Jour 124 – Un café italien et atteindre la Slovénie

1er Septembre 2014
Dormi à Udine, Italie (Train) vers Trieste, Italie

On est de retour en Italie et on est si heureux. Malgré une grande proximité géographique entre l’Autriche et Udine en Italie, c’est deux mondes absolument et complètement différents. C’est difficile de s’expliquer pourquoi tout semble si différent à tout les niveaux et les causes de tout ça. C’est drôle comment on s’en souvenait plus, mais aujourd’hui, on préfère l’Italie à l’Allemagne et l’Autriche.

Malgré nos espoirs de beau temps, il faudra encore attendre parce que c’est pluvieux. « Who cares? » On est en route pour la Croatie, il devrait faire beau!

On a un déjeuner inclu à l’hôtel, on descend donc au restaurant du premier étage, le même qu’hier soir. On ne repassera pas sur la description exhaustive de l’endroit parce qu’on croit en avoir assez fait dans le « post » d’hier. Par contre, on doit vous parler du déjeuner le plus copieux qu’on a vu depuis des lunes. Dès le départ, nous sommes conquis par la présence d’un grille-pain. On en avait pas vu depuis des mois, mais depuis 3-4 jours, on en est à notre deuxième apparition. Avec tant de signes, si il y avait un dieux « toasteur », nous serions maintenant des convertis (Pour les besoins de la cause, nous appellerons ce dieu: Cora Déesse du Déjeuner.

Cora nous remercie copieusement çe matin, puisqu’on mange des toasts, du jambons, des crêpes et à peu près tout ce que la terre à offrir. Comme hier, la propriétaire est présente et elle nous fait de fabuleuses façons. Elle semble obnubilée par tant de beauté (on extrapole évidement) . La serveuse, elle aussi super sympathique, nous prépare les meilleurs chocolat chaud « ever », et c’est pas des blagues! C’est à ce moment que Patrick entends, venant des cieux, les paroles d’une autre déesse, la Mégantiçoise Andréanna la Notarius. Elle lui rappelle qu’on ne peut pas finir sa vie et rejoindre les sages au Panthéon du Pain Doré sans avoir bu, au moins une fois dans sa vie, un expresso italien. Patrick, ayant cessé d’en boire depuis presque 5 ans, et n’ayant pas mit les lèvres sur le délicieux nectar depuis, sent l’appel. Abandonner toute ses anciennes convictions pour toucher le nirvâna? Que faire? La tentation est trop grande!

Une petit main levée, l’attention de l’ange du capucino attiré, une commande de café et finalement une tasse de café devant soit, Patrick admire la douce mousse du breuvage l’appeler tel un nuage dans les cieux. Mika, Annik et Océanne, sachant très bien qu’il brise un ancien vœux sont sur le gros nerf.

T’es sûr que tu veux faire ça?

Je recommence pas à prendre de l’héroïne quand même!

Il dépose ses lèvres, et déguste. Soudainement dans un tunnel, il revoit sa vie; de vielles images de cafetières dégoûtantes du Cégep explosant et de café aromatisé « au Irish Cream » dans une tasse croutée « flashent » devant ses yeux. Il faut bien revoir les démons du passée pour atteindre une nouvelle plénitude. Boom, c’est fait! Le bonheur est atteint…

J’ai bu mon café italien, mais seulement pour aujourd’hui. Merci Andréanne.

On quitte, non avant d’essayer de communiquer avec la propriétaire qui vient voir Océanne, lui caresse les cheveux en disant;

Bella, bella!

Vous n’aurez jamais vu un peuple aussi tactile et aussi expressif face à la beauté. C’est vraiment remarquable (elle est quand même jolie notre grande Océanne!)

À la gare, on cherche un moyen de se diriger vers la Croatie. On fait le tour des infos disponibles et réalise qu’on devra commencer par descendre au sud, à Triestre avant la frontière slovène. De là, il n’y a apparemment que deux façons de rejoindre la Croatie. Ou bien prendre l’autobus (pourrons nous amener nos vélos?) ou pédaler à travers la cinquante de kilomètre de Slovénie entre l’Italie et la Croatie. Rien ne nous indique qu’elle sera la solution avant d’arriver à Trieste. On est prêt à se jeter dans le vide, les risques ne sont pas tellement grand!

Le train est dans environ une heures et on attend sur le quai. Mika, qui adore montrer qu’il est fort, pousse les vélos complètement chargés des parents en haut des escaliers (Il est vraiment fort comme un bœuf). On attend notre train. Il arrive, quelque minutes plus tard en nous, passant devant le visage assez lentement pour qu’on puisse identifier le « wagon à vélo » en queue de convoie. On y accourt… pour trouver des portes barrées! On se regarde quelques secondes se demandant quoi faire… On repart à courir dans l’autre direction, en panique, se disant qu’il y a peut être un autre compartiment à l’avant du train; qui sait? À quelque wagon de l’autre bout, on sent la soupe chaude. Tout le monde est maintenant à l’intérieur du train, et nous, on est toujours dehors! Finalement, un préposé saute de la locomotive, et avec le sourire, nous informe qu’on était au bon endroit et qu’elle nous ouvrira. Fiouuuu!

Court voyage et arrivée à Tierste. On est sur le bord de la mer Adriatique et le vent est très violent. Depuis nos premiers jours sur la côte française, en mai dernier, on a pas vu de vents comme ceux-ci. Inévitablement, le temps est frais (et c’est une grosse déception pour nous) . Enfin, la Croatie nous attend n’est pas? Pas si vite papillon, va sera pas facile… pas du tout!

On mange à la gare et se met à la recherche d’une solution pour traverser en Croatie. En effet, pour une raison qu’on ignore, les trains italiens s’arrêtent ici et pour se rendre à la première ville d’importance en Croatie, le train n’est pas un option.

À 2 heures, on part le chronomètre. Combien de temps ça prendra pour trouver une solution. À cet heure, absolument tout les magasins sont fermés et pas moyen d’avoir une carte de la région. Sans internet, on doit se fier au seules info. sur les affiches. Patrick a un « flash ». Peut être un ferry?

3:00
Plusieurs kilomètres de vélos plus tard, suivant la côte, on arrive au port. En cherchant le ferry, on s’adresse à deux employés du port qui nous pointent le bas d’une rue où se trouverait un bateau pour la Grèce… Seulement pour la Grèce? Il nous informe aussi que des autobus partent pour la Croatie tous les jours…. La gare d’autobus est juste à côté de la gare de train…exactement d’où on arrive.

3:15
Il n’y a que des départs pour la Grèce ici!

3:45
Retour à la gare de train. Elle est où la maudite gare d’autobus? elle est absolument introuvable. Imaginez-vous donc, que dans un building en réparation et qui a l’air franchement abandonné, elle est là la gare; Endroit super crade! On s’informe et nous indique que c’est peu probable que le chauffeur veuille accepter les vélos. Si il n’y a pas trop de monde, peut être accepterait-il, à sa discrétion et au prix qu’il décidera, de nous prendre. Aussi bien prévoir de se faire voler! De toute façon, il faudra attendre quelques minutes avant le départ de 4:30 pour savoir. On jette un coup d’œil à la foule à côté du bus et on devient convaincu qu’on va prendra l’autobus. (Il y a bien trop de monde) en étudiant la carte de la région, on décide de faire la route en vélo. Sortir de la ville semble simple; quelques kilomètres seulement. De la frontière avec la Slovénie jusqu’à celle de la Croatie, il n’y a que 32 kilomètres. Malgré l’heure tardive, tout ça semble faisable.

4:15
On part. La carte que nous possédons ne couvre que l’ensemble de la Croatie. Autant dire que la partie dédiée à Trieste tiens sur le bout d’un pouce…et c’est exactement le problème…on voit pas les détails de la ville. On tente de sortir de la ville pendant presqu’une heure trente mais n’arrive pas trouver la bonne voie. Il y a deux sorties vers la Slovénie, et pour atteindre celle qui convient, on tourne en rond. Faire du surplace ici, veut aussi dire monter, et monter et monter encore, parce que la ville est construite sur une série de montagnes; très demandant comme terrain!

17:15
On est désespéré. Près de 25 kilomètres en ville et on y est toujours…sans la moindre idée comment en sortir. C’est vraiment comme dans « Traboulidon »! (référence à une vielle émission jeunesse). On s’arrête et s’informe auprès d’un groupe dans un petit bar minable. Sans aucune langue commune, il tente de nous expliquer où aller . À deux pas, il y a un tunnel. C’est apparemment le seul passage pour se rendre sur la route recherchée… Pas surprenant qu’on réussi pas à sortir d’ici!

17:45
On est sur la bonne route, le tunnel est dernière nous et on est au moins sur le bon chemin. On a aucune idée du type de terrain que l’on rencontrera. On est sur le point d’avoir une mauvaise surprise.

18:00
Ça fait quinze minutes qu’on monte. On est toujours en ville sans la moindre indication que ça va « slaquer »

18:30
On arrête à une station service pour s’assurer que les 45 minutes de monté qu’on vient de faire sont dans la bonne direction. (Pas d’Internet ou de cartes c’est de la « marde »). On est encore sur le bon chemin, mais depuis le tunnel la pente s’accentue et continue de plus belle.

19:15
Une heure trente qu’on pédale en montant, et on ne blague pas, il n’y avait aucun plat nul part. On est toujours à 4km de la frontière avec la Slovénie et on s’inquiète de la suite… À gauche, un petit village où on décide d’arrêter pour voir…ou dormir. Les dernières heures nous ont épuisé. On reste ici ce soir. Le vent se lève, la noirceur arrive et il n’y aucune chance de se rendre en Croatie aujourd’hui. Si on devait se rendre en Slovénie, trouverions-nous un hôtel? La chambre ici, est très très cher mais on a pas le choix.

20:45
Dans notre lit, on écoute Super Tennis, une chaîne qui ne passe que d’anciens matches de tennis de toutes les époques (c’est de la spécialité rare) Contrairement à nos postes de sport qui payent les droits des Canadiens beaucoup trop cher et qui doivent en parler 23 heures sur 24 pour rentabiliser l’investissement, les canaux d’ici ont de la variété; On regarde une compétition de pigeon d’argile…(pas fameux à la télé) et un match de volleyball où le Canada se fait « torcher » par les russes.

On s’endort tous un après l’autre très rapidement. On convient qu’en voyage, on contrôle pas tout, et qu’aujourd’hui, on s’attendait pas du tout à ça!

Note: Demain matin, après vérifications, on constate qu’on a monté plus de 1,400 mètres; de loin notre record.

Jour 123 – Bye Autriche

30 Août 2014
Départ Spittal, Autriche (Vélo) vers Villach Autriche (50km)
Villach (Train) vers Udine, Italie

On roule une cinquantaine de kilomètres sur les piste tortueuse suivant la rivière qui nous amène de Spital à Villach. Inévitablement, si vous regardez une carte, elle vous indiquera toujours une distance plus courte que celle qu’on fini par faire. Par exemple aujourd’hui, si vous êtes en voiture, 39 kilomètres auraient suffit, mais pour nous, ce sera plus de 50.

La bonne nouvelle, est que les éléments sont avec nous, surtout au début de la journée. Des belles pistes, un vent de dos et une légère pente descendante. On se gâte et roule rapidement. Vers midi, on s’arrête à mi-chemin pour prendre un lunch en plein-air. On est forcé de se faire quelque chose de plus élaboré qu’à l’habitude, parce que tout ce qui nous reste, c’est des pâtes. Durant la cuisson, probablement par intervention divine, un pneu crève bruyamment devant nous et pour aucune raison apparente. Évidement, c’est un bris de valve..impossible à réparer. Heureusement, prévoyant comme nous pouvons l’être parfois, nous avons encore une chambre à air de rechange.

De retour sur la route à un rythme beaucoup moins soutenu. C’est « plate » mais le vent nous a viré dans la face. On fini la route avec moins d’enthousiasme entre à Villach en suivant la rivière. Ça nous amène en ville dans un très belle endroit. La ville est tranquille et très jolie. Une belle rivière qui la traverse, de jolies terrasses dans un quartier piétonnier et des montagnes au loin. On se demande si on dort ici. Pour décider, il y a rien comme aller faire un tour à la gare. En effet, on considère notre défi relevé. On est à moins de 20 kilomètres de la frontière Slovéne, ce qui confirme que nous avons traversé l’Autriche du nord au sud.

Bravo les poilus!

Ce qu’il nous faut maintenant, c’est de la chaleur et du soleil et on espère les trouver en Croatie. Mais comment si rendre? Seuls deux trains quittent pour le sud ici; un pour Zagreb en Croatie (dans le nord du pays et vraiment loin de la côte) et au autre pour Usine en Italie. Cette dernière ville a l’avantage d’être plus près de la Mer Adriatique que Zagreb. Les deux trains partent, tous les jours, en fin de journée. Si on ne se décide pas maintenant, il faudra attendre jusqu’à demain soir pour prendre les mêmes exactes trains. Après mûres réflexions, on décide en faveur de l’Italie.

On achète donc les billets et attend deux heures avant le départ.

On en convient, une journée comme ça n’est pas super divertissante pour nos « avides » lecteurs. On a donc décidé, pour chacun d’entre nous, de faire une petite liste des choses qui nous manquent le plus en voyage.

Patrick
Du linge propre
On s’habitue à sentir le swing…mais pas les gens autour de nous.
Une douche « qui se peut »
Quand on vit dans les campings, plusieurs d’entre vous le savent, c’est toute une gymnastique pour prendre une douche; sans salir ou mouiller son linge propre, ne pas pogner de verrues, peser sur le maudit boutons à toutes les 13 secondes, la prendre quand il reste de l’eau chaude, ajuster le jet pour avoir une pression suffisante pour au moins éteindre une allumette et on j’en passe.
Prise de courant
Tenir tout nos bidules électroniques chargés demande de la gestion. Je rêve de tout brancher et charger au même endroit et en même temps.
Comprendre de quoi à la télé
On écoute pas beaucoup la télévision évidement, mais quand on peu c’est un réel plaisir…surtout un film…ce serait beaucoup plus agréable si on comprenait quelque chose.
mon oreiller
J’ai un oreillé gonflable qui vient de rendre l’âme. C’est un détail, parce que de tout façon, ce genre de choses, même quand elle fonctionnent bien, ne sont qu’un pale substitue à la vraie affaire.

Annik
Un bac de recyclage
L’âme écologique d’Annik saigne tous les jours. Comment survivre à tant de gaspillage? Comme on achète tout en petite quantité, la tonne d’emballage qui prenne le chemin de la poubelle la désespère, surtout qu’on a l’habitude de faire attention à ce genre de chose. Quand on change de pays, et qu’il y a du recyclage, comprendre ce qui va ou tient du miracle. En Autriche, par exemple, on fini par comprendre qu’une canette d’aluminium va avec le papier (pourquoi?).
Des jeans!
Je suis tanné d’être habillé en « sport woman » – qu’est-ce qu’il y a de plus beau qu’une paire de Jeans?
Bagel au creton
Des croissants au beurre « n’accote » pas un gros bagel grillé aux graines de sésame, couvert d’une fine couche de moutarde jaune et d’un pouce de creton Bilopage bien gras!
serviettes douces
On a des serviettes légères de type chamois avec nous. Le poids est super important mais s’essuyer avec ça offre la même sensation que de se frotter avec tapis « sauve-pantalon ». Il faut absolument tapoter au lieu d’essuyer parce ça cous arrache l’épiderme.
Des « pas espadrilles » – Idéalement des bottes
J’aime les bottes!
La famille et les amis
C’est convenu et prévisible!

Océanne
Tarte aux pommes et les compotes de Mamou
Tarte au sucre de grand-maman
Sucre à la crème de grand- maman
Mon lit
Plaqueur à cheveux
Faire du ski-doo

Mika
Mes amis me manquent beaucoup
je m’ennuie de faire semblant de tuer des zombies. (ce sont ses mots, comme quoi les choses les plus futiles sont les plus amusantes)
L’école… pour faire plaisir à la directrice
Faire du ski-doo
Jouer au hockey

Évidemment la famille et les amis nous manquent tous beaucoup.

On vient de compléter la liste et on arrive en Italie en soirée. (9 heure trente) Changement de pays = pas d’Internet. On pas la moindre idée où se trouve l’hôtel qu’on a réservé avant de partir. Annik impressionne par son niveau de prévoyance; Elle a pris un « snap shot » de la carte sur son cellulaire avant de perdre Internet. C’est finalement la seule information à notre disposition pour trouver notre hôtel. Le problème avec cette idée, qui est d’ailleurs meilleure que rien, c’est qu’un « jpeg » de 72dpi d’une carte sans aucun noms de rue, c’est presqu’aussi utilie qu’une carte de la Malaisie (aucun lien avec l’avion disparu – ils l’ont retrouvé au fait?)

On traverse la ville qui est superbement animé. Il fait passablement chaud, ce qui fait changement pour nos peaux maintenant redevenus pâles par le soleil absent du dernier mois. On passe dans toutes ces superbes petites rues. Les cafés sont bouillonnant d’activités, même à cette heure tardive. On est sous le charme. Ça n’enlève rien à l’Allemagne et l’Autriche, mais c’est une des partie qui nous a déplu un peu. Il semble, que peut importe où et quand on sortait, il n’y avait rien de festif. La plupart du temps, même la musique était absente des bars et restaurants. On est donc heureux d’être ici!

On cherche donc le fameux hôtel dans la noirceure d’une ville anciennement fortifiée avec ces rues tortueuses. C’est sûrement la première fois que ça arrive, mais on est perdu, complètement perdu. Généralement, quand on connaît la direction général, on fini par se retrouver éventuellement. Les rues sont ici si « moyenne-âgeuse » qu’on finira pas comprendre qu’on a fait un 180 degrés et qu’on se redirige vers le point de départ… la gare. Finalement, un bon 45 minutes plus tard, on finit par trouver l’hôtel où on se fait accueillir, super gentiment par un serveur, (l’hôtel est aussi un restaurant) qui nous explique tout dans nos deux langues. On est sous le charme! Une fois tout en place, on descend au resto pour prendre un verre.

Ce restaurant est incroyablement italien, et bizarre à la fois. C’est super propre, ça a la classe d’une autre époque mais on y a rajouté un « container » de bibelots et de décorations de tout les styles et époques. On parle ici de chandails de foot, de fleurs en plastiques, de lampes rococo, de photos, de sculptures, tout ça à travers de boiseries à excès et des fenêtre à vitraux.

La proprietaire, est aussi ce qu’on peut s’imaginer d’une patronne italienne; massive, autoritaire mais qui sourit à tout le monde, se promène avec présence et s’assure que ses clients, qu’elle considère comme sa famille, sont bien servis. Elle nous fait des sourires toute la soirée pendant qu’on boit et mange une pizza Margarita…avec des frites dessus…(on avait oublié que ça existait). L’endroit est honnêtement atroce, mais il a quand même de ces charmes qui vous donne le goût de rester; un sentiments vraiment unique.

Retour dans notre chambre au draps des années 70. On dort aux sons de la pluie qui tombe (c’est pas supposé être le paradis ici?)

Jour 122 – Rafting…et une visite extra terrestre

29 Août 2014
Départ de Obervellach, Autriche (Vélo) vers Villach, Autriche (35 km)

Deux jours de beau temps; c’est possible? Avant de traverser cette section des Alpes, on nous avait assuré, que de l’autre côté, il faisait beau beaucoup plus souvent. On s’amusait à dire depuis quelques jours;

On a assez hâte de traverser au paradis! Il paraît qu’il y a des licornes et des arc-en-ciel

Ben non! Il n’y a ni licorne, ni arc-en-ciel et même pas de soleil. C’est encore très beau, mais ce matin après une nuit pluvieuse, c’est gris. On va quand même donner un point à tous ces Nostradamus; il fait un peu plus chaud, et c’est pas de refus. On a pas gelé cette nuit. Donc, on se lève parce qu’on va faire du rafting à 10 heure. Océanne est particulièrement motivée par la tâche de ramassage. C’est drôle de voir les enfants réagir différemment selon les circonstances. Océanne déteste être en retard. La seule chose qu’elle détesterait plus serait qu’être forcé de dire « j’aime Mika » dans un auditorium au secondaire. Son frère est différent. Voici sa réaction à un échéance; l’aphasie! Il dort, encore et toujours, pendant que sa sœur s’active. Si il y avait une fable pour ces deux là, ce serait la cigale et la fourmi. Il faut quand même donner à Mika, qu’il a à peine 10 ans, n’a pas la personnalité d’Océanne et il s’est beaucoup amélioré au cours des 4 derniers mois.

Après un déjeuner élaboré d’oeufs, de toasts faites dans la poêle et de chocolat chaud, on se présente à l’entrée où la tente de rafting se trouve. On y rencontre l’organisateur qui nous explique, dans un excellent anglais, tous les détails de la descente. On nous équipe de remarquables « wetsuits » (on en a jamais mis autant de tout notre vie) et on se regarde tous en riant; nos attributs sont si bien moulés et/ou écrasés.

On descend donc le bateau à la rivière manuellement. Patrick prétend que ce n’est pas lourd du tout au moment où sa rate explose et que sont « wetsuit » craque de partout. On arrive tu à la maudite rivière?

Nous sommes en équipe avec une autre famille allemande (un papa et ses deux filles). On discute un peu, et comme tout le monde ici, ils ont aussi visité Vancouver. (Comme quatre autres personnes depuis hier) Ils sont tous sans mot devant le mix, selon eux parfait, de la ville. (Mer et montagnes). Y a pas de quoi se surprendre du prix des logements quand l’humanité entière voudrait y déménager.

La rivière n’est pas hyper sportive à ce moment de l’année, mais il faut bien en profiter quand les occasions se présentent. Notre guide est vraiment super. Il nous parle de plein de détails de l’Autriche et de la rivière dans les moments plus tranquilles. Ça vaut la peine de vous parler un peu de ce qu’on a apprit.

1- Dans les montagnes tout près, se trouve la plus grande station de pompage d’Europe. En fait, c’est une centrale hydro-électrique à partir d’un réservoir en altitude dans lequel on y pompe l’eau de la rivière où nous descendons. Vous vous dites sûrement, mais pourquoi dépenser de l’électricité pour pomper de l’eau et ensuite produire de la nouvelle électricité? C’est là que c’est brillant. Les centrales nucléaires, au charbon et autres sont des machines qui ne changent pas facilement de vitesse. La quantité d’électricité qu’elles produisent le jour ne change presque pas la nuit, au moment où la demande chute dramatiquement. L’électricité, il n’y a pas vraiment de façon facile de s’en debarasser à moins de la stocker sous forme d’eau (derrière un barrage). Parce qu’il y a une si grande offre d’électricité la nuit, l’opérateur de la station de pompage se fait même offrir de l’argent pour la prendre! Vous avez bien compris, ils le paye pour donner leur électricité. Une fois la journée arrivée et les réservoirs pleins, il ouvre les vannes pour les période de pointe où il obtient d’excellents tarifs.

2- En Autriche, il n’y a que deux passages pour les trains (nord-sud) . Y construire un chemin de fer est un travail colossal. Dans la vallée, on retrouve une de ces lignes qui passe par le tunnel dans lequel nous avons passé hier. Les infrastructures initiales datent de 1909 et comprennent un incroyable 400 tunnels et 300 ponts, le tout perchés à flanc de montagne. D’ici, on peu apercevoir les trains défiler au dessus de nos têtes. Construire tout ça aura prit six ans et 80 000 hommes, donc 20 000 italien spécialistes de la taille de pierre. (pour construire tous ces ponts en maçonnerie) Dans les années 70, on a condamné le vieux système qui était très tortueux. Le trajet demandait 2h30 de Bad Hofgastein à Villach. On l’a remplacé par un autre rail, cette fois-ci double et beaucoup plus droit, et qui permet de faire le même voyage en 35 minutes. Pour réussir ça, ils ont construis d’énormes viaducs entre chaques montagnes et petites vallées. On peut apercevoir tout ça d’où nous sommes.

3- Depuis un moment déjà, on se doute que les maisons autrichiennes, avec leurs bases en béton/pierre et leurs étages supérieures en bois, sont fait ainsi pour des considérations autres qu’esthétiques. Il y a souvent une raison pratico-pratique pour ce genre de chose. On pose la question à notre guide qui nous donne enfin la réponse. En Autriche, il y a beaucoup de neige au sol. La base des maisons est construit en pierre évitait que les fondations pourrissent et se dégradent. Jusque-là, c’est logique, mais pourquoi les autres étages sont en bois? D’abord, beaucoup de maisons sont en altitude, et y monter des tonnes de pierres de rivière était un travail titanesque. Le bois, lui, à l’avantage de pousser même très haut dans la montagne. L’autre raison et que le bois est beaucoup plus léger pour la construction en hauteur et qu’à épaisseur égale, le bois est beaucoup plus isolant que la pierre. Il y aurait des maisons de bois qui ont des structures d’un demi-millénaire, signe que si vous le garder au sec, il peut durer très très longtemps.

Revenons à notre rafting. Le guide s’organise pour qu’on s’emmerde pas trop, parce que durant la première partie du 13 kilomètres de descente, c’est pas mal tranquille! Il fait marcher tout le monde sur le contour du bateau gonflable, et essaie évidement de nous faire tomber à l’eau. Ici, c’est l’eau des glaciers, la température de l’eau ne monte jamais à plus de quelques degrés…Il y a de quoi perdre le souffle en y tombant. Mika y tombera en premier, mais il faudra attendre un peu plus tard pour voir les autres goûter aux glaçons liquides (Le Ice Bucket challenge, c’est de la p’tite bière à côté de ça).

Annik se méfiant de rien, c’est ce qui arrive quand on est de bonne nature, se fait prendre par le guide. Elle l’aide presqu’à se faire jeter à l’eau. Elle est assise sur le bord pour pouvoir ramer et celui-ci commence à passer le manche de sa rame sous ses genoux. Annik, se demande pourquoi, mais se dit qu’il doit avoir une bonne raison; c’est l’autorité après tout! Il termine la manœuvre, utilise la rame comme levier et lui fait faire une culbute dans l’eau congelé…

On fait d’autre jeu comme celui du Titanic où il faut imiter Kate Winslett à la poupe du bateau. Patrick y goute à ce moment là. Océanne s’en sauvera presque complètement, mais le guide, dans un moment d’inattention la fout à l’eau juste avant notre arrivé.

À mi-parcours, on nous fait sauter à l’eau à partir d’une petite crête rocheuse. Mika et Patrick s’exécutent. Au contact de l’eau nos craques de fesse se fusionnent et nos doigts frisent. On doit nager jusqu’à l’autre côté de la rivière et juste ces quelques secondes sont assez pour se geler les mains.

La deuxième partie est plus dynamique, rien de bien fou, mais les enfants aiment bien se faire arroser et brasser dans les vagues. Le tout s’achève donc après une heure trente et 13 kilomètres de descente. On nous remonte en camion jusqu’au camping où en s’empresse de se ramasser pour prendre la route. On a pas mit les pneus sur l’asphalte, qu’il se met à pleuvoir. On prend donc une pause à l’épicerie et mange en compagnie de gentils paniers d’épicerie.

Nous voilà finalement sur la route en direction de Spittal. On peut pas être trop ambitieux, parce qu’il est déjà plus de deux heures trente de l’après-midi. Au moins, la pluie a cessé. On s’avance dans une vallée qui s’élargie et qui a une pente générale descendante. Il y a bien des vallons, où ça brûle un peu, mais pour le reste, on descend gentiment dans un environnement qui n’a pas d’égal. Il y a trois autres groupes qui font la même route que nous. On les croise, dépasse, recroise et redépasse au grès des arrêts de l’un et de l’autre. On passe de petits villages, boisés, champs de mais et pâturages. On donne même à mange à des Yaks…(le genre de bœuf à poil) Pourquoi pas?

On arrive au camping en fin de journée, et après une petite visite pour constater que le « Night Life » de Spital ressemble à celui de Breakeyville, on décide de manger au restaurant à l’entrée du camping. En Autriche, on retrouve beaucoup de ces « maisons d’hôte », qui sont en fait des habitations qui ont, au premier un restaurant, au deuxième les appartements des proprios, et le étages subséquente et bâtiments attenants des espaces pour les touristes. Fréquemment, on y adjoint un camping comme c’est la cas ici. Tout est très propre, mais le camping ne semble pas une grosse priorité au niveau de l’entretien. Il faut faire preuve d’ingéniosité pour trouver assez grand de gazon pour se « parquer » entre toutes les pommes et poires tombés des arbres.

Au restaurant de la place, les gens sont sympathiques mais le service est très lent. (Ça peut jamais battre la Dune de Pyla) Ça nous dérange pas ce soir parce qu’on a rien d’autre a faire à part ça. Le thème de la soirée;

Pas manger de saucisses!

On s’assure de poser les questions qui s’imposent pour gagner le défi. Les premiers plats arrivent…on est en marche pour en sortir victorieux.
– Cordon Bleu pour Mika et Annik; un morceau de porc coupé en deux avec du fromage et du bacon au centre le tout dans un pouce de panure accompagnés de légumes… qui sont plutôt des frites (on se demande ce que ça a de Cordon bleu)
– Patrick obtient un morceau de porc aux champignons en canne dans une sauce douteuse, avec lui aussi, des tubercules frits.

Gagnerons nous notre défi? Il ne reste qu’Océanne. La serveuse s’approche, elle descend lentement l’assiette vers elle. (On vit tous les moments importants de notre vie au ralenti) oh,oh,oh, c’est une brochette, on le savait pas…..NOOOOOOONNN…. Il a deux « ti-boutte » de saucisse au bout…nous sommes fait. GAME OVER!

On mange et on s’ennuie de la bouffe française, parce que pour pas beaucoup plus cher, on mange tellement mieux. On s’amuse quand même bien dans cette ambiance de salon funéraire. On quitte et se dirige vers nos tentes pour se rendre compte qu’il n’est que 20 heure trente… C’est ça qui est ça!

Note: Cette nuit, Annik sort pour un pipi (c’est absolument impossible de ne pas avoir envie la nuit dans une tente…il semble) Dans le ciel, on aperçoit des carrées lumineux qui tournent sur eux même; un peu comme une projection sur les nuages. Ça nous rappelle tous une soirée vraiment bizarre près de Louiseville il y a quelques années… tu t’en rappelle Céline?

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Jour 121 – On peux-tu embarquer dans le train?

28 Août 2014
Départ de Bad Gastein (Train) vers Mallnitz (Gare Tunnel)
Départ de Mallnitz (Vélo) vers Obervellach

Wow! Il fait beau pour vrai ce matin. Quelques nuages, mais si peu, qu’on pourrait officiellement appeler ça une belle journée. On se lève, et on sait que ce matin, on devra remonter dans la vallée vers la gare pour y prendre un train. Le train, on admet nous permet de tricher, mais celui-ci est obligatoire pour passer les hautes montagnes devant nous. C’est vraiment la seule option possible, il n’y a pas de route. Il y a tout de même « trichage » dans la mesure où, si on était vraiment « hard core », on se « tapperait » les centaines de mètres de monté vers la gare dans le haut du village. Comme on a aperçu cette route en autobus hier, et qu’on a jamais rien vu de pire, une petite aide n’est quand me pas un pêcher.

Comme à l’habitude, on ramasse nos affaires pour le départ avant de déjeuner (meilleure méthode pour garde tout le monde motivé). Ce matin par contre, on peut se payer un luxe rare; DES TOASTS. Nos amis Gilles et Hélène nous font le plaisir de nous faire griller du pain, une chose qu’on n’a pas fait depuis très longtemps. Il y as tu quelque chose de meilleur qu’une bonne toast au beurre de peanut? On mange plus qu’on devrait et finalise le « paquetage » avant de faire nos adieux, ou du moins, au revoir à nos voisins; échange d’adresses, petites photos, bisous et poignées de main plus tard, on se dirige vers la gare de Bad Hofgastein.

Sept ou huit kilomètres faciles pour y arriver… Ce qui suit, le sera un peu moins. La gare, tout de même assez grande, n’est dotée que de toilettes et d’une machine pour acheter des billets. On s’en formalise pas. On commence à avoir l’habitude, et de toute façon, l’appareil offre plusieurs langages d’utilisation, une fonction utile quand ton allemand ressemble à rien de bon. On achète donc nos billets passagers, pour ce court trajet de 25 minutes, ainsi que nos droits d’entrée pour le vélo; du gâteau!

On a pas encore vu aucun train passer de près. On s’attend, à la vue de ceux aperçus de loin, à des trains similaires à ceux d’Allemagne; on devrait avoir qu’à rouler nos vélos à l’intérieur. Comme nous avons maintenant l’habitude, on se place exactement où le wagon désigné devrait s’arrêter pour ne pas retarder le convoi. Un peu d’attente, et soudainement, les fils au dessus de la voie se mettent à vibrer, signe de l’arrivée du train. On est prêt!

Oooppps! Il est même pas encore arrêté, qu’on voit qu’on aura des difficultés. Le quai est beaucoup plus bas que d’habitude, ce qui fait que pour monter les vélos à bord, il faudra monter 3-4 marches dans un très petit espace… Ça va pas être facile! On a assumé qu’on ne devait pas enlever nos sacs de transport.

La porte ouvre, le responsable sort sur le quai, nous regardes et hoche la tête de droite à gauche. Quand vous rencontrez quelqu’un en autorité, vous savez généralement dans la seconde, si il sera sympathique ou une tête à claque. Celui là, on le comprend immédiatement, est le chef mondial du deuxième groupe. Il commence à nous parler en allemand, puis dans un mauvais anglais. On se sent soudainement comme des enfants en train de se faire gronder par la « maîtresse » en première année… On comprend pas trop ce qui se passe, mais il nous trouve « épais rare »,

Mais vous avez pas réserver une place pour vos vélos dans le train? Comment est-ce possible de ne pas avoir réservé? Mais qu’est-ce que vous pensiez? J’ai pas de place moi! (on peut clairement en voir à travers les vitres). Pas de réservation, pas de train!

On a beau lui expliquer, qu’ici le service à la clientèle se résume à un robots, pas à un humain, et qu’on en savait rien. Le monsieur, il veut pas se mettre en retard, et commence à remonter les marches de son wagon. On lui demande, mais comment on doit réserver exactement? Ça réponse dépense l’entendement… il nous garoche un numéro de téléphone, comme ça, par la tête, (c’est juste si t’es capable de prononcer les chiffres en anglais, et on a pas de papier espèce de « tarla ») Il s’apprête à remonter définitivement quand Annik l’interpelle une dernière fois lui demandant si il peut faire preuve de flexibilité. Est-ce qu’il peut faire quelque chose pour nous? Après tout, on sort ns deux stations. À ce moment, il nous met officiellement en maudit.

Ce qu’on peut faire?… Il part à rire, hoche la tête, fait signe de pédaler vers le haut de la montagne et ferme la porte……$&$!….le prochain train est dans deux heures.

On a les deux bras à terre devant quelqu’un qui devrait au minimum tenter de nous aider GENTIMENT… On passe la prochaine heure à essayer de prendre une réservation. Évidement, tout se passe très bien. Le site internet, où se devrait être possible de le faire, n’indique nul part comment procéder. On cherche un numéro de téléphone pour le service à la clientèle, qu’on trouve et qu’on s’empresse d’appeler. L’affiche sur lequel le numéro à été repéré date de la construction de la gare. Un coup de fil et la seul voix qu’on entendra sera celle de « madame FIiiiiiDOUDA!!! (Pas de service) On tente d’autres numéros sans succès. On est un peu pogné. On se demande si on va pouvoir prendre le prochain train.

On pèse nos options; reprendre la route et finalement remonter jusqu’à la station juchée dans les nuages (qui a des wagons pour les voitures… donc pour les vélos), trouver un taxi assez grand pour nous amener à cette station, qui apparemment à un guichet avec un humain, ou tenter notre chance dans le prochain train. Devant la station, un taxi s’arrête et on tente de communiquer avec le chauffeur. Il a un très grand camion et notre première idée est d’y monter avec tout notre stock. Le monsieur, heureusement, à l’air de vouloir faire preuve de gentillesse. Il répète 10 fois;

it’s complicated!

…avant de finalement nous tirer par le bras vers l’horaire où on retrouve une image de la composition des wagons de chaque train. Il pointe le prochain et nous explique, comme il le peut, que celui là a un compartiment dedié aux vélos et que tout devrait être correct. On remarque effectivement la difference entre le prochain et celui qui vient de passer. On se sent reprendre espoir. Plusieurs fois, on lui demande si on a besoin d’une réservation. Convaincu, il répond NON!

Nous voilà sur le quai l’espoir dans le cœur. On doit attendre encore une heure, mais on en profite pour faire du ménage dans les textes du blog. Nous y sommes presque. L’heure du train approche. Encore une fois, sur le quai, dans la position de départ du sprinter, on attend le train. Yes! On voit le wagon avec une grande porte….mais l’ouverture est à hauteur d’épaule… il va falloir monter nos vélos chargés à bout de bras… On a jamais essayé ça!

La porte ouvre…

You have a reservation?

NOOOOOOON!!!

C’est pas vrai? On a essayer! On est pas capable! On est presqu’à genou….inutilement. Le monsieur montre plus d’ouverture que le précédent, et lui, pose la bonne question. Quand sortez vous du train? Dans deux stations! Le wagon est vide à l’exception d’un seul vélo, à moins d’avoir à faire monter le Tour de France au complet au prochain arrêt, il y a de la place en masse, c’est aussi grand qu’un wagon à bétail. ll voit bien qu’il peut nous accommoder, Fiiiiiiooooou! ! On va entrer! C’est déjà ça! On se tape dans la main mentalement…oui ou ça se peut.

Bon maintenant l’épreuve de l’homme fort, parce que monter les vélos, particulièrement les deux versions adultes, demande un effort considérable. Le contrôleur nous donne un coup de main, mais on se « grafigne » à peu près tout le corps dans l’exercice. C’est simplement impossible de « balancer » les vélos à cause de leurs « gros derrières » et ils sont très très lourds. On y arrive tout de même, et malgré les petites blessures, on a le gros « smile »

On reste dans le wagon à « bestiaux » pour les prochains 25 minutes. Jusqu’à l’entrée dans le tunnel, on profite d’une vue sans pareille de la vallée. Le train entre finalement sous la montagne pour une traversé de 10 kilomètres dans le noir. On passe actuellement sous des centaines de mètres de roches…assez cool merci! Nous voilà à la sortie et approchant la gare. On sait que la route descend à partir d’ici, et pour un moment. On va se payer la traite au lieu de continuer sur le train. On descend donc ici. Même exercice, et de nouvelles « grafignes » plus tard,,nous sommes sur le quai, heureux et affamé. Le prochain village est à environ 9 kilomètres, on espère y trouver un supermarché..

Quelques centaines de mètres plus loin sur la route, on atteint un petit plateau qui nous donne une INCROYABLE vue sur la vallée.. et nous nous apprêtons à descendre…. Yahhooooo! Ça a l’air à descendre longtemps longtemps. On est pour ça les pente descendante! On monte sur nos vélos, et on se paye un super « trip »; presque 10 kilomètres de descente sans le moindre coup de pédale. Ça descend tellement que même avec le vent on sent les freins chauffer. Le bonheur total! On tente de battre notre record de vitesse, mais le vent est trop fort et ça rend nos vélos instables. 57 km/h!… On devra attendre pour battre le 61 km/h de la semaine passée.

Au bas de la pente, on arrête à l’Office de Tourisme pour se faire dire que le meilleur camping de l’univers est à nos pieds. On pensait continuer plus longtemps vers la frontière slovène, mais on doit bien ça aux enfants. L’endroit est rempli d’activités; kayak, arbre en arbre, rafting, skate parc et autres…C’est ici qu’on reste ce soir. À tout les autres niveaux, le camping est très très ordinaire…mais on est heureux d’y être. On décide de réserver pour une descente en rafting demain matin avant de reprendre la route. On passe la soirée entre écrire pour le blog, souper, prendre un verre et regarder un match de soccer amical entre adultes… Il sont bon pas rien qu’un peu!

On se couche tôt, et la température cette nuit s’annonce la plus clémente depuis trois jours. Ça devrait aller!

119 – Départ de Wagrain

26 Septembre 2014
Départ de Wagrain, Autriche (Vélo) vers Bad Gastein (55km)

Une journée encore un peu difficile. Aux risques de se répéter, il fait vraiment frais et le ciel est couvert, il y a pas moyens de le dire autrement. On est un peu triste de quitter notre petit paradis autrichien. On se « tanne » pas du tout et les enfants sont franchement heureux ici. Cette expérience nous fait réaliser que des vacances à la ferme au Québec serait probablement une excellent idée pour relaxer et permettre aux enfants de s’amuser. C’est à considérer pour le futur.

Donc ce matin, on doit se « retaper » la route à l’envers du chemin d’arrivé. On est heureux parce que vous vous souviendrez qu’on en avait arraché pour se rendre ici, il y a maintenant 4 nuits. Au lieu de monter, on devrait descendre un bon moment. Un petit arrêt au magasin de vélos pour acheter des câbles et à l’épicerie pour…manger. Comme d’habitude, ça été si long pour décoller que par le moment où on quitte Wagrain, il est l’heure du lunch.

Une dizaine de kilomètres généralement sur la descente et nos petites fesses atterrissent dans le village de St-Johann, le dernier point croisé sur la route du sud il y a quelques jours. On s’arrête au magasin de sport pour évaluer nos chances de trouver un « shifter » pour le vélo de Patrick toujours bloqué sur la petit « gear ». Nos espoirs sont anéantis. Il n’y a pas la moindre pièce de vélos ici. Avant de repartir, sur le trottoir, on en profite pour faire un dernier tour de nos options d’itinéraire. Ou bien on roule jusqu’à la frontière de la Slovénie à 150-200 kilomètres ou on prend le train pour se rapprocher de la Croatie et de la CHALEUR!

On fait le tour de la famille. Pour les enfants, le train l’emporte. Si ils peuvent se sauver du vélos, ils seraient prêt à bien des bassesses. Les parents se consultent, et nous on a le goût du défi; traverser complètement et sans l’aide du train l’Autriche. On a pas choisi le pays le plus facile, mais ce n’est pas le plus grand non plus. Si tout ce passe bien, on pourrait bien être en Slovénie dès le début de la semaine prochaine. On se décide, et c’est la dernière option qui l’emporte. Océanne est particulièrement en désaccord avec cette décision. Elle nous le fera savoir pendant plusieurs heures dans l’entrain, ou le manque d’entrain, qu’elle mettra à pédaler. À sa défense, c’est pas arrivé souvent, mais cette fois-ci, elle n’avale pas trop le droit de veto des parents…

Nous voilà donc finalement parti. On se retrouve de nouveau sur des routes assez difficiles; peu d’espace, beaucoup de voitures et de la pluie qui part et arrête. On se rend, sans trop de difficultés jusqu’à Lend, avant de changer de cap, plein sud, en direction des plus hautes montagnes des Alpes autrichienne. On quitte la rivière, que l’on suivait jusqu’alors, et prend l’embranchement d’une autres qui descend de montagnes assez impressionnantes merci. Là, on a « pogné » la côte de notre vie! Elle n’est pas tellement longue, un kilomètres seulement mais avec 120 mètres de dénivelés c’est du costaux. Chargé comme on est, on s’amuse pas. Océanne à fini sa phase de militantisme et réussi à la monter sans débarquer même une seule fois de son vélo. En haut de cette monté, on apprend à apprécier les excellentes décisions de génie civil prisent ici. Au lieu de nous faire contourner et puis monter la grosse montagne devant nous, on y a creusé deux tunnels d’environ 3 kilomètres. Yeahhhh!

On s’amuse à crier comme des dingues pour entendre le fort écho du tunnel. De l’autre côté, on rejoint une autre rivière, qui elle descend dans une large vallée en direction de Bad Gastein, notre destination d’aujourd’hui. Ce qui est bien ici, c’est que contre toutes attentes, on descendra pour une vingtaine de kilomètres. On s’en plaindra pas!

À Bad Hofgastein, on croise un autre magasin de vélos et décide de prendre une chance et de s’y arrêter. Peut-être aurons-nous finalement la chance d’y trouver ce qui nous manque? De un, un pneu spécial, l’actuel risquant l’explosion à tout moment et un nouveau « shifter » pour Patrick. À l’intérieur, on y rencontre de sympathiques personnages; un vieux mécanicien, ne parlant pas un mot d’anglais, et son gendre qui nous fait la traduction. On se sent chanceux d’un arrêt si inattendu, parce qu’on y trouve finalement le fameux pneu impossible à trouver dans toute l’Europe. Le mécanicien, qui lui sait ce qu’il fait, nous sauve de larges sacs d’argent en sauvant le « shifter » qu’on croyait détruit pour de bon! Définitivement le meilleur 75€ d’investissement depuis longtemps. Patrick n’aura plus à pleurer de désespoir ou se couper la jugulaire par accident…avec une clef allen… nos problèmes immédiats sont réglés. Le monsieur nous arrange, des « bearings » et un « shifter » en 3/4 heure; c’est ce qu’on appelle de l’efficacité!

Tout le monde à son « tas » au départ du magasin. On a presque fait 50 kilomètres, et on s’attend au pire dans notre recherche de camping. On doute fortement de le trouver à l’endroit prévu. Peur avortée; notre carte, très peu précise, nous fait croire à des distances incroyables ce qui s’avérera faux. Après un peu moins de 55 kilomètres, on plante nos tentes près du site de deux québécois dans leur motorisé. On n’arrive pas à les croiser dans la journée, mais on se promet de les rencontrer d’ici demain.

Petit lunch, petite bière, et sous les « pas-étoiles » et la « pas-lune » dans un froid qui nous fend en deux, on se prépare pour un dodo et une autre journée (pluvieuse?) demain matin.

Jour 118 – Cheveux blond; le complot!

26 Septembre 2014
Wagrain Autriche

Voici le plan, on fait rien aujourd’hui! On bouge pas d’ici, et si on peu se gratter les « foufounes » en écoutant le silence, on le fera. On s’apprête à implémenter le plan d’action, avant qu’Annik et Océanne décident que cette journée ne peut pas être perdu à de si futiles choses. Elles ont l’intention de sortir en fille en bas, au village, pour se faire faire une teinture. (Seulement Annik)

Depuis le début du voyage, Annik pense à se faire teindre en blonde. Si elle déteste, seul de pures inconnus pourront se « foutre » de sa gueule, ce qu’elle croit en mesure d’endurer. Les voilà parti, pendant que les gars accélèrent la cadence… à ne rien faire. Patrick en profite pour mettre à jour beaucoup du matériel du blog.

Au village, d’étranges et de lugubres événements se préparent sans que le moindre indices ne puissent en dévoilée la funeste conclusion. Annik se présente au salon de coiffure avec la ferme intention de se faire teindre. S’informant des possibilités d’obtenir satisfaction à cet égard, on lui demande de revenir à 14 heure; le salon ferme pour une période de deux heures dans quelques minutes;

La première pièce de l’échiquier est en place! On sent déjà le souffle chaud des profondeurs de l’enfer s’infiltrer dans cette histoire, encore à ses débuts.

Annik et Océanne, complètement ignorantes des événements plus grand qu’eux prenant place dans l’ombre, font le tour des boutiques le sourire au lèvres. Quelques minutes avant 14 heures, confiante de se présenter à temps pour obtenir une place de choix, elles se dirigent, le cœur léger, vers le salon plus bas sur la rue.

À l’intérieur, l’endroit est déjà plein. Comment est-ce possible? Tel d’ignobles goules aux vertu douteuses, des femmes complotant contre l’étrangère, ont réussi à entrer à l’intérieur, probablement par d’anciennes canalisations longuement oubliés, avant l’arrivé du couple mère, fille. Quelle surprise de trouver toutes ces dames, n’ayant probablement même pas besoin de soins capillaires, déjà assises sur toutes les chaises de ce salon de plus en plus curieux. Comment on t’elles déjà pu être à l’intérieur? À quel minables bassesses on t’elles du s’adonner pour profiter d’un laissez- passer avant eux? Quoi qu’il en soit, toute ces dames n’ont qu’un objectif en tête; s’assurer que l’horloge du temps s’écoule, que les heures s’égrainent et que devant l’inévitable, la gentille coiffeuse, complètement extérieur au complot, soit placé devant une tâche impossible avant la fermeture; celle de transformer une brune en blonde dans un temps impossible.

Annik, dans son inconfort croissant, devant toutes ces femmes criardes et colorées, se demande quand tout cela va en venir à elle? Un œil exercé au subtiles étreintes de la noirceur aurait déjà vu, qu’une de ces femmes est bel et bien en charge de ce complot. Les indices ne mentent pas à ceux qui savent voir; plus de 70 ans, et elle opte pour la teinture « charbon des ténèbres ». Seul le plus éloigné des trous de noir est plus foncé. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas se faire teindre les sourcils et les cils du même ton ténébreux? Cruella n’aurait qu’à bouffer la tête de quelques truites vivantes pour dévoiler ses vils intentions. De toute façon, sa mission est accomplie, la petite brune ne pourra jamais être blonde à temps!

Quinze heure trente; déjà de longues heures sont passés et Annik a finalement l’occasion de faire part de ses besoins. Annik a les cheveux foncés et elle veux être blonde comme le blé. Si cette gentille autrichienne avait pu dire le fond de sa pensé, à se moment là, elle aurait sûrement dit;

T’es folle ou quoi? On passe pas du noir au blanc en 2 heures!

Devant le devoir accompli, toutes ces figures ayant placé l’employé devant l’impossible, quittent le salon dans un nuage de fumé et dans des bruits de battement rappelant quelques chauve-souris sanguinaires.

Un premier bleach; Annik est jaune-orange.
Une première couleur; Annik est jaune-orange
Un petit coup de lance flamme; Annik est jaune-orange.
Une visite de Marie Denise Pelletier pour valider le jaune orange
Une petite prière, allumage d’encens; Annik est Jaune-Orange
Une deuxième couleur; Annik est jaunes… Un peur plus pâle.

Dix-neuf heure trente, le fond de la tête « galés » avec les cheveux de Lisa Simpson, Annik se regarde dans le miroir avec effroi. À moins de se faire tremper la tête dans le peroxyde pour la nuit, ça sera pas mieux que ça. En désespoir de cause, la coiffeuse tend sa main pour le paiement, pousse Annik à travers le cadre de porte et barre à double tour. Annik maintenant sous le soleil couchant, « flash » jaune dans le noir. Elle décide de ne pas allumer ses feux de position sur son vélo; ses cheveux seront bien suffisant pour être vu de l’espace.

Pendant ce temps Mika et Patrick, eux aussi absolument ignorant de tous ces événements, mangent des saucisses et de la « banik » sur le feu préparé par nos gentils hôtes. Il y a pas à dire, même si ça fait 20 ans qu’ils font ça, ils ont encore du plaisir avec leur boulot. On mange et on s’amuse, mais on commence à s’inquiéter d’une scèance de coiffure qui a débuté à leur départ à 11 heures ce matin. Ça fait quand même huit heures et demi chez la coiffeuse! On est tous sur le point de partir dans la voiture du propriétaire, quand dans la directions de la ville, on aperçoit une forte lumière; un nouvel astre en mouvement suivant les courbures de la routes dans la vallée ci-bas. Au départ, la lumière est assez intense pour éclairer quelques carrés de maison au village, mais plus elle s’avance, plus son intensité augmente, au point où une immense zone est noyée dans la lumière la plus blanche imaginable. Ce point bouge toujours dans notre direction et nos genoux claques d’inquiétude devant un phénomène si singulier. Nous ne sommes pas prêt à une visite d’extra terrestre; ça fait longtemps qu’on a pas écouté E.T. et on se souvient pas ce qu’il faut faire. Le point s’approche de plus en plus et nous sommes maintenant submergés dans la lumière qui s’évanoui subitement en passant derrière la maison. Tout à coup apparaît, dans une nuée d’étoile; Lisa Simpson.

Je t’aime Annik, t’es belle en blonde!

Jour 116 – La fermette de nos rêves

24 Septembre 2014
Wagrain, Autriche

Une première journée à la ferme et on est sous le charme. Pour le moment, ça se limite à regarder la pluie qui tombe par la fenêtre. On espère quand même mieux aujourd’hui.

Pour une des rares fois du voyage, on a prévu que nous étions dimanche et que tout est fermé. On a bouffe et boissons et on pourra simplement se la couler douce sans avoir à quitter ce palace ou descendre en ville pour aller au restaurant.

Au début du voyage, on ne pouvait pas sortir au restaurant assez souvent. (après tant d’année à ne presque jamais y aller). Maintenant, on vit le retour de balancier. Se retrouver dans une appartement pour se faire à bouffer nous fait beaucoup de bien. Annik confesse même avoir du plaisir à faire la vaisselle… Qui voudrait lui enlever cette petite joie?

La pluie cesse, et les enfants ne peuvent attendre la visite des lieux. Il y a apparemment de nombreux animaux sur place; poules, vaches, dinde, lapins, truites et Oh my Goodness!… Des bébé chats… Océanne frétille de bonheur. Patrick descend rencontrer les propriétaires et payer son dû. On « trippe » déjà tellement qu’on décide de rester pour une troisième nuit (Aussi parce qu’il y a mille heures de maintenance à faire sur les vélos)

Les hôtes sont simplement super. Il ne parlent que peu anglais mais Erica nous fait faire le tour comme si on était les premiers visiteurs (ça fait 20 ans qu’ils font ça). Tout est expliqué en détails et on se sent vraiment super bienvenu. Il on également absolument tout les jeux inimaginables sur place; trampoline, trottinette, ping pong, basket, baby foot et autres patentes avec des raquettes (Marco, c’est tu ça du badminton?)

On passe une journée extraordinaire entre les jeux, la pluie et la relaxation. Patrick « sacre » bien après ses vélos. Tenter de réparer ce qui est possible sans trop de pièces de rechange est pas évident.

En soirée, on fait un peu le party autour de la table. C’est bien sûr une question de perpective, mais les derniers jours ont été extrêmement difficiles. On a beaucoup de plaisir à se retrouver ensemble au chaud, au sec, le ventre plein; le confort quoi!

Ah oui, il y a aussi des lits douillets….Bonne nuit.

Mines de sel

22 Août 2014
Départ Aufeld, Autriche (Vélo) vers Mine de Sel de d’Hallein (10km)
Départ de Mine de Sel (Vélo) vers Golling an der Salzach (10km)

Méchante grosse journée aujourd’hui. On se lève tôt après une autre nuit froide et humide. Avec tout les nouvelles de beau temps au Québec, on doit dire qu’on commence à être jaloux de cette partie là de l’affaire. Depuis notre arrivé en Allemagne, soit presque l’ensemble de mois d’août, la météo est pas vraiment pas super adorable…

On lève le camps, un peu avant 10 heure, en direction de la mine de sel qui a façonnée la vie de la région durant des siècles. Salzburg, à quelque dizaines de kilomètres, a longtemps été la plaque centrale du commerce du sel à une époque où il était essentiel à la conservation des aliments. La mine, maintenant fermé mais qui a une histoire de près de 2500 ans, est maintenant un endroit touristique fréquenté de la région. Le site est dans la direction générale de notre route mais nécessite qu’on monte une haute montagne pour y accéder. Parce qu’on ne couchera pas au même endroit ce soir, on devra accéder aux hauteurs avec tout le poid de nos bagages; un « challenge » supplémentaire.

On s’était pas trompé, c’est du « challenge » solide. On doit monter, absolument sans endroit plat, pendant plus de 6 kilomètres. La plupart du temps, le dénivelé oscille entre 9 et 12%. Chargé comme on est, c’est un peu de la folie. (Note à nous même – se débarrasser de tout ce qui pourrait resté de superflu). De tout le voyage, cette montée est la plus difficile. Impossible de ne pas avoir la « patate dans le fond »; simplement très, très difficile. On se motive en rappelant aux enfants qu’on devra la redescendre au retour.

Nous voilà à la mine de sel. C’est sans équivoque. Les gens qui montent en vélo ici sont rare, et ceux qui le font n’ont pas de bagages… On nous observe avec curiosité.

Notre visite; qu’en dire? Au final, tout à été fait pour plaire à la masse et on a évacué presque toutes les informations de l’affaire. On essaie d’en faire une attraction remplie d’émotions plutôt que « d’enseigner » quelque chose. Au cour de la visite, il y a bien quelques vidéos explicatifs, mais on en ressort avec l’impression de ne pas en avoir appris beaucoup plus que sur le pamphlet trouvé à l’Office de Tourisme. Ça vaut qu’en même la peine de parler de ce qui se passe à l’intérieur, parce que c’est tout de même assez unique.

La première étape consiste à vous « enlignez » sur un grand banc d’école (comme si vous le chevauchiez – une jambe de chaque côté). On est pas sûr que c’est rassurant de voir les bancs montés sur des roues de chemin de fer, attaché un en arrière de l’autre et tiré par une petit locomotive. Dire que des compagnies comme Bombardier dépensent des centaines de millions de dollars pour s’assurer que les wagons de train sont sécuritaires. Ici, on s’apprête à vous descendre dans une mine, ventre contre dos et assis sur un bande de bois tiré par une locomotive. On vous averti de bien
garder vos bras « à l’intérieur », parce que le tunnel dans lequel on passe, se chargera de vous les arracher assez vite si vous faites le con. La pancarte qui annonce le danger, et qui se veut internationalement compréhensible, présente un petit bonhomme, les bras en croix. Parce que le graphiste était en maternelle, les mains du personnage ressemblent… à des pénis.

(7 ans et moins fermez l’ordinateur maintenant)

On est les seuls francophone sur place..on pense enfin. On se rappelle constamment les règles de sécurité.

Attention! Tes pénis dépassent!

Gardez vos pénis en dedans!

Y a pas à dire, le mot pénis fait encore rire même à 39 ans (27 ans pour Annik)

Au fond du tunnel, une grand pièce où on nous présente un premier vidéo. Pour être honnête, une mine c’est pas mal un trou dans la terre. Si vous ne savez pas qu’on y a extrait du sel, ça pas l’air de grand chose. On traverse de nombreux tunnels à pieds et atteint ce qu’ils appellent les « toboggans » des mineurs. C’est en fait une drôle de glissade sur lequel on descend à deux. Malgré nos efforts de compréhension, on ne sait pas si ces équipements étaient utilisés pour descendre, monter les mineur…ou peut-être êtes-ce pour déplacer le sel?

Donc, on y descend, et c’est assez amusant, mais Patrick se plaint que ça lui chauffe les fesse. Chochotte! Au cour de la visite, on fera une descente du genre à deux occasions, traverserons un lac sous-terrain et visiterons des galeries qui datent d’aussi longtemps que 1550. Un des point cocasse de l’affaire, c’est que puisqu’on se trouve à la limite de l’Autriche et de l’Allemagne actuelle, nous passerons à deux reprises la « frontière » entre les deux pays. (Sous-terre) En fin de visite, on nous fait remonter un long escalier roulant, le même genre qu’à Place laurier, pour nous extirper des profondeurs. (On est pas mal sûr que cette partie là est pas historique, mais on a pas d’informations officielles)

On sort de là avec une opinion mitigée. Fun, mais sans plus. Considérant le travail pour s’y rendre, on est pas convaincu. heureusement uneu plus haut sur la montages, quelque chose de vraiment cool nous attends.

Les centre de ski, comme au Québec, essaient de se diversifier. Durant la saison chaude, et même l’hiver, l’endroit où nous sommes offre aux visiteurs de descendre la montagne dans des petits véhicules individuels sur rail, dans le type montagne russe. Dans le cas qui nous importe, on contrôle la vitesse avec un levier de frein. On avait déjà fait quelque chose de similaire en Allemagne, mais celui là, est d’une magnitude bien plus grande. La descente a 2.2km. On commence par monter dans un remonte-pente récupéré dans les déchets du mont St Castin. L’affaire est tellement âgée que lorsqu’on s’y assoit, on doute soudainement pour sa sécurité. On est tous très fébrile, parce que durant la montée, on a pu apercevoir des gens y descendre autant dans les champs que dans les sous-bois. À la vitesse qu’on remonte la pente, on a le temps de faire un somme, compléter un mot croisé de 40 x 40 et apprendre le wolof…interminable…

Avant de continuer l’histoire, le problème avec ses installations, c’est qu’il n’y a qu’une piste. On y retrouve aussi bien des Jacques Villeneuve que des grand-papas à chapeau s’imaginant dans leur Crown Victoria. Il faut donc habillement classer les gens dans des catégories passant du « têteux » roulant le break le fond (les plus lents) et les ti-vites (les plus rapides). Une fois l’exercice complété, vous vous placez au bout de la file derrière ceux qui ne connaisse pas les freins.

Pour notre première descente on a mal évalué notre affaire. Le petit gars de 10-11 ans devant nous est un « risk taker ». Non mais ça va pas! C’est juste si il est pas debout pour freiner plus fort. À la moindre impression d’accélération, si il pouvait, il se mettrait en marche arrière. Sa mère, pas beaucoup mieux, l’encourage à être plus prudent… Prudent à quoi? C’est conçu pour descendre sans danger cette affaire là… Mme galapagos!

Nous on est le quatres derrière arrière et malgré une brillante stratégie. (Le premier descend 200 mètres et attend les trois autres en s’arrêtant sur la piste – ça met pas loin de 3 minutes de distances entre nous et le groupe de paresseux sur la morphine) vous croyiez que ça a fait une différence? Pas du tout! On les rattrape après le troisième « croche ». (Note à nous même; les éviter à la prochaine descente)

DEUXIÈME DESCENTE
Retour en bas, montée dans la chaise pendant quatres heures et arrivée en haut où on évalue, avec le plus d’acuité possible, qui pourrait être dans notre chemin. Évidement on se tient loin de l’enfant aphasique et de sa mère et identifie un petit couple dynamique sur lequel nous fondons tout nos espoirs. On se trompe pas! On descend comme des dingues, sans aucune distraction et personne dans le chemin… Absolument fantastique! Quand on peut prendre de la vitesse, l’affaire est complètement folle. Ça prend ça à Québec.

Une dernière descente (parce qu’on a droit à 3) pour un abordable 90$. Cette fois-ci, c’est le guet-apens! On se retrouve derrière un garçon de 8-9 ans qui pleure et qui ne veut pas descendre. Pourquoi l’obliger? On profite du chaos, pour passer devant lui mais son frère, un peu plus vieux est déjà devant. On espère qu’il sera un peu plus téméraire que sont frère en larme. Patrick et Mika quitte après avoir vu le plus grand partir.. Hé bien, cette famille fait pas dans le rapide. Le jeune devant nous est pas beaucoup mieux que la tortue du début, mais lui au moins, il nous « entertain », puisqu’il crie lorsqu’il atteint 10 kilomètre/heure. On freine sur la piste en attendant que son frère en pleurs nous rejoigne derrière . (Ce qui est long parce que lui aussi il descend sur les « brakes ».) Les filles, elle, sont pognées derrière et prennent garde à la piste mouillée par les larmes du chérubin. Elles ne peuvent que souffrir devant une descente si monotone. On s’amuse qu’en même un peu mais on espérait mieux de la dernière descente.

Nous voilà de retour sur la route avec l’intention de descendre cet infernale côte qui nous a tellement fait souffrir plus tôt. Découverte navrante; le pneu de Patrick est à plat. (celui du vélo bien sûr) On découvre qu’il est usé au point qu’un trou expose la « trippe ». On a évidement pas de pneu de rechange, on doit donc improviser. Un peu de « duct tape » à l’intérieur du pneu, une patch sur la chambre à air… On se souhaite que ça marche!

On descend la côte tout en restant prudent. On essaie de battre notre record de vitesse… 61km/h… Yes!… Ce serait possible de faire plus vite encore, mais la chaussée est mouillée et un record qui fini par un « petit bec » avec un semi-remorque est un peu moins agréable.

On roule sur une vingtaine de kilomètre avec un arrêt forcé par un gros orage. Le « timing » est bon puisqu’on arrête à l’épicerie et mange notre lunch « évaché » sur le trottoir à l’abris de la pluie mais pas du ridicule. (Assis sur nos chaises de camp, notre lunch sur un carton au sol placé à l’entrée de l’épicerie – on fait une peu tier-monde)

On se rend à ce fabuleux petit village où nous irons prendre un verre dans la soirée. Comme il ya un camping à deux pas, c’est très pratique. Nous sommes aux anges parce qu’on en a assez pour la journée. Le préposé du camping est super « sympa » et nous offre ses conseils pour la région. Comme bien des gens ici, le fait de voyager en vélo avec nos enfants dans un environnement si hostile l’impressionne! C’est toujours bon pour leur ego, avec ce qui s’en vient, ils vont en avoir besoin.

Bonne nuit!

Jour 114 – On aura vu mieux!

21 Septembre 2014
Départ Salzburg, Autriche (Vélo) vers Aufeld, Autriche

Ok, c’est pas notre meilleure journée, mais sur le nombre, ça doit arriver de temps en temps. Depuis quelques jours, on a rencontré une série de désagréments qui commencent à tomber sur la patate. Le premier, si en est un, est que le temps passe continuellement d’exécrable à ordinaire et vis versa. On vient de passer notre troisième nuit sous la pluie continuelle, et malgré la bonne qualité de notre équipement, tout fini par être mouillé. La température est tombée sous les 10 degrés cette nuit, et après avoir passé la soirée dans nos habits de pluie, (on était humide un ti-peu) dormir dans l’humidité constante nous gruge.

Il y a quelques jours, Patrick a vu sont seul gilet chaud disparaître, son cellulaire a tombé de son vélo et l’écran a craqué. (Désolé Kent) Hier dans la nuit, son matelas a commencé à délaminer et finalement son Iphone a décidé, qu’à partir d’aujourd’hui, il ne chargerait plus. Si vous connaissez Parrick, vous savez que ça lui en prend pas mal moins que ça pour pogner les nerfs…ahhhhh, pis « l’ostif » de pneu qui dégonfle toute les nuits et dont on ne trouve pas la fuite…

Enfin, ça nous prend une éternité pour se mettre en marche, et comme le matelas de Patrick a delaminé, il faut en prioritairement en trouver un nouveau. Le délaminage est un phénomène dramatique qui résulte en de petites explosions durant votre sommeil. Les membranes internes au matelas retiennent les parois supérieurs et inférieurs à exactement deux pouces de distance. Quand ces structures lâchent, dans un grand boucan, vous vous ramassez sur de grosses bosses très inconfortables. Dans le cas qui nous importe, on parle ici de dormir en équilibre sur la bosse d’un dromadaire; ça avec la pluie et le froid, ça met son homme de bonne humeur.

Nous voilà donc à la recherche du fameux magasin qui ne tient finalement pas le modèle qui convient. Celui qui pourrait faire coûte presque 300$. On va endurer le dromadaire encore un peu. Arrêt dans un deuxième magasin en direction et même constat. Tout est ou bien hyper minable ou hors de prix… Optons donc pour le minable en attendant de trouver mieux. On achète donc un matelas à 15€ en se gardant bien de se débarrasser du camélidé (si jamais la « réguine » est vraiment merdique)

On continue notre route et rencontre plein de problèmes mécaniques et autres . Il est 15:30 et on vient à peine de passer les 20 kilomètres. On s’arrête donc dans un très beau parc, et parce que la vue est superbe, on finit par oublier un peu nos désagréments. On joue une petite « game » de basket aux pieds des Alpes. Océanne et Patrick l’emportent contre l’équipe « pactée » de Mika et Annik.

De retour sur la route vers Hallein, notre destination finale pour aujourd’hui, on entre assez abruptement dans les montagnes. Ça nous rappelle immédiatement Heidi qui passait, à l’époque, à Radio-Québec. Les enfant nous regardent avec un point d’interrogation dans la face…

C’est quoi ça Heidi?

C’est ça, continuez donc à écouter Johnny Test!

Au camping, on réinstalle notre stock complètement trempé en espérant que le ciel ne nous amènera pas plus de pluie ce soir. On ce tape un super souper sur nos réchaud. On évite la bouffe autrichienne du restaurant d’à côté. Il semble que leur guide alimentaire soit différent du nôtre.

Groupe alimentaire 1 – Saucisses
Groupe alimentaire 2 – Patate et/ou chou vinaigré
Groupe alimentaire 3 – Saucisson
Groupe alimentaire 4 – Bière
À manger avec extrême modération; fruits et légumes

Dans la soirée, on fait des jeux de ballons complètement débiles sous les yeux de nos gentils voisins français rencontrés un peu plus tôt. Ils se demande sûrement qu’est-ce qu’on prend pour s’amuser autant!

Ciao!