Jour 78 – Spectacle « cheap » et « crazy carpets »

On reste dans les parages pour continuer de profiter de l’extraordinaire endroit. Ce qu’on voudrait faire par dessus aujourd’hui, c’est de se confectionner des « crazy carpets » pour descendre la dune. Il faut dire qu’on vient d’essayer de descendre avec nos matelas de sol et l’expérience est complètement désastreuse… Ça marche pas.

On se met à la recherche de matériel avec des attentes limités de succès. Peut être serions nous capable de trouver au moins de vielles boîtes de carton assez grandes pour faire la job. Comme on reste sur le camping, le meilleur endroit semble, sans aucun doute, les containers à déchets.

Devant les gros contenants puants, on doute, mais on commence tout de même à faire le tour. Si on avait pas déjà une réputation de « pôteux », on vient certainement d’aider à confirmer les préjugées. Rapidement, on tombe sur ce qui nous semble idéal, même mieux qu’espéré. Au fond, d’un des « bins » on aperçoit de grands cartons très épais, très droits, et Dieu merci, sans sauce tomate ou couches qui coulent dessus. On sort le tout et observe la trouvaille avec émerveillement. C’est un carton qu’on utilise dans la construction, le même genre de truc que nos papas utilisent pour accrocher leur outils au mur – vous savez la version avec tout les petits trous pour mettre les crochets. (Ceux là on pas de trous)

On retourne à notre site, et équipé de tie wrap, d’une tournevis et d’un rouleau de Duck Tape, Patrick confectionne avec les enfants, des poignées sur cette fameuse pièce de carton. Le voisin, qui est ingénieur pour une grosse firme militaire et qui travaillait anciennement sur les fusées Ariane, nous trouve très drôles. On lui demande si ils se servent autant de Duck Tape dans les fusées. La réponse vous surprendra, mais non – c’est pourtant si pratique! (Peut être à l’agence spatiale indienne ou dans les missiles nord-coréen?)

Tout est prêt, et on monte sur le dessus de la dune avec beaucoup d’appréhension. Est-ce que ça va marcher?… absolument pas! La première difficulté est de mettre cette chose au sol; une feuille de 1m carrée au vent, ça s’appelle un cerf volant! Il vente beaucoup et on se fait d’ailleurs exfolier la face sans frais à grands coups de sable de dune. Patrick craint de perdre son meilleurs bronzage à vie dans la minute si on ne descend pas rapidement.

La deuxiement difficulté est de simplement glisser mais sans glisser…. On s’explique. Il s’avère que nos petites foufounes glissent plus sur le carton que le carton sur le sable. Le résultats: il faut forcer comme des défoncés pour simplement rester en place pendant que la crazy carpet descend à la vitesse vertigineuse d’un atome à zéro degrés kelvin. (Pour ceux qui se rappelles pas des cours de Sciences Physiques avec Louis-Guy Danserault, ça veut dire que ça bouge pas). Grosse déception! Enfin, on aura essayé

Le reste de l’après-midi se passe calmement. Pn prend l’apéro, les enfants jouent, mangent des bonbons, et on regarde le temps passer.

En soirée, on soupe au bar. On doit dire qu’on croyait avoir vu des « champions » de la restauration dernièrement, mais ici, ils sont « excellents ». Le service d’une bière est un processus à 400 étapes, qui consiste à attendre 400 fois trop longtemps. Si vous voulez remettre ça pour une deuxième, il vous faut apprendre les danses nuptiales d’au moins 30 oiseaux différents pour simplement obtenir un regard de la serveuse. Si elle n’a pas vu trop souvent ce que vous lui offrez comme spectacle, elle fera un pas vers vous… pour finalement s’arrêter à une table juste devant vous et de repartir pour une autre traversé du globe (mais qu’est-ce qu’elle fait?) . Finalement, la voilà de retour avec une bière…mais à t’elle fini compris l’essence de toute cette parade?…. Hé bien non, la bière est pour quelqu’un d’autre!

En soirée, on se paye de délicieuses pizzas, mais le service est toujours aussi exécrable. On a l’impression que pour travailler ici, il faut signer un contrat qui vous engage à une lobotomie, à faire le maximum de pas sans raison, et de regarder dans les airs avec le doigt sur bouche….

Mais qu’est-ce que je voulais faire déjà?

En soirée, il y a de l’animation comme dans certain campings québécois, mais ici en France, on essaie de vendre ça comme un remplacement à des destinations exotiques du sud. Pourquoi partir en Guadeloupe quand vous pouvez payer 100$ la nuit pour un carré de sable et des spectacles de qualité préparés par des spécialistes de l’animation diplômé par l’Institut International des Jeux Plates.

Ce soir, on a d’abord droit à un quiz musical avec toutes les chansons de « Rock Matante » version française. Le tout sera un combat à finir entre deux madames qui travaillent probablement dans une clinique médicale quelconque. En effet, elle connaissent absolument tout les titres de ses chansons qui donnent la nausée. On rigole, de les voir si excités d’en savoir autant!

Ensuite, sur le même thème, on obtient la participation une dizaine de « volontaires » à l’aide de dards paralysants et en les tirant par les cheveux vers la scène. Il auront la chance de participer à un des jeux les plus enlevant jamais vu. Pour être honnête, c’est presqu’aussi bon que Paquet Voleur. L’affaire dure des heures parce que les règles sont si simples que c’est assuré de finir au petites heures du matin. Le but; à tour de rôle, chanter n’importe qu’elle petit bout de chanson française à condition qu’elle n’ai pas été chanté auparavant. Quand on dit n’importe quelle chanson …We mean it!

On se tape les classiques enfantins un après l’autres, ceux qu’on connaît et ceux que ne veux pas connaître, les chansons de Noël, les « tubes » de l’heure, toutes les tounes d’Erbert Léonard….

J’aime te voir frémir sous me doigts…..

…ainsi que tout ce que vous pouvez imaginer comme délicieuses balades sirupeuses à prendre absolument avec des Gravols. Certain participants sont vraiment drôle. Un se déhanche sensuellement et connaît toute les tounes française classique…l’animateur est obligé de l’arrêter.. Un autre, celui la restera un mystère, chaque fois qu’il commençe à chanter, il se cache les yeux avec la main.. Pourquoi..?.. On rigole bien!

Avant que tout soit terminé, une bonne heure et demi s’est passé. L’animateur à vraiment trouvé la formule gagnante pour jamais rien préparer de compliqué, de quoi vous faire regretter les show cubains aux costumes flamboyants préparés avec des vieux pneus et des cannettes de bières vides.

Les se couche ne sachant toujours pas comment cette soirée enlevante finira!

Les garçons remontent la dune dans la nuit pour allumer les torches que Mika a acheté à Carcassonne. On monte puis ont la descend de l’autre côté à la brunante et arrivent 30 minutes plus tard au bord de l’Atlantique dans la noirceur la plus complète.  On allume la chose, passe quelque temps sur la plage avant de recommencer à gravir la dune avec les deux torches allumés; un très beau moment entre son père et son fils. Remonter la dune est pas mal plus dure que la descendre.  En pleine nuit, ça a quelque chose de vraiment unique.  Les torches finalement éteints, on termine la route dans la complète noirceur sous la voûte étoilé et en l’absence de la lune; superbe

Bonne nuit

 

 

Jour 77 – La Dune du Pyla – 20 après

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il y a maintenant près de 20 ans, un groupe de trois personnes, Annik, Patrick et leur ami Jean-Sebastien Langlois faisait un voyage sur la côte atlantique française et se sont arrêté dans un endroit merveilleux appelé la Dune du Pyla. C’est à cet endroit que nous amenons nos enfants aujourd’hui. C’est la plus grande Dune d’Europe qui fait, tout dépendant des moments, entre 110 et 120 mètres. Pour tout dire, ce que nous aimons le plus de cet endroit, c’est sont côté unique; D’un côté la mer avec ses bancs de sables, de l’autre une grande forêt de pins à perte de vue et au dessus le bleu clair du ciel. La dune est comme enserrée entre le vert et le bleu, c’est vraiment très beau.

 

Notre évaluation des distances était toute fausse hier. On croyait pouvoir se rendre à la dune rapidement en moins de 25 kilomètres. C’était évidement sans compter les imprévus et l’imprécisions de nos cartes qui nous amènerons finalement à rouler 45 kilomètres. Après tant d’attente, la journée semble passer à pas de tortue, on a tous hâte de revoir/voir l’endroit dont nous parlons depuis notre départ de Toulouse.

 

Sur la route, on voit bien que le terrain se transforme en une longue série de grandes collines sablonneuses sur lequel la forêt pousse. On s’approche de l’endroit c’est sûr! Question de vraiment faire une belle surprise aux enfants, à la question posée par Mika;

C’est gros comment la Dune de Pyla?

Patrick leur pointe de petites dunes de sable sur la bord de la route, et déclare qu’elle est au moins deux fois plus grande que ça. Mika en revient pas qu’on a roulé des centaines de kilomètres pour quelque chose de moins bien qu’un pit de sable à St-jean Chrysostome! Le premier à apercevoir la Dune, sera Mika. La route prend soudainement un léger virage à droite qui révèle subitement le haut de la dune derrière ses grands pins. C’est la partie nord de la dune, celle où la plupart des touristes visitent. La crête supérieure est emplie de gens, comme peuplé de petites fourmis marchant dans tout les sens et qui donne cet effet incroyable de grandeur. Mika s’exclame:

Woooo, Wow! Elle est là…les filles, les filles l’avez-vous vu?

Difficile à manquer mon petit Mika! Tout le monde est super heureux et on ne peut pas attendre de s’en approcher.

Eh…ohhh… c’est giga… tu m’a menti!

Faites leur croire que c’est petit et ils seront émerveillé par sa taille. Dites leur que c’est immense et ils seront déçu de voir comment c’est petit! Après tant d’efforts, on voulait être sur qu’il trouvent ça gros, et ça a marché!

 

Maintenant, Nous ce qu’on veut, c’est dormir au pied de la dune, comme à l’époque, dans un des campings qui la borde. De là, on sera plus loin des installations touristiques et dans un endroit beaucoup plus tranquille. Après tant d’années, c’est toujours agréable d’essayer de voir si on est en mesure de se rappeler de quoi que ce soit, comme le détail des lieux. La dune elle même change continuellement de configuration, on s’en attendait. Pour le reste, on s’aperçoit que les souvenirs déforment tout, qu’on oublie simplement ou que le temps a tout changé. La route qui se rend au camping semble complètement différente de nos souvenirs; plus vallonnée et plus verte. Le camping où on s’arrête, et qu’on imagine être le même qu’à l’époque, ne ressemble pas du tout à nos souvenirs… la dune, elle, est toujours aussi belle.

 

On s’installe sur place et les enfants ne peuvent simplement pas attendre pour monter la haut…il faudra patienter…les tentes avant.

 

Nous voilà en route vers la dune, placé juste devant nous à moins de 200 mètres. Pour faciliter la monté, le camping a fait installer une échelle en aluminium sur la face donnant sur la forêt. Parce qu’elle change de taille au grès des vents et qu’il ne veulent pas avoir une section d’échelle dans les airs au dessus de la crête, elle est plus courte que la dune. Le résultat fait en sorte que la dernière section à monter se fait directement dans le sable. Au total, il faut monter plus de 300 marches et le dernier quart dans le sable. Ça a l’air de rien, mais c’est une bonne job à arpenter, surtout qu’on ne passe pas le balai souvent ici, les marches sont rempli de sable.

 

On arrive sur la crête avec une petite émotion, celle de revister un viel ami. Cet ami, à maintenant beaucoup plus de « chums », c’est même un « open house », parce que la dune à beaucoup de visiteurs, beaucoup plus qu’à l’époque. Devant, la mer avec ses bancs de sable est littéralement submergée de petits bateaux de toute sorte, et parce que c’est la marée basse, tout ces étendus de sable entourés d’eau sont visité par des plaisanciers. Y a pas a dire, malgré cette forte attendance, c’est toujours aussi beau. Mais avant de se perdre dans nos pensés, on doit faire la fameuse descente en sautant. C’est très à pic, un peu comme les dunes de Tadoussac, mais sans le moindre caillou.

 

Avant d’arriver, les enfants c’était promis de le faire à répétition, mais maintenant qu’ils on goûté à l’ascension, ils se posent des questions sur la pertinence de sauter en bas. Bien sûr, ils s’exécutent et c’est super amusant, mais ils le font en petites sections qui leur permet de remonter assez rapidement vers la crête. Après les sauts initiaux, on s’arrête et on regarde. À notre gauche, quelques dizaines de parapentes qui profite des vents ascendants pour flotter au dessus de la dune. Un d’entre eux, fini d’ailleurs sa course près de nous. Devant nous, la mer à perte de vue et derrière nous la forêt, elle aussi, sans fin visible. (On s’en souvenait d’ailleurs pas). …Breathtaking….

 

On redescend, et on se mérite la chance de prendre l’apéro au bar pendant que les enfants se rafraîchissent dans la piscine remplie de jeunes enfants la couche plein de « pisse » (Papa aime pas se baigner quand l’eau sens l’ammoniac!). Au bar il y a, comme dans bien des campings, de ces vieux jeux d’arcade, qu’on a tous essayé un jour ou l’autre. Dans la tête de Patrick germe une idée qui le ramène un peu à l’adolescence ou même à l’enfance… Et si il dépensait une somme absurde pour finir un jeu d’arcade datant de 1998.

 

Patrick raconte:

Dans les années 80, à Charny, on avait une arcade. On parle ici d’une époque où les arcades étaient vraiment le seul endroit où l’on pouvait jouer à d’excellent jeux video. J’y allait quelque fois en vélo avec un ami ou peu être mon frère, jusqu’à mon père s’aperçoive de ces visites. C’était pas vraiment un endroit pour un jeune de 10 ans avec tout ces ados et leurs mobylettes, j’ai donc cessé d’y aller. Maintenant que je suis adulte, je comprend pourquoi, mais à l’époque j’avais vécu ça comme un petit drame d’enfant. (J’ai pas de séquelle papa!) Je me souviens regarder ces jeunes dépenser des sommes folles dans des jeux comme Joust ou le premier Mario (avec le tableau unique) et rêver de faire la même chose. Tout ces 25 cents et ils était si bon, comment ils faisaient? Après coup, je ne me suis jamais permis de dépenser ce genre d’argent considérant la chose ridicule. Aujourd’hui, c’est le moment de dépenser, je sais pas combien, juste pour le plaisir de réaliser un rêve refouler d’enfant. L’avantage d’avoir attendu, c’est que je vais maintenant le faire avec mon garçon.

 

Le jeu en question s’appelle House of the Dead 2, et les personnages sont en 3D, mais fait de 30 polygones. Comme on dit, un jeu amusant a pas besoin d’être beau. Les plus jeunes le comprennent maintenant, même mieux qu’il y a dix ans, maintenant qu’ils jouent à tout ces jeux rétros sur les Ipod et iPhone de ce monde. On s’attache à nos fusil et on tue du zombie. Évidement, le jeu est fait de telle façon qu’on se fait tuer bien plus souvent que nécessaire. À moins d’être capable de tirer 30 fois à la seconde, vous mourrez inévitablement dans le seul but de remettre des euros dans la machine. Mika s’amuse beaucoup et Patrick, en bedaine dans le bar, (quel classe!) sue comme un gros cochon. Les barmans sont fascinés par la scène. Quel bande d’idiot voudrait dépenser autant d’argent pour finir un jeu? On a estimé qu’avec trente euro, on devrait se rendre à la fin. Au dernier tableau, avec le dernier « boss », on arrive tout simplement pas à comprendre son point faible. On passe Euro après Euro, et on est presqu’à sec…. grrrrr!…. On veut le finir quand même! On cri à Océanne

Va nous chercher du change…vite,vite,vite!

Océanne se dirige au bar pendant qu’on insère notre dernier Euro…. des vrai dingues.. on cri:

Vite, dépêche!

On continue à tirer en essayant d’éviter le maximum de coups…. Finalement on trouve la faille et réussi à finir le jeu (qui par ailleurs, à la pire histoire de zombie connue). En terme d’estimation, on avait vu juste, Il ne nous reste pu une cenne! …30 euros! C’était super, quoi dire de plus. (Annik merci pour ton support pour cette folie – c’est pas grand chose considérant l’argent qui se dépensera ici en 6 mois 🙂

 

Retour à notre site qui est un grand carré de sable. On mange deux « délicieuses » cannes: Des patates au gratin (On cherche encore le gratin) et un couscous à la viande (deux micro-saucisses et deux os avec des échantillons de viande – c’est à la viande ça?). Enfin, satisfaisant si vos attentes se résume à ne pas manger une boîte de carton vide.

 

On retourne sur la dune et essaye d’imaginer ce qu’on pourrait faire de niaiseux. On se demande si on pourrait glisser autrement. On essaie les pieds devant mais c’est pas « vargeux ». Mika décide que la tête première serait potentiellement mieux… trop fou! On se met tous sur le ventre et se pousse avec nos bras pour avancer. Ça n’accélère pas tout seul, mais avec les poussés, on descend quand même rapidement – ça c’est le positif. Le négatif; nous somme désormais attaqué par de minuscules grains de sable, et ceci, dans le moindre petites craques et orifices pour le reste de nos jours.

 

Note de contexte pour le lecteur; Parce que la dune est formée par le vent, les grains de sable sont absolument minuscules, presque comme de la farine. Si le sable vous colle à la peau et que vous ne vous frottez pas vigoureusement après, ils y reste là pendant des jours. La preuve, Océanne à oublié de se frotter le bas de jambes et elle traine une fine couche de sable avec elle depuis des heures.

 

Retour au bas du camp, où on prendra finalement une douche pour se dépoussiérer. Avant le couché, une dernière visite de la dune pour voir le coucher de Soleil… Que dire de plus pour exprimer la beauté? Quel bonheur d’être ici. À demain!

imageimage

Jour 76- Les moules dansantes!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Hier soir, on leur a laissé une décision entre les mains des enfants. Quitter ce matin et rouler la moitié du chemin,entre ici et la Dune du Pyla, ou rester toute la journée dans les glissades d’eau et partir demain pour la plus longue journée de vélo de leurs vies (+100km). Ils décideront en faveur du premier choix. En fin de journée, on aura atteint 71km, un kilomètre de plus que notre précédent record.

Nous somme dans la Réserve Naturelle de la Garonne dans ce qui pourrait semblez, pour la plupart d’entre vous, comme un endroit sauvage. Il n’y a bien aucune habitation à part dans les limites des villages, mais la forêt n’a rien de sauvage. L’endroit est intensément exploité pour le bois. Ce que nous considérons comme une forêt chez nous avec sa part de chaos (Plusieurs espèces, des bêtes et autres) ne sont pas ici, De grand pans de la foret sont, ou bien coupés, ou bien le sol a été labouré à la manière d’une agricole pour la prochaine plantation, ou bien la forêt à l’air d’un champs de blé d’Inde. (grands pins en ligne) On s’entend, c’est vachement beau, mais on est loin de la nature du Québec, c’est de l’agriculture forestière. Avec le peu d’espace qu’ils possèdent pour faire pousser du bois, on en comprend certainement les raisons.

La piste cyclable, est vachement bien fait et entretenue. Tout au long du voyage, il n’y aura que quelques périodes où la chaussée sera plus moyenne. Pour le reste, la route est droite, le vent est presqu’absent et on roule dans les 20 à 25 kilomètre heures. On se rendra finalement à Les Salles au camping de la place.

Ils ont une piscine et une glissade (ce qu’ils appelle ici, un toboggan), Au bar/restaurant, la soirée est sous le theme de la moule/frites dansante (AU SECOURS!!). Mais le pire, c’est que dans toute l’histories de la restauration, vous n’aurez jamais vu une bande aussi enthousiasme mais aussi incapable.

D’abord, aucune formation n’a été donné aux jeunes serveuses qui se demande encore comment s’appelle le liquide jaunatre qui sort de cette drôle de machine. A la demande d’une bière, vous obtiendrez invariablement, 100 kilos de mousse qu’elles videront à l’aide d’une cuillère pendant 5 minutes pour finalement en rajouter à nouveau et recommencer jusqu’à la fin des temps.) Sans blague, c’est hallucinant.

Un couple, avec des enfants, attendent les fameuses moules frite depuis plus d’une heure et demi. Ils finiront par simplement quitter avant de se digérer ou de se battre avec le proprio. C’est évident, l’homme et la dame en charge sont propriétaire d’un dictionnaire avec une page manquante; celle où se trouve le mot déléguer! C’est de la pure folie. Deux jeunes filles font théoriquement le service au table et une autre sert le bar. Si vous avez le malheur de payer cash auprès d’une des jeunes fille, elles doivent immédiatement se mettre en mode investigation, car seule la gérante/proprio à la clef de la caisse!!! Le pire est que ça inclu également la seule personne au bar, une autre jeune fille, qui devrait être celle avec la clef. Pourtant non, elle aussi doit aussi courir après… complètement surréaliste.

Les enfants demande une Orangina (directement au bar). La jeune fille est simplement sans mots – il n’y a plus de verre de marque Orangina! Mais comment va t’elle servir se délicieux nectar? Directement dans la bouche du client? Quand vous ne donnez aucun pouvoir à vos employés, vous obtenez ce genre de situation. Les enfants ont beau lui dire de le mettre dans n’importe quel verre, elle n’en démord pas, elle doit poser la question au conseil exécutif…c’est une question beaucoup trop sensible et importante…Au rythme où ils vont, ils perdent facilement la moitié de leurs clients et de leurs ventes. C’est tellement trop, qu’on fini par trouver toute l’affaire assez drôle.

Tout de même une excellente soirée qui se termine tôt dans nos lits (ça s’appelle un lit coucher par terre?)

Jour 75 – Le 14 juillet dans les glissades d’eau

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mika prend définitivement du mieux, il n’a déjà presque plus de douleur au lèvé. Dehors, après plus d’une semaine de temps très ordinaire, on a du beau soleil. Y a pas à dire, faire du vélo sous les nuages et la pluie, c’est beaucoup moins amusant.

On quittera notre hôtel aujourd’hui dans la même direction, l’ouest. La dune de Pyla nous attend! Il nous reste probablement environ 180-200 kilomètres à faire, qu’on fera en plusieurs étapes.

A l’hôtel, on prend le petit déjeuner. La dame à l’entrée, veut nous faire une fleur en l’offrant gratuitement ax deux enfants malgré leur âges. Elle ignore certainement que, Mika en particulier, mange autant que la population d’un petit pays d’Afrique. (Ça sera pas beau à l’adolescence).

Départ sur la route. Nous roulons une quinzaine de kilomètres et rejoignons, à nouveau, le canal latéral de la Garonne. Un autre 10 kilomètres et nous devons le quitter définitivement pour descendre vers le sud, sur Bazas. C’est un peu triste de devoir laisser le canal derrière nous après plus de 200 kilomètres. L’endroit et magnifique, et disons le, sans dénivelé c’est une gâterie de cycliste. Par contre, à ceux que ça intéresserait, soyez averti; c’est très répétitif. Le canal a presque toujours la même largeur, il y a peu d’animaux, des ponts et écluses à répétitions, le tout sous de grands arbres (la plupart du temps des platanes). La piste, elle, est presque continuellement en asphalte mais les racines des arbres ont tendance à bosseler le terrain, il faut donc être vigilant. Finalement, si il y a du vent, comme la direction générale du canal reste toujours sensiblement la même, vous l’aurez dans la face tout le long, et vous n’aimerez du tout.

Direction Bazas sur une route quasi déserte. On avait oublié les maudites côtes « vénéneuse ». Elles nous rentre dedans aussitôt sorti du tracé du canal, et elles ne sont pas légères. Maintenant, sans le couvert des platanes, on sue comme des malades. On a mal prévu nos réserves d’eau et on est sur le point d’en manquer. Les villages que l’on croise sont parfois si petit qu’il se limite à une coin de rue donc pas de magasins surtout que c’est le 14 juillet.

On roule, et roule et on tombe finalement sur un village un peu plus gros que les autres. L’église, à elle seule, forme 20% de la superficie du village (comme quoi les priorités ont bien changé). Le bonheur; sur la « micro-place » du village, on retrouve une de ces anciennes pompe. Elle a exactement sont apparence original, avec sa longue poignée de pompage, mais elle est maintenant raccordée à l’aqueduc. (L’eau courante du moins), La seule chose à faire est de lever la tige et l’eau coule. On boit, fait des réserves et repart.

On se rend finalement à Axen après un total de 55 kilomètres de route. Avec les pentes d’aujourd’hui ce sera assez. Au centre du village, une église vraiment très grandes et très âgé, qui donne cette touche unique à un village français comme celui-ci. Elle a quelque chose d’un peu bizarre, une touche espagnole sur un vieux bâtiment gothique. On n’y connaît rien, mais elle a probablement été retravaillée avec les époques. Comme, il n’y a rien à faire sur place un 14 juillet, on se dirige immédiatement vers le camping qui s’annonce vraiment bien.

Après la monté d’une autre grande côté, nous voilà au camping. Les enfants crient de joie. Les complexe à trois glissades d’eau, deux piscines, un bateau de pirate, et un autre site , hors eau, qui est en fait un château médiéval avec son village en miniature. Mika « se peut pu », et Océanne, même si elle est moins locasse, est excité.

Les équipements d’eau sont vraiment extraordinaire, c’est bien entretenus et il y a beaucoup d’enfants. Ce qu’il a de différent ici, c’est que la surveillance n’a rien d’un camp militaire (ce qui nous surprend pour un camping français). En fait, la surveillance se résume à vous faire signer un papier à l’entrée qui vous rend responsable de « checker » vos enfants. On connaît maintenant le résultats.

Les enfants font absolument n’importe quoi; certains glissent et décide de boucher la glissade à dix, glisse sur la tête ou se servent d’un autre enfant comme « crazy carpet ». Ça court partout, cri, dépasse les plus jeunes, se pousse… Un peu le chaos. Après s’être plaint si souvent des mesures de contrôle débiles dans les camping, ça a tout de même son charme. En bon père de famille, Patrick doit se lever quelque fois pour avertir des enfants sur le point de commettre des crimes sans non, mais pour le reste, quand même « gerable ». On passe quelques belles heures de fin d’après-midi sur place.

Bouffe au resto, où Mika tente les moules marinières. Ils se présentent avec un grand chaudron. Pour un enfants de 10 ans, et qui pour le dire franchement, ne sait pas si il va aimer ça, c’est peut-être un peu gros. Il est content de son choix, mais après 25 moules, « il a son tas ». Il mangera finalement dans nos assiette, papa a une pizza à la tartiflette (mmmm…roblochon!!!!), Oéanne une pizza végétarienne et Annik une salade au fois gras.

À la fin du repas, les enfant s’empressent de visiter le château médiéval miniature qui s’avèrera un des plus beau système de jeu qu’on a jamais vu … »ever ». Il y a plein d’endroit pour grimper, courrir et le clou de l’affaire, il y a des tunnels, très vastes sous la structure, dans lequel on y a déposé des tonnes de petite roches. Elle sont, si vous voulez, des mines sous le château. Dans cet endroit, vous trouverez des poulies, des chaudières sur rails et autres, de quoi déplacer les roches d’un endroit à un autres. Les enfants capotent complètement sur l’endroit. Évidement, comme la surveillance est absolument inexistante, les enfants font n’importe quoi (à cet heures, bien des parents avec un verre dans le nez et les ont envoyé ici pour s’en debarasser). Un groupe de jeune de 6 ans a conqui le haut de la plus grande tour que l’on doit escalader par l’intérieur. Les petits idiots, montent des tonnes de petites roches en haut et les « garochent » par pelleté sur quiconque s’approche. Grandiose jugement, il va sans dire!

On fini la journée avec un bon dodo, et ici, il n’y a pas de coqs, de chiens, de bébés chats, de moutons qui bêlent ou même d’amoureux à côté. On dort à poings fermés.

image

Jour 74 – Les fourmis contre-attaquent

Première journée après l’accident de Mika. Il se sent assez bien pour rouler. Nous irons à la vitesse qui lui convient et pour la durée qu’il pourra endurer. Il a un peu de mal, mais les anti-douleurs devraient faire l’effet souhaité. De toute façon, si ça ne marche pas, on arrêtera tout simplement.

On se lève sous la pluie aux abords de l’écluse de la Gaulette, endroit où nous avons dû tenté hier soir. L’endroit abrite certainement plus de fourmis que d’humain parce qu’en jetant un coup d’œil à travers nos moustiquaires, tout nos sacs sont couverts de fourmis. L’autre surprise est la présence d’un gros escargot sur le « lit » de papa. Sa découverte, mise à jour par le cri de mort d’Océanne, ne manquât pas de réveiller les derniers oiseaux encore endormis au bord du canal. Comment est t’il entré? Ça restera un mystère.

Lentement, dans nos habits de pluie, on se prépare et commence à rouler. On cherche à trouver une épicerie puisque nous n’avons plus rien depuis les événements d’hier. (accident de Mika) La pluie commence et s’arrête, un vrai calvaire pour des cyclistes. Quand il pleut de façon intermittente, on doit s’arrêter pour enlever et remettre nos habits de pluie puisque rouler, avec cet attirail sous la moindre chaleur, vous fait cuire.

Au levé, le vélo de Mika avait un « flat ». On a pas fait 5 kilomètres qu’il en a un autre. L’inspection du pneu fini par la découverte de deux petits débris piquants qui devaient percer le pneu à répétition. (Quand même le 4ème « flat » sur cette même chambre à air)

On roulera finalement 30 kilomètres sans histoire mais la pluie est épuisante. Elle est forte et on est trempé. C’est le weekend de la Fête National en France et, au alentour de Fourque sur Garonne, aux abords du canal, il y une fête de quartier. On y sert de délicieux sandwichs avec saucisses (porc ou merguez) qu’on devraient appeler hot-dog. Ici, par contre, si vous appelez un hot dog… Et bien…un hot dog, la seule chose que vous mangerez, c’est l’argent que vous avez dans les mains. (Ils comprennent pas!!) Il semble que malgrés l’évidente similitude des ingrédients, de la forme et des condiments offerts, ce n’est pas suffisant pour sonner une cloche. Il va falloir les appeler des sandwich aux saucisses si on veut manger. Des sandwich aux saucisses mouillés, il faut le dire, parce que là, c’est reparti très très fortement et ça sera comme ça pour le reste de la journée.

L’état d’urgence est décrété et des mesures exceptionnelles sont envisagés. Il nous faut un abris digne de se nom; la tente ne fait pas le poids. On s’informe et on quitte le tracé du canal pour se diriger vers Marmante, la même ville que Mika à visité en ambulance hier.

Sur la route, on croise des moutons sur des terrains de bord de route. Ils ont été attachés à un poteau et chacun a son petit cercle de gazon à brouter; une tondeuse écologique.

Les enfants ne peuvent pas s’empêcher d’approcher de tout animal croisant leur chemin. On s’arrête et ils tentent d’aller leur toucher. Le plus laid, et la plus loin du groupe est définitivement une leader parce qu’il bêle comme une défoncé tentant probablement d’avertir les autres. Elle a quelque chose du chanteur de Kiss. Le trois autres tente temps bien que mal d se tenir mathématiquement le plus loin des enfant autour de la circonférence du cercle formé par leur corde. On voit bien qu’ils ont peur. A un moment s’approche rapidement du chanteur de Kiss, et celui-ci se met à courir comme un con, en bêlant à tut tête ….. . il court vite vite vite mais rapidement il pond le bout de sa corde. La tête manque d’y arracher, pauvre bête. Comme si rien était, il part dans l’autre direction, et essaye la même manœuvre désastreuses. Il faut partir, sinon on est sur le point, de voir une du sang la tête de James Miller rouler au bas d’une pente gazonné.

Nous voilà finalement à Marmande avec la ferme its toi de visiter le Mcdo dans le. Je de profiter de leur Wi-fi gratuit. On a pas l’intention de faire le tour de la ville sous le pluie pour trouver un hôtel qui ne coûtera pas le prix de F-18. Au Mcdo tout ce qu’on réussi à faire c’est de rester connecter au réseau 13 seconde à la fois, ce qui fait qu’après une heure, Patrick se sacrifie à aller trouver des hôtels sous la pluie battante. Pas très loin, heureusement, on trouve une hôtel IBIS, du très bon marché. Ils n’ont que des chambres double de disponible. On en prend deux pour 98 Euro; les enfants seront dans une, et les parent dans l’autre. Après deux mois et demi à avoir les enfants dans nos shorts, les parents peuvent pas se plaindre de la bonne nouvelle; Caramba!

On peut pas croire qu’on y est jamais pensé! Les enfants sont assez grand pour rester seul dans la chambre à côté. Maintenant, la visite; les chambres du IBIS, sont pas cher mais sont dans l’extrême « basic ». Quatre murs de béton en stuc blanc, un lit avec des draps jetables (eh oui, ça existe), un lavabo directement dans la chambre, une toilette dans un garde-robe et une douche tout de même convenable. On a le câble, et comme à chaque fois où ont a la TV, on devient zombie pour quelques heures. On est trempe, on se fout à poil sur le lit, se tire un drap et faisons des ballounes devant la télé pendant les prochaines deux heures. Le confort….

Ce soir, c’est la finale de la Coupe de Monde et on a rien à manger. Les restaurants tout près sont « bookés » aux oreilles, on doit donc se rabattre sur le restaurant de centre d’achat à 5 minutes à pieds. C’est un concept un peu bizarre; un buffet à volonté (Mais pas vraiment à volonté) dans une ambiance de cafétéria qui essaye d’avoir l’air d’un lounge.

D’abord, vous devez choisir vos drinks avant de savoir ce que vous allez manger. Vous mettez le tout dans un plateau et vous dirigez vers la caisse où vous choisirez un repas principal, payez et obtenez un coupon. De l’autre côté de la caisse; un comptoir où vous devez réussir à décoder l’endroit qui convient à votre choix de menu principale. Ça ressemble, en gros, au « boxing day » devant un énorme comptoir en « U ». Tout le monde se pile sur la tête pour être à l’avant sans trop savoir ce qu’il y a là.

Si vous avez la phobie de dépasser quelqu’un dans une fil, vous êtes dû pour une crise de panique!

Trouver l’endroit où vous diriger avec votre coupon est aussi simple que manger une banane sans l’ouvrir, il y a rien à comprendre… Nous, c’est les grillades, on fini par obtenir notre steak et quelques morceaux de poulets. Maintenant on peut manger des légumes autant qu’on veut, à condition bien sûr, de réussir à ce faire une place d’avant les affamé qui attende dans une des fils qui ne mène nul part. On est convaincu que certains ne savent même plus pourquoi ils sont là et ou ils habitent… Finalement, on mangera un repas raisonnable pour un prix raisonnable

De retour à l’hôtel, on s’aperçoit qu’on a ramené bien plus que nos sacs dans nos chambres. On a fait le plein de passagers clandestins; des centaines de fourmi. Plus tôt au Mcdo, Annik avait vidé le sac de guidon de Mika après la découverte d’une colonie de petites bêtes à 6 pattes. On aurait dû se douter qu’on en avait encore sur nous. Au moindre déplacement de sac, d’ouverture de zipper, des fourmis s’échappent. La scène est ridicule, on écoute la télé et relaxe. À tout moment, quelqu’un se lève et tue une fourmi sur le mur, par terre ou dans notre lit. On essaie de s’imaginer la « femme de ménage » frottant des petites tâches au mur en se demandant qu’est-ce qui est arrivé ici.. C’est certain qu’elle va le savoir assez vite, il en reste sûrement des vivantes quelque part)

On écoute la finale de la Coupe de Monde en se disant qu’on peut pas manquer même si on n’y connaît rien. C’est intéressant de voir le déroulement après la victoire des gagnants, la montée dans les estrades, la remise de trophées individuels et autres; très différent du hockey .

Au fond, il y a plus important; les enfants sont dans leur chambre et leurs parents dans la leur… ont a mieux à faire que d’écouter le foot! Caramba!

Jour 73 – Un accident et deux médecins

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On se sent ambitieux aujourd’hui et, après 70 kilomètres hier, on pense faire entre 50 et 60 dans la journée. Au levé, le temps est exécrable. Tellement gris, qu’à 9:00, tout le monde dort encore. On a apprécié notre nuit dans cette tente de type prospecteur mais on doit se grouiller pour déjeuner, packer et partir. Rien ne se passera comme prévu aujourd’hui.

D’abord, au moment de tout placer sur les vélos, une orage se met soudainement à tomber. On attache tout sur nos racks à la pluie battante. Il faudra oublier le wakeboard aujourd’hui, il fait « frette » solide. Comme la loi de Murphy le demande, quelques minutes après le départ, le gros soleil apparaît et on se fait cuire à la vapeur sous nos habits de pluie. On sert tout ça et nous voilà en direction du village.

Notre première mission est de s’occuper de la blessure d’Annik qui ne guérit pas sur sa jambe. Le tout date de plus de trois semaines lors de sa « fouille » mémorable en Corse. La plaie ne se referme pas et on croit qu’il y a encore un petit débris à l’intérieur (c’est dégueulasse!) On est samedi matin. Trouver un médecin dans une village de 1250 habitants ne sera probablement pas simple. Détrompez-vous! Ici, il a deux médecins qui accueillent des patients dans leurs petites cliniques à la maison.

Maintenant, écoutez le niveau de complexité administrative: Cognez à une porte et le médecin vous demandera d’attendre dans une petite salle 10 minutes, le médecin vous examinera dans son bureau, fera un diagnostic, il appellera le pharmacie pour savoir si ils ont ce qu’il s’apprête à vous prescrire, il vous serrera la main et vous enverra chercher vos médicaments au coin de la rue en vous disant que ce sera gratuit pour vous, ça lui fait plaisir!

Non mais!!! Qu’est-ce qu’ils font, qu’on ne fait pas chez nous, pour avoir accès à des services si rapidement? (on s’entend, on parle d’un tout petit village) C’est pas notre cher docteur-ministre qui aurait fait ça. Lui, il préfère prendre des clients qu’il ne servira jamais et empocher le moton… On comprend pourquoi il n’a jamais réussi à rien régler quand il était lui même ministre de la santé; trop occupé à s’enrichir « selon les règles ». Même d’ici, l’histoire nous dégoûte.

Descente vers la piste cyclable maintenant à la pluie battante. On enfile nos habits de pluie à la course et …on se trompe de chemin… Il faut revenir sur nos pas. On roule finalement 15 kilomètres et un accident survient.

Mika et Océanne sont côte à côte et jase, quand un faux mouvement, d’un des deux, provoque une légère collision qui projette Mika par terre. Dans sa chute, il s’envoie violemment la poignée du vélo dans le bas du ventre, fait une pirouette sur la tête (Merci casque de vélo), ses membres se plient dans tout les sens et reçoit le vélo sur le corps. Il aurait voulu le faire, il aurait jamais été capable.

On s’arrête brusquement et se jette vers lui. C’est un peu la panique parce que Mika se tortille de douleur par terre. Il a très mal au ventre et à la hanche. Le pauvre pleur. On est dans le millieu de nul part,mentre deux écluses, et ça rend notre situation un peu plus stressante (2-3 kilomètres de chaque côté). On tente de le calmer et d’évaluer si il a une blessure sérieuse. On regarde sont petit ventre et il a la poignée d’estampé solide dans le ventre (ça nous inquiète un peu, est ce qu’il aurait une emmoragie interne?). On le couche sur un de nos matelas et il est tout blême. Il faut qu’il se calme. À part cette blessure visible au ventre, tout semble se passer au niveau musculaire (étirement, écrasement ou on ne sais pas quoi). On le laisse couché et prend ses signes vitaux fréquemment, vérifie si son ventre ne devient pas dur (ce qui n’est pas le cas). Après 45 minutes, on fait des tests pour voir si on peut le faire marcher, mais ce ne sera pas possible…il n’arrive simplement pas à se lever. On prend la décision d’aller chercher de l’aide. C’est pas le temps de niaiser avec ça.

Patrick se dirige vers l’écluse la plus proche pour chercher du « secours ». Le responsable, qui y habite, se dirige rapidement sur le lieu de l’accident avec son véhicule et le ramène à la maison. Entre temps, on appelle l’équivalent du 911 et ils nous envoient les pompiers volontaires (ils sont ici les premiers répondants et ils font également le transport ambulancier). Mika est blanc comme un drap. On attend assez longuement, étant dans la campagne profonde. A l’arrivé des secours, il a déjà prit des couleurs ce qui nous rassure.

Les pompier sont super fin avec lui et le traitent comme un grand accidenté de la route; coller cervical, civière et sac gonflable d’immobilisation; « The Whole Nine Yard »

Papa entre dans l’ambulance et laisse Océanne et Annik sur place. La dame de l’écluse nous laisse son numéro de téléphone pour la rejoindre plus tard. Une trentaine de minutes plus tard et nous sommes à l’hôpital de Marmande (la plus proche)

Nous voilà à l’urgence et, à part de la douleur, Mika semble assez bien. On le met en salle d’observation avant de lui faire voir un médecin. Patrick s’active à trouver un moyen de rejoindre notre assureur mais la ligne est constamment occupé. Mika voit le médecin, qui lui prescrit un anti-douleur intraveineuse et une échographie pour s’assurer qu’il n’a rien d’endommagé à l’intérieur.

Voici l’heure de la piqûre. Un moment assez comique;

Infirmière;

On va te faire une piqure.

Mika

Non! Vous ne me ferez pas de piqûre.

Infirmière

Tu veux pas de piqure?

Mika

Non, j’ai pas mal!

Après de longues négociations, des tractations au Conseil de Sécurité de l’ONU, des menaces de frappes aériennes et de blocus économiques, Mika accepte de se faire piquer en tenant la main de son père.

Mika

C’est tout?

Patrick fini par rejoindre l’assureur avec le seul téléphone publique restant de la ville (Même les gens de l’hôpital n’était pas certain qu’il y en avait encore un). Pendant ce temps, Mika subit l’examen échographique qui confirmera aucune lésion grave. Le médicament prit, il a un moment, le soulage et il marche raisonnablement bien.

Au moment du départ, Mika manque de tomber dans les pommes; il devient « trempe en lavette » à l’intérieur de 30 secondes et voit tout noir…De retour sur la civière, les jambes en l’air, 30 minutes de repos et un examen du médecin plus tard, tout est parfait. On peut quitter.

Encore une surprise du système de santé français; de A à Z, la visite à l’hôpital et les examens se seront conclu à l’intérieur de 2 heures trente. On a de la difficulté à imaginer ça chez nous; Structure différente? Rémunération différentes? Ressources plus nombreuse? On ne sait pas, mais au niveau du service, nos deux expériences d’aujourd’hui sont impressionnantes

Maintenant, il faut retrouver le reste de la famille. Il faudra prendre un taxi. Le problème, c’est que dans notre hâte, Patrick n’a que le nom de l’écluse (C’est peu d’info pour le chauffeur qui n’a pas l’habitude de se genre de demandes). L’aventure s’étirera longuement parce qu’ils n’existe qu’un accès à l’écluse et elle donne l’impression d’avoir été dissimulée sous un épais mur de verdure. 100$ plus tard, nous voilà de retour et heureux.

En notre absence, Annik a convenu, avec le propriétaires de lieu, que l’on pourrait dormir sur le bord du canal ce soir. On monte le camp et on décide que c’est le temps de voir si Mika peut pédaler. On a rien a manger et il y a un restaurant à 3 kilomètres. Ça se passe raisonnablement bien, malgrés un peu de douleur (Merci pain killers).

Ce soir, notre petit champion mérite le droit de manger tout ce qu’il veut, privilège qu’il sera exploiter! Il se prend un steak grand comme le Texas et il finira le tout par un sunday géant (où ça entre…on en sait rien!) Retour au camp après un flat sur le vélo de Mika. Une grosse journée qui fini bien, parce que Mika va bien!

image

 

Jour 72 – Un record de 70km de long

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Bien souvent les enfants ont des capacités physiques bien plus grandes que leur parents. Ce qui qui vient jouer contre eux, c’est leur mental ou simplement la monotonie. Aujourd’hui on est fière d’eux!

On s’entend que le canal de la Garonne, c’est un peut répétitif. C’est très beau mais pour des enfants le plaisir n’est pas de s’enivrer de la beauté des paysages. Ça prend du plaisir, de la motivation ou quelque chose d’autre pour les faire continuer. Hier, la journée à été un peu pénible même si on a parcouru moins de 35 kilomètres . Il y avait bien sur la fatigue, mais la motivation n’était simplement pas là.. On sait qu’on voudrait faire 70 kilomètres aujourd’hui et qu’il faut essayer autre chose.

Avant notre départ de Toulouse, nous avons acquis un petit appareil électronique qui mesure la vitesse et le kilométrage. On l’installe sur le vélo de Mika espérant que l’attrait de la nouveauté, mais aussi sont esprit de compétition, seront motivés par ces informations.

On avait vu juste, et au delà de nos espérances! On a encore la vent dans la face mais il est moins fort qu’hier (on s’entend qu’avec le vent d’hier, 70 kilomètres, il aurait fallu oublier ça). Océanne et Mika s’échangent l’information sur la vitesse, les distances et les prochains point d’arrêts. Une outil fabuleux pour les garder dans le « beat ». Parce qu’on est sur une piste cyclable, on peu également rouler côté à côté sans se faire frapper par une voiture. Ça change également la dynamique. On fait un petit paquet de 4 vélos et on se raconte des légendes, des histoires, papa fait des quiz… Le temps passe simplement plus vite.

Sur l’heure du dîner, on s’arrête à Agen, dans un petit parc juste après un pont très particulier; ça prend juste la folie humaine pour imaginer quelque chose comme ça. À plusieurs endroits sur le canal, dont celui-ci, les gens de l’époque on construit un pont…au dessus de la large Garonne, pour y faire passer…une autre rivière (La canal). En fait, à cause du dénivelé, si ils voulaient obtenir un canal continu et navigable, ils devaient parfois construire une rivière au dessus d’une autre. (8 mètres de large et 2.5 mètres de profond). Ça donne un look assez incroyable merci.

Notre petit arrêt d’une heure aura fait sacrer papa qui a de la difficulté à faire fonctionner ses réchauds avec le vent. Ça nous aura permis de se remplir le ventre…avec un cassoulet en canne. C’est pas mauvais, mais comment dire, c’est riche et salé. Assurez-vous de faire suivre un tanker d’eau sur le canal, parce que vous aller avoir soif!

L’après-midi s’allonge un peu, il faut quand même plusieurs heures pour faire 70 kilomètres, et les jambes des parents commence un peu à faillir. La moindre petite pente nous fait souffrir. Le seul complètement encore dedans est Mika. Il est même prêt à dire qu’il pourrait encore continuer.

On arrive finalement à Damazan, un très petit village, encore tout ce qu’il a de typique. La place principale a, au centre, une place couverte sur lequel vous trouverez la bâtiment de la Mairie.

Vous voyez que la dynamique marchande est différente ici. N’essayer pas de trouver du pain ou de la viande fraîche à la petite épicerie. Pourquoi auriez vous besoin de ça, quand vous avez un boucher et une boulangerie. Obtenir tout ce que vous aurez besoin pour souper tourne en un voyage au confin de l’espace intersidéral… C’est long.

D’abord, l’épicerie, puis le boucher. Parlons en une peu, parce qu’aller chez le boucher, ça ne résume pas à entrer et sortir. Ici, on s’occupe de prendre les dernières nouvelles des clients d’abord, ensuite on vous servira. On apprendra que monsieur X fait un barbecue demain et qu’il a besoin de savoir comment faire cuire les 17 pièces de viandes différentes qu’il vient d’acheter (on vous évite les recettes quand même). S’y rajoute des discussions sur tout les joueurs de l’équipe de rugby local (Ils sont les fils de qui? Quel sont leurs gabarits?). Une autre dame veut connaître la technique de fabrication des mergez maison et parle des derniers gratteux achetés (et non gagnant). Le plus hilarant, c’est que l’homme et la femme qui tiennent le magasin et qui sont époux, ne se séparent pas le boulot si il a deux client….oh non! Ils restent côte à côte et discutent avec le premier client en liste.

30 minutes plus tard, Patrick peut finalement commander, discuter, brièvement cette fois, et part pour la boulangerie. Sur place, c’est ouvert mais il n’y a personne. Un petit cri et attente, un autre et patiente. Finalement monsieur le boulanger arrive tout souriant et lui vend du pain.

Finalement, on s’arrête au tabac pour les friandises (genre dépanneur). Vous voilà entré dans une zone emplie de zombies dévorant les gratteux. Sans exagérer, quatres personnes sont devant Patrick, et ils achètent tous, sans exceptions, des quantités phénoménales de gratteux (et rien d’autre). 16€, 58€, 32€ et finalement 9€. Si l’activité économique de la ville en est rendu à vendre des gratteux, c’est un peu triste.

De retour au camping, le camp est monté. L’endroit est vraiment super bien et nous faisons quelque chose de différent aujourd’hui. Jean-Marie, à l’accueil, nous a loué une tente avec tout à l’intérieur. Lit de camps, frigo, poêle, vaisselle. On est au ange surtout que le prix dépasse nos espoirs les plus fou (35€…wow!) On va se faire tout un snack!

Tout près, il y un petit lac sur lequel nous apercevons des installations que nous n’avions jamais vu. On parle ici d’un espèce de remonte pente bâti à plat sur l’eau et qui ne sert ici qu’à « tracter » des gens qui font du Wakeboard ou du Kneeboard. Un peu comme un T-bar, les surfers sont tirés autour du lac où ils peuvent essayer de faire des sauts sur des obstacles placés savamment sur l’eau. On se promet d’essayer demain.

Bravo les enfants pour votre record de route aujourd’hui, et bonne nuit chers amis et lecteurs.

image

Jour 71 – Rêver d’assassiner un chat.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est assez simple à décrire. On veut attraper, découper, étriper et faire cuire un bébé chat. Le petit minou d’hier à passé la nuit à roder autour de notre tente en miaulant. Résultat; Annik et Patrick n’ont pas dormi de la nuit.

On avait beau crier, frapper dans la tente, sortir en courant, prier, faire le bacon en pleurant, le sac#%$ de ti-minou, il a continué à nous tourner autour en miaulant. Ça paraît peut être pas évident, mais un chat ça vie la nuit et dort le jour. Évidement, quand le petit $#% est parti se coucher nous on se levait. On vous assure qu’à la première occasion, on s’achète des bouchons pour ce genre d’imprévu.

Vous connaissez les enfants, c’est pas compliqué, il se serait installé sur un site d’essai nucléaire souterrain au même moment où un astéroïde s’écrase, et il ne se serait pas réveillé. Eux, ils se lève et ont hâte de voir le gentil petit chaton tout cute…NOUS ONT VEUT LE TUER!

On ramasse nos affaires les yeux tout bouffis pendant qu’on ordonne à Mika de faire le maximum de bruits autour de l’arbre où le chat habite – VENGEANCE!!!! Quoi qu’il en soit, on doit partir, ont enverra les missiles au gas sarin plus tard.

On se donne comme objectif de rouler un maximum sur la piste cyclable du canal latéral de la Garonne, mais pour être honnête, l’énergie n’y est pas vraiment. La route est raisonnablement facile malgré une deuxième journée avec un vent de face. On fera 35 kilomètres avant de s’arrêter dans le premier camping possible. Rien à vraiment rapporter sur le lieu autre que les faits et gestes d’une petite fille mignonne de 3 ans (et elle fait la loi) La petite parle absolument tout le temps et c’est hilarant.

Fâché que sont frère ne l’écoute pas, elle s’écrit

Je vais te faite manger une araignée pas bonne pourrie!

Parlant de son expérience des chats avec les Océanne et Mika;

J’aime pas les chat mais on peut se gratter le minou!

On regrette de ne pas en avoir noté plus parce qu’elle était à se rouler par terre. Pour conclure la dessus, Annik et Patrick rigole énormément parce que sa mère tente continuellement de la contrôler en l’appelant par son nom. On ignore comment on l’écrit mais ça sonne comme Nowel. On peut pas s’empêcher de répéter son nom comme dans Le Cœur à ses Raisons quand Criquet dit La « fête de Nôwel »… Très drôle

On monte en ville, qu’on devrait plutôt qualifier de village, même de petit village. Il a quelque chose de pittoresque, exactement ce qu’on s’attend de la campagne française. Une place centrale avec un espace couvert au centre, de vieux immeubles qui ont, au premier étage, des passages voûtés où on devait faire anciennement les courses. (Maintenant, certain commerces l’utilise pour en faire des terrasses) L’économie n’a pas l’air à son plus fort ici parce que les magasins sont pour le moins dépourvus. Il y a bien un resto assez bien mais, pour les reste, vivre de son affaire ici doit être difficile.

Parlant d’affaire difficile, le resto que l’on choisi, parce qui est le seul à faire à manger à cet heure (18:00) est pas « vargeu ». Mika reçoit son Panini tout « pêté » avec des bouts manquants…où sont t’il? (par de marques de dents évidement). Le reste est dans le très basic malgré une bonne facture…Enfin…

On retourne au camping pour le dodo. La famille s’endort sous les flots des
paroles de Nowel parlant au chat.

Viens ici ma petite princesses de Pompidou!

Il est mieux de pas miauler ce soir, parce que Nowel, elle aura plus de chat demain! Bonne nuit!

Jour 70 – Le camping de l’apocalypse

Aujourd’hui nous quittons Toulouse et le camping le Rupé où nous nous sentions maintenant presque des membres de la famille. On dit au revoir à Isabelle et Bruno qui sont aujourd’hui à la réception. On leur promet d’écrire que de bonnes choses sur leur page Facebook (se qu’ils méritent). On arrête faire un dernier croche au restaurant pour remercier Philippe qui a transformé une expérience de restaurant de camping en une véritable expérience culinaire. Bravo! Enfin, on dit au revoir à tout le monde qu’on a côtoyé et aimé ici.

Mika, de son côté, dit au revoir à son copain Leandre, qui est malheureux de le voir partir. Ils échangent les informations d’usage pour rester en contact.

On part et il est presque 13h. Avec notre grâce matinée, le ramassage et finalement les long adieux, ça nous a prit du temps. On s’arrête à ce fameux dépanneur où toutes les friandises sont à un prix qui dépasse toute compétition. À deux, ils ressortent avec 13 palettes de chocolat pour 6£50. Wow! What a deal! Tu ne les aurait pas fait quitter la région sans un arrêt à la Mecque de la cochonnerie.

La journée s’éternise parce qu’on arrête à plusieurs endroits; d’abord l’épicerie, un Super Casino. C’est un endroit exécrable qui est gigantesque, un mixte entre Cosco, Walmart et Woolco.

Walmart
C’est exactement le même genre de taille et de contenu
Cosco
On se pile sur les pieds
Woolco
Si il continue de nous servir aux caisses comme eux, ils vont faire faillite

Sans blague, ils ont au moins 40 caisses et seuls 5 sont ouverte. Tenez-vous bien, 3 sont pour 10 articles et moins (pourquoi?).

On l’a déjà raconté, mais la vitesse de la caissière moyenne ici ne dépasse pas le rythme effréné d’un paresseux. Seigneur… Pouvez-vous vous lever et y mettre un peu d’entrain. C’est pas mêlant, on dirait que vous lisez chaque étiquette avant de le scanner.

Autre détail plus positif cette fois, plusieurs magasins installent des structures avec panneaux solaires au dessus des voitures dans le stationnement. Tant qu’à perdre de l’espace, aussi bien l’utiliser pour quelque chose d’utile. En plus, c’est vachement plus beau.

On fini notre magasinage avec un arrêt dans un magasin de plein air où on achète, pièces de vélos, nouvelles espadrille por Mika (maintenant trop petites) et un paquet d’autres gogosses. Il est presque trois heures et ont a à peine fait 7 kilomètres. Va falloir s’y mettre.

Ce que les gens appellent le canal du Midi entre Toulouse et Bordeau, est en fait le canal transversal de la Garonne. C’est plus ou moins une longue rivière, presque complètement droite, qui connecte l’Atlantique à la Méditerranée. (Construit anciennement pour le transport des biens – On coupe ici les subtilités pour vous éviter 30 paragraphes d’explications). Enfin, c’est ce qu’on fera dans les prochains jours. La première section que l’on fait aujourd’hui à presque 60 kilomètres et sera plus pénible que prévu. C’est presque complètement plat et on a un vent de face. Par le temps qu’on arrive Castelsarrasin, on a notre « gros quota » !

On a cette tendance, surtout Patrick, à ne pas demander de directions. Aujourd’hui, on est « à boutte » et on veut pas tourner en rond pour trouver le camping municipal. On demande donc des informations allègrement à des passants. Qu’elle succès ont aura!

On aura fini par demander à trois personnes différentes, fait presque 8 kilomètres à le chercher pour finalement s’y rendre et voir que c’est fermé, abondonné et loin de tout. Il commence à faire sérieusement noir et on en a assez! Ça ben beau avoir l’air d’une dump et un peu « épeurant » c’est ici qu’on couche ce soir. On a notre souper et on s’organisera avec ce qu’on a.

Comment d’écrire l’ambiance? Le site a été inondé par la Garonne, juste à coté, il y a de la boue séchée partout. Tout est l’abandon, mais le site a peu souffert du vandalisme (qui vandaliserait un bâtiment perdu au centre de la Sibérie), il a bien quelques traces de beuveries, mais ce qui retient l’attention c’est que la nature reprend vite sont cour. On voit encore les tarifs de 2012 et on assume donc que la fermeture date de moins de 2 ans. Malgré tout, la mousse commence à pousser, une toiture est endommagé par un arbre et tout pousse dans le moindre endroit possible.

On décide de se préparer un feu, le premier vrai du voyage puisqu’il n’y a jamais d’installations pour ça dans les campings (surprenant n’est-ce pas?) Pendant qu’on monte la tente, Mika s’amuse avec les bombes fumigènes qui s’est achetées au dépanneur. Il essaie aussi sa torche médiéval acheté à Carcasonne il y a quelques jours. Comme il n’y a personne à déranger, on se permet des choses amusantes.

On se fait un petit souper omelette à côté des tentes qu’on a placé sous une structure couverte (probablement un ancien resto ou quelque chose du genre). Lors du repas, on commence à attendre le miaulement d’un petit chat qui fini par tomber de l’arbre où il se cachait. (Avec l’ambiance qui règne ici, franchement un peu « freakant »). On a beau essayer de le nourrir mais il n’est pas approchable. Il est probable qu’il n’est jamais vu d’humain de sa vie. Il miaule continuellement ce qui nous inquiète sérieusement pour notre tranquillité nocturne.

Au couché, les enfants sont craintif d’être dans un endroit si lugubre. C’est bizarre comment on peut avoir peur d’endroits qui sont au fond beaucoup moins dangereux qu’une grande ville. Au moment d’écrire cette ligne Annik ronfle déjà (c’est la première fois qu’on l’étend ronfler; juré!)

image

Jour 69 – Deux vols et une visite de Carcasonne

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Visiter la plus grande ville fortifiée de l’occident, c’est ce qu’on a décidé de faire aujourd’hui. Elle est situé à 80 kilomètres de Toulouse et comme on doit revenir sur nos pas, on fera tout en train. La nouveauté aujourd’hui, c’est qu’on amène Léandre, le copain de 12 ans, que Mika s’est fait depuis notre arrivée au camping le Rupé.

Après un peu moins de 10 kilomètres de vélo pour se rendre à la gare, nous attachons solidement notre attirail à l’aide de 4 différents cadenas. Comme on laisse nos vélos dans une grande ville, et pour la journée, on prend toujours le maximum de précautions. Nous voilà dans le train en direction de Carcasonne. Il y a quelques jours, on avait entrevu la cité médiévale à bord du train en direction de Toulouse. Comment résister à une visite avant notre départ de la région?

La ville de Carcasonne est vraiment très touristique; la basse-ville, près de la station de train, est la partie la plus récente avec de belles boutiques dans de jolies petites rues bien typés. Après une bonne marche, on s’approche de la cité médiévale que l’on aperçoit seulement à l’endroit où l’on atteint le pont qui traverse une rivière. C’est un choc! Sa position, sa taille et son style en font quelque chose d’extraordinaire. On monte vers les remparts, en s’assurant que les garçons ne se tuent pas à se lancer des balles rebondissantes sur le trottoir (celles que Léandre vient d’acheter). Deux petit gars ensemble c’est tout une autre dynamique – intense serait le mot.

Ça pourrait prendre des heures pour décrire l’histoire et les détails de notre visite libre et celle guidé que nous avons fait des lieux. On vous évitera toute ces descriptions. Ce qu’il y a à retenir, c’est que vous devez visiter cet endroit un jour. Si vous croyiez que le petit Champlain de Québec est plein de monde, vous devrez vous armez de patience ici, parce qu’il a du monde dans toutes ses minuscules rues médiévales. (Dure de s’imaginer comment ça devait être bruyant et surtout puant à une époque où la chasse d’eau des toilettes consistait à « garocher » le contenu d’un seau sur la rue)

Quoi qu’il en soit, c’est très très vaste et très très beau à la fois.

Pour les jeunes garçons, c’est le delire pour l’imaginaire. Chaque magasin renferment épées, boucliers, lance-pierres et autres bidules médiévaux ou pas médiéval du tout (un fusil de pirate c’est médiéval?). Tout ça pour dire, qu’on aurait pu sortir avec une demi-tonne de bidule en métal inutile si nous n’étions pas intervenu avec vigueur. Malgré tout, Mika flanche pour des torches de type « Indiana Jones »‘ fait d’une bande de tissus imbibée de cire montée sur un bâton. Il en achètera trois pour ces prochaines exploration de grottes ou de caveau souterrain…..

Il faudra qu’il soit patient. On le voit déjà argumenter qu’un terrain de camping est l’équivalent d’une grotte pour les allumer dès ce soir (Regardez, il y a des roches sur le gazon, et des insectes y fourmillent…exactement comme dans une grotte!). En plus, on vient d’apprendre que nos tentes sont sous le coup d’un rappel parce que le matériel utilisé n’est pas suffisamment résistant aux flammes. Personne n’a l’intention de mourir dans une tente en flamme ici!

À l’intérieur de la ville fortifiée, on trouve un château qui a aussi ses propres remparts, puisqu’à l’époque, le danger pouvait venir autant de l’extérieur que de l’intérieur. On décide de se payer cette visite et de laisser les deux garçons explorer par eux-même. Comme bien des jeunes de leurs âges, tout ce qui est chateau les ramène au jeu Clash of Clan, et ils sont super motivé par la visite. (vous connaissez pas? – C’est exactement comme Frogger…mais complètement différent) Pour le reste du groupe, on fait la visite de notre côté et découvre un endroit tout ce qu’il y a de médiéval… (Wow, quel surprise pour un château médiéval…) Très agréable endroit.

On passe l’après-midi sur place et avons beaucoup de plaisir à visiter? En fin de journée, on doit redescendre vers la gare pour reprendre le train qui nous ramènera au centre-ville de Toulouse. Sur la route de retour, nous repassons dans la basse-ville et arrêtons, quelque peu, pour visiter les magasins (surtout les filles, il va s’en dire). Attendant sur le trottoir, les garçons sont témoins d’une tentative de vol vachement bizarre.

Comme quoi voler est devenu sophisitiqué, les vols ne se font plus simplement en plaçant des objets dans votre manteau. Ici, une dame dans la trentaine, enceinte et accompagnée d’une amie sort d’un magasin en se faisant interpeller par le propriétaire. L’homme ne gagnerait pas de concours de finesse, mais il obtient le résultat qu’il recherche; prendre une voleuse. Ça commence par une « chamaillage » en règle où il demande, expressément à la dame, de lui montrer se qu’elle cache sous ses vêtements. Elle refuse évidement, pendant que l’homme tire sur son gilet pour tenter d’y voir plus clair.

Arrêter sale brute, je suis enceinte!

Il l’amène lentement vers la porte où il fini par faire entrer les deux dames, plus ou moins par la force. On est plusieurs à regarder la scène en se demandant comment intervenir. La méthode du proprio n’est pas violente mais certainement légèrement musclé. La dame à l’inverse, à de tout évidence quelque chose à cacher parce qu’elle refuse d’obtempérer, le moindre du monde. Après quelques minutes, et à travers, la fenêtre du commerce, on constate l’incroyable: la dame à une fausse bedaine dans lequel est cache des items volés. Wow! Ça existe une telle chose?

Les gars, patenter quelque chose du genre avec une glacière, et vous pourrez désormais entrer de la bière sur le site du Festival d’été! Les filles, quoi de mieux pour se sentir femme, que de se rappeler le plaisir de porter un enfants appelé… Coors Light…. À nous la fortune!!!

À partir de se moment là, ça commence à dégénérer. L’homme veut l’empêcher de sortir mais elle n’est pas d’accord. Elle ne pense qu’à fuir. Le propriétaire tente d’utiliser une force raisonnable pour atteindre son but, mais elle est en monde destruction nucléaire (avec des missiles, des lasers pis toute). Elle a décidé qu’elle s’en allait. Elle frappe l’homme autant qu’elle peut à la manière du moulin à vent, de la sacoche tornade et on pense même qu’elle libère des requins d’attaques (les détails sont flous) Lui tente seulement de lui bloquer la route en encaissant les coups. S’en est trop, il crit à la foule à l’extérieur.

Appelez la police!

La foule est maintenant si nombreuse, que quelqu’un appelle rapidement. On décide de partir, on a plus rien à faire ici. Wow!

Nous voilà de retour à la gare et finalement dans le train pour le retour à Toulouse. Léandre, qui prend de l’assurance, n’a pas tout à fait la tranquilité qu’on lui connaissait initialement. Sans faire rien de bien grave, les deux garçons s’encouragent à faire le maximum de niaiseries. Léandre n’arrête pas de parler une seule seconde, épuisant!

On s’est bien amusé et nous sommes heureux d’avoir offert à Mika un « répit de sa sœur ». Océanne, de son côté, a goûté à ce que ressemblerait sa vie avec deux jeunes frères; selon ses propres dires; l’enfer!

À la gare de Toulouse, le papa de Léandre est sur place et le ramènera au camping. Nous, on se dirige vers nos vélos placés bien en vue dans les supports devant l’immeuble. Sur place, Patrick commence à débarrer les cadenas et constate, oh horreur, qu’un des câbles a presque été complètement coupé! On a pas le temps de réagir, qu’un homme se présente et nous montre sa badge de policier! On a pas idée de la chance qu’on a, parce que, par pur hasard, deux policiers en civile on prit un individu sur le fait et l’ont appréhendé. On nous demande maintenant d’aller faire une déposition au poste pour qu’ils puissent porter des accusations. Wow! Les enfants en reviennent pas; mais pourquoi y a t’il des voleurs?

Bon, le temps de mettre un bémols à tout ça. On est extrêmement prudent avec nos vélos chaque fois que nous les laissons dans un endroit publique, particulièrement dans une grande ville. Nous avons deux cadenas flexibles avec des câbles tressés de 5/8″ de diamètres, deux cadenas en « U » « qualité Manhattan » ainsi que deux petits câbles d’appoints pour attacher les roues à l’ensemble du système. (À eu seul, ses objets pèsent le poids d’un vélo)

Ce que le voleur a réussi à couper, ou presque, c’est seulement un des câbles d’appoint. On est pas sûr qu’il gagnerait un prix d’intelligence (peut être dans un concours canin?) Si il avait sorti sa tête de son sac de vidange rempli de gaz, il se serait aperçu que le vélo, qu’il envisageait de prendre en premier, avait encore deux autre cadenas d’attachés dessus; UN VRAI GÉNIE!

Bon, la partie plate de l’histoire; On se rend au poste de police où on nous fait attendre beaucoup trop longtemps. Un gendarme prend notre déposition et nous fait signer des papiers. L’homme sera mit en accusation pour tentative de vol. Au moment où nous quittons finalement le poste, il commence à faire noir et on se dépêche pour se rendre au camping avant la tombé du jour (c’est quand même 7-8 kilomètres)

On peut dire que ça nous fait un paquet d’histoire à raconter au bar. On y passe encore une excellent soirée. Pour Mika et Léandre, c’est leur soirée d’adieu. Ils se déguisent et font les idiots toute la soirée. Ils s’amusent beaucoup et nous on rit de les voir aller.

Une nuit bien mérité.

Jour 68 – Bonne fête Mika

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est la fête de Mika qui a aujourd’hui 10 ans (7 juillet).

Bonne fête le grand!

On a mît de côté cette journée pour aller visiter Toulouse mais la température est pas vraiment super (pluvieux). De tout façon, Mika est le boss aujourd’hui et il peut faire (et manger) ce qu’il veut. Si on avait à faire une prédiction, on ne visitera pas de musées et ne discuterons pas d’architecture.

On se dirige donc vers le centre-ville sous la pluie. Dans notre esprit, cette journée finira au cinéma. Voyons voir la situation; il pleut et Mika décide ce qu’on va faire; ça regarde mal pour les cafés-poterie!

Sur la place du Capitole, on accède à un stationnement souterrain qui accueille les vélos (pour plus de sécurité). On a une carte d’accès parce que le Camping le Rupé nous la fourni gracieusement. Honnêtement, l’espace est impressionnant; tout est en place pour les vélos et on parle de centaine d’emplacements. On sort, et commence à marcher à travers la ville. La pluie rend l’événement un peu morose et le cinéma appelle Mika. On s’y retrouve donc et nous visionnons Dragons 2. (Que dire la dessus – pas extraordinaire mais pas mauvais)

On sort et il pleut encore…ha pis d’la chnoute…on va voir un autre film. Ce sera X-Men. On est pas des fans de films de super-hero, mais celui là est excellent! Les parents adorent, Mika aime beaucoup mais avoue ne pas tout comprendre (c’est vachement compliqué), et Océanne s’est endormi dans son vomi. (Note d’Océanne: -1000/10)

On sort, et il pleut encore…visite chez McDonald’s ou Mika s’achète un Mc Fleury « extra toute ». Sur les écrans tactiles, on peut y ajouter des extras au point de nécessiter une prescription pour le manger. Voici la description de la bouilli: Mcfleury M&M avec extra M&M, un nappage de caramel avec un extra de caramel. L’affaire est tellement ridicule que l’employé le regarde en riant. selon Mika, il n’y a rien de meilleur…on en doute!

On marche encore un peu en ville mais la journée s’achève.

Retour au camping où on soupe en écoutant un match apparemment historique entre l’Allemagne et le Brésil. Un score qui choque tout le monde, même les plus fervents supporteurs allemands (7-1). Franchement triste pour les brésiliens qui méritaient mieux après avoir dépensé 100 trillions de dollars pour avoir la Coupe du Monde.

On passe une belle soirée avec la gang du Rupé et on se prépare pour la visite du Carcasonne demain. On invite Léandre à se joindre à nous pour cette visite qui s’annonce super.

image

 

Jour 67 – Des nouvelles de la famille

On sera bref aujourd’hui, parce que ça été une journée assez tranquille merci. Théoriquement, on devrait quitter demain, mais on a pas encore visité Toulouse et il y a aussi Carcassone, pas trop loin, qu’on envisage de voir. On restera probablement plus longtemps.

L’événement du jour, c’est la fête de Léandre, l’ami de camping de Mika. Il a 12 ans aujourd’hui et ira au cinéma avec son père qui habite sur le camping pour l’été.

Bonne fête Léandre!

Patrick passe une bonne partie de la journée à réparer, ou à tenter de réparer les vélos de la famille. Disons seulement que faire l’entretien sur un si grand nombre de vélos, et avec des connaissances encore un peu limités, est une tâche difficile. À le regarder, ont aurait pu croire que Patrick argumentait avec les vélos. En effet, il leur parlait, mais pas toujours dans les termes les plus flatteurs. Son plus grand problème, concerne le vélo de Mika qui est, pour rester gentil, « un objet que l’on devrait projeter violemment dans le mur avant d’y mettre le feu ». C’est le vélo le moins cher du groupe et les pièces sont de moins bonne qualité, et après autant de millage, on le voit. Les câbles, dérailleurs, enfin tout ce qui est mobile, ont de quoi vous rendre fou.

En milieu d’après-midi, on se retrouve sous la tente pour se protéger d’un orage passager. On en profite pour tenter d’appeler la famille sur Skype. On réussira finalement à rejoindre les parents de Patrick ainsi que sa sœur Catherine (Tourlou!) On réussi à faire la même chose avec François et Andréanne ainsi qu’avec leurs enfants (Tourlou bis) et finalement Léo et Monique mais d’une manière un peu spéciale. La caméra fonctionne mais la prise de son est inexistante de leur côté. Ils peuvent nous entendre mais ce n’est pas notre cas. C’est pas évident de jaser. On croyait tous, avant cet événement, qu’on ne serait pas si mal pour lire sur les lèvres. Croyiez nous, on en est incapable! Tout ce qu’on trouvera à faire c’est de se marrer à voir Monique essayant d’articuler quelque chose d’incompréhensible de l’autre côté de la terre. Annik rit beaucoup. Finalement, on se voit la face, et Monique nous pose des questions sur des ti-bouts de papier. C’était un plaisir de tous vous parler.

Pour le reste des gens, qu’on n’a pas pu rejoindre, nos excuses! Les circonstances font que c’est très compliqué pour nous de se rejoindre. On vous aimes et on pense aussi à vous!

À demain.

Jour 66 – Visite dans l’espace

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce qu’on aime de voyager c’est de ne jamais savoir ce qui nous attends. On déteste voyager pour exactement les mêmes raisons. Aujourd’hui on aime voyager.

Au camping le Rupé, on a trouvé que du positif, des gens vraiment super et pour être honnête ça nous « boost » ce matin. Tranquillement, on commence notre journée, les enfant se sont fait des amis sur le site et ils s’amusent pendant qu’on fait de notre mieux pour rien faire. (Il y a une trampoline sur le site).

Parenthese, sur les trampolines. Si vous placez une de ces équipement juste à côté d’un couple de parents et interroger des enfants sur leur origines, voici les réponses obtenus:

67% répondent qu’ils se fout de leurs origines et préfèrent désormais vivre avec la trampoline.
22% se mettent à crier à la vue des parents et courent en direction de la trampoline en criant mamaaaannn!
7% admettent la possibilité que ces deux adultes ont peut être quelque chose à voir avec leur existence. Il appelleront tout de même la police pour les faire arrêter de peur de devoir repartir avec eux.
5% admettent leurs affiliations, et iront souper avec leur parents en pleurant.

La conclusion; ne vous battez pas contre l’inévitable, les enfants aimeront d’abord la trampoline, et quand ils auront faim, il se rappelleront qu’ils ont des parents. En attendant, profitez-en pour prendre un drink en couple!

Pour nos plans d’aujourd’hui, on nous a suggèré de visiter la Cité de l’espace avec les enfants et c’est exactement ce que l’on va faire. Le site se trouve à l’autre bout de la ville, mais sans nos sacs de transport, nous sommes absolument invisible! Nous sommes si léger! Un dix kilomètre à travers une ville qui est incroyablement adaptée pour les vélos. La moindre rue qui a l’espace requise à sa voie cyclable. Pour nous c’est du jamais vu. Une partie de tout ça est à la limite du bizarre. Entre autres, les « One way ». Ici, si vous êtes dans un quartier où se n’est pas trop passant, en vélo vous pourrez emprunter les sens uniques à contre sens. C’est tolèré et même encouragé. Tout les cyclistes comprennent la frustration d’avoir à monter une cote et ensuite la descendre pour simplement suivre la direction des rues et éviter les sens uniques. Ici, et ça a quelque chose d’admirable, certains sens uniques vous évites exactement se genre de désagrément. C’est parfois difficile à comprendre pour les automobilistes, mais un vélos c’est pas une voiture, on doit utiliser nos pauvres petites jambes. Sachant que les cyclistes prendrons de tout façons ce détour, aussi bien sécuriser l’endroit en avertissant les voitures de l’arrivée possible de vélos…Merci Toulouse.

On fait un arrêt chez Mcdo; c’est le seul restaurant qu’on croise dans cette section de la ville. Patrick et Annik se sentent coupable et mangent tout les deux une salade. Incroyable mais vrai, ils ont un bar à salade et ils vous préparent une salade fraîche devant vous; c’est quand même pas mal. (Elle est réellement bonne)

Nous voilà à la Cité de l’espace.

Patrick raconte:

Je capote sur les fusées et l’exploration spatiale. Même si ça a son côté inutile, un de mes rêves est de voir un homme marcher sur mars de mon vivant, de la même façon que nos parents on vécu la conquête de la Lune. Toulouse est une ville en expansion et comme Montréal est un centre en aérospatial (usine de Airbus A-380). La cité de l’espace est un rêve de geek (j’oserais jamais dire que j’en suis un, mais présentement et je me sens aux oiseaux). C’est de loin le plus beau musée que j’ai vu dans ma vie. Le matériel est intensément intéressant évidement, mais le plus incroyable c’est qu’absolument tout est présenté de manière interactive avec l’aide de toute les dernières technologies. Je me sens comme un enfant ici. En rafale quelques choses que j’ai vu ici.

– Une réplique grandeur nature de la station Mir dans lequel on peut entrer. (Les mannequins russes à l’intérieur sont affreux, mais voir l’ampleur de Mir est impressionnant)
– une fusée Arianne 5 grandeur nature (Plus petit que je pensais, mais quand même gros)
– Une tuyère et chambre de combustion d’un V2 allemand (cool!)
– Une autre tuyère de la fusée Ariane 5 – (C’est plus petit qu’on pourrait penser, mais brûle tout de même 600 litres de fuel à la seconde.
– Une réplique de la sonde spatiale Discovery (c’est gros).
– Toutes sorte d’expériences scientifiques de vulgarisation sur les gyroscope, l’inertie et toute sorte d’autres principes comme le catapultage des satellites ou les types d’orbites.
– Un simulateur de marche lunaire. (Attendre une heure pour marcher sur la Lune pendant 8 secondes, ce sont des harnais qui simulent une gravité 6 fois moins grande que sur la terre)
– Une section complète sur les astéroïdes et la sonde qui se posera sur l’une d’elle en Novembre 2014, après 10 ans de voyage.

En bref, pour ma part, j’aurais pu rester ici pendant 2 jour, voir et essayer absolument tout. Malheureusement, je ne suis pas seul. Les enfants ont certainement de l’intérêt, surtout à voir leur père leur expliquer un paquet de choses avec la passion dans les yeux, mais je dois être raisonnable.

La conclusion, incroyable endroit que vous devez visiter à Toulouse.

Les enfants aiment beaucoup l’endroit, les activité interactives sont simplement extraordinaire. Pour être honnête, l’endroit est si bien pourvu qu’être un Toulousin, on aurait préférer le faire en plusieurs visites. Après plus de 2 heures, l’intérêt se dissipe un peu et on décide de se diriger vers le Cinéma IMAX qui offre deux films sur l’espace. Annik pique un roupillon dans la noirceurs (non, elle ne ronfle jamais…au IMAX). Le film est très bien.

Selon Patrick, la phrase qui résume le film:

Nous sommes tous de la poussière d’étoile

Les atomes plus lourd que l’hydrogène sont tous le résultat de la fission nucléaire des étoiles. Lorsqu’elles explosent en fin de vie, elles projettent dans l’espace toute les particules qui permettent la formation du reste de l’univers et ultimement; Nous. Poétique et plus grand que nature! (Si il y a un astrophysicien dans la salle, vous pouvez me corriger)

On quitte le site et on retourne au camping. On mange un lunch, sur notre table picnic d’amour. Nous sommes à l’extase. Océanne la caresse tendrement en lui racontant la naissance de l’univers. Mika prend des dizaines de photos pour se rappeler du plus beau jour de sa vie. Annik , elle, décide d’écrire un poème sur les phéromones et les tables. Pour ce qui est de Patrick —–CENSURÉ—

Ce soir, on descend au bar du camping. On fait de super rencontre et on continue des discussions commencées hier dans la soirée. Quand tu parles de gens sympathiques, l’endroit en est emplis. Une mention particulière à Yannick et sa femme Valérie avec qui on discutent une bonne partie de la soirée.

Bonne nuit.

imageimage

Jour 65 – Toulouse

C’est aujourd’hui le premier jour de vacances d’été français. Après s’être ramassé à l’hôtel et avoir descendu les vélos sur la rue, on se dirige vers une gare bondée par les premiers départs en congé.

Les gares européennes ont presque toujours plusieurs quai. (Preuve qu’ici, le train est vraiment une alternative à la voiture). En voyageant en vélo, les multiples quai nous compliquent la vie parce que nous devons passer dans des tunnels sous les rails. Tout ça, se fait en montant et descendant des

On aime toujours connaître le quai de notre départ, au moins 20 minutes avant, parce que déplacer notre stock implique beaucoup de manipulations, particulièrement dans une gare emplie de monde.

Aujourd’hui on évite un petit désastre (si manquer son train est un désastre). Moins de 10 minutes avant le départ, le numéro du quai n’a pas encore été annoncé . On commence à stresser, parce que si on est sur le quai le plus éloigné, se sera serré. Finalement, le quai B est désigné pour notre destination. On est dans le grand hall, avec tout ses gens qui attendaient cette même information. Parce qu’on est prit dans la congestion, on tarde à sortir de la gare vers les escaliers qui descendent vers le quai B. Qui eux cru que ce délai aller nous sauver d’une course folle?

Au moment où on est sur le point de s’engager dans dans la descente des escaliers, le quai change de B à A (A étant le seul quai ne nécessitant pas de passer sous les rails). On a de la grosse chance, parce qu’une minutes plus tard, nous aurions déjà entreprit la descente. Il est probable qu’on n’aurait pas su que le train avait changé de quai avant qu’il soit trop tard. Pour une fois, on peut remercier la foule pour le délai. Ils nous ont probablement sauvé d’un paquet de trouble!

Voyage de quelques heures en train, rien de remarquable à part un peu d’impatience des enfants. À notre arrivé à Toulouse, nous quittons la gare en direction du camping à prêt de 10 kilomètres de la ville. Tout à Toulouse est fait pour les vélos, les pistes cyclables sont définitivement la norme. Bientôt on atteint la fameuse piste longeant le canal du Midi (qui s’appelle en fait sur cette section, le canal transversal de la Garonne). Si vous vous attendez à de la belle eau clair, vous y trouverez plutôt de la belle eau brune. Dans le contexte c’est tout de même très beau parce que les abord du canal sont emplie d’arbre et de verdure; très beau!

Nous voilà au camping, on est en début de soirée, et nous sommes accueilli par un gentil monsieur, qui prend plaisir à nous parler de sa ville, des choses à voir. On se sent vraiment la bienvenue. Ils nous dirige vers un espace vert spécialement dédié au gens qui font les canaux à vélos. (Un sympathique guetto pour les pouilleux à pédales) Ce qui nous frappe dans cette partie, c’est l’apparition presque magique d’une mythique table à picnic. On est presqu’aux larmes! Oubliez la villa sur la Méditerranée ou les voitures de luxe, une simple table à picnic est, pour nous, l’ultime jouissance!

Comme, il est tard, et qu’on a rien à manger, on doit se rabattre sur le resto du camping. (Au se reverra « sexy-table »!) Au resto-bar, on est accueilli avec une belle surprise. On connaît déjà nos noms, ayant déjà eu vent de l’arrivé de sympathiques Canadiens. On se sent super bien. On rencontre Bruno et Isabelle, qui s’occupe du bar, Phillippe « le chef qui aime travailler dans une cuisine sans lumière », et finalement Yannik, le frère d’Isabelle, avec qui on discute longuement dans la soirée. Excellent mise en matière à Toulouse. On est heureux, parce qu’on a déjà décidé de rester pour trois nuits et ça risque d’être agréable.

Jour 64 – Nice – Prise 2

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce matin on dort comme des buches dans notre hôtel chéri. On a fermé les rideaux « ben tight » pour pas avoir de lumière. Le stratagème fonctionne, puisque nous dormons presque jusqu’à 11 heure, Au risque de se répéter, les heures de couché des enfants sont toujours aussi ridicule, et ils ont parfois besoin de dormir.

Rapidement on convient qu’on a absolument pas le goût de se déplacer aujourd’hui. On restera donc à Nice avec absoluement aucun plan de visite. En fait, la visite se limitera à marcher dans les rue, manger, marcher encore, visiter des boutiques, marcher, manger, marcher, manger….(Enfants du primaire: compléter la suite logique…)

Mais avant toute chose, on recherche notre prochaine destination. On décide finalement de faire le canal transversal de la Garonne de Toulouse à la Dune de Pyla. Un 350-400 kilomètres qui s’annonce être sur le plat (ça fera changement). En plus, la destination finale est extraordinaire et on est sûr que les enfants vont aimer. En attendant, on doit prendre le train demain pour Toulouse, on fera donc un arrêt à la gare pour l’achat des billets. On y apprend, d’ailleurs avec délice, qu’il y a un compartiment à vélo, on ne devra donc rien démonter. Yeaaaahhhh!

Pour ce qui est de notre décision de marcher simplement en ville aujourd’hui, on se porte pas trop mal, à part Mika, qui se tortille de douleur, chaque fois qu’Océanne et Annik entre dans un magasin…il adore. Océanne cherche désespérément un nouveau gilet court ou une camisole (elle déteste ses vêtement de sport). C’est toujours particulier de voir nos enfants grandir. À12 ans, Océanne sait exactement se qu’elle cherche mais la jolie dame est très grande et élancée. Trouver des vêtement pour elle se solde invariablement en deux résultats possibles:

– C’est beau, mais trop ample!
– C’est beau, parfaitement ajusté, mais trop court!

Elle capote sa vie de ne rien trouver. Mika, pendant se temps, fomente des scénarios visant la destruction de l’économie capitaliste mondiale dans le seul but que les magasin de linge disparaisse de la face de la planète.

Pas chanceux le garçon, parce qu’on lui cherche une nouvelle paire d’espadrille pour replacer celle qui sont maintenant trop petits. On lui fait prendre des Gravols, pour le faire relaxer, mais surtout pour lui enlever la nausée causé par le magasinage forcé. Il capote parce que monsieur est dans sa « phase d’entre deux ». Espadrilles pour enfants trop petits et espadrilles adulte trop grand. Malgré tout ses effort surhumains, et des douleurs similaire à une fièvre hémorragique, on ne trouve absolument rien… Pauvre Mika…La bonne nouvelle, c’est que tout ça nous a permis de marcher jusqu’à la plage et ensuite vers notre hôtel.

Ça nous amène à vous parler d’un des éléments qui caractérise la ville; sa plage très connue. (Et un film plate avec un gras tout habillé en jaune – on vous laisse deviner) La plage ceinture tout un côté de la ville et est très longue, mais peu profonde. Ceux qui s’attendrait à la plus belle plage du monde seront déçu, c’est une plage de gallet, qui est noir de monde. Le front de mer est très beau, mais compte tenu de notre « mood » d’aujourd’hui nous ne feront que passer. En fait, notre plan à plus important pour Nice: En fin d’après-midi, nous avons la ferme intention de d’aboutir au cinéma (pour voir Maléfique).

Comme dirait un certain Sebastien Larose

Superbe journée dehors, c’est une journée idéal pour le cinéma!

Le film, est quand même surprenant considérant le thème. Les enfants ont bien aimé et les parents aussi. Le cinéma que nous avons visité est sur la rue principale et à ce look des cinémas d’autrefois; une facade minuscule placé entre deux autres magasins. À l’intérieur, c’est propre mais vieux, malgré d’apparentes rénovations des espaces communs. Ce qu’on trouve le plus drôle, c’est qu’aussitôt nos petites fesses sur les chaises, on a des flashback de la grande salle du cinéma Charest. Les bancs sont si défoncés, qu’on sent le sol deux pieds sous le fauteuil…du gros confort. C’est une salle assez petite, mais on est si heureux d’être ici, que même si on avait du s’assoir sur une chaise de fakir, nous y serions tout de même.

Une première constatation; si vous croyiez qu’il y a des publicités avant un film au Québec, il faut voir celle de France. Elles sont interminables….. Présentement, on prépare l’arrivé du film de « l’été »: Le petit Nicolas. Une première bande annonce (où on présente presque tout le film…), une deuxième de la SNCF, partenaire du film, où on présente encore les mêmes extraits, et finalement une section plus courte, du genre « coming soon ». On pousse l’audace à nos montrer encore certains des même extraits une troisième fois….

Qu’est-ce qui peut bien avoir au cinéma prochainement ?

On mangera ce soir du Kebab, écouterons la télévision dont l’émission que Marco Scrives adore; Dessert Sucré version française! On laisse tout traîner dans notre petit chambre, on se ramassera bien demain.

À nous Toulouse!

Jour 63 – Monaco et Nice

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On a fait une très grosse journée de vélo aujourd’hui soit la route entre Vinctimille à la frontière italienne et Nice en France. Sur le chemin, on a arpenté Monaco, mais nous y reviendrons.

Une journée sans histoire malgré les 50 kilomètres et les 700 mètres de monté parcourus. Les enfants sont « cassés » maintenant parce qu’on a pas entendu un seul mot de chialage même si c’était une des journées les plus difficile du voyage. (Il y a de quoi être fière)

Sur la route, nous passerons rapidement Monaco. Nous n’avons, ni le goût, ni le désire de dépenser dans un endroit comme celui-ci. N’empêche, c’est un passage obligé vers Nice. Ce qui est marquant avec Monaco c’est évidement son apparente opulence mais, encore plus marquant pour des cyclistes, la ville est construite sur le plus inhospitalier des terrains. C’est littéralement contruit dans la face presque vertical d’une colline. Lors de notre arrivé, on avait déjà gravi une grande partie de cette colline et on était déjà dans les hauteurs de la ville. Patrick a la merveilleuse idée de descendre dans le port (idée que nous regretterons tous). Si on descend, il faudra remonter. On réalise rapidement que se qu’on descend se payera à grand coup d’acide lactique dans les jambes.

Sur le chemin, nous croisons le casino de Monaco, apparement une chose à voir…on s’en torche solide. Il y a une rangée de voitures de luxe devant l’immeuble et du monde plein la rue. Pas besoin de dire qu’avec nos vélo et nos vêtements plei de sueur on « fit pas pantoute ». On s’arrête devant le casino pour « admirer » la chose et une famille toute guindée nous regarde avec un air qui me vous donne pas le goût d’être leur ami. Une dame en particulier, au visage pétrifié par la chirurgie plastique, nous faire connaître son point de vue avec les parties encore mobile de son visage. (C’est pas évident). La madame au fesses serrées veut prendre une photo de sa fille avec son prince charmant devant cet endroit divin. Elle est pas contente parce qu’on brise le paysage. Mon comprend leur désarrois, pendre une photo causerait, au minimum, l’explosion de leur appareil photo de 4000$. Dans le pire des cas, notre présence sur la photo les mènerait à leur ruine et à l’anéantissement du monde tel qu’on le connaît. On tient vraiment pas à être là et on exhausse son vœux.

On se rend finalement au port où nous tentons de trouver une épicerie. Le port n’a de rien de spécial à l’exception de la marina qui contient des yachts dont la valeur peut nourrir 2 milliard d’habitants pour 10 ans. À part ce léger détail, tout est absolument normal.

On quitte cet endroit pour continuer notre route vers Nice. Nous sommes dans le bas de la ville et pour quitter on doit se taper la monté la plus mortelle jamais vue. Ça monte, ça monte et sa n’arrête pas. En plus la journée est terrible avec un mercure au dessus des 30 degrés. Des tunnels, des sens uniques et des voitures partout nous compliquent la tâche. Dans une ville comme celle-ci, les vélos sont comme un poisson sur l’Himalaya; pourquoi y en aurait-il? En bien nous, nous sommes là, et les petites dames en Mercedes, elles nous trouvent dérangeant; des cris, des klaxons et des gros mots; c’est le « vibe » de l’endroit. On a simplement hâte de quitter.

En direction de Nice, on doit se payer un terrain très montagneux, et pire encore un traffic très intense pour la largeur des routes. Tout ça est très grugeant physiquement. C’est vraiment le pire endroit jusqu’à maintenant. Les enfants sont d’un sang froid extraordinaire. À un moment, on décide de prendre une route plus difficile et plus longue pour échapper à tout ça, et n’avons aucun regrets.

Y a pas à dire, le paysage est vraiment époustouflant et il vaut la peine d’être vue. On traverse de nombreux tunnels coupés littéralement dans la montagne. On doit malheureusement rouler sans trop arrêter parce que nous devons nous rendre à Nice aujourd’hui; aucun camping avant la destination.

Nous voilà dans la ville si convoitée. On cherche un endroit avec le WIFI parce qu’on vient d’apprendre que 25 kilomètres nous sépare du camping le plus proche. Annik demande des directions pour l’office devtourisme et, comme bien souvent, les gens préfèrent nous donner des informations erronées que de dire qu’ils ne savent pas. (C’est pas grave de pas savoir!)?Patrick part seul pour tenter de trouver et après 45 minutes de recherches trouve finalement l’endroit à, ce qui ne pourrait pas être plus à l’opposé des directions fournis…merci beaucoup!

On s’installe sur le bord du bureau d’info touristique à la recherche d’une hôtel pas trop loin et évidement pas trop cher. En Europe, les chambres quadruples sont passablement rare, c’est donc toujours assez difficile à trouver. On identifie finalement quelque chose de vraiment pas trop loin, en fait c’est si simple de si rendre qu’on y croit même pas nous même. On descend, la rue exclusivement réservé au tramway et, près de la gare, nous y sommes. Avec une si longue et difficile route, on s’en plaindra pas.

L’hôtel, qui malgré sont caractère un peu vieillot, est parfait pour nos besoins. Et oui, détail important, on a réservé pour 4 mais la chambre n’a que trois places couchés. Ça fera quand même, un enfant peut tout de même coucher par terre. (On peut pas dire que ça nous tente de recommencer les recherches). L’accueil est fantastique. On est au 5eme et on nous laisse monter nos vélos dans l’ascenseur qui est d’ailleurs si petite que les vélos n’y entre que debout. Des contorsions et un dernier effort et tout est dans la chambre; quel bonheur! On place nos vélos sur le balcon et on annonce aux enfants, que, ce soir, ils peuvent manger se qu’il veulent pour souper. Remise de 20€, instruction de rester ensemble en tout temps, et on les envoie sur la rue, où on trouve tout les restaurants possibles et inimaginables…. Il faut bien avoir 10 et 12 ans pour revenir avec du PFK…allô l’exotisme! Nous on se paye du Chinois….qui vend de l’indien… et on bouffe tout ça heureux devant la télévision. Vive les hôtels!

Good night!