5-6-7 Septembre 2019
J’ai une confession à vous faire. Je ne trouve pas la visite de grandes villes « ben » inspirante pour l’écriture. D’abord, il y a beaucoup à voir, et c’est généralement assez pour me tenir le cerveau bien occupé. Du coup, j’imagine que j’observe moins la vie quotidienne. Je me retrouve donc devant mon ordinateur à me demander ce que je pourrais bien vous raconter qui ne se trouve pas déjà sur Wikipédia.
Au point de vue de notre installation, nous avons loué un appartement très bien situé, assez loin pour avoir des services de base comme une épicerie avec d’autre chose que des produits du « tiroir », mais assez près pour se rendre en 10-15 minutes à pieds, au cœur de la ville.
Lorsque nous sommes dans un endroit comme Séville, une auto c’est inutile. Il faut se débarrasser de ça au plus vite. Comme les stationnements sont onéreux, j’aime déposer nos affaires à l’appart et stationner la voiture au bout d’une ligne de métro, loin de la ville, idéalement dans un stationnement gratuit. Ici, ça veut dire, au bas mot, une économie de 100$ pour 3 jours.
L’appartement est super, une grande cuisine, l’air climatisé dans chaque pièce et trois chambre. Une chambre pour chaque enfant!
La chose créer d’abord un incident diplomatique mondiale, quand Océanne décide d’unilatéralement d’occuper la LITjordanie (C’est la marque du matelas) et d’y installer une colonie illégale.
Ça consiste, en gros, en son sac « éffouerré » dans le coin et ses vêtements éparpillés sur le maximum de surface disponible.
Évidement, Mika est furieux, lui il est pogné dans une deuxième chambre avec un lit trop petit pour lui, il est les pieds qui dépasse. Océanne Netanyahou s’en sacre. Elle va juste lui promettre qu’il peut venir se dégourdir dans sa chambre une fois de temps en temps. Évidemment, ce n’est pas vrai, parce que sa porte est toujours barrée.
Pour réduire les tensions, Annik ouvre des négociations à Camp « Da Vide », en l’honneur des résultats décevant qui s’en viennent.
Mika demande à avoir accès aux territoires d’Océanne, et ceci pour la troisième nuit. En échange, Mika promet d’arrêter de lancer ses « bobettes » sales à la frontière de leurs deux chambres. Océanne n’a qu’une intention, étirer les négociations tellement longtemps qu’on sera plus là pour en parler. Voyez-y les parallèle qui vous voulez…
À Séville, on décide, après une après-midi/soirée d’exploration que demain on fera un tour de ville guidé. On en choisi donc un qui se passe en trottinette électrique. L’idée c’est d’entendre parler de l’histoire de la place de manière condensée, sans que les enfants se pendent aux premiers arbres croisés sur la route.

La guide est une jeune femme anglaise qui se débrouille très bien. On fait un tour de deux heures qui nous amène de la cathédrale, la plus grande d’Espagne, les terrains et jardins de l’exposition Universelle de 1929 en passant par la fabrique royale de Tabac de Séville. Parce que le tabac était extrêmement lucratif et que Séville a longtemps eux un monopole sur la transformation des feuilles importé du « Nouveau-Monde », des milliers de personnes y ont travaillé pendant des siècles.










En soirée, on trouve un cinéma qui passe des films en version original.
Annik, veut aller voir le Roi Lion….
Il ne me reste qu’une solution. Je me place la tête dans le four à convection est espère que la mort sera rapide. Voyant que je suis sérieux, elle décide de m’attacher à la porte du four, après avoir pris mes numéros des comptes de banques.
Océanne voyant la crise poindre, suggère d’aller voir le dernier de Tarrantino. Selon, Annik, tout adolescent(e)s qui se respecte, doit aimer ses films.
Je me sors momentanément la tête du four et rajoute.
Mika, si t’aime pas Pulp Fiction, viens te placer la tête dans le four à ma place, ta vie est finie de toute façon.
Selon mes recherches, c’est un crime dans 47 pays de critiquer l’œuvre du réalisateur de Kill Bill.
Finalement, pour éviter la mort éminente de la moitié de la famille, nous statuons pour un film français, qui n’a pas l’air top mal. (Je me souviens plus du nom)
Un cinéma espagnol, ça à l’air d’un cinéma…
Celui-là, cependant, est pas tellement gros. Il a de l’âge et la « vibe » du cinéma Lido à Lévis dans les bonnes années. Je me souviens qu’on pouvait se payer un programme double du Lagon Bleu et Rambo pour 3.50$. On s’entend, que c’est la « date » idéale; un mix de romance et de « tirage » de mitraillette dans face.
À la porte, se trouve une vielle dame habillé en femme de ménage bleu poudre. J’en parle parce que cet habit est tellement humiliant. Si t’a le « body » de Claudia Schiffer » à 20 ans, et que tu enfile cette chose, tu te transforme immédiatement en chauffe-eau emballé dans un drap contour. Un expert bien entraîné peut voir la différence entre la « tank à eau-chaude » et la femme par l’observation attentive de ce qui se passe au sol. Généralement, le chauffe-eau n’a pas de pieds.
Invariablement, dans les hôtels, les centre d’achat et autres, ces dames sont forcées de porter cet habit. Je crois savoir pourquoi. Elles sont « under cover »; des espionnes.
Leur façade, c’est de « spotter » les cochons qui vont saloper leur salles. À votre approche du stand à popcorn, elle sait déjà que vous faites partie des écœurant qui vont remplir les craques de banc, de graines de popcorn et enduire les appuie-bras de liqueur collante.
Mais ça ce n’est pas leur vraie mission.
Elles font en fait partie d’un regroupement secret qui cherche à identifier des signe du retour de dieu sur terre. Leur habits « contraceptifs » leur servent principalement à passer inaperçu auprès de la gente masculine pour se donner entièrement à leur mission. Selon leur croyance, le venu du messie se manifestera sous la forme d’un grain de popcorn qui ressemble à Jésus. Il le cherche donc sans relâche.
Nous sommes sa meilleure chance! C’est garantie qu’il va en avoir partout. Dans les défis impossibles à relever, essayer de manger un gros popcorn à 4, pis de pas en mettre partout. Je crois qu’on aura colonisé Mars avant que ça arrive.
À notre deuxième journée à Séville, on a le goût de simplement se rendre au Parc María Luisa pour jouer au volleyball et au aki entre nous.
Le parc en question est incroyable, ne serait-ce que parce qu’il y a de l’ombre. Quand il fait 34 degrés, c’est bienvenu. Ils ont de arbres gigantesques avec de larges racines à l’allure de poulpe tentant de s’accrocher au sol. On s’installe en dessous pour y jouer avant de diriger vers la partie du parc où la prochaine folie aura lieu.

C’est un espace ouvert ou plusieurs centaines de colombes se mélangeant à des pigeons.
Sur la place, une dame vend des petits sacs de pois chiches. L’idée c’est de nourrir les volatiles qui pullulent comme des rats sur le sol.
Les petites bêtes sont habitués à la routine et je dirais même qu’ils ont des pouvoir surnaturelle. Ne faite, ne serait-ce qu’un pas vers la direction du stand à pois chiche, et ils vous sautent dans la face comme s’il n’y avait pas de lendemain.
Mika marche vers le petit kiosque sur roues, et d’un seul mouvement les oiseaux se posent sur lui. Il n’a pas encore rien acheté que la basse-cour l’assaille.
Pour ce genre de chose, Mika est ABSOLUMENT hilarant. Il rie tellement que c’est contagieux. Il se met à courir partout en criant et « garoches » des graines partout. Il faut le voir pour comprendre.
Mika tire des poignées de graines sur Annik et Océanne qui se sauvent pendant qu’il rit comme un cave. Comme « joueur de tours qui se trouve drôle », il est dans le top mondial.
On se donne des défis; maximum d’oiseau dans les mains ou sur la tête. Je me couche par terre, me laisse couvrir d’oiseau. J’ose finalement l’ultime sacrifice, la « mangeoire nombril ». Savez-vous combien de pois chiche votre nombril peut contenir? Moi oui, est la réponse est beaucoup trop!

À la vue d’un animal, Mika voudra invariablement en adopter un. La première étape c’est de lui trouver un nom ridicule et de lui parler comme si l’adoption avait déjà eu lieu. Cette fois-ci, il s’appellera Germain.
Ensuite, il voudra le séparer des autres pour l’attirer assez loin, espérant qu’il pourra le ramener à la maison. Sur son épaule, Germain est nourri à la main, pendant qu’il chasse les autres. Entre-temps et s’éloigne subtilement de la basse-cour à rat.
Évidemment, son stock de graine fini par se tarir. Sans pois chiches, Germain s’envole et le quitte pour toujours
Je l’savais que c’était une « Gold Digger »
Ce PM, je visite le Alcazar de Séville, le seul bâtiment de ce type encore en utilisation. La famille royale espagnol l’utilise apparemment encore lors de ses visites de la ville.
J’aimerais ça aller visiter Alcazar cet après-midi, ça vous tente?
CRIQUET, CRIQUET, CRIQUET…
…J’ai visité ça seul, comme un grand.

Ce qui en ressort pour moi, c’est un dégoût renouvelé pour la royauté, et tant qu’à faire pour les tout ceux qui s’accaparent beaucoup plus qu’une part raisonnable de ce qu’on devrait se « partager ». Maintenant les ultra-riches se font construire d’immenses yachts ou se payent des maisons pharaoniques. À cette époque, c’était des palais et des jardins remplies d’espèces végétales exotiques et de fontaines ostentatoires.
L’histoire de l’Alcazar commence autour de 700. D’abord un palais pour les dynasties arabes, puis transformé au fil des siècles, par une succession de souverain. Ils lui ajoutèrent ou remplacèrent des parties du palais devenu également une forteresse.
Ce qui ressort de cet endroit, et je suis le premier à admettre que c’est très joli, ce sont tous ces détails d’une finesse incroyable gravé sur chaque centimètre des murs et plafonds. Ce que je trouve fascinant de ça, c’est que malgré que les arabes soit devenu les ennemis jurés de catholique maintenant au pouvoir, ces derniers ont continué de construire en s’inspiration très fortement de l’art de l’Afrique du Nord d’influence islamique. C’est ce qu’on appelle le style Médujar. Ça reste à voir.





Nous quittons pour le Portugal demain, je vous laisse donc sur quelques dernières observations sur l’Espagne.
Bière et Vins
Ils vendent de la bière partout.; dans les Mcdonalds, les crèmeries et tout les type de restaurants. C’est extrêmement fréquent de compléter un « trio » sandwich et frites avec une pinte ou une bouteille de bière. La fameuse boisson est également incroyablement abordable. On peut assez facilement trouver une canette de bière pour 50 cents. De revendeur ambulant sur la plage vous offrirons une bière fraîche pour un Euro.
Si j’étire le sujet pour m’étendre au vin, une bouteille potable peut être acheté pour 2 euros.
Essence
C’est cher, autour de 2$/l, mais encore apparemment moins chère qu’au Portugal, ou le litre peut atteindre près de 2.50$/l
Céramique, Céramique, Céramique…
Tout est fait en céramique en Espagne. Bien sûr il y a les classiques salles de bain et le « back splash » de comptoir, mais vous en trouverez absolument partout ailleurs dans la maison. Invariablement, sur presque tout les plancher et souvent sur les murs. Sur certaines maison, l’extérieur, à l’exception des cadres de portes et de fenêtre sont en céramique, les allées de stationnement, le sont parfois également. Sur les trottoirs, des petites pierres avec un côté glacé, qui s’apparente à de la céramique, sont assemblées sur le trottoir. Après une pluie, c’est l’endroit idéal pour un traitement chiropratique ou une extraction dentaire gratuites. Faites gaffe!
Les rues entièrement piétonnières.
Les espagnols te laissent aller en char à des endroits impossible; petite rues en pente de deux pieds de large et autres stupidités du genre. D’un autre côté, dans les grandes villes touristiques, certaines artères, comme à Séville, sont des zones interdites à la voiture. Je trouve que c’est une excellente idée, parce que sans ça, l’espace serait INVIVABLE. Sur l’artère près de la cathédrale, l’endroit est super large et pavé à la manière espagnole. Dans le centre deux lignes de tramway, de chaque côté une piste cyclable et finalement des trottoirs longeant les bâtiments. Si vous rajouter des « chars » à ça à la masse de touriste, je sais pas où on marcherait.

Rues propre
À la quantité de fumeurs ici, on s’attendrait à voir des mégots partout. Merci à une petite armée de nettoyeurs de rue équipés des balais, les déchets sont ramassés chaque matin, et les rues sont propres, propres.