Jour 108 – L’illusoire camping de Munich

PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT

On parle depuis deux jours de prendre le train pour Munich au lieu de le faire à vélo. La route est dans la campagne la plus complète et après la quantité importante de « backcountry », fait jusqu’à maintenant en Allemagne, ça demande un changement. Notre intention est de s’y rendre sur les rails et ensuite faire du vélo, aux pieds des Alpes, en direction de Salzbourg en Autriche. On espère profiter du meilleur des deux mondes, la beauté des hautes montagnes sans avoir à les monter… On verra si on évite de souffrir rendu sur place. Comme la route entre Munich et Salzbourg n’a que 130 kilomètres, même dans les pires souffrances, c’est possible.

Nous voilà à la gare où un curieux spectacle nous attends. Pour tout dire, on ne réussi toujours à expliquer ce qui s’y passe. D’abord, il y a une tonne de gens « officiellement sur la brosse » à cet heure très hâtive. Une bonne proportion est habillé en habit traditionnel « bavarois ». Ces gens fêtent l’Assomption? Ça se passe pas à l’église cet affaire là? Si la tendance se maintient, 50% dormirons dans leur vomi d’ici quelques heures et le reste diront à leurs amis;

Chtee l’ai tuu dit que ChT’aaime?

Dans le train, tout ce passe assez rondement, pour tout dire, il n’y a absolument rien à déclarer. On arrive à Munich dans une immense gare, une des plus occupée d’Europe et ça fourmille. Descente des vélos et sortie assez rapide à l’extérieur de la gare. C’est pas une grosse nouvelle, mais il fait pas beau. On s’en fout parce qu’on est curieux de jeter un œil à cet endroit.

Durant le voyage en train, on a fait quelques vérifications qui nous laisse croire qu’on pourrait trouver un camping à quelques 5-6 kilomètres de la gare. On reste sceptique. Ce qui nous fait croire que c’est possible, est que Munich est l’hôte du Octoberfest et que plusieurs campings sont ouvert exclusivement pour loger tout ce monde « saoul ». On a espoir que certains de ces sites restent ouvert à l’année. Malgré nos efforts pour en savoir plus, il y a rien à faire, il va falloir s’y rendre en vélos.

On enfourche les bêtes et prend la direction de l’illusoire camping. Au fond, la petite « ride » est une excellente idée puisqu’elle nous donne un excellent aperçu d’une ville superbe. C’est très vivant malgré le froid (c’est dimanche), et se sent comme dans un « mix » de Paris et de Barcelone. On s’entend qu’à Barcelone vous pouvez enlever vos mitaines en plein jour, mais ici, il faudra attendre un redoux. On passe devant de multitudes de superbes bâtiments dont nous ne connaissons encore rien et arrive finalement dans le grand parc, à l’est de la ville. Selon les dires, il est plus grand que Central Parc à New-York. On a pas nos « gallons » à mesurer, mais à voir le temps que ça prend pour le parcourir, on serait prêt à se mettre d’accord.

Oubliez pas, on cherche encore un camping ici.

On a beau tourner autour du point indiqué par Google Maps, on trouve absolument rien! On persévère et trouve finalement les raisons qui expliquent ce petit point rouge sur la carte; une « ostif » de minuscule pancarte, placée sur un immeuble au coin d’une rue, sur lequel le mot camping est inscrit. Pourquoi, il est inscrit camping sur cette plaque, qui d’ailleurs est loin d’être à côté d’une porte? On en sait absolument RIEN! Nous voilà de nouveau à la case départ…où est-ce qu’on va coucher?

Armé d’Internet sur nos téléphones, on va s’installer sur nos micro-chaises pliables dans le parc près d’un grand étangs. On commence donc nos recherches d’hôtel, parce que le camping, va falloir arrêter d’y penser. Les premiers résultats nous rappelle une dure fatalité; c’est le long weekend de l’Assomption et l’humanité entière est venue louer une chambre à Munich. Le résultat est désastreux pour nos finances, on trouve aucune chambre doubles en bas de 150€ et il nous en faut deux… ça fait 300€, ça c’est 425$. On cherche et on cherche encore sur notre pauvres petites chaises sous un vent glacé qui vient de se lever et souffle sur le lac. On aurait pas pu choisir un meilleur endroit pour se faire pousser des glaçons dans les trous de nez. Annik a soudainement l’idée qui nous sortira finalement de ce dilemme: On a acquis une carte de crédit qui est parfaite pour les voyages puisqu’elle ne charge aucun frais de change (typiquement 2.5%). Son autre avantage vient des points « accumulables » pour des nuits d’hôtel chez Marriott. Nous les « tarla », on se croyait « ben » brillant d’en faire notre carte de crédit principale, mais 99% de Marriott sont en Amérique de Nord…. Généralement dans les grande ville européenne, le seul endroit où on trouve des Marriott, on regarde nos options. Celles-ci se résument typiquement à une Suite Royale à 7000€ qui nécessite 100 gazillions de points. Ici par contre, la chance tourne. On se dégotte deux chambres pour deux nuit qui bouffe tout nos points accumulés depuis le début de l’univers. On est tout de même heureux de cette trouvaille parce que sans ça c’est pas loin de 1000$ qui partaient en fumé.

Arrivé à l’hôtel après avoir fait toutes les ruelles de la ville; (merci google), on installe nos vélos au garage, monte à nos chambres et relaxe un moment avant de se chercher un resto, pour finalement revenir s’étendre dans notre « pas-crasse » (On vient de prendre une douche – on est propre!).

À demain Munich!

Jour 107 – Boring Alert!

Il y a de ces journées où il vaudrait mieux ne pas écrire. Aujourd’hui, c’est une de celles là. On la passe en grande partie à réparer des vélos, faire du lavage, de la paperasse, se ramasser et tenter d’aller magasiner en ville pour remplacer le gilet que Patrick a perdu il y a quelque jours.

On repasse dans les mêmes rues de la ville, revisite un peu les mêmes lieux mais sans plus. La ville est morte et on apprend rapidement pourquoi; c’est férié aujourd’hui. Les commerces sont fermés, il y a rien à visiter et on a simplement rien à faire ici. Ça nous motive pour partir dès demain matin.

Pour le reste, si vous voulez lire quelque chose d’intéressant, aller lire le blog de quelqu’un d’autre.

Bye

Jour 106 – Le Regenberg de la pizza cheap et des lapins

PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT

Départ de Kelheim pour une arrivé à Regenberg à mi-journée. On fait les habituels adieux; une longue procession très élaborée qui consiste à ramasser nos bobettes sales, zipper des sacs de vélos salles, installer le tout sur des vélos sales et finalement partir comme une bande de crotté vers la prochaine destination. Évidement, la route commence par une crevaison! Advienne que pourra, les filles en profite pour acheter de la bouffe pendant la réparation.

Regendberg, est la ville médiévale la mieux préservée d’Europe, pour l’essentiel épargnée des dégâts de la Deuxième Guerre Mondiale. On y arrive un peu passé la mi-journée. Nous passons bien à travers quelques petites villes et de bien mauvaises pistes cyclables, mais malgré tout, les enfants donnent toute une prestation. Durant la dernière heure, on roule à 28 kilomètres/heure de moyenne. Notre objectif est presqu’atteint; arriver en début d’après-midi, question de profiter de l’endroit.

Un petit arrêt dans un parc parce que les enfants se sont jurés d’essayer toute les tyroliennes sur leur chemin. On s’y arrête également dans l’espoir d’identifier, avec plus de précision, la position du camping qui semble être tout près. Pas trop compliqué; presque tout droit devant nous. Sur le dernier bout de route avant l’arrivé, on a la surprise de voir apparaître dans tout les recoins de verdure; des lapins sauvages. Les enfants capotent et tentent de s’en approcher sans succès.

Au camping, on s’installe au fond du site près d’une famille avec deux jeunes enfants. On ne connaît pas leur truc, mais ces deux « kids » jouent ensemble pendant des heures, sans parents autour, sans la moindre anicroche ou chicane…On est impressionné! On se payerait bien un petit séminaire avec leurs parents.

On décide de partir en ville pour y jeter un coup d’œil et comme c’est dimanche, nos options pour manger se résume à trouver un restaurant ou faire le jeûne. On opte pour la première option. On se rend donc au centre-ville, qui finalement est vachement loin, et passe finalement derrière ses fortifications; très bel endroit dont nous ne connaissons absolument rien. On décide donc de passer aux incontournables; la cathédrale gothique ou nous attacherons nos vélos pour ensuite arpenter le quartier à pied.

Première réaction des enfants;

Une autre église, on est tu obligé de rentrer?

Non, mais croyiez nous c’est pas mieux attendre dehors dehors.

Quoi dire de la visite d’une millième cathédrale ou église; grande, belle et démesurée. Ce qui est unique ici, ce sont les vitraux dont certains datent du 13 siècles. Comment fait-on pour pas « péter » une vitre pendant 700 ans?

On sort et commence à visiter la ville; de superbes bâtiments d’architecture gothique en grande quantité. On se rend également au pont romain, présentement en rénovation, sur les abords duquel il y aurait le plus vieux fastfood du monde. Le restaurant est apparemment ouvert depuis 800 ans. On se demande si les plaques au gaz sur lesquelles les saucisses cuisent sont d’époque. Évidement, on n’y mange pas, parce ce que ce genre d’endroit vit avant tout d’une réputation qui n’a rien à voir avec la qualité de la bouffe ou du bon rapport qualité prix… C’est un attrape touriste.

On continue la visite de la ville, passe dans des dizaines de rues et profite… du mauvais temps. Que faire d’autre dans les circonstances? Aller manger au restaurant… ça fait assez longtemps qu’on visite. On avait déjà faim à la sortie du camping. Notre seul requis; éviter de manger des saucisses; on aime mais pas tout le temps! On petit pub très sympathique se trouve sur une des nombreuses places de la vielle ville. On s’y installe et se commande de la pizza à prix abordable. À l’arrivée du repas, on comprend pourquoi le prix est si avantageux. Tout est est saupoudré dans des quantités ridicules et le tout sur une croute mince; six petites tranches de peperonni sur une pizza de 16″, le fromage est en quantité tellement minimal qu’on le croirait presque précieux. Il y a tellement rien sur la pizza, qu’on se demande si on ne mange pas simplement une biscotte. À pas vouloir payer on se fait prendre!

On quitte le restaurant pour retourner au camping après quelques verre. On est de bonne humeur. Patrick, tel un Dieu de l’orientation, prend n’importe quelle rue, enfin pour un non-initié, descend sur la rive de la rivière, remonte et fait toute sorte de détours pour impressionner sa « blonde ». Elle s’en « sacre » complètement! Tout ce qui l’impressionne, après vingt ans, c’est de le voir déposer les ustensiles dans le bonne ordre dans le lave-vaisselle. Enfin, malgré tout, et dans la noirceur, on se retrouve au abord du camping. Des dizaines de lapins sont sortis sur le gazon, profitant de la noirceur qui débute. Nous, parce qu’au fond se sont juste des lapins, se lance sur eux en vélo pour les voir s’enfuir comme des damnés. N’ayez crainte, aucun lapin n’a été blessé durant le tournage… Ils avaient l’air tout de même délicieux!

Bonne nuit.

Jour 105 – Volksfest!

C’est une journée marqué par deux liquides; la pluie et la bière. Dès notre levé on sait qu’on va sûrement passer du temps sous les nuages et l’eau. Le ciel est complètement couvert et le pire c’est le froid. Il fait seulement 12 degrés.

On se ramasse rapidement pour se diriger en ville pour déjeuner. Dès le départ, on réalise que Patrick a un pneu à terre. Mika célèbre cet événement, puisque que généralement, il est celui qui nous annonce des crevaisons.

Au village, on cherche longuement un endroit où ont vend quelque chose à manger. On s’arrête à une boulangerie qui vends plein de trucs qu’on a jamais goûtés. On se « pitch » sur l’opportunité pour acheter à peu près tout ce qui nous tente…

Certains achats sont excellent comme ce surprenant gâteau au chocolat qui disimule une demi banane. Un autre, par contre, est l’équivalent de manger une pelleté de brin de scie. Tu dois prendre l’objet avec délicatesse parce qu’il ressemble à une poignée de sable compressée. Le mettre en bouche est pas « ben mieux ». C’est aussi bon que de manger de la poussière sous un lit; respirer en mangeant vous met en danger de foutre la moitié du gâteau au fond de vos poumons. Qui est-ce qui aime ça?

Sur la route, c’est un peu du pareil au même. Toujours ces montagnes de chaque côté du grand canal mais avec de plus en plus de haut pics rocheux. Certains sont surmontés de bâtiments de ruines de forteresse ou de châteaux. Il faut croire que c’est pas d’aujourd’hui que les riches veulent la plus belle vue de la place.

Le paysage est superbe mais la piste, elle, commence à nous rendre agressif. C’est une route de terre mal entretenue et c’est pénible d’y rouler. Avec le sérieux vent de face qui nous fait sécher les cheveux à mesure que la pluie les mouille, on commence à pogner les nerfs.

On arrive à Bergin à environ 20 kilomètre de notre point de départ. On a l’intention d’y manger et de repartir mais un joli petit « pamphlet » nous invite à rester. C’est la fête annuelle de la ville et on pourrait voir de quoi ça a l’air si on reste. On se prend donc un hôtel et passe une bonne partie de l’après-midi à se reposer loin de la pluie en attendant que les festivités débutent à 17:15.

Sous une fine pluie, on sort et rejoint la foule naissante près de la place principale. Le tout commence par un défilé. Considérant la taille de la ville (14,000 habitants) on s’attend à quelque chose de court. On se trompe! Aucun chars, mais de nombreuses fanfares et un nombre incroyable de groupes défilent. C’est hilarant, parce que chaque fois qu’on pense que c’est fini, un nouveau groupe tourne le coin. C’est à se demander si ils n’ont pas engagé du monde des villages voisins pour se donner de l’importance. On a les groupes de personnes âgés habillés en costume traditionnel, les équipes de soccer, de gymnastique et autres. Plein d’autres sont habillés de manière particulière (ça avantage pas grand monde des long bas blancs et des culottes courtes en cuir) On trouve aussi évidement les chevaux typiques allemands (rappelez-vous des annonces de Budweiser) qui tire une charrette ornée d’un immense tonneau. On constate, en rigolant, qu’avec toutes les fanfares allemandes, on doit ce trouver à l’épicentre de la plus grande concentration de tuba du monde. Ici, les ados ne veulent pas d’un « ampli » et d’une « guit », ils veulent un tuba!

La suite est le moment que l’on ne veut pas manquer; l’ouverture du tonneau cérémonial par le maire de la ville. On nous a dit que ça se passerait sur la place principale après la parade, mais tout le monde s’en va dans tout leur direction une fois la procession passée. On en conclu donc qu’on devrait se rendre à la place de la fête près du Danube.

Et bien, on le verra pas ce moment d’apothéose parce qu’on vient de se perdre dans la ville. On se rend sur le bord de la rivière, mais c’est pas là « pantoute ». On retourne en ville et c’est comme si la population avait été terrassé par une attaque de zombies; y a plus un chat nul part et nous on cherche toujours l’endroit où le reste de la soirée à lieu…10,15,20,25 minutes et finalement des coups de canons nous indiquent l’endroit approximative des festivités. Plus tôt, si on avait marché un autre 200 pieds, on aura trouvé immédiatement à la bonne place…

Bravo les champions!

Ok, c’est ça un Volksfest. Encore une fête foraine avec les mêmes cochonneries que d’habitude. Ça, c’est ce quoi voit d’habitude. Pour le plus spécial, une grande tente bordée par les fameux stands de bouffe typique allemande. Il pleut et on aimerait bien s’installer à l’intérieur pour profiter de l’ambiance. Comme on a marché quatres heures en rond avant de trouver, il est maintenant évident que la seule place où on pourra s’assoir c’est sur la tête d’un gars sur la « brosse ». La place est pleine à craquer. Les serveurs transportent jusqu’à 12 bières dans leurs mains. (On vous rappelle qu’on parle ici de bières de 1 litres) Un orchestre bavarois joue encore du $%& de tuba. On rit « ben » avec ça, mais c’est un peu répétitif leur affaire.

On se dirige vers l’extérieur dans l’espoir de trouver de l’espace sous la toile. Les seules places restantes son évidement sous la pluie… Ha pis de la « chnoute »… Si on s’achète à manger, on trouvera « ben » un moyen pour s’assoir à quelque part. Annik se prend du poisson fumé avec un bretzel géant. Océanne et Mika optent pour la saucisse et Patrick pour un plat en sauce aux origines inconnus. L’autre chose qui semble très à la mode ici, c’est le combo bretzel avec tranches d’emmental servis dans un papier journal; on n’y goûtera pas ce soir.

Nous voilà à la case départ; de la bouffe et pas de table… C’est l’histoire de notre vie. On s’installe temporairement sur le bord d’une poubelle et mange quelques bouchés. On essaie une table sous quelques gouttes. Encore quelques bouchés et la pluie recommence de plus belle…. Grrrr! On tourne en rond, mange encore quelques bouchés, et finalement, tel un cristal au fond d’une grotte, la lumière apparaît sur une table, à l’extérieur, près de l’entrée. Pas le temps de se la pogner, il faut sauter sur l’occasion. On s’assoit et souffle enfin,

À côté de nous, un gentil monsieur avec ses deux enfants prends une Radler (bière et limonade) parce qu’il faut bien conduire pour revenir à la maison. Nous on veut notre gros « boc » parce qu’on conduit pas ce soir! On s’informe de la marche à suivre puisque même si il y a des centaines de personnes dans cette tente, on vous sert quand même au table. On commande, on boit, recommande, jase avec notre voisin, pendant que ses enfants font connaissance avec les nôtres. Ils partent tout les quatre dans les manèges et nous ont passe du bon temps. Patrick oublie malheureusement que ce qu’il boit n’est pas de la petite bouteille mais un litre dans chaque verre… retour à l’hôtel légèrement sur les talons… ça va ronfler.

Jour 104 – Glissade Alpine?

Solide journée aujourd’hui. Pas qu’on est fait du kilométrage en fou, mais c’était bien balancé. Après nos discussions d’hier, il fallait essayer de faire des changements et ce coin de l’Allemagne est parfait pour ça. L’idée, c’est de rouler sur une plus grande période de la journée, quitte à parcourir moins de distance. Ça devrait nous permettre d’arrêter plus souvent et faire des petites activités. Le concept n’est pas compatible avec tout les coins de l’Europe, mais ici, c’est le cas.

On quitte l’hôtel de Berching après un petit déjeuner inclu. (Notre premier de tout le voyage). On continue notre route sur le canal en direction de Munich en passant par Regenberg. Dès la sortie de notre petit village adoré, et après la confection d’un autre réservoir de « bouette » au parc, (voir post d’hier) on quitte le vieux canal Ludwig datant de1846. On rejoint le nouveau canal. Celui la est très utilisé de nos jours et a été terminé en 1992. Ce dernier est beaucoup plus large et il y navigue de très long bateaux plats qui transportent on ne sait quoi. Ce qui rend l’affaire vachement cool, c’est de savoir que ce canal est un maillon important d’une série de cours d’eau qui débutent en Mer Noire et qui se rend jusqu’à la Mer du Nord (à Rotterdam aux Pays-Bas). De cette façon, on peut transporter des matériaux, pour moins cher que le train, et pour une fraction de ce que coûterait un camion.

Presqu’aussitôt quitté le vieux canal, on aperçoit la plus grosse écluse qu’on a jamais vu. On a même la chance de voir une chaîne de deux bateaux attachés ensemble utiliser l’équipement devant nous. Il est si long qu’il remplit toute la longueur de l’écluse. Il s’apprête à effectuer une impressionnante descente de 17 mètre d’un niveau à l’autre.

Le canal à beau être neuf mais la piste qui la borde est loin d’être aussi « top ». Rouler sur de l’asphalte est agréable, mais ici, il faut se contenter d’un mix de terre et de roche compactée. Ce genre de chose et exigeant pour nos vélos chargés. Deux fois dans la journée, on doit s’arrêter pour faire ajustements et réparations. La dernière en liste, sur le vélo de Patrick, aurait pu être plus catastrophique. La phrase à se rappeler ici;

En vélo tourisme amener des « lockout washer »

Avec toutes les vibrations qui viennent avec des routes cahoteuses, n’importe quelle vis finira pour se desserrer et tomber. Si c’est pour votre support à bouteille d’eau, ce sera sans conséquence mais pour votre support arrière, c’est un problème! On roule, et tout à coup, tout tombe sur la roue arrière et freine la course de Patrick. On s’arrête et constate que quelque chose d’important a lâché. On enlève tout le stock et prend acte de la situation: des vis ont disparu mais rien n’est vraiment brisé. On sera quitte pour un rappel; le visserie de nos « racks » doit être vérifiée de temps en temps.

Sur la route, on arrête à plusieurs endroits. D’abord, un endroit où on a recréé une ancienne maison en bois rond typique d’une époque lointaine. Les enfants rencontrent un monsieur qui leur permet de faire du tir à l’arc sur notre animal fétiche (un blaireau…en foam). Les deux adorent et font d’assez bon tires, mais jamais aussi bon que Kevin Costner. On entend presque Brian Adams….

On reprend la route à la recherche d’un musée. (C’est dans notre liste d’arrêts de la journée) On y arrive et c’est pas exactement ce qu’on espérait. L’endroit a, de tout évidence, été inauguré par un particulier passionné par la collecte des vidanges. Vous y entrez, et l’endroit est littéralement couvert d’objets les plus divers. Des photos et des cadres couvrent chaque centimètre de mur; un bordel sans non. Comme vous payez dans une boîte aux lettres à l’entrée et qu’on ne l’avait pas vu, on s’empresse de quitter avec de pogner la maladie de Lyme (il y a plein de bêtes empaillés…Ça doit être dangereuse non?)

Retour sur nos vélos en direction de Riendenberg. Alors là, les enfants sont excités. On va faire de la glissade alpine. On parle ici de petits véhicules qu’on tirent sur des rails en haut d’une colline et qu’on « pitch » en bas. La gravité fait le reste. Ça ressemble un peu à une montagne russe mais vous pouvez freiner au besoin…et c’est exactement ça le problème…Les enfants font plusieurs « rides » sans problème ,mais quand ils pognent un « papi à chapeau » devant eux, ils doivent mettre les « breaks » dans le fond. Leur descente devient aussi agréable qu’un tour de cheval à bascule. Il s’amuse quand même vraiment beaucoup. On ferme la place (il est 6 heure) et on descend au camping; un endroit très basic mais tout à fait correct.

On se prépare du « spag » et prend une bière locale. Croyiez-nous, il y a pas plus local comme biere. Elle a le nom de la ville et l’usine est à 30 pieds l’autres côté de la rue (oui, oui, vraiment trente pieds). Bon dodo sous la pluie!

Jour 103 – Mise au point avec les enfants

Ça fera!

Si nous sommes tous ici, c’est bien par d’énormes efforts d’économie durant de longues années. Les enfants, bien qu’ils aiment voyager n’adorent, pas autant, faire de longues heures de vélos. Par quoi remplacerait t’il cela? Même eux l’ignorent mais ils s’en passeraient. Presque tout les jours, du moins ceux où nous nous apprêtons à faire des kilomètres sur nos pneus, les enfants nous font des commentaires sur le plaisir de prendre le train, de rester sur place ou même de ne rien faire. C’est répétitif et très blessant.

Pour Patrick, c’est ressenti comme un petit échec. N’avions nous pas parlé de ce voyage depuis longtemps, des distances à vélos et du rythme qu’on voulait lui donner? En quoi tout ce « remachage » va t’il nous rendre la tâche plus facile? De semaine en semaine, ils sont passé de plainte sur la route à des commentaires, réaffirmant encore et encore, qu’ils se passeraient bien du vélo. C’est bel et bien une amélioration, mais Patrick en a assez. C’est la façon donc on voyage et voyagera. (That’s all there is to it!).

Cette fois, et particulièrement ce matin, ça a passé le stade de l’agacement. C’est ressenti comme de la peine.

Les enfants, rappellez-vous chaque seconde de chaque minute, que vous avez de la chance. Que par amour, nous avons tout donner à ce voyage. Pensez à tout ce temps que nous passons avec bonheur ensemble.

Sur le bord de la piste, on se colle, se ressert et convient que les prochaines semaines ici, en groupe, seront encore plus belle. Que ça fait du bien! Cette mise au point changera le rythme de notre journée. Ou va t’on? Que fait t’on? On s’en fout et on se donne le droit d’arrêter pour relaxer.

Une grande partie de la route est aux côtés de ce surprenant canal. On ne peut pas en dire autant de la qualité de la piste parce qu’on se fait brasser solidement. À vrai dire, tellement fortement, que le support arrière du vélo de Mika se brise à nouveau. Cette fois ça sent la fin. Une ancienne réparation, fait il y a près de trois mois en Espagne, est sur son dernier souffle. On répare à nouveau mais on doit absolument trouver un remplacement aussitôt que possible.

Le temps est changeant aujourd’hui; de la pluie et tout le mixte entre les nuages, le vent et les éclaircies. Tout ça, sans se plaindre, ne serait-ce que pour la mise au point qu’on vient de faire mais aussi parce qu’on aurait pu avoir pire. La nuit dernière, on a goûté à de très grosses orages avec beaucoup de vent. Tellement venteux, que malgré nos double-toits presqu’au sol, de fines gouttelettes entraient dans nos tentes. Mika fut le plus touché. Selon ses propres dires; une des pires nuits depuis le début du voyage.

Au tournant de la piste cyclable, on passe dans une fête foraine. Beauce Carnaval est installé ici. Comme rien ne fonctionne encore, on a pas eu le plaisir de bavarder avec un préposé aussi sympathique avec les enfants qu’avec ses sacs de vidange – Avez-vous remarqué comment ce travail rend les gens généralement désagréables?

Enfin – Les parents sont secrètement heureux que le site ne sot pas ouvert, plus particulièrement Annik. Elle classe ce genre d’endroit dans sa liste des choses qu’elle déteste; légèrement après la mise à mort au lance-flamme et juste devant l’écartèlement publique… Comment dire? À la vue de cet endroit, elle s’empresse de prendre un rendez-vous pour se faire arracher les palettes…elle adore.

On s’y promène quand même un peu, prenant plaisir à observer tout ces design fabuleux. Certains manèges ne peuvent cacher leur âge. À une certaine époques, les jeunes filles et jeunes garçons devaient se bousculer devant ses manèges arborant les visages de Rod Steward, Tina Turner, Wham! – Comme il y en a pour toutes les époques et qu’ils n’ont pas comprit que ça vieillissait mal, on a reprit le concept avec, Je-Lo, Madonna habillé en robot (pourquoi?) et même « trailer trash » Britney Spear

Un des manèges se veut sous le signe de Mario Bros, mais comme aucun droit n’a été payé, on a changé le nom et transformé Mario Bros en plombier louche; absolument atroce si vous voulez notre avis. On se demande qu’est ce que les concepteurs pensaient. D’une chose l’une; ou bien les enfants ne vont pas comprendre que c’est Mario et partir en courant et en criant de terreur, ou ceux qui reconnaîtrons le concept le trouveront tellement minable qu’ils quitteront en riant. Il me semble que c’est simple – c’est Mario ou c’est pas Mario, pas une horreur dans le milieu.

Ici, il y a de la bouffe, mais toutes les saucisses dépassent les pains. Aller comprendre pourquoi. Il nous semble logique que les pains à hot dog soit fait pour les saucisses??? Eh bien ici, on choisi spécifiquement le pain le plus inadéquat (Pourquoi pas ne prendre un pain rond?) et « sacre » une saucisse gigantesque au centre ou pourquoi pas deux-trois petites? L’autre difficulté avec cet arrangement’ est qu’en mangeant la dite chose, vous vivrez des moments traumatisants dont vous sortirez inévitablement insatisfait. Pour faire simple, vous n’aurez jamais de saucisse de pain et de garniture dans les bonnes proportions dans la bouche en même temps!

D’abord, en attaquant le hotdog vous aurez à vous farcir trois ou quatre bouchés de saucisse sans garniture. Au moment où vous atteignez le minuscule pain, vous serez submergé de moutarde. Le problème, c’est que le pain est si petit mais l’ambition de le rendre savoureux demeure. Le résultat est simple, on met de la moutarde pour une saucisse de deux pieds dans trois pouces de pain. Assurez-vous d’avoir de quoi pour essuyer vos larmes pour la bouché du centre.

On s’arrête pour la deuxième fois dans un parc où les enfants essaient encore une autre tyrolienne. Tout le monde tournent sur l’espèce de carrousel casse-gueule qui est, malgré tout, vraiment l’fun. Sur place on rencontre une vielle dame qui nous qu’elle a habiter a Calgary en 1955. Salut Kent! Apparement le Calgary de 1955 était très petit.

Retour sur la route – les faits saillants

– Nourrir des chèvres à travers un grillages.
– Côtoyer les moutons de la campagnes allemande.
– Profiter encore des beauté du canal
– Voir de gigantesques poissons au dessus d’un lit d’algues qui ressemble à des rastas.
– Rêver d’avoir une canne et de sortir un de ses mastodontes.

Mais le clou de la journée, c’est l’arrivé Berching, une ville médiévale et fortifiée superbe. Le plus extraordinaire, c’est que les fortifications sont complètes. Contrairement à Carcassonne, l’endroit est beaucoup moins touristique. C’est très agréable parce qu’on a l’impression d’avoir découvert une belle pierre précieuse un peu plus brute que les autres.

On fait le tour rapidement, on grimpe sur les remparts avec balcons, un peu à l’image de ce qu’on imagine d’un endroit comme ça. Les enfants aperçoivent leur troisième tyrolienne de la journée et y sautent à pied joint comme si c’était la première de leur vie. Sur place on trouve un autre jeu d’eau qui permet déplacer de l’eau d’un endroit à l’autre pour faire de la grosse bouette. On devrait avoir ce genre de chose au Québec. La partie la plus cool, est cette longue vis-sans-fin qui puisse l’eau directement dans un petit ruisseau. Les enfant, en l’actionnant, font monter l’eau dans un réservoir et avec une série de valves font descendre l’eau vers le bas de la pente. Même à presque 40 ans, on trouve ça trop cool.

Les parents s’installent à une terrasse de la place principale pendant que les enfants se font des petits bateaux en papier. Traversant la place principale, un joli petit canal où couler de l’eau. Les enfants tentent de fabriquer le modèle qui tiendra le plus longtemps sur cette « micro-rivière » Le modèle retenu est savamment fabriqué à grand coup de carton et de Duck Tape.

On colle à cet endroit pour le reste de l’après-midi. On y mange même pour le souper tant on se sent à notre aise. Quel endroit extra! La journée est très bien entamée et il n’y a pas de camping à moins de 20 kilomètres. Une auberge au coin de la rue nous titilles comme une pucelle.

Voulez-vous coucher avec moi ce soir?

« The deal is to sweet to refuse » – 85€ pour deux chambres déjeuner inclus. Les chambres sont super et donnent sur le village dans les pignons d’un beau bâtiment.

Chose promis chose dû! Dans la noirceur de la nuit, Patrick et les enfants partent pour faire le tour de la ville sur les remparts. On joue aux espions et on essaie de se cacher dans les coins sombres. C’est extrêmement surprenant de voir autant d’accès à des remparts d’époque et sans la moindre entrave. Armé de nos lampes de poche, on grimpe, arpente, enfin explore chaque recoin de ce superbe endroit. On se fait des peurs réels et imaginaires. Quelqu’un nous observe? On part à la course! De grosses toiles d’araignée nous harcèlent sur notre passage. Elles sont grosses et juteuses ces insectes (On sait qu’avec 8 pattes c’est pas des insectes mais ça nous prenait un synonyme) Vraiment trop amusant!

Dans le noir de la nuit, on retourne au parc pour faire des réservoirs en sable et on essaie de retenir le maximum d’eau. Admettons que tout ça va finir dans la bouette. On teste le courage des enfants en descendant sur la tyrolienne dans le noir le plus total. On rit beaucoup.

Retour à l’hôtel et dodo parfait.

Jour 102 – Crème fouetté sur un steak!

L’affaire est assez simple aujourd’hui, on roule sur le bord d’un superbe canal pendant des heures. Le seul arrêt notable, sur cette piste qui suit le canal, est ce petit pub qui attire les cyclistes du dimanche comme des mouches.

J’ai perdu 126 calories en pédalant, je vais donc me payer un litre de bière et une grosse saucisse…

En fin de journée, on arrête dans un village absolument « remote » du nom de Berg. Dans un des champs en périphérie du village, un homme pilote une hélicoptère électrique avec un tel brio, on est sans mot. Tout ce qu’il réussi à faire avec est complètement surréaliste, c’est à se demander si on est réveillé.

Un peu à l’écart du village on se retrouve dans un petit camping qui se veut familiale. On est a l’accueilli par une gentille dames souriante…plein de pas de dents. Son mari dans sa camisole de « wife beater » tout « beurré » transporte une « barouette » de patates à peine cueillies. Il faut dire qu’il est fière de sa pomme de terre. Il nous en parle longuement…en allemand. Mika et Patrick le regarde en lui rappelant qu’on comprend rien de se qu’il raconte. T’a fini Fardoche?

On s’installe sur l’énorme site où les tentes sont placés près de la fierté de la famille; le champs de patate. On profite de la magnifique campagne allemande avec délice. On a absolument rien à manger, on s ‘informe donc de la position du restaurant le plus proche. C’est pas trop long, on enfourche les bécanes et roule jusqu’au village suivant positionné, vous l’aurez deviné, entre quatre champs.

On s’habitue à peine au style de l’architecture allemande et le restaurant nous rappelle qu’ici c’est pas Val Belair. L’architecture d’ici fait utilisation massive du bois et l’utilisation de la tôle corrugué est punit sévèrement par le fouet. Le restaurant est ce qu’on s’attendrait d’une endroit comme celui-ci, tout à fait typique. On y entre et on constate que le touriste est rare dans les environs. Les gens attablés arrêtent tout, se retournent, nous dévisagent… Nous on « baragouine » quelque chose entre l’anglais et l’allemand avant que l’hôte nous pointe le fond du restaurant. Au départ, on croit presqu’il veut nous mettre le plus loin possible des « natifs ». Ça, c’est avant de s’apercevoir que tout au fond, une porte donne sur une belle terrasse. La terrasse, elle, donne sur un nid de mouche (ça se peut) on y revient.

On s’assoit et pour une des première fois de notre vie, le menu est presque complètement incompréhensible. L’allemand à part quelques référence à l’anglais, ça nous dit rien. Je sais que tout ceux qui ont fait leur cour classique nous croirait présentement par la tête, n’oublie pas tes racine latines…. On leur répondrait

on s’en tape, on connaît pas le latin!!!!

On choisi donc la technique très efficace des gens qui n’ont pas peur de manger n’importe quoi; fermer les yeux et pointer le menu.

résultat de cet exercice de haute voltige

Oceanne et Annik
Elles obtiennent un steak avec des frites, tout les contraire d’un repas de fille qui consiste généralement en une portion de roquette et une carotte bouilli, (je l’ai lu dans un vieux Reader Digests – le même qui nous parles de la révolutions des l’acteurs vidéocassette pour la maison)

Mika
Un filet de poisson qu’il aime beaucoup mais qui ne semble pas avoir rien d’allemand)

Patrick
Ils obtient ce qui semble le plus typique. D’abord c’est un morceau de viande dans une baril de sauce brune; la viande est en tranche mince et à un goût de foie sans sembler en être. Le tout est accompagné d’une boule de pâte/patate qui flotte dans le liquide et qui est très bien assaisonnée (cette partie là est bonne – ça s’appelle un knödel). Pour finir l’accompagnement consiste en des canneberges sucrées (du Canada?) et comble du bizarre…une boule de crème fouetté surmonte le steak.

On départ, on croit en du beurre en mousse, ou peut-être du fromage. Le test de goût nous révèle « malheureusement » la dure réalité….ILS ONT MIT DE LA CRÈME FOUETTÉE SUR MON STEAK! .. Et en plus elle est sucrée, Devant tant d’inconnus, Patrick décide de commencer le repas avec ce qui semble dans la normalité et laisse la crème fouetté de côté. Mauvaise idée!Avez-vous déjà laissé ça sur un steak chaud? Eh ben, c’est pas long qu’elle se liquidifie se mélangeant avec tout ce qui pouvait avoir encore de beau dans une assiette déjà remplie de sauce brune. Franchement dégoûtant! Ne reculant devant rien, Patrick mange presque tout, à l’exception des deux grands verres de sauce qui lui reste à la fin.

Pendant tout le repas nous sommes littéralement attaqués par les mouches. On a beau faire le maximum de geste inutiles avec notre fourchettes entre l’assiette et notre bouches, les bestioles nous harcèlent solidement. On décide de leur tendre un piège en positionnant, tel des stratèges militaires, une « motte » de bouffe à l’écart pour les attirer. C’est pas une grosse perte parce ce qu’on se débarrasse de ce qui flottait, dans ce qui était jadis, une délicieuse boule de crème fouettée mentionnée plus tôt. Le stratagème fonctionne assez longtemps pour qu’on puisse finir le repas sans avoir l’air de « p’tit biafra » avec des mouches collées dans nos coulisses de morve séchée.

Si c’est pas pour découvrir l’inattendu qu’on voyage on peut bien rester chez nous. On retourne tranquillement à nos tentes pour la nuit au moments ou de fortes orages se préparent… Ça va brasser!

Note
On se sent coupable avec la joke du biafra. On en profite donc pour vous inviter à lire sur la guerre civile nigérienne de 1967-1970 – Ça vous tuera pas et nous on va se sentir moins mal.
Guerre Civile Nigérienne

Jour 101- Des saucisses rouges et des bunkers

Le plan aujourd’hui, c’est de visiter Nuremberg. On a eu le temps d’évaluer ce qu’il y avait à faire ici et on se promet une grosse journée de visite. On espère qu’elle sera intéressante autant pour les parents que pour les enfants,

Premier objectif; se rendre au musée du jouet dans le quartier historique. C’est « ben » pour dire, mais pour une raison qu’on ignore, on est complètement « mélangé » dans cette ville. Il semble n’y avoir aucun repère ou direction qui puissent nous tenir sur la bonne voie. On cherche donc assez longuement le musée. De l’extérieur, le musée semble assez petit. On y entre donc et faisons la connaissance de la préposée au musée. C’est un endroit dédié au jouet, on s’attend donc au dynamisme et à la joie de vivre de Claire Pimparé, mais au lieu de ça, on se frappe à Brigitte Bardot qui vient d’être le témoin de l’assassinat de 1000 bébés phoque. Pour tout dire, sans notre présence les enfants auraient eu peur.

On achète des billets, prenant bien garde de ne pas se faire mordre, et ose demander l’audio-guide malgré les risques de contracter la rage. Le musée est finalement assez grand pour y passer plus d’une heure. Le premier étage raconte l’histoire des jouets de bois. À l’époque, Nuremberg était une capitale mondiale de cet industrie. En effet, les mines d’étain des environs se sont tarit, et les gens devaient trouver des boulots de remplacement. C’est à ce moment que la transition c’est fait. Il y a de superbes jouets et les enfants s’intéressent au contenu.

Pour nous, le deuxième étage est un « must ». On parle ici de l’étage des poupées. Il fallait le faire pour défigurer des enfants comme ça! On comprend que les techniques manufacturières ne sont pas celle d’aujourd’hui et que le temps a fait sont œuvre pour les empirer, mais certains spécimens sont digne de Chucky.

Une de nos préféré est la poupée à deux têtes, ou plutôt deux visages. Probablement pour permettre d’imaginer un bébé content ou bien en pleur, chaque côté de la tête a son visage…une vue d’épouvante. D’autres méritent également des honneur dans la catégorie de la poupée la plus dangereuse après les clowns tueurs. Une chose est sûre, peu d’entre elle ferait leur entrée chez nous avant de passer chez un exorciste.

Le reste du musée présente des jouets plus récents, les Playmobils entre autres, les trains, les jouets en métal embossés d’époques et plein d’autre chose qui nous rappelle de bon souvenir. Un musée pas trop cher, pas trop long à visiter et qui nous a fait beaucoup sourire.

Notre prochaine visite se situe à l’autre bout de la ville fortifiée, plus précisément dans des sous-terrains construit au cour des siècles pour la fabrication de la bière. Il s’avère que le précieux breuvage, fait dans la région, était brassé dans des souterrains qui pouvait maintenir la température à environ 10 degrés celsius, et ce, à l’année longue. Avec le temps, les galeries se sont agrandies pour former une sorte de ville sous la ville. Quelques anecdotes nous ont particulièrement amusé. À l’époque, les gens buvaient des quantités phénoménales de bière, beaucoup plus qu’aujourd’hui. On raconte que parce que l’eau était de très mauvaise qualité et qu’elle était souvent la cause de maladies, les habitants préféraient boire de la bière parce que le procédé empêchait la prolifération des bactéries. Le plus hallucinant, c’est que dans ces circonstances, les jeunes enfants en buvait également beaucoup, et ceci, même au levé. Dans d’autres pièces, on faisait des marinades pour tout ces pubs au dessus du sols. Une des spécialités étaient les « pickles marinés ». Pour descendre tout ces concombre dans les sous-sols de la ville, ont avait donc construit des glissades à cornichons. On peut sûrement nous raconter n’importe quoi, parce que tout ce qui reste de cette période est un simple tuyau sortant d’un mur. On rit tout de même à voir quelque chose d’aussi singulier. L’autre partie de l’histoire qui est particulièrement intéressante remonte aux années 40. C’est que ces même sous-terrain furent transformés comme abris anti-aérien. On peut y voir les parties plus récentes en béton armé qui nous rappelle que la ville de Nuremberg fut un jour une ville importante pour le parti Nazi.

Parlant des années de guerre et de l’époque Nazi, Nuremberg a subit de grande transformation durant la monté du National Socialisme. Les fameux rassemblements de foule chorégraphié par l’Allemagne nazi et qu’on a pu tous voir dans d’anciens films de propagande; ça se passait ici. La plupart des immeubles encore existants de cet époque sont ici à Nuremberg. On a transformé toute cette zone en mémorial et le reste des installations en grand parc. On se promet d’aller voir ça avant la fin de la journée. Ça c’est le plan, la réalité ressemble plus à cela.

Étape 1: Identifier l’endroit sur une carte et choisir la bonne rame de métro pour s’y rendre.
Étape 2: Prendre la mauvaise rame de métro et se retrouver à l’absolu opposé de l’endroit désiré sans s’en rendre compte.
Étape 3: Ignorer les signes avant-coureur d’une mauvaise position et marcher dans une direction approximative (genre le parc le plus proche)
Étape 4: Trouver le parc et admettre qu’on est pas du tout au bon endroit.

Ça sera pas aujourd’hui que ça se passera….il est trop tard et si on veut visiter le musée, retourner à l’autre bout de la ville nécessiterait un hélicoptère. Tant pis, on a une excellente connexion internet; on appelle donc la famille et Mika tente de rejoindre Mohan pour la millième fois sans succès.

On reprend le métro, et se dirige vers la ville où on se « crinque » à manger de la bouffe allemande (ça prend de la motivation pour manger de la saucisse matin, midi et soir). On choisi donc un petit restaurant qui semble vouloir nous donner satsfaction au niveau de la saucisse. (Pas de sous-texte ici) On se commande donc le plateau typique allemand pour quatre qui consiste en les suivantes

4 saucisses rouges
4 saucisses moins rouges
4 saucisses plus rouges
4 saucisses pas rouge
4 saucisses flottant dans une soupe
De la choucroute
De la salade de patate qui goute pas la salade de patate (y a des patates la dedans?)

On bouffe, on rigole et on se dirige à l’hôtel pour digérer… Des saucisses.

Jour 100 – Berlin finito?

Direction Berlin? Finalement, on est plus si certain. Il reste plus de 500 kilomètres pour s’y rendre, et selon les photos satellites de Google, 480 kilomètres traversent un champs de blé d’inde, une bonne douzaine passent près d’un enclos avec deux vaches et le reste la banlieue de Berlin. Disons qu’à la lumière de cette nouvelle investigation, l’aventure nous tente un peu moins.

Mais où aller? Si notre objectif est de descendre plus dans le sud pour septembre, peut être qu’une direction sud-est serait appropriée? Elen, que nous avons rencontré en France, nous a conseillé la Bavière. Ça « s’adonne » à être pas mal dans cette direction. On regarde la carte, descend à la gare et s’efforce de décider qu’elle ville serait la mieux dans cette direction. On se décide pour Nuremberg.

Bon sortez tous vos bouquins sur le Parti National Socialiste d’Hitler, parce la ville a été marquée de toute les façons possibles; autant par les nazi eux même que par les bombes alliés. On peut pas attendre de voir ce qu’on va y trouver.

Départ dans le train après la gymnastique d’embarquement. Avec le temps, on est devenu des machines d’efficacité industriel. On s’attend d’ailleurs à un appel de Toyota pour leur enseigner des nouvelles méthodes d’amélioration continue. On se casse plus la tête, les vélos « fully loaded » montent et descendent les marches. Quiconque se trouvant sur notre passage se tasse ou meurt écrasé sous les pneus à la fesse de Mika. Pour la première fois depuis notre départ, le train accueille les vélos dans un wagon sans le moindre obstacle. On entre simplement les bécanes avec leur stock et les accotent contre le mur. Aussi simple que ça; on aime!

Sur les parois, on trouve des sièges « rabatables » et utilisables si le wagon n’est pas trop plein. Au départ ça va, mais comme le train arrête à tout les 30 pieds pour prendre des gens équipés de vélos et des poussettes, rester hors du chemin dans tout ce trafic relève des grands exploits sportifs de ce siècle. Rappelons-nous que les européens ont inventé la poussette anti-balle (avec l’empattement d’un Hummer) et que ceux-ci partage l’espace avec les vélos. L’arrivée d’une poussette cause inévitablement le chaos général; on rabat les sièges et on monte sur les murs…le grand confort.

Assis sur une des banquettes, Patrick se retrouve aux côtés d’un gentil monsieur, lui aussi équipé d’une poussette. À t’il un enfant? Impossible à dire à travers les 16 couches de protections du tank. On discute un peu et il raconte qu’il y a parfois jusqu’à 40 vélos dans ce compartiment. Gérer les entrées et sorties est un cauchemar. Imaginez que vous arrivez en premier, mais que vous débarquer après 30 minutes d’un voayge de 2 heures. Votre vélo se retrouvera évidement sous 12 autres bicyclettes qui se rendent au terminus. Admettons, qu’à l’arrêt, tu dois trouver le temps long!

On arrive à Nuremberg dans cette superbe gare. On décide de s’installer à l’hôtel IBIS à moins de 3 minutes de la station. C’est parfait, parce qu’on est à 2 pas de la vielle ville. Les enfants sont en liesse; pas de vélos à faire aujourd’hui = sourires satisfaits. On prend deux chambres, une pour nous et une pour les enfants; on commence à y prendre gout. Une note avant de continuer; cet arrangement n’est nullement pour le plaisir des parents. On aime nos enfants c’est donc purement une question d’ordre technique; on les même émission à la télévision.

D’ailleurs, le temps où on faisait des « ballounes » en regardant la TV est complètement révolu. Maintenant que tout est en allemand, on fait simplement des crises d’épilepsie; essayer de comprendre de quoi rend d’où. Avant de changer de sujet (parce qu’on aime ça étirer), un film d’humour en allemand ça pas l’air drôle…!

On va marcher dans la ville. Jusqu’à maintenant Nuremberg est la ville allemande que nous préférons. La vielle ville et ses alentours sont remplies de monde ce vendredi – À l’accueil de l’hôtel, la gentille jeune fille nous conseille quelques endroits pour aller manger et boire. Un d’entre eux nous intéresse et on le cherche ardemment. En fait, on le cherche si fort, qu’on ne le trouvera…jamais. À la manière du gars que regarde le doigt quand quelqu’un pointe l’oiseau, le restaurant en question était juste là, bien placé sur la place centrale…

Qui a t’il ici? La ville est entouré sur trois côtés de fortifications, dans une des extrémités, on retrouve un « mini-village » pour les touristes avec toute les petites maison typées allemandes. La « mini-cité » à son propre petit « enclos » de murs fortifiés et est flanquée d’une tour en pierres. On sent que c’est un peu du « racket » mIs on aime quand même. Nous, ce qu’on recherche, c’est un endroit pour voir un spectacle « live » après notre souper…il semble que ça existe pas!

Notre repas se passera sur une terrasse de la rue principale avec d’énormes hamburgers. Patrick prend la double boulette. Il a tellement de « vache » la dedans, qu’il roule presqu’en bas de sa chaise à la fin du repas.

On retourne à l’hôtel après avoir convaincu Ocèanne de prendre en charge sont frère pour la soirée – elle est gardienne avertie quand même! (Ça veut dire que les parents peuvent sortir ensemble) Tout deux se retrouve sur le lit et malgré leur désir de sortir ensemble, ils s’endorment. On se fera finalement réveiller par une Océanne qui se demande qu’est-ce qu’on fout à dormir, si on veut sortir?

Ç’est pas compliqué, ça se passera pas ce soir!

Annik explique pourquoi elle ne sortira pas ce soir, Selon le système qui exprime sa motivation. Tant qu’elle porte ses espadrilles, elle reste motivée à 8/10. Du moment où elle les enlève, ça tombe à 2/10 et finalement si les bas quittent ses pieds, c’est maintenant 1/10…elle vient d’enlever ses bas…

On comprend rien à son système et on trouve que c’est franchement n’importe quoi, mais comme on l’aime, on lui dira pas. (on va juste l’écrire sur notre blog!)

A+

Jour 99 – Guerriers en lavette

Deuxième journée à Frankfurt, on est « lambineux » sur le départ, ça fait du bien! On fait un arrêt au marché. (le mot est plus exotique qu’épicerie) La réalité est plus crue; étagères sans produits frais et plein de nourritures absurdes et toxiques. Parce qu’on ne peut résister à l’appelle de la bouffe inconnue, on s’achète de « délicieux » petits gâteaux à la guimauve qui ne sont pas sans rappeler le bout d’un certain appendice masculin. Ça goute la fraise et c’est dégoûtant…ça devrait pas se vendre dans les sex shop ce genre d’affaire là? Si il y en avait au Québec, il est certain que ce serait banni du lunch des enfants.

Bon, les musées et les églises, les enfants sont plus capables! On a marché la ville de long en large hier, on se contentera donc de refaire quelque chose que les enfants avaient adoré; le Laser tag. En chemin, on manque se perdre sur l’équivalent du boulevard Hamel « municois » Ça nous rappelle comment ce genre d’endroit est d’une laideur qui sent mauvais, peu importe le pays. En se présentant au Laser tag, encore tôt, on surprend le préposé qui ne s’attendait pas à voir une famille vouloir suer si tôt. Faudra se contenter de faire la guerre à quatres, parce que selon toutes vraisemblances, un ados ça joue pas avant de s’être levé… ce qui devrait avoir lieu beaucoup plus tard dans l’après-midi. C’est pas grave, on fera des équipes de la mort! Les parents contre enfants. On va les « killer » solide.

On enfile nos habits de « warriors » ornés de senseurs et s’équipe de fusils laser au design futuriste… Ils ont malheureusement plus l’air d’armes issue d’un concept rejeté pour un film de science fiction de série B. Il vaut mieux ne pas trop les regarder, parce que notre attitude de tueurs sanguinaires risquent de se transformer en une envie irrépressible d’aller adopter des chatons abandonnés.

La salle de jeu est beaucoup plus petite que celle visitée à Rome. Parce qu’on est quatre c’est assez grand. Par contre, si on avait été un groupe aussi gros que la dernière fois, on aurait eu plus de chance de se cogner la tête sur un autre joueur que de se tirer au laser. On nous « arrose » allègrement de fausse fumée qui fait « tousser » (c’est vraiment nécessaire?) et on met quelques buches dans le « poêle ». Il fait chaud la dedans, c’est pas ordinaire. On s’amuse comme des fous, on court et on sue comme de vrais soldats. Mission accomplie: les parents gagnent facilement devant des enfants qui ne connaissent rien au combat rapproché…yeah!

Inévitablement, à la sortie il y a un malaise surtout pour les parents. 30 minutes à courir la dedans à transformé nos vêtements en linge à vaisselle dégoulinant. Pas une seule partie n’est pas complètement trempée. On a pas de linge de rechange, pas de serviette, et évidement pourquoi nous en fournirait-on. Les ados ça suent pas ou quoi? On se sent un peu mal à l’aise d’avoir l’air aussi dégoûtant, mais le préposé au gros bras à l’air de s’en foutre pas mal.

quand ke je fa du bench press, je sus moé tout!

On reprend le métro pour, cette fois-ci, aller vers un parc jouer au drapeau! Le métro est mélangeant en citron, mais la chance opère car Pat (Ben oui dans le couple, c’est lui qui a un peu plus le sens de l’orientation) n’est jamais sûr mais on est toujours au bon endroit. Comme, on dit

Arrivée au parc par miracle, on y trouve un superbe jardin botanique avec toutes les plantes de monde. Quelques plantes suscitent notre intérêt, mais au fond de nous, on veut jouer au drapeau. Vu l’envergure de tout ça et du travail derrière, on va tout « scrapper » leurs plantes… On peut pas faire ça! On reviendra donc sur notre parole, et on fera simplement une marche au grand désespoir des enfants.

Heureusement au loin, il y a « the chaloupe « . Compétition de vitesse et d’agilité s’impose. On se loue un véhicule, identifie une bouée au centre du petit lac, et à tour de rôle, chacun manie les rames pour une compétition enlevante (c’est mieux que les fléchettes à RDS).

Ouch, On est poche! Aujourd’hui, le concours est sur 20 points. Comme d’habitude, Mika part avec 1000 points dans tous les jeux. Océanne obtient 20/20, Patrick 22/20, bonus pour avoir trouvé le parc avec son instinct, et Annik…ouf! Vous aimez mieux pas savoir sa note, c’est gênant! Même sur un mini lac, son sens de l’orientation est remarquable… Avec un système de point aussi ridicule on rit autant des notes qu’on se donne que de faire de la chaloupe.

Un soleil, tu gagnes, un nuage tu perds, qu’est-ce que tu prends?

Un nuage

Tu perds!

Retour à l’hôtel, le champion nous fait une excellente salade grecque et on fait du végétatif de compétition. À demain!

Jour 98 – Arrivé à Frankfurt

Départ pour Frankfurt ce matin, 30 km de vélo au programme; fastoche! (clin d’œil à notre amie Jasmine). Rien à signaler sur la route… Enfin presque! Google Maps à une fonction bêta qu’on se permet d’essayer: celle des pistes cyclables. Comme nous avons décidé de l’écouter au moins pour une journée, on se retrouve dans des endroits qui sont loin d’être des routes appropriés au vélos: un trappeur serait heureux ici, mais on ne peut pas en dire autant. Les difficultés se compliquent encore lorsqu’on se retrouve au milieu du bois et que notre connexion internet disparaît… Est-ce vraiment une piste? Sommes-nous perdu? La seule solution consiste à patienter et espérer revoir un jour notre famille. On ne peut s’empêcher de remercier Google pour les pistes de « qualité tracteur » et ça c’est sans parler de complexité; avec des changements de direction aux 50 mètres, ça devient assez difficile de s’y retrouver sans aucun repère digne de ce nom. Google Maps nous amène de champs en forêts en vagues successives. L’endroit est tout de même superbe; de beaux grands champs ensoleillés et des forêts de pins.

Malgré ses lointaines études en foresteries, Annik ne répète pas les erreurs du passé. Vous ne l’entendrez pas dire « Salut épinette » à la vue d’un pin. Il paraît, selon la légende, que cet épisode aurait définitivement mit fin à ses espoir de carrière dans le domaine!

On reprend soudainement confiance en apercevant le « skyline » de Frankfurt, qui dit-on, rappelle celui de Manhattan. On « s’enligne » dans cette direction mais on se retrouve malgré nous dans un immense boisé en périphérie de la ville. Les indications sont à nouveau absolument ridicule; aussi clair que la maison des fous d’Astérix. On y passe une heure en espérant toujours arriver avant midi (c’était notre but) . Finalement on s’en sort lorsqu’on fini par revoir le bout de certains gratte-ciel, ce qui nous donne enfin une direction à suivre. On se retrouve, vers une heure, près de la ville à peine un peu plus tard que prévu; rien de trop dramatique.

Arrêt obligé: Office du Tourisme. Grand-maman nous accueille, elle parle plusieurs langues qu’elle mélange un peu (c’est l’âge) Elle nous suggère d’aller près de la rivière Main où la municipalité offre des activités gratuites pour les enfants. Destination: bord de la rivière!

Arrivé sur place, on constate que la madame était peut être polyglotte mais qu’elle est aussi aveugle. Selon toute vraisemblance, elle n’a pas regardé l’âge de nos enfants car tous les jeux s’adressent à des enfants de moins de 3 ans! On y trouve les classiques jeux gonflables, mais ce qui nous fait bien rire, c’est cette glissade dans un bac d’épicerie sur les fameux rouleaux du service à l’auto du Steinberg… Trop cute! Vous vous rappelez comment la disparition du bac de plastique derrière les porte battantes nous laissais croire à un monde mystérieux et merveilleux? Si on avait pu y entrer on aurait été déçu. Tout ce qu’on aurait trouvé c’est un épicier en train de fumer une « smoke » et regardant un magazine peu recommandable.

Au bout du tunnel: la lumière. On y trouve finalement quelque chose pour les enfants sans couche; un taureau mécanique, un half-pipe et une « boule maléfique », qui consiste à être attaché par les pieds et tourner dans tous les sens; le genre de chose que les astronaute faisait dans les années 60. On est partant pour la trilogie!

La ville de Frankfurt n’est pas vraiment super attrayante bien qu’elle soit diversifiée à tous les points. On veut quand même goûter les spécialités du coin; saucisses, cidre et bière. On se met donc à la recherche d’un endroit approprié pour ce genre de chose. Il y a un minuscule quartier où on a reconstruit des anciennes maison typiques (après la guerre). C’est l’endroit que tout les touristes s’empressent de visiter… nous aussi,

Sur place à lieu un genre de festival de musique folklorique, sauf qu’au lieu de jouer des tounes traditionnel, les madames du « band » nous émerveillent avec des « medleys » de mariage; ABBA, Psy et Cotton Eye Joe. Elle nous ont simplement conquis, c’est juste trop drôle. Le tout est entrecoupé de de fanfares allemandes avec les costumes, les chorégraphies et les cuivres. Avec tant d’atout, c’est ici qu’on soupe!

– Cidre, check! ( beaucoup moins sucré que celui du Québec)
– Saucisses, double check!
– …et bière, triple check!

Si il y a une arme, Mika a le don pour les « spoter »; les arcs, les fusils et autres. Ce soir, c’est l’arbalète. Durant le souper, il va s’exercer au stand du club local (oui, oui, un club d’arbalète ça se peut!) Après 5 essais, il vise la pomme en plein centre. Normal c’est un Goupil!!

Après tout ces exploits, c’est le temps d’aller écrire sur notre journée à l’hôtel bon marché que nous avons trouvé un peu à l’extérieur de la ville. Pour 125€ pour deux nuit, on a une belle grande chambre. L’endroit a bien ses inconvénients comme la manque d’air frais ou qu’on doivent passer dans les containers à déchets pour entrer dans l’immeuble. (Quelle idée géniale de la positionner à 3 pieds des portes). Pour le reste, on est super heureux de notre trouvaille.

Après une telle quantité de marche, on se couche avec l’impression d’avoir bien senti le pouls de la ville.

Ciao!

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Jour 97 – Bris mécaniques et kangourous

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Tenter de se rappeler du nom de villes allemandes est pas évident. Ils ont l’art d’aligner un paquet de lettre qui semble ne pas aller ensemble. On a pas passé une ville qu’on arrive déjà plus à s’en souvenir. Faisons tout de même un effort. Nous partons de Mannheim et se dirigeons vers Darmstadt qui se veut sur la route de Frankfurt.

On quitte notre appartement vers 9 heure trente avec l’impression du devoir accompli, il est encore tôt, et avec 55 kilomètres à faire, ça devrait bien se faire… rien de plus faux…

Descente sur le trottoir pour l’installation du matériel sur nos vélos. Patrick a un nouveau « rack » qui reste à tester avec les sacs… mauvaises nouvelles… ses sacs ne « fit » pas « pantoute ». Derrière ceux-ci, dans le bas, on retrouve un crochet attaché sur un élastique qui les empêche de balloter et de se décrocher. Typiquement, celui-ci et attaché sur un simple support placé près de l’essieu. Tout les supports arrières canadiens ont ce détail permettant l’attachement de ce crochet. Son nouveau « rack » a cet élément, mais un détail nous a échappé hier après-midi; celui-ci est placé si haut que le crochet n’a simplement aucune prise.. En bref c’est de la grosse €£#% (remarquez l’Euro dans le gros mot… lentement mais sûrement nous sommes assimilés).

On doit trouver une solution avec le paquet de « ti-boutte » de cochonneries à notre disposition. Tel Red Green dans le show du même nom, nous sommes en possession de l’incroyable « Duck Tape », allié indispensable de n’importe quel « bisouneux » sans talents. Après un paquet de « taponnage » et de d’essais infructueux, on arrive à une solution absolument affreuse mais qui marche. Sur chacune des membrures verticales du « rack », Patrick « tape » deux vieux freins de vélo. La tige métallique, sur lequel on place généralement un écrou, servira à retenir la crochet et l’élastique de son sac de transport dans la tension désirée. Croyiez-nous, ça fait dure solide, mais ça marche!

Il est maintenant 11 heures passé. On a toujours pas déjeuner à part pour une liqueur de dépanneur prise autour de nos vélos. C’est un peu décourageant mais on prend du retard. Arriver tôt dans la journée à Darmstadt semble maintenant peu probable.

On arrête à l’épicerie du quartier, un endroit des plus lugubre. Il y a bien le tramway qui se rend jusqu’ici, mais ça amène son lot de gens « spéciaux » L’autre côté de la rue, un homme et une dame argumentent autour d’une banane, qui apparement est trop mûre. Juste à coté, un homme transporte l’equivalent de 6 années de vêtements usagés de chez « Emaeus » sur son vélo. C’est à ce demander comment ce drôle de véhicule réussi à faire le moindre mouvement au sol. Ça prend des quartiers pour tout le monde, on le conçoit mais on préfère encore Paris aux favélas colombiennes. Enfin, c’est avec bonheur qu’on quitte vers des cieux, nous l’espérons meilleurs.

Après de difficiles moments sur la route avant hier, Patrick croit avoir tout en place pour éviter de rouler indéfiniment en rond…nous avons internet et ça devrait être assez pour se permettre de suivre la carte sur Google en continue.

En Allemagne il y a, nous l’avons déjà dit, un nombre inimaginable de piste cyclable. Le seul outil qui nous permet de prendre avantage de ça, c’est Google Maps. Malheureusement, merci à une guerre de bébés géants entre Apple et Google, Google Maps n’est pas sous forme d’application sur un IPhone, mais à l’intérieur du « browser ». Vous nous direz, mais quel détail insignifiant! Et bien non, c’est pas un détail, parce que chaque fois que votre appareil se met en veille ou change d’application par inadvertance (ça arrive quand on essaye de manipuler un iPhone sur un vélo), l’itinéraire disparaît… Ça c’est quand le iPhone manque pas de batteries ou le GPS arrête pas de marcher. L’itinéraire est aussi très compliqué, près de 100 changements de direction sur 55 kilomètres. Quand tout va bien, ça peu aller, mais rien ne marche et on est arrêté au 500 mètres…ça a de quoi rentre fou.

15 heure, encore 20 kilomètres à faire et le vélos d’Océanne a problème majeur. Sa petite « gear » vient de lâcher et sa chaîne est « jammé ». Pour la deuxième fois, 4 des 5 vis qui la retiennent au reste ont quitté pour un monde meilleur (elles sont tombé) On décide de cannibaliser le vélo de Patrick pour remettre la pièce en place. C’est bien temporaire, mais le magasin de vélo du village n’a pas les pièces requises…

Retour sur la route, et petit arrêt dans un endroit vraiment super cool; un kiosque de fruits et légumes dans la campagne. On bouffe des framboises et du concombre cru… Sur place, on fait la connaissance d’un couple âgé qui nous fait bien rire. La dame parle anglais et l’homme (Peter) parle français. Peter nous raconte qu’il cultive les légumes pour un agriculteur local qui s’appelle Bitsche… Connaissant la signification du mot en anglais, il attend notre réaction…qui ne sera attendre! On rigole de voir un homme de près de 80 ans faire des « jokes » du genre.

On repart avec la ferme intention de se « taper » se qu’il reste dans un temps record. La fin de la journée ira beaucoup mieux, pas de bris et internet marche… Le bonheur quoi. La ville dans lequel nous entrons, Darmstadt, est jolie, mais plus on s’approche de notre hôtel, plus l’endroit ressemble à ce qu’on quitter ce matin. Pour être honnête, rien d’aussi pire, mais quand même rien de bien extraordinaire comme quartier.

L’hôtel est un IBIS pour lequel nous avons payé 47€ x 2 (pour deux chambres). On monte tôt dans nos chambres dans une chorégraphie assez bien huilé et allons déposer nos vélos contre le garde du stationnement souterrain. Nous y voyions pour la première fois un stationnement à étage motorisé. En ne comprend pas trop les détails de fonctionnement, mais chaque espace, d’environ 3 mètres de haut, est dotée une plateforme qui permet à une voiture d’être déplacée près du plafond pour permettre à une deuxième de se placer en dessous. C’est intéressant parce que l’espace en hauteur n’est pas beaucoup plus grand que l’espace retrouvé dans un stationnement typique de chez nous. Pourtant, il est possible de stationner deux fois plus de voitures.

On est affamé. Le resto avec spécialités australiennes vient d’ouvrir (ils ont des spécialités?). Ils offrent du kangourou et du crocodile en steak (choses que l’on évite). Mika tranche en faveur des ribs et chicken wings à volonté avec la ferme intention de mettre l’endroit et faillite (ce sont ses mots). Nous on se paye de méga-burgers (Australien?). On sort de la « bourré » et très tôt pour nos habitudes (18 heure trente).

Nous voilà chacun dans nos chambres, « on chill », comme aime dire Annik, et on se prépare pour un court voyage de 30 kilomètres en direction de Francfort.

Jour 96 – Les carpes suceuses de popsicles

On dort, dort et dort encore ce matin. Les 107 kilomètres d’hier nous entre dedans. Avec les aventures rocambolesques d’hier, se procurer l’Internet sera une priorité aujourd’hui. La journée est grise, et notre enthousiasme pour visiter l’endroit est si bas, que le simple fait de jeter un œil dehors nous jète dans une profonde dépression. Notre premier coup d’œil d’hier sur la ville aura eu un effet dévastateur… à peu près tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant respire la joie du goulag sibérien…

On peut quand même pas rien faire de la journée, on se « botte » donc le derrière et monte sur nos vélos pour se rendre à l’office de tourisme. La jeune fille sur place nous aide à identifier un bon magasin de vélos et le meilleur endroit pour obtenir l’Internet sur nos cellulaires.

En ville, nous évitons généralement les visites à vélos pour plusieurs raisons; barrer et débarrer les vélos est long et fastidieux, se suivre en ville est stressant avec les voitures, arrêts, tramways, piétons et évidement on a souvent pas la moindre idée où nous allons. Nous avons décidé de les prendre, malgré nos doutes, parce que nous sommes très loin de la partie la plus cool de la ville. (Celle où les gens n’ont pas de seringues dans le bras) Pour la distance, c’était une bonne décision, pour le reste, on se rappelle combien il est agréable de marcher dans une ville bondée.

La ville de Manheim, est finalement pas aussi mal qu’elle le semblait. Il y a des endroits vraiment jolis malgré sa malpropreté notoire (un des pire endroit visité à ce chapitre). On se procure des SIM pour nos cellulaires pour un prix dérisoire. Le français peuvent bien continuer à se faire avoir chez eux, parce qu’ici c’est une autre « game »

À un magasin,du genre FutureShop, on nous vends 3 cartes SIM pour le prix d’une (on a pas le choix apparement). Le lot coûte un incroyable 5€ et vous permet, pour chaque carte, d’obtenir 7 jours d’Internet illimité…Wow! Ce sera un peu compliqué de se branché dans la soirée, mais pour 5€, on est près à se donner du trouble.

Un parenthèse sur l’Allemagne. Pour nous, la langue est une véritable surprise. On croyait qu’on pourrait déchiffrer quelque chose mais on comprend absolument rien! Après de longues semaines en France, il faut s’habituer à vivre un peu plus dans une bulle.

Sur nos vélos, Annik prend conscience d’un problème. Elle pointe le « rack » de la bicyclette de Patrick et s’exclame;

J’pense qu’y a quek chose de pété!

Par on ne sait quelle force obscure de l’univers (matière noire, neutrino…) le support retient toujours les sacs, mais la membrure principale gauche a cédé et celle de droite, brisée et réparée il y a un bon dix jours, est de nouveau brisée. Il fait absolument trouver un remplacement aujourd’hui. À dix minutes de la grande tour d’eau, un des endroits les plus connus de la ville, on trouvera l’objet de désir pour un prix plus qu’abordable. On dit que les européens payent trop cher leur équipement de hockey « , on vous confirme que pour les vélos, on se fait « fourrer »!

Maintenant que nos emplettes sont faites, on se dirige vers le parc (payant) de la ville. Superbe endroit, on y trouvent des cigognes, canards et autres « bebittes » à plumes partout. Le site offres de tout; plusieurs restos, terrasses, jeux pour enfants, jardins, mini-zoo et autres. Pour le prix, c’est un endroit fabuleux, tout le contraire d’une grande partie de la ville.

Pour nous le clou de la journée, enfin le moment qui nous a fait « pissé » de rire, c’est quand Mika nourrit les carpes à grand coup de…popsicle. D’abord le contexte; au centre du parc, on trouve un grand lac sur lequel se déplace des petits bateaux avec auvents trainés sur des rails dissimulés au fond de l’eau. Ça a l’air cool, on s’y dirige donc. En chemin, on s’arrête sur le bord du plan d’eau appelé par des mouvements nombreux et vigoureux. Mais qu’est-ce qui fait autant de vagues? …des carpes!

Elles sont grosses, nombreuses et voraces et n’ont qu’une idée en tête; se nourrir. Au moindre mouvement près du bord, elles s’avancent vers vous la bouche en « duck face », les lèvres pulpeuse sorties de l’eau dans l’attente d’obtenir de délicieuses offrandes. Elles se préparent à une surprise… Sous les encouragements de sa famille, Mika a décide qu’une carpe ça mange… des popsicles trois couleurs

Si vous croyiez qu’elles se « foutent » des popsicles, détrompez-vous! Les carpes adorent sucer! On devient une véritable sensation, des dizaines de personnes se retrouvent autour de nous pendant que les carpes tentent temps bien que mal d’attraper le délicieux glaive de glace. Par moment, certaines l’atteignent, ferment leurs lèvres autour et partent avec un morceau. À l’apogée de l’événement, la matriarche, une carpe de 50 pieds et de 4000 kilos, sort sa grosse bouche et avale tout ce qui reste du popsicle sous les rires de la foule.

On prend place dans la bateau où on prend une « petite » bière (une grosse parce que c’est tout ce qu’ils vendent). Le carpes sont toujours aussi motivés. Pour chaque bateau, trainé sur une rail sous-l’eau, une horde de petit bouches roses apparaissent à proximité et se jettent sur la coque; c’est du délire! Comment un chose aussi ridicule peut nos faire rire autant?

Patrick et Mika se donne le défi de se mettre les pieds à l’eau et d’attendre la venue des suceuses. Patrick crie comme une fille à l’arrivé des bêtes à grandes bouches. Pendant ce temps, d’autres visiteurs passent tout près et se demande comment cet homme a pu avoir des enfants. Mika fait de même mais se contente de rire. En fin de compte, à part quelques petits becs et sucettes, les carpes préfèrent les popsicles!

On visite le reste du parc en vitesses (la pluie s’en vient) non s’en permettre aux enfants de sauter en trampoline, descendre en tyrolienne et se fracturer les jambes sur un pneu accroché au bout d’une corde (mauvaise idée). Plusieurs cigognes arpentent les jardins et nous observe; qu’elle grandiose bête. On sort du parc sous la pluie et trouvent un restaurant asiatique où on y on sert des LÉGUMES… Qui aurait cru qu’un brocoli pouvait être si attirant… excellente bouffe.

Retour à la chambre où tout le monde relaxe pendant que Patrick veut mettre le feu dans la face du gars qui a fait le livre d’instruction pour se brancher à internet. Malgré l’intervention de deux allemand natif, il y a rien à faire. Eux aussi décident de rejoindre la secte Mettre-le-feu-dans-face-du-gars-des-instructions. il lui faudra des heures pour finalement faire marcher l’affaire…

Bonne nuit!

Jour 95 – 107 Kilomètres!

Le premier mot qui nous viens à l’esprit après une telle journée c’est FIERTÉ! Faire 107 kilomètres, presque 30 de plus que notre dernier record, c’est génial. Par contre, là s’arrête les célébrations. En théorie, nous aurions jamais dû dépasser 77 kilomètres si on avait pas fait le tour de chacune des fleurs, maisons et niches de cette partie de l’Allemagne.

D’abord, retournons au début, pour tenter d’expliquer les circonstances du record et le 30 kilomètres fait en trop. D’abord, nous sommes dimanche, et en Allemagne, certainement dans cette partie rurale, absolument aucun commerce n’est ouvert. (On a même eu peur de manquer d’eau). Deuxièmement, aussitôt que l’on quitte la France, notre internet s’éteint avec un effet aussi dévastateur qu’une lobotomie. En effet, parce que rien n’est ouvert, et que nous n’avons pas Internet, nous devons nous fier à de vagues « snap shot » de carte (absolument pas à la bonne échelle). On complète ça avec des affiches en allemand qu’on a peine à comprendre et à notre sens de l’orientation déficient.

Commençons par les bonnes nouvelles; il y a des pistes cyclables absolument partout et sans faire d’exagérations, il y en a même passant sur des dizaines de kilomètre, entre les champ de « blé d’Inde ». Félicitation à un effort titanesque pour les cyclistes. Ça peut sembler futile, mais ces pistes sont bien plus occupées qu’on pourrait le penser… Ça en est presque « freakant » (vous en croisez souvent des gens dans un champs de mais?)

La deuxième bonne nouvelle, est que les pistes cyclables sont très belles et également dotées de système de signalisation complet. Le problème pour nous, c’est que chaque « sacré » mot de cette langue à l’air du dernier qu’on vient de voir. On lit et on se dit,

Celui là, je vais m’en rappeler!

On a pas fait 100 mètres qu’on se souvient plus de rien, même pas la première lettre de la destination…pas de quoi pour aider à se retrouver.

Maintenant, si vous arrivez à vous rappelez de quelque chose, quand vous arriver dans une agglomération, même de petite taille, les directions changent pour des noms de quartier et de rues au lieu des prochaines villes; aussi bien nous donner des noms de galaxies. À mi-chemin, il y a tellement de pistes cyclables et d’embranchements, que d’essayer de prendre une décision nous prend des lustres. Sans exagérer, on a dû, avec succès heureusement, arrêter 10 fois sur moins de 2 kilomètres pour décider quel route prendre… Absolument épuisant.. Surtout quand on sait que le temps file.

Un court retour en arrière… en début de journée, on commence ça comme des pros…ou plutôt comme des épais…en faisant 10 kilomètres de détour sur un trajet qui devrait, vous le savez déjà, prendre 77 kilomètres…ça commence mal. (On tait cette information qui mènerait définitivement à une mutinerie) Au fur et à mesure de notre périple, parce que nous n’avons pas les outils et cartes qui conviennent, on rallonge continuellement le trajet. Les fameuses pistes cyclables, on l’apprendra assez vite, sont une jolie idée pour voir des ti-oiseaux, des arc-en-ciel et des forêts magnifiques. Pour ce qui est de faire une ligne droite entre deux points; ON REPASSERA! Tout ces détours nous coûterons finalement un paquet de kilomètres et probablement facilement 20 seulement pour la petite visite dominicale autour des champs.

À un moment, ça frôle l’absurde. On passe par dessus un petit pont et tourne à droite, on commence à contourner un grand champ de mais rectangulaire. Il est grand en écoeurant! On fait un côté, deux côtés, trois côtés, en avant d’entamer le quatrième côté, voilà qu’on aperçoit, à quelques centaines de pieds, le pont où l’on vient de passer il y a 10-15 minutes. On veut pas visite $&%! de champs!

On passe qu’en même de bons moments parce que l’endroit est très beau. On voit notre première cigogne et son nid. Au moment où on aperçoit la structure en branche au bout d’un arbre mort, la voilà qui arrive en vol et se pose doucement avec ses grandes ailes… extraordinaire! On voit également ce qui semble des bernaches du Canada (s’écrit Kanada en Allemagne) et on a la chance de voir le Rhin sur le point de déborder.

Ce qui frappe du fleuve, c’est qu’il a beaucoup de courant. Dans la section où nous rejoignons la piste cyclable, il est si haut, que l’eau la recouvre par endroit. À peine l’avons nous rejoint, qu’on doit revenir sur nos pas parce que l’eau à monté à plus de 30 centimètres et c’est essentiellement la différence entre du linge mouillé et des vêtements secs. On continue notre chemin et les enfant on leur quota… Et c’est pas peu dire. Faire le tour de tous les champs d’Allemagne et suivre le contour de tous les marais de la région ne faisait pas parti de leur plan.

Parti à 9:15, nous arrivons finalement à Mannheim épuisé et à 17:00. On fait notre entrée dans la ville à travers les quartiers de l’université. Jusque-là tout va bien. Puis on entre dans le quartier central, divisé comme Manhattan, en quadrilatères. La ville à cette particularité qu’elle n’a pas de noms de rue, mais des noms de pâté de maison en ordre croissant; genre A1, A2… vraiment surprenant. Ce qui est encore plus surprenant c’est la laideur de l’endroit. De tout ce qu’on a vu dans notre vie, c’est probablement un des endroits les plus laid. Tout les bâtiments sont de tailles, couleurs, et gabarits différents, les affiches sont vielles, trop grosse,et tout croche… En bref c’est le bordel…. En plus, malheureusement, les trottoirs et les rues sont affreusement emplies de déchets. Il semble que le premier août est été l’occasion de mettre des locataires à la rue parce que de nombreux parterres d’immeuble sont jonchés de ce qui semble être l’ensemble des biens d’une maison… pas propre propre…

On passe le pont qui traverse le Rhin, et tourne à droite dans un quartier très très glauque… Et c’est là qu’on va coucher! On avance et plus ça va, plus c’est minable. Bon, c’est toujours en ville, mais tout ici à l’art de vous mettre sur vos gardes. (Ça fait un peu peur) On cherche désespérément l’hôtel qu’on sait au fond de cette rue. À notre droite, selon nos infos, on devrait la trouver.

Sur cette rue, quelque chose de bizarre a lieu. À environ 50 mètres du coin, de grands panneaux d’acier peint en rouge avec des indications en allemand bloquent la route. On peut tout de même y accéder puisqu’au centre, deux de ses panneaux sont séparés pour permettre le passage piétonnier (ou à vélo) mais pas en voiture. Parce que notre carte indique qu’on devrait passer par là pour se rendre à l’hôtel, Patrick indique au groupe de s’engouffrer dans cet endroit….

Que trouve donc l’autre côté? On fait quelques dizaines de mètres avec les enfants sous le regard effaré, inquiet et surtout surpris de prostitués en pleine scèance de vente à leurs fenêtres. Patrick décrète l’état d’urgence et dit à tout le monde de faire demi tour et de sortir… (L’affiche disait 18 ans et plus mais on croyait que c’était un chantier de construction…)

Nous voilà à l’extérieur avec des questions du genre…

Qu’est-ce qui se passe?

Pourquoi vous capotez?

En bons parents, nous devrons aujourd’hui aborder la question de la prostitution! Imaginez-vous, que malgré l’évidence, les enfants n’on absolument rien vu aller. C’est pas une délicieuse demoiselle « pas de dents » et à moitié nue qui va leur mettre la puce à l’oreille.

On prend le temps de leur expliquer et de leur faire comprendre que, comme d’habitude, le blanc et le noir n’existe pas. Le mal ultime et le bien absolu, ont le voit que très rarement. Derrière ce qu’ils viennent de voir (même si ils n’ont vraiment rien vu), il a y des vrais personnes, avec des parents et peut êtres même des enfants. Si certains ou certaines sont peut-être méchant, on devrait éviter de conclure, que parce qu’on a peur, que ça ne devrait exister (on qu’on ne devrait pas le voir)…enfin c’est compliqué n’est ce pas?

Nous voilà à l’hôtel ou plutôt l’appartement. C’est immense et on sera bien ici. C’est évident que d’essayer d’écouter la télévision se révèle une tâche pénible.. L’allemand c’est un p’tit peu loin du français. On est tout de même heureux d’être à la l’intérieur.

On envoie Patrick en expédition pour trouver de la bouffe en ce dimanche soir. Convaincu de trouver une multitude de choix de bouffe, il part à la découverte du quartier malfamé… armé jusqu’aux dents…Pour tout dire, sans armes… C’est pas grave, il y a les mots d’encouragement d’Annick

Chééériiii, soit prudent!

Non mais c’est fou! Il marche près de 45 minutes dans le quartier, trouve 12 restaurants de kebab, 20 bars….et absolument rien d’autre. Les instructions étaient pourtant clair… pas de viande marinée pour souper!

Retour à l’appart. avec un constat alarmant. Ou bien on mange de la viande sur un poteau ou bien on meurt de faim dans d’affreuses souffrances. (On a faim, que voulez-vous!). On récupérera donc de délicieux kebab avec un p’tit peu de légumes (on est en manque de légumes).

On se couche avec le mal de jambe, et le cœur rempli de bonheur!

Jour 94 – Strasbourg vers l’Allemagne

On part de Strasbourg ce matin, de l’hôtel Nid de Cigogne. Strasbourg nous aura vraiment surpris positivement, c’est un super endroit. Notre objectif aujourd’hui est de se rendre le plus près possible de la frontière allemande, sans pour autant, que les enfants veuillent commettre un parenticide.

On part donc, en suivant le Rhin qui fait office de frontière entre la France et l’Allemagne. Pour des dizaines de kilomètres on se tient d’abord en territoire français où on apprécie tout les avantages de suivre une rivière; le terrain est raisonnablement plat.

Non mais! Dans quoi on s’est embarqué? On est en pleine campagne et pour être honnête, on fait des kilomètres pour faire des kilomètres. Il y a rien à voir à part de la campagne. Le Rhin, à nos côtés, n’est pas vraiment une rivière au cour naturel. Par moment, elle a beaucoup plus les allures d’un canal que d’autre chose. Si au moins on pouvait l’admirer, mais ici, la route est plus bas que le cour d’eau, une haute butte nous sépare du paysage. Y a quand même pas à se plaindre parce la température est clémente. On souhaiterait seulement ne pas s’être donner un but si ambitieux aujourd’hui. Le compteur s’arrêtera à 78 km, notre nouveau record.

Il y a quand même quelques « highlights » dans tout ça. À un certain moment, on se retrouve près d’un quai qui sert à la traversé vers l’Allemagne (on est encore du côté français). Ce qui sort de l’ordinaire ici, ce sont ces dizaines de cygnes près du quai. Pour nous, c’est une première. On s’arrête pour les nourrir avec des petits craquelins encore intacts dans nos sacs. Apparemment, les biscuits Bretons font parti de la diète de ces grands oiseaux. Au moment où on croyait être leur préféré, de sordides individus se présentent à nos côtés (un papa, sa fille de 6 ans et un garçon d’environ 3 ans). C’est sûr que comme personnages louches il y a pire, mais c’est plutôt ce qu’ils transportent qui nous met mal à l’aise… C’est officiellement « OVER »! Ils sont maintenant des Superstars pour les cygnes; Le papa transporte une grande boîte avec des dizaines de baguettes et autres pains et s’apprête à nourrir le groupe. (Nos p’tit craquelins ne font pas le poids) Ne croyiez pas qu’il « s’enfarge » dans la grosseur des portions. Pour lui, un morceau convenable consiste en une baguette cassée en deux qu’il tire à bout de bras. Si par malheur, il pogne la tête d’un oiseau au vol c’est la décapitation garantie. Ça se bat solide pour obtenir des portions du boulanger. À la moindre prise, il y a combat jusqu’au moment où l’eau commence à défaire les baguettes en plus petit morceau. Pour nous c’est la fin. On quitte et recommence à pédaler en direction du nord.

Les heures s’accumulent et les enfants sont « tannés ». On peut pas dire que c’est la journée la plus enlevante.

On se rend à la frontière, qu’on traverse pour le plaisir, avant de retourner sur nos pas pour trouver un endroit pour dormir. On arrive au camping la « falle » à terre. Il est maintenant plus de 18:15h et on a notre gros tas. On se pointe à la porte de la réception et comble de malheur, le bureau fermait à 18:00! Sur le coup on s’inquiète pas trop se disant, qu’au pire on s’installera sur le site et on réglera ça demain. On s’avance vers la guérite juste à côté et là, on se rend compte que ça va pas du tout. Le camping est littéralement fortifié, on se demande d’ailleurs pourquoi. La guérite est en fait une haute clôture et l’entrée pour piéton est un tourniquet activé par une carte. À moins de tricher, et d’y entrer à la même occasion qu’une voiture, on est prit à l’extérieur. Avec un tel dispositif, on hésite à s’immiscer sans autorisation, ils prennent ça au sérieux c’est gens là. Toute intrusion fini fort probablement en lapidation. On fait le tour, interpelle la cuisinière à travers la fenêtre du building qui nous dit que tout est plein. On est sur le derrière..on est vraiment à « boute » et là, il va falloir trouver un autre endroit pour dormir???

Finalement, une jeune fille, qui parle français, nous demande si on a besoin d’aide….yes,yes,yes!!! Comme par magie, elle nous fait entrer. On se sent littéralement comme Alibaba qui se rend compte qu’il a le bon code pour entrer dans une caverne au trésor. Le staff est finalement super sympathique (pas de lapidation à l’horaire) On s’installe en vitesse, parce qu’après tant d’efforts, on a le goût de prendre l’apéro. On prend quelque bières et Mika fait la découverte des Smooties… Au moment de fermer les livres en soirée il en a but trois. Est-ce possible de faire une overdose de vitamines?

Les gens qui tiennent le camping sont une famille et tout leurs membres prennent part au activités de l’endroit. La jeunes fille d’âge universitaire nous rode autour et nous pose des questions. Elle est sympathique mais sa gène la rends…une peu gênante. Qu’importe. Une belle soirée autour d’une table où nous mangons des frites en se faisant manger nous même par des hordes de mouches.

Jour 93 – Patiner à Strasbourg et mettre le feu à la cathédrale

On est tellement bien situé et on a été si efficace, hier dans nos visites, que ce matin, on se gratte un peu la tête en se demandant ce qu’on pourrait bien faire.

Déjeuner pourrait être une option, mais comme il est déjà presque que 11 heures, on se dit qu’on devrait aller manger au resto mexicain qu’on a tant aimé hier (il y a rien comme ce mettre la gueule en feu au levé). Nos papilles épargnés du sauvage assaut de la sauce piquante nous remercie de voir le restaurant fermé à cet heure. On continue donc à marcher et tombe sur un marché publique où abondent autant de cochonneries les plus ignobles que les plus délicieux repas… Après être passé devant un vendeur de tapisserie des années 70, un qui vend exclusivement des élastiques à bracelet, une dame offrant seulement deux douzaines de mais entourés de mouches et un délicieux étalage de saucisses, (trop long et compliqué de manger de la saucisse ici) on s’arrête devant un stand de boulangerie. La dame est drôle avec son grand sourire et son français teinté d’allemand. Elle prend plaisir à nous expliquer chacune des spécialités locales (on se rappelle plus des noms)…

On ramasse donc un échantillon de plusieurs nouveautés et de classiques. Nous voilà dans un petit parc pas très loin, où nous dégustons toutes ces spécialités, qui au fond, sont un peu sec sans un chocolat chaud ou un café. Le ventre rempli et le gaz au fond, on se met en marche pour traverser les nombreuses rails qui séparent la ville en deux. Pour se faire, on doit se taper une longue randonnée qui nous amène, après plus de 45 minutes, à l’aréna de Strasbourg (qui s’appelle l’Iceberg)

On s’était dit qu’un petit tour sur la glace pourrait être agréable mais l’emplacement est fermé jusqu’à 13:00. On devra donc patienter dans un quartier qui n’a pas grand chose à offrir. On s’arrête pour regarder des jeunes faire du BMX et du skate, on tète une liqueur le derrière sur le trottoir pendant que les enfants se collent sur absolument tout ce qu’ils touchent après avoir mangé un « Mister Freeze – un vrai! Non mais!!! C’est tu si dure de pas se « beurrer » avec ses patentes là??? – Inévitablement, il y en a toujours un qui fini par prendre le jus qui reste et à faire une niaiserie avec.

Pourquoi pas le tirer partout?

On pourrait bien y rajouter du sable!.

Souffler dans l’enveloppe encore à moitié empli serait amusant, ça risque sûrement pas de salir tout le monde dans les 30 pieds!

il faut dire que Mika est un expert dans le « pigrassage », et qu’à chaque fois, il nous impressionne avec ses idées de génie. (Être créatif, c’est une qualité non?)

Sur la patinoire de l’aréna, on se pète la gueule, du moins on essai de ne pas se la péter. Il s’avère que les patins sont aiguisés une fois par mois. Quand ils le sont, la technique utilisée consiste à les attacher en arrière d’un camion, rouler à grande vitesse sur de l’asphalte et assez vite pour faire des « flammèche », pour ensuite les passer à la laine d’acier pour s’assurer que tout ce qui pourrait être coupant ne le sera pas! (ce serait dangereux n’est pas?)

Le résultat; Il serait plus facile de patiner avec deux chaloupes « strappée » dans les pieds qu’avec ces patentes là! Le préposé à l’accueil s’excuse, dès le départ, en disant que la qualité de l’équipement ne pourrait jamais égaler ce que vous, canadiens, portez. On reste debout, à bouger un peu les bras pendant 45 minutes, avant de quitter un peu déçu de ne pas avoir pu faire plus.

On the « bright side », comme on dit, les français gèrent différemment les patinoires et c’est drôle à voir. Oubliez les surveillants ou le sens de glace pour patiner! Ils ouvrent simplement les portes et laisse les gens patiner ou ils veulent, comme ils veulent. Au dernière nouvelles (on a demandé) aucun accident sérieux. À la lumière de cette information, de l’équipement déficient et du talent limité des français avec les patins, il serait peut être temps de réévaluer nos techniques de surveillance un peu sévère du Québec.

ici, ce qui semble être la grosse affaire, à l’instar du hockey, c’est l’espèce de patin acrobatique avec les jeux de pieds. Beaucoup de jeunes ont des routines très élaborées et assez impressionnantes merci.

Une bonne grosse marche pour nous ramener à l’hôtel et puis dans le cœur de la ville. Il y a pas à dire, la ville de Strasbourg est très agréable. On re-marche certaines sections et essaie d’emprunter chacunes des petites rues que nous aurions pu manquer. On y passe quelques heure à profiter simplement de l’endroit.

Bon, des fois on a un peu honte du manque de productivité de nos visites. Aujourd’hui en est un exemple patent. Les enfants, depuis déjà quelques semaines, sont partis sur un « trip » qui consiste à essayer d’obtenir la série complète des personnages Simpsons en Lego. À la manière des albums de collants de hockey de notre époque, vous finissez généralement par obtenir 100 fois le collant du mollet de Owen Nolan au lien du collant brillant de Wayne Gretzky. Dans leur cas, ils ont maintenant cinq Scratchy et Homer est toujours introuvable. Voici la façon que ça fonctionne; vous achetez un sachet, avec le personnage « démonté » à l’intérieur, et à l’ouverture vous l’assemblez. Comme vous ne savez pas vraiment ce que vous achetez, vous obtenez évidement souvent les même personnages. Pour obtenir les 16, vous devez généralement faire de la prostitution pour payer la facture. (Voici parent le moment idéal pour expliquer à vos enfant ce qu’est la prostitution)

Au cherche quelques endroits où nous pourrions mettre la main sur ce produit. On y arrive simplement pas jusqu’au moment où, au detour d’une rue, telle l’étoile du nord, nous apparaît le MAGASIN DE JOUET! Les enfants s’y lancent comme des damnés , et contre toute attente, malgré la taille colossale de l’endroit et des rues avoisinantes bien remplis, l’endroit est absolument désert. Le caissier, comme heureux de voir un peu d’action, nous salut avec beaucoup d’enthousiasme. On cherche les fameux Simpsons en faisant toutes les allées du magasin pour finalement les retrouver à deux pieds du comptoir de sortie… exactement où le préposé enjoué se trouve. Les enfants en achètent quelques un pour finalement obtenir qu’un seul nouveau personnage… une grosse déception.

On marche ensemble jusqu’à la place principale pour prendre l’apéro. On s’assoit à une terrasse d’un bar où ils font leur propre bière. Quel superbe endroit et l’atmosphère est géniale. Les parents y vont d’une « broue » pendant que les enfants commandent l’irremplaçable Fanta. Sur la terrasse, on profite du beau soleil mais les enfants n’ont qu’une idée en tête…Simpsons… Mika demande l’autorisation d’aller acheter d’autre sacs de Lego. On accepte de les laisser partir seul, à quelques rues de là, à conditions qu’ils restent ensemble. Un bon moment plus tard, les voilà de retour pour nous informer des derniers développements. Le gentil caissier, maintenant au courant de leur quête pour compléter la série des Simpsons, à décider de les aider à remplir cette mission. En tapotant, « tamponnant », manipulant des centaines de sacs au magasin, ils devraient être en mesure de trouver les personnages manquants. Dans les deux heures qui suivent, Mika ou Océanne reviennent plusieurs fois à la terrasse, nous indique qu’ils sont près du but et qu’ils ont simplement besoin de plus de temps. PAS DE TROUBLE, nous on chill avec un drink.

MISSION ACCOMPLIE: Les enfants ont finalement toute la famille des Simpsons. Avec la supervision de ce héro sans nom (il restera dans l’histoire de la famille); la série est complète!

On quitte cette jolie place pour s’arrêter au Apple Store. Comme à l’habitude, c’est un superbe magasin et il y a beaucoup, beaucoup de monde. La raison pour lequel on vous parle de ça, c’est que l’achat de nouveaux écouteurs nous amène à rencontrer un vendeur aux attributs…hors de l’ordinaire. Dans les magasins Apple, les conseillés sont aussi les personnes à qui vous devez vous adresser pour payer. On cherche quelqu’un de libre et tombe sur ce grand gaillard qui n’a rien de particulier. Par contre, lorsqu’il ouvre la bouche, la nôtre s’ouvre sous l’effet de la surprise. Dans toute l’histoire de l’univers, le plus hauts ultrasons n’ont jamais sonnés aussi aigu! Au son de sa voix, des dizaines de chiens se jettent dans les fenêtres dans d’horribles douleurs… Sans blagues – après quelques instants on s’habitue et apprécie sa bonne humeur. Salut l’inconnu aux pouvoirs ultrasoniques!

On continue à dehambuler dans la ville et en soirée décide de se payer une folie. La place devant la cathédrale de Strasbourg est un endroit très touristique et occupé. De nombreux restaurants ont d’immenses terrasses s’avançant dans la place et accueillant les foules. Ce genre de restaurants bien situés n’ont d’égale que leurs prix démesurés et leur bouffes « so so ». La raison pour laquelle ça nous intéresse d’être ici, est qu’en soirée la cathédrale est le théâtre d’une projection visuelle grandeur nature avec trame sonore. On s’assoie donc et commande de la bouffe en attendant le début du spectacle. Le serveur est vraiment sympathique mais la bouffe, qui se veut de type allemande, est pas loin d’être infecte…on doit donc rincer le tout avec de la bière, qui elle est toujours bonne.

Le spectacle commence. Quel spectacle! Pour un court 15 minutes accompagné par la musique, la cathédrale prend feu sous les projecteurs. Impossible de dire réellement si il y a une trame narrative, mais le jeu des couleurs et les effets sont tout simplement magiques. On l’écoute et sommes ébahis. D’ici trente minutes, il y aura une autre projection… On s’empresse donc… de « brêter »… le plus longtemps possible à notre table pour une deuxième représentation. Que dire? Simplement excellent!

La soirée terminée et nos fesses maintenant sur nos lits, on se félicite d’une si belle journée et attend avec impatience la prochaine sur nos vélos; direction Allemagne.

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