Aguilas et l’adaptation à la vie Espagnol – Prise 2

18 et 19 Août 2019

Notre dernier voyage, j’adorais écrire tous les jours, mais il s’avère que c’est extrêmement exigeant et je n’ai pas nécessairement le goût de me donner cette contrainte. En dehors des activités de voyages et de vie sur la route, écrire prend tout mon temps libre.  J’ai décidé de me simplifier la vie et d’écrire des textes qui pourrons s’étendre sur 2,3 ou même 4 jours, dépendant des circonstances.  En voici le premier exemple.

Nous quittons Mulcie ce matin et nous dirigeons vers la côte.  Tout le monde a le goût de passer du temps près de la méditerrané.  Cette fois-ci, nous habiterons un petit camping du nom de Bellavista, tout près de la mer et en périphérie de Águilas, une petite ville de 35,000 habitants. 

On commence à voir une constante avec les campings, et même s’ils ont des différences, ils ont tous la structure et l’organisation pour prévenir un débarquement militaire. D’abord, la fameuse enceinte clôturée, le portail à contrôle électronique et le passage obligé à travers les milles et un contrôles administratifs du bâtiment d’accueil.  On ne sait pas trop ce qu’ils essaient de prévenir avec ça, mais c’est du sérieux leur affaire. On arrive juste avec un sac à dos et une glacière, ne faudrait pas paniquer.  Je ne sais pas ce qu’il s’imagine comme scénario apocalyptiques, mais je ne me sens pas encore capable de faire une bombe à fragmentation avec une boite de verres de contact et un coupe ongle.  De toute façon, à la taille des sites de camping, tout le monde sait ce que tu fais avant même d’y avoir pensé.

Pour l’accès d’abord, on doit s’identifier.  Je reste toujours inconfortable avec la prise de photocopies des passeports, mais quand tu penses que tes clients peuvent te voler un rouleau de papier toilette, ou pire encore, te subtiliser un sachet de sucre près de la machine à café, tu ne peux pas prendre de chance. Tu dois être certain d’être en mesure de mettre Interpol sur les traces de ces malfrats avant une récidive, comme par exemple, sauter dans la piscine avant de prendre ta douche.

Ensuite, on doit remplir des formulaires et lire un paquet de règlement, qui soit dit en passant, sont incompréhensible pour moi. Voici comment je m’en sors. Je me fous des règlements. Je pars seulement du principe qu’il y a des règles de base élémentaires dans un camping, comme ne pas déranger les campeurs après 11 heures, ou ne pas faire frire un banc de poisson à 3 pieds de la tente d’un voisin. Oh, pardons! Ses règlements là s’appliquent seulement à l’extérieur de l’Espagne.

Sur le site, plusieurs autres endroits sont également super sécurisés; sa prend une clef pour accéder la laveuse, une pour le frigidaire, et une pour entrer et sortir du site. Évidemment, ils veulent seulement éviter la répétition des événements de juillet 2017. Vous vous rappellerez certainement des nouvelles mondialement médiatisées, quand un homme a utilisé la laveuse commune pour laver une nappe avec une tache de Ketchup SANS la faire tremper préalablement. Et l’autre événement, au dénouement tragique, ou une mère de famille, complètement hors de contrôle, a déposé une bouteille de vin rouge au frigo, un crime sérieux en Espagne. On garde d’ailleurs bien en vue la photo de son arrestation à l’entrée du camping.

Le Camping Bellavista et vraiment jolie et bien entretenu. Nous sommes sur un site qui est couvert d’une de ses toiles vertes pour faire de l’ombre et survivre au rayon du soleil durant la journée.  Il y a de la verdure partout, piscine, barbecue, table de ping pong et une petite salle pour… pas être dehors.

Camping BellaVista – Juste assez d’espace pour l’auto et nos deux petites tentes.


Nous nous installons et décidons d’aller passer le reste de l’après-midi à la plage a quelques pas. Quel endroit extraordinaire. La vue est époustouflante, avec ses grandes murailles rocheuses angulée vers la mer et le Castillo de San Juan perché sur sa colline projetant sont ombre sur  l’eau azur de la méditerrané.  On s’installe sur la plage pour une bonne baignade, et réalise qu’à 14h, un parasol c’est une nécessité.  Le soleil est brutal, et on doit se réfugier le plus possible à l’eau, après s’être enduit d’un ¼ pouce de crème solaire.

En soirée, nous déambulons dans les rues de Anguila et en bord de mer.  C’est le moment où les gens sont réellement dehors. On aperçoit toutes ses personnes âgées descendre dans les rues, petite chaise pliante à la main.  Ils se dirigent tous vers la plage pour une jasette. On ne sait pas pourquoi, mais une fois sur place, homme et femmes forment de petits groupes distincts d’homme et de femmes. Vaut mieux les séparer. Dieu sait combien de fringantes octogénaires tombe enceinte, malgré elles, après une partie de carte déchaînée sur la plage.

Mémés à la Plage de Aguilas

Au camping, on aura déjà mieux dormi. Ça commence à être un « running gag  », mais notre conclusion est simple; les campings espagnols ne sont pas faits pour dormir à moins de s’être enfilé un 26 onces de vodka.

C’est un long weekend pour les espagnols. Trois jours de congé, et certains ont décidé qu’ils dormiraient seulement de retour au bureau mardi.  Le gang de gars l’autre coté de l’allée sont d’avides buveurs, mais également d’efficaces déménageurs. Ils s’assurent toujours d’avoir de la bière froide en ayant l’équipement adéquat. Les trio Einsteinien, ont déplacé, tenez-vous bien, un frigo pleine grandeur au camping!  À leur départ le lendemain, ça leur a pris des heures a démonter leur site; même le kit de tournée d’Iron Maiden est plus léger que ça.  En attendant, un fois la fameuse bière froide bu, le duo d’un gros gras bien imbibé nous a offert un fabuleux « medley de ronflerie » seulement dépassé en intensité par l’explosion d’une étoile massive aux confins de l’univers…ohhh misère.

Nos champions de voisins avec leur frigo au camping

Pour notre deuxième journée à Águilas, les enfants décident de rester au camping pour profiter de la piscine, pendant qu’Annik et moi partons à l’aventure en ville.  Comme les nuits sont courtes et que la fatigue nous rattrape, il est fréquent qu’il soit midi passé avant qu’on soit prêt à faire quoi que ce soit.  En Espagne, cet horaire ne convient pas trop.  De un, il fait chaud sans bon sens, de deux, même les attractions touristiques sont fermées en pleine après-midi.  Pour le moment, on n’arrive pas à s’ajuster.

Come On! Comment ça marche?  La nuit, vous nous empêchez de dormir, pis quand on a réussi à réunir assez d’énergie pour faire quelque chose, vous fermez tout. En passant, ça inclue les endroits, qui en théorie sont utile pour passer le temps, comme les musées et sites touristiques, seul endroit où on peut flâner sans subir une brulure au 3e degrés, et en attendant que vous vous ouvriez vos commercés à 18h.

On finit donc par arpenter les rues de la ville et découvrir la vie citadine en Espagne.  Águilas, est sur la mer, mais elle est entourée de terres semi-désertiques. Dans ses circonstances, et sans le savoir, on pourrait conclure qu’il y a de l’espace a profusion pour étendre la ville.  Cependant, la ville est compacte, petites rues, bâtiments de 8-10 étages enserrées autour de ses artères comme pour créer le maximum d’ombre.

Il y a une vraie vie de quartier, parce que tout doit se passer à pieds, tout les types de commerce sont au premier étage des bâtiments, de l’épicerie au garagiste.

Trouver un stationnement est cependant compliqué, mais quand vous en avez un, il ne coûte jamais rien; pas de parcomètre, pas de restrictions d’heures et un nombre important terrain de stationnement sont sans frais.  Le nôtre aujourd’hui, est le lit d’une rivière asséchée et bétonnée, qui s’est transformé en stationnement jusqu’à la prochaine pluie.

La rivière bétonné et à sec transformé en stationnnement

Nous visitons, en début de soirée, le Castillos de San Juan.  Pour y accéder, vous devez prendre un ascenseur complètement vitré, qui par sa configuration serait l’endroit idéal pour expliquer à la jeunesse le concept de l’effet de serre.  Même si on doit y rester au maximum 1 minute, on croit que la vie nous quitte par les pores de notre peau. Je fais une crise de panique juste à m’imaginer l’ascenseur en panne au soleil.  Ce n’est pas une blague, c’est la mort assurée en 15 minutes.

Le Castillo, même si c’est l’emblème de la ville, est très peu visité, quelques personnes ici et là.  Apparemment le tourisme est en train de changer, les gens recherches plus les expériences que les lieux historiques.  Je ne sais pas si c’est vrai? Je ne me plaindrai cependant pas d’éviter les contacts rapprochés avec des touristes dégoulinants de sueur et qui laissent couler leurs cornets sur vos pieds. Quoi qu’il en soit, un endroit sympathique, bien restauré ou on peut admirer toute la beauté de la région, de la mer, aux déserts en passant par les plages magnifiques de Águilas