
25 Août 2019
Première constatation. Je met plus d’efforts sur mes textes que sur mes titres. On a tous des faiblesses…
Dans la catégorie des choses sans intérêt pour lequel j’ai une passion; la gestion de déchets en Espagne.
Pas que j’ai la moindre connaissance dans le domaine, mais comme je suis, parmi nos lecteurs, le plus expert en la matière, fermez vos boîtes et lisez!
Dans les villes de montagne comme ici, les camions de vidange on la grosseur d’une Toyota Camry sur lequel on a « tapé » un container à vidange sur le toit. Je ne sais pas comment décrire la chose, mais les rues sont tellement étroites, bordéliquement compliqués, remplies de racoins, et de rues à 30 degrés de dénivelé, que nos camions québécois resteraient pognés, entre deux murs de maison, les roue dans les airs, à toutes les 15 secondes.
Apparemment, ils passent ramasser les déchets tous les jours, autrement ça sentirait le cadavre à grandeur de journée. En fait, ça pu quand même le chat en rut effoirée, mais pas le cadavres…
J’entends déjà les gens me dire; Attends de visiter les toilettes d’une boucherie en pleine été en Inde, ce à quoi je répondrais;
Qu’est-ce que je ferais là?
En bas de la ville, près de la rivière de montagne asséchée, il y a un superbe petit parc bien aménagé avec des limes dans les arbres. Des hommes âgés jouent aux cartes sur un banc de parc. Un délicieuse odeur d’agrume exhume d’entre les branches bien garnies.
Ça sent la « Sneck » ici!
Océanne Boutet
Les huiles essentielles des limiers ne peuvent rien contre les odeurs des containers à vidange plus bas sur la rue. C’est l’équivalent du « gamer » qui a oublié l’existence de la douche et qui s’asperge d’AXE, cette fabuleuses fragrances en canne.
Ils ont beau essayer, mais quand ta ville est aussi compacte, et que tu dois placer les poubelles à distance de marche, le résultat est un beau gros compromis qui put.
L’autre affaire c’est qu’il n’y a pas de ramassage aux portes ici, la moitié des maisons sont atteignable qu’à pied. Que tu est 20 ou 89 ans, tu dois trainer ton p’tit sac de poubelle débordant et allez les déposer dans le dépôt approprié.
Pour connaitre l’endroit où déposer nos poubelles, je questionne Peter, notre proprio qui parle trop. Il commence par m’entretenir sur sa collection de clou de girofle fossilisé et me parle de l’histoire d’une femme à barbe avec un pénis (Je pense que c’est un homme, Peter !). Il finit finalement par me dire où aller déposer nos déchets. C’est dans le parc à 3 minutes à pieds.
On n’est pas trop habitué, donc je me présente avec un sac de matériel recyclable qui flotte dans en mix de jus de pickle et de fond de yogourt bien juteux. Mmmmmm!
Je prends une pose sur le mot juteux… Vous vous souvenez d’un produit glacé de McCain dans les années 80-90, le Mr Juteux. Je ne sais pas, mais avec mes oreilles de 2019, ça passe pas…
Le recyclage en Espagne, c’est comme une kermesse. Sur un terrain de 16 hectares, on place les bacs pour le verre, le plastique, le papier dans les endroits les plus éloigné possible l’un de l’autre.
T’ouvre ton p’tit sac, dépose ton plastique. Tu marches ensuite vers le bac pour le verre et y jette tes vieux pots. Ohhh, il me reste du plastique! Marchons à nouveau vers le bac de plastique. Ahhh! Je n’avais pas vu ce pot de verre. Une petite marche vers le bac de verre à coté du Groenland. Il me reste du papier, pas de problème, la Suède c’est tout près. 150,000 pas plus tard, il me restait encore mes pelures de banane et mes vidanges non-recyclable, parce que le container pour ces affaires là est 5 rues plus loin !!! Quoi ???
En avez-vous assez des vidanges? J’espère, parce que je m’étais promis d’écrire 600 mots sur un sujet pas possible, pis je suis rendu à 675. 😉






Au levé Orgiva, nous avons l’intention de conduire jusqu’à la ville le plus haut village d’Espagne; Trevélez. Je vous avertis, ça sert à rien d’imaginer des images d’aigles survolant un glacier millénaires, ou de visualiser des champs en montagne broutés par des chèvres sous le regard d’un berger bienveillant.
Oubliez ça, Trevélez c’est la ville de Jamón! Oui, oui le jambon.
Le jambon salé c’est une religion ici. C’est l’équivalent du rituel d’allumage du premier barbecue au printemps chez nous, ou bien du lancé de la manette de TV dans le mur quand les Canadiens se font compter.
Ils en font, en vendent, en mangent et en parlent. C’est tellement malade leur affaire, que c’est littéralement interdit de couper la viande à la machine parce que ça ferait chauffer la viande et détruirait ses subtils arômes. Donc, dans chaque épicerie, il y a un, ou une série de jambon placés sur un appareil pour le présenter, mais aussi pour couper les couper en petites tranches carrée à la demande des clients, et ceci à la main

Apparemment, un des meilleur Jamón de la région, c’est ici qui se fait. On n’y a pas goûté parce qu’il coûte 20 euros pour 4 tranches. Comme je ne sais pas faire la différence entre une saucisse à hot-dog et un filet mignon et qu’Océanne mangent rien qui ne vient pas du McDonalds, j’ai laissé faire.
Comme nous sommes dans le village le plus haut d’Espagne, la température est idéale pour l’affinage naturel du Jamón de Trevélez. D’ailleurs, c’est ce qu’on visite ici aujourd’hui, une fabrique de jolis jambonneaux.
Tu payes 6 euros et il te donne littéralement les clefs de l’usine. Tu peux marcher partout et regarder ce qui se passe. Je vous évite les détails de fabrication, mais le plus impressionnant, c’est la chambre d’affinage ou il y a des dizaines de millier de jambon attaché au plafond dans la même pièce.










Océanne ressort de là dégoutée et moi affamé.
La journée bien entamée, nous descendons vers Torvizcón, le prochain village de montagne où nous devons habiter. Comme rien n’est simple, ça ne marchera pas comme ça! Après la descente à travers une route pas facile, on se rends compte qu’on s’est trompé de date pour la réservation. On est sur place, mais notre réservation est pour demain…. Deux mains d’applaudissement pour Patrick.
Dans les circonstances, on décide de redescendre sur la côte pour la journée, dormir dans un camping et revenir demain. On fait un choix au hasard et tombe dans une zone étrangement lunaire. Du haut de la Sierra Nevada, on prend l’autoroute et près de Carchuna, la sortie d’autoroute surplombe une grande vallée qui a l’air d’une station martienne après 30 ans d’utilisation. En bref, une place qu’où tu ne veux pas vivre. Chaque recoin de la vallée et couverte de serre « blanche » pour la production industrielle d’on ne sait pas trop quoi. À gauche, la ville commence littéralement d’un trait. D’un côté de la rue, ces « tentes » blanches « déconcrissé », et de l’autres des immeubles d’habitation. Le principe des zones tampons entre les fonctions industrielles et résidentielle, ils ne connaissent pas. Notre camping, comble du champêtre, est dans le milieu de tout ça.

Le camping lui, est construit autour d’un thème porteur; le cactus.
Une « trâlée » de petit personnage en forme de cactus ont été créés pour indiquer la zone de toilettes des femmes ou des hommes, ou bien la zone de lavage de la vaisselle. Vous voyiez le topo.
Le premier soir, je cherche la toilette des gars et je me retrouve devant une laveuse à linge.
Je me reprends, trouve la zone toilette. Mmm, je ne suis pas certain si l’icône est un gars ou une fille. Est-ce que c’est de la barbe « sur le menton » du Cactus ou c’est juste les piquants du Cactus fille?… Misère, mon erreur, dans la noirceur, je n’avais pas vue que le cactus avait du rouge à lèvre… évidement.
Vous ne pouvez pas juste mettre une femme et un homme, ça aiderait, parce que j’ai… ahhh pis laissez faire, y ai trop tard!
Sur notre site de camping, hors de prix comme d’habitude, on passe une petite soirée à se faire chier avec nos réchauds de camping qui sont encrassé. Malgré tout, on rigole pendant que Mika fait preuve d’un sang froids impressionnant, et fini à les allumer les deux réchauds au bout de multitudes d’essaies et une grosse heure de gossage.
Akela de notre mieux…*
*Référence Scout, pour ceux qui ne se décourage pas devant un feu qui n’allume pas.