et autres excentriques ».

Le principe de la famille nucléaire et du couple homme-femme est violemment ignoré. Tout le monde tente, autant que possible d’avoir la position de repos la plus désinvolte et inapproprié possible pour un endroit public, idéalement sur une serviette de plage en terre cuite.

Nous sommes venus pour nous me baigner, mais dans les circonstances, seul moi semble encore avec l’ambition d’aller joindre un joyeux inconnu circoncit dans la mer.  En temps normal, je me serais cachée derrière un bosquet pour me changer.  Ici, je pense inutile de le dire, c’est superflu. Je m’exécute donc, quand même avec empressement et par manque d’habitude, et la présente brièvement à la plage. Aucune réaction! Ce n’est pas leur première qu’ils voient et elle n’est pas particulièrement impressionnante et de tout façon. De toute façon, il y a une grosse séance de lecture de poèmes destinée aux roches qui retient toute l’attention et l’énergie cosmique disponible.

On passe un moment sur place question de traumatiser au maximum nos jeunes adolescents. Je me baigne un instant avant de réaliser que la plage, une fois qu’elle devient plus profonde, consiste en une carrière de caillou piquant submergé spécifiquement disposé pour me « pêter » ce qui me reste de pieds après la randonné d’hier. Ma gang, terrorisée de tant de nudité, ne se rends probablement pas compte, mais sont assis, collé les uns sur les autres dans un geste inconscient de préservation de leurs repères.

Je n’ambitionnerai pas. Quittons cet endroit et retournons à notre monde un peu plus formaté. Il est à noter, que deux bars existent à l’intérieur du campement et sont bâtit selon les règles de sécurité les plus stricte et sous la supervision d’inspecteur chevronnés qui s’assure que les bâtiments sont construits exclusivement avec les meilleurs déchets venant de la mer. Ce n’est pas croyable que tout ça tienne debout.

Ces mêmes inspecteurs sont également en charge de surveiller les pommes grenades afin qu’elle ne transforme pas en oiseau, à faire l’amour au feuillages, tous types confondus, et à offrir aux inconnus des bracelets érotisant fait avec de papier toilette sauvage (des feuilles) et des cheveux de fées magiques.  

Au retour, notre vision des choses a complètement changé. En croissant des gens sur la route, et qui sont en direction du campement, nous n’avons maintenant qu’une question en tête.

Est-ce que ceux-là seront du genre à se mettre à poil une fois sur la plage?

En quittant, nous tentons désespérément de trouver un endroit abordable dans la région pour dormir. Puisque nous sommes dans un parc naturel, les options sont inexistantes. Le seul camping qu’on trouve, et qui est doté de 80,000 espaces sur 100,000 hectares, est complet.

Je ne suis pas certain que ça me dérange. Je pense plus être capable d’encaisser l’expérience des campings espagnol pour un moment. Nous décidons, dans les circonstances, de se rendre à Grenade, une ville de 200,000 habitants qui a une super réputation. On trouve un « hôtel » vraiment pas cher pour les trois prochaines nuits et s’enthousiasme à l’idée de vous en dire plus dans nos prochaines histoires.

La mort de Patrick dans le maquis?

20 et 21 Août 2019

Au matin, nous quittons Aguila, et décidons de voyager un peu au hasard, principalement en sélectionnant une option de logements dans nos prix. Notre réflexion est simple, il y a toujours quelques choses d’intéressant à voir peu importe l’endroit.  En direction de Mojacar, nous prenons la décision de faire un arrêt à l’intérieur des terres dans un endroit appelé le Lunar Cable Park, qui offre des divertissements sur un lac. (Wake Board tiré par câble et parcours gonflable sur l’eau).  Les enfants ont vraiment besoin de bouger avant de visiter une autre ruine…

L’environnement de la région est effrayant. C’est tellement sec, pourtant les espagnols peuplent le territoire. Avec 47 millions d’habitant, il faut bien les mettre quelques part. Sur les routes on croise ses incroyablement grande étendu de serre en plastique, et ceci à perte de vue. Faire pousser des choses à un niveau industriel dans le désert… D’où vient l’eau? D’ailleurs, en route vers le site de Lunar Cable Park, on croise un immense canal d’irrigation, probablement 150-200 mètre de large en béton, complètement à sec. Une structure de cette taille, n’as pas le moindre apport d’eau est pour le moins surprenant; un goût de fin du monde.  La route suit cette structure un moment, jusqu’à ce que nous croisions un endroit complètement fascinant, et hors des principales cartes touristiques.

Canal d’irrigation complètement à sec

A quelques centaines de mètres de la route, une grande falaise, dans lequel des centaines de cavités sont creusés.  On s’arrête, s’approche, et constate que même si l’endroit est intrigant, rien ne permet d’en savoir plus et/ou de les visiter.  J’apprendrai par la suite que ce sont les grottes de Calguerins, et que ce sont d’anciennes habitations creusées à même le roc, dont certaines ont été façonnés aussi tôt qu’au Paléolithique et utilisée activement au Moyen-Âge. 

Une de ses cavités est assez prêt du sol pour que je m’y engage. Il fait immédiatement plus frais, mais j’y trouve qu’une seule grande pièce.  J’y passe quelques instants avant de m’arracher la moitié de la peau du dos sur sa « douce » parois supérieur. Les gens ne devaient pas mesurer 6 pieds à l’époque.

Si jamais des archéologues parce par ici, ils trouveront de mon ADN, concluront qu’une nouvelle espèce d’humain vient d’être découvert et que ses caractéristiques physiques font état d’une inexplicable bedaine molle et d’ongles d’orteil assez long pour grimper aux arbres. (Oui, oui, je trouve mon coupe-ongle dans mon sac, et je m’en occupe!)

Après ce gentil petit arrêt, nous arrivons finalement sur le site du Lunar Cable Park.  Tout s’explique!  Ce n’est pas un lac, mais une section du système d’irrigation, apparemment une ancienne rivière, qui est empli d’eau.  Celui-ci est placé devant un grand barrage qui le surplombe et qui contient, on l’imagine une grande quantité d’eau. 

Lumar Cable Park – Notez les jeu gonflable en bas à droite.
Lunar Cable Park marqué par le signet rouge. Notez le canal d’irrigation qui se continue, complètment à sec après le lac artificiel.

On magasine, et je choisi le populaire Forfait; « Gars bedonnant de 45 ans qui désire s’humilier devant l’Espagne. » 

À 10 euros, pourquoi s’en passé?  On parle ici d’une heure d’accès aux structures gonflables flottantes, mais n’incluent pas heureusement, l’essai du Wakeboard tiré par câble, qui est en réparation. Mon ego n’aurait certainement pas survécu à cette épreuve.  Je me contenterai du parcours gonflable sur l’eau, un concept de marde pour les gens aussi athlétique que moi.

Les enfants sont enthousiastes à l’idée de pouvoir faire des vidéo de leur père en pleine perte de contrôle.  Moi, je ne veux pas y aller tout de suite parce qu’il y a une règle très connue sur ses sites.  Quand t’a la « shape » d’un chauffe-eau de 60 litres… attends un chauffe-eau de 80 litres.

La théorie va comme suit.  Le plus gros des deux attirera toute l’attention et mes mouvements passerons subitement pour de subtil mouvement de ballerine dans une boite à musique en comparaison à l’autre « mollassons ».  Pas besoin de beaucoup plus gros que soit, juste un peu plus, c’est tout ce que ça prend!

Ma stratégie finie par me revenir dans la face, parce que le gars en question a peut-être le poids d’une mini-fourgonnette mais il a la fougue d’une hirondelle sur les speeds.  Moi, j’ai un certain poids mais pas la même agilité. Dans les milieux médicaux, je suis aussi connu comme le gars qui n’a pas le gêne de la flexibilité.  Dans un congrès à Houston, on m’a invité pour montrer, devant les yeux ébahis de la communauté scientifique, que je ne peux pas m’assoir en indien sans commencer à saigner du derrière des oreilles.  J’ai ce genre de flexibilité!

Enfin, je me tappe l’heure d’humiliation, je m’amuse, plie dans tout les sens, prends une « couple » de bouillons et réussi à faire un flat de dessous de pieds, pendant que les enfants court dans tout les sens avec une grâce qui me confirme que je ne suis pas le père de ses enfants.  Annik, elle, a eu l’intelligence de dire non à l’invitation, se bidonne sur le quai, en tentant de retenir le parasol acheté hier dans un magasin de cochonnerie Chinoise à Aguila.  Comment dire? Après une utilisation, le parasol est déjà scrappe, c’est de la merde!  Sa seule utilité sera finalement d’étouffer  une baleine à bosse une fois qu’il aurait trouvé son chemin vers la mer.

A la fin de l’activité, vous savez qui a eu besoin des premiers soins?  Annik!  Elle s’est entré deux échardes géantes dans le pied. Heureusement Annik, est le premier producteur mondial de corne de pieds, elle se porte donc très bien

Annik durant l’amputation.

Vers la fin de l’après-midi, nous dirigeons vers le Camping el Quinto, un endroit qu’on croit vouloir habiter pour les deux prochains jours.  Sur place, une belle petite piscine, et un des terrains de camping les plus joliment décoré jamais vue; Des grands sofas dont la structure est faite avec des palettes, un petit coin bar et des « bean bags ».  L’endroit est bien placé au-dessus d’une vallée et est enserré dans une série de montagne aride que j’aimerais bien monter dès demain.

Plus tard dans la soirée, nous faisons connaissance avec Calle et Bella, qui s’occupe du camping depuis des années quand il ne voyage pas à travers le monde en voilier.  Calle viens d’une famille de 11 enfants, qui ont vécu sur un bateau toute sa vie.  Un couple fascinant avec qui une connexion se forme.  Il nous promette de nous aider dans notre recherche d’endroits intéressants à visiter en Espagne et au Portugal. 

Le lendemain, je décide de rester au camping pour faire de la paperasse nos compte et de l’écriture pendant que les enfants enfoncent leurs petits doigts sataniques dans la couche meurtrie d’une planète à l’agonie. En effet, il décide, entre autres choses, d’aller glisser dans un parc aquatique donc l’eau utilisé provient exclusivement des dernières larmes de dauphins échoués sur la côte.  Dans une région, ou l’eau est hyper rare, il y a quand même quelques choses de décalé et un peu indécent à l’idée de jouer dans l’eau au milieu du désert. Je n’insiste pas.

Il s’averera que l’endroit était dégoulinant de consumérisme, parce même respirer après avoir payé l’entrée, est un extra. S’assoir quelque part coûte 5 euros (Pour vrai), la bouffe coûte la peau du cul, et on créer une pénurie artificielle de « trippe» pour glisser de façon à rendre l’attente si interminable, que tu va te louer une « trippe » pour 30 euros pour la journée!  Il t’attire avec un coût d’entré tout de même raisonnable de 25 euros, mais ensuite t’attendent au détour avec des offres alléchantes du genre, un rein contre une popcycle à saveur de pisse.

À leur retour, je me suis promis de faire ma première randonnée et de monter sur les montagnes en face du camping.  J’attends 5 heures, pour espérer voir le soleil se calmer un peu. Je veux partir plus tôt que plus tard, parce que je cherche a éviter de me retrouver en pleine nuit dans le maquis espagnol entouré de sanglier sauvage à la recherche d’un canadien à piétiner.

Il s’avère que 5 heures, c’est un peut tôt pour la randonné, parce que chaleur est incroyable.  J’essaie, le mieux que je peux de me cacher du soleil, mais la monté est vraiment abrupte, et je dois m’arrêter fréquemment pour prendre un coup d’eau et reprendre mon souffle.

Rappelez-vous que ma condition physique actuel correspond à peu prêt à celle d’un homme avant un triple pontage et qui vient de manger un poutine extra saucisse comme cadeau d’adieu à son ancienne vie de gros gras.  Je trouve ça essoufflant me brosser les dents.  J’espère améliorer ça dans les prochains mois.

Comme d’habitude j’ai les yeux plus grands que la panse.  Je décide de monter la plus hautes des montagnes qui nous entoure, mais ce que je ne sais pas c’est que la « trail » ne donne pas directement sur celle-ci, mais sur une autre derrière celle visible du camping.  Après une heures trente de montée, je me rends compte que je ne pourrai pas voir le camping de cet endroit. Je dois encore accéder a deux autres sommets juste devant moi.  Comme personne va là, il n’y a plus de « trail » tracée.  C’est là que mon intelligence se met généralement à briller…stratégies de marde.  Avant toute chose, je ne connais peut-être pas le nom des plante ici, mais ça c’est pas grave, parce que je leur ai donnée de jolie petit nom au fur et a mesure que leur doux piquants s’inséraient sous ma peau; voici quelques échantillons.

  • Amakalis
  • Crisskapic
  • Sagrafignentabar
  • Matetué Maciboir

Le maquis, ça a ça de fabuleux, les plantes poussent tellement lentement qu’elles ne veulent pas se faire brouter par la première chèvre venue.  L’évolution faisant son travail, elle se sont peu à peu hérissé de belles petites épines bien piquantes pour te laisser un message assez clair; Retourne donc marché au centre d’achat!

Fort de mon impeccable planification, et pour m’assurer de pouvoir marcher avec aise, j’ai pris la décision de rester en culotte courte. Disons seulement que mes amis les épines, elles me rendent visite avec beaucoup de vigueur.  Au moment où j’accède le dernier sommet, d’où je peux voir le camping, je me rends s compte que ça ne me tente pas de revenir sur mes pas, mais pas du tout!

La vue perché dans la montagne…avec l’aide d’un zoom.

J’ai deux choix, je souffre un peu, reviens sur mes pas, et fait un grand détour par la « trail original ».  C’est plat, mais une fois sur le sentier, plus d’épine à l’horizon. L’alternative, et vous comprendrez que ce fut mon choix, est de prendre un raccourci.  De mon point de vue, je sais que la « trail » est directement en ligne droite derrière ce petit sommet à gauche.  Tout ce que j’ai à faire, c’est de descendre dans ce repli entre les deux montagnes, où doit parfois couler un ruisseau, remonter de l’autre côté, contourné une paroi verticale et rejoindre le sentier.  Bonne idée Patrick! Je me dis que je vais prendre mon temps et essayer d’éviter les épines au maximum, mais à la fin, je devrais sauver une bonne demi-heure.

J’entreprends la descente, sans chemin tracé, contournes au maximum les plantes, tentant de trouver les endroit pas trop à pic pour éviter de me planter.  La première partie se passe assez bien, jusqu’à ce que je réalise que le centre de la vallée est l’endroit qui reçoit le plus d’eau. Oh, malheur, ça veut dire des nouvelles plantes, probablement pas à mon avantage.  De un, c’est beaucoup plus dense, donc impossible d’éviter les bosquets avec mes jambe qui mange une sacrée raclé. Il a aussi cette petite nouvelle, qui a décidé, que puisqu’elle était savoureuse, elle devait se doter des pics d’un pouce de long à la grandeur.  Je viens de descendre un bon moment, et là je suis un peu pogné. Ou bien je me retappe le chemin inverse, et remonte la montagne, ce que j’aimerais éviter parce que c’est vraiment plus abrupt que je pensais, ou bien je prends un grand respire, et continue.  J’opte pour la deuxième option. 

Toute l’affaire me prend vraiment beaucoup de temps.  Je n’ai pas sauvé une minute c’est sûr! Mon cellulaire vient de manquer de batterie et je commence à être inquiet de me blesser et de me retrouver pogner là. Ce n’est pas tellement loin, mais assez pour être un légèrement difficile à localiser, surtout que soleil commence à baisser.  Dans ses circonstances, la meilleure stratégie c’est de prendre son temps. Je prends mon mal en patience, je me dis que des « grafignes » sur les jambes ce n’est pas la fin du monde, et continue mon « ti-boutte de chemin ».  À un moment, je me retrouve devant une caverne avec une ouverture circulaire d’environ deux mètres, et qui est très profonde.  Je sais que pas grand monde vient ici, et j’ai vraiment le goût d’y jeter un coup d’œil.  Je m’approche, réfléchi, et me rappelle qu’il y a des sangliers ici. Si un d’entre eux sort au moment ou je m’y engouffre, la seule chose de bon qui va m’arriver serait de savoir ce que ça fait de se faire casser les deux jambes avant d’être projeté dans le vide sur un tapis de fakir.  Je « décalisse » d’ici, ça devient malade.

Petite parenthèse. À mon retour, je parle à Bella, qui me demande, sans avertissement, si j’avais vu une caverne.  Je réponds, surpris que oui.  Elle me dit.

J’espère que t’es pas entré parce qu’on est déjà passé par là (En culotte longue), et deux sangliers nous ont sortie dans la face…. « Ohhhh Shit», je l’ai échappé belle.

Après près d’une heure de descente, je fini par m’extirpé de la zone et de retrouver la trail original.  Depuis le début de la descente, je cherche désespérément un bâton pour tenter de déplacer les branches du « buisson à pic-à glace », mais ne trouve pas l’ombre de quelques choses qui ressemble à ça.  À peu prêt 20 pieds avant la « trail », oooh, surprise en voilà un!  Yé pas un peu tard « ostie » de bâton, t’aurait été utile un peu avant.

De retour au camping, vers 8h30, je me promets une bière que je bois avec délice.  Je soigne mes plaies, prends une douche et rejoint ma gang pour un petit soupé prêt de la tente.  On discute de la suite, rigole, et pour une raison que j’ignore, Océanne décide de jeter des poignées de gruau sec dans la face d’Annik, qui rit sa vie.  Je mettrai une vidéo en ligne, pour vous montrer combien on peut être stupide… pas que vous ne le saviez pas déjà.

Aguilas et l’adaptation à la vie Espagnol – Prise 2

18 et 19 Août 2019

Notre dernier voyage, j’adorais écrire tous les jours, mais il s’avère que c’est extrêmement exigeant et je n’ai pas nécessairement le goût de me donner cette contrainte. En dehors des activités de voyages et de vie sur la route, écrire prend tout mon temps libre.  J’ai décidé de me simplifier la vie et d’écrire des textes qui pourrons s’étendre sur 2,3 ou même 4 jours, dépendant des circonstances.  En voici le premier exemple.

Nous quittons Mulcie ce matin et nous dirigeons vers la côte.  Tout le monde a le goût de passer du temps près de la méditerrané.  Cette fois-ci, nous habiterons un petit camping du nom de Bellavista, tout près de la mer et en périphérie de Águilas, une petite ville de 35,000 habitants. 

On commence à voir une constante avec les campings, et même s’ils ont des différences, ils ont tous la structure et l’organisation pour prévenir un débarquement militaire. D’abord, la fameuse enceinte clôturée, le portail à contrôle électronique et le passage obligé à travers les milles et un contrôles administratifs du bâtiment d’accueil.  On ne sait pas trop ce qu’ils essaient de prévenir avec ça, mais c’est du sérieux leur affaire. On arrive juste avec un sac à dos et une glacière, ne faudrait pas paniquer.  Je ne sais pas ce qu’il s’imagine comme scénario apocalyptiques, mais je ne me sens pas encore capable de faire une bombe à fragmentation avec une boite de verres de contact et un coupe ongle.  De toute façon, à la taille des sites de camping, tout le monde sait ce que tu fais avant même d’y avoir pensé.

Pour l’accès d’abord, on doit s’identifier.  Je reste toujours inconfortable avec la prise de photocopies des passeports, mais quand tu penses que tes clients peuvent te voler un rouleau de papier toilette, ou pire encore, te subtiliser un sachet de sucre près de la machine à café, tu ne peux pas prendre de chance. Tu dois être certain d’être en mesure de mettre Interpol sur les traces de ces malfrats avant une récidive, comme par exemple, sauter dans la piscine avant de prendre ta douche.

Ensuite, on doit remplir des formulaires et lire un paquet de règlement, qui soit dit en passant, sont incompréhensible pour moi. Voici comment je m’en sors. Je me fous des règlements. Je pars seulement du principe qu’il y a des règles de base élémentaires dans un camping, comme ne pas déranger les campeurs après 11 heures, ou ne pas faire frire un banc de poisson à 3 pieds de la tente d’un voisin. Oh, pardons! Ses règlements là s’appliquent seulement à l’extérieur de l’Espagne.

Sur le site, plusieurs autres endroits sont également super sécurisés; sa prend une clef pour accéder la laveuse, une pour le frigidaire, et une pour entrer et sortir du site. Évidemment, ils veulent seulement éviter la répétition des événements de juillet 2017. Vous vous rappellerez certainement des nouvelles mondialement médiatisées, quand un homme a utilisé la laveuse commune pour laver une nappe avec une tache de Ketchup SANS la faire tremper préalablement. Et l’autre événement, au dénouement tragique, ou une mère de famille, complètement hors de contrôle, a déposé une bouteille de vin rouge au frigo, un crime sérieux en Espagne. On garde d’ailleurs bien en vue la photo de son arrestation à l’entrée du camping.

Le Camping Bellavista et vraiment jolie et bien entretenu. Nous sommes sur un site qui est couvert d’une de ses toiles vertes pour faire de l’ombre et survivre au rayon du soleil durant la journée.  Il y a de la verdure partout, piscine, barbecue, table de ping pong et une petite salle pour… pas être dehors.

Camping BellaVista – Juste assez d’espace pour l’auto et nos deux petites tentes.


Nous nous installons et décidons d’aller passer le reste de l’après-midi à la plage a quelques pas. Quel endroit extraordinaire. La vue est époustouflante, avec ses grandes murailles rocheuses angulée vers la mer et le Castillo de San Juan perché sur sa colline projetant sont ombre sur  l’eau azur de la méditerrané.  On s’installe sur la plage pour une bonne baignade, et réalise qu’à 14h, un parasol c’est une nécessité.  Le soleil est brutal, et on doit se réfugier le plus possible à l’eau, après s’être enduit d’un ¼ pouce de crème solaire.

En soirée, nous déambulons dans les rues de Anguila et en bord de mer.  C’est le moment où les gens sont réellement dehors. On aperçoit toutes ses personnes âgées descendre dans les rues, petite chaise pliante à la main.  Ils se dirigent tous vers la plage pour une jasette. On ne sait pas pourquoi, mais une fois sur place, homme et femmes forment de petits groupes distincts d’homme et de femmes. Vaut mieux les séparer. Dieu sait combien de fringantes octogénaires tombe enceinte, malgré elles, après une partie de carte déchaînée sur la plage.

Mémés à la Plage de Aguilas

Au camping, on aura déjà mieux dormi. Ça commence à être un « running gag  », mais notre conclusion est simple; les campings espagnols ne sont pas faits pour dormir à moins de s’être enfilé un 26 onces de vodka.

C’est un long weekend pour les espagnols. Trois jours de congé, et certains ont décidé qu’ils dormiraient seulement de retour au bureau mardi.  Le gang de gars l’autre coté de l’allée sont d’avides buveurs, mais également d’efficaces déménageurs. Ils s’assurent toujours d’avoir de la bière froide en ayant l’équipement adéquat. Les trio Einsteinien, ont déplacé, tenez-vous bien, un frigo pleine grandeur au camping!  À leur départ le lendemain, ça leur a pris des heures a démonter leur site; même le kit de tournée d’Iron Maiden est plus léger que ça.  En attendant, un fois la fameuse bière froide bu, le duo d’un gros gras bien imbibé nous a offert un fabuleux « medley de ronflerie » seulement dépassé en intensité par l’explosion d’une étoile massive aux confins de l’univers…ohhh misère.

Nos champions de voisins avec leur frigo au camping

Pour notre deuxième journée à Águilas, les enfants décident de rester au camping pour profiter de la piscine, pendant qu’Annik et moi partons à l’aventure en ville.  Comme les nuits sont courtes et que la fatigue nous rattrape, il est fréquent qu’il soit midi passé avant qu’on soit prêt à faire quoi que ce soit.  En Espagne, cet horaire ne convient pas trop.  De un, il fait chaud sans bon sens, de deux, même les attractions touristiques sont fermées en pleine après-midi.  Pour le moment, on n’arrive pas à s’ajuster.

Come On! Comment ça marche?  La nuit, vous nous empêchez de dormir, pis quand on a réussi à réunir assez d’énergie pour faire quelque chose, vous fermez tout. En passant, ça inclue les endroits, qui en théorie sont utile pour passer le temps, comme les musées et sites touristiques, seul endroit où on peut flâner sans subir une brulure au 3e degrés, et en attendant que vous vous ouvriez vos commercés à 18h.

On finit donc par arpenter les rues de la ville et découvrir la vie citadine en Espagne.  Águilas, est sur la mer, mais elle est entourée de terres semi-désertiques. Dans ses circonstances, et sans le savoir, on pourrait conclure qu’il y a de l’espace a profusion pour étendre la ville.  Cependant, la ville est compacte, petites rues, bâtiments de 8-10 étages enserrées autour de ses artères comme pour créer le maximum d’ombre.

Il y a une vraie vie de quartier, parce que tout doit se passer à pieds, tout les types de commerce sont au premier étage des bâtiments, de l’épicerie au garagiste.

Trouver un stationnement est cependant compliqué, mais quand vous en avez un, il ne coûte jamais rien; pas de parcomètre, pas de restrictions d’heures et un nombre important terrain de stationnement sont sans frais.  Le nôtre aujourd’hui, est le lit d’une rivière asséchée et bétonnée, qui s’est transformé en stationnement jusqu’à la prochaine pluie.

La rivière bétonné et à sec transformé en stationnnement

Nous visitons, en début de soirée, le Castillos de San Juan.  Pour y accéder, vous devez prendre un ascenseur complètement vitré, qui par sa configuration serait l’endroit idéal pour expliquer à la jeunesse le concept de l’effet de serre.  Même si on doit y rester au maximum 1 minute, on croit que la vie nous quitte par les pores de notre peau. Je fais une crise de panique juste à m’imaginer l’ascenseur en panne au soleil.  Ce n’est pas une blague, c’est la mort assurée en 15 minutes.

Le Castillo, même si c’est l’emblème de la ville, est très peu visité, quelques personnes ici et là.  Apparemment le tourisme est en train de changer, les gens recherches plus les expériences que les lieux historiques.  Je ne sais pas si c’est vrai? Je ne me plaindrai cependant pas d’éviter les contacts rapprochés avec des touristes dégoulinants de sueur et qui laissent couler leurs cornets sur vos pieds. Quoi qu’il en soit, un endroit sympathique, bien restauré ou on peut admirer toute la beauté de la région, de la mer, aux déserts en passant par les plages magnifiques de Águilas

Le mystère du Jour; Un fumeur dans les murs à Barcelone

Après cette première loooongue journée de voyage, il fallait tout de même essayer de rester debout jusqu’en soirée question de minimiser les effets du décalage horaire. Après la récupération de notre voiture (oui, oui, pas de vélo en Europe pour nous cette fois-ci), on se dirige vers l’hôtel et tente de faire passer le temps en attendant de goûter aux délicieux plaisir d’un dodo. Dès 18:30 on est hors d’usage, c’est assez! Nous voilà au lit ronflant de bonheur.

En pleine saison touristique, et avec la moitié du monde descendant ici pour ses vacances, trouver un hôtel abordable et pas une mince affaire. La notre est genre dans la 17ieme banlieue et nous coûte la modique sommes de 230$, et ça c’est un « bargain»…

Ce sont en fait deux chambres, une pour les adultes, et une pour les enfants. Avant de vous exclamer; à mort les bourgeois! je vous assure qu’on parle ici de chambres BASIQUES. Deux lits avec draps blancs, petite commode et assez d’espace pour circuler de côté presque partout. Dans les faits, on s’en « contre-calisse » parce qu’on aurait dormi la tête en bas dans un tas de fumier avec le sourire dans l’état où on est.

On se réveille bien vers minuit avec énormément de difficulté à se rendormir, mais la vraie histoire à raconter est une gracieuseté de nos jolis bambins… Je vous rappelle qu’on parle de jeunes de 15 et 17 ans. Garder leur âge en tête à la lecture du prochain segment, parce que, dans le genre tapon préscolaire au peut pas faire pire.

Quatre heure trente, ça cogne à la porte. C’est Océanne. Quand un jeune de 17 ans se lève en pleine nuit pour interpeller ses parents, on s’attend à un cas de force majeur. À la maison, elle nous adresse généralement la parole pour trois raisons; elle à faim et il n’y rien dans le frigidaire, elle a besoin de lift ou du char, ou bien, elle a besoin qu’on lui sorte des drinks sucrés pas buvable pour qu’elle fasse de shot gun avec ses amis…

Elle est donc là, immobile au pied de la porte, la peur dans les yeux.

Ça sent la cigarette dans sa chambre et elle comprend pourquoi. Annik lui demande d’aller se recoucher, c’est probablement seulement un retour d’air, d’une autre chambre. Elle insiste. Cet événement mérite que son père se promène en pleine nuit en bobette entre nos deux chambres. Je ne commencerai pas à m’habiller, il n’y a qu’une porte entre nos deux chambres. En effet j’estime qu’avec une douzaine de chambre sur l’étage, à 4:30 du matin, les chances de je croise quelqu’un est minuscule. Je ne risque rien, c’est certain.

Je mets le pied en dehors du cadre de porte et une chaîne d’évènement cosmique se met en marche. Dans un univers parallèle, une dame pour qui il est 4:30 PM, décide d’aller prendre une bière dans un restaurant. Dans son monde les hommes qui se promène en bobette sont l’ultime geste de raffinement et de classe. Au restaurant, bien assise au bar, un homme s’approche, s’appuie au bar à ces côtés, et lui offre un verre. La femme en se retournant, est frappé d’horreur.  L’homme est en complet cravate, pas la moindre peau à l’horizon.  Quel être ignoble et sans classe. Elle croit rêver.

De retour dans notre univers, une femme, dans son lit, se réveille brusquement dans sa chambre d’hôtel à Barcelone. Il est que 4:30 du matin.  Elle en ignore les raisons, mais une pulsion étrange l’invite à se lever, s’habiller et quitter sa chambre.  En ouvrant la porte elle aperçoit un homme en bobette.

WTF?!? Elle croit rêver… qu’elle être ignoble et sans classe.

Eh ben!!!…  Qu’est-ce tu veux, ça ne sera pas la première de déçu!  Je presse le pas et entre dans la chambre.

Ça sent à peine la cigarette, mais tentons de désamorcer la crise.

Qu’est-ce qui mérite mon intervention urgente exactement?

Mika et Océanne, m’explique le plus sérieusement du monde, que puisqu’il ne trouve pas la source de l’odeur, une seule explication est possible. Un homme se cache dans les murs de la chambre pour fumer…

WHAT??!??  Ça c’est l’explication la plus logique que vous avez trouvé ????!??

Mika m’explique enfin qu’il a vu une légende sur internet ou un homme constatait que des choses bougeait dans la journée. Le soir venu, il y avait une odeur de cigarette qui venait et partait dans son appartement. Après recherche il s’aperçut que quelqu’un se cachait dans les murs de la maison et les observait. Wow, c’est crédible! Pas dans une pièce cachée, mais dans les murs directement…

Nous y voilà. Patrick tasse le rideau, trouve la fenêtre entre-ouverte et statue qu’un gars fumait probablement par la fenêtre de la chambre voisine. Tabarn… ça prend tout un Sherlock pour trouver ça! À ce moment-là, je m’effondre en larme! J’ai perdu presque 15 ans de ma vie à élever deux chimpanzés avec le quotient d’une cuillère à cantaloup. Ils n’iront jamais à l’université, c’est garantie.

Ben non…. Je pas pleuré pantoute !!! Je suis partie à rire et je me suis foutu sévèrement de leur gueule. AU SECOURS!

Sacrament! Il s’on venu nous réveiller pour ça. Enfin, je retourne me coucher en me disant que même si jamais je dormais toute la journée j’aurais tout de même une bonne histoire à raconter.

Au levé, on déjeune dans le lobby de l’hôtel à grand coup de pain et de confiture. On questionne les enfants s’il serait en accord pour quitter Barcelone sans la visiter à nouveau. Comme la ville est actuellement hors de prix, que nous devions la quitter une fois reposé, la question se pose.

Comme vous avez déjà visiter Barcelone, ça vous dérange de quitter maintenant?

Nous voilà foudroyé par la surprise. Il ne se souvienne de rien les petits bâtards!

Prenons une pause pour un moment, et ramenons-nous en 2014. Avant de quitter, presqu’unanimement, nos amis et membres de la famille nous ont lancé des phrases du genre;

C’est tellement extraordinaire, ils vont s’en rappeler toute leur vie.

Vous leur offrez une chance fabuleuse d’apprendre à tas de chose

Vous savez ce qu’ils ont appris? Sweet fuck all!

Savez ce qu’il se souvienne? Je leur ai demandé. Voici les souvenir vifs et impérissables relaté par Mika.

On a acheté du melon au restaurant et c’était super cher,

ON AURAIT DÛ RESTER CHEZ NOUS; ÇA AURAIT ÉTÉ PLUS SIMPLE!

Alors pour ceux qui pense qu’il offre à leurs enfants en bas âge, des souvenir à chérir pour des décennies, vous rêvez. Ce qui reste est probablement à l’intérieur et beaucoup plus subtils que se rappeler de choses bien précises. Faite le donc parce que c’est l’fun, et parce que vous pouvez le faire.

Donc, si vous avez encore les yeux ouverts après tant de lecture, on a fini par faire quelques choses qui ressemble à une visite aujourd’hui. D’abord puisque les enfants se rappelle autant de la première visite que du jour le film Mac et moi est sortie, nous décidons de faire une petite sauvette à Barcelone.

J’ai de superbe souvenir de ma première visite de la Sagrada Família, la cathédrale « grotique » de Gaudi. Je suis un fan de la folie de ce gars-là. Sa construction a commencé en 1890 et elle devrait être complété en 2026. En 5 ans, depuis notre dernière visite, plusieurs section, flèches et détails ont été rajouté. Je suis excité à l’idée de la revoir avec ses ajouts.

Le système de transport à Barcelone est top. On prend le train de banlieue qui croise éventuellement le métro. Un peu plus de 45 minutes plus tard, on re-émerge des tunnels sous-terrain à la droite de l’immense bâtiment. Dans l’intervalle, plusieurs parties on pris de l’ampleur. L’espace l’entourant est saturé de visiteur. Deux parcs, également empli de monde, fond face au deux façades principales de la cathédrale; celle du début du siècle construit par Gaudi lui-même a les allures d’un gros gâteau en train de fondre, surmonté d’un grand conifère. Le concept peut seulement venir d’un champignon magique sur le LSD; c’est à ce point malade! L’autre façade est ma préférée, plus cubique, avec de relents « picassotiens ». On déambule, prends des photos et dit au revoir à la cathédrale. J’aimerais y revenir en 2026 quand la tour gigantesque centrale sera terminé.

Pour la suite, puisque rien n’est à l’horaire, on descend vers la plage en partant des hauteurs de Barcelone. On marche longuement, mange thon en canne, pain et pâté sans le moindre ustensile dans un des nombreux parcs qui autour de la ville.

En chemin on retrouve des endroits visité la dernière fois… ce qui, surprise, ne rappelle rien à Mika.

Nous voilà à la plage. Il est 16 heures. Elle est bondée. La mer est chaude mais nous n’avons rien pour nous y baigné. Au centre de la plage, en ligne avec une des nombreuse digue brise-vague on visite « Doucheland » Barcelone style. Un immense terrain de jeux pour gros bras et 6 packs surdéveloppé s’offre à nous. L’endroit idéal pour un traitement choc dans la destruction de l’estime de soi. Pendant que je me vide le nombril de son sable, des gars fond des pompes sur une main et rampant du fromage avec leur abdos.

Il y a de quoi se motiver à faire de l’exerciez. Résolution prise; on se met en « shape »

Maintenant à l’ombre, une bière fraîche à la main. On raffine notre résolution : fuck l’exercice!

La journée s’achève et Océanne fait office de guide pour nous ramener à la maison. Elle nous guide de station en station, mais malgré d’énormes efforts, comprendre les connexions avec les trains de banlieue est incroyablement compliqué. Nous prendrons près d’une heure trente pour revenir.  Une première journée de voyage, heureux de se retrouver en famille

Jour 123 – Bye Autriche

30 Août 2014
Départ Spittal, Autriche (Vélo) vers Villach Autriche (50km)
Villach (Train) vers Udine, Italie

On roule une cinquantaine de kilomètres sur les piste tortueuse suivant la rivière qui nous amène de Spital à Villach. Inévitablement, si vous regardez une carte, elle vous indiquera toujours une distance plus courte que celle qu’on fini par faire. Par exemple aujourd’hui, si vous êtes en voiture, 39 kilomètres auraient suffit, mais pour nous, ce sera plus de 50.

La bonne nouvelle, est que les éléments sont avec nous, surtout au début de la journée. Des belles pistes, un vent de dos et une légère pente descendante. On se gâte et roule rapidement. Vers midi, on s’arrête à mi-chemin pour prendre un lunch en plein-air. On est forcé de se faire quelque chose de plus élaboré qu’à l’habitude, parce que tout ce qui nous reste, c’est des pâtes. Durant la cuisson, probablement par intervention divine, un pneu crève bruyamment devant nous et pour aucune raison apparente. Évidement, c’est un bris de valve..impossible à réparer. Heureusement, prévoyant comme nous pouvons l’être parfois, nous avons encore une chambre à air de rechange.

De retour sur la route à un rythme beaucoup moins soutenu. C’est « plate » mais le vent nous a viré dans la face. On fini la route avec moins d’enthousiasme entre à Villach en suivant la rivière. Ça nous amène en ville dans un très belle endroit. La ville est tranquille et très jolie. Une belle rivière qui la traverse, de jolies terrasses dans un quartier piétonnier et des montagnes au loin. On se demande si on dort ici. Pour décider, il y a rien comme aller faire un tour à la gare. En effet, on considère notre défi relevé. On est à moins de 20 kilomètres de la frontière Slovéne, ce qui confirme que nous avons traversé l’Autriche du nord au sud.

Bravo les poilus!

Ce qu’il nous faut maintenant, c’est de la chaleur et du soleil et on espère les trouver en Croatie. Mais comment si rendre? Seuls deux trains quittent pour le sud ici; un pour Zagreb en Croatie (dans le nord du pays et vraiment loin de la côte) et au autre pour Usine en Italie. Cette dernière ville a l’avantage d’être plus près de la Mer Adriatique que Zagreb. Les deux trains partent, tous les jours, en fin de journée. Si on ne se décide pas maintenant, il faudra attendre jusqu’à demain soir pour prendre les mêmes exactes trains. Après mûres réflexions, on décide en faveur de l’Italie.

On achète donc les billets et attend deux heures avant le départ.

On en convient, une journée comme ça n’est pas super divertissante pour nos « avides » lecteurs. On a donc décidé, pour chacun d’entre nous, de faire une petite liste des choses qui nous manquent le plus en voyage.

Patrick
Du linge propre
On s’habitue à sentir le swing…mais pas les gens autour de nous.
Une douche « qui se peut »
Quand on vit dans les campings, plusieurs d’entre vous le savent, c’est toute une gymnastique pour prendre une douche; sans salir ou mouiller son linge propre, ne pas pogner de verrues, peser sur le maudit boutons à toutes les 13 secondes, la prendre quand il reste de l’eau chaude, ajuster le jet pour avoir une pression suffisante pour au moins éteindre une allumette et on j’en passe.
Prise de courant
Tenir tout nos bidules électroniques chargés demande de la gestion. Je rêve de tout brancher et charger au même endroit et en même temps.
Comprendre de quoi à la télé
On écoute pas beaucoup la télévision évidement, mais quand on peu c’est un réel plaisir…surtout un film…ce serait beaucoup plus agréable si on comprenait quelque chose.
mon oreiller
J’ai un oreillé gonflable qui vient de rendre l’âme. C’est un détail, parce que de tout façon, ce genre de choses, même quand elle fonctionnent bien, ne sont qu’un pale substitue à la vraie affaire.

Annik
Un bac de recyclage
L’âme écologique d’Annik saigne tous les jours. Comment survivre à tant de gaspillage? Comme on achète tout en petite quantité, la tonne d’emballage qui prenne le chemin de la poubelle la désespère, surtout qu’on a l’habitude de faire attention à ce genre de chose. Quand on change de pays, et qu’il y a du recyclage, comprendre ce qui va ou tient du miracle. En Autriche, par exemple, on fini par comprendre qu’une canette d’aluminium va avec le papier (pourquoi?).
Des jeans!
Je suis tanné d’être habillé en « sport woman » – qu’est-ce qu’il y a de plus beau qu’une paire de Jeans?
Bagel au creton
Des croissants au beurre « n’accote » pas un gros bagel grillé aux graines de sésame, couvert d’une fine couche de moutarde jaune et d’un pouce de creton Bilopage bien gras!
serviettes douces
On a des serviettes légères de type chamois avec nous. Le poids est super important mais s’essuyer avec ça offre la même sensation que de se frotter avec tapis « sauve-pantalon ». Il faut absolument tapoter au lieu d’essuyer parce ça cous arrache l’épiderme.
Des « pas espadrilles » – Idéalement des bottes
J’aime les bottes!
La famille et les amis
C’est convenu et prévisible!

Océanne
Tarte aux pommes et les compotes de Mamou
Tarte au sucre de grand-maman
Sucre à la crème de grand- maman
Mon lit
Plaqueur à cheveux
Faire du ski-doo

Mika
Mes amis me manquent beaucoup
je m’ennuie de faire semblant de tuer des zombies. (ce sont ses mots, comme quoi les choses les plus futiles sont les plus amusantes)
L’école… pour faire plaisir à la directrice
Faire du ski-doo
Jouer au hockey

Évidemment la famille et les amis nous manquent tous beaucoup.

On vient de compléter la liste et on arrive en Italie en soirée. (9 heure trente) Changement de pays = pas d’Internet. On pas la moindre idée où se trouve l’hôtel qu’on a réservé avant de partir. Annik impressionne par son niveau de prévoyance; Elle a pris un « snap shot » de la carte sur son cellulaire avant de perdre Internet. C’est finalement la seule information à notre disposition pour trouver notre hôtel. Le problème avec cette idée, qui est d’ailleurs meilleure que rien, c’est qu’un « jpeg » de 72dpi d’une carte sans aucun noms de rue, c’est presqu’aussi utilie qu’une carte de la Malaisie (aucun lien avec l’avion disparu – ils l’ont retrouvé au fait?)

On traverse la ville qui est superbement animé. Il fait passablement chaud, ce qui fait changement pour nos peaux maintenant redevenus pâles par le soleil absent du dernier mois. On passe dans toutes ces superbes petites rues. Les cafés sont bouillonnant d’activités, même à cette heure tardive. On est sous le charme. Ça n’enlève rien à l’Allemagne et l’Autriche, mais c’est une des partie qui nous a déplu un peu. Il semble, que peut importe où et quand on sortait, il n’y avait rien de festif. La plupart du temps, même la musique était absente des bars et restaurants. On est donc heureux d’être ici!

On cherche donc le fameux hôtel dans la noirceure d’une ville anciennement fortifiée avec ces rues tortueuses. C’est sûrement la première fois que ça arrive, mais on est perdu, complètement perdu. Généralement, quand on connaît la direction général, on fini par se retrouver éventuellement. Les rues sont ici si « moyenne-âgeuse » qu’on finira pas comprendre qu’on a fait un 180 degrés et qu’on se redirige vers le point de départ… la gare. Finalement, un bon 45 minutes plus tard, on finit par trouver l’hôtel où on se fait accueillir, super gentiment par un serveur, (l’hôtel est aussi un restaurant) qui nous explique tout dans nos deux langues. On est sous le charme! Une fois tout en place, on descend au resto pour prendre un verre.

Ce restaurant est incroyablement italien, et bizarre à la fois. C’est super propre, ça a la classe d’une autre époque mais on y a rajouté un « container » de bibelots et de décorations de tout les styles et époques. On parle ici de chandails de foot, de fleurs en plastiques, de lampes rococo, de photos, de sculptures, tout ça à travers de boiseries à excès et des fenêtre à vitraux.

La proprietaire, est aussi ce qu’on peut s’imaginer d’une patronne italienne; massive, autoritaire mais qui sourit à tout le monde, se promène avec présence et s’assure que ses clients, qu’elle considère comme sa famille, sont bien servis. Elle nous fait des sourires toute la soirée pendant qu’on boit et mange une pizza Margarita…avec des frites dessus…(on avait oublié que ça existait). L’endroit est honnêtement atroce, mais il a quand même de ces charmes qui vous donne le goût de rester; un sentiments vraiment unique.

Retour dans notre chambre au draps des années 70. On dort aux sons de la pluie qui tombe (c’est pas supposé être le paradis ici?)

Jour 121 – On peux-tu embarquer dans le train?

28 Août 2014
Départ de Bad Gastein (Train) vers Mallnitz (Gare Tunnel)
Départ de Mallnitz (Vélo) vers Obervellach

Wow! Il fait beau pour vrai ce matin. Quelques nuages, mais si peu, qu’on pourrait officiellement appeler ça une belle journée. On se lève, et on sait que ce matin, on devra remonter dans la vallée vers la gare pour y prendre un train. Le train, on admet nous permet de tricher, mais celui-ci est obligatoire pour passer les hautes montagnes devant nous. C’est vraiment la seule option possible, il n’y a pas de route. Il y a tout de même « trichage » dans la mesure où, si on était vraiment « hard core », on se « tapperait » les centaines de mètres de monté vers la gare dans le haut du village. Comme on a aperçu cette route en autobus hier, et qu’on a jamais rien vu de pire, une petite aide n’est quand me pas un pêcher.

Comme à l’habitude, on ramasse nos affaires pour le départ avant de déjeuner (meilleure méthode pour garde tout le monde motivé). Ce matin par contre, on peut se payer un luxe rare; DES TOASTS. Nos amis Gilles et Hélène nous font le plaisir de nous faire griller du pain, une chose qu’on n’a pas fait depuis très longtemps. Il y as tu quelque chose de meilleur qu’une bonne toast au beurre de peanut? On mange plus qu’on devrait et finalise le « paquetage » avant de faire nos adieux, ou du moins, au revoir à nos voisins; échange d’adresses, petites photos, bisous et poignées de main plus tard, on se dirige vers la gare de Bad Hofgastein.

Sept ou huit kilomètres faciles pour y arriver… Ce qui suit, le sera un peu moins. La gare, tout de même assez grande, n’est dotée que de toilettes et d’une machine pour acheter des billets. On s’en formalise pas. On commence à avoir l’habitude, et de toute façon, l’appareil offre plusieurs langages d’utilisation, une fonction utile quand ton allemand ressemble à rien de bon. On achète donc nos billets passagers, pour ce court trajet de 25 minutes, ainsi que nos droits d’entrée pour le vélo; du gâteau!

On a pas encore vu aucun train passer de près. On s’attend, à la vue de ceux aperçus de loin, à des trains similaires à ceux d’Allemagne; on devrait avoir qu’à rouler nos vélos à l’intérieur. Comme nous avons maintenant l’habitude, on se place exactement où le wagon désigné devrait s’arrêter pour ne pas retarder le convoi. Un peu d’attente, et soudainement, les fils au dessus de la voie se mettent à vibrer, signe de l’arrivée du train. On est prêt!

Oooppps! Il est même pas encore arrêté, qu’on voit qu’on aura des difficultés. Le quai est beaucoup plus bas que d’habitude, ce qui fait que pour monter les vélos à bord, il faudra monter 3-4 marches dans un très petit espace… Ça va pas être facile! On a assumé qu’on ne devait pas enlever nos sacs de transport.

La porte ouvre, le responsable sort sur le quai, nous regardes et hoche la tête de droite à gauche. Quand vous rencontrez quelqu’un en autorité, vous savez généralement dans la seconde, si il sera sympathique ou une tête à claque. Celui là, on le comprend immédiatement, est le chef mondial du deuxième groupe. Il commence à nous parler en allemand, puis dans un mauvais anglais. On se sent soudainement comme des enfants en train de se faire gronder par la « maîtresse » en première année… On comprend pas trop ce qui se passe, mais il nous trouve « épais rare »,

Mais vous avez pas réserver une place pour vos vélos dans le train? Comment est-ce possible de ne pas avoir réservé? Mais qu’est-ce que vous pensiez? J’ai pas de place moi! (on peut clairement en voir à travers les vitres). Pas de réservation, pas de train!

On a beau lui expliquer, qu’ici le service à la clientèle se résume à un robots, pas à un humain, et qu’on en savait rien. Le monsieur, il veut pas se mettre en retard, et commence à remonter les marches de son wagon. On lui demande, mais comment on doit réserver exactement? Ça réponse dépense l’entendement… il nous garoche un numéro de téléphone, comme ça, par la tête, (c’est juste si t’es capable de prononcer les chiffres en anglais, et on a pas de papier espèce de « tarla ») Il s’apprête à remonter définitivement quand Annik l’interpelle une dernière fois lui demandant si il peut faire preuve de flexibilité. Est-ce qu’il peut faire quelque chose pour nous? Après tout, on sort ns deux stations. À ce moment, il nous met officiellement en maudit.

Ce qu’on peut faire?… Il part à rire, hoche la tête, fait signe de pédaler vers le haut de la montagne et ferme la porte……$&$!….le prochain train est dans deux heures.

On a les deux bras à terre devant quelqu’un qui devrait au minimum tenter de nous aider GENTIMENT… On passe la prochaine heure à essayer de prendre une réservation. Évidement, tout se passe très bien. Le site internet, où se devrait être possible de le faire, n’indique nul part comment procéder. On cherche un numéro de téléphone pour le service à la clientèle, qu’on trouve et qu’on s’empresse d’appeler. L’affiche sur lequel le numéro à été repéré date de la construction de la gare. Un coup de fil et la seul voix qu’on entendra sera celle de « madame FIiiiiiDOUDA!!! (Pas de service) On tente d’autres numéros sans succès. On est un peu pogné. On se demande si on va pouvoir prendre le prochain train.

On pèse nos options; reprendre la route et finalement remonter jusqu’à la station juchée dans les nuages (qui a des wagons pour les voitures… donc pour les vélos), trouver un taxi assez grand pour nous amener à cette station, qui apparemment à un guichet avec un humain, ou tenter notre chance dans le prochain train. Devant la station, un taxi s’arrête et on tente de communiquer avec le chauffeur. Il a un très grand camion et notre première idée est d’y monter avec tout notre stock. Le monsieur, heureusement, à l’air de vouloir faire preuve de gentillesse. Il répète 10 fois;

it’s complicated!

…avant de finalement nous tirer par le bras vers l’horaire où on retrouve une image de la composition des wagons de chaque train. Il pointe le prochain et nous explique, comme il le peut, que celui là a un compartiment dedié aux vélos et que tout devrait être correct. On remarque effectivement la difference entre le prochain et celui qui vient de passer. On se sent reprendre espoir. Plusieurs fois, on lui demande si on a besoin d’une réservation. Convaincu, il répond NON!

Nous voilà sur le quai l’espoir dans le cœur. On doit attendre encore une heure, mais on en profite pour faire du ménage dans les textes du blog. Nous y sommes presque. L’heure du train approche. Encore une fois, sur le quai, dans la position de départ du sprinter, on attend le train. Yes! On voit le wagon avec une grande porte….mais l’ouverture est à hauteur d’épaule… il va falloir monter nos vélos chargés à bout de bras… On a jamais essayé ça!

La porte ouvre…

You have a reservation?

NOOOOOOON!!!

C’est pas vrai? On a essayer! On est pas capable! On est presqu’à genou….inutilement. Le monsieur montre plus d’ouverture que le précédent, et lui, pose la bonne question. Quand sortez vous du train? Dans deux stations! Le wagon est vide à l’exception d’un seul vélo, à moins d’avoir à faire monter le Tour de France au complet au prochain arrêt, il y a de la place en masse, c’est aussi grand qu’un wagon à bétail. ll voit bien qu’il peut nous accommoder, Fiiiiiiooooou! ! On va entrer! C’est déjà ça! On se tape dans la main mentalement…oui ou ça se peut.

Bon maintenant l’épreuve de l’homme fort, parce que monter les vélos, particulièrement les deux versions adultes, demande un effort considérable. Le contrôleur nous donne un coup de main, mais on se « grafigne » à peu près tout le corps dans l’exercice. C’est simplement impossible de « balancer » les vélos à cause de leurs « gros derrières » et ils sont très très lourds. On y arrive tout de même, et malgré les petites blessures, on a le gros « smile »

On reste dans le wagon à « bestiaux » pour les prochains 25 minutes. Jusqu’à l’entrée dans le tunnel, on profite d’une vue sans pareille de la vallée. Le train entre finalement sous la montagne pour une traversé de 10 kilomètres dans le noir. On passe actuellement sous des centaines de mètres de roches…assez cool merci! Nous voilà à la sortie et approchant la gare. On sait que la route descend à partir d’ici, et pour un moment. On va se payer la traite au lieu de continuer sur le train. On descend donc ici. Même exercice, et de nouvelles « grafignes » plus tard,,nous sommes sur le quai, heureux et affamé. Le prochain village est à environ 9 kilomètres, on espère y trouver un supermarché..

Quelques centaines de mètres plus loin sur la route, on atteint un petit plateau qui nous donne une INCROYABLE vue sur la vallée.. et nous nous apprêtons à descendre…. Yahhooooo! Ça a l’air à descendre longtemps longtemps. On est pour ça les pente descendante! On monte sur nos vélos, et on se paye un super « trip »; presque 10 kilomètres de descente sans le moindre coup de pédale. Ça descend tellement que même avec le vent on sent les freins chauffer. Le bonheur total! On tente de battre notre record de vitesse, mais le vent est trop fort et ça rend nos vélos instables. 57 km/h!… On devra attendre pour battre le 61 km/h de la semaine passée.

Au bas de la pente, on arrête à l’Office de Tourisme pour se faire dire que le meilleur camping de l’univers est à nos pieds. On pensait continuer plus longtemps vers la frontière slovène, mais on doit bien ça aux enfants. L’endroit est rempli d’activités; kayak, arbre en arbre, rafting, skate parc et autres…C’est ici qu’on reste ce soir. À tout les autres niveaux, le camping est très très ordinaire…mais on est heureux d’y être. On décide de réserver pour une descente en rafting demain matin avant de reprendre la route. On passe la soirée entre écrire pour le blog, souper, prendre un verre et regarder un match de soccer amical entre adultes… Il sont bon pas rien qu’un peu!

On se couche tôt, et la température cette nuit s’annonce la plus clémente depuis trois jours. Ça devrait aller!

Jour 118 – Cheveux blond; le complot!

26 Septembre 2014
Wagrain Autriche

Voici le plan, on fait rien aujourd’hui! On bouge pas d’ici, et si on peu se gratter les « foufounes » en écoutant le silence, on le fera. On s’apprête à implémenter le plan d’action, avant qu’Annik et Océanne décident que cette journée ne peut pas être perdu à de si futiles choses. Elles ont l’intention de sortir en fille en bas, au village, pour se faire faire une teinture. (Seulement Annik)

Depuis le début du voyage, Annik pense à se faire teindre en blonde. Si elle déteste, seul de pures inconnus pourront se « foutre » de sa gueule, ce qu’elle croit en mesure d’endurer. Les voilà parti, pendant que les gars accélèrent la cadence… à ne rien faire. Patrick en profite pour mettre à jour beaucoup du matériel du blog.

Au village, d’étranges et de lugubres événements se préparent sans que le moindre indices ne puissent en dévoilée la funeste conclusion. Annik se présente au salon de coiffure avec la ferme intention de se faire teindre. S’informant des possibilités d’obtenir satisfaction à cet égard, on lui demande de revenir à 14 heure; le salon ferme pour une période de deux heures dans quelques minutes;

La première pièce de l’échiquier est en place! On sent déjà le souffle chaud des profondeurs de l’enfer s’infiltrer dans cette histoire, encore à ses débuts.

Annik et Océanne, complètement ignorantes des événements plus grand qu’eux prenant place dans l’ombre, font le tour des boutiques le sourire au lèvres. Quelques minutes avant 14 heures, confiante de se présenter à temps pour obtenir une place de choix, elles se dirigent, le cœur léger, vers le salon plus bas sur la rue.

À l’intérieur, l’endroit est déjà plein. Comment est-ce possible? Tel d’ignobles goules aux vertu douteuses, des femmes complotant contre l’étrangère, ont réussi à entrer à l’intérieur, probablement par d’anciennes canalisations longuement oubliés, avant l’arrivé du couple mère, fille. Quelle surprise de trouver toutes ces dames, n’ayant probablement même pas besoin de soins capillaires, déjà assises sur toutes les chaises de ce salon de plus en plus curieux. Comment on t’elles déjà pu être à l’intérieur? À quel minables bassesses on t’elles du s’adonner pour profiter d’un laissez- passer avant eux? Quoi qu’il en soit, toute ces dames n’ont qu’un objectif en tête; s’assurer que l’horloge du temps s’écoule, que les heures s’égrainent et que devant l’inévitable, la gentille coiffeuse, complètement extérieur au complot, soit placé devant une tâche impossible avant la fermeture; celle de transformer une brune en blonde dans un temps impossible.

Annik, dans son inconfort croissant, devant toutes ces femmes criardes et colorées, se demande quand tout cela va en venir à elle? Un œil exercé au subtiles étreintes de la noirceur aurait déjà vu, qu’une de ces femmes est bel et bien en charge de ce complot. Les indices ne mentent pas à ceux qui savent voir; plus de 70 ans, et elle opte pour la teinture « charbon des ténèbres ». Seul le plus éloigné des trous de noir est plus foncé. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas se faire teindre les sourcils et les cils du même ton ténébreux? Cruella n’aurait qu’à bouffer la tête de quelques truites vivantes pour dévoiler ses vils intentions. De toute façon, sa mission est accomplie, la petite brune ne pourra jamais être blonde à temps!

Quinze heure trente; déjà de longues heures sont passés et Annik a finalement l’occasion de faire part de ses besoins. Annik a les cheveux foncés et elle veux être blonde comme le blé. Si cette gentille autrichienne avait pu dire le fond de sa pensé, à se moment là, elle aurait sûrement dit;

T’es folle ou quoi? On passe pas du noir au blanc en 2 heures!

Devant le devoir accompli, toutes ces figures ayant placé l’employé devant l’impossible, quittent le salon dans un nuage de fumé et dans des bruits de battement rappelant quelques chauve-souris sanguinaires.

Un premier bleach; Annik est jaune-orange.
Une première couleur; Annik est jaune-orange
Un petit coup de lance flamme; Annik est jaune-orange.
Une visite de Marie Denise Pelletier pour valider le jaune orange
Une petite prière, allumage d’encens; Annik est Jaune-Orange
Une deuxième couleur; Annik est jaunes… Un peur plus pâle.

Dix-neuf heure trente, le fond de la tête « galés » avec les cheveux de Lisa Simpson, Annik se regarde dans le miroir avec effroi. À moins de se faire tremper la tête dans le peroxyde pour la nuit, ça sera pas mieux que ça. En désespoir de cause, la coiffeuse tend sa main pour le paiement, pousse Annik à travers le cadre de porte et barre à double tour. Annik maintenant sous le soleil couchant, « flash » jaune dans le noir. Elle décide de ne pas allumer ses feux de position sur son vélo; ses cheveux seront bien suffisant pour être vu de l’espace.

Pendant ce temps Mika et Patrick, eux aussi absolument ignorant de tous ces événements, mangent des saucisses et de la « banik » sur le feu préparé par nos gentils hôtes. Il y a pas à dire, même si ça fait 20 ans qu’ils font ça, ils ont encore du plaisir avec leur boulot. On mange et on s’amuse, mais on commence à s’inquiéter d’une scèance de coiffure qui a débuté à leur départ à 11 heures ce matin. Ça fait quand même huit heures et demi chez la coiffeuse! On est tous sur le point de partir dans la voiture du propriétaire, quand dans la directions de la ville, on aperçoit une forte lumière; un nouvel astre en mouvement suivant les courbures de la routes dans la vallée ci-bas. Au départ, la lumière est assez intense pour éclairer quelques carrés de maison au village, mais plus elle s’avance, plus son intensité augmente, au point où une immense zone est noyée dans la lumière la plus blanche imaginable. Ce point bouge toujours dans notre direction et nos genoux claques d’inquiétude devant un phénomène si singulier. Nous ne sommes pas prêt à une visite d’extra terrestre; ça fait longtemps qu’on a pas écouté E.T. et on se souvient pas ce qu’il faut faire. Le point s’approche de plus en plus et nous sommes maintenant submergés dans la lumière qui s’évanoui subitement en passant derrière la maison. Tout à coup apparaît, dans une nuée d’étoile; Lisa Simpson.

Je t’aime Annik, t’es belle en blonde!

Mines de sel

22 Août 2014
Départ Aufeld, Autriche (Vélo) vers Mine de Sel de d’Hallein (10km)
Départ de Mine de Sel (Vélo) vers Golling an der Salzach (10km)

Méchante grosse journée aujourd’hui. On se lève tôt après une autre nuit froide et humide. Avec tout les nouvelles de beau temps au Québec, on doit dire qu’on commence à être jaloux de cette partie là de l’affaire. Depuis notre arrivé en Allemagne, soit presque l’ensemble de mois d’août, la météo est pas vraiment pas super adorable…

On lève le camps, un peu avant 10 heure, en direction de la mine de sel qui a façonnée la vie de la région durant des siècles. Salzburg, à quelque dizaines de kilomètres, a longtemps été la plaque centrale du commerce du sel à une époque où il était essentiel à la conservation des aliments. La mine, maintenant fermé mais qui a une histoire de près de 2500 ans, est maintenant un endroit touristique fréquenté de la région. Le site est dans la direction générale de notre route mais nécessite qu’on monte une haute montagne pour y accéder. Parce qu’on ne couchera pas au même endroit ce soir, on devra accéder aux hauteurs avec tout le poid de nos bagages; un « challenge » supplémentaire.

On s’était pas trompé, c’est du « challenge » solide. On doit monter, absolument sans endroit plat, pendant plus de 6 kilomètres. La plupart du temps, le dénivelé oscille entre 9 et 12%. Chargé comme on est, c’est un peu de la folie. (Note à nous même – se débarrasser de tout ce qui pourrait resté de superflu). De tout le voyage, cette montée est la plus difficile. Impossible de ne pas avoir la « patate dans le fond »; simplement très, très difficile. On se motive en rappelant aux enfants qu’on devra la redescendre au retour.

Nous voilà à la mine de sel. C’est sans équivoque. Les gens qui montent en vélo ici sont rare, et ceux qui le font n’ont pas de bagages… On nous observe avec curiosité.

Notre visite; qu’en dire? Au final, tout à été fait pour plaire à la masse et on a évacué presque toutes les informations de l’affaire. On essaie d’en faire une attraction remplie d’émotions plutôt que « d’enseigner » quelque chose. Au cour de la visite, il y a bien quelques vidéos explicatifs, mais on en ressort avec l’impression de ne pas en avoir appris beaucoup plus que sur le pamphlet trouvé à l’Office de Tourisme. Ça vaut qu’en même la peine de parler de ce qui se passe à l’intérieur, parce que c’est tout de même assez unique.

La première étape consiste à vous « enlignez » sur un grand banc d’école (comme si vous le chevauchiez – une jambe de chaque côté). On est pas sûr que c’est rassurant de voir les bancs montés sur des roues de chemin de fer, attaché un en arrière de l’autre et tiré par une petit locomotive. Dire que des compagnies comme Bombardier dépensent des centaines de millions de dollars pour s’assurer que les wagons de train sont sécuritaires. Ici, on s’apprête à vous descendre dans une mine, ventre contre dos et assis sur un bande de bois tiré par une locomotive. On vous averti de bien
garder vos bras « à l’intérieur », parce que le tunnel dans lequel on passe, se chargera de vous les arracher assez vite si vous faites le con. La pancarte qui annonce le danger, et qui se veut internationalement compréhensible, présente un petit bonhomme, les bras en croix. Parce que le graphiste était en maternelle, les mains du personnage ressemblent… à des pénis.

(7 ans et moins fermez l’ordinateur maintenant)

On est les seuls francophone sur place..on pense enfin. On se rappelle constamment les règles de sécurité.

Attention! Tes pénis dépassent!

Gardez vos pénis en dedans!

Y a pas à dire, le mot pénis fait encore rire même à 39 ans (27 ans pour Annik)

Au fond du tunnel, une grand pièce où on nous présente un premier vidéo. Pour être honnête, une mine c’est pas mal un trou dans la terre. Si vous ne savez pas qu’on y a extrait du sel, ça pas l’air de grand chose. On traverse de nombreux tunnels à pieds et atteint ce qu’ils appellent les « toboggans » des mineurs. C’est en fait une drôle de glissade sur lequel on descend à deux. Malgré nos efforts de compréhension, on ne sait pas si ces équipements étaient utilisés pour descendre, monter les mineur…ou peut-être êtes-ce pour déplacer le sel?

Donc, on y descend, et c’est assez amusant, mais Patrick se plaint que ça lui chauffe les fesse. Chochotte! Au cour de la visite, on fera une descente du genre à deux occasions, traverserons un lac sous-terrain et visiterons des galeries qui datent d’aussi longtemps que 1550. Un des point cocasse de l’affaire, c’est que puisqu’on se trouve à la limite de l’Autriche et de l’Allemagne actuelle, nous passerons à deux reprises la « frontière » entre les deux pays. (Sous-terre) En fin de visite, on nous fait remonter un long escalier roulant, le même genre qu’à Place laurier, pour nous extirper des profondeurs. (On est pas mal sûr que cette partie là est pas historique, mais on a pas d’informations officielles)

On sort de là avec une opinion mitigée. Fun, mais sans plus. Considérant le travail pour s’y rendre, on est pas convaincu. heureusement uneu plus haut sur la montages, quelque chose de vraiment cool nous attends.

Les centre de ski, comme au Québec, essaient de se diversifier. Durant la saison chaude, et même l’hiver, l’endroit où nous sommes offre aux visiteurs de descendre la montagne dans des petits véhicules individuels sur rail, dans le type montagne russe. Dans le cas qui nous importe, on contrôle la vitesse avec un levier de frein. On avait déjà fait quelque chose de similaire en Allemagne, mais celui là, est d’une magnitude bien plus grande. La descente a 2.2km. On commence par monter dans un remonte-pente récupéré dans les déchets du mont St Castin. L’affaire est tellement âgée que lorsqu’on s’y assoit, on doute soudainement pour sa sécurité. On est tous très fébrile, parce que durant la montée, on a pu apercevoir des gens y descendre autant dans les champs que dans les sous-bois. À la vitesse qu’on remonte la pente, on a le temps de faire un somme, compléter un mot croisé de 40 x 40 et apprendre le wolof…interminable…

Avant de continuer l’histoire, le problème avec ses installations, c’est qu’il n’y a qu’une piste. On y retrouve aussi bien des Jacques Villeneuve que des grand-papas à chapeau s’imaginant dans leur Crown Victoria. Il faut donc habillement classer les gens dans des catégories passant du « têteux » roulant le break le fond (les plus lents) et les ti-vites (les plus rapides). Une fois l’exercice complété, vous vous placez au bout de la file derrière ceux qui ne connaisse pas les freins.

Pour notre première descente on a mal évalué notre affaire. Le petit gars de 10-11 ans devant nous est un « risk taker ». Non mais ça va pas! C’est juste si il est pas debout pour freiner plus fort. À la moindre impression d’accélération, si il pouvait, il se mettrait en marche arrière. Sa mère, pas beaucoup mieux, l’encourage à être plus prudent… Prudent à quoi? C’est conçu pour descendre sans danger cette affaire là… Mme galapagos!

Nous on est le quatres derrière arrière et malgré une brillante stratégie. (Le premier descend 200 mètres et attend les trois autres en s’arrêtant sur la piste – ça met pas loin de 3 minutes de distances entre nous et le groupe de paresseux sur la morphine) vous croyiez que ça a fait une différence? Pas du tout! On les rattrape après le troisième « croche ». (Note à nous même; les éviter à la prochaine descente)

DEUXIÈME DESCENTE
Retour en bas, montée dans la chaise pendant quatres heures et arrivée en haut où on évalue, avec le plus d’acuité possible, qui pourrait être dans notre chemin. Évidement on se tient loin de l’enfant aphasique et de sa mère et identifie un petit couple dynamique sur lequel nous fondons tout nos espoirs. On se trompe pas! On descend comme des dingues, sans aucune distraction et personne dans le chemin… Absolument fantastique! Quand on peut prendre de la vitesse, l’affaire est complètement folle. Ça prend ça à Québec.

Une dernière descente (parce qu’on a droit à 3) pour un abordable 90$. Cette fois-ci, c’est le guet-apens! On se retrouve derrière un garçon de 8-9 ans qui pleure et qui ne veut pas descendre. Pourquoi l’obliger? On profite du chaos, pour passer devant lui mais son frère, un peu plus vieux est déjà devant. On espère qu’il sera un peu plus téméraire que sont frère en larme. Patrick et Mika quitte après avoir vu le plus grand partir.. Hé bien, cette famille fait pas dans le rapide. Le jeune devant nous est pas beaucoup mieux que la tortue du début, mais lui au moins, il nous « entertain », puisqu’il crie lorsqu’il atteint 10 kilomètre/heure. On freine sur la piste en attendant que son frère en pleurs nous rejoigne derrière . (Ce qui est long parce que lui aussi il descend sur les « brakes ».) Les filles, elle, sont pognées derrière et prennent garde à la piste mouillée par les larmes du chérubin. Elles ne peuvent que souffrir devant une descente si monotone. On s’amuse qu’en même un peu mais on espérait mieux de la dernière descente.

Nous voilà de retour sur la route avec l’intention de descendre cet infernale côte qui nous a tellement fait souffrir plus tôt. Découverte navrante; le pneu de Patrick est à plat. (celui du vélo bien sûr) On découvre qu’il est usé au point qu’un trou expose la « trippe ». On a évidement pas de pneu de rechange, on doit donc improviser. Un peu de « duct tape » à l’intérieur du pneu, une patch sur la chambre à air… On se souhaite que ça marche!

On descend la côte tout en restant prudent. On essaie de battre notre record de vitesse… 61km/h… Yes!… Ce serait possible de faire plus vite encore, mais la chaussée est mouillée et un record qui fini par un « petit bec » avec un semi-remorque est un peu moins agréable.

On roule sur une vingtaine de kilomètre avec un arrêt forcé par un gros orage. Le « timing » est bon puisqu’on arrête à l’épicerie et mange notre lunch « évaché » sur le trottoir à l’abris de la pluie mais pas du ridicule. (Assis sur nos chaises de camp, notre lunch sur un carton au sol placé à l’entrée de l’épicerie – on fait une peu tier-monde)

On se rend à ce fabuleux petit village où nous irons prendre un verre dans la soirée. Comme il ya un camping à deux pas, c’est très pratique. Nous sommes aux anges parce qu’on en a assez pour la journée. Le préposé du camping est super « sympa » et nous offre ses conseils pour la région. Comme bien des gens ici, le fait de voyager en vélo avec nos enfants dans un environnement si hostile l’impressionne! C’est toujours bon pour leur ego, avec ce qui s’en vient, ils vont en avoir besoin.

Bonne nuit!

Jour 114 – On aura vu mieux!

21 Septembre 2014
Départ Salzburg, Autriche (Vélo) vers Aufeld, Autriche

Ok, c’est pas notre meilleure journée, mais sur le nombre, ça doit arriver de temps en temps. Depuis quelques jours, on a rencontré une série de désagréments qui commencent à tomber sur la patate. Le premier, si en est un, est que le temps passe continuellement d’exécrable à ordinaire et vis versa. On vient de passer notre troisième nuit sous la pluie continuelle, et malgré la bonne qualité de notre équipement, tout fini par être mouillé. La température est tombée sous les 10 degrés cette nuit, et après avoir passé la soirée dans nos habits de pluie, (on était humide un ti-peu) dormir dans l’humidité constante nous gruge.

Il y a quelques jours, Patrick a vu sont seul gilet chaud disparaître, son cellulaire a tombé de son vélo et l’écran a craqué. (Désolé Kent) Hier dans la nuit, son matelas a commencé à délaminer et finalement son Iphone a décidé, qu’à partir d’aujourd’hui, il ne chargerait plus. Si vous connaissez Parrick, vous savez que ça lui en prend pas mal moins que ça pour pogner les nerfs…ahhhhh, pis « l’ostif » de pneu qui dégonfle toute les nuits et dont on ne trouve pas la fuite…

Enfin, ça nous prend une éternité pour se mettre en marche, et comme le matelas de Patrick a delaminé, il faut en prioritairement en trouver un nouveau. Le délaminage est un phénomène dramatique qui résulte en de petites explosions durant votre sommeil. Les membranes internes au matelas retiennent les parois supérieurs et inférieurs à exactement deux pouces de distance. Quand ces structures lâchent, dans un grand boucan, vous vous ramassez sur de grosses bosses très inconfortables. Dans le cas qui nous importe, on parle ici de dormir en équilibre sur la bosse d’un dromadaire; ça avec la pluie et le froid, ça met son homme de bonne humeur.

Nous voilà donc à la recherche du fameux magasin qui ne tient finalement pas le modèle qui convient. Celui qui pourrait faire coûte presque 300$. On va endurer le dromadaire encore un peu. Arrêt dans un deuxième magasin en direction et même constat. Tout est ou bien hyper minable ou hors de prix… Optons donc pour le minable en attendant de trouver mieux. On achète donc un matelas à 15€ en se gardant bien de se débarrasser du camélidé (si jamais la « réguine » est vraiment merdique)

On continue notre route et rencontre plein de problèmes mécaniques et autres . Il est 15:30 et on vient à peine de passer les 20 kilomètres. On s’arrête donc dans un très beau parc, et parce que la vue est superbe, on finit par oublier un peu nos désagréments. On joue une petite « game » de basket aux pieds des Alpes. Océanne et Patrick l’emportent contre l’équipe « pactée » de Mika et Annik.

De retour sur la route vers Hallein, notre destination finale pour aujourd’hui, on entre assez abruptement dans les montagnes. Ça nous rappelle immédiatement Heidi qui passait, à l’époque, à Radio-Québec. Les enfant nous regardent avec un point d’interrogation dans la face…

C’est quoi ça Heidi?

C’est ça, continuez donc à écouter Johnny Test!

Au camping, on réinstalle notre stock complètement trempé en espérant que le ciel ne nous amènera pas plus de pluie ce soir. On ce tape un super souper sur nos réchaud. On évite la bouffe autrichienne du restaurant d’à côté. Il semble que leur guide alimentaire soit différent du nôtre.

Groupe alimentaire 1 – Saucisses
Groupe alimentaire 2 – Patate et/ou chou vinaigré
Groupe alimentaire 3 – Saucisson
Groupe alimentaire 4 – Bière
À manger avec extrême modération; fruits et légumes

Dans la soirée, on fait des jeux de ballons complètement débiles sous les yeux de nos gentils voisins français rencontrés un peu plus tôt. Ils se demande sûrement qu’est-ce qu’on prend pour s’amuser autant!

Ciao!

Jour 96 – Les carpes suceuses de popsicles

On dort, dort et dort encore ce matin. Les 107 kilomètres d’hier nous entre dedans. Avec les aventures rocambolesques d’hier, se procurer l’Internet sera une priorité aujourd’hui. La journée est grise, et notre enthousiasme pour visiter l’endroit est si bas, que le simple fait de jeter un œil dehors nous jète dans une profonde dépression. Notre premier coup d’œil d’hier sur la ville aura eu un effet dévastateur… à peu près tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant respire la joie du goulag sibérien…

On peut quand même pas rien faire de la journée, on se « botte » donc le derrière et monte sur nos vélos pour se rendre à l’office de tourisme. La jeune fille sur place nous aide à identifier un bon magasin de vélos et le meilleur endroit pour obtenir l’Internet sur nos cellulaires.

En ville, nous évitons généralement les visites à vélos pour plusieurs raisons; barrer et débarrer les vélos est long et fastidieux, se suivre en ville est stressant avec les voitures, arrêts, tramways, piétons et évidement on a souvent pas la moindre idée où nous allons. Nous avons décidé de les prendre, malgré nos doutes, parce que nous sommes très loin de la partie la plus cool de la ville. (Celle où les gens n’ont pas de seringues dans le bras) Pour la distance, c’était une bonne décision, pour le reste, on se rappelle combien il est agréable de marcher dans une ville bondée.

La ville de Manheim, est finalement pas aussi mal qu’elle le semblait. Il y a des endroits vraiment jolis malgré sa malpropreté notoire (un des pire endroit visité à ce chapitre). On se procure des SIM pour nos cellulaires pour un prix dérisoire. Le français peuvent bien continuer à se faire avoir chez eux, parce qu’ici c’est une autre « game »

À un magasin,du genre FutureShop, on nous vends 3 cartes SIM pour le prix d’une (on a pas le choix apparement). Le lot coûte un incroyable 5€ et vous permet, pour chaque carte, d’obtenir 7 jours d’Internet illimité…Wow! Ce sera un peu compliqué de se branché dans la soirée, mais pour 5€, on est près à se donner du trouble.

Un parenthèse sur l’Allemagne. Pour nous, la langue est une véritable surprise. On croyait qu’on pourrait déchiffrer quelque chose mais on comprend absolument rien! Après de longues semaines en France, il faut s’habituer à vivre un peu plus dans une bulle.

Sur nos vélos, Annik prend conscience d’un problème. Elle pointe le « rack » de la bicyclette de Patrick et s’exclame;

J’pense qu’y a quek chose de pété!

Par on ne sait quelle force obscure de l’univers (matière noire, neutrino…) le support retient toujours les sacs, mais la membrure principale gauche a cédé et celle de droite, brisée et réparée il y a un bon dix jours, est de nouveau brisée. Il fait absolument trouver un remplacement aujourd’hui. À dix minutes de la grande tour d’eau, un des endroits les plus connus de la ville, on trouvera l’objet de désir pour un prix plus qu’abordable. On dit que les européens payent trop cher leur équipement de hockey « , on vous confirme que pour les vélos, on se fait « fourrer »!

Maintenant que nos emplettes sont faites, on se dirige vers le parc (payant) de la ville. Superbe endroit, on y trouvent des cigognes, canards et autres « bebittes » à plumes partout. Le site offres de tout; plusieurs restos, terrasses, jeux pour enfants, jardins, mini-zoo et autres. Pour le prix, c’est un endroit fabuleux, tout le contraire d’une grande partie de la ville.

Pour nous le clou de la journée, enfin le moment qui nous a fait « pissé » de rire, c’est quand Mika nourrit les carpes à grand coup de…popsicle. D’abord le contexte; au centre du parc, on trouve un grand lac sur lequel se déplace des petits bateaux avec auvents trainés sur des rails dissimulés au fond de l’eau. Ça a l’air cool, on s’y dirige donc. En chemin, on s’arrête sur le bord du plan d’eau appelé par des mouvements nombreux et vigoureux. Mais qu’est-ce qui fait autant de vagues? …des carpes!

Elles sont grosses, nombreuses et voraces et n’ont qu’une idée en tête; se nourrir. Au moindre mouvement près du bord, elles s’avancent vers vous la bouche en « duck face », les lèvres pulpeuse sorties de l’eau dans l’attente d’obtenir de délicieuses offrandes. Elles se préparent à une surprise… Sous les encouragements de sa famille, Mika a décide qu’une carpe ça mange… des popsicles trois couleurs

Si vous croyiez qu’elles se « foutent » des popsicles, détrompez-vous! Les carpes adorent sucer! On devient une véritable sensation, des dizaines de personnes se retrouvent autour de nous pendant que les carpes tentent temps bien que mal d’attraper le délicieux glaive de glace. Par moment, certaines l’atteignent, ferment leurs lèvres autour et partent avec un morceau. À l’apogée de l’événement, la matriarche, une carpe de 50 pieds et de 4000 kilos, sort sa grosse bouche et avale tout ce qui reste du popsicle sous les rires de la foule.

On prend place dans la bateau où on prend une « petite » bière (une grosse parce que c’est tout ce qu’ils vendent). Le carpes sont toujours aussi motivés. Pour chaque bateau, trainé sur une rail sous-l’eau, une horde de petit bouches roses apparaissent à proximité et se jettent sur la coque; c’est du délire! Comment un chose aussi ridicule peut nos faire rire autant?

Patrick et Mika se donne le défi de se mettre les pieds à l’eau et d’attendre la venue des suceuses. Patrick crie comme une fille à l’arrivé des bêtes à grandes bouches. Pendant ce temps, d’autres visiteurs passent tout près et se demande comment cet homme a pu avoir des enfants. Mika fait de même mais se contente de rire. En fin de compte, à part quelques petits becs et sucettes, les carpes préfèrent les popsicles!

On visite le reste du parc en vitesses (la pluie s’en vient) non s’en permettre aux enfants de sauter en trampoline, descendre en tyrolienne et se fracturer les jambes sur un pneu accroché au bout d’une corde (mauvaise idée). Plusieurs cigognes arpentent les jardins et nous observe; qu’elle grandiose bête. On sort du parc sous la pluie et trouvent un restaurant asiatique où on y on sert des LÉGUMES… Qui aurait cru qu’un brocoli pouvait être si attirant… excellente bouffe.

Retour à la chambre où tout le monde relaxe pendant que Patrick veut mettre le feu dans la face du gars qui a fait le livre d’instruction pour se brancher à internet. Malgré l’intervention de deux allemand natif, il y a rien à faire. Eux aussi décident de rejoindre la secte Mettre-le-feu-dans-face-du-gars-des-instructions. il lui faudra des heures pour finalement faire marcher l’affaire…

Bonne nuit!