On reste dans les parages pour continuer de profiter de l’extraordinaire endroit. Ce qu’on voudrait faire par dessus aujourd’hui, c’est de se confectionner des « crazy carpets » pour descendre la dune. Il faut dire qu’on vient d’essayer de descendre avec nos matelas de sol et l’expérience est complètement désastreuse… Ça marche pas.
On se met à la recherche de matériel avec des attentes limités de succès. Peut être serions nous capable de trouver au moins de vielles boîtes de carton assez grandes pour faire la job. Comme on reste sur le camping, le meilleur endroit semble, sans aucun doute, les containers à déchets.
Devant les gros contenants puants, on doute, mais on commence tout de même à faire le tour. Si on avait pas déjà une réputation de « pôteux », on vient certainement d’aider à confirmer les préjugées. Rapidement, on tombe sur ce qui nous semble idéal, même mieux qu’espéré. Au fond, d’un des « bins » on aperçoit de grands cartons très épais, très droits, et Dieu merci, sans sauce tomate ou couches qui coulent dessus. On sort le tout et observe la trouvaille avec émerveillement. C’est un carton qu’on utilise dans la construction, le même genre de truc que nos papas utilisent pour accrocher leur outils au mur – vous savez la version avec tout les petits trous pour mettre les crochets. (Ceux là on pas de trous)
On retourne à notre site, et équipé de tie wrap, d’une tournevis et d’un rouleau de Duck Tape, Patrick confectionne avec les enfants, des poignées sur cette fameuse pièce de carton. Le voisin, qui est ingénieur pour une grosse firme militaire et qui travaillait anciennement sur les fusées Ariane, nous trouve très drôles. On lui demande si ils se servent autant de Duck Tape dans les fusées. La réponse vous surprendra, mais non – c’est pourtant si pratique! (Peut être à l’agence spatiale indienne ou dans les missiles nord-coréen?)
Tout est prêt, et on monte sur le dessus de la dune avec beaucoup d’appréhension. Est-ce que ça va marcher?… absolument pas! La première difficulté est de mettre cette chose au sol; une feuille de 1m carrée au vent, ça s’appelle un cerf volant! Il vente beaucoup et on se fait d’ailleurs exfolier la face sans frais à grands coups de sable de dune. Patrick craint de perdre son meilleurs bronzage à vie dans la minute si on ne descend pas rapidement.
La deuxiement difficulté est de simplement glisser mais sans glisser…. On s’explique. Il s’avère que nos petites foufounes glissent plus sur le carton que le carton sur le sable. Le résultats: il faut forcer comme des défoncés pour simplement rester en place pendant que la crazy carpet descend à la vitesse vertigineuse d’un atome à zéro degrés kelvin. (Pour ceux qui se rappelles pas des cours de Sciences Physiques avec Louis-Guy Danserault, ça veut dire que ça bouge pas). Grosse déception! Enfin, on aura essayé
Le reste de l’après-midi se passe calmement. Pn prend l’apéro, les enfants jouent, mangent des bonbons, et on regarde le temps passer.
En soirée, on soupe au bar. On doit dire qu’on croyait avoir vu des « champions » de la restauration dernièrement, mais ici, ils sont « excellents ». Le service d’une bière est un processus à 400 étapes, qui consiste à attendre 400 fois trop longtemps. Si vous voulez remettre ça pour une deuxième, il vous faut apprendre les danses nuptiales d’au moins 30 oiseaux différents pour simplement obtenir un regard de la serveuse. Si elle n’a pas vu trop souvent ce que vous lui offrez comme spectacle, elle fera un pas vers vous… pour finalement s’arrêter à une table juste devant vous et de repartir pour une autre traversé du globe (mais qu’est-ce qu’elle fait?) . Finalement, la voilà de retour avec une bière…mais à t’elle fini compris l’essence de toute cette parade?…. Hé bien non, la bière est pour quelqu’un d’autre!
En soirée, on se paye de délicieuses pizzas, mais le service est toujours aussi exécrable. On a l’impression que pour travailler ici, il faut signer un contrat qui vous engage à une lobotomie, à faire le maximum de pas sans raison, et de regarder dans les airs avec le doigt sur bouche….
Mais qu’est-ce que je voulais faire déjà?
En soirée, il y a de l’animation comme dans certain campings québécois, mais ici en France, on essaie de vendre ça comme un remplacement à des destinations exotiques du sud. Pourquoi partir en Guadeloupe quand vous pouvez payer 100$ la nuit pour un carré de sable et des spectacles de qualité préparés par des spécialistes de l’animation diplômé par l’Institut International des Jeux Plates.
Ce soir, on a d’abord droit à un quiz musical avec toutes les chansons de « Rock Matante » version française. Le tout sera un combat à finir entre deux madames qui travaillent probablement dans une clinique médicale quelconque. En effet, elle connaissent absolument tout les titres de ses chansons qui donnent la nausée. On rigole, de les voir si excités d’en savoir autant!
Ensuite, sur le même thème, on obtient la participation une dizaine de « volontaires » à l’aide de dards paralysants et en les tirant par les cheveux vers la scène. Il auront la chance de participer à un des jeux les plus enlevant jamais vu. Pour être honnête, c’est presqu’aussi bon que Paquet Voleur. L’affaire dure des heures parce que les règles sont si simples que c’est assuré de finir au petites heures du matin. Le but; à tour de rôle, chanter n’importe qu’elle petit bout de chanson française à condition qu’elle n’ai pas été chanté auparavant. Quand on dit n’importe quelle chanson …We mean it!
On se tape les classiques enfantins un après l’autres, ceux qu’on connaît et ceux que ne veux pas connaître, les chansons de Noël, les « tubes » de l’heure, toutes les tounes d’Erbert Léonard….
J’aime te voir frémir sous me doigts…..
…ainsi que tout ce que vous pouvez imaginer comme délicieuses balades sirupeuses à prendre absolument avec des Gravols. Certain participants sont vraiment drôle. Un se déhanche sensuellement et connaît toute les tounes française classique…l’animateur est obligé de l’arrêter.. Un autre, celui la restera un mystère, chaque fois qu’il commençe à chanter, il se cache les yeux avec la main.. Pourquoi..?.. On rigole bien!
Avant que tout soit terminé, une bonne heure et demi s’est passé. L’animateur à vraiment trouvé la formule gagnante pour jamais rien préparer de compliqué, de quoi vous faire regretter les show cubains aux costumes flamboyants préparés avec des vieux pneus et des cannettes de bières vides.
Les se couche ne sachant toujours pas comment cette soirée enlevante finira!
Les garçons remontent la dune dans la nuit pour allumer les torches que Mika a acheté à Carcassonne. On monte puis ont la descend de l’autre côté à la brunante et arrivent 30 minutes plus tard au bord de l’Atlantique dans la noirceur la plus complète. On allume la chose, passe quelque temps sur la plage avant de recommencer à gravir la dune avec les deux torches allumés; un très beau moment entre son père et son fils. Remonter la dune est pas mal plus dure que la descendre. En pleine nuit, ça a quelque chose de vraiment unique. Les torches finalement éteints, on termine la route dans la complète noirceur sous la voûte étoilé et en l’absence de la lune; superbe
Bonne nuit




































