Enfin! On quitte l’Europe…

J’ai passé un bon bout du voyage sous le tapis en espérant y revenir un peu plus tard. L’énergie n’étant pas au rendez-vous, j’ai de nombreux textes à terminer qui manquent, selon moi, d’intérêts. Je préfère me concentrer sur ce qu’il y a de nouveau dans nos vies de voyageurs.

D’abord, pour la suite du voyage, nous nous commettons pour une visite plus approfondie de l’Afrique. Même si tous nos vols ne sont pas encore achetés, nous savons désormais que « l’avant Janvier » sera fort probablement africain. D’abord, nous allons passer trois semaines au Maroc, suivi d’un peu plus d’une semaine à Istanbul en Turquie, puis 2-3 semaines en Égypte.

À tout les énervants qui se sont mis à crier :

La Turquie c’est pas en Afrique!

Bravo, vous êtes des génies!

Pour la suite, c’est à confirmer, mais nous croyions continuer pour un duo Rwanda/Tanzanie suivi d’un trio Afrique du Sud/Namibie/Botswana.

De toute la planification que j’ai fait dans ce voyage, c’est l’affaire la plus difficile que nous avons eu à faire. Comment faire pour nos pas crever nos budgets et suivre un itinéraire qui se peut? Il faut considérer le prix des vols, et à 4 ça chiffre vite, la température, les saisons, le prix des visas, qui sont parfois exorbitants, et surtout ne pas se placer dans une position où quitter l’Afrique nous coûtera 20,000$ une fois rendu complètement au Sud.

En gros, je crois qu’on a atteint un bon équilibre, tout en restant raisonnablement en sécurité..

Pour ce qui est du maintenant, on a terminé notre voyage Européen à Madrid. Il fallait y laisser notre voiture et y prendre notre vol pour Fès au Maroc. L’expérience achat-rachat avec Peugeot a été extraordinaire. On reviens avec une voiture légèrement abîmée du côté droit après avoir embrassé tendrement un trottoir de 2 pieds de haut dans notre angle mort. Malgré le bris, la remise du véhicule à prix un gros 10 minutes. Impressionnant!

En comparaison, hier, se faire rembourser une carte de métro de 4.50€, à nécessiter 30 minutes, et l’intervention de 387 personnes. Quand remettre un char de 20,000€ prend 10 minutes. Trouver l’erreur.

J’avais pas eu à me frotter à la réputé machine administrative espagnol, mais vous auriez du voir la scène d’anthologie.

J’achète quatre cartes de métro, et une ne tombe pas de la machine. On demande de l’aide, et une dame arrive à la rescousse. Elle doit ouvrir la machine pour voir si tout ça est vrai. Cependant, elle a besoin de sécurité pour une opération aussi délicate. Elle attends donc des agents armées, pour vrai, au cas où je e l’assommerait pour lui voler des rouleaux de 10 centimes dans un métro bondé… un danger crédible et imminent.

Ensuite, elle fait de nombreux appels, prends mon numéro de permis de conduire, confirme que le numéro de carte coordonne avec la transaction, discute des épices qu’elle met dans sa Paella avec la dame à l’autre bout du fil, raccroche, rappelle, raccroche, rappelle…interminable. Je vous répète qu’on parle d’une transaction de 4.50€. Avoir su, j’aurais fait semblant de rien et aurait acheté une autre carte.

Finalement, elle me sourit, et affirme que je pourrai être remboursé. J’ai peur de la suite. Va t’elle me demander de prendre le train pour Porto et rencontrer la responsable du département ou simplement lui demander d’acheter un appartement à Madrid pour avoir une adresse à lequel envoyer le remboursement?

Non, mais il y a un formulaire à remplir. Tu me niaise? Un affaire en papier avec copies carbone?

Je me frappe la tête sur les murs en passant que quelqu’un doit déplacer ce papier dans un autre bureau, que d’autres personnes vont traiter l’information, vont remplir d’autre formulaires, que des email vont être envoyé, le tout archivé…, pour me rembourser 4.50€. Ça coûte combien ça? 200-300€.?

Breaking News!
L’agrandissement du métro de Madrid est annulé. Selon nos informations, les 3 milliards d’Euro requis pour les 16 nouvelles stations, ont été mystérieusement engloutis. Un simple remboursement de billets aurait amené l’embauche de 1,400 fonctionnaires et à la construction d’un bâtiment pour loger cette équipe essentiel.

Un petit truc pour toi gentille dame, la prochaine fois, ouvre l’entrée du métro et laisse moi passer gratuitement. Ça prend 10 seconde et sa coûte « fuck all »!

En tout cas, pour notre voyage en Europe, je sais pas comment vous expliquer ça sans passer pour un « gros gras dur», mais on en pouvait plus. Il s’avère qu’avec notre budget journalier et les prix en Europe, une fois que l’arrêt essence, épicerie et logement était fait, on avait jamais une cenne pour rien faire.

C’est « ben » beau marcher en ville, mais qu’en t’a même pas d’argent pour visiter un musée de temps en temps et faire de choses qui sortent de l’ordinaire, tout fini par être moins sexy. Les enfants en avait un peu marre, et nous aussi.

Évidement, sous le thème répétitif de l’appartement de marde, on fini ça en beauté. Encore tellement « crade »… j’suis tanné.

Je commence à avoir la « Twist ». Dix secondes à l’intérieur, et je sais déjà que je suis mieux de me « clencher » des p’tites pilules pour les allergies. Sans ça, je vais m’éternuer la face dans la prochaine heure.

Le proprio a l’allure d’un informaticien avec sont veston en tweed, pas d’une femme de ménage. Ça parait. Y a du monde pour qui faire le ménage consiste à uniquement placer des bibelots sur des tablettes et d’enlever les poils de culs sur le savon. Lui, il fait même pas ça.

J’pu capable! Deux nuit la dedans, pas de place pour s’assoir, des meubles « decâlissés », un matelas double installé sur une base simple. Si tu te déplaces trop sur le bord du lit, le matelas plie, et tu te retrouve à terre… super. Le pire, c’est que le gars a placé une porte blindée à l’entrée. J’ai jamais vue quelques chose d’aussi sécuritaire. Il a 4 loquets sur toute le hauteur de la porte et 4 autres du côté charnière. Il doit bien avoir de l’or caché, parce que même à essayer, je sais pas ce que je volerais…. certainement pas les draps, comme il faut les « dé-poiler » avant de se coucher…écœurant.

La cuisine et la salle de bain, se résume à aaark! Par moment, j’ai l’impression de vivre un camps d’entraînement pour les assistés sociaux…

Vivement le Maroc, espérant qu’on pourra se payer mieux.

En rétrospective, 50 jours en Europe avec notre budget était simplement trop long et ambitieux. Si c’était à refaire, je m’en tiendrais à 30 jours.

Donc revenons à notre prochaine destination,

Nous prenons pour la première fois un vol avec la compagnie Ryanair en direction de Fès au Maroc. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ce qu’on appelle un « Low Cost Airline ». Ils offrent des vols à des prix imbattables, du genre Madrid-Paris à 19€. À ce prix là, il faut qu’il fasse de l’argent ailleurs, donc, voyager avec eux, c’est une course à obstacle pour éviter de payer des frais, et croyez moi, ils vous attendent au tournant. Je vous fait une petit liste.

• Le sac de cabine doit être petit, très petit, et pas de niaisage, ils mesurent. Si tu t’essaye et que ça passe pas, il t’arracher la tête avec la liasse de billets qu’ils viennent de te voler avant de kidnapper tes enfants. C’est pas de enfants de cœurs.

• Pour recevoir votre billet par SMS, une banalité qui coûte rien, ils te chargent 5€ par personne. Évidement, ils te le demandent 13 fois, durant l’inscription, en espérant que tu vires fou ou que tu te trompes au moins une fois dans tes sélections.

• Votre carte d’embarquement doit être imprimé. J’imagine qu’en 1982, c’était la norme mais aujourd’hui pourquoi?

En fait, il t’oblige à faire étamper ton bout de papier une fois à l’aéroport, ce qui élimine d’emblée l’option du billet électronique. Si tu le savais pas, et que tu te présente avec le document sur ton cellulaire, il te charge 55€ par billet pour imprimer 4 bouts de papier (300$)

Je capote un peu, parce que je m’aperçois, la journée avant de quitter, que j’ai pas le papier, et que j’ai pas d’imprimante. C’est dans l’appartement que je vais trouver ça, c’est juste si on a l’électricité. Si je règle pas ça, je m’enligne pour une sodomie double boucle piquée gracieuseté de RyanAir.

Le matin du départ, je fini par m’en sortir en me faisant trimballer par, le gentil mais pas très propre, propriétaire du logement, dans tout les cafés internet de Madrid.

Notre statue de « pauvre » nous oblige à louer des appartements miteux dans les quartiers malfamés des villes européennes. Les cafés internet existent encore dans ses endroits et sont à cet image; tellement, tellement déprimant; Toujours un ramassis de vieux meubles avec des séparateurs fait avec des affiches de cigarettes, des claviers brun de doigts sales et qui donnent la lèpres et des ordinateur qui roulent sur Windows 3.1

En gros, je déteste l’expérience RyanAir, mais partir de Madrid pour le Maroc à 4 pour environ 400$, baguages inclus, c’est difficile à battre.

Une heure et demi de vol pour Fès qui se passe bien. Étant donné qu’on arrive en début de soirée, que nous sommes tous grippé, on veut pas se faire chier. On demande à notre hôtel d’organiser le transport, pour un coût définitivement excessif, mais qui dans les circonstances, fait notre affaire.

À l’arrivé dans notre Riad de la Médina, nous sommes conquis. La chambre est fantastiques, la terrasse fabuleuse, rien à dire. Nous sommes crevés et restons donc là pour la soirée. La seule sortie notable consiste à une visite dans les ruelles de la Medina pour trouver de l’eau et changer de l’argent.

Ça a l’air malade! J’ai hâte de le vivre et de vous raconter la suite.

« Grausticölicdetebarnaq Dsal » (une randonnée qui a du piquant)

Torvizcón

26 et 27 Août 2019

Au matin, avant de partir du Camping Don Cactus, nous profitons de la piscine qu’on a décidé d’appeler « Le Ground Zero de la conjonctivite ».

Les plus vieux sont de retour à l’école et seul les jeunes d’âge préscolaire sont encore bien présents pour vider leurs vessies dans l’eau déjà laiteuse de l’endroit. (…)  Annik, spécialiste de la piscine, me dit de ne pas m’inquiétiez parce que la quantité de chlore dans la piscine a le même effet que de se sacrer la tête dans un geyser à Yellowstone.  On devrait plus avoir de bronzage dans 10 minutes. 

La pièce de résistance, cependant, c’est l’aménagement paysager et conceptuel.  C’est l’émission Strangest Things et les démons Gorgons avant leur temps.  Moi, je pense que le concepteur était sur la brosse, s’est endormi la tête sur sa table à dessin, et au réveille il avait laissé une grosse tache de bave sur son papier. Regardant la chose, et sachant que sa présentation était dans 30 minute, il a retracé le contour de la flaque de bave, lui a dessiné deux yeux et a écrit le mot piscine à côté.

Il a un gars qui se pinçait quand le concept a été accepté…

Après un retour à Torvizcón, la bonne journée cette fois, on décide de prendre la journée off, d’aller se baigner à la piscine municipale et de rien faire finalement.

Le lendemain, je tenais absolument à faire vivre l’emballante frénésie d’une randonnée vigoureuse en montagne. Leur réaction.

Océanne
Fuck that! On n’aura jamais de likes sur Instagram avec une montagne.

Mika
C’est tu long une randonnée?

L’affaire avec la randonnée, c’est qu’il faut trouver le bon équilibre entre l’effort et le plaisir.  Océanne veux des « shots épiques » pour SnapChat et Instagram, mais il ne faudrait pas que ça soit trop forçant. 

Mika, ce n’est pas compliqué, Il s’en « Sacre ben raide ».

C’est quoi l’émotion qui faut que je ressente exactement?

Mika Goupil

Quand t’a joué a Fornite « 14 heures » par jours durant l’été, une randonnée en montagne c’est aussi trillant que de magasiner des fleurs séchées au salon des métiers d’art.

Une fois partie, cependant, nos deux copains sont quand même des « Troopers » et monte sans trop nous faire chier. 😉

Annik elle, ne déteste pas faire les randonnés, mais la force légendaire de ses chevilles demande l’intervention SNC Lavalin pour l’installation de protection anti-foulure de qualité.

Les carte sur internet ne sont pas toujours trop clair sur ce qui est possible de trouver comme sentier dans la région.  Mon premier choix n’est pas un chemin de randonnée pantoute. En arrivant, on trouve plutôt un espace de stationnement, devant un immeuble au milieu de nulle part rempli de coquilles d’amande vide.  C’est la saison de la récolte, et tout le monde à l’air de se chercher un spot pour se débarrasser des tonnes de « pelure poilu » d’amande à quelque part. 

« Les pelures » d’amandes

Je décide d’utiliser une stratégie plus gagnante. Si je monte dans le village le plus reculé possible, on peut peut-être trouver le début d’un sentier.  On choisit le village de Notaez

Là, il faut que je vous dise quelque chose sur les villages de montagne de la Sierra Nevada.  On est rendu à probablement notre dixième, et on est loin des trous qu’on trouve dans le nord de l’Ontario.  Vous savez, le genre de place où l’attraction principale est la botte de foin centenaire que le maire a « zigné » durant le dernier festival de la mouche noire. 

Ici, c’est simplement hallucinant. Les villages sont MAGNIFIQUE. Même pour les plus reculés les maisons sont bien entretenues; peinture blanche immaculée, jardinière de succulentes et autres plantes fleuris sur chaque façade et bien sûr… les chiens qui chient partout.

Une randonné dans le village de Notaez

Deux constantes en village de montagne :

Constante 1
T’ouvre la porte, ton chien sort, se promène dans tous ces petits chemins bétonnés de villages, et lâche un beau gros « tat » directement dans la rue.  Personne ne ramasse ça évidement, parce que l’expectative est qu’à la prochaine pluie, le tout dévalera les rues escarpées et se retrouvera dans les jardins de ceux qui habite le bas du village.

Constante 2
Ça ne te dérange pas que ton chien chie dans la rue, mais t’aime pas ça qu’il pisse dans ton entrés de maison. Selon la légende. quand tu places une bouteille d’eau pleine devant ta porte, les chiens et chats sont terrorisés par les reflets de l’eau…

Tu te promènes dans n’importe quel village et tu verras que les gens y croient.

Difficile d’y croire mais les chiens auraient peur de cette bouteille!

De retour à notre randonné.  On traverse le village, atteint le bout et accède finalement à une p’tite route bétonnée qui monte en flèche vers des « vergers ». C’est malade, parce qu’on ramasse des figues directement dans les arbres pour les manger avec la pelure.  Chaude et mure, c’est presque comme manger une cuillerée de confiture.  On tente la même chose avec les olives, pis c’est d’la marde.  C’est pas mangeable une olive verte.

Wow, le retour à la terre…

La route est escarpée, on rencontre les mêmes plantes avec qu’elle j’ai fait connaissance la semaine dernière.  Une nouvelle plante fait cependant son apparition. Elle est munie de grandes tiges mauves avec des piquants à tête chercheuse. Je la nomme, à la demande générale, Kelsalop.

Au moment de la contourner, tu plie la tige doucement pour l’écarter du chemin.  Elle tient en place, mais attends simplement la prochaine cible. Au moment où la personne suivante passe derrière, elle émet un cri sauvage en te « swigne » ces épines colériques dans les tibias.  C’est l’équivalent évolutif de la vengeance sanguinaire.

On monte une bonne heure trente sous le soleil très, très fort, passe dans un chemin, qui par moment ressemble plus à un canyon.  L’eau, durant les orages, cherchant le chemin le plus court, creuse ses canaux directement dans le sentier. 

Généralement, pour une randonnée, l’apogée est un superbe sommet surplombant les lieux environnement.  Pour nous autres, c’était une route en asphalte.  « That’s it ! »  Une route en asphalte!  Tant qu’à y être, on s’y attarde, caresse le bitume, prends des photos, l’embrasse.  Quel beau moment!

Sur les hauteurs, on contemple la descente qu’on devra inévitablement reprendre. Un chien, avec une cloche au cou se dirige vers nous sur la route.  Il est équipé d’une muselière qu’il lui donne des airs de Mad Max.  Derrière lui, un homme dans la soixantaine s’arrête devant une barrière en bord de route.  Il jette son regard alternativement entre nous et la vallée.  On se sent observé. 

Est-il propriétaire du terrain? Nous empêchera-t-il de descendre par le sentier pour le retour.  On s’inquiète. Le sentier donne directement vers Novea, mais la route prend un détour par les routes de montagne du Kashmir avant de revenir sur le village.

Finalement on comprend. C’est un berger. 

Il descend sur la piste ci-bas et apparaît soudainement avec une centaine de brebis suivi d’un bouc. L’hommes les observe, s’assure que tout va bien et il attend. 

Dans les catégories des jobs plates

En troisième position
Le « flag man » en Espagne. Il fait chaud et t’es habillé comme si tu devais éteindre un incendie au cœur d’une centrale nucléaire.

En deuxième position
 Le « Lifegard ». Ce n’est pas comme dans alerte à Malibu. L’évènement du mois; un gars a échappé sa liqueur sur son costume de bain… Attendez pas la suite, c’est la fin de l’histoire.

C’est ce genre de « trill » que tu t’achète avec tes cours de nage du dimanche!

Et en première position;
Le berger, lui s’assure que les roches n’ont pas changé de place, que ses brebis « brebise », que le chien, « chien ».

Le seul moyen de survire à l’intense platitude c’est de t’imaginer que le troupeau est dans une émission d’Occupation Double.

Biquette se sauve du bouc la larme à l’œil…une autre peine d’amour!

T’était mon coup de cœur! Je viens de te voir « fourrer » dans les bosquets. Comment t’a pu?

On décide de se réengager dans le sentier.  Les bêtes mangent de part et d’autre. 

En ce qui concerne notre niveau de connaissance sur les chèvres, c’est pas mal « NADA ! ».  Si on tente de passer à travers leur passage, est-ce qu’elles vont nous charger, nous brouter les chevilles, ou même pire, nous parler ? (Ça, ça ferait peur),

Je fais des signes au berger, tentant de lui demander; Si on passe, est-ce que tu penses qu’on se fera piétiner?  

Sa réponse?…

Qu’est-ce que vous attendez, c’est des chèvres!  C’est cave que le sacrement une chèvre, elles vont juste vous regarder bande d’idiot!

En effets, à notre approche, elle nous ignore et/ou se déplace pour nous laisser passer.

Pour la première fois depuis le début de blogue, c’est la vraie vérité, parole de Denis Lévesque. Quand on passe dans le milieu d’un troupeau, ça sent le fromage de chèvre!

Au retour, on descend avec beaucoup d’attention pour éviter les blessures.  Annik fini par se planter, et tombe les mains directement dans un bosquet d’épine. Celui-là, on vient de le renommer Grausticölicdetebarnaq Desal (C’est une espèce finlandaise)

Il faudra attendre en soirée pour que je lui passe les mains au peigne fin pour lui enlever toutes les petites épines impossibles à enlever manuellement. 

À un moment, je me mets les pieds dans un « nid à pic », et mes bas, comme un aimant attrappe des dizaines de petites épines.  Je me penche pour « vider » mes bas et je m’assoie directement dans une talle de « rosier ».  C’est la vie.

De retour dans la voiture, on redescend vers la rivière asséchée.  Il faut le voir pour le croire, mais cette route bien qu’elle soit asphaltée est aussi large qu’une piste cyclable et est un véritable spaghetti simplement accroché entre deux sommets. C’est la pire route rencontrée jusqu’à maintenant. 

De retour à Torvizcón, une petite saucette à la piscine avant d’arrêter à l’épicerie qui a l’air des installations du chef Groleau au meilleurs moments de sa vie.  Rien à faire, mais on ne sait pas quoi acheté, tellement c’est pas appétissant. Il y a un réfrigérateur rempli de pilons de poulet pêle-mêle qui muri dans le même jus que les filets de morues.  On conclut que manger une boîte de carton, sera plus prudent.

Notre maison à Notaez

Ce soir et de retour à notre appartement, nous avons parti un compteur très spécial. Celui-ci consiste à compter le nombre d’épisodes de vomi que nous aurons à gérer dans les douze prochains mois.

Nous sommes à un.

L’heureux chanceux de l’ouverture des comptes « vomi 2019-2019 around the world » est sans surprise; Mika.

Il est connu comme l’homme au transit intestinal bidirectionnel pulsée.  Quand il vomi l’accélérateur de particule à Genève se dérègle, tellement le son qu’il émet est terrifiant.  Une petite gorgée d’eau louche et des restants de poulet pas frais, et le Bozon de Higgs n’aurait peut-être pas été découvert. (Officiellement ma blague la plus techno-intello du blog)  

Si le passé est garant du futur, Mika sera au tableau d’honneur en fin de voyage.

Ce soir, sur le balcon, Annik « épluche » les amandes cueillis ce matin en bord de rue. On s’arrête une dernière fois pour écouter le silence dans la montagne avant notre départ de demain. Soudainement un joyeux luron décide de faire jouer « We are the World » en boucle au bas de la ville.  Une, deux, trois, quatre et cinq fois.  Ça nous rappelle un certain party d’Halloween.  On est un peu avec vous en ce moment!

Torvizcón, la nuit tombé!
Mes explications sur la piscine de Strangest Things.
Un vidéo de promotion de Notaez disponible sur YouTube

Le mystère du Jour; Un fumeur dans les murs à Barcelone

Après cette première loooongue journée de voyage, il fallait tout de même essayer de rester debout jusqu’en soirée question de minimiser les effets du décalage horaire. Après la récupération de notre voiture (oui, oui, pas de vélo en Europe pour nous cette fois-ci), on se dirige vers l’hôtel et tente de faire passer le temps en attendant de goûter aux délicieux plaisir d’un dodo. Dès 18:30 on est hors d’usage, c’est assez! Nous voilà au lit ronflant de bonheur.

En pleine saison touristique, et avec la moitié du monde descendant ici pour ses vacances, trouver un hôtel abordable et pas une mince affaire. La notre est genre dans la 17ieme banlieue et nous coûte la modique sommes de 230$, et ça c’est un « bargain»…

Ce sont en fait deux chambres, une pour les adultes, et une pour les enfants. Avant de vous exclamer; à mort les bourgeois! je vous assure qu’on parle ici de chambres BASIQUES. Deux lits avec draps blancs, petite commode et assez d’espace pour circuler de côté presque partout. Dans les faits, on s’en « contre-calisse » parce qu’on aurait dormi la tête en bas dans un tas de fumier avec le sourire dans l’état où on est.

On se réveille bien vers minuit avec énormément de difficulté à se rendormir, mais la vraie histoire à raconter est une gracieuseté de nos jolis bambins… Je vous rappelle qu’on parle de jeunes de 15 et 17 ans. Garder leur âge en tête à la lecture du prochain segment, parce que, dans le genre tapon préscolaire au peut pas faire pire.

Quatre heure trente, ça cogne à la porte. C’est Océanne. Quand un jeune de 17 ans se lève en pleine nuit pour interpeller ses parents, on s’attend à un cas de force majeur. À la maison, elle nous adresse généralement la parole pour trois raisons; elle à faim et il n’y rien dans le frigidaire, elle a besoin de lift ou du char, ou bien, elle a besoin qu’on lui sorte des drinks sucrés pas buvable pour qu’elle fasse de shot gun avec ses amis…

Elle est donc là, immobile au pied de la porte, la peur dans les yeux.

Ça sent la cigarette dans sa chambre et elle comprend pourquoi. Annik lui demande d’aller se recoucher, c’est probablement seulement un retour d’air, d’une autre chambre. Elle insiste. Cet événement mérite que son père se promène en pleine nuit en bobette entre nos deux chambres. Je ne commencerai pas à m’habiller, il n’y a qu’une porte entre nos deux chambres. En effet j’estime qu’avec une douzaine de chambre sur l’étage, à 4:30 du matin, les chances de je croise quelqu’un est minuscule. Je ne risque rien, c’est certain.

Je mets le pied en dehors du cadre de porte et une chaîne d’évènement cosmique se met en marche. Dans un univers parallèle, une dame pour qui il est 4:30 PM, décide d’aller prendre une bière dans un restaurant. Dans son monde les hommes qui se promène en bobette sont l’ultime geste de raffinement et de classe. Au restaurant, bien assise au bar, un homme s’approche, s’appuie au bar à ces côtés, et lui offre un verre. La femme en se retournant, est frappé d’horreur.  L’homme est en complet cravate, pas la moindre peau à l’horizon.  Quel être ignoble et sans classe. Elle croit rêver.

De retour dans notre univers, une femme, dans son lit, se réveille brusquement dans sa chambre d’hôtel à Barcelone. Il est que 4:30 du matin.  Elle en ignore les raisons, mais une pulsion étrange l’invite à se lever, s’habiller et quitter sa chambre.  En ouvrant la porte elle aperçoit un homme en bobette.

WTF?!? Elle croit rêver… qu’elle être ignoble et sans classe.

Eh ben!!!…  Qu’est-ce tu veux, ça ne sera pas la première de déçu!  Je presse le pas et entre dans la chambre.

Ça sent à peine la cigarette, mais tentons de désamorcer la crise.

Qu’est-ce qui mérite mon intervention urgente exactement?

Mika et Océanne, m’explique le plus sérieusement du monde, que puisqu’il ne trouve pas la source de l’odeur, une seule explication est possible. Un homme se cache dans les murs de la chambre pour fumer…

WHAT??!??  Ça c’est l’explication la plus logique que vous avez trouvé ????!??

Mika m’explique enfin qu’il a vu une légende sur internet ou un homme constatait que des choses bougeait dans la journée. Le soir venu, il y avait une odeur de cigarette qui venait et partait dans son appartement. Après recherche il s’aperçut que quelqu’un se cachait dans les murs de la maison et les observait. Wow, c’est crédible! Pas dans une pièce cachée, mais dans les murs directement…

Nous y voilà. Patrick tasse le rideau, trouve la fenêtre entre-ouverte et statue qu’un gars fumait probablement par la fenêtre de la chambre voisine. Tabarn… ça prend tout un Sherlock pour trouver ça! À ce moment-là, je m’effondre en larme! J’ai perdu presque 15 ans de ma vie à élever deux chimpanzés avec le quotient d’une cuillère à cantaloup. Ils n’iront jamais à l’université, c’est garantie.

Ben non…. Je pas pleuré pantoute !!! Je suis partie à rire et je me suis foutu sévèrement de leur gueule. AU SECOURS!

Sacrament! Il s’on venu nous réveiller pour ça. Enfin, je retourne me coucher en me disant que même si jamais je dormais toute la journée j’aurais tout de même une bonne histoire à raconter.

Au levé, on déjeune dans le lobby de l’hôtel à grand coup de pain et de confiture. On questionne les enfants s’il serait en accord pour quitter Barcelone sans la visiter à nouveau. Comme la ville est actuellement hors de prix, que nous devions la quitter une fois reposé, la question se pose.

Comme vous avez déjà visiter Barcelone, ça vous dérange de quitter maintenant?

Nous voilà foudroyé par la surprise. Il ne se souvienne de rien les petits bâtards!

Prenons une pause pour un moment, et ramenons-nous en 2014. Avant de quitter, presqu’unanimement, nos amis et membres de la famille nous ont lancé des phrases du genre;

C’est tellement extraordinaire, ils vont s’en rappeler toute leur vie.

Vous leur offrez une chance fabuleuse d’apprendre à tas de chose

Vous savez ce qu’ils ont appris? Sweet fuck all!

Savez ce qu’il se souvienne? Je leur ai demandé. Voici les souvenir vifs et impérissables relaté par Mika.

On a acheté du melon au restaurant et c’était super cher,

ON AURAIT DÛ RESTER CHEZ NOUS; ÇA AURAIT ÉTÉ PLUS SIMPLE!

Alors pour ceux qui pense qu’il offre à leurs enfants en bas âge, des souvenir à chérir pour des décennies, vous rêvez. Ce qui reste est probablement à l’intérieur et beaucoup plus subtils que se rappeler de choses bien précises. Faite le donc parce que c’est l’fun, et parce que vous pouvez le faire.

Donc, si vous avez encore les yeux ouverts après tant de lecture, on a fini par faire quelques choses qui ressemble à une visite aujourd’hui. D’abord puisque les enfants se rappelle autant de la première visite que du jour le film Mac et moi est sortie, nous décidons de faire une petite sauvette à Barcelone.

J’ai de superbe souvenir de ma première visite de la Sagrada Família, la cathédrale « grotique » de Gaudi. Je suis un fan de la folie de ce gars-là. Sa construction a commencé en 1890 et elle devrait être complété en 2026. En 5 ans, depuis notre dernière visite, plusieurs section, flèches et détails ont été rajouté. Je suis excité à l’idée de la revoir avec ses ajouts.

Le système de transport à Barcelone est top. On prend le train de banlieue qui croise éventuellement le métro. Un peu plus de 45 minutes plus tard, on re-émerge des tunnels sous-terrain à la droite de l’immense bâtiment. Dans l’intervalle, plusieurs parties on pris de l’ampleur. L’espace l’entourant est saturé de visiteur. Deux parcs, également empli de monde, fond face au deux façades principales de la cathédrale; celle du début du siècle construit par Gaudi lui-même a les allures d’un gros gâteau en train de fondre, surmonté d’un grand conifère. Le concept peut seulement venir d’un champignon magique sur le LSD; c’est à ce point malade! L’autre façade est ma préférée, plus cubique, avec de relents « picassotiens ». On déambule, prends des photos et dit au revoir à la cathédrale. J’aimerais y revenir en 2026 quand la tour gigantesque centrale sera terminé.

Pour la suite, puisque rien n’est à l’horaire, on descend vers la plage en partant des hauteurs de Barcelone. On marche longuement, mange thon en canne, pain et pâté sans le moindre ustensile dans un des nombreux parcs qui autour de la ville.

En chemin on retrouve des endroits visité la dernière fois… ce qui, surprise, ne rappelle rien à Mika.

Nous voilà à la plage. Il est 16 heures. Elle est bondée. La mer est chaude mais nous n’avons rien pour nous y baigné. Au centre de la plage, en ligne avec une des nombreuse digue brise-vague on visite « Doucheland » Barcelone style. Un immense terrain de jeux pour gros bras et 6 packs surdéveloppé s’offre à nous. L’endroit idéal pour un traitement choc dans la destruction de l’estime de soi. Pendant que je me vide le nombril de son sable, des gars fond des pompes sur une main et rampant du fromage avec leur abdos.

Il y a de quoi se motiver à faire de l’exerciez. Résolution prise; on se met en « shape »

Maintenant à l’ombre, une bière fraîche à la main. On raffine notre résolution : fuck l’exercice!

La journée s’achève et Océanne fait office de guide pour nous ramener à la maison. Elle nous guide de station en station, mais malgré d’énormes efforts, comprendre les connexions avec les trains de banlieue est incroyablement compliqué. Nous prendrons près d’une heure trente pour revenir.  Une première journée de voyage, heureux de se retrouver en famille

Jour 129 – Il n’y aura pas de Grèce!

Split, Croatie – 6 Septembre 2014

On a le morale un peu bas ce matin. Malgré toutes nos recherches on apprend que se rendre en Grèce serait très compliqué et/ou dispendieux et/ou dangereux.

D’abord le danger; les routes côtières de Croatie ont la réputation d’être dangereuse par le nombre de véhicules qui y circulent, leurs largeurs par toujours adéquates mais aussi par les habitudes de conduite. Plusieurs nous ont fait part de leurs craintes pour notre sécurité, particulièrement dans le sud du pays. En effet, la section d’autoroute qui déplace une partie de la circulation vers elle, n’est pas complété dans le sud. Même si on devait réussir à compléter cette section, il faudrait encore passer par l’Albanie, qui est réputée dangereuse. (Pour les touristes). La dangerosité est toujours un peu difficile à évaluer parce que tout le monde à sa propre vision de ce que ça représente. On pense avoir tendance à être capable de prendre un peu plus de risque que bien des gens, particulièrement pour ce qui est de rouler sur des routes plus difficiles…mais tant qu’on ne l’a pas fait, on ne sait pas.

Si on parle de complications, elles sont nombreuses. D’abord, aucun traversier n’existe pour la Grèce à moins de traverser en Italie pour ensuite reprendre le bateau pour le pays de Platon. Combien ça coûterait? Ça reste à voir. Pour ce qui est du train, les informations disponibles nous porte à croire qu’il faudrait fort probablement faire 30 heures de train avec d’innombrables détour à travers la Bosnie, L’Albanie et dieu sait où. Comme ses pays ne sont pas organisés comme en Europe Continental, savoir si nos vélos pourront y trouver place reste à voir. Tout ça ressemble à plusieurs jours stressants et éreintants…pas sûr que ça nous tente!

Ça nous amène aux coûts: Pour la première fois, on a regardé plus sérieusement combien ça coûterait pour revenir de Grèce à la fin octobre…6,000$, sans les extra dé vélos! Il y a de quoi t’enlever le goût d’y aller!

On se donne le droit d’y penser encore, mais à moins de trouver une solution alternative ça commence à sembler de moins à moins probable. N’empêche, on doit arriver à rester dans des endroits où la température est clémente. On est simplement pas équipé pour le froid pour plus de quelques jours.

Ça nous amène à finalement décider d’aller sur l’île de Brac demain. Ça nous donnera quelques jours pour réfléchir à nos options et relaxer. Il faudra peut être encore changer nos plans mais on verra.

On passe la journée sur le bord de la mer. La température n’a pas été aussi belle depuis plus d’un mois et demi. Mika, comme on le connaît, ne peut s’enlever de la tête de retourner dans les jeux gonflables flottants. Quand il a une idée, il l’a pas ailleurs. Pour être honnête, ça peut vous amener aux limites de la folie.

Une journée de repos entre la plage et l’appartement. Des vacances quoi!

Note; La moustache est encore très à la mode ici; si on devait faire un « Movember » ici, il faudrait l’appeler le « Pas-de-pintch-vember » parce que personne ne saurait que vous faites quoi que ce soit de spécial.

Jour 124 – Un café italien et atteindre la Slovénie

1er Septembre 2014
Dormi à Udine, Italie (Train) vers Trieste, Italie

On est de retour en Italie et on est si heureux. Malgré une grande proximité géographique entre l’Autriche et Udine en Italie, c’est deux mondes absolument et complètement différents. C’est difficile de s’expliquer pourquoi tout semble si différent à tout les niveaux et les causes de tout ça. C’est drôle comment on s’en souvenait plus, mais aujourd’hui, on préfère l’Italie à l’Allemagne et l’Autriche.

Malgré nos espoirs de beau temps, il faudra encore attendre parce que c’est pluvieux. « Who cares? » On est en route pour la Croatie, il devrait faire beau!

On a un déjeuner inclu à l’hôtel, on descend donc au restaurant du premier étage, le même qu’hier soir. On ne repassera pas sur la description exhaustive de l’endroit parce qu’on croit en avoir assez fait dans le « post » d’hier. Par contre, on doit vous parler du déjeuner le plus copieux qu’on a vu depuis des lunes. Dès le départ, nous sommes conquis par la présence d’un grille-pain. On en avait pas vu depuis des mois, mais depuis 3-4 jours, on en est à notre deuxième apparition. Avec tant de signes, si il y avait un dieux « toasteur », nous serions maintenant des convertis (Pour les besoins de la cause, nous appellerons ce dieu: Cora Déesse du Déjeuner.

Cora nous remercie copieusement çe matin, puisqu’on mange des toasts, du jambons, des crêpes et à peu près tout ce que la terre à offrir. Comme hier, la propriétaire est présente et elle nous fait de fabuleuses façons. Elle semble obnubilée par tant de beauté (on extrapole évidement) . La serveuse, elle aussi super sympathique, nous prépare les meilleurs chocolat chaud « ever », et c’est pas des blagues! C’est à ce moment que Patrick entends, venant des cieux, les paroles d’une autre déesse, la Mégantiçoise Andréanna la Notarius. Elle lui rappelle qu’on ne peut pas finir sa vie et rejoindre les sages au Panthéon du Pain Doré sans avoir bu, au moins une fois dans sa vie, un expresso italien. Patrick, ayant cessé d’en boire depuis presque 5 ans, et n’ayant pas mit les lèvres sur le délicieux nectar depuis, sent l’appel. Abandonner toute ses anciennes convictions pour toucher le nirvâna? Que faire? La tentation est trop grande!

Une petit main levée, l’attention de l’ange du capucino attiré, une commande de café et finalement une tasse de café devant soit, Patrick admire la douce mousse du breuvage l’appeler tel un nuage dans les cieux. Mika, Annik et Océanne, sachant très bien qu’il brise un ancien vœux sont sur le gros nerf.

T’es sûr que tu veux faire ça?

Je recommence pas à prendre de l’héroïne quand même!

Il dépose ses lèvres, et déguste. Soudainement dans un tunnel, il revoit sa vie; de vielles images de cafetières dégoûtantes du Cégep explosant et de café aromatisé « au Irish Cream » dans une tasse croutée « flashent » devant ses yeux. Il faut bien revoir les démons du passée pour atteindre une nouvelle plénitude. Boom, c’est fait! Le bonheur est atteint…

J’ai bu mon café italien, mais seulement pour aujourd’hui. Merci Andréanne.

On quitte, non avant d’essayer de communiquer avec la propriétaire qui vient voir Océanne, lui caresse les cheveux en disant;

Bella, bella!

Vous n’aurez jamais vu un peuple aussi tactile et aussi expressif face à la beauté. C’est vraiment remarquable (elle est quand même jolie notre grande Océanne!)

À la gare, on cherche un moyen de se diriger vers la Croatie. On fait le tour des infos disponibles et réalise qu’on devra commencer par descendre au sud, à Triestre avant la frontière slovène. De là, il n’y a apparemment que deux façons de rejoindre la Croatie. Ou bien prendre l’autobus (pourrons nous amener nos vélos?) ou pédaler à travers la cinquante de kilomètre de Slovénie entre l’Italie et la Croatie. Rien ne nous indique qu’elle sera la solution avant d’arriver à Trieste. On est prêt à se jeter dans le vide, les risques ne sont pas tellement grand!

Le train est dans environ une heures et on attend sur le quai. Mika, qui adore montrer qu’il est fort, pousse les vélos complètement chargés des parents en haut des escaliers (Il est vraiment fort comme un bœuf). On attend notre train. Il arrive, quelque minutes plus tard en nous, passant devant le visage assez lentement pour qu’on puisse identifier le « wagon à vélo » en queue de convoie. On y accourt… pour trouver des portes barrées! On se regarde quelques secondes se demandant quoi faire… On repart à courir dans l’autre direction, en panique, se disant qu’il y a peut être un autre compartiment à l’avant du train; qui sait? À quelque wagon de l’autre bout, on sent la soupe chaude. Tout le monde est maintenant à l’intérieur du train, et nous, on est toujours dehors! Finalement, un préposé saute de la locomotive, et avec le sourire, nous informe qu’on était au bon endroit et qu’elle nous ouvrira. Fiouuuu!

Court voyage et arrivée à Tierste. On est sur le bord de la mer Adriatique et le vent est très violent. Depuis nos premiers jours sur la côte française, en mai dernier, on a pas vu de vents comme ceux-ci. Inévitablement, le temps est frais (et c’est une grosse déception pour nous) . Enfin, la Croatie nous attend n’est pas? Pas si vite papillon, va sera pas facile… pas du tout!

On mange à la gare et se met à la recherche d’une solution pour traverser en Croatie. En effet, pour une raison qu’on ignore, les trains italiens s’arrêtent ici et pour se rendre à la première ville d’importance en Croatie, le train n’est pas un option.

À 2 heures, on part le chronomètre. Combien de temps ça prendra pour trouver une solution. À cet heure, absolument tout les magasins sont fermés et pas moyen d’avoir une carte de la région. Sans internet, on doit se fier au seules info. sur les affiches. Patrick a un « flash ». Peut être un ferry?

3:00
Plusieurs kilomètres de vélos plus tard, suivant la côte, on arrive au port. En cherchant le ferry, on s’adresse à deux employés du port qui nous pointent le bas d’une rue où se trouverait un bateau pour la Grèce… Seulement pour la Grèce? Il nous informe aussi que des autobus partent pour la Croatie tous les jours…. La gare d’autobus est juste à côté de la gare de train…exactement d’où on arrive.

3:15
Il n’y a que des départs pour la Grèce ici!

3:45
Retour à la gare de train. Elle est où la maudite gare d’autobus? elle est absolument introuvable. Imaginez-vous donc, que dans un building en réparation et qui a l’air franchement abandonné, elle est là la gare; Endroit super crade! On s’informe et nous indique que c’est peu probable que le chauffeur veuille accepter les vélos. Si il n’y a pas trop de monde, peut être accepterait-il, à sa discrétion et au prix qu’il décidera, de nous prendre. Aussi bien prévoir de se faire voler! De toute façon, il faudra attendre quelques minutes avant le départ de 4:30 pour savoir. On jette un coup d’œil à la foule à côté du bus et on devient convaincu qu’on va prendra l’autobus. (Il y a bien trop de monde) en étudiant la carte de la région, on décide de faire la route en vélo. Sortir de la ville semble simple; quelques kilomètres seulement. De la frontière avec la Slovénie jusqu’à celle de la Croatie, il n’y a que 32 kilomètres. Malgré l’heure tardive, tout ça semble faisable.

4:15
On part. La carte que nous possédons ne couvre que l’ensemble de la Croatie. Autant dire que la partie dédiée à Trieste tiens sur le bout d’un pouce…et c’est exactement le problème…on voit pas les détails de la ville. On tente de sortir de la ville pendant presqu’une heure trente mais n’arrive pas trouver la bonne voie. Il y a deux sorties vers la Slovénie, et pour atteindre celle qui convient, on tourne en rond. Faire du surplace ici, veut aussi dire monter, et monter et monter encore, parce que la ville est construite sur une série de montagnes; très demandant comme terrain!

17:15
On est désespéré. Près de 25 kilomètres en ville et on y est toujours…sans la moindre idée comment en sortir. C’est vraiment comme dans « Traboulidon »! (référence à une vielle émission jeunesse). On s’arrête et s’informe auprès d’un groupe dans un petit bar minable. Sans aucune langue commune, il tente de nous expliquer où aller . À deux pas, il y a un tunnel. C’est apparemment le seul passage pour se rendre sur la route recherchée… Pas surprenant qu’on réussi pas à sortir d’ici!

17:45
On est sur la bonne route, le tunnel est dernière nous et on est au moins sur le bon chemin. On a aucune idée du type de terrain que l’on rencontrera. On est sur le point d’avoir une mauvaise surprise.

18:00
Ça fait quinze minutes qu’on monte. On est toujours en ville sans la moindre indication que ça va « slaquer »

18:30
On arrête à une station service pour s’assurer que les 45 minutes de monté qu’on vient de faire sont dans la bonne direction. (Pas d’Internet ou de cartes c’est de la « marde »). On est encore sur le bon chemin, mais depuis le tunnel la pente s’accentue et continue de plus belle.

19:15
Une heure trente qu’on pédale en montant, et on ne blague pas, il n’y avait aucun plat nul part. On est toujours à 4km de la frontière avec la Slovénie et on s’inquiète de la suite… À gauche, un petit village où on décide d’arrêter pour voir…ou dormir. Les dernières heures nous ont épuisé. On reste ici ce soir. Le vent se lève, la noirceur arrive et il n’y aucune chance de se rendre en Croatie aujourd’hui. Si on devait se rendre en Slovénie, trouverions-nous un hôtel? La chambre ici, est très très cher mais on a pas le choix.

20:45
Dans notre lit, on écoute Super Tennis, une chaîne qui ne passe que d’anciens matches de tennis de toutes les époques (c’est de la spécialité rare) Contrairement à nos postes de sport qui payent les droits des Canadiens beaucoup trop cher et qui doivent en parler 23 heures sur 24 pour rentabiliser l’investissement, les canaux d’ici ont de la variété; On regarde une compétition de pigeon d’argile…(pas fameux à la télé) et un match de volleyball où le Canada se fait « torcher » par les russes.

On s’endort tous un après l’autre très rapidement. On convient qu’en voyage, on contrôle pas tout, et qu’aujourd’hui, on s’attendait pas du tout à ça!

Note: Demain matin, après vérifications, on constate qu’on a monté plus de 1,400 mètres; de loin notre record.

Jour 123 – Bye Autriche

30 Août 2014
Départ Spittal, Autriche (Vélo) vers Villach Autriche (50km)
Villach (Train) vers Udine, Italie

On roule une cinquantaine de kilomètres sur les piste tortueuse suivant la rivière qui nous amène de Spital à Villach. Inévitablement, si vous regardez une carte, elle vous indiquera toujours une distance plus courte que celle qu’on fini par faire. Par exemple aujourd’hui, si vous êtes en voiture, 39 kilomètres auraient suffit, mais pour nous, ce sera plus de 50.

La bonne nouvelle, est que les éléments sont avec nous, surtout au début de la journée. Des belles pistes, un vent de dos et une légère pente descendante. On se gâte et roule rapidement. Vers midi, on s’arrête à mi-chemin pour prendre un lunch en plein-air. On est forcé de se faire quelque chose de plus élaboré qu’à l’habitude, parce que tout ce qui nous reste, c’est des pâtes. Durant la cuisson, probablement par intervention divine, un pneu crève bruyamment devant nous et pour aucune raison apparente. Évidement, c’est un bris de valve..impossible à réparer. Heureusement, prévoyant comme nous pouvons l’être parfois, nous avons encore une chambre à air de rechange.

De retour sur la route à un rythme beaucoup moins soutenu. C’est « plate » mais le vent nous a viré dans la face. On fini la route avec moins d’enthousiasme entre à Villach en suivant la rivière. Ça nous amène en ville dans un très belle endroit. La ville est tranquille et très jolie. Une belle rivière qui la traverse, de jolies terrasses dans un quartier piétonnier et des montagnes au loin. On se demande si on dort ici. Pour décider, il y a rien comme aller faire un tour à la gare. En effet, on considère notre défi relevé. On est à moins de 20 kilomètres de la frontière Slovéne, ce qui confirme que nous avons traversé l’Autriche du nord au sud.

Bravo les poilus!

Ce qu’il nous faut maintenant, c’est de la chaleur et du soleil et on espère les trouver en Croatie. Mais comment si rendre? Seuls deux trains quittent pour le sud ici; un pour Zagreb en Croatie (dans le nord du pays et vraiment loin de la côte) et au autre pour Usine en Italie. Cette dernière ville a l’avantage d’être plus près de la Mer Adriatique que Zagreb. Les deux trains partent, tous les jours, en fin de journée. Si on ne se décide pas maintenant, il faudra attendre jusqu’à demain soir pour prendre les mêmes exactes trains. Après mûres réflexions, on décide en faveur de l’Italie.

On achète donc les billets et attend deux heures avant le départ.

On en convient, une journée comme ça n’est pas super divertissante pour nos « avides » lecteurs. On a donc décidé, pour chacun d’entre nous, de faire une petite liste des choses qui nous manquent le plus en voyage.

Patrick
Du linge propre
On s’habitue à sentir le swing…mais pas les gens autour de nous.
Une douche « qui se peut »
Quand on vit dans les campings, plusieurs d’entre vous le savent, c’est toute une gymnastique pour prendre une douche; sans salir ou mouiller son linge propre, ne pas pogner de verrues, peser sur le maudit boutons à toutes les 13 secondes, la prendre quand il reste de l’eau chaude, ajuster le jet pour avoir une pression suffisante pour au moins éteindre une allumette et on j’en passe.
Prise de courant
Tenir tout nos bidules électroniques chargés demande de la gestion. Je rêve de tout brancher et charger au même endroit et en même temps.
Comprendre de quoi à la télé
On écoute pas beaucoup la télévision évidement, mais quand on peu c’est un réel plaisir…surtout un film…ce serait beaucoup plus agréable si on comprenait quelque chose.
mon oreiller
J’ai un oreillé gonflable qui vient de rendre l’âme. C’est un détail, parce que de tout façon, ce genre de choses, même quand elle fonctionnent bien, ne sont qu’un pale substitue à la vraie affaire.

Annik
Un bac de recyclage
L’âme écologique d’Annik saigne tous les jours. Comment survivre à tant de gaspillage? Comme on achète tout en petite quantité, la tonne d’emballage qui prenne le chemin de la poubelle la désespère, surtout qu’on a l’habitude de faire attention à ce genre de chose. Quand on change de pays, et qu’il y a du recyclage, comprendre ce qui va ou tient du miracle. En Autriche, par exemple, on fini par comprendre qu’une canette d’aluminium va avec le papier (pourquoi?).
Des jeans!
Je suis tanné d’être habillé en « sport woman » – qu’est-ce qu’il y a de plus beau qu’une paire de Jeans?
Bagel au creton
Des croissants au beurre « n’accote » pas un gros bagel grillé aux graines de sésame, couvert d’une fine couche de moutarde jaune et d’un pouce de creton Bilopage bien gras!
serviettes douces
On a des serviettes légères de type chamois avec nous. Le poids est super important mais s’essuyer avec ça offre la même sensation que de se frotter avec tapis « sauve-pantalon ». Il faut absolument tapoter au lieu d’essuyer parce ça cous arrache l’épiderme.
Des « pas espadrilles » – Idéalement des bottes
J’aime les bottes!
La famille et les amis
C’est convenu et prévisible!

Océanne
Tarte aux pommes et les compotes de Mamou
Tarte au sucre de grand-maman
Sucre à la crème de grand- maman
Mon lit
Plaqueur à cheveux
Faire du ski-doo

Mika
Mes amis me manquent beaucoup
je m’ennuie de faire semblant de tuer des zombies. (ce sont ses mots, comme quoi les choses les plus futiles sont les plus amusantes)
L’école… pour faire plaisir à la directrice
Faire du ski-doo
Jouer au hockey

Évidemment la famille et les amis nous manquent tous beaucoup.

On vient de compléter la liste et on arrive en Italie en soirée. (9 heure trente) Changement de pays = pas d’Internet. On pas la moindre idée où se trouve l’hôtel qu’on a réservé avant de partir. Annik impressionne par son niveau de prévoyance; Elle a pris un « snap shot » de la carte sur son cellulaire avant de perdre Internet. C’est finalement la seule information à notre disposition pour trouver notre hôtel. Le problème avec cette idée, qui est d’ailleurs meilleure que rien, c’est qu’un « jpeg » de 72dpi d’une carte sans aucun noms de rue, c’est presqu’aussi utilie qu’une carte de la Malaisie (aucun lien avec l’avion disparu – ils l’ont retrouvé au fait?)

On traverse la ville qui est superbement animé. Il fait passablement chaud, ce qui fait changement pour nos peaux maintenant redevenus pâles par le soleil absent du dernier mois. On passe dans toutes ces superbes petites rues. Les cafés sont bouillonnant d’activités, même à cette heure tardive. On est sous le charme. Ça n’enlève rien à l’Allemagne et l’Autriche, mais c’est une des partie qui nous a déplu un peu. Il semble, que peut importe où et quand on sortait, il n’y avait rien de festif. La plupart du temps, même la musique était absente des bars et restaurants. On est donc heureux d’être ici!

On cherche donc le fameux hôtel dans la noirceure d’une ville anciennement fortifiée avec ces rues tortueuses. C’est sûrement la première fois que ça arrive, mais on est perdu, complètement perdu. Généralement, quand on connaît la direction général, on fini par se retrouver éventuellement. Les rues sont ici si « moyenne-âgeuse » qu’on finira pas comprendre qu’on a fait un 180 degrés et qu’on se redirige vers le point de départ… la gare. Finalement, un bon 45 minutes plus tard, on finit par trouver l’hôtel où on se fait accueillir, super gentiment par un serveur, (l’hôtel est aussi un restaurant) qui nous explique tout dans nos deux langues. On est sous le charme! Une fois tout en place, on descend au resto pour prendre un verre.

Ce restaurant est incroyablement italien, et bizarre à la fois. C’est super propre, ça a la classe d’une autre époque mais on y a rajouté un « container » de bibelots et de décorations de tout les styles et époques. On parle ici de chandails de foot, de fleurs en plastiques, de lampes rococo, de photos, de sculptures, tout ça à travers de boiseries à excès et des fenêtre à vitraux.

La proprietaire, est aussi ce qu’on peut s’imaginer d’une patronne italienne; massive, autoritaire mais qui sourit à tout le monde, se promène avec présence et s’assure que ses clients, qu’elle considère comme sa famille, sont bien servis. Elle nous fait des sourires toute la soirée pendant qu’on boit et mange une pizza Margarita…avec des frites dessus…(on avait oublié que ça existait). L’endroit est honnêtement atroce, mais il a quand même de ces charmes qui vous donne le goût de rester; un sentiments vraiment unique.

Retour dans notre chambre au draps des années 70. On dort aux sons de la pluie qui tombe (c’est pas supposé être le paradis ici?)

Jour 122 – Rafting…et une visite extra terrestre

29 Août 2014
Départ de Obervellach, Autriche (Vélo) vers Villach, Autriche (35 km)

Deux jours de beau temps; c’est possible? Avant de traverser cette section des Alpes, on nous avait assuré, que de l’autre côté, il faisait beau beaucoup plus souvent. On s’amusait à dire depuis quelques jours;

On a assez hâte de traverser au paradis! Il paraît qu’il y a des licornes et des arc-en-ciel

Ben non! Il n’y a ni licorne, ni arc-en-ciel et même pas de soleil. C’est encore très beau, mais ce matin après une nuit pluvieuse, c’est gris. On va quand même donner un point à tous ces Nostradamus; il fait un peu plus chaud, et c’est pas de refus. On a pas gelé cette nuit. Donc, on se lève parce qu’on va faire du rafting à 10 heure. Océanne est particulièrement motivée par la tâche de ramassage. C’est drôle de voir les enfants réagir différemment selon les circonstances. Océanne déteste être en retard. La seule chose qu’elle détesterait plus serait qu’être forcé de dire « j’aime Mika » dans un auditorium au secondaire. Son frère est différent. Voici sa réaction à un échéance; l’aphasie! Il dort, encore et toujours, pendant que sa sœur s’active. Si il y avait une fable pour ces deux là, ce serait la cigale et la fourmi. Il faut quand même donner à Mika, qu’il a à peine 10 ans, n’a pas la personnalité d’Océanne et il s’est beaucoup amélioré au cours des 4 derniers mois.

Après un déjeuner élaboré d’oeufs, de toasts faites dans la poêle et de chocolat chaud, on se présente à l’entrée où la tente de rafting se trouve. On y rencontre l’organisateur qui nous explique, dans un excellent anglais, tous les détails de la descente. On nous équipe de remarquables « wetsuits » (on en a jamais mis autant de tout notre vie) et on se regarde tous en riant; nos attributs sont si bien moulés et/ou écrasés.

On descend donc le bateau à la rivière manuellement. Patrick prétend que ce n’est pas lourd du tout au moment où sa rate explose et que sont « wetsuit » craque de partout. On arrive tu à la maudite rivière?

Nous sommes en équipe avec une autre famille allemande (un papa et ses deux filles). On discute un peu, et comme tout le monde ici, ils ont aussi visité Vancouver. (Comme quatre autres personnes depuis hier) Ils sont tous sans mot devant le mix, selon eux parfait, de la ville. (Mer et montagnes). Y a pas de quoi se surprendre du prix des logements quand l’humanité entière voudrait y déménager.

La rivière n’est pas hyper sportive à ce moment de l’année, mais il faut bien en profiter quand les occasions se présentent. Notre guide est vraiment super. Il nous parle de plein de détails de l’Autriche et de la rivière dans les moments plus tranquilles. Ça vaut la peine de vous parler un peu de ce qu’on a apprit.

1- Dans les montagnes tout près, se trouve la plus grande station de pompage d’Europe. En fait, c’est une centrale hydro-électrique à partir d’un réservoir en altitude dans lequel on y pompe l’eau de la rivière où nous descendons. Vous vous dites sûrement, mais pourquoi dépenser de l’électricité pour pomper de l’eau et ensuite produire de la nouvelle électricité? C’est là que c’est brillant. Les centrales nucléaires, au charbon et autres sont des machines qui ne changent pas facilement de vitesse. La quantité d’électricité qu’elles produisent le jour ne change presque pas la nuit, au moment où la demande chute dramatiquement. L’électricité, il n’y a pas vraiment de façon facile de s’en debarasser à moins de la stocker sous forme d’eau (derrière un barrage). Parce qu’il y a une si grande offre d’électricité la nuit, l’opérateur de la station de pompage se fait même offrir de l’argent pour la prendre! Vous avez bien compris, ils le paye pour donner leur électricité. Une fois la journée arrivée et les réservoirs pleins, il ouvre les vannes pour les période de pointe où il obtient d’excellents tarifs.

2- En Autriche, il n’y a que deux passages pour les trains (nord-sud) . Y construire un chemin de fer est un travail colossal. Dans la vallée, on retrouve une de ces lignes qui passe par le tunnel dans lequel nous avons passé hier. Les infrastructures initiales datent de 1909 et comprennent un incroyable 400 tunnels et 300 ponts, le tout perchés à flanc de montagne. D’ici, on peu apercevoir les trains défiler au dessus de nos têtes. Construire tout ça aura prit six ans et 80 000 hommes, donc 20 000 italien spécialistes de la taille de pierre. (pour construire tous ces ponts en maçonnerie) Dans les années 70, on a condamné le vieux système qui était très tortueux. Le trajet demandait 2h30 de Bad Hofgastein à Villach. On l’a remplacé par un autre rail, cette fois-ci double et beaucoup plus droit, et qui permet de faire le même voyage en 35 minutes. Pour réussir ça, ils ont construis d’énormes viaducs entre chaques montagnes et petites vallées. On peut apercevoir tout ça d’où nous sommes.

3- Depuis un moment déjà, on se doute que les maisons autrichiennes, avec leurs bases en béton/pierre et leurs étages supérieures en bois, sont fait ainsi pour des considérations autres qu’esthétiques. Il y a souvent une raison pratico-pratique pour ce genre de chose. On pose la question à notre guide qui nous donne enfin la réponse. En Autriche, il y a beaucoup de neige au sol. La base des maisons est construit en pierre évitait que les fondations pourrissent et se dégradent. Jusque-là, c’est logique, mais pourquoi les autres étages sont en bois? D’abord, beaucoup de maisons sont en altitude, et y monter des tonnes de pierres de rivière était un travail titanesque. Le bois, lui, à l’avantage de pousser même très haut dans la montagne. L’autre raison et que le bois est beaucoup plus léger pour la construction en hauteur et qu’à épaisseur égale, le bois est beaucoup plus isolant que la pierre. Il y aurait des maisons de bois qui ont des structures d’un demi-millénaire, signe que si vous le garder au sec, il peut durer très très longtemps.

Revenons à notre rafting. Le guide s’organise pour qu’on s’emmerde pas trop, parce que durant la première partie du 13 kilomètres de descente, c’est pas mal tranquille! Il fait marcher tout le monde sur le contour du bateau gonflable, et essaie évidement de nous faire tomber à l’eau. Ici, c’est l’eau des glaciers, la température de l’eau ne monte jamais à plus de quelques degrés…Il y a de quoi perdre le souffle en y tombant. Mika y tombera en premier, mais il faudra attendre un peu plus tard pour voir les autres goûter aux glaçons liquides (Le Ice Bucket challenge, c’est de la p’tite bière à côté de ça).

Annik se méfiant de rien, c’est ce qui arrive quand on est de bonne nature, se fait prendre par le guide. Elle l’aide presqu’à se faire jeter à l’eau. Elle est assise sur le bord pour pouvoir ramer et celui-ci commence à passer le manche de sa rame sous ses genoux. Annik, se demande pourquoi, mais se dit qu’il doit avoir une bonne raison; c’est l’autorité après tout! Il termine la manœuvre, utilise la rame comme levier et lui fait faire une culbute dans l’eau congelé…

On fait d’autre jeu comme celui du Titanic où il faut imiter Kate Winslett à la poupe du bateau. Patrick y goute à ce moment là. Océanne s’en sauvera presque complètement, mais le guide, dans un moment d’inattention la fout à l’eau juste avant notre arrivé.

À mi-parcours, on nous fait sauter à l’eau à partir d’une petite crête rocheuse. Mika et Patrick s’exécutent. Au contact de l’eau nos craques de fesse se fusionnent et nos doigts frisent. On doit nager jusqu’à l’autre côté de la rivière et juste ces quelques secondes sont assez pour se geler les mains.

La deuxième partie est plus dynamique, rien de bien fou, mais les enfants aiment bien se faire arroser et brasser dans les vagues. Le tout s’achève donc après une heure trente et 13 kilomètres de descente. On nous remonte en camion jusqu’au camping où en s’empresse de se ramasser pour prendre la route. On a pas mit les pneus sur l’asphalte, qu’il se met à pleuvoir. On prend donc une pause à l’épicerie et mange en compagnie de gentils paniers d’épicerie.

Nous voilà finalement sur la route en direction de Spittal. On peut pas être trop ambitieux, parce qu’il est déjà plus de deux heures trente de l’après-midi. Au moins, la pluie a cessé. On s’avance dans une vallée qui s’élargie et qui a une pente générale descendante. Il y a bien des vallons, où ça brûle un peu, mais pour le reste, on descend gentiment dans un environnement qui n’a pas d’égal. Il y a trois autres groupes qui font la même route que nous. On les croise, dépasse, recroise et redépasse au grès des arrêts de l’un et de l’autre. On passe de petits villages, boisés, champs de mais et pâturages. On donne même à mange à des Yaks…(le genre de bœuf à poil) Pourquoi pas?

On arrive au camping en fin de journée, et après une petite visite pour constater que le « Night Life » de Spital ressemble à celui de Breakeyville, on décide de manger au restaurant à l’entrée du camping. En Autriche, on retrouve beaucoup de ces « maisons d’hôte », qui sont en fait des habitations qui ont, au premier un restaurant, au deuxième les appartements des proprios, et le étages subséquente et bâtiments attenants des espaces pour les touristes. Fréquemment, on y adjoint un camping comme c’est la cas ici. Tout est très propre, mais le camping ne semble pas une grosse priorité au niveau de l’entretien. Il faut faire preuve d’ingéniosité pour trouver assez grand de gazon pour se « parquer » entre toutes les pommes et poires tombés des arbres.

Au restaurant de la place, les gens sont sympathiques mais le service est très lent. (Ça peut jamais battre la Dune de Pyla) Ça nous dérange pas ce soir parce qu’on a rien d’autre a faire à part ça. Le thème de la soirée;

Pas manger de saucisses!

On s’assure de poser les questions qui s’imposent pour gagner le défi. Les premiers plats arrivent…on est en marche pour en sortir victorieux.
– Cordon Bleu pour Mika et Annik; un morceau de porc coupé en deux avec du fromage et du bacon au centre le tout dans un pouce de panure accompagnés de légumes… qui sont plutôt des frites (on se demande ce que ça a de Cordon bleu)
– Patrick obtient un morceau de porc aux champignons en canne dans une sauce douteuse, avec lui aussi, des tubercules frits.

Gagnerons nous notre défi? Il ne reste qu’Océanne. La serveuse s’approche, elle descend lentement l’assiette vers elle. (On vit tous les moments importants de notre vie au ralenti) oh,oh,oh, c’est une brochette, on le savait pas…..NOOOOOOONNN…. Il a deux « ti-boutte » de saucisse au bout…nous sommes fait. GAME OVER!

On mange et on s’ennuie de la bouffe française, parce que pour pas beaucoup plus cher, on mange tellement mieux. On s’amuse quand même bien dans cette ambiance de salon funéraire. On quitte et se dirige vers nos tentes pour se rendre compte qu’il n’est que 20 heure trente… C’est ça qui est ça!

Note: Cette nuit, Annik sort pour un pipi (c’est absolument impossible de ne pas avoir envie la nuit dans une tente…il semble) Dans le ciel, on aperçoit des carrées lumineux qui tournent sur eux même; un peu comme une projection sur les nuages. Ça nous rappelle tous une soirée vraiment bizarre près de Louiseville il y a quelques années… tu t’en rappelle Céline?

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Jour 118 – Cheveux blond; le complot!

26 Septembre 2014
Wagrain Autriche

Voici le plan, on fait rien aujourd’hui! On bouge pas d’ici, et si on peu se gratter les « foufounes » en écoutant le silence, on le fera. On s’apprête à implémenter le plan d’action, avant qu’Annik et Océanne décident que cette journée ne peut pas être perdu à de si futiles choses. Elles ont l’intention de sortir en fille en bas, au village, pour se faire faire une teinture. (Seulement Annik)

Depuis le début du voyage, Annik pense à se faire teindre en blonde. Si elle déteste, seul de pures inconnus pourront se « foutre » de sa gueule, ce qu’elle croit en mesure d’endurer. Les voilà parti, pendant que les gars accélèrent la cadence… à ne rien faire. Patrick en profite pour mettre à jour beaucoup du matériel du blog.

Au village, d’étranges et de lugubres événements se préparent sans que le moindre indices ne puissent en dévoilée la funeste conclusion. Annik se présente au salon de coiffure avec la ferme intention de se faire teindre. S’informant des possibilités d’obtenir satisfaction à cet égard, on lui demande de revenir à 14 heure; le salon ferme pour une période de deux heures dans quelques minutes;

La première pièce de l’échiquier est en place! On sent déjà le souffle chaud des profondeurs de l’enfer s’infiltrer dans cette histoire, encore à ses débuts.

Annik et Océanne, complètement ignorantes des événements plus grand qu’eux prenant place dans l’ombre, font le tour des boutiques le sourire au lèvres. Quelques minutes avant 14 heures, confiante de se présenter à temps pour obtenir une place de choix, elles se dirigent, le cœur léger, vers le salon plus bas sur la rue.

À l’intérieur, l’endroit est déjà plein. Comment est-ce possible? Tel d’ignobles goules aux vertu douteuses, des femmes complotant contre l’étrangère, ont réussi à entrer à l’intérieur, probablement par d’anciennes canalisations longuement oubliés, avant l’arrivé du couple mère, fille. Quelle surprise de trouver toutes ces dames, n’ayant probablement même pas besoin de soins capillaires, déjà assises sur toutes les chaises de ce salon de plus en plus curieux. Comment on t’elles déjà pu être à l’intérieur? À quel minables bassesses on t’elles du s’adonner pour profiter d’un laissez- passer avant eux? Quoi qu’il en soit, toute ces dames n’ont qu’un objectif en tête; s’assurer que l’horloge du temps s’écoule, que les heures s’égrainent et que devant l’inévitable, la gentille coiffeuse, complètement extérieur au complot, soit placé devant une tâche impossible avant la fermeture; celle de transformer une brune en blonde dans un temps impossible.

Annik, dans son inconfort croissant, devant toutes ces femmes criardes et colorées, se demande quand tout cela va en venir à elle? Un œil exercé au subtiles étreintes de la noirceur aurait déjà vu, qu’une de ces femmes est bel et bien en charge de ce complot. Les indices ne mentent pas à ceux qui savent voir; plus de 70 ans, et elle opte pour la teinture « charbon des ténèbres ». Seul le plus éloigné des trous de noir est plus foncé. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas se faire teindre les sourcils et les cils du même ton ténébreux? Cruella n’aurait qu’à bouffer la tête de quelques truites vivantes pour dévoiler ses vils intentions. De toute façon, sa mission est accomplie, la petite brune ne pourra jamais être blonde à temps!

Quinze heure trente; déjà de longues heures sont passés et Annik a finalement l’occasion de faire part de ses besoins. Annik a les cheveux foncés et elle veux être blonde comme le blé. Si cette gentille autrichienne avait pu dire le fond de sa pensé, à se moment là, elle aurait sûrement dit;

T’es folle ou quoi? On passe pas du noir au blanc en 2 heures!

Devant le devoir accompli, toutes ces figures ayant placé l’employé devant l’impossible, quittent le salon dans un nuage de fumé et dans des bruits de battement rappelant quelques chauve-souris sanguinaires.

Un premier bleach; Annik est jaune-orange.
Une première couleur; Annik est jaune-orange
Un petit coup de lance flamme; Annik est jaune-orange.
Une visite de Marie Denise Pelletier pour valider le jaune orange
Une petite prière, allumage d’encens; Annik est Jaune-Orange
Une deuxième couleur; Annik est jaunes… Un peur plus pâle.

Dix-neuf heure trente, le fond de la tête « galés » avec les cheveux de Lisa Simpson, Annik se regarde dans le miroir avec effroi. À moins de se faire tremper la tête dans le peroxyde pour la nuit, ça sera pas mieux que ça. En désespoir de cause, la coiffeuse tend sa main pour le paiement, pousse Annik à travers le cadre de porte et barre à double tour. Annik maintenant sous le soleil couchant, « flash » jaune dans le noir. Elle décide de ne pas allumer ses feux de position sur son vélo; ses cheveux seront bien suffisant pour être vu de l’espace.

Pendant ce temps Mika et Patrick, eux aussi absolument ignorant de tous ces événements, mangent des saucisses et de la « banik » sur le feu préparé par nos gentils hôtes. Il y a pas à dire, même si ça fait 20 ans qu’ils font ça, ils ont encore du plaisir avec leur boulot. On mange et on s’amuse, mais on commence à s’inquiéter d’une scèance de coiffure qui a débuté à leur départ à 11 heures ce matin. Ça fait quand même huit heures et demi chez la coiffeuse! On est tous sur le point de partir dans la voiture du propriétaire, quand dans la directions de la ville, on aperçoit une forte lumière; un nouvel astre en mouvement suivant les courbures de la routes dans la vallée ci-bas. Au départ, la lumière est assez intense pour éclairer quelques carrés de maison au village, mais plus elle s’avance, plus son intensité augmente, au point où une immense zone est noyée dans la lumière la plus blanche imaginable. Ce point bouge toujours dans notre direction et nos genoux claques d’inquiétude devant un phénomène si singulier. Nous ne sommes pas prêt à une visite d’extra terrestre; ça fait longtemps qu’on a pas écouté E.T. et on se souvient pas ce qu’il faut faire. Le point s’approche de plus en plus et nous sommes maintenant submergés dans la lumière qui s’évanoui subitement en passant derrière la maison. Tout à coup apparaît, dans une nuée d’étoile; Lisa Simpson.

Je t’aime Annik, t’es belle en blonde!