Jour 131 -L’île de Brač

C’est un peu débile, mais parce que nos options pour continuer le voyage dans le Sud de l’Europe se tarissent (voir blog précédent), on décide qu’on restera sur l’île de Brač un bon moment. Qu’est qu’on veut de plus? L’eau de la mer est chaude, il fait soleil, un peu moins cher et on risque de voir du vrai monde avec des vrais vies ici. (Pas juste des touristes).

En bref; on appelle ça prendre des vacances de nos vacances!

Donc, pour aujourd’hui, notre intention est d’aller se prélasser sur le bord de la mer une bonne partie de la journée. L’île de Brač a un peu le cachet de ce qu’on peut s’imaginer de la Grèce. (On n’est pas allé, donc on s’imagine). L’eau est superbement claire, les maisons toutes en pierre sont pour la plupart blanches, le profil des montagnes narguent déjà nos mollets, et finalement, la température est chaude…bon enfin, ce matin pas complètement, mais considérant tout le froid vécu les semaines précédentes, n’importe quoi qui ressemble à de la chaleur nous convient.

On quitte notre appartement, qui soit dit en passant est très bien; une belle maison où nous habitons le deuxième. La vue de notre petit balcon est super.

Sur la plage on s’installe avant de voir arriver de gros nuages d’orage. Il suffit d’attendre quelques minutes pour apercevoir, dans les montagnes, un rideau d’eau se dirigeant vers nous. On n’y échappera pas! En attendant que tout ça se précise, on ne peut que se baigner, chose pour lequel Mika nous harcèle depuis hier. On se baigne dans une eau propre et claire, qui sans être froide, est un peu fraîche. Mika est aux oiseaux.

On passe l’orage sous une bâche et avec la musique du « Resort » d’à côté. Ils veulent faire de l’humour; Raining Man de Diana Ross et I’m singing in the Rain de Frank Sinatra.

Un court dîner dans un kebab, auto-proclamé le meilleur du monde. Quand on prétend ce genre de chose, il faut livrer la marchandise, ou avoir quelque chose à cacher… Confirmation faite, ils n’ont pas le meilleur Kebab du monde, plutôt le pire… et c’est pas notre premier. On pourrait même dire qu’on est expert! Ils ont probablement de bonnes intentions mais c’est souvent pas assez. Ceux qui se rappelle avoir vu Patrick jouer au hockey ou Annik des push-up pourraient affirmer nos bonnes intentions. Par contre, le résultat est le même; on est poche!,

Pour le kebab, c’est la même affaire. Ils veulent bien faire, mais ils n’ont pas les « skills » de base, Si le piquet de viande tourne sans la moindre chaleur, ce que vous obtiendrez c’est du « balônné frette » sans croustillant. Le comble, c’est qu’il ramasse la seule partie croustillante dans le fond du bac. Depuis quand est-il là?…

Quoi qu’il en soit, Océanne obtiendra le seul kebab avec du « pain de poulet » croustillant. Nous, on mange du mou, mais au moins on ne fera pas d’indigestion.

Retour sur la plage, on retrouve le même genre de jeux gonflables flottants qu’à Split. C’est une promesse, Patrick ira pendant une heure jouer à Wipeout.

Première constatation, du vinyle c’est glissant en « viarge ». Rester simplement debout là-dessus nécessiterait des pieds de gecko ou des gougounes en papier sablé. C’est pas mêlant, même dans les sections larges, se tenir debout et ne pas tomber à l’eau est presque miraculeux. Il est probable qu’un homme réussissant à y marcher sans tomber pourrait partir une religion (clin d’œil à Jésus!) Ce qui nous amène au deuxième point; il vaut mieux être un invertébré ici parce que vos os sont plus un problème qu’une solution. Un ver de terre, ça ne casse pas quand ça pli en deux, un fémur, OUI!

C’est si violent, que chaque chute créer cette réaction de la foule sur la plage.

Woooooo, God!!!… Il est mort? J’aurais dû filmer ça

Une simple heure vous changera d’homme de 40 ans espérant encore vivre sans mal de dos chronique en grand traumatisé attendant la livraison de sa première chaise roulante. Ça, c’est si vous faite attention! Si vous faite le con et essayez de marcher sur la saucisse géante (Voir plus bas pour explications) vous vous assurez d’un nouvel ami pour la vie; M. morphine!

Sans exagérer, c’est pas mal plus difficile que ça en a l’air et les enfants se « marrent » si fort de voir leur père se planter, qu’Annik à 500-600 mètres, peut voir Mika se rouler par terre.

Si on revenait à la saucisse géante, chose que Patrick n’a pas osé faire mais que plusieurs autres ont tenté, il ne faut vraiment pas avoir de colonne vertébrale, La chose consiste à une longue structure gonflée rectiligne, c’est pourquoi on l’a appelé la saucisse. Elle est savamment positionnée pour formation de cadavres flottants. On s’explique.; Elle est placée entre deux trampolines qui ne fonctionnent pas bien du tout (Parce qu’elles sont sur l’eau). La saucisse est à environ 2-3 pieds de celles-ci de façon à ce que votre saut facilite l’atterrissage en pleine face. Si par bonheur vous réussissez à atteindre la structure sur vos pieds, elle vous réserve une surprise. D’abord, elle est glissante mais, la « maudite » tourne sur son axe. Durant notre présence d’une heure, personne n’a dépassé le milieu… Une chose que tout le monde à fait par contre, c’est d’avoir l’air absolument ridicule… Franchement très drôle.

Le reste de l’après-midi, on le passe sur la plage. Le soleil se fait plus présent et les enfants en profitent pour descendre la glissade tout proche. (Ils doivent payer pour chaque descente). Ils se présentent donc à l’entrée avec 200 Kuna, qui est l’équivalent de 40$. Le préposé les regarde et se demande comment des enfants peuvent avoir autant d’argent. Lui, il est habitué de les voir arriver avec des poches de cennes noir. Le résultat, est qu’il n’a pas assez de change pour les faire passer. Pour la suite, c’est un moment d’anthologie; le moment de voir les différentes personnalités de vos enfants,

L’homme leur fait des signes et « baragouine » en anglais que se sera gratuit pour eux. Il leur remet 4 jetons. Mika est absolument fou de joie! Il se réjoui d’être le bénéficiaire du « deal » du siècle. Seule sa sœur l’empêche de sautiller jusqu’en haut de la structure. Océanne, elle, est plus prudente, beaucoup plus prudente! Qu’est-ce qui arriverait s’ils prenaient les jetons? Il leur demanderait peut-être de l’argent à la fin? Ils n’ont qu’un billet de 200 Kuna, seraient-ils forcés de lui donner? Non, non, non, ça ne vaut pas la peine, c’est trop risqué! S’en suit en « astinage » donc nous revivons les grands moments lors de leurs explications très bien joués (Selon la méthode de l’Actor Studio)

Finalement, pour éviter la pièce en six actes de quatre heure trente, on leur donne de petites coupures et tout est réglé.

La journée finie et on se dirige à l’épicerie, la première en Croatie qui n’est pas conçue pour les touristes et/ou qui ne soit pas aussi petite qu’une garde-robe.

Depuis notre arrivé en Croatie, on doit dire qu’on trouve difficile de trouver des différences frappantes entre canadiens et croates. Là, on vient d’en trouver une… Ils ne savent pas faire une file à l’épicerie. Sans exagérer, Annik se fait dépasser par 4 ou 5 personnes, parce que sa position avec son panier est légèrement ambiguë. (L’espace ne lui permet pas de se placer en ligne complètement droite). Elle endure, paye et on retourne à notre appartement en se demandant comment ça pu avoir lieu; on aurait dit des robots ignorant toutes les notions élémentaires de rapport sociaux. Les croates sont autrement très agréables, mais là, ils ont été vraiment bizarres.

A l’appartement, ou on se fait une bouffe et regarde le soleil se coucher; merci Croatie!

« Inside joke » pour nos futures lectures – Rappelez-vous les enfants que pour être gardien averti, il faut être un ananas ou un réfugié – si vous êtes en groupe de 148 c’est encore mieux)

Jour 122 – Rafting…et une visite extra terrestre

29 Août 2014
Départ de Obervellach, Autriche (Vélo) vers Villach, Autriche (35 km)

Deux jours de beau temps; c’est possible? Avant de traverser cette section des Alpes, on nous avait assuré, que de l’autre côté, il faisait beau beaucoup plus souvent. On s’amusait à dire depuis quelques jours;

On a assez hâte de traverser au paradis! Il paraît qu’il y a des licornes et des arc-en-ciel

Ben non! Il n’y a ni licorne, ni arc-en-ciel et même pas de soleil. C’est encore très beau, mais ce matin après une nuit pluvieuse, c’est gris. On va quand même donner un point à tous ces Nostradamus; il fait un peu plus chaud, et c’est pas de refus. On a pas gelé cette nuit. Donc, on se lève parce qu’on va faire du rafting à 10 heure. Océanne est particulièrement motivée par la tâche de ramassage. C’est drôle de voir les enfants réagir différemment selon les circonstances. Océanne déteste être en retard. La seule chose qu’elle détesterait plus serait qu’être forcé de dire « j’aime Mika » dans un auditorium au secondaire. Son frère est différent. Voici sa réaction à un échéance; l’aphasie! Il dort, encore et toujours, pendant que sa sœur s’active. Si il y avait une fable pour ces deux là, ce serait la cigale et la fourmi. Il faut quand même donner à Mika, qu’il a à peine 10 ans, n’a pas la personnalité d’Océanne et il s’est beaucoup amélioré au cours des 4 derniers mois.

Après un déjeuner élaboré d’oeufs, de toasts faites dans la poêle et de chocolat chaud, on se présente à l’entrée où la tente de rafting se trouve. On y rencontre l’organisateur qui nous explique, dans un excellent anglais, tous les détails de la descente. On nous équipe de remarquables « wetsuits » (on en a jamais mis autant de tout notre vie) et on se regarde tous en riant; nos attributs sont si bien moulés et/ou écrasés.

On descend donc le bateau à la rivière manuellement. Patrick prétend que ce n’est pas lourd du tout au moment où sa rate explose et que sont « wetsuit » craque de partout. On arrive tu à la maudite rivière?

Nous sommes en équipe avec une autre famille allemande (un papa et ses deux filles). On discute un peu, et comme tout le monde ici, ils ont aussi visité Vancouver. (Comme quatre autres personnes depuis hier) Ils sont tous sans mot devant le mix, selon eux parfait, de la ville. (Mer et montagnes). Y a pas de quoi se surprendre du prix des logements quand l’humanité entière voudrait y déménager.

La rivière n’est pas hyper sportive à ce moment de l’année, mais il faut bien en profiter quand les occasions se présentent. Notre guide est vraiment super. Il nous parle de plein de détails de l’Autriche et de la rivière dans les moments plus tranquilles. Ça vaut la peine de vous parler un peu de ce qu’on a apprit.

1- Dans les montagnes tout près, se trouve la plus grande station de pompage d’Europe. En fait, c’est une centrale hydro-électrique à partir d’un réservoir en altitude dans lequel on y pompe l’eau de la rivière où nous descendons. Vous vous dites sûrement, mais pourquoi dépenser de l’électricité pour pomper de l’eau et ensuite produire de la nouvelle électricité? C’est là que c’est brillant. Les centrales nucléaires, au charbon et autres sont des machines qui ne changent pas facilement de vitesse. La quantité d’électricité qu’elles produisent le jour ne change presque pas la nuit, au moment où la demande chute dramatiquement. L’électricité, il n’y a pas vraiment de façon facile de s’en debarasser à moins de la stocker sous forme d’eau (derrière un barrage). Parce qu’il y a une si grande offre d’électricité la nuit, l’opérateur de la station de pompage se fait même offrir de l’argent pour la prendre! Vous avez bien compris, ils le paye pour donner leur électricité. Une fois la journée arrivée et les réservoirs pleins, il ouvre les vannes pour les période de pointe où il obtient d’excellents tarifs.

2- En Autriche, il n’y a que deux passages pour les trains (nord-sud) . Y construire un chemin de fer est un travail colossal. Dans la vallée, on retrouve une de ces lignes qui passe par le tunnel dans lequel nous avons passé hier. Les infrastructures initiales datent de 1909 et comprennent un incroyable 400 tunnels et 300 ponts, le tout perchés à flanc de montagne. D’ici, on peu apercevoir les trains défiler au dessus de nos têtes. Construire tout ça aura prit six ans et 80 000 hommes, donc 20 000 italien spécialistes de la taille de pierre. (pour construire tous ces ponts en maçonnerie) Dans les années 70, on a condamné le vieux système qui était très tortueux. Le trajet demandait 2h30 de Bad Hofgastein à Villach. On l’a remplacé par un autre rail, cette fois-ci double et beaucoup plus droit, et qui permet de faire le même voyage en 35 minutes. Pour réussir ça, ils ont construis d’énormes viaducs entre chaques montagnes et petites vallées. On peut apercevoir tout ça d’où nous sommes.

3- Depuis un moment déjà, on se doute que les maisons autrichiennes, avec leurs bases en béton/pierre et leurs étages supérieures en bois, sont fait ainsi pour des considérations autres qu’esthétiques. Il y a souvent une raison pratico-pratique pour ce genre de chose. On pose la question à notre guide qui nous donne enfin la réponse. En Autriche, il y a beaucoup de neige au sol. La base des maisons est construit en pierre évitait que les fondations pourrissent et se dégradent. Jusque-là, c’est logique, mais pourquoi les autres étages sont en bois? D’abord, beaucoup de maisons sont en altitude, et y monter des tonnes de pierres de rivière était un travail titanesque. Le bois, lui, à l’avantage de pousser même très haut dans la montagne. L’autre raison et que le bois est beaucoup plus léger pour la construction en hauteur et qu’à épaisseur égale, le bois est beaucoup plus isolant que la pierre. Il y aurait des maisons de bois qui ont des structures d’un demi-millénaire, signe que si vous le garder au sec, il peut durer très très longtemps.

Revenons à notre rafting. Le guide s’organise pour qu’on s’emmerde pas trop, parce que durant la première partie du 13 kilomètres de descente, c’est pas mal tranquille! Il fait marcher tout le monde sur le contour du bateau gonflable, et essaie évidement de nous faire tomber à l’eau. Ici, c’est l’eau des glaciers, la température de l’eau ne monte jamais à plus de quelques degrés…Il y a de quoi perdre le souffle en y tombant. Mika y tombera en premier, mais il faudra attendre un peu plus tard pour voir les autres goûter aux glaçons liquides (Le Ice Bucket challenge, c’est de la p’tite bière à côté de ça).

Annik se méfiant de rien, c’est ce qui arrive quand on est de bonne nature, se fait prendre par le guide. Elle l’aide presqu’à se faire jeter à l’eau. Elle est assise sur le bord pour pouvoir ramer et celui-ci commence à passer le manche de sa rame sous ses genoux. Annik, se demande pourquoi, mais se dit qu’il doit avoir une bonne raison; c’est l’autorité après tout! Il termine la manœuvre, utilise la rame comme levier et lui fait faire une culbute dans l’eau congelé…

On fait d’autre jeu comme celui du Titanic où il faut imiter Kate Winslett à la poupe du bateau. Patrick y goute à ce moment là. Océanne s’en sauvera presque complètement, mais le guide, dans un moment d’inattention la fout à l’eau juste avant notre arrivé.

À mi-parcours, on nous fait sauter à l’eau à partir d’une petite crête rocheuse. Mika et Patrick s’exécutent. Au contact de l’eau nos craques de fesse se fusionnent et nos doigts frisent. On doit nager jusqu’à l’autre côté de la rivière et juste ces quelques secondes sont assez pour se geler les mains.

La deuxième partie est plus dynamique, rien de bien fou, mais les enfants aiment bien se faire arroser et brasser dans les vagues. Le tout s’achève donc après une heure trente et 13 kilomètres de descente. On nous remonte en camion jusqu’au camping où en s’empresse de se ramasser pour prendre la route. On a pas mit les pneus sur l’asphalte, qu’il se met à pleuvoir. On prend donc une pause à l’épicerie et mange en compagnie de gentils paniers d’épicerie.

Nous voilà finalement sur la route en direction de Spittal. On peut pas être trop ambitieux, parce qu’il est déjà plus de deux heures trente de l’après-midi. Au moins, la pluie a cessé. On s’avance dans une vallée qui s’élargie et qui a une pente générale descendante. Il y a bien des vallons, où ça brûle un peu, mais pour le reste, on descend gentiment dans un environnement qui n’a pas d’égal. Il y a trois autres groupes qui font la même route que nous. On les croise, dépasse, recroise et redépasse au grès des arrêts de l’un et de l’autre. On passe de petits villages, boisés, champs de mais et pâturages. On donne même à mange à des Yaks…(le genre de bœuf à poil) Pourquoi pas?

On arrive au camping en fin de journée, et après une petite visite pour constater que le « Night Life » de Spital ressemble à celui de Breakeyville, on décide de manger au restaurant à l’entrée du camping. En Autriche, on retrouve beaucoup de ces « maisons d’hôte », qui sont en fait des habitations qui ont, au premier un restaurant, au deuxième les appartements des proprios, et le étages subséquente et bâtiments attenants des espaces pour les touristes. Fréquemment, on y adjoint un camping comme c’est la cas ici. Tout est très propre, mais le camping ne semble pas une grosse priorité au niveau de l’entretien. Il faut faire preuve d’ingéniosité pour trouver assez grand de gazon pour se « parquer » entre toutes les pommes et poires tombés des arbres.

Au restaurant de la place, les gens sont sympathiques mais le service est très lent. (Ça peut jamais battre la Dune de Pyla) Ça nous dérange pas ce soir parce qu’on a rien d’autre a faire à part ça. Le thème de la soirée;

Pas manger de saucisses!

On s’assure de poser les questions qui s’imposent pour gagner le défi. Les premiers plats arrivent…on est en marche pour en sortir victorieux.
– Cordon Bleu pour Mika et Annik; un morceau de porc coupé en deux avec du fromage et du bacon au centre le tout dans un pouce de panure accompagnés de légumes… qui sont plutôt des frites (on se demande ce que ça a de Cordon bleu)
– Patrick obtient un morceau de porc aux champignons en canne dans une sauce douteuse, avec lui aussi, des tubercules frits.

Gagnerons nous notre défi? Il ne reste qu’Océanne. La serveuse s’approche, elle descend lentement l’assiette vers elle. (On vit tous les moments importants de notre vie au ralenti) oh,oh,oh, c’est une brochette, on le savait pas…..NOOOOOOONNN…. Il a deux « ti-boutte » de saucisse au bout…nous sommes fait. GAME OVER!

On mange et on s’ennuie de la bouffe française, parce que pour pas beaucoup plus cher, on mange tellement mieux. On s’amuse quand même bien dans cette ambiance de salon funéraire. On quitte et se dirige vers nos tentes pour se rendre compte qu’il n’est que 20 heure trente… C’est ça qui est ça!

Note: Cette nuit, Annik sort pour un pipi (c’est absolument impossible de ne pas avoir envie la nuit dans une tente…il semble) Dans le ciel, on aperçoit des carrées lumineux qui tournent sur eux même; un peu comme une projection sur les nuages. Ça nous rappelle tous une soirée vraiment bizarre près de Louiseville il y a quelques années… tu t’en rappelle Céline?

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Jour 101- Des saucisses rouges et des bunkers

Le plan aujourd’hui, c’est de visiter Nuremberg. On a eu le temps d’évaluer ce qu’il y avait à faire ici et on se promet une grosse journée de visite. On espère qu’elle sera intéressante autant pour les parents que pour les enfants,

Premier objectif; se rendre au musée du jouet dans le quartier historique. C’est « ben » pour dire, mais pour une raison qu’on ignore, on est complètement « mélangé » dans cette ville. Il semble n’y avoir aucun repère ou direction qui puissent nous tenir sur la bonne voie. On cherche donc assez longuement le musée. De l’extérieur, le musée semble assez petit. On y entre donc et faisons la connaissance de la préposée au musée. C’est un endroit dédié au jouet, on s’attend donc au dynamisme et à la joie de vivre de Claire Pimparé, mais au lieu de ça, on se frappe à Brigitte Bardot qui vient d’être le témoin de l’assassinat de 1000 bébés phoque. Pour tout dire, sans notre présence les enfants auraient eu peur.

On achète des billets, prenant bien garde de ne pas se faire mordre, et ose demander l’audio-guide malgré les risques de contracter la rage. Le musée est finalement assez grand pour y passer plus d’une heure. Le premier étage raconte l’histoire des jouets de bois. À l’époque, Nuremberg était une capitale mondiale de cet industrie. En effet, les mines d’étain des environs se sont tarit, et les gens devaient trouver des boulots de remplacement. C’est à ce moment que la transition c’est fait. Il y a de superbes jouets et les enfants s’intéressent au contenu.

Pour nous, le deuxième étage est un « must ». On parle ici de l’étage des poupées. Il fallait le faire pour défigurer des enfants comme ça! On comprend que les techniques manufacturières ne sont pas celle d’aujourd’hui et que le temps a fait sont œuvre pour les empirer, mais certains spécimens sont digne de Chucky.

Une de nos préféré est la poupée à deux têtes, ou plutôt deux visages. Probablement pour permettre d’imaginer un bébé content ou bien en pleur, chaque côté de la tête a son visage…une vue d’épouvante. D’autres méritent également des honneur dans la catégorie de la poupée la plus dangereuse après les clowns tueurs. Une chose est sûre, peu d’entre elle ferait leur entrée chez nous avant de passer chez un exorciste.

Le reste du musée présente des jouets plus récents, les Playmobils entre autres, les trains, les jouets en métal embossés d’époques et plein d’autre chose qui nous rappelle de bon souvenir. Un musée pas trop cher, pas trop long à visiter et qui nous a fait beaucoup sourire.

Notre prochaine visite se situe à l’autre bout de la ville fortifiée, plus précisément dans des sous-terrains construit au cour des siècles pour la fabrication de la bière. Il s’avère que le précieux breuvage, fait dans la région, était brassé dans des souterrains qui pouvait maintenir la température à environ 10 degrés celsius, et ce, à l’année longue. Avec le temps, les galeries se sont agrandies pour former une sorte de ville sous la ville. Quelques anecdotes nous ont particulièrement amusé. À l’époque, les gens buvaient des quantités phénoménales de bière, beaucoup plus qu’aujourd’hui. On raconte que parce que l’eau était de très mauvaise qualité et qu’elle était souvent la cause de maladies, les habitants préféraient boire de la bière parce que le procédé empêchait la prolifération des bactéries. Le plus hallucinant, c’est que dans ces circonstances, les jeunes enfants en buvait également beaucoup, et ceci, même au levé. Dans d’autres pièces, on faisait des marinades pour tout ces pubs au dessus du sols. Une des spécialités étaient les « pickles marinés ». Pour descendre tout ces concombre dans les sous-sols de la ville, ont avait donc construit des glissades à cornichons. On peut sûrement nous raconter n’importe quoi, parce que tout ce qui reste de cette période est un simple tuyau sortant d’un mur. On rit tout de même à voir quelque chose d’aussi singulier. L’autre partie de l’histoire qui est particulièrement intéressante remonte aux années 40. C’est que ces même sous-terrain furent transformés comme abris anti-aérien. On peut y voir les parties plus récentes en béton armé qui nous rappelle que la ville de Nuremberg fut un jour une ville importante pour le parti Nazi.

Parlant des années de guerre et de l’époque Nazi, Nuremberg a subit de grande transformation durant la monté du National Socialisme. Les fameux rassemblements de foule chorégraphié par l’Allemagne nazi et qu’on a pu tous voir dans d’anciens films de propagande; ça se passait ici. La plupart des immeubles encore existants de cet époque sont ici à Nuremberg. On a transformé toute cette zone en mémorial et le reste des installations en grand parc. On se promet d’aller voir ça avant la fin de la journée. Ça c’est le plan, la réalité ressemble plus à cela.

Étape 1: Identifier l’endroit sur une carte et choisir la bonne rame de métro pour s’y rendre.
Étape 2: Prendre la mauvaise rame de métro et se retrouver à l’absolu opposé de l’endroit désiré sans s’en rendre compte.
Étape 3: Ignorer les signes avant-coureur d’une mauvaise position et marcher dans une direction approximative (genre le parc le plus proche)
Étape 4: Trouver le parc et admettre qu’on est pas du tout au bon endroit.

Ça sera pas aujourd’hui que ça se passera….il est trop tard et si on veut visiter le musée, retourner à l’autre bout de la ville nécessiterait un hélicoptère. Tant pis, on a une excellente connexion internet; on appelle donc la famille et Mika tente de rejoindre Mohan pour la millième fois sans succès.

On reprend le métro, et se dirige vers la ville où on se « crinque » à manger de la bouffe allemande (ça prend de la motivation pour manger de la saucisse matin, midi et soir). On choisi donc un petit restaurant qui semble vouloir nous donner satsfaction au niveau de la saucisse. (Pas de sous-texte ici) On se commande donc le plateau typique allemand pour quatre qui consiste en les suivantes

4 saucisses rouges
4 saucisses moins rouges
4 saucisses plus rouges
4 saucisses pas rouge
4 saucisses flottant dans une soupe
De la choucroute
De la salade de patate qui goute pas la salade de patate (y a des patates la dedans?)

On bouffe, on rigole et on se dirige à l’hôtel pour digérer… Des saucisses.

Jour 100 – Berlin finito?

Direction Berlin? Finalement, on est plus si certain. Il reste plus de 500 kilomètres pour s’y rendre, et selon les photos satellites de Google, 480 kilomètres traversent un champs de blé d’inde, une bonne douzaine passent près d’un enclos avec deux vaches et le reste la banlieue de Berlin. Disons qu’à la lumière de cette nouvelle investigation, l’aventure nous tente un peu moins.

Mais où aller? Si notre objectif est de descendre plus dans le sud pour septembre, peut être qu’une direction sud-est serait appropriée? Elen, que nous avons rencontré en France, nous a conseillé la Bavière. Ça « s’adonne » à être pas mal dans cette direction. On regarde la carte, descend à la gare et s’efforce de décider qu’elle ville serait la mieux dans cette direction. On se décide pour Nuremberg.

Bon sortez tous vos bouquins sur le Parti National Socialiste d’Hitler, parce la ville a été marquée de toute les façons possibles; autant par les nazi eux même que par les bombes alliés. On peut pas attendre de voir ce qu’on va y trouver.

Départ dans le train après la gymnastique d’embarquement. Avec le temps, on est devenu des machines d’efficacité industriel. On s’attend d’ailleurs à un appel de Toyota pour leur enseigner des nouvelles méthodes d’amélioration continue. On se casse plus la tête, les vélos « fully loaded » montent et descendent les marches. Quiconque se trouvant sur notre passage se tasse ou meurt écrasé sous les pneus à la fesse de Mika. Pour la première fois depuis notre départ, le train accueille les vélos dans un wagon sans le moindre obstacle. On entre simplement les bécanes avec leur stock et les accotent contre le mur. Aussi simple que ça; on aime!

Sur les parois, on trouve des sièges « rabatables » et utilisables si le wagon n’est pas trop plein. Au départ ça va, mais comme le train arrête à tout les 30 pieds pour prendre des gens équipés de vélos et des poussettes, rester hors du chemin dans tout ce trafic relève des grands exploits sportifs de ce siècle. Rappelons-nous que les européens ont inventé la poussette anti-balle (avec l’empattement d’un Hummer) et que ceux-ci partage l’espace avec les vélos. L’arrivée d’une poussette cause inévitablement le chaos général; on rabat les sièges et on monte sur les murs…le grand confort.

Assis sur une des banquettes, Patrick se retrouve aux côtés d’un gentil monsieur, lui aussi équipé d’une poussette. À t’il un enfant? Impossible à dire à travers les 16 couches de protections du tank. On discute un peu et il raconte qu’il y a parfois jusqu’à 40 vélos dans ce compartiment. Gérer les entrées et sorties est un cauchemar. Imaginez que vous arrivez en premier, mais que vous débarquer après 30 minutes d’un voayge de 2 heures. Votre vélo se retrouvera évidement sous 12 autres bicyclettes qui se rendent au terminus. Admettons, qu’à l’arrêt, tu dois trouver le temps long!

On arrive à Nuremberg dans cette superbe gare. On décide de s’installer à l’hôtel IBIS à moins de 3 minutes de la station. C’est parfait, parce qu’on est à 2 pas de la vielle ville. Les enfants sont en liesse; pas de vélos à faire aujourd’hui = sourires satisfaits. On prend deux chambres, une pour nous et une pour les enfants; on commence à y prendre gout. Une note avant de continuer; cet arrangement n’est nullement pour le plaisir des parents. On aime nos enfants c’est donc purement une question d’ordre technique; on les même émission à la télévision.

D’ailleurs, le temps où on faisait des « ballounes » en regardant la TV est complètement révolu. Maintenant que tout est en allemand, on fait simplement des crises d’épilepsie; essayer de comprendre de quoi rend d’où. Avant de changer de sujet (parce qu’on aime ça étirer), un film d’humour en allemand ça pas l’air drôle…!

On va marcher dans la ville. Jusqu’à maintenant Nuremberg est la ville allemande que nous préférons. La vielle ville et ses alentours sont remplies de monde ce vendredi – À l’accueil de l’hôtel, la gentille jeune fille nous conseille quelques endroits pour aller manger et boire. Un d’entre eux nous intéresse et on le cherche ardemment. En fait, on le cherche si fort, qu’on ne le trouvera…jamais. À la manière du gars que regarde le doigt quand quelqu’un pointe l’oiseau, le restaurant en question était juste là, bien placé sur la place centrale…

Qui a t’il ici? La ville est entouré sur trois côtés de fortifications, dans une des extrémités, on retrouve un « mini-village » pour les touristes avec toute les petites maison typées allemandes. La « mini-cité » à son propre petit « enclos » de murs fortifiés et est flanquée d’une tour en pierres. On sent que c’est un peu du « racket » mIs on aime quand même. Nous, ce qu’on recherche, c’est un endroit pour voir un spectacle « live » après notre souper…il semble que ça existe pas!

Notre repas se passera sur une terrasse de la rue principale avec d’énormes hamburgers. Patrick prend la double boulette. Il a tellement de « vache » la dedans, qu’il roule presqu’en bas de sa chaise à la fin du repas.

On retourne à l’hôtel après avoir convaincu Ocèanne de prendre en charge sont frère pour la soirée – elle est gardienne avertie quand même! (Ça veut dire que les parents peuvent sortir ensemble) Tout deux se retrouve sur le lit et malgré leur désir de sortir ensemble, ils s’endorment. On se fera finalement réveiller par une Océanne qui se demande qu’est-ce qu’on fout à dormir, si on veut sortir?

Ç’est pas compliqué, ça se passera pas ce soir!

Annik explique pourquoi elle ne sortira pas ce soir, Selon le système qui exprime sa motivation. Tant qu’elle porte ses espadrilles, elle reste motivée à 8/10. Du moment où elle les enlève, ça tombe à 2/10 et finalement si les bas quittent ses pieds, c’est maintenant 1/10…elle vient d’enlever ses bas…

On comprend rien à son système et on trouve que c’est franchement n’importe quoi, mais comme on l’aime, on lui dira pas. (on va juste l’écrire sur notre blog!)

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Jour 99 – Guerriers en lavette

Deuxième journée à Frankfurt, on est « lambineux » sur le départ, ça fait du bien! On fait un arrêt au marché. (le mot est plus exotique qu’épicerie) La réalité est plus crue; étagères sans produits frais et plein de nourritures absurdes et toxiques. Parce qu’on ne peut résister à l’appelle de la bouffe inconnue, on s’achète de « délicieux » petits gâteaux à la guimauve qui ne sont pas sans rappeler le bout d’un certain appendice masculin. Ça goute la fraise et c’est dégoûtant…ça devrait pas se vendre dans les sex shop ce genre d’affaire là? Si il y en avait au Québec, il est certain que ce serait banni du lunch des enfants.

Bon, les musées et les églises, les enfants sont plus capables! On a marché la ville de long en large hier, on se contentera donc de refaire quelque chose que les enfants avaient adoré; le Laser tag. En chemin, on manque se perdre sur l’équivalent du boulevard Hamel « municois » Ça nous rappelle comment ce genre d’endroit est d’une laideur qui sent mauvais, peu importe le pays. En se présentant au Laser tag, encore tôt, on surprend le préposé qui ne s’attendait pas à voir une famille vouloir suer si tôt. Faudra se contenter de faire la guerre à quatres, parce que selon toutes vraisemblances, un ados ça joue pas avant de s’être levé… ce qui devrait avoir lieu beaucoup plus tard dans l’après-midi. C’est pas grave, on fera des équipes de la mort! Les parents contre enfants. On va les « killer » solide.

On enfile nos habits de « warriors » ornés de senseurs et s’équipe de fusils laser au design futuriste… Ils ont malheureusement plus l’air d’armes issue d’un concept rejeté pour un film de science fiction de série B. Il vaut mieux ne pas trop les regarder, parce que notre attitude de tueurs sanguinaires risquent de se transformer en une envie irrépressible d’aller adopter des chatons abandonnés.

La salle de jeu est beaucoup plus petite que celle visitée à Rome. Parce qu’on est quatre c’est assez grand. Par contre, si on avait été un groupe aussi gros que la dernière fois, on aurait eu plus de chance de se cogner la tête sur un autre joueur que de se tirer au laser. On nous « arrose » allègrement de fausse fumée qui fait « tousser » (c’est vraiment nécessaire?) et on met quelques buches dans le « poêle ». Il fait chaud la dedans, c’est pas ordinaire. On s’amuse comme des fous, on court et on sue comme de vrais soldats. Mission accomplie: les parents gagnent facilement devant des enfants qui ne connaissent rien au combat rapproché…yeah!

Inévitablement, à la sortie il y a un malaise surtout pour les parents. 30 minutes à courir la dedans à transformé nos vêtements en linge à vaisselle dégoulinant. Pas une seule partie n’est pas complètement trempée. On a pas de linge de rechange, pas de serviette, et évidement pourquoi nous en fournirait-on. Les ados ça suent pas ou quoi? On se sent un peu mal à l’aise d’avoir l’air aussi dégoûtant, mais le préposé au gros bras à l’air de s’en foutre pas mal.

quand ke je fa du bench press, je sus moé tout!

On reprend le métro pour, cette fois-ci, aller vers un parc jouer au drapeau! Le métro est mélangeant en citron, mais la chance opère car Pat (Ben oui dans le couple, c’est lui qui a un peu plus le sens de l’orientation) n’est jamais sûr mais on est toujours au bon endroit. Comme, on dit

Arrivée au parc par miracle, on y trouve un superbe jardin botanique avec toutes les plantes de monde. Quelques plantes suscitent notre intérêt, mais au fond de nous, on veut jouer au drapeau. Vu l’envergure de tout ça et du travail derrière, on va tout « scrapper » leurs plantes… On peut pas faire ça! On reviendra donc sur notre parole, et on fera simplement une marche au grand désespoir des enfants.

Heureusement au loin, il y a « the chaloupe « . Compétition de vitesse et d’agilité s’impose. On se loue un véhicule, identifie une bouée au centre du petit lac, et à tour de rôle, chacun manie les rames pour une compétition enlevante (c’est mieux que les fléchettes à RDS).

Ouch, On est poche! Aujourd’hui, le concours est sur 20 points. Comme d’habitude, Mika part avec 1000 points dans tous les jeux. Océanne obtient 20/20, Patrick 22/20, bonus pour avoir trouvé le parc avec son instinct, et Annik…ouf! Vous aimez mieux pas savoir sa note, c’est gênant! Même sur un mini lac, son sens de l’orientation est remarquable… Avec un système de point aussi ridicule on rit autant des notes qu’on se donne que de faire de la chaloupe.

Un soleil, tu gagnes, un nuage tu perds, qu’est-ce que tu prends?

Un nuage

Tu perds!

Retour à l’hôtel, le champion nous fait une excellente salade grecque et on fait du végétatif de compétition. À demain!

Jour 98 – Arrivé à Frankfurt

Départ pour Frankfurt ce matin, 30 km de vélo au programme; fastoche! (clin d’œil à notre amie Jasmine). Rien à signaler sur la route… Enfin presque! Google Maps à une fonction bêta qu’on se permet d’essayer: celle des pistes cyclables. Comme nous avons décidé de l’écouter au moins pour une journée, on se retrouve dans des endroits qui sont loin d’être des routes appropriés au vélos: un trappeur serait heureux ici, mais on ne peut pas en dire autant. Les difficultés se compliquent encore lorsqu’on se retrouve au milieu du bois et que notre connexion internet disparaît… Est-ce vraiment une piste? Sommes-nous perdu? La seule solution consiste à patienter et espérer revoir un jour notre famille. On ne peut s’empêcher de remercier Google pour les pistes de « qualité tracteur » et ça c’est sans parler de complexité; avec des changements de direction aux 50 mètres, ça devient assez difficile de s’y retrouver sans aucun repère digne de ce nom. Google Maps nous amène de champs en forêts en vagues successives. L’endroit est tout de même superbe; de beaux grands champs ensoleillés et des forêts de pins.

Malgré ses lointaines études en foresteries, Annik ne répète pas les erreurs du passé. Vous ne l’entendrez pas dire « Salut épinette » à la vue d’un pin. Il paraît, selon la légende, que cet épisode aurait définitivement mit fin à ses espoir de carrière dans le domaine!

On reprend soudainement confiance en apercevant le « skyline » de Frankfurt, qui dit-on, rappelle celui de Manhattan. On « s’enligne » dans cette direction mais on se retrouve malgré nous dans un immense boisé en périphérie de la ville. Les indications sont à nouveau absolument ridicule; aussi clair que la maison des fous d’Astérix. On y passe une heure en espérant toujours arriver avant midi (c’était notre but) . Finalement on s’en sort lorsqu’on fini par revoir le bout de certains gratte-ciel, ce qui nous donne enfin une direction à suivre. On se retrouve, vers une heure, près de la ville à peine un peu plus tard que prévu; rien de trop dramatique.

Arrêt obligé: Office du Tourisme. Grand-maman nous accueille, elle parle plusieurs langues qu’elle mélange un peu (c’est l’âge) Elle nous suggère d’aller près de la rivière Main où la municipalité offre des activités gratuites pour les enfants. Destination: bord de la rivière!

Arrivé sur place, on constate que la madame était peut être polyglotte mais qu’elle est aussi aveugle. Selon toute vraisemblance, elle n’a pas regardé l’âge de nos enfants car tous les jeux s’adressent à des enfants de moins de 3 ans! On y trouve les classiques jeux gonflables, mais ce qui nous fait bien rire, c’est cette glissade dans un bac d’épicerie sur les fameux rouleaux du service à l’auto du Steinberg… Trop cute! Vous vous rappelez comment la disparition du bac de plastique derrière les porte battantes nous laissais croire à un monde mystérieux et merveilleux? Si on avait pu y entrer on aurait été déçu. Tout ce qu’on aurait trouvé c’est un épicier en train de fumer une « smoke » et regardant un magazine peu recommandable.

Au bout du tunnel: la lumière. On y trouve finalement quelque chose pour les enfants sans couche; un taureau mécanique, un half-pipe et une « boule maléfique », qui consiste à être attaché par les pieds et tourner dans tous les sens; le genre de chose que les astronaute faisait dans les années 60. On est partant pour la trilogie!

La ville de Frankfurt n’est pas vraiment super attrayante bien qu’elle soit diversifiée à tous les points. On veut quand même goûter les spécialités du coin; saucisses, cidre et bière. On se met donc à la recherche d’un endroit approprié pour ce genre de chose. Il y a un minuscule quartier où on a reconstruit des anciennes maison typiques (après la guerre). C’est l’endroit que tout les touristes s’empressent de visiter… nous aussi,

Sur place à lieu un genre de festival de musique folklorique, sauf qu’au lieu de jouer des tounes traditionnel, les madames du « band » nous émerveillent avec des « medleys » de mariage; ABBA, Psy et Cotton Eye Joe. Elle nous ont simplement conquis, c’est juste trop drôle. Le tout est entrecoupé de de fanfares allemandes avec les costumes, les chorégraphies et les cuivres. Avec tant d’atout, c’est ici qu’on soupe!

– Cidre, check! ( beaucoup moins sucré que celui du Québec)
– Saucisses, double check!
– …et bière, triple check!

Si il y a une arme, Mika a le don pour les « spoter »; les arcs, les fusils et autres. Ce soir, c’est l’arbalète. Durant le souper, il va s’exercer au stand du club local (oui, oui, un club d’arbalète ça se peut!) Après 5 essais, il vise la pomme en plein centre. Normal c’est un Goupil!!

Après tout ces exploits, c’est le temps d’aller écrire sur notre journée à l’hôtel bon marché que nous avons trouvé un peu à l’extérieur de la ville. Pour 125€ pour deux nuit, on a une belle grande chambre. L’endroit a bien ses inconvénients comme la manque d’air frais ou qu’on doivent passer dans les containers à déchets pour entrer dans l’immeuble. (Quelle idée géniale de la positionner à 3 pieds des portes). Pour le reste, on est super heureux de notre trouvaille.

Après une telle quantité de marche, on se couche avec l’impression d’avoir bien senti le pouls de la ville.

Ciao!

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Jour 97 – Bris mécaniques et kangourous

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Tenter de se rappeler du nom de villes allemandes est pas évident. Ils ont l’art d’aligner un paquet de lettre qui semble ne pas aller ensemble. On a pas passé une ville qu’on arrive déjà plus à s’en souvenir. Faisons tout de même un effort. Nous partons de Mannheim et se dirigeons vers Darmstadt qui se veut sur la route de Frankfurt.

On quitte notre appartement vers 9 heure trente avec l’impression du devoir accompli, il est encore tôt, et avec 55 kilomètres à faire, ça devrait bien se faire… rien de plus faux…

Descente sur le trottoir pour l’installation du matériel sur nos vélos. Patrick a un nouveau « rack » qui reste à tester avec les sacs… mauvaises nouvelles… ses sacs ne « fit » pas « pantoute ». Derrière ceux-ci, dans le bas, on retrouve un crochet attaché sur un élastique qui les empêche de balloter et de se décrocher. Typiquement, celui-ci et attaché sur un simple support placé près de l’essieu. Tout les supports arrières canadiens ont ce détail permettant l’attachement de ce crochet. Son nouveau « rack » a cet élément, mais un détail nous a échappé hier après-midi; celui-ci est placé si haut que le crochet n’a simplement aucune prise.. En bref c’est de la grosse €£#% (remarquez l’Euro dans le gros mot… lentement mais sûrement nous sommes assimilés).

On doit trouver une solution avec le paquet de « ti-boutte » de cochonneries à notre disposition. Tel Red Green dans le show du même nom, nous sommes en possession de l’incroyable « Duck Tape », allié indispensable de n’importe quel « bisouneux » sans talents. Après un paquet de « taponnage » et de d’essais infructueux, on arrive à une solution absolument affreuse mais qui marche. Sur chacune des membrures verticales du « rack », Patrick « tape » deux vieux freins de vélo. La tige métallique, sur lequel on place généralement un écrou, servira à retenir la crochet et l’élastique de son sac de transport dans la tension désirée. Croyiez-nous, ça fait dure solide, mais ça marche!

Il est maintenant 11 heures passé. On a toujours pas déjeuner à part pour une liqueur de dépanneur prise autour de nos vélos. C’est un peu décourageant mais on prend du retard. Arriver tôt dans la journée à Darmstadt semble maintenant peu probable.

On arrête à l’épicerie du quartier, un endroit des plus lugubre. Il y a bien le tramway qui se rend jusqu’ici, mais ça amène son lot de gens « spéciaux » L’autre côté de la rue, un homme et une dame argumentent autour d’une banane, qui apparement est trop mûre. Juste à coté, un homme transporte l’equivalent de 6 années de vêtements usagés de chez « Emaeus » sur son vélo. C’est à ce demander comment ce drôle de véhicule réussi à faire le moindre mouvement au sol. Ça prend des quartiers pour tout le monde, on le conçoit mais on préfère encore Paris aux favélas colombiennes. Enfin, c’est avec bonheur qu’on quitte vers des cieux, nous l’espérons meilleurs.

Après de difficiles moments sur la route avant hier, Patrick croit avoir tout en place pour éviter de rouler indéfiniment en rond…nous avons internet et ça devrait être assez pour se permettre de suivre la carte sur Google en continue.

En Allemagne il y a, nous l’avons déjà dit, un nombre inimaginable de piste cyclable. Le seul outil qui nous permet de prendre avantage de ça, c’est Google Maps. Malheureusement, merci à une guerre de bébés géants entre Apple et Google, Google Maps n’est pas sous forme d’application sur un IPhone, mais à l’intérieur du « browser ». Vous nous direz, mais quel détail insignifiant! Et bien non, c’est pas un détail, parce que chaque fois que votre appareil se met en veille ou change d’application par inadvertance (ça arrive quand on essaye de manipuler un iPhone sur un vélo), l’itinéraire disparaît… Ça c’est quand le iPhone manque pas de batteries ou le GPS arrête pas de marcher. L’itinéraire est aussi très compliqué, près de 100 changements de direction sur 55 kilomètres. Quand tout va bien, ça peu aller, mais rien ne marche et on est arrêté au 500 mètres…ça a de quoi rentre fou.

15 heure, encore 20 kilomètres à faire et le vélos d’Océanne a problème majeur. Sa petite « gear » vient de lâcher et sa chaîne est « jammé ». Pour la deuxième fois, 4 des 5 vis qui la retiennent au reste ont quitté pour un monde meilleur (elles sont tombé) On décide de cannibaliser le vélo de Patrick pour remettre la pièce en place. C’est bien temporaire, mais le magasin de vélo du village n’a pas les pièces requises…

Retour sur la route, et petit arrêt dans un endroit vraiment super cool; un kiosque de fruits et légumes dans la campagne. On bouffe des framboises et du concombre cru… Sur place, on fait la connaissance d’un couple âgé qui nous fait bien rire. La dame parle anglais et l’homme (Peter) parle français. Peter nous raconte qu’il cultive les légumes pour un agriculteur local qui s’appelle Bitsche… Connaissant la signification du mot en anglais, il attend notre réaction…qui ne sera attendre! On rigole de voir un homme de près de 80 ans faire des « jokes » du genre.

On repart avec la ferme intention de se « taper » se qu’il reste dans un temps record. La fin de la journée ira beaucoup mieux, pas de bris et internet marche… Le bonheur quoi. La ville dans lequel nous entrons, Darmstadt, est jolie, mais plus on s’approche de notre hôtel, plus l’endroit ressemble à ce qu’on quitter ce matin. Pour être honnête, rien d’aussi pire, mais quand même rien de bien extraordinaire comme quartier.

L’hôtel est un IBIS pour lequel nous avons payé 47€ x 2 (pour deux chambres). On monte tôt dans nos chambres dans une chorégraphie assez bien huilé et allons déposer nos vélos contre le garde du stationnement souterrain. Nous y voyions pour la première fois un stationnement à étage motorisé. En ne comprend pas trop les détails de fonctionnement, mais chaque espace, d’environ 3 mètres de haut, est dotée une plateforme qui permet à une voiture d’être déplacée près du plafond pour permettre à une deuxième de se placer en dessous. C’est intéressant parce que l’espace en hauteur n’est pas beaucoup plus grand que l’espace retrouvé dans un stationnement typique de chez nous. Pourtant, il est possible de stationner deux fois plus de voitures.

On est affamé. Le resto avec spécialités australiennes vient d’ouvrir (ils ont des spécialités?). Ils offrent du kangourou et du crocodile en steak (choses que l’on évite). Mika tranche en faveur des ribs et chicken wings à volonté avec la ferme intention de mettre l’endroit et faillite (ce sont ses mots). Nous on se paye de méga-burgers (Australien?). On sort de la « bourré » et très tôt pour nos habitudes (18 heure trente).

Nous voilà chacun dans nos chambres, « on chill », comme aime dire Annik, et on se prépare pour un court voyage de 30 kilomètres en direction de Francfort.

Jour 96 – Les carpes suceuses de popsicles

On dort, dort et dort encore ce matin. Les 107 kilomètres d’hier nous entre dedans. Avec les aventures rocambolesques d’hier, se procurer l’Internet sera une priorité aujourd’hui. La journée est grise, et notre enthousiasme pour visiter l’endroit est si bas, que le simple fait de jeter un œil dehors nous jète dans une profonde dépression. Notre premier coup d’œil d’hier sur la ville aura eu un effet dévastateur… à peu près tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant respire la joie du goulag sibérien…

On peut quand même pas rien faire de la journée, on se « botte » donc le derrière et monte sur nos vélos pour se rendre à l’office de tourisme. La jeune fille sur place nous aide à identifier un bon magasin de vélos et le meilleur endroit pour obtenir l’Internet sur nos cellulaires.

En ville, nous évitons généralement les visites à vélos pour plusieurs raisons; barrer et débarrer les vélos est long et fastidieux, se suivre en ville est stressant avec les voitures, arrêts, tramways, piétons et évidement on a souvent pas la moindre idée où nous allons. Nous avons décidé de les prendre, malgré nos doutes, parce que nous sommes très loin de la partie la plus cool de la ville. (Celle où les gens n’ont pas de seringues dans le bras) Pour la distance, c’était une bonne décision, pour le reste, on se rappelle combien il est agréable de marcher dans une ville bondée.

La ville de Manheim, est finalement pas aussi mal qu’elle le semblait. Il y a des endroits vraiment jolis malgré sa malpropreté notoire (un des pire endroit visité à ce chapitre). On se procure des SIM pour nos cellulaires pour un prix dérisoire. Le français peuvent bien continuer à se faire avoir chez eux, parce qu’ici c’est une autre « game »

À un magasin,du genre FutureShop, on nous vends 3 cartes SIM pour le prix d’une (on a pas le choix apparement). Le lot coûte un incroyable 5€ et vous permet, pour chaque carte, d’obtenir 7 jours d’Internet illimité…Wow! Ce sera un peu compliqué de se branché dans la soirée, mais pour 5€, on est près à se donner du trouble.

Un parenthèse sur l’Allemagne. Pour nous, la langue est une véritable surprise. On croyait qu’on pourrait déchiffrer quelque chose mais on comprend absolument rien! Après de longues semaines en France, il faut s’habituer à vivre un peu plus dans une bulle.

Sur nos vélos, Annik prend conscience d’un problème. Elle pointe le « rack » de la bicyclette de Patrick et s’exclame;

J’pense qu’y a quek chose de pété!

Par on ne sait quelle force obscure de l’univers (matière noire, neutrino…) le support retient toujours les sacs, mais la membrure principale gauche a cédé et celle de droite, brisée et réparée il y a un bon dix jours, est de nouveau brisée. Il fait absolument trouver un remplacement aujourd’hui. À dix minutes de la grande tour d’eau, un des endroits les plus connus de la ville, on trouvera l’objet de désir pour un prix plus qu’abordable. On dit que les européens payent trop cher leur équipement de hockey « , on vous confirme que pour les vélos, on se fait « fourrer »!

Maintenant que nos emplettes sont faites, on se dirige vers le parc (payant) de la ville. Superbe endroit, on y trouvent des cigognes, canards et autres « bebittes » à plumes partout. Le site offres de tout; plusieurs restos, terrasses, jeux pour enfants, jardins, mini-zoo et autres. Pour le prix, c’est un endroit fabuleux, tout le contraire d’une grande partie de la ville.

Pour nous le clou de la journée, enfin le moment qui nous a fait « pissé » de rire, c’est quand Mika nourrit les carpes à grand coup de…popsicle. D’abord le contexte; au centre du parc, on trouve un grand lac sur lequel se déplace des petits bateaux avec auvents trainés sur des rails dissimulés au fond de l’eau. Ça a l’air cool, on s’y dirige donc. En chemin, on s’arrête sur le bord du plan d’eau appelé par des mouvements nombreux et vigoureux. Mais qu’est-ce qui fait autant de vagues? …des carpes!

Elles sont grosses, nombreuses et voraces et n’ont qu’une idée en tête; se nourrir. Au moindre mouvement près du bord, elles s’avancent vers vous la bouche en « duck face », les lèvres pulpeuse sorties de l’eau dans l’attente d’obtenir de délicieuses offrandes. Elles se préparent à une surprise… Sous les encouragements de sa famille, Mika a décide qu’une carpe ça mange… des popsicles trois couleurs

Si vous croyiez qu’elles se « foutent » des popsicles, détrompez-vous! Les carpes adorent sucer! On devient une véritable sensation, des dizaines de personnes se retrouvent autour de nous pendant que les carpes tentent temps bien que mal d’attraper le délicieux glaive de glace. Par moment, certaines l’atteignent, ferment leurs lèvres autour et partent avec un morceau. À l’apogée de l’événement, la matriarche, une carpe de 50 pieds et de 4000 kilos, sort sa grosse bouche et avale tout ce qui reste du popsicle sous les rires de la foule.

On prend place dans la bateau où on prend une « petite » bière (une grosse parce que c’est tout ce qu’ils vendent). Le carpes sont toujours aussi motivés. Pour chaque bateau, trainé sur une rail sous-l’eau, une horde de petit bouches roses apparaissent à proximité et se jettent sur la coque; c’est du délire! Comment un chose aussi ridicule peut nos faire rire autant?

Patrick et Mika se donne le défi de se mettre les pieds à l’eau et d’attendre la venue des suceuses. Patrick crie comme une fille à l’arrivé des bêtes à grandes bouches. Pendant ce temps, d’autres visiteurs passent tout près et se demande comment cet homme a pu avoir des enfants. Mika fait de même mais se contente de rire. En fin de compte, à part quelques petits becs et sucettes, les carpes préfèrent les popsicles!

On visite le reste du parc en vitesses (la pluie s’en vient) non s’en permettre aux enfants de sauter en trampoline, descendre en tyrolienne et se fracturer les jambes sur un pneu accroché au bout d’une corde (mauvaise idée). Plusieurs cigognes arpentent les jardins et nous observe; qu’elle grandiose bête. On sort du parc sous la pluie et trouvent un restaurant asiatique où on y on sert des LÉGUMES… Qui aurait cru qu’un brocoli pouvait être si attirant… excellente bouffe.

Retour à la chambre où tout le monde relaxe pendant que Patrick veut mettre le feu dans la face du gars qui a fait le livre d’instruction pour se brancher à internet. Malgré l’intervention de deux allemand natif, il y a rien à faire. Eux aussi décident de rejoindre la secte Mettre-le-feu-dans-face-du-gars-des-instructions. il lui faudra des heures pour finalement faire marcher l’affaire…

Bonne nuit!

Jour 95 – 107 Kilomètres!

Le premier mot qui nous viens à l’esprit après une telle journée c’est FIERTÉ! Faire 107 kilomètres, presque 30 de plus que notre dernier record, c’est génial. Par contre, là s’arrête les célébrations. En théorie, nous aurions jamais dû dépasser 77 kilomètres si on avait pas fait le tour de chacune des fleurs, maisons et niches de cette partie de l’Allemagne.

D’abord, retournons au début, pour tenter d’expliquer les circonstances du record et le 30 kilomètres fait en trop. D’abord, nous sommes dimanche, et en Allemagne, certainement dans cette partie rurale, absolument aucun commerce n’est ouvert. (On a même eu peur de manquer d’eau). Deuxièmement, aussitôt que l’on quitte la France, notre internet s’éteint avec un effet aussi dévastateur qu’une lobotomie. En effet, parce que rien n’est ouvert, et que nous n’avons pas Internet, nous devons nous fier à de vagues « snap shot » de carte (absolument pas à la bonne échelle). On complète ça avec des affiches en allemand qu’on a peine à comprendre et à notre sens de l’orientation déficient.

Commençons par les bonnes nouvelles; il y a des pistes cyclables absolument partout et sans faire d’exagérations, il y en a même passant sur des dizaines de kilomètre, entre les champ de « blé d’Inde ». Félicitation à un effort titanesque pour les cyclistes. Ça peut sembler futile, mais ces pistes sont bien plus occupées qu’on pourrait le penser… Ça en est presque « freakant » (vous en croisez souvent des gens dans un champs de mais?)

La deuxième bonne nouvelle, est que les pistes cyclables sont très belles et également dotées de système de signalisation complet. Le problème pour nous, c’est que chaque « sacré » mot de cette langue à l’air du dernier qu’on vient de voir. On lit et on se dit,

Celui là, je vais m’en rappeler!

On a pas fait 100 mètres qu’on se souvient plus de rien, même pas la première lettre de la destination…pas de quoi pour aider à se retrouver.

Maintenant, si vous arrivez à vous rappelez de quelque chose, quand vous arriver dans une agglomération, même de petite taille, les directions changent pour des noms de quartier et de rues au lieu des prochaines villes; aussi bien nous donner des noms de galaxies. À mi-chemin, il y a tellement de pistes cyclables et d’embranchements, que d’essayer de prendre une décision nous prend des lustres. Sans exagérer, on a dû, avec succès heureusement, arrêter 10 fois sur moins de 2 kilomètres pour décider quel route prendre… Absolument épuisant.. Surtout quand on sait que le temps file.

Un court retour en arrière… en début de journée, on commence ça comme des pros…ou plutôt comme des épais…en faisant 10 kilomètres de détour sur un trajet qui devrait, vous le savez déjà, prendre 77 kilomètres…ça commence mal. (On tait cette information qui mènerait définitivement à une mutinerie) Au fur et à mesure de notre périple, parce que nous n’avons pas les outils et cartes qui conviennent, on rallonge continuellement le trajet. Les fameuses pistes cyclables, on l’apprendra assez vite, sont une jolie idée pour voir des ti-oiseaux, des arc-en-ciel et des forêts magnifiques. Pour ce qui est de faire une ligne droite entre deux points; ON REPASSERA! Tout ces détours nous coûterons finalement un paquet de kilomètres et probablement facilement 20 seulement pour la petite visite dominicale autour des champs.

À un moment, ça frôle l’absurde. On passe par dessus un petit pont et tourne à droite, on commence à contourner un grand champ de mais rectangulaire. Il est grand en écoeurant! On fait un côté, deux côtés, trois côtés, en avant d’entamer le quatrième côté, voilà qu’on aperçoit, à quelques centaines de pieds, le pont où l’on vient de passer il y a 10-15 minutes. On veut pas visite $&%! de champs!

On passe qu’en même de bons moments parce que l’endroit est très beau. On voit notre première cigogne et son nid. Au moment où on aperçoit la structure en branche au bout d’un arbre mort, la voilà qui arrive en vol et se pose doucement avec ses grandes ailes… extraordinaire! On voit également ce qui semble des bernaches du Canada (s’écrit Kanada en Allemagne) et on a la chance de voir le Rhin sur le point de déborder.

Ce qui frappe du fleuve, c’est qu’il a beaucoup de courant. Dans la section où nous rejoignons la piste cyclable, il est si haut, que l’eau la recouvre par endroit. À peine l’avons nous rejoint, qu’on doit revenir sur nos pas parce que l’eau à monté à plus de 30 centimètres et c’est essentiellement la différence entre du linge mouillé et des vêtements secs. On continue notre chemin et les enfant on leur quota… Et c’est pas peu dire. Faire le tour de tous les champs d’Allemagne et suivre le contour de tous les marais de la région ne faisait pas parti de leur plan.

Parti à 9:15, nous arrivons finalement à Mannheim épuisé et à 17:00. On fait notre entrée dans la ville à travers les quartiers de l’université. Jusque-là tout va bien. Puis on entre dans le quartier central, divisé comme Manhattan, en quadrilatères. La ville à cette particularité qu’elle n’a pas de noms de rue, mais des noms de pâté de maison en ordre croissant; genre A1, A2… vraiment surprenant. Ce qui est encore plus surprenant c’est la laideur de l’endroit. De tout ce qu’on a vu dans notre vie, c’est probablement un des endroits les plus laid. Tout les bâtiments sont de tailles, couleurs, et gabarits différents, les affiches sont vielles, trop grosse,et tout croche… En bref c’est le bordel…. En plus, malheureusement, les trottoirs et les rues sont affreusement emplies de déchets. Il semble que le premier août est été l’occasion de mettre des locataires à la rue parce que de nombreux parterres d’immeuble sont jonchés de ce qui semble être l’ensemble des biens d’une maison… pas propre propre…

On passe le pont qui traverse le Rhin, et tourne à droite dans un quartier très très glauque… Et c’est là qu’on va coucher! On avance et plus ça va, plus c’est minable. Bon, c’est toujours en ville, mais tout ici à l’art de vous mettre sur vos gardes. (Ça fait un peu peur) On cherche désespérément l’hôtel qu’on sait au fond de cette rue. À notre droite, selon nos infos, on devrait la trouver.

Sur cette rue, quelque chose de bizarre a lieu. À environ 50 mètres du coin, de grands panneaux d’acier peint en rouge avec des indications en allemand bloquent la route. On peut tout de même y accéder puisqu’au centre, deux de ses panneaux sont séparés pour permettre le passage piétonnier (ou à vélo) mais pas en voiture. Parce que notre carte indique qu’on devrait passer par là pour se rendre à l’hôtel, Patrick indique au groupe de s’engouffrer dans cet endroit….

Que trouve donc l’autre côté? On fait quelques dizaines de mètres avec les enfants sous le regard effaré, inquiet et surtout surpris de prostitués en pleine scèance de vente à leurs fenêtres. Patrick décrète l’état d’urgence et dit à tout le monde de faire demi tour et de sortir… (L’affiche disait 18 ans et plus mais on croyait que c’était un chantier de construction…)

Nous voilà à l’extérieur avec des questions du genre…

Qu’est-ce qui se passe?

Pourquoi vous capotez?

En bons parents, nous devrons aujourd’hui aborder la question de la prostitution! Imaginez-vous, que malgré l’évidence, les enfants n’on absolument rien vu aller. C’est pas une délicieuse demoiselle « pas de dents » et à moitié nue qui va leur mettre la puce à l’oreille.

On prend le temps de leur expliquer et de leur faire comprendre que, comme d’habitude, le blanc et le noir n’existe pas. Le mal ultime et le bien absolu, ont le voit que très rarement. Derrière ce qu’ils viennent de voir (même si ils n’ont vraiment rien vu), il a y des vrais personnes, avec des parents et peut êtres même des enfants. Si certains ou certaines sont peut-être méchant, on devrait éviter de conclure, que parce qu’on a peur, que ça ne devrait exister (on qu’on ne devrait pas le voir)…enfin c’est compliqué n’est ce pas?

Nous voilà à l’hôtel ou plutôt l’appartement. C’est immense et on sera bien ici. C’est évident que d’essayer d’écouter la télévision se révèle une tâche pénible.. L’allemand c’est un p’tit peu loin du français. On est tout de même heureux d’être à la l’intérieur.

On envoie Patrick en expédition pour trouver de la bouffe en ce dimanche soir. Convaincu de trouver une multitude de choix de bouffe, il part à la découverte du quartier malfamé… armé jusqu’aux dents…Pour tout dire, sans armes… C’est pas grave, il y a les mots d’encouragement d’Annick

Chééériiii, soit prudent!

Non mais c’est fou! Il marche près de 45 minutes dans le quartier, trouve 12 restaurants de kebab, 20 bars….et absolument rien d’autre. Les instructions étaient pourtant clair… pas de viande marinée pour souper!

Retour à l’appart. avec un constat alarmant. Ou bien on mange de la viande sur un poteau ou bien on meurt de faim dans d’affreuses souffrances. (On a faim, que voulez-vous!). On récupérera donc de délicieux kebab avec un p’tit peu de légumes (on est en manque de légumes).

On se couche avec le mal de jambe, et le cœur rempli de bonheur!

Jour 94 – Strasbourg vers l’Allemagne

On part de Strasbourg ce matin, de l’hôtel Nid de Cigogne. Strasbourg nous aura vraiment surpris positivement, c’est un super endroit. Notre objectif aujourd’hui est de se rendre le plus près possible de la frontière allemande, sans pour autant, que les enfants veuillent commettre un parenticide.

On part donc, en suivant le Rhin qui fait office de frontière entre la France et l’Allemagne. Pour des dizaines de kilomètres on se tient d’abord en territoire français où on apprécie tout les avantages de suivre une rivière; le terrain est raisonnablement plat.

Non mais! Dans quoi on s’est embarqué? On est en pleine campagne et pour être honnête, on fait des kilomètres pour faire des kilomètres. Il y a rien à voir à part de la campagne. Le Rhin, à nos côtés, n’est pas vraiment une rivière au cour naturel. Par moment, elle a beaucoup plus les allures d’un canal que d’autre chose. Si au moins on pouvait l’admirer, mais ici, la route est plus bas que le cour d’eau, une haute butte nous sépare du paysage. Y a quand même pas à se plaindre parce la température est clémente. On souhaiterait seulement ne pas s’être donner un but si ambitieux aujourd’hui. Le compteur s’arrêtera à 78 km, notre nouveau record.

Il y a quand même quelques « highlights » dans tout ça. À un certain moment, on se retrouve près d’un quai qui sert à la traversé vers l’Allemagne (on est encore du côté français). Ce qui sort de l’ordinaire ici, ce sont ces dizaines de cygnes près du quai. Pour nous, c’est une première. On s’arrête pour les nourrir avec des petits craquelins encore intacts dans nos sacs. Apparemment, les biscuits Bretons font parti de la diète de ces grands oiseaux. Au moment où on croyait être leur préféré, de sordides individus se présentent à nos côtés (un papa, sa fille de 6 ans et un garçon d’environ 3 ans). C’est sûr que comme personnages louches il y a pire, mais c’est plutôt ce qu’ils transportent qui nous met mal à l’aise… C’est officiellement « OVER »! Ils sont maintenant des Superstars pour les cygnes; Le papa transporte une grande boîte avec des dizaines de baguettes et autres pains et s’apprête à nourrir le groupe. (Nos p’tit craquelins ne font pas le poids) Ne croyiez pas qu’il « s’enfarge » dans la grosseur des portions. Pour lui, un morceau convenable consiste en une baguette cassée en deux qu’il tire à bout de bras. Si par malheur, il pogne la tête d’un oiseau au vol c’est la décapitation garantie. Ça se bat solide pour obtenir des portions du boulanger. À la moindre prise, il y a combat jusqu’au moment où l’eau commence à défaire les baguettes en plus petit morceau. Pour nous c’est la fin. On quitte et recommence à pédaler en direction du nord.

Les heures s’accumulent et les enfants sont « tannés ». On peut pas dire que c’est la journée la plus enlevante.

On se rend à la frontière, qu’on traverse pour le plaisir, avant de retourner sur nos pas pour trouver un endroit pour dormir. On arrive au camping la « falle » à terre. Il est maintenant plus de 18:15h et on a notre gros tas. On se pointe à la porte de la réception et comble de malheur, le bureau fermait à 18:00! Sur le coup on s’inquiète pas trop se disant, qu’au pire on s’installera sur le site et on réglera ça demain. On s’avance vers la guérite juste à côté et là, on se rend compte que ça va pas du tout. Le camping est littéralement fortifié, on se demande d’ailleurs pourquoi. La guérite est en fait une haute clôture et l’entrée pour piéton est un tourniquet activé par une carte. À moins de tricher, et d’y entrer à la même occasion qu’une voiture, on est prit à l’extérieur. Avec un tel dispositif, on hésite à s’immiscer sans autorisation, ils prennent ça au sérieux c’est gens là. Toute intrusion fini fort probablement en lapidation. On fait le tour, interpelle la cuisinière à travers la fenêtre du building qui nous dit que tout est plein. On est sur le derrière..on est vraiment à « boute » et là, il va falloir trouver un autre endroit pour dormir???

Finalement, une jeune fille, qui parle français, nous demande si on a besoin d’aide….yes,yes,yes!!! Comme par magie, elle nous fait entrer. On se sent littéralement comme Alibaba qui se rend compte qu’il a le bon code pour entrer dans une caverne au trésor. Le staff est finalement super sympathique (pas de lapidation à l’horaire) On s’installe en vitesse, parce qu’après tant d’efforts, on a le goût de prendre l’apéro. On prend quelque bières et Mika fait la découverte des Smooties… Au moment de fermer les livres en soirée il en a but trois. Est-ce possible de faire une overdose de vitamines?

Les gens qui tiennent le camping sont une famille et tout leurs membres prennent part au activités de l’endroit. La jeunes fille d’âge universitaire nous rode autour et nous pose des questions. Elle est sympathique mais sa gène la rends…une peu gênante. Qu’importe. Une belle soirée autour d’une table où nous mangons des frites en se faisant manger nous même par des hordes de mouches.

Jour 93 – Patiner à Strasbourg et mettre le feu à la cathédrale

On est tellement bien situé et on a été si efficace, hier dans nos visites, que ce matin, on se gratte un peu la tête en se demandant ce qu’on pourrait bien faire.

Déjeuner pourrait être une option, mais comme il est déjà presque que 11 heures, on se dit qu’on devrait aller manger au resto mexicain qu’on a tant aimé hier (il y a rien comme ce mettre la gueule en feu au levé). Nos papilles épargnés du sauvage assaut de la sauce piquante nous remercie de voir le restaurant fermé à cet heure. On continue donc à marcher et tombe sur un marché publique où abondent autant de cochonneries les plus ignobles que les plus délicieux repas… Après être passé devant un vendeur de tapisserie des années 70, un qui vend exclusivement des élastiques à bracelet, une dame offrant seulement deux douzaines de mais entourés de mouches et un délicieux étalage de saucisses, (trop long et compliqué de manger de la saucisse ici) on s’arrête devant un stand de boulangerie. La dame est drôle avec son grand sourire et son français teinté d’allemand. Elle prend plaisir à nous expliquer chacune des spécialités locales (on se rappelle plus des noms)…

On ramasse donc un échantillon de plusieurs nouveautés et de classiques. Nous voilà dans un petit parc pas très loin, où nous dégustons toutes ces spécialités, qui au fond, sont un peu sec sans un chocolat chaud ou un café. Le ventre rempli et le gaz au fond, on se met en marche pour traverser les nombreuses rails qui séparent la ville en deux. Pour se faire, on doit se taper une longue randonnée qui nous amène, après plus de 45 minutes, à l’aréna de Strasbourg (qui s’appelle l’Iceberg)

On s’était dit qu’un petit tour sur la glace pourrait être agréable mais l’emplacement est fermé jusqu’à 13:00. On devra donc patienter dans un quartier qui n’a pas grand chose à offrir. On s’arrête pour regarder des jeunes faire du BMX et du skate, on tète une liqueur le derrière sur le trottoir pendant que les enfants se collent sur absolument tout ce qu’ils touchent après avoir mangé un « Mister Freeze – un vrai! Non mais!!! C’est tu si dure de pas se « beurrer » avec ses patentes là??? – Inévitablement, il y en a toujours un qui fini par prendre le jus qui reste et à faire une niaiserie avec.

Pourquoi pas le tirer partout?

On pourrait bien y rajouter du sable!.

Souffler dans l’enveloppe encore à moitié empli serait amusant, ça risque sûrement pas de salir tout le monde dans les 30 pieds!

il faut dire que Mika est un expert dans le « pigrassage », et qu’à chaque fois, il nous impressionne avec ses idées de génie. (Être créatif, c’est une qualité non?)

Sur la patinoire de l’aréna, on se pète la gueule, du moins on essai de ne pas se la péter. Il s’avère que les patins sont aiguisés une fois par mois. Quand ils le sont, la technique utilisée consiste à les attacher en arrière d’un camion, rouler à grande vitesse sur de l’asphalte et assez vite pour faire des « flammèche », pour ensuite les passer à la laine d’acier pour s’assurer que tout ce qui pourrait être coupant ne le sera pas! (ce serait dangereux n’est pas?)

Le résultat; Il serait plus facile de patiner avec deux chaloupes « strappée » dans les pieds qu’avec ces patentes là! Le préposé à l’accueil s’excuse, dès le départ, en disant que la qualité de l’équipement ne pourrait jamais égaler ce que vous, canadiens, portez. On reste debout, à bouger un peu les bras pendant 45 minutes, avant de quitter un peu déçu de ne pas avoir pu faire plus.

On the « bright side », comme on dit, les français gèrent différemment les patinoires et c’est drôle à voir. Oubliez les surveillants ou le sens de glace pour patiner! Ils ouvrent simplement les portes et laisse les gens patiner ou ils veulent, comme ils veulent. Au dernière nouvelles (on a demandé) aucun accident sérieux. À la lumière de cette information, de l’équipement déficient et du talent limité des français avec les patins, il serait peut être temps de réévaluer nos techniques de surveillance un peu sévère du Québec.

ici, ce qui semble être la grosse affaire, à l’instar du hockey, c’est l’espèce de patin acrobatique avec les jeux de pieds. Beaucoup de jeunes ont des routines très élaborées et assez impressionnantes merci.

Une bonne grosse marche pour nous ramener à l’hôtel et puis dans le cœur de la ville. Il y a pas à dire, la ville de Strasbourg est très agréable. On re-marche certaines sections et essaie d’emprunter chacunes des petites rues que nous aurions pu manquer. On y passe quelques heure à profiter simplement de l’endroit.

Bon, des fois on a un peu honte du manque de productivité de nos visites. Aujourd’hui en est un exemple patent. Les enfants, depuis déjà quelques semaines, sont partis sur un « trip » qui consiste à essayer d’obtenir la série complète des personnages Simpsons en Lego. À la manière des albums de collants de hockey de notre époque, vous finissez généralement par obtenir 100 fois le collant du mollet de Owen Nolan au lien du collant brillant de Wayne Gretzky. Dans leur cas, ils ont maintenant cinq Scratchy et Homer est toujours introuvable. Voici la façon que ça fonctionne; vous achetez un sachet, avec le personnage « démonté » à l’intérieur, et à l’ouverture vous l’assemblez. Comme vous ne savez pas vraiment ce que vous achetez, vous obtenez évidement souvent les même personnages. Pour obtenir les 16, vous devez généralement faire de la prostitution pour payer la facture. (Voici parent le moment idéal pour expliquer à vos enfant ce qu’est la prostitution)

Au cherche quelques endroits où nous pourrions mettre la main sur ce produit. On y arrive simplement pas jusqu’au moment où, au detour d’une rue, telle l’étoile du nord, nous apparaît le MAGASIN DE JOUET! Les enfants s’y lancent comme des damnés , et contre toute attente, malgré la taille colossale de l’endroit et des rues avoisinantes bien remplis, l’endroit est absolument désert. Le caissier, comme heureux de voir un peu d’action, nous salut avec beaucoup d’enthousiasme. On cherche les fameux Simpsons en faisant toutes les allées du magasin pour finalement les retrouver à deux pieds du comptoir de sortie… exactement où le préposé enjoué se trouve. Les enfants en achètent quelques un pour finalement obtenir qu’un seul nouveau personnage… une grosse déception.

On marche ensemble jusqu’à la place principale pour prendre l’apéro. On s’assoit à une terrasse d’un bar où ils font leur propre bière. Quel superbe endroit et l’atmosphère est géniale. Les parents y vont d’une « broue » pendant que les enfants commandent l’irremplaçable Fanta. Sur la terrasse, on profite du beau soleil mais les enfants n’ont qu’une idée en tête…Simpsons… Mika demande l’autorisation d’aller acheter d’autre sacs de Lego. On accepte de les laisser partir seul, à quelques rues de là, à conditions qu’ils restent ensemble. Un bon moment plus tard, les voilà de retour pour nous informer des derniers développements. Le gentil caissier, maintenant au courant de leur quête pour compléter la série des Simpsons, à décider de les aider à remplir cette mission. En tapotant, « tamponnant », manipulant des centaines de sacs au magasin, ils devraient être en mesure de trouver les personnages manquants. Dans les deux heures qui suivent, Mika ou Océanne reviennent plusieurs fois à la terrasse, nous indique qu’ils sont près du but et qu’ils ont simplement besoin de plus de temps. PAS DE TROUBLE, nous on chill avec un drink.

MISSION ACCOMPLIE: Les enfants ont finalement toute la famille des Simpsons. Avec la supervision de ce héro sans nom (il restera dans l’histoire de la famille); la série est complète!

On quitte cette jolie place pour s’arrêter au Apple Store. Comme à l’habitude, c’est un superbe magasin et il y a beaucoup, beaucoup de monde. La raison pour lequel on vous parle de ça, c’est que l’achat de nouveaux écouteurs nous amène à rencontrer un vendeur aux attributs…hors de l’ordinaire. Dans les magasins Apple, les conseillés sont aussi les personnes à qui vous devez vous adresser pour payer. On cherche quelqu’un de libre et tombe sur ce grand gaillard qui n’a rien de particulier. Par contre, lorsqu’il ouvre la bouche, la nôtre s’ouvre sous l’effet de la surprise. Dans toute l’histoire de l’univers, le plus hauts ultrasons n’ont jamais sonnés aussi aigu! Au son de sa voix, des dizaines de chiens se jettent dans les fenêtres dans d’horribles douleurs… Sans blagues – après quelques instants on s’habitue et apprécie sa bonne humeur. Salut l’inconnu aux pouvoirs ultrasoniques!

On continue à dehambuler dans la ville et en soirée décide de se payer une folie. La place devant la cathédrale de Strasbourg est un endroit très touristique et occupé. De nombreux restaurants ont d’immenses terrasses s’avançant dans la place et accueillant les foules. Ce genre de restaurants bien situés n’ont d’égale que leurs prix démesurés et leur bouffes « so so ». La raison pour laquelle ça nous intéresse d’être ici, est qu’en soirée la cathédrale est le théâtre d’une projection visuelle grandeur nature avec trame sonore. On s’assoie donc et commande de la bouffe en attendant le début du spectacle. Le serveur est vraiment sympathique mais la bouffe, qui se veut de type allemande, est pas loin d’être infecte…on doit donc rincer le tout avec de la bière, qui elle est toujours bonne.

Le spectacle commence. Quel spectacle! Pour un court 15 minutes accompagné par la musique, la cathédrale prend feu sous les projecteurs. Impossible de dire réellement si il y a une trame narrative, mais le jeu des couleurs et les effets sont tout simplement magiques. On l’écoute et sommes ébahis. D’ici trente minutes, il y aura une autre projection… On s’empresse donc… de « brêter »… le plus longtemps possible à notre table pour une deuxième représentation. Que dire? Simplement excellent!

La soirée terminée et nos fesses maintenant sur nos lits, on se félicite d’une si belle journée et attend avec impatience la prochaine sur nos vélos; direction Allemagne.

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Jour 92 – Strasbourg

Strasbourg, c’est à la frontière entre la France et l’Allemagne. Pour nous, c’est un vent de fraîcheur, parce que l’architecture y est vraiment très différente. On y retrouvent beaucoup de ses bâtiments avec des structures de bois exposées très typique. La ville est ceinturée de cours d’eau, principalement des canaux, et ça lui donne beaucoup de charme.

On a pas vraiment de gros plans aujourd’hui; simplement faire le tour de la ville à pieds et profiter de l’endroit. Hier, on s’est couché à plus d’une heure du matin après le retard du train, on laisse donc les enfants dormir autant qu’ils le veulent. Preuve qu’on a plus de jeunes enfants, les deux se lèvent à 11:00… Bonjour les ados!

On part déjeuner. Enfin, on devrait dire prendre le lunch, parce qu’à cet heure là, ce serait mieux de manger un vrai repas. On tombe sur une restaurant mexicain et l’idée nous tente. La propriétaire est une française qui a beaucoup voyagé aux Ėtats-Unis et au Mexique. Elle nous raconte pleins d’histoires et les raisons qui expliquent l’existence de son restaurant mexicain à Strasbourg. En retour, on jase de notre voyage pour lequel elle a beaucoup d’intérêt. Finalement, on bouffe, et c’est vraiment très bon. Ça nous change parce, qu’en France en particulier, la bouffe sur le pouce se résume au choix suivants;

– Kebab
– Panini

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– Hamburgers

On s’entend que manger de la bouffe différente nous fait vraiment plaisir parce qu’avec le kebab, on se bâtit lentement des pierres aux reins. Les kebabs, c’est délicieux, mais c’est comme n’importe quoi, on se tanne. Mika, de son côté, ne mangerait que du Subway. On ne connaît pas les racines de cette amour inconditionnel pour le restaurant jaune, mais, si on en voyait plus souvent (merci, il n’y en a pas trop) on aurait droit au supplice spéciale Mika. Il nous ferais la demande solennellement, à genou par dessus le marché, pour ensuite nous rappeler tout les bienfaits de manger des légumes régulièrement, nous remémorer l’histoire, non moins incroyable, de Jared, le ti-gros transformé en athlète olympique. Une fois son premier tour complété, il répètera le même discours jusqu’à ce que nos oreilles bourdonnent, que notre cerveau, sous la torture, commence à faillir, qu’une légère « brou » se forme au bord de nos lèvres, tout ça avant de se placer en position fœtal sur les genoux du premier inconnu. C’est généralement ce qu’on doit subir, à moins bien sûr, de simplement lui remettre 20$ en lui demandant de cesser la torture. On optent généralement pour la deuxième solution ou simplement attend assez longtemps pour que son père pogne les nerfs. (C’est un expert) Pour le moment, Strasbourg nous évite tout cela par la simple absence de Subway en ville.

On fait le tour de la ville et on aime beaucoup. On fait tous les endroits connus; la Petite France avec ses canaux et ses superbe maisons, les grandes places, les petites rues piétonnières, et la grande surprise; l’incroyable cathédrale gothique au centre de la ville. Premièrement, elle est immense (la deuxième plus grande d’Europe apparemment) et conjugue superbement bien le massif et le délicat dans la même façade. De grandes et longues flèches et d’innombrables colonnes l’ornent de manière magnifique. On y monte pour observer la ville d’en haut gravissant les 330 marches en colimaçon; très cool! Heureusement pour nous, on est pas pogné derrière une « tortue » parce qu’à la largeur de l’escalier, les dépassement auraient été difficile. Du haut de la plateforme, qui est encore environ 75 mètres plus bas que le clocher, on peut voir l’ensemble de la ville dont le quartier du Parlement de l’Union Européenne.

Retour sur la terre ferme, où on continue notre visite ponctué de petits arrêts dans les boutiques. On réussi à interrompre la transformation de Mika en monstre sanguinaire en s’arrêtant dans un magasin de bonbon. Ça lui permettra de rester concentré sur autre chose que l’immense douleur de magasiner. Comme d’habitude, on presque rien acheté, où on mettrait ça « anyway »? Un petit verre, sur une terrasse et retour à notre chambre avant la soirée.

À l’hôtel, Patrick fait un somme, pendant qu’Annik lave des vêtements dans le bain (c’est ce qu’on appelle la séparation des tâches). Elle trouve l’expérience fabuleuse ne pouvant attendre pour laver les vêtement à nouveau de cette façon. Quel bonheur de laver les bobettes croustillantes de son extraordinaire conjoint. Pendant qu’elle prend tant de plaisir, Patrick lui s’emmerde; est ce qu’il y a quelque chose de plus ordinaire que de dormir?

Annik est en charge des décisions ce soir; choisir un restaurant pour commencer. On trouve rapidement, parce qu’elle au moins, elle « niaisera » pas pendant une heure pour trouver les conditions optimales, ce que Patrick ferait; position du soleil, orientation de la terrasse, un centre de table dans les tons de lilas, costume des serveurs assortis au centre de table, et qualité du mobilier – parfois il regarde même le menu). Une bonne bouffe et on file à l’hôtel pour bon dodo.

Note: Plus de la moitié du voyage…et de notre argent sont maintenant chose du passé. Il nous reste encore 3 mois et on ne peut pas attendre pour la suite.

Jour 91 – Un nouvel ange

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On part de Poitiers pour Strabourg sur la frontière Franco-Allemande. On prend un TGV en fin de journée après avoir « bretté » une partie de la journée sur une terrasse et à la gare. Départ pour 17:15 avec arrivée à 22:00.

Le confort à bord est super. On a nos 4 fauteuils avec table centrale…mais d’abord, parlons de l’aventure pour entrer nos bagages là dedans….. Oh my God!!!

Avant tout, quelques petites choses à savoir d’un TGV en arrêt; Premièrement, il n’arrête généralement que 3 minutes, il faut donc être prêt et à proximité du bon wagon dès son arrivé. Deuxièmement, un TGV, ça a deux étages (on s’en rappelait plus). Troisièmement, il n’y a pas de compartiments à vélo, nous devons donc démonter nos vélos, les mettre dans des sacs de transport pour ensuite les entreposer comme des bagages à main à quelque part dans le wagon. Finalement, tout passager sur le quai se transforme en GI sanguinaire conditionné que pour une seule chose; entrer à tous prix en premier même si il faut tuer, estropier ou même laisser des enfants sur le quai…de la pure folie.

On exagère à peine l’affaire; plusieurs sont si stressés qu’ils sont prêt à se bousculer pour entrer même avant que les passagers descendent…bon revenons, à notre histoire.

Tout commence dans le hall. On vient d’annoncer le quai d’embarquement; le #2. Chanceux, nous aurons 25 minutes pour monter en ascenseur sur la passerelle, redescendre sur la quai, démonter les vélos, les mettre en sac et se placer au bon endroit pour l’arrivé du wagon 7.

Ça commence mal; la seule ascenseur sur place est submergée de gens trop lâche pour monter leur sac à dos dans une montée himalayenne…de 30 marches. Un groupe de p’tit-clin, avec une personne blessée à la cheville, décide de se placer devant nous (être blessé permet évidement de passer devant tout le monde). On indique gentiment aux épais, maintenant devant nous, que la politesse élémentaire serait d’attendre son tour. On monte finalement avec nos vélos qu’on doit encore redescendre dans un autre ascenseur au dessus du quai correspondant.

Sur le quai, on se place où devrait arrêter notre wagon. Le voilà! Au moment d’entrer avec nos vélos, maintenant dans leur sacs de transport, un monsieur et sa femme décide de nous passer dans la face et d’aller s’installer dans le vestibule du train, exactement au pire endroit pour nous permettre d’entrer. Le « tôpin » a même pas la gentillesse d’essayer de ce déplacer. Il se contente de nous regarder en levant les épaules. Peut être essayait t’il d’exprimer de la tristesse à notre égard, nous qui sommes maintenant sur le point de manquer notre train?

Si on fait pas quelque chose maintenant, on va rester sur le quai! Patrick lui démande de se tasser un peu (avec insistance). Il accepte de fournir son aide en se déplaçant de 10 centimètres vers la droite et de changer son portefeuille de poche… Désolé les enfants… Mais quel cornard, il est aphasique ou quoi?

On finit par être prit pour entrer absolument tout notre stock, incluant quatre vélos, dans l’équivalent de trois pieds carrés, par terre, devant la porte. Le monticule qu’on met en place a peine à tenir debout lorsque les portes du TGV ferme. Imaginez la suite! Maintenant, il a décidé de bouger et notre stock est dans ses jambes….JE VAIS LE TUER!!!

Tout se tasse. Annik et Patrick passe les 30 prochaines minutes à déplacer notre matériel à un endroit convenable…pas évident. Trouver de l’espace pour nos vélos dans ce train tient vraiment du miracle. On les placera finalement dans le couloir, au deuxième étage du wagon, pas trop loin de nos places assises.. Non, mais quel aventure!

Un TGV c’est vachement cool. Ça roule vite, vite vite, et dans un très grand confort. Nous on va à Strasbourg à l’autre bout du pays, on parle donc d’un voyage d’un peu plus de 4 heures. À l’aide des écrans dans chaque wagon on peut suivre la vitesse du train. À un certain moment nous atteignions même 315km/h. On ne pouvait tout simplement pas lâcher le tableau des yeux… Va t’il aller plus vite? Va t’il battre un record?

À mi-chemin, nous sommes immobilisés, et ceci, nous le serons plus tard, pour plus de deux heures trente. Nous on est pas inquiet du tout, parce qu’on a tout le temps du monde. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Un train immobilisé ça veut dire des transferts manqués et plein d’autres désagréments. On apprend que la cause de ce retard est dû à un « événement humain ». Dans la langue de bois ça veut dire un suicide.

Le train, devant nous, a frappé une pauvre victime d’une vie difficile; quelqu’un qui a cru qu’il n’y a fait plus d’espoir et que la souffrance à fait agir. On ne connaît pas cette personne et on ne connaît rien de son histoire. Pourtant, son geste tragique nous permet de discuter de suicide avec nos enfants. Il n’y a plus rien à faire pour elle ou lui, mais ce soir, on se fout d’être en retard. On pense à sa famille, qui eux, recevront de bien tristes nouvelles.

On arrivera finalement à Strasbourg passé minuit. L’hôtelier ne nous attendait plus. Notre choix d’hôtel aurait difficilement été plus judicieux. Il est littéralement à 50 mètres des portes de la gare. C’est si proche, qu’on se permet même de simplement amener les chariots de la gare directement à la porte de l’hôtel. Il fallait quand même voir la scène; trois chariots avec des bagages en équilibre montant les trottoirs, traversant la rue poussé par des enfants somnolents et qui ne pensent qu’à se coucher.

L’hôtel est super, on est aux anges et on dort en passant à l’autre ange sorti des rails de la SNCF.

Jour 90 – Poitiers et Futuroscope

Le Futuroscope, c’est un peu le Walt Disney de la région. En fait, c’est un immense parc. Ici, vous ne trouverez ni montagne russe ni machine à faire vomir. Tout sur place est hautes technologies, vidéos, simulateurs et autres trucs de genre. Mais avant toute chose, comment se rendre à cet endroit que les enfants désirent si ardemment visiter?

C’est à distance de vélos, mais parce que on risque de revenir tard, on préfère envisager la bonne vielle autobus. Le trajet prend environ 45 minutes et nous trouvons rapidement la station de départ tout à côté de la Place Notre-Dame.

Nous voilà dans l’autobus et tout se passe comme prévu jusqu’à l’approche du Futuroscope. La ligne s’appelle Futuroscope, la station finale s’appelle Futuroscope, néanmoins, si vous vous rendez au bout de la ligne, on vous « dompe » au milieu de nul part. Le chauffeur, comme si c’était la première fois que ça lui arrive, déclare Terminus… On se regarde, sort et demande à une dame où on peut bien être?

Aller comprendre pourquoi, mais cet autobus ne se rend pas directement au Futuroscope. On doit se taper plus de 30 minutes de marche pour se rendre à la porte…

Bientôt, on commence à apercevoir certaines de ces édifices très bizarres du parc. C’est excitant! Pour être franc, la raison pour laquel Poitiers nous attiré en premier lieu, est la présence de ce parc très connu en France.

La journée est maussade et il fait frais. On espère donc éviter les foules. Arrivé sur place, on fait la fil pour acheter des billets. Comme tout bon vieux parc de ce type, vouloir y entrer résulte en la liquidation de 10 ans de REER et la vente d’un rein. On est pas regardant parce qu’on est prêt à vendre un deuxième organe pour mettre la main sur la carte VIP.

La passe VIP est spécialement conçu pour mener aux meurtres des visiteurs des castes supérieures. (Aujourd’hui c’est nous!) Doté d’une badge rose gigantesque on peut désormais vous identifier sur le champs et vous passer à tabac. Ça c’est le côté négatif, mais pour le positif, vous avez le droit de passer devant tout le monde. Quand la plèbe doit se taper des fils gigantesques nu pieds dans la garnotte avec une grosse envie de pisser, nous, on leur passe dans la face. En bref, on a le sourire à passer devant en leur faisant des bye bye. Les sous-classes, elles, cherchent des objets coupants pour nous zigouiller. Toute cette histoire aurait certainement inspirée un « sequel » au « Le capital » de Karl Marx et peut être même une nouvelle révolution Russe. Qu’est-ce que vous voulez? La royauté, ça fait des jaloux et ça peut mettre en danger… Nous, on vie très bien avec ça!

Comme la vie est courte et qu’on ne sait jamais si nous serons les prochaines victimes d’une tentative d’assassinat, on se dépêche de faire toute les attractions reliés à notre passe VIP. Durant cette très longue journée, qui finalement n’était pas si mal au point de vue de la foule, nous réussissons à faire presque 90% de attractions. Nous éviterons évidement la description de chacune d’entre elle. Au lieu de ça, voici notre top trois.

1 – Les Minimoys
Gagnante de la meilleur attraction mondiale 2013, Minimoys est un simulateur avec dôme IMAX 3D. Vous vous retrouvez dans une immense coccinelle qui bouge avec 30 autres personnes (il y a 4 coccinelles). On y projette un film qui est en fait une espeçe de fuite pour sortir du m

onde des Minimoys (dans les 120 prochaines secondes). Le film est super, l’action, l’impression de mouvement et d’accélération sont très réussis. On le fait même deux fois avant que Patrick arrête les enfants pour la troisième fois. (Il aime éviter de vomir dans une coccinelle)

2 – Spectacle de magie
Spectacle de magie; on est de fan… 30 minutes bien ficellé ou un magicien fait apparaître une hélicoptère et une avions sur scène.. Assez fort merci. (On préfère encore Alain Choquette a Ad Lib mais on doit se rabattre sur ce qu’on a)

3 – Les Lapins Crétins
Y’a rien comme l’excitation de la première « ride ». Pour une raison complètement irrationnelle, nous, on trippe sur ces petites bêtes idiotes. L’idée dans cette attraction est que vous vous assises sur une bol de toilette sur rail. (On aurait aimé voir le brainstorming menant à cette décision) Devant vous, quatre tableaux en 3D, où vous voyiez les Lapins Crétins voyager d’époque en époque dans une « laveuse à voyager dans le temps ». Très cool!

On ne connaît pas vraiment les parcs d’attraction, très nombreux en Floride, mais on suppose qu’il y existe un équivalent. Avec Annik qui déteste tout ce qui donne le mal de cœur, un endroit comme le Futuroscope, est beaucoup prés de son bonheu.

Parlant de chose qui donne pas le mal de cœur, une dernière « ride », pour laquelle nous n’avons pas de bonnes photos, mais qui vaut la peine de vous présentez. À notre avis, c’est une attraction original qu’Annik s’empresse de…fuir! On parle ici de gros robots industriels sur lesquels on a monté deux chaises. Vous vous asseyez dans cette chaise qui se met a tourner dans tout les sens au son de la musique danse. Il y a apparement trois niveaux qui peuvent être choisi, donc un où on ne se retrouve pas la tête en bas. Annik avertit Patrick que si jamais elle se sens, ne serait-ce qu’un instant, le sang lui monter au cerveau, se sera la pendaison dès la sortie. (Voir photo véridique) On choisi donc la le niveau 1, et comme prévu ça tourne bien, c’est super cool et Patrick pourra continuer à vivre.

Nous voilà prêt à prendre l’autobus pour le retour en ville. On s’aperçoit que l’arrêt était à 22 pieds de l’entrée. Ça, c’est si seulement on avait prit le bon bus. Maintenant, on attend le 1A qui, on croit comprendre, est le dernier transport à quitter le site. Décidément, les transports publiques pour le Futuroscope ne sont pas populaire. Malgré la fin de la journée et une foule attendue au bord de l’arrêt, on y trouve finalement que les chants des criquets… et un autre couple ahuri qui se demande si on va réellement trouver un autobus ici.

Elle arrive finalement et on y monte. On est tous très fatigué et on ne porte pas trop attention au trajet, et ceci, jusqu’au « call » qui nous réveille subitement.

Terminus!

Terminus quoi?

On est au bout d’une route; en avant, absolument rien et derrière une série d’hôtel devant lequel on vient apparemment de passer. Si on reste ici, notre sort s’améliore pas trop… Pas de taxis à l’horizon et plus aucun autobus…. On regarde le chauffeur et confesse notre ignorance…

Vous vous rendez pas en ville?

Eh bien non, monsieur fait seulement la tournée des hôtels tout près et sa journée est fini. On lui demande son avis sur nos options et sous une pluie qui commence… On est honnêtement sous le choc. On croyait en un retour peinard qui semble vouloir tourner une sacrée aventure….

On aura finalement la chance de rencontrer un chauffeur qui ne désir pas avoir la conscience souillée par deux enfants morts de froid sous la pluie de Poitiers. Il nous offre donc de nous amener au garage, où il se dirige, et de nous laisser devant l’arrêt le plus près du centre-ville. Finalement tout ce passe bien. Malgré tout, un peu plus d’une heure après le départ du Futuroscope, nous sommes aux portes de notre hôtel. On bouffe un Subway en vitesse et se dirige aux lits sachant très bien que la cloche de l’église voisine va nous réveiller « avec bonheur » demain à 6:00…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 30 – Jouer aux drapeaux autour de la Sagrada Familia

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Journée plutôt pluvieuse aujourd’hui. On achète les billets pour l’autobus touristique et ceci pour 2 jours. C’est cher mais les deux lignes du système nous permettent de se promener dans tout les sites de la ville autant qu’on le désir. On nous donne des écouteurs et on peut écouter des commentaires sur ce que l’on voit en chemin. C’est un système libre où on peut descendre, aussi souvent ou aussi peu, qu’on le desir. Notre objectif est de visiter la Sagrada Familia cette cathédrale monumental que Gaudi a commencé à la fin de 19ieme siècle… Et elle est loin d’être terminée. Patrick a toujours rêvé de la voir parce que c’est vraiment un endroit unique.

Sur place, la première impression est que c’est très gros mais aussi…en construction. Ils en sont à rajouter plein de parties et sections et la structures est couverte de grues et échafauds. Sur place, on retrouve une maquette du résultat final. On comprend vite que le bâtiment sera simplement incroyable. Il a deux façade de terminé sur quatre; une construite par Gaudi lui même qui est hyper organique, à la limite du dégoulinant. Encore une fois on aime ou on aime pas. Lorsqu’on s’approche on réalise la quantité phénoménale de détails que l’on retrouve sur être façade…c’est simplement indescriptible. Le plus impressionnant, considérant le caractère unique de l’endroit, c’est que tout a été fait sans le moindre ordinateur, et il n’y a simplement aucune ligne droite. La deuxième façade a été fait par un autre sculpteur qui a un style beaucoup plus épuré, pour Annik et Patrick c’est notre préféré.

Bon, on est pâmé sur l’endroit, particulièrement Patrick. Les enfants s’en foutent pas mal. Pour papa, on doit absolument visiter l’intérieur mais ce sera sans doute pas tout de suite. On en savait rien, mais il y a des millions de visiteurs chaque année et ils limitent l’accès à un nombre maximum de personnes par jour. On devra attendre 2 heures pour entrer. On a faim, on bouffe dans un petit resto ou on se fait arnaquer raide. 4 liqueurs (20€) et trois paninis (25€) pour un grand total de 62$.

Une des particularité de l’Espagne est que les restaurateurs omettent fréquemment d’indiquer le prix des boissons sur le menu. On s’entend qu’il a beaucoup de profits dans 4 liqueurs à 20€. De temps en temps, on baisse la garde et on se fait prendre… Ça fait parti de la game.

On passe une bonne heure trente dans le parc devant la Sagrada Familia et pour les enfants c’est leur moment préfèré de la journée. On joue aux drapeaux! Annik avec Mika et Patrick avec Océanne. Dans les coins opposés du parc, on doit attraper l’imperméable de l’autre équipe et la ramener dans notre coin sans se faire voler la nôtre et sans se faire toucher. On a vraiment du fun. Comme d’habitude, il y a des gens qui nous trouvent drôle et d’autre qui nous trouvent étrange. Les enfants vont en parler pendant plusieurs jours par la suite, comme quoi jouer avec eux est souvent tout ce que ça prend.

On accède finalement à la cathédrale…Wow! C’est simplement extraordinaire à l’intérieur… Extrêmement beau. On ne tentera pas de présenter le lieu, parce que c’est simplement impossible de rendre l’émotion qui vient avec ça. Il faut absolument voir une fois dans sa vie.

Retour à la maison et petit bouffe dans le même restaurant qu’hier. On traine le plus longtemps possible question de passer le minimum de temps dans notre trou à rat. Si on avait pas dépensé autant d’argent la dessus on serait déjà parti.

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Nous rejoindre – mise à jour

Nous sommes en Espagne depuis déjà quelques jours et nous ne pouvons plus utiliser nos numéros de téléphone français. Pour le moment, nous n’envisageons pas de prendre de numéro espagnol mais ça pourrait changer.  Pour nous rejoindre, utiliser les courriels.