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Visiter la plus grande ville fortifiée de l’occident, c’est ce qu’on a décidé de faire aujourd’hui. Elle est situé à 80 kilomètres de Toulouse et comme on doit revenir sur nos pas, on fera tout en train. La nouveauté aujourd’hui, c’est qu’on amène Léandre, le copain de 12 ans, que Mika s’est fait depuis notre arrivée au camping le Rupé.
Après un peu moins de 10 kilomètres de vélo pour se rendre à la gare, nous attachons solidement notre attirail à l’aide de 4 différents cadenas. Comme on laisse nos vélos dans une grande ville, et pour la journée, on prend toujours le maximum de précautions. Nous voilà dans le train en direction de Carcasonne. Il y a quelques jours, on avait entrevu la cité médiévale à bord du train en direction de Toulouse. Comment résister à une visite avant notre départ de la région?
La ville de Carcasonne est vraiment très touristique; la basse-ville, près de la station de train, est la partie la plus récente avec de belles boutiques dans de jolies petites rues bien typés. Après une bonne marche, on s’approche de la cité médiévale que l’on aperçoit seulement à l’endroit où l’on atteint le pont qui traverse une rivière. C’est un choc! Sa position, sa taille et son style en font quelque chose d’extraordinaire. On monte vers les remparts, en s’assurant que les garçons ne se tuent pas à se lancer des balles rebondissantes sur le trottoir (celles que Léandre vient d’acheter). Deux petit gars ensemble c’est tout une autre dynamique – intense serait le mot.
Ça pourrait prendre des heures pour décrire l’histoire et les détails de notre visite libre et celle guidé que nous avons fait des lieux. On vous évitera toute ces descriptions. Ce qu’il y a à retenir, c’est que vous devez visiter cet endroit un jour. Si vous croyiez que le petit Champlain de Québec est plein de monde, vous devrez vous armez de patience ici, parce qu’il a du monde dans toutes ses minuscules rues médiévales. (Dure de s’imaginer comment ça devait être bruyant et surtout puant à une époque où la chasse d’eau des toilettes consistait à « garocher » le contenu d’un seau sur la rue)
Quoi qu’il en soit, c’est très très vaste et très très beau à la fois.
Pour les jeunes garçons, c’est le delire pour l’imaginaire. Chaque magasin renferment épées, boucliers, lance-pierres et autres bidules médiévaux ou pas médiéval du tout (un fusil de pirate c’est médiéval?). Tout ça pour dire, qu’on aurait pu sortir avec une demi-tonne de bidule en métal inutile si nous n’étions pas intervenu avec vigueur. Malgré tout, Mika flanche pour des torches de type « Indiana Jones »‘ fait d’une bande de tissus imbibée de cire montée sur un bâton. Il en achètera trois pour ces prochaines exploration de grottes ou de caveau souterrain…..
Il faudra qu’il soit patient. On le voit déjà argumenter qu’un terrain de camping est l’équivalent d’une grotte pour les allumer dès ce soir (Regardez, il y a des roches sur le gazon, et des insectes y fourmillent…exactement comme dans une grotte!). En plus, on vient d’apprendre que nos tentes sont sous le coup d’un rappel parce que le matériel utilisé n’est pas suffisamment résistant aux flammes. Personne n’a l’intention de mourir dans une tente en flamme ici!
À l’intérieur de la ville fortifiée, on trouve un château qui a aussi ses propres remparts, puisqu’à l’époque, le danger pouvait venir autant de l’extérieur que de l’intérieur. On décide de se payer cette visite et de laisser les deux garçons explorer par eux-même. Comme bien des jeunes de leurs âges, tout ce qui est chateau les ramène au jeu Clash of Clan, et ils sont super motivé par la visite. (vous connaissez pas? – C’est exactement comme Frogger…mais complètement différent) Pour le reste du groupe, on fait la visite de notre côté et découvre un endroit tout ce qu’il y a de médiéval… (Wow, quel surprise pour un château médiéval…) Très agréable endroit.
On passe l’après-midi sur place et avons beaucoup de plaisir à visiter? En fin de journée, on doit redescendre vers la gare pour reprendre le train qui nous ramènera au centre-ville de Toulouse. Sur la route de retour, nous repassons dans la basse-ville et arrêtons, quelque peu, pour visiter les magasins (surtout les filles, il va s’en dire). Attendant sur le trottoir, les garçons sont témoins d’une tentative de vol vachement bizarre.
Comme quoi voler est devenu sophisitiqué, les vols ne se font plus simplement en plaçant des objets dans votre manteau. Ici, une dame dans la trentaine, enceinte et accompagnée d’une amie sort d’un magasin en se faisant interpeller par le propriétaire. L’homme ne gagnerait pas de concours de finesse, mais il obtient le résultat qu’il recherche; prendre une voleuse. Ça commence par une « chamaillage » en règle où il demande, expressément à la dame, de lui montrer se qu’elle cache sous ses vêtements. Elle refuse évidement, pendant que l’homme tire sur son gilet pour tenter d’y voir plus clair.
Arrêter sale brute, je suis enceinte!
Il l’amène lentement vers la porte où il fini par faire entrer les deux dames, plus ou moins par la force. On est plusieurs à regarder la scène en se demandant comment intervenir. La méthode du proprio n’est pas violente mais certainement légèrement musclé. La dame à l’inverse, à de tout évidence quelque chose à cacher parce qu’elle refuse d’obtempérer, le moindre du monde. Après quelques minutes, et à travers, la fenêtre du commerce, on constate l’incroyable: la dame à une fausse bedaine dans lequel est cache des items volés. Wow! Ça existe une telle chose?
Les gars, patenter quelque chose du genre avec une glacière, et vous pourrez désormais entrer de la bière sur le site du Festival d’été! Les filles, quoi de mieux pour se sentir femme, que de se rappeler le plaisir de porter un enfants appelé… Coors Light…. À nous la fortune!!!
À partir de se moment là, ça commence à dégénérer. L’homme veut l’empêcher de sortir mais elle n’est pas d’accord. Elle ne pense qu’à fuir. Le propriétaire tente d’utiliser une force raisonnable pour atteindre son but, mais elle est en monde destruction nucléaire (avec des missiles, des lasers pis toute). Elle a décidé qu’elle s’en allait. Elle frappe l’homme autant qu’elle peut à la manière du moulin à vent, de la sacoche tornade et on pense même qu’elle libère des requins d’attaques (les détails sont flous) Lui tente seulement de lui bloquer la route en encaissant les coups. S’en est trop, il crit à la foule à l’extérieur.
Appelez la police!
La foule est maintenant si nombreuse, que quelqu’un appelle rapidement. On décide de partir, on a plus rien à faire ici. Wow!
Nous voilà de retour à la gare et finalement dans le train pour le retour à Toulouse. Léandre, qui prend de l’assurance, n’a pas tout à fait la tranquilité qu’on lui connaissait initialement. Sans faire rien de bien grave, les deux garçons s’encouragent à faire le maximum de niaiseries. Léandre n’arrête pas de parler une seule seconde, épuisant!
On s’est bien amusé et nous sommes heureux d’avoir offert à Mika un « répit de sa sœur ». Océanne, de son côté, a goûté à ce que ressemblerait sa vie avec deux jeunes frères; selon ses propres dires; l’enfer!
À la gare de Toulouse, le papa de Léandre est sur place et le ramènera au camping. Nous, on se dirige vers nos vélos placés bien en vue dans les supports devant l’immeuble. Sur place, Patrick commence à débarrer les cadenas et constate, oh horreur, qu’un des câbles a presque été complètement coupé! On a pas le temps de réagir, qu’un homme se présente et nous montre sa badge de policier! On a pas idée de la chance qu’on a, parce que, par pur hasard, deux policiers en civile on prit un individu sur le fait et l’ont appréhendé. On nous demande maintenant d’aller faire une déposition au poste pour qu’ils puissent porter des accusations. Wow! Les enfants en reviennent pas; mais pourquoi y a t’il des voleurs?
Bon, le temps de mettre un bémols à tout ça. On est extrêmement prudent avec nos vélos chaque fois que nous les laissons dans un endroit publique, particulièrement dans une grande ville. Nous avons deux cadenas flexibles avec des câbles tressés de 5/8″ de diamètres, deux cadenas en « U » « qualité Manhattan » ainsi que deux petits câbles d’appoints pour attacher les roues à l’ensemble du système. (À eu seul, ses objets pèsent le poids d’un vélo)
Ce que le voleur a réussi à couper, ou presque, c’est seulement un des câbles d’appoint. On est pas sûr qu’il gagnerait un prix d’intelligence (peut être dans un concours canin?) Si il avait sorti sa tête de son sac de vidange rempli de gaz, il se serait aperçu que le vélo, qu’il envisageait de prendre en premier, avait encore deux autre cadenas d’attachés dessus; UN VRAI GÉNIE!
Bon, la partie plate de l’histoire; On se rend au poste de police où on nous fait attendre beaucoup trop longtemps. Un gendarme prend notre déposition et nous fait signer des papiers. L’homme sera mit en accusation pour tentative de vol. Au moment où nous quittons finalement le poste, il commence à faire noir et on se dépêche pour se rendre au camping avant la tombé du jour (c’est quand même 7-8 kilomètres)
On peut dire que ça nous fait un paquet d’histoire à raconter au bar. On y passe encore une excellent soirée. Pour Mika et Léandre, c’est leur soirée d’adieu. Ils se déguisent et font les idiots toute la soirée. Ils s’amusent beaucoup et nous on rit de les voir aller.
Une nuit bien mérité.