Jour 28 – Le mouroir de Calcutta

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On quitte le camping en vitesse ce matin. En vitesse veut seulement dire à l’intérieur de 3:00 après le levé….un peu décourageant mais il y a des jours comme ça.

On roule 45 kilomètres aujourd’hui sur la côte en direction de Barcelone. C’est super jolie mais attention aux cœurs sensibles, il y a énormément de voitures sur la route souvent sans accotement. On se rend au centre-ville à vélo à travers tout ce trafic. Sans faire d’analyses scientifiques, on trouve les espagnols plus courtois que les français sur la route. On laisse beaucoup plus de chance à notre petit convoi familial.

On arrive à Barcelone et on doit se rendre à cet hôtel minable que Patrick a loué pour 5 jours. Le concept est le suivant; nous faire revivre les derniers jours d’un intouchable dans les mouroirs de Calcutta.

On exagère beaucoup évidement, mais on est vraiment pas dans le luxe. On nous a apparemment fait le plaisir de nous alloué l’appartement « rénové ». Les matelas sortent du dépotoir. Il y a officiellement le pire matelas de l’humanité ici-bas. Tenter de si coucher résulte en.. s’assoir. La structure et le matelas sont tellement molle, que lorsqu’on s’y étend, il plie presqu’en deux. Même Meubles en Vrac fait mieux! Heureusement pour nous, on nous a assigné une chambre avec deux lits, dans laquelle on retrouve aussi des lits de mauvaises qualités, du genre matelas de futon avec des couvertures dépareillés. On ignore si elles ont été lavé depuis longtemps…

On continue le tour du propriétaire. La cuisine est infecte, toutes les surfaces qui peuvent être collantes le sont. À leur défense, le frigo sent assez bon pour l’endroit. La chambre de bain vient d’être refait avec les retailles d’ongle de Jojo Savard. On parle ici de magnifiques tons de roses.

C’est évident. On a trouvé l’épicentre de la crise financière espagnol. Un prêt à la rénovation d’une salle de bain qui a précipité l’Europe dans la crise…. Est-ce que le Fond de Solidarité et derrière ça? Quand est t’il d’Investissement Québec?

Pour vous mettre en contexte, on parle ici d’un endroit à plus de 150$ la nuit. L’option suivante était à 225$. On est pas habitué à des prix comme ceux là pour quelque chose d’aussi mauvais. On est environ à 750 mètres du centre historique, pour cette raison, on va faire avec!

Annik est honnêtement complètement découragée de l’endroit. Elle a eu les larmes en voyant la beauté de la ville et les enfants roulant à travers les voitures de Barcelone. Maintenant, elle pleure ce mauvais choix. Elle espérait un endroit « cosy » avec terrasse, mais il faudra faire avec un endroit « vomi » et dégueulasse. L’appartement est partagé avec deux autres chambres. Nous nous séparons les espaces communs, mais nous n’avons vu personne d’autre encore sauf pour les nombreux bas mouillés et puants que nous faisons sécher sur les antennes de la télévision.

On sort pour se remettre sur la piton. La ville est incroyablement vivantes. Il y a des gens partout. L’endroit est magnifique mais nous ne sommes pas encore en mesure de vous raconter quoi que ce soit sur le nom des endroits que nous visitons. On se retrouve dans une superbe place entourée de terrasse et y soupe et boit. On passe une superbe soirée avec les enfants.

Pour la première fois Annik et Océanne se prennent une Paella, le repas typique espagnol. Ça ressemble un peu a un Risotto avec des fruits de mer. Ils ont choisi des langoustines. Comme d’habitudes en Espagne, vous devez d’abord faire connaissance avec les bêtes que vous aller manger. Une langoustines, c’est pas super cute. c’est comme un grosse crevette avec de longues pinces effilées à l’avant. Avec leur petites faces et leurs gros yeux, on est pas sûre de vouloir les manger. Patrick commande des couteaux, une sorte de coquillage/moule fait sur le long. Manger des couteaux, c’est faire un contribution au désensablement des plages Européenes. il y a tellement de sable dans cette petite bête que ça a rappelé à Patrick ses jeunes années lorsqu’il bouffait des pleines pelletés dans son carré de sable. Dites-nous que c’est pas toujours comme ça parce que c’est franchement dégueulasse.

Un autre problème avec les restaurants espagnol est que lorsqu’on leur demande se qu’on devrait manger et ne pas manger, on vous répond invariablement que tout se mange… À les écouter, on devrait savourer les yeux des langoustes et sa casser les dents sur les coquilles de tous ces animaux.

À un moment, Mika et Océanne acquièrent un petit bidule illuminé qu’on projette dans les airs avec un élastique. Il retombe au sol en tournant sur lui même et en faisant de la lumière. C’est super cool. Vous aller reconnaître Patrick… À l’intérieur de 5 minutes, il en tire un dans un palmier et en détruit un deuxième lors d’un crash catastrophique.

Retour à notre chambre. C’est notre première vraie grande ville espagnol et c’est extrêmement surprenant de voir la quantité de monde sur les rues à 10:30. Il y a littéralement foule.

Bon dodo!

Patrick a adopté un nouveau look pour dissimuler ses cheveux de Jean Charest avec une méga permanente. On en connaît pas la cause, mais ses cheveux réagissent très mal au climat. Annik dit que c’est à cause de l’andropause. Pour cette raison, Il porte désormais un bandeau à la Raphaël Nadal qui apparemment lui donne un air Peace and Love. À l’intérieur de 15 minutes il se fait offrir de la cocaïne et des speeds…Le tout en présence de Mika…

Mika est littéralement boulversé de temps de méchanceté. Quand on a que 9 ans, on a encore beaucoup de mal avec les tons de gris. Les chose ont cette tendance a être ou bien blanc ou bien noir. Pour lui, une personne qui vend de la drogue est le diable, même chose pour celui qui en prend. On doit faire un cour accéléré sur les drogues à la table du restaurant. Annik est excellente dans ce genre de chose.

Le reste est endurable mais le quartier est louche. Il y a un vendeur d’électroménager juste à coté qui affichent des photos, de ce qu’on croit êtres, des martyres afghans. On est heureux de ne pas avoir à magasiner un lave-vaisselle dans les prochains jours!

Notre appartement...

Notre appartement…

 

 

 

Jour 27 – La vengeance des filles

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On se réveille et la journée s’annonce fraîche mais raisonnablement ensoleillée. Tout le monde ici nous dit comment ce mois de mai a été froid. Froid c’est 18 degrés pour eux, mais on prendrait bien quand même 25!

Pour la deuxieme journée consécutive, on monte une côte très longue et abrupte pour accéder au centre hippique. On aimerait faire du cheval il va s’en dire. On y arrive finalement avec les jambes en feu, et il n’y a personne pour nous répondre. Il y a bien des gens sur place mais ils semblent être des propriétaires de chevaux. On fait le tour pendant que les enfants jouent avec les nombreux chiens sur le site. On fini finalement pas comprendre que le propriétaire de lieu ne sera pas la avant 16:00 et il est 11:30. On dirait bien qu’il va falloir remettre l’équitation à une autre fois. Tant qu’à être là, on se dit qu’on ira voir la douzaine d’âne qui étaient la hier. Au magie…. Il ne sont plus là, et nul part ailleurs… On s’avait pas que de l’âne ce se mangeait! Adios, on se reçoit chez McDo?

Nous voilà reparti à la recherche d’un magasin de vélo. Nous avons besoin de freins, de lubrifiant et possiblement d’un nouveau rack arrière pour le vélo de Mika. On fini par faire le tour de la ville et de prendre le pouls de l’endroit. Sans se répéter, Lloret de Mar est un mix de Old Orchard et Daytona Beach. Il y a un nombre incroyable de grosses discothèques et une quantité innommable de petits commerces où ils vendent les même cochonneries. Croyez-nous, de vidanges à vendre il y en a à la tonne; le classique petit messieurs tout-nu dans un baril est aussi en Espagne, des T-Shirt de mauvais goût sont au rendez-vous, et celui qui a fait le plus rire Mika; un pénis briquet. Il aimerait en avoir un pour pouvoir dire qu’il a le le pénis en feu!

Nos deux amateurs de chevaux numéro un n’ont pas eu leur dose. Annik et Océanne ont besoin d’un placebo pour donner un sens à leur vie! Quoi de mieux que de se faire faire les ongles, ça sera super pratique en camping! Elles n’ont jamais fait ça de leur vie, et c’est le moment. Patrick et Mika sont forcé à l’exil.

C’est tellement long qu’on a le temps de faire un casse tête de 1000 morceaux de Janine Suto, apprendre la flûte traversière, se sculpter un jeu d’échec dans des noyaux d’olives et finalement apprendre les 40 000 premiers chiffres de PI à l’envers. Comme vous voyez, se faire faire les ongles, c’est une question de minutes!

De retour au camping, Patrick fait des réparations et ajustements pendant qu’Annik prépare les bagages. Le gros tarla passe 30 minutes à ajuster son dérailleur pour finalement s’apercevoir qu’il ajustait…celui d’Annik qui en avait pas besoin de tout. Il recommence à nouveau et finalement on quitte le camping en direction de Barcelone.

Ça roule rondement et on fait un 30 kilomètre. On s’installe dans un super beau camping ou l’on nous refuse la location de Bungalow. Ils sont tous vident mais on doit les louer pour un minimum de 2 jours… Tu parle d’une niaiserie. On couchera dans nos tentes se soir

On soupe au village, et il est 10:00. On mange et on regrette… On s’habitue pas à manger si tard. Le sommeil est ensuite difficile…

On est à environ 40 kilomètres de Barcelone ce soir. Nous rendrons nous demain?

Jour 26 – Du tonnerre, des éclairs et des ânes.

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Ce qui résume cette journée; orages! Il pleut sans arrêt et très fort tôt le matin. Il nous reste quelques petites choses à grignoter pour le déjeuner. On reste dans la petite maison, en se félicitant de ne pas être dans une tente aujourd’hui. On vache solide jusqu’à environ 15h. (Petit sommes, un films loué sur Itunes, un peu de lecture…)

De nul part, le soleil apparaît sans laisser le moindre nuage derrière. On quitte pour l’office de tourisme pour prendre des infos….quel journée palpitante!

Annik fait une remarque brillante… On est en vacance, on peut rester coucher toute la journée. On n’a besoin de prendre des vacances de nos vacances quand même! Quelques course et on mange par terre sur le béton en avant de la porte de l’épicerie. On commence a s’habituer aux regards de gens qui semble trouver notre mode de vie un peu bizarre. On fond, ça nous fait plaisir, on désire pas vraiment être comme tout le monde.

Près de l’épicerie, dans un boisé, des jeunes ont fait des « jumps » construits en terre très impressionnant. Ils s’exécutent en BMX. On se demande comment on se décide à l’essayer pour la première fois. Ça restera un mystère. Il a quelques petits obstacles que Mika fait avec son père. Disont qu’avec le guidon de type 10 vitesses de papa et nos pneus semi-slick, on est pas trop impressionnant. C’est quand même cool.

À l’office de tourisme, on apprend qu’il y a un site d’équitation pas loin. On a promis aux enfants qu’on en ferait au moment opportun. On décide d’aller voir le site et de prendre de l’info pour demain…qu’elle mauvaise idée! Pour commencer, c’est dans la montagne, il faut monter le Kilimanjaro pour s’y rendre. Sur le site…bravo….Il fallait s’y attendre! C’est lundi et c’est fermé. Patrick se promet d’aller voir le site internet de retour au camping. Une parenthèse; il gagne officiellement la double palme du site le plus daté et celui dont le contenu est le moins pertinent. Voici l’adresse.

http://www.clubhipiclloret.com/

Nous voilà donc au site. Il y a plein de chiens et les enfants s’amusent avec eux. Il y a au moins ça! Dans un enclos, il y a au moins 10 ânes. Pourquoi voudrait t’on autant de ses bêtes en 2014… la question reste ouverte. Une chose est sûr, le chant de l’âne est toujours aussi mélodieux. On pourrait facilement le comparer au bruit d’une Chain Saw qui viens de pogner un clou du CN dissimulé dans un arbre….Fabuleux! (On le sait que ça fait deux fois qu’on parle d’ânes dans notre blog. On peut tu aimer ce qu’on veut!).

Une autre petite parenthèse, nous avons décidé de simplifier l’organisation du règne animal durant notre voyage, du pure délire de gens qui ont trop de temps entre les mains. Tout les animaux sont désormais des belettes ou des blaireaux. Nous avons un système ultra simple qui nous permet de les classer selon leurs tailles et environnements. Nous vous le présenterons éventuellement (Hey Darwin, prépare toi, ça va brasser!)

On descend sur la côte et on découvre le petit resto/bar le plus incroyable jamais vu. Au bout d’une plage, on s’assoit sur des banquettes avec des couvertures et on prend un drink… C’est extraordinairement beau. D’ailleurs, au dernier décompte Annik a prit 80 photos de l’endroit).

Pas le temps d’en profiter autant qu’on voulait, la pluie se met a tomber à tout rompre. Au bout de 30 minutes tout s’arrête et le plus incroyable a lieu. La plage se termine à ses deux bout par de très beaux rochers sculptés par la mer. Et bien, la pluie cesse et un arc-en-ciel parfait, le plus coloré qu’on ai jamais vu, apparaît. Il débute dans les rochers d’un côté de la plage pour finir dans les rochers de l’autre. Complètement surréaliste et hallucinant!

Pendant ce temps, au grand désespoir des autres clients, Mika pratique les vache à Malliotte au piano, dans le bar, pendant une heure. On est prêt à gager que le piano sera mit aux enchères ou brûlé sur la place publique par le proprio demain.

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Jour 24 – Un apéro d’une journée.

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On dort comme des bûches ce matin. Nos lits sont confortables et les rideaux sont opaques. On dort jusqu’à 9:30. On décide de prendre une journée de congé et de rester au camping près de la piscine. Il fait beau mais comme d’habitude, tenter de se baigner résulte en une vasectomie gratuite; ce genre de froid rend stérile c’est sûre!

Nous confirmons que Mika et Oceanne ne pourrons pas avoir d’enfants.

On sait de toute façon que les robots remplaceront les enfants dans le future parce qu’ils sont capable de boire un verre d’orangeade sans se faire une moustache jusqu’au oreilles.

Faite pas les innocent! Vous savez de quoi on parle! Tout le monde sait que c’est le problème numéro un avec les enfants, suivi des lacets qu’ils n’attachent pas et les Legos sur lesquels on marche durant la nuit

Un passe l’après-midi avec nos nouveaux amis Delphine et Pascal. Les enfants jouent ensemble autour de la piscine et mangent des grignotines bizarres d’Espagne. Du mais soufflé pas soufflé, des oreilles de Christ en sac (c’est pas une blague), et des chips aux saveurs douteuses. On exclu de la liste les millions de saucissons qu’ils couvrent de tout et de rien; fromage, épices, piments, brin de scie, sable du désert et lave en fusion. De façon général, c’est bon même si c’est gras.

Donc pour revenir à Pascal et Delphine, on prend l’apéro et on fini par étirer ça tard l’après midi jusqu’à leur départ vers 17:00. On s’entend bien et on convient de se revoir à Barcelone le weekend prochain, on est heureux d’enfin rencontrer des gens.

Demain, le départ vers de hautes et tortueuses montagnes.

Jour 23 – Le vent de Charlesbourg

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Avant de recevoir 15 emails sur la signification du titre, laissez-nous vous éclairer. Aujourd’hui Océanne a froid à cause du vent.
Elle déclare. « j’ai froid, c’est le vent de Charlesbourg!  »
En fait, elle a dit. « J’ai froid, j’ai le chair de poule! »

Vous nous direz, c’est donc ben platte comme histoire! Et ben oui, mais quand vous le répéter 1000 fois dans la journée, c’est super drôle… Enfin…

Des fois, la moindre niaiserie répétée encore et encore peut vraiment être hilarante, surtout quand Océanne est juste plus capable de l’entendre. Patrick a appris la technique de la joke sans fin auprès de Claudine Prevost dans sa jeunesse, et on vous assure qu’il est un maître. On se compte les même runnings gags après 20 ans et on rit encore.

Un 20 kilomètres aujourd’hui et on retombe dans une zone montagneuses. La différence maintenant est qu’on prend de la force et de l’endurance et ça paraît! On se sent un peu moins à côté de la coche.

Le temps est vraiment beau après deux jours de temps gris. La température atteint 24 aujourd’hui, mais le vent du large nous garde au frais (nous suivons la côte). On quitte Palamos vers 9:30 et arrive à Sant-Feliu avant dîner. On trouve relativement rapidement le camping et on décide de se louer une petite cabane…encore… On commence à aimer le concept. C’est plus cher mais on y dort mieux et on gagne au moins une heure à une heure et demi par jour en limitant le montage, et démontage du camp.

On passe la journée à la plage, et on joue au mini-beigne. Mais qu’elle est ce jeux fascinant direz-vous?

C’est un jeu internationalement connu, basé sur l’utilisation d’une pièce de plastique trouvé sur le bord de la mer, et qui ressemble à un beigne. L’idée c’est de construire une montagne de sable et d’essayer de faire descendre le beigne, sur celle-ci, jusqu’à la mer.

C’est aussi palpitant d’y jouer que de le lire… vous êtes encore là?

C’est débile, mais il faudrait pas oublier qu’on n’a pas amener notre PlayStation, il faut bien se rabattre sur ce qu’on peut.

Retour au camping dans la soirée; pâtes avec boulettes de porc et sauce tomate. Grâce au travail d’Océanne on mange bien. Finalement, on boit une bouteille de vin au prix exorbitant de 2€.

Annik a une telle connaissance du vin qu’elle statue que cette bouteille est meilleure depuis le début du voyage…Patrick lui répète que boire le contenu l’aiderait à apprécier les différences de goût.

Une note, les filles sont en manque d’épilation laser. Elles passent des heures à se tirer les poils sur la plage et rêvent de cire chaudes et d’autres produits collants, comme quoi des filles en camping restent des filles. Pendant ce temps, les gars rêvent que les canadiens gagnent sa série.

Pascal et Delphine, les parents de Roman et Chine, deux enfants que Mika et Océanne ont rencontré ce soir, viennent prendre un verre avec nous. Très agréable, nous faisons connaissances. Ce sont des français de Savoix et de Bretagne, et ils ont maintenant leur boîte de communication à Barcelone. Les enfants jouent à la cachette dans le noir au camping toute la soirée et ils s’amusent beaucoup

Et puis finalement, la dernière connerie en liste. Mika a acheté de la crème fouettée en canne à l’épicerie, il fait le clown en se vidant le contenu de la bouche le plus rapidement possible. Il y en a partout jusqu’au sur le Mont Fuji au Japon… Ça explique le sommet blanc!

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Jour 22 – Meurtres au camping

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On quitte Escala avec l’objectif d’atteindre Palamos qui est à prêt de 50 km. On s’attend à du beau temps mais il faudra finalement attendre jusqu’à 17:00 pour l’avoir. En attendant, on a demandé aux enfants d’être sur la « coche » au levée. On veut partir avant 9:30, ce qui jusqu’à maintenant relèverait du miracle. Contrairement à nos attentes, ils sont prêt, et on doit dire Océanne est particulièrement efficace. Ceux qui la connaisse bien, savent comment elle peut être déterminée et organisée quand il le faut.

À 9:30, on est sur la route et on roule. On croise nos premiers champs d’olives depuis le début du voyage.

Aujourd’hui, comme à chaque jour, nous essayons de trouver un thème. Aujourd’hui, il semble que Jésus soit le thème qui s’impose à nous. On trouve un magasin de vélo qui s’appelle Jésus… étrange…. et finalement le code WIFI ou l’on s’arrête est Jésus 1433. On sent qu’il est avec nous, puisque nous complétons les 50km en moins de 2:15.

Au tableau d’honneur aujourd’hui, Océanne. Elle est complètement en feu, elle ne lâche pas son père, qui est habituellement en avant, et à un bon rythme. (Il faut pas le comparer à un cycliste du tour de France, mais il a de bonnes jambe pour un mini-obèse.)

La véritable raison pour lequel papa est à l’avant est, qu’à part Mika, les filles ont un terrible sens de l’orientation. Une anecdote représentative de leur talent; à la maison nous avons un but de hockey au sous-sol contre le mur Est de la maison. Il est la depuis au moins 4 ans. Nous sommes dans le salon, et les filles sont absolument convaincu que le but est sur le mur ouest de la maison. Elle le visualise clairement dans leur tête, pointant vers le côté Ouest de la maison. Elles lâchent pas et contredise Patrick et Mika pendant de longues minutes. Océanne, convaincu de ses talents dans la perception spatiale, descend et s’aperçoit qu’elle a tord. Incroyable! Elle sont dans leur propre maison…. Pas besoin de vous faire un dessin que se retrouver dans un autre pays, c’est pas leur fort!

Nous voilà à Palamos, on descent en ville après la location d’une petite maisonette au camping. Les lit sont absolument horrible, pire que nos matelas de sol. On se çroierait en Floride avec les superbe fini en vinyle des maisons.

On rencontre une gentille dame de Normandie, Christiane, qui est intéressé par notre périple. C’est agréables de jaser avec elle, en compagnie de son chien coco (formelle known as Ramses). Elle nous donne quelques biscuit pour le voyage et voudrait avoir quelques chose en souvenir de notre passage. On se sent comme des lépreux…on a tellement rien de superflu avec nous qu’on ne trouve rien à lui donner) on lui offre de prendre une photo ensemble qu’on postera sur notre site.

On passe du temps sur la plage. On fini par se baigner un peu dans la méditerranée puisque les vagues sont grosses. On s’amuse et comme d’habitude Mika bat des records pour se saucer dans les eaux les plus froides de la terre….un reality show pour lui bientôt?

On soupe en ville dans une petite rue piétonnière, ou on rencontre de gentils français, une couple et une amies, qui viennent respectivement de Normande et de Toulouse. Il ont un gros chien que Mika voudrait adopter…qu’elle surprise. On parle de chase et de pêche en France et au Québec et nous nous laissons avec des échanges de coordonnées.

Retour au camping, un sommeil de mort. Une horde de maragouin s’étant immiscer dans notre petite maisonnette, Annik à dû se lever en pleine nuit pour abattre sauvagement les petites bêtes à coup de gougoune. Au matin, il y a des traces de sangs sur les murs, dur témoin d’une nuit de meurtres.

Mika, lui qui a les réflexes d’un chauffe-eau lorsqu’il dort, a 25 piqûres sur le corps. On tente de récupérer les sang sur les murs pour lui faire une transfusion mais sans succès.

Patrick et Océanne ne sont pas de cible de choix pour les moustiques, pourtant nous dormions juste à côté..

Occasion d’affaire pour entrepreneurs
Il semble que le concept de moustiquaire ne soit pas connu en Europe de l’ouest. Vous êtes ambitieux? Vous désirer tenir les moustiques à l’extérieur des maison sans l’utilisation de pesticide dangereux? L’importantion de moustiquaire pourrait vous rendre heureux et millionnaire. A qui la chance?

On en a vu nul part encore. Ils ont pourtant déjà inventé, l’égouttoir à salade, la grille d’égout et la passoire pour les pâtes. Le principe est le même chers Européens. On parle d’un petite porte grillagé avec des fins fils d’acier que l’on ouvre et ferme comme une deuxième porte. Croyez le ou non, les maringouins ne se téléportent pas au travers!

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Jour 21 – Tourterelle-icide

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On le sait, elles sont « cutes », et quand elles sont en couple elles sont encore plus adorables. Quand vous êtes dans un camping et qu’elles sont mille, qu’elles se « french » en roucoulant à 4:30 du matin pour des heures, ça vous donne le goût de tirer du 12 dans les airs. Le camping est dans une pinède et il semble que les tourterelles aiment ça quand ça sent le « petit sapin sent bon ». Elle chantent à vous rendre malade. La suite est grandiose, on a laissé un sac de vidange attaché aux vélos avec, comme toute nourriture à l’intérieur, un emballage de « La vache qui rie ». Il semble que c’est assez pour exciter un goéland qui vient le picosser aux 10 minutes. Patrick lui tire tout que lui vient sous la main. En attendant, on dort à peu près pas.

À force de niaisage, Annik se lève à 9:30, les enfants plus tard encore et on fera rien ce matin.

Ça faisait prêt d’une semaine qu’on avait pas fait de lavage et nos bobettes croustillantes étaient tellement rigides qu’elle aurait plus servir de remplacement à nos casques de vélos au besoin. On se tape du lavage et Patrick réussi à briser une sécheuse en essayant de rentrer un jeton de laveuse dans le mécanisme de la sécheuse. Encore un mystère européen; c’est quoi le rapport de changer de jeton entre les équipements de nettoyage???

On fini par recevoir l’aide d’un homme à tout faire qui s’occupe du site. il extrait habillement le jeton sous les coups délicats d’une masse et d’un crowbar.

On tire de la patte aujourd’hui. Il fait froid, il vente et c’est nuageux. On a fait l’erreur de s’installer dans un camping très loin du vieux Escala et pour être honnête on se sent tous un peu vache.

À quelques minutes à pieds nous sommes sur le bord de la Méditerranée, en haut d’une très haute falaise. L’endroit est très impressionnant lorsque les vagues se brisent sur les rochers. Pour environ 3-4 kilomètres, il y a une pinède dans lequel nous pouvons marcher et qui semble dissimuler des bunkers des années 30 datant de la guerre civile espagnol. On les cherchent un bon bout de temps en profitant de superbes points de vue. finalement on tombe dessus. Ils sont un peu décevants, puisqu’ils sont complètement grillagés et qu’on ne peut voir qu’une petite partie extérieure.

On marche sur la plage et la côte et tente de retirer de l’argent dans un guichet mais nos cartes ont cessé de fonctionner. Il faudra trouver une solution à tout ça.

Retour au camping, on va au resto, prend une bière, joue à un jeu de société et finalement on va faire un sommes. qu’est-ce que tu veux, on a fatigué!

Au réveil, les enfants ont acheté des saucisses de type hot-dog et veulent faire un petit barbecue. Mika hier s’est aperçu qu’il pouvait acheter 300 allumettes pour 1€20, il est donc rendu à 600 allumettes après avoir perdu une partie des 300 premières achetées hier (il a plut cette nuit et les allumettes étaient dehors). Le même homme à tout faire, qui nous a aidé avec la laveuse, nous fourni un petit barbecue. Puisqu’Océanne et Mika on décidé d’allumer 600 allumettes dans les prochaines heures, il a prit peur pour les forêt espagnols!!

On fait du feu avec des brindilles, et on obtient des braise pour 7 minutes après 4 heures à essayer de tenir un feu allumé dans un barbecue gros comme une King can. Leur saucisses à hot dog sont franchement dégueulasses. On comprend pourquoi lorsqu’on s’aperçoit que la date d’expiration les donne bonnes jusqu’à la mi-juillet. On se demande ce qu’il mettent dedans pour les rendre mangeable pour aussi longtemps que la demi-vie de l’uranium!

On se couche tôt, on veux faire un 40-45 kilomètre demain. On aimerait être à Barcelone d’ici 7 à 10 jours.

Mika redoute la fumée!

Jour 20 – Dali et ses marchettes

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On se met en marche tard après un déjeuner à l’hôtel. On est resté à Figueres jusqu’à mardi seulement pour voir le musée de Dali. On part du principe qu’il est peu probable qu’on revisite cette région dans notre vie; aussi bien saisir l’opportunité.

11:30 à la porte, des hordes de jeunes hystériques passent par la porte spécialement réservée aux groupes, s’en suit des groupes de personnes âgées en autobus nolisée.

On s’attend au pire, une guerre de gang entre the Grey Hair Gang (GHG) et les jeunes punkidouda (JB). Les GHG, veulent du temps d’observation tout en bloquant les allées avec leurs marchettes. Le JB, n’ont qu’une idée en tête , prendre des photos de tout et rien avec leur smartphone, en s’en foutant complètement. Deux mondes s’affrontent. Qui gagnera? En fin de compte, les p’tit vieux ont bloqués toutes les accès comme prévu, et les jeunes ont pris des photos des marchettes en les croyant des œuvres phares de Dali. (Nous avons d’ailleurs pris une photo devant une boyau d’incendie en croyant que c’est ait de Dali c’est pour vous dire…voir photo)

Ce qui marque, au fur et à mesure, c’est la quantité phénoménale d’œuvres qu’il a produit, mais aussi la variété. Vous vous retrouvez dans un musée de 3 étages rempli aux oreilles de ses œuvres, ça en fait de l’œuvre.

Le constat honnête c’est qu’il a un talent incroyable pour bien des choses, mais qu’il y a un nombre important d’horreur au travers. Comme parents, on en vient à la conclusion qu’on n’est pas des super fan de l’artiste, certainement pas de toutes ses périodes. Celle où, il peint avec minutie de très détaillées peintures, ont le trouve extraordinaire. Pour autres choses, c’est inégale selon nous.

Les enfants ont apprécié, surtout grâce à toi Chantal, qui a souvent parlé d’art avec Mika. C’est évident, que pour les enfants c’est une grosse dose en une fois, mais la variété les a gardé intéressé suffisamment pour ne pas s’entre-dévorer.

On quitte Figueres pour la ville de Escala sur la côte. On se tappe un gros 35 kilomètres encore avec un vent fort de face. On est forcé de rouler sous les 15km/h de moyenne tellement ça souffle. On s’installe au camping, encore une fois c’est mort. Il y a prêt de 300 emplacements et on doit être 10 sur place. Les employées sont super accueillant. Il est apparemment rare de voir des canadiens dans le secteur.

Nous constatons que les technologies de pointe n’ont pas atteint l’Espagne non plus; les tables sont aussi absent des terrain. La faunes sauvage est absente, et comme nous avons le derrière en compote, et qu’on va pas s’achever à s’assoir dans la garnotte, on opte pour le restaurant!

Demain on visite les environs!

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Jour 19 – Dali et zombie à la forteresse de San Frans

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On se lève à l’hôtel et la journée s’annonce ensoleillée. Notre plan est d’aller visiter le musée de Dali à quelques pas, et d’enfourcher nos vélo pour se rediriger de nouveau vers la côte? Comme il y a plein de choses qui arrivent en voyage le musée de Dali est fermé le lundi. (Et parce qu’en terme de planification on se classe 184e mondialement juste derrière le Zimbabwe et devant la Corée du Nord – On dit que Kim Jong Un est un très mauvais planificateur de voyage…il refuse d’utiliser Expédia par principe).

On sait pas quoi faire et en plus le soleil nous a tous rendu hideux. Patrick a la nez rouge et une galle sur le nez, les oreilles de Mika se comportent comme la queue d’un lézard, elles sont à veille de tomber, Océanne, a son premier bouton d’ado sur la bord de la bouche causé par le soleil et finalement Annik, sans rapport avec le soleil, a des bleus à la grandeur des jambes, et elle même ne sais pas pourquoi. (Annik fait des bleus très facilement, comme cette fois en 1993 ou elle est entré violemment en collision avec une avion en papier et est devenu bleu sur l’ensemble du côté droit de son corps).

On est aussi tous déjà à bout de porter toujours le même linge pas toujours impeccable. Les gars sont victimes du véto de filles et on doit aller faire les boutiques. Triste constat, essayer pas de trouver de culottes courtes pour les fille ici, apparemment personne en porte… C’est hilarant parce que maintenant qu’on regarde les filles sur la rue, on voit bien qu’elle ne portent presque pas de pantalons courts.

Petit arrêt au resto de kebab, et direction forteresse de St-Ferran. Toutes les autres attractions sont fermés, on se rabat donc sur cette citadelle, qui a l’avantage d’être la plus grande d’Europe.

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On fait le tour auto-guidé, pas de blague, avec un système à cassette!!! Le système au complet avait l’air d’un radio à onde-courte directement sorti de l’émission Chips et devait peser au moins 5 lbs. Complètement ridicule.

La forteresse, est vraiment gigantesque, il a des écuries pour 500 chevaux, et 6,000 soldats. C’est très vaste et vers la fin on divague tellement c’est long faire le tour. Océanne à l’idée de faire un film de zombie dans cet environnement très propices. L’endroit est vraiment lugubre. En plus, c’est vraiment surprenant, mais le site est l’équivalent de 40 terrains de football et, c’est pas une blagues, nous sommes absolument les seuls visiteurs.

Pour revenir à nos zombies, comme il n’y a aucune surveillance on peut grimper et passer partout. On abuse un peu sans rien briser bien sûr. Nous sommes dans les écuries, un long et très impressionnant couloir avec 250 places pour des chevaux. À la base du mur, il y a 250 trous rectangulaires au sol dans lequel un homme peut passer. Patrick, rampe dans un de ces trous, pour faire semblant que le zombie en sort. À un moment, il reste coincé, les genous au sol et le derrière bloqué contre le haut de l’ouverture. Après un seconde de panique, il fini par se défaire, se retourne et en ressort en imitant le zombie agonisant. On rit un bon coup surtout quand les enfants s’aperçoivent que papa a ramassé 200 ans de poussière avec son dernier kit de linge semi-propre. C’est atroce. Il n’y honnêtement rien à faire, il est officiellement un pouilleux. Avec sa coupe de cheveux à la Sylvester Stallon, qu’Océanne déteste d’ailleurs. Il ressemble vraiment à Rambo, sans les muscles, sortant d’un trou où se cache des Viêt-congs.

Comme une niaiserie attend pas l’autre, Annik avec son goût habituel de cracher, entreprend de frapper un petit lézard sur le mur d’un puit avec son crachât (Note: pour Patrick, qui la connaît depuis prêt de 25 ans, cette envie de cracher partout est une surprise. Elle a toujours su démontrer une santé mentale impeccable, mais depuis 2 semaines, on sait pas ce qu’il lui pogne.). On fini par être tout autour du puit a tenter d’atteindre le lézard, et voilà qu’Annik ne sait plus cracher qu’en spray. Océanne, contre toute attente, atteint la cible avec brio. Et comme si rien n’était, on continue la visite.

On paye pour le tour guidée et c’est vraiment un bon move. Le guide est vraiment super bon et extrêmement dynamique. On est en saison basse. Il nous fait visiter tout les quatre, seul, pour presque pour 1h30.

C’est vraiment une visite originale, on commence par visiter une partie souterraine avec nos lampes frontales. On apprend qu’un des dangers d’attaque dans les citadelles était par le sous-sol. Ils ont donc creusé une séries de tunnels, 5 au total. Dans chacun de ces tunnels, ils positionnaient 6 hommes stratégiquement simplement pour écouter si des troupes armées creusaient dans leur direction. C’est vraiment dingue.

C’est lugubre là dedans, on descend un tunnel de 200 ans de 80 mètres de long et on choisi un des 6 tunnels adjacents. Au atteint une minuscule pièce dans laquelle nous nous entassons et où un soldat passait de longues heures à simplement tendre l’oreille dans l’éventualité d’une invasion.

On sort et on continue le tour de la forteresse dans un vieux Land Rover 1977 de style Safari. On mesure vraiment l’ampleur de la citadelle. Elle a pris 40 ans à construire à 4000 hommes. Pour avoir la quantité de pierres nécessaires, ils ont commencé par littéralement couper le haut de la montagne, puis après un moment en sont venu à la conclusion qu’ils manqueraient de pierres pour compléter. Ils ont dû excaver les environs pour terminer l’ouvrage.

L’ultime de la visite, et ce que les enfants attendent le plus; la visite des réserves d’eau souterraine. Sous la citadelle, est construit un système de réservoir, 4 au total, ou on peut emmagasiner l’équivalent des besoin en haut de 6000 soldat pour un an en cas de siège. Depuis 1970, le réservoir n’est plus alimenté en eau par l’aqueduc original parce que l’état espagnol a construit une autoroute dessus. Le résultat est que l’eau que l’on retrouve dans ses réservoir est là depuis 40 ans et quel est encore potable. Le plus fou est que nous descendons sous terre, seulement nous quatre, et nous apprêtons à monter dans un canot pneumatique pour les visiter. L’eau est limpide et ce qu’il y a de plus surprenant est l’état des réservoirs. Malgré leur 200 ans, ils sont impeccable et toujours étanche, comme quoi la qualité c’est encore possible. Mika et Océanne donnent quelques coup de pagais, c’est un moment unique. Les enfants adorent.

On sort et la visite est fini. Nous auront finalement passé près de 4 heures sur le site. Merci Enrique notre guide.

Retour à l’hôtel, petit burger dans un café et dodo. Demain, visite du musée de Dali!

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Jour 18 – Figueres, on est perdu!

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Journée plus ordinaire aujourd’hui. Il fait gris à Roses mais l’endroit est toujours aussi beau. Nous voulons faire la visite guidé en français de la citadelle de la ville. Nous nous y rendons pour 11:00. La visite se passera en anglais et en français puisqu’elle y a deux britanniques avec nous.

La guide, s’appelant Sonia, parles un un impressionnant 4 langues. Elle a par contre un fort accent se qui fait que les enfants finissent par abandonner dans leurs efforts à comprendre. La citadelle est incroyablement riche en histoire, les premiers habitants était grecs, puis les romains sont arrivés. Par la suite, les habitant locaux ont construit une grande église gothique puis se sont construit autour. Napoléon a prit l’endroit après un siège au début de 1800 pour l’abandonner non sans le détruire quelques années plus tard. L’endroit est empli de ruines de toute ces époques, et c’est vachement vaste. Annik, à beau essayé, mais les affaires de grec et de romain, elle s’en fou comme dans l’an 40. Elle confesse que ça lui entre dans une oreille et lui sort par l’autre.

Retour au camping pour le départ en direction du Fugeres, à l’intérieur des terres. En chemin, nous nous arrêtons dans une grande voilière d’oiseaux et de papillons. Un beau moment; les oiseaux sont si habitués aux humains qu’on peut s’en approcher de manière presque ridicule. On trippe particulièrement sur un genre de poule bleue géante, et sur les oiseaux au cous et au becs disproportionnés. Les enfants aiment beaucoup. Il y a une section avec des chauffe-souris qui nous volent autour de la tête. Vraiment cool!

Nous voilà reparti. On cherche les supposés ruines dans le village suivant, mais on tourne en rond. Comme il est déjà tard, nous décidons de rouler immédiatement fait Fugeres. C’est une grande ville célèbre pour son habitant le plus célèbre; le peintre Dali.

On est sans internet depuis 3 jours, et nous n’avons aucune idée de l’endroit où nous sommes exactement dans la ville et où nous allons coucher. On roule à l’aveuglette et on tombe finalement sur une place couverte ou l’on donne un concert classique pour une bande de petit vieux qui font une danse apparemment typique de l’Espagne… Ou le contraire

On rigole, parce que pour l’œil non averti ça l’air de rien…ou de n’importe quoi. En plus on parle d’intensité digne d’un slam dans show de Pantera.

Imaginer le tableau; de 2 à 8 personnes se donne la main, lèvent les bras dans le airs, tournent lentement en rond en faisant des pas d’avant vers l’arrière avec leurs pieds. Lors de moments particulièrement intense, ils montent leurs bras un peu plus haut, tourne un peu plus vite et bouge leur pied plus rapidement…du pur délire!

Il semble que cette danse traditionnel s’appelle la Sardane. C’est triste mais on a pas vue personne sous les 60 ans à cet endroit; une tradition en voix de disparition?

On sait toujours pas où aller. On tombe finalement sur un office de tourisme. On sait pas si c’est la crise financière, mais pour nous, fermer un office de tourisme le DIMANCHE, est complètement stupide. On est pogné, dehors, sans internet à chercher un site de camping. Une carte de la ville sur un panneau nous indique qu’il semble y a voir qu’un seul camping dans les environs; à Pou

On y roule en passant dans un quartier un peu louche. Maintenant à l’extérieur de la ville, nous sommes au camping de Pou; barrière fermée, pas un chat. C’est louche! On passe la barrière en passant sur le gazon, et on trouvé un camping desert avec un seul emplacement occupé… par une voiture abandonné, sans pneus et reconverte de déchets.

Guide du petit futé 2014
Un camping ayant l’air des restant d’une émeute au centre Bell n’est pas l’endroit idéal pour dormir avec de jeunes enfants

Nous retroussons notre chemin pour finalement décider d’aller àl’hôtel. D’après la carte dans l’office de tourisme il y a l’hôtel Plaza pas tellement loin. On la cherche et elle est tout près du musée Dali. C’est un hôtel excentrique avec un propriétaire excentrique

Oceanne raconte
Après la recherche de campings, nous avons finalement prit la décision de dormir dans un hôtel. D’un point de vue de l’extérieur, l’hôtel Plaza Inn à l’air très excentrique et c’est tout à fait la vérité! Des chevaux de manège et des vaches colorées sont accrochées aux petits balcons se qui rend le bâtiment étrange et aussi très curieux. C’est la folie furieuse, Mika aperçoit une vielle machine à boule des années 60. Quel aubaine, que 20 centimes pour une partie!!! Il est complètement accro, matin, midi, soir. Sa seul obsession: la machine à boules! Il joue tellement qu’il a dépensé 10,000 euro la dedans…ou presque!

C’est notre premier hôtel en Europe. Le concept est cool. Les chambres sont petites mais pour coucher à 4 il y a un deuxième lit double au dessus du premier. Une espèce de lit à deux étage double au dessus du lit des parents…probablement un nouveau type de contraception….

Ce soir on soupe dans un restaurant Chinois, ou encore une fois nous sommes seul, il est seulement 8:00 et il est vraiment trop tôt pour souper il semble. On essaie différentes choses comme des crevettes grosse comme des petit requins baleines et des plats piquant typiques.

Jour 17 – Du karting en Espagne, Check!

On part de Guariguella ce matin sans peine, c’était mort ici. On décide de se diriger vert la côte, dans la ville de Roses, un endroit un peu plus grand avec probablement plus de services. La distance est courte environ 15 km, et comme on est en terrain relativement plat, que le ville est sur la mer et que nous sommes dans les terres, on profite d’un petite pente et du vents favorable. En 35 minutes on est arrivé, ce qui fait le bonheur des enfants.

Quel magnifique endroit. C’est la saison basse, il n’y donc que très peu de gens, ce que nous préférons . D’un côté la mer, de l’autre des collines abruptes sur lesquelles sont perchées de belles maisons blanches, probablement hors de prix. À l’entrée de la ville, une citadelle et à l’autre coin, au loin, on aperçoit une forteresse.

Un arrêt à l’office de tourisme, et on s’enligne pour trouver un camping. Il est presqu’au centre-ville. On s’y rend, paye et en allant vers le site, on aperçoit ces petites maisons toutes en bois qu’on peut louer, on contemple l’idée de dormir à un autre endroit que le sol, et on est séduit. Nous voilà à la réception en train de signer pour une nuit dans ce qui pourrait être le plus beau jour de notre vie. L’idée de voyager à vélo est séduisante, et il faut le dire, intéressante, mais un des désagrément est d’avoir à installer notre camp et le désinstaller à tous les jours. Il faut compter environ 45 minutes pour le faire et plus d’une heure pour se préparer à repartir. Avoir une journée de break, c’est pas de refus.

La petite maison est vraiment mignonne, deux chambres, caramba! Peut être que les parents pourront jouir d’un peu d’intimité après une soirée sur le perron, Mika nous rappelle rapidement qu’il sera aux aguets, il a trouvé des craques et trous entre les planches du mur, et il est en mesure de nous espionner à sa guise…. Ti maudit!

On va en ville, et cherche une épicerie, on doit faire vite!

Le principe des commerces ici est simple; affamer la famille Boutet-Goupil.

On parle ici d’une stratégie à plusieurs niveaux. De un, on nous fait manger à 10:00 le soir, question de s’assurer que les enfants sont pas levable le matin. Maintenant qu’on se soit assuré de notre réveil tardif, et comme on n’a pas vraiment faim immédiatement, on grignote vers 10:00 – 10:30. Ça nous amène au deuxième point de cette stratégie diabolique. Mange à 10:30, est tu n’auras faim que vers 15:00…. Et VLAN! Il fallait y penser, ferme tout les commerces entre 13:30 et 17:00.

On ferme la boucle, ouvre les épiceries à 17:00. Mais pas les restaurants (il ne servent rien avant avant tard dans la soirée). Tu es placé devant le dilemme de te taper une canne de ravioli froide sur le bord du trottoir ou d’attendre de t’auto-digérer pour souper à 22:00 heure.

On est ici depuis quelques jours et on est toujours incapable de s’ajuster et de comprendre….

Pour retourner à nos moutons, on part pour trouver un marché, et on en trouve un avant la fermeture de l’après-midi. C’est un vrai marché local. Au menu:

-Tous les poissons et animaux de la basse cour sans leur peau mais avec leur tête… Le petit lapin, il est moins cute on pourrait dire…
– Des saucissons à la pelleté, de toutes les longueurs, formes, couleurs et taille…bienvenue aux dames!
– Du jambon sec, qu’on coupe directement sur la cuisse du pauvre cochon devant vous.
– les poissons les plus bizarres jamais vue, comme des poissons de haut fond avec des têtes de films d’horreur, des anguilles, ou des crevettes grosses comme des dauphins.

Venir au marché, dans un pays étrangers, est toujours une expérience d’immersion, et c’est très agréable.

Mika et Oceanne font le découverte du siècle… On peut acheter des jujubes mélangés, au kilo, pour à peu prêt 5$. Avez-vous l’idée de que c’est un kilo de bonbons? Mika ne parle que de ça pour les 12 heures suivantes… C’est pas cher, je me demande comment il font de l’argent?… Oublier la découverte d’une culture étrangère quand vous pouvez acheter des bonbons en vrac…qui par ailleurs ressemble beaucoup aux nôtres.

On achète de quoi manger, snack sur la plage, et on décolle pour une petite randonné de vélos vers la forteresse au bout du port. En chemin, on découvre une petite crique isolée ou les gens se baignent, ça nous surprend un peu parce que l’eau de la méditerranée est encore très froide en mai. On s’arrête et on observe…. scandale… Mika découvre le spectacle le plus dégoûtant possible, des femmes profitent de la plage les seins nus…comment est ce possible d’être témoin de quelques chose d’aussi dégradant? Papa acquiesce aux commentaires de Mika, après tout n’est-il pas naturel de s’assurer du bonheur de son épouse lorsqu’elle vous trouve en présence de d’autres femmes nues.

Comme, il est hors de question d’aller sur cette plage, on se dirige vers la forteresse qui est juchée sur une falaise. On doit gravir de longues marches, et en haut nous sommes complètement seuls. C’est magique. La forteresse a été restaurée, mais comme elle était à l’abandon depuis 200ans plusieurs parties étaient impossibles à restaurer à l’original. Un architecte dont nous nous rappelons plus le nom, à savamment mélangé le côté moderne du béton armé, le verre, le bois avec ce qu’il reste de l’original… vraiment très réussi. Les enfants adorent également parce que nous pouvons aller partout, grimper dans de minuscule escalier en colimaçon, prétendre d’utiliser les lattrines. Un mènent très agréable en famille, et on ne vous parle pas du point de vue.

Assez pour la culture, parlons de char et de gaz! On se dirige vers le karting du coin non sans faire 10km en rond autour de la zone convoitée. On aurait voulu essayer de tourner autour encore plus et ça aurait été impossible.  Preuve qu’on ne se perd jamais pour rien, on tombe sur un spectacle unique, deux bergers dans le plus traditionnel sens du terme, accompagné avec leur chien, un troupeau de mouton et de brebis sur le bord des routes publiques, pour les faire manger. Il y’a quelques petits moutons qui n’ont que quelques jours dont un qui a encore les restants de son cordon ombilical…trop cute. Océanne n’en peu plus, les mots lui manque pour exprimer comment cette petites bêtes sont croquables.  Mika, comme à chaque fois qu’il voit un animal, veut le ramener avec nous. L’avoir laissé faire, nous serions propriétaire d’une douzaine de chiens, de quarante chats, d’un âne, de lézard, de bébés moutons, d’un bébé veau et probablement d’un dauphin.

Nous voilà au karting, Mika a officiellement 11 ans et est un expert du karting au Canada; ils le laissent passer. Océanne, pour qui c’est la première fois, est un peu craintive. Pour Annik c’est aussi sa première fois. Patrick, tant qu’à lui, à des gènes de coureur automobile, tout le monde le sait. Ça dure un gros 10 minutes, et les voitures sont très rapides. Mika est téméraire comme c’est pas possible, et se plante solide deux fois dans les pneus autour de la piste, il fait des temps très impressionnants sous la minute. Océanne, se débrouille bien, la témérité est moins dans sa nature, mais elle s’améliore rapidement. On est encore que les quatres sur la piste et on s’amuse beaucoup.

Au retour, on est affamé, on décide d’aller à l’épicerie. Il y en a une gigantesque près d’ici. On s’y arrête et on est fou comme des balais. Ça fait des jours qu’on fait l’épicerie dans des commerces pas plus gros qu’un garde-robe. On vous assure que certain d’entre vous ont un walk-in plus grand que certaines épiceries d’Espagne. Tout ça pour dire qu’on capote et parce qu’on a faim, on réfléchit pas trop. On fait le tour, on paye. On a trop de stock et il faut trouver un moyen d’amener ça en vélo. Le résultat; Patrick a tout les sacs sur son vélo, une caisse de bière sur le top de la pile et deux bouteilles de vin dans ses ranges-bouteilles. Les premiers mots qui vous viendraient à l’esprit en le voyant est LA GROSSE CLASSE! On rigole en passant que techniquement on pourrait transporter 8 bouteilles de vin en même temps, ce qui ferait de nous un cellier ambulant.

Superbe soirée, excellent repas de retour à notre petite maison. On se couche tard et on écoute de la musique sur notre petit système de son portable. Une des plus belle journée de notre voyage.

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Jour 16 – Du vent, des vaches, des zombies mais pas de tortues

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On c’était habitué à la facilité mais imaginez vous qu’en Espagne il ne parle pas français, quel scandale!! Nous qui pensions que nous serions reçu comme chez nous partout dans le monde, quel déception!

Lorsqu’on doit poser une question, il faut la formuler dans cette langue étrangère, un peu bizarre, qu’est l’espagnol. On demande un site de camping en faisant de grands signes triangulaires sans aucun résultat. Il nous semble que le triangle est le signe universel de la tente, faudrait pas penser qu’on veux jouer de l’instrument… Surtout quand la question est posé dans un camping… à l’orchestre symphonique je dit pas, mais dans un camping, qu’est-ce qu’il a d’autre en triangle? Une pointe de pizza, un rond sur la brosse, une pointe de flèche?

Le choc culturel est intense! On achète des olives, et imaginer qu’il y a un noyau au centre! Abasourdi, nous sommes allée dans l’arbre prêt de l’épicerie pour voir si elles poussaient bien avec centre en piment rouge… Et bien non! Il semble que c’est une espèce probablement unique qui pousse avec un noyau. Pourquoi une variété aussi bizzare?

Les chocs se succèdent à un rythme fou, il n’y a pas de Ruffles All Dressed dans les épiceries, les vaches ont des cornes et sont brunes, le frites s’appellent patatas fritas, et lorsqu’on demande une poutine on nous pointe la Russie sur la carte du monde. Tout nos repères s’écroulent!

Il faut le dire, le nord de l’Espagne est très beau, mais que faire lorsque le simple désir d’aller magasiner chez Walmart un dimanche après-midi est frustré par le fait qu’il n’y a pas de walmart…sic…que les gens ne travaillent pas le dimanche… et le comble…il dorment entre 14:00 et 17:00 ou encore, si ils ne dorment pas, passe du temps avec leur famille. Que fait t’on de nos besoins primaires? Que fait-on des besoins urgents du dimanche comme l’achat d’un rack à épices multi-étages ou des recharges Swiffers? Y a t’il encore de l’espoir dans ce monde?

Aujourd’hui, une journée un peu relax. On part tard, ayant essayé de faire du magasinage dans un village de 1000 habitant sans succès, nous reprenons la route. Nos bagages sur les vélos, nous commençons à monter direct en partant. On a qu’un petit 15 kilomètres à faire, mais après trois jours a monter dans la face d’un singe, nos jambes ne sont pas à leurs meilleurs. On se tappe, sans bien que mal, le voyage jusqu’au camping de Garriguella.

Sur la route, nous sommes témoin d’un spectacle étrange. Des agriculteurs tentent de faire entrer des vaches et leurs petits dans un camion. Les petits sont trop cute et la scène tourne en spectacle partisan. Les enfants prennent pour les petits bébés et crient de se cacher. Ils ont leur joueur vedette qu’ils ont nommé avec finesse et originalité; Caramel. Nous les parents, on encourage les agriculteurs parce qu’on aime ça les hamburgers. Nous quittons avant la fin mais ne donnons pas cher de Caramel.

Il est maintenant 2 heures, nous sommes affamés, et absolument tout est fermé, et en plus le village ou le camping est situé est vraiment minuscule. On passe les prochains deux heures à chercher. En désespoir de cause, on trouve finalement un petit restaurant ouvert. On a tellement faim qu’on commande beaucoup trop de bouffe..absolument pathétique.. On se retrouve avec un paquet de plats immenses, un macaroni gratiné, une sorte de salade chaude de poix chiche et une soupière complète de soupe au poulet…et ça ce n’est que les entrées… On bouffe tout ça et on est déjà à bout de souffle mais la suite s’en vient. Filets de porc et saucisses typiques de la région avec frites… Mika, qui a toujours de la place pour dessert nous supplie littéralement pour ne pas en commander. À un moment, on est convaincu qu’Oceanne a prit 20 livres tellement elle a mangé.

On retourne au camping avec la promesse que papa se baignerait avec les enfants. Ça c’était avant de savoir qu’il était possible de légalement opérer une piscine remplie d’azote liquide. Elle est froide sans bon sens! Papa refuse d’honorer sa parole et laisse Mika prouver à tout le monde qu’il est le plus brave.

Mais pourquoi sommes nous ici de toute façon? Et bien, nous voulions voir un centre de reproduction des tortues. Mais maintenant que nous nous sommes tappé la route, on apprend que ce n’est pas ouvert avant juin. Que voulez-vous? On fout le camp demain c’est garantie!

Dans la soirée, on se fait a souper sur le bord du muret…parce qu’on vous le donne en mille… pas de table ou chaises ici. Des merguez, du couscous qui finalement était de la germe de blé et finalement tomates… Beuuuuuu! Les enfants opèrent les réchauds pour la première fois. Ils se débrouillent bien.

Dans la soirée, on délire. Le camping est presque vide, et les seules personnes sur place sont des personnes âgées; elles sont désormais des zombies qui veulent nous dévorer. C’est vraiment n’importe quoi! Il faut bien passer le temps.

Jour 14 – BANG! Les Pyrénées dans la face et les jambes

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On est décidé, on part vers l’Espagne. Entre nous et l’Eldorado se trouve les Pyrénées, une section au moins. On avait pensé à plein de scénarios avant notre départ, et une chose qu’on croyait important était de ne pas faire trop de terrain montagneux au départ, question de s’acclimater. Au diable… Il y a rien que les fous qui ne changent pas d’idée.

On affronte les Pyrénées dès maintenant. On sait honnêtement pas dans quoi on s’embarque, mais on pourra toujours sauter sur un train et retourner chez nos mères plus tard. À notre défense et à ceux qui connaissent le terrain, on pourrait argumenter que c’est du « soft » Pyrénées puisque que que nous sommes prêt de la côte et qu’ici les montagnes descendent vers les montagnes rapidement, elle sont donc pas les plus grosses. Croyiez nous sur parole, elles sont par contre plus grosses que les Laurentides.

Jusqu’à maintenant, le sort a été clément avec nous mais maintenant il faut payer. Nous avons tous fait un peu de vélo au Québec avant, mais rien ressemble à ça. Imaginer des montagnes assez hautes pour qu’on décide de tracer une route qui monte de droite à gauche , qui monte lentement et dans la douleur vers le sommet. C’est si abrupt qu’on doit faire des détours pour permettre une ascension raisonnable des voitures. On s’entend que les ingénieur en génie civile n’ont rien à faire des vélos; le résultat: on pédale à la dernière vitesse pour 30 minutes, pour ensuite descendre pour quelques minutes au niveau de la mer. Vous recommencer ce processus plusieurs fois, et vous avez une idée de notre morale. Les enfants sont extraordinaires, simplement extraordinaires. C’est seulement 15km, mais avec 250m de dénivelé.

On passe à travers plusieurs petits villages et on s’arrête à Banyuls au camping municipal. Comme partout ailleurs c’est mort, il n’y a pas d’enfants, seulement quelques personnes âgées. On apprend une bonne leçon sur les mœurs du sud; ne jamais interrompre une partie de pétanque au risques de votre vie. En montant dans le camping, les enfants prennent un raccourci et passe entre les joueurs et le cochonnet… crime indescriptible. La dame commence à nous invectiver à grand coup d’andouilles et d’autres insultes inconnus. Après, deux occasions, on commence à croire que Patrick n’aurait pas du manger d’andouillettes, peut être que l’odeur nous suit.

Le camping est un peu ordinaire, et comme à l’habitude aucunes tables en vue. Nous partons à la chasse et revenons bredouille. On se résigne à visiter les environs, le port et à se payer un bon souper dans un restaurant de la plage. Au menu, entrecôte, saumon et de la lotte. Tout le monde est heureux, le paysage est superbe mais encore un peu frisquet et nous dormons bien en rêvant aux prochaines montagnes à monter.

Nous rejoindre – mise à jour

Nous sommes en Espagne depuis déjà quelques jours et nous ne pouvons plus utiliser nos numéros de téléphone français. Pour le moment, nous n’envisageons pas de prendre de numéro espagnol mais ça pourrait changer.  Pour nous rejoindre, utiliser les courriels.

Jour 12 – L’avant garde français – l’invention de la table

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Nous quittons St-Cyprien ce matin sans aucun remord, nous détestons ce camping. Nous voilà sur nos deux roues en direction de Collioure à l’entrée des Pyrénées, en fait, à l’entré de ce qu’il reste des Pyrénées avant la mer. Quelques côtes en route, mais rien de trop éreintant pour nos pauvres petites jambes. On fait 15km, qui se passe bien en général.

Nous arrivons au camping, qui est un 5 étoiles. L’endroit est superbe, la Méditerranée d’un côté, les montagnes au loin, et les hauts vallons remplis de vignes de l’autre. L’endroit est vachement luxueux, on comprend à 65$ la nuit! Une piscine chauffée, un spa, terrains de tennis, trampoline géante, installations top notch…et aucune table ou chaise sur votre terrain de camping. L’attente est de vous voir assis par terre dans la boue avec une colonie de fourmi vous dévorant les mollets. Criez au désespoir avec un regard vide de damnée et on vous obtenez des point supplémentaires! Bon, une table et des chaise, on s’entend, c’est de la haute technologies! Il faudrait pas avoir des attentes irréalistes tout de même. Dans les circonstances, repérer et traquer le mobilier de jardin est devenu notre nouveau sport national. Annik, applique d’abord savamment des phéromones de tables près des buissons. Patrick agite subtilement une nappe à carreau pour titiller l’instinct animal de la table. Avec un peu de chance nous tomberons sur une maman table avec sa nouvelles portée de chaises en résine de synthèse. Les enfants apprennent à imiter parfaitement le cri de la chaise souffrante qui frottent sur le plancher sous le poids d’un obèse. Qui sait, un gros mâle de 8 places en chêne sortira peut-être de sa cachette?

Notre chance frappe, une petite famille d’ameublement de patio dort sur la balcon d’une cabane tout proche. Tel une tribu préhistorique, nous les attrapons durant leur sommeil et les ramenons sur notre site pour la journée. (On parles ici d’un emprunt et non d’un vol).

La tribu poilue à faim. Papa poilu, qui ne l’est pas tant que ça, saute sur sa monture vers Collioure pour aller chercher des vivres pour le souper. La route est très abrupte pour si rendre, il sait que les enfants ne vont pas aimer demain.

Collioure est absolument fabuleuse, très, très beau. On la visitera demain tous ensemble, si maman poilu est d’accord. Patrick reviens à la maison, on se tape un petit souper, pain, fromage et autres sur la table et sa famille de jeunes chaises en captivité. On se promène dans les criques environnantes. Les vagues sont petites pour la force des vents. On va se faire malmener cette nuit dans nos tentes c’est sûr, nous somme sur le haut de la falaises au grand vent.

Bonne nuit!

Jour 11 – Coucher dans un train, wow!

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On vient de passer la nuit en train. Pour nous c’est la première fois que nous dormions dans un compartiment avec une couchette. Overall, le concept est très cool parce qu’on arrive au matin, en théorie reposé pour passer la journée de bonne humeur. En réalité, c’est encore cool mais tu dors pas nécessairement comme à la maison. De un, il fait froid dans ces compartiment, et il t’équipe d’un sac de couchage pour les nains, sans zipper, et ouvert des deux côté jusqu’au bout des pieds. Il est minuit, on essaie et on se dit que ça ira, et nous évitera de sortir nos sleeping bag de nos sacs. Patrick couche dans un compartiment adjacent, avec les vélo, parce qu’il semble que le vole soit fréquent dans les trains en direction du sud.

Deux heures après le départ, vers 2 AM, nous sommes tous frigorifié, et décidons de finalement sortir tout notre attirail de camping. On s’installe et on dort. Enfin, pour les parents, qui sont vieux et croûteux, dormir dans un environnement comme celui-ci veux dire dormir sur 1/1000 d’oreille. Va t’on passer tout droit? Va t’on se réveiller? On a quand même seulement 2 iPhone, 2 ipod, 1 ipad ainsi que l’appel du conducteur pour nous réveiller…. Qu’elle bande d’idiot, bien sûr qu’on va se réveiller… Puisqu’on dormira pas on manquera absolument rien!

La vérité vraie, c’est qu’on a dormi un peu. À 6h20, on se réveille et on prépare la sortie du train. Pour les habitués du train en Europe, vous savez qu’il y a énormément de pression pour sortir en vitesse pour que le train reste la l’heure pour les stations suivantes. Dans les faits, ça veux dire, mettre tout le matériel prêt de la porte, engager un chorégraphe russe pour planifier la sortie, réveiller des enfants à grand coup de spray caféiné, et être prêt à affronter un chef de gare dictatorial qui connaît deux phrases; c’est fini? et Il en reste encore?

Nous on a 4 vélos, et un paquets de petits sac de transport. Même si tu veux c’est difficile d’être efficace. On fait de notre mieux, en voici donc les détails.

Le train s’arrête, on est prêt… Go. Patrick sort un vélo dans son sac, Mika, habile en gymnastique, fait un saut périlleux avec deux sacoches de vélo juste au dessus de la tête de son père et atterri solidement sur le trottoir. Derrière, Oceanne jongle avec 4 sacs de guidons, et les projettent avec assurance vers Annik qui finit une roulade entre les jambes de chef de gare avec sur le dos deux sacoches grand format. Elle attrape les projectiles qu’Océanne lui a lancé non sans éviter la deuxième vagues de vélos qui arrivent tenu par le musclé et viril Patrick. La danse continue et en moins de 16 secondes tout et sortie. Mika à même déjà complété le re assemblage de 2 vélos. On est des machines!!!

Nous voilà à Perpignan, il fait pas aussi chaud qu’on aurait aimé, mais ça viendra sûrement. On monte sur nos vélo après les avoir re-assemblé et on décide de se diriger vers la côte. Perpignan et la régions est superbe. De un, il y a des palmiers, c’est un environnement qu’on pourrait qualifier d’aride. Extrêmement beau. Sur notre chemin on voix de superbe fleurs, les montagnes au loin, et on rencontre un âne qu’on veut désespérément entendre brailler. Comme on dit, il veux rien savoir. Si vous avez jamais entendu un âne, ils sont hilarants à entendre crier.

On arrive à la mer et il fait super froid, il n’y pas de soleil et tout est désert. On apprend, qu’hier, c’était la fin des vacance scolaires, donc tout le monde est parti. Fait intéressant, en France les vacances du printemps sont sur 4 semaines. La France est séparé en quatre secteurs, et les enfants prennent leur vacance à tour de rôle. L’idée, c’est qu’on peut permettre au tourisme de vivre un bonne période durant la saison creuse, au lieu que tout le monde prennent ses vacances en même temps. Ça a un certain sens.

On passe par une petite ville sur la route, et devant un maison on voit un arbre à fruit pour la première foi. On est sur que c’est des abricot… Wow les champions….! Un monsieur appelé René, devant sa demeure, nous confirme que c’est… pas un abricot du tout…. mais une nèfle. Il nous en amène qu’on épluche on qu’on goute. Délicieux, vraiment!

On se dirige dans le camping de St-Cyprien les plages, et on découvre le Noël des campeurs pour les français. On y mange dans un restaurant complètement affreux, ou on nous sert des tranches de pain de poulet grillé qu’on fait passer pour du Kebab! En passant notre filleul s’appelle Maeva comme le restaurant en question, et même s’il elle a 9 ans, elle fait mieux à manger qu’eux.

On y dort pour la nuit après 35 kilomètres parcourus aujourd’hui.