On est à notre troisième journée de suite de voyage dans les montagnes de la Corse. On doit toujours partir le plus tôt possible le matin parce que la temperature monte en flèche rapidement. Nous quittons Pianottolli vers 8:20 et il fait déjà 20 degrés et pas un seul nuage en vue pour la troisième journée consécutive. On est dans l’obligation de bagarrer un peu avec Mika se matin; il fait de la résistance pacifique en ralentissant nos opérations le plus possible. On comprend, mais il doit agir comme un membre de l’équipe comme tout les autres. Océanne mérite aujourd’hui que des félicitations. Elle a aussi ses moments mais ce n’est pas le cas dernièrement.
Aujourd’hui, on se de donne un défi. On décide qu’on doit saluer tout le monde que l’on rencontre; ça pourrait être comique. Notre constat, les Corses, dans cette zones sont de mauvais voisins. Pour nous ça dépense l’entendement, mais moins de 20% de gens nous renvois les salutations. (Pourtant nous sommes propres)
Dans la même ordre d’idée, ou une variante sur le même thème du civisme. Des fois, il faut y aller et on n’a pas accès à une toilette rapidement. On arrête à l’épicerie pour demander le si on peut avoir accès à leurs toilettes pour un de nos enfants. On nous répond, pas de blague, aller faire ça derrière l’immeuble. On réplique que le type de besoin n’est pas compatible avec l’arrière d’un bâtiment. Bon, dans ce cas là, on ne peut pas nous aider! On a beau expliquer qu’on est en vélo et que quand c’est pressant, c’est pressant ,mais rien n’y fait. D’après cette réincarnation de Mère Thereza, les employées n’ont pas accès à une toilette. (Comme si c’était possible). Vous vous demandez comment ça se termine? L’envie prendra fin sous un ponceau en route vers Bonifacio!
C’est triste de voir ce genre de gens franchement. On veut ben croire que l’eau est rare en Corse mais faudrait quand même faire un effort pour en enfant.
La Corse est absolument magnifique et elle est aussi peu habité. Pour cette raison, il y a de grandes zones où nous ne pouvons que pédaler puisqu’il n’y a aucun service. Avec la température ici, il serait même difficile de passer une journée sans ravitaillement en eau et en bouffe. (Surtout en eau), capacités de transport sont limité par le poids que l’on peut se permettre.
Un 25 kilomètres aujourd’hui avec de plus petites montagnes mais plus nombreuses. Les pentes sont aussi beaucoup moins douce ce qui en font des ennemis redoutables. La différence avec l’Espagne, c’est la chaleur. On crève littéralement et on doit absolument rouler torse nu ou avec une brassière de sport. Il y a vraiment risque de surchauffe. On se tape donc des montées pour environs 350 mètres aujourd’hui se qui nous donne près de 1500 mètre en trois jours. On doit dire que le plus dure, aujourd’hui, c’est l’accumulation. On arrive au camping de Bonifacio et nous décidons que nous devons prendre une journée de congé demain pour le moral des troupes (Et ça inclu les parents).
Le tour de rein de Patrick s’améliore, c’est quand même sa meilleure journée depuis le départ de Propriano.
Bonifacio est très différents de tout ce qu’on a vu. La vielle ville est juchée sur une colline abrupte entourée de fortifications. On ne connaît, pour le moment, rien de l’histoire de ce lieu peu ordinaire, mais l’endroit est vraiment unique. À la différence des endroits visités jusqu’à maintenant en Corse, cet endroit est vraiment beaucoup plus occupé. Il y a un bon nombre de touriste et on sent, qu’en été, l’endroit est prospère.
En ville, on se traine littéralement, c’est véritablement l’épuisement. La ville est construite en hauteur et on doit, encore monter et monter jusqu’aux fortifications qui abritent l’office de tourisme. En chemin, sous la chaleur écrasante, on aperçoit la mer du haut des falaises blanches sur laquelle la vielle ville juche. Bon ne peut résister. On attache les vélos, et on décide de descendre vers la mer à travers cette longue série d’escalier…on doit se baigner maintenant… On surchauffe après tant de vélo et de chaleur.
Au pied de ces magnifiques falaises on cherche un chemin à travers les immenses rochers question de se rendre vers se qui ressemble un peu à une plage. C’est plutôt inhospitalier pour se baigner mais on désire ardemment une petite saucette.
Véritable stratège, Patrick décide que le meilleur plan pour atteindre cet objectif, consiste en une série de simples manœuvres. D’abord enlever nos souliers, attacher tout nos biens à nos vêtements, marcher nu pieds sur des corails peuplés de crabes, remettre nos souliers puis escalader une séries d’immenses rochers puis atteindre « la plage ».
On exécute le plan comme prévu durant presque trente minutes, nous devons batailler pour ne pas échapper tout notre stock électronique à la mer, Océanne réalise qu’un banc de corail c’est plein de bibittes (yeurkk!) et finalement que nous sommes tous des idiots!
Pourquoi idiot? Et bien, pendant qu’on se tapait la traversé du Vietnam, les touristes descendaient une série d’escalier, somme toute bien ordinaire, que l’on avait pas vu. Quel bande de con on peut être. Pour dire vrai, à la fin notre périple, nous avons vu les dites escaliers et les avons descendu comme tout le monde.
Annik désire en rajouter (pour humilier encore plus son amoureux).
Comble de l’absurde, pour elle, nous amenons tout ces articles sur la plage.
4 casques
Une caméra
2 iPhone
1 iPad
2 IPod
Des recharges de batteries
Ainsi qu’un sac qui selon Annik renferme les objets les plus inutile de l’univers. (du Ketchup, du vinaigre balsamique, sel, poivre et du Quick).
Devant des accusations aussi futile, Patrick désire se défendre en disant qu’ils se fout des dit articles mais tient beaucoup plus au sac que les transporte. N’empêche, avec 2,000$ d’électronique on n’a pas le choix de se transformer en Ninja et de tout traîner en bondissant de roche en roche!
On se baigne, on relaxe et on rempli un peu nos batteries. On passe près d’une heures à chercher des petits morceaux de verre de couleurs dans le sable. Vous seriez surpris de la quantité astronomique qu’on y trouve, preuve que des bouteilles il s’en casse beaucoup sur la plage. Arrêter de rire! On a pas le choix de se trouver des activités, nous on a pas Prise 2 à la télé! Nous aussi on aimerais ça revoir les reprise de Symphorien…
On est trop brûlé pour profiter d’un bon resto ce soir. De plus, l’endroit est très cher. On conclu que manger au camping est la meilleur option. Bonne bouffe simple, petite bière et une…oh MY GOD… Une douche.
Petit rajout sur notre « écoeurite » des camping français en général; 50$ pour un terrain gros comme le fond de bac de récupération, pas de papier cul, pas de table, pas chaise, pas de poubelles et si il y en a il faut nous même fournir nos sacs… Pouvez vous nous expliquer pour quoi on paye ce montant… Les taxe municipales? Il y a pas un camping du Québec qui survivrai 10 minutes avec se genre de service.
Autre anecdote. De 15:00 à 16;30, on nettoie les toilettes. Si vous faite caca à ce moment, on vous attend à la porte avec un fusil en criant que c’est le temps de finir. Il semble que les règlements soient plus important que les clients…c’est de la grosse classe!
Océanne raconte
Aujourd’hui il n’y avait pas de si longues montagnes mais plein de petites qui montent et qui descendent. Les paysages de la Corse sont magnifiques et la bouffe est délicieuse, mais les montagnes, je ne m’habituerai jamais. De plus, il y a quelques jours, j’ai eu de la difficulté à respirer et je manquait de souffle à cause de la chaleur. Depuis, la chaleur n’a pas baissé mais je me suis adapté. Après être arrivé à Bonifacio, on est tombé sur une falaise rocheuse. C’était à couper le souffle. De petites plages pleine de cailloux ou l’on pouvait se rafraîchir des chauds rayons du soleil.



