









C’est un peu débile, mais parce que nos options pour continuer le voyage dans le Sud de l’Europe se tarissent (voir blog précédent), on décide qu’on restera sur l’île de Brač un bon moment. Qu’est qu’on veut de plus? L’eau de la mer est chaude, il fait soleil, un peu moins cher et on risque de voir du vrai monde avec des vrais vies ici. (Pas juste des touristes).
En bref; on appelle ça prendre des vacances de nos vacances!
Donc, pour aujourd’hui, notre intention est d’aller se prélasser sur le bord de la mer une bonne partie de la journée. L’île de Brač a un peu le cachet de ce qu’on peut s’imaginer de la Grèce. (On n’est pas allé, donc on s’imagine). L’eau est superbement claire, les maisons toutes en pierre sont pour la plupart blanches, le profil des montagnes narguent déjà nos mollets, et finalement, la température est chaude…bon enfin, ce matin pas complètement, mais considérant tout le froid vécu les semaines précédentes, n’importe quoi qui ressemble à de la chaleur nous convient.
On quitte notre appartement, qui soit dit en passant est très bien; une belle maison où nous habitons le deuxième. La vue de notre petit balcon est super.
Sur la plage on s’installe avant de voir arriver de gros nuages d’orage. Il suffit d’attendre quelques minutes pour apercevoir, dans les montagnes, un rideau d’eau se dirigeant vers nous. On n’y échappera pas! En attendant que tout ça se précise, on ne peut que se baigner, chose pour lequel Mika nous harcèle depuis hier. On se baigne dans une eau propre et claire, qui sans être froide, est un peu fraîche. Mika est aux oiseaux.
On passe l’orage sous une bâche et avec la musique du « Resort » d’à côté. Ils veulent faire de l’humour; Raining Man de Diana Ross et I’m singing in the Rain de Frank Sinatra.
Un court dîner dans un kebab, auto-proclamé le meilleur du monde. Quand on prétend ce genre de chose, il faut livrer la marchandise, ou avoir quelque chose à cacher… Confirmation faite, ils n’ont pas le meilleur Kebab du monde, plutôt le pire… et c’est pas notre premier. On pourrait même dire qu’on est expert! Ils ont probablement de bonnes intentions mais c’est souvent pas assez. Ceux qui se rappelle avoir vu Patrick jouer au hockey ou Annik des push-up pourraient affirmer nos bonnes intentions. Par contre, le résultat est le même; on est poche!,
Pour le kebab, c’est la même affaire. Ils veulent bien faire, mais ils n’ont pas les « skills » de base, Si le piquet de viande tourne sans la moindre chaleur, ce que vous obtiendrez c’est du « balônné frette » sans croustillant. Le comble, c’est qu’il ramasse la seule partie croustillante dans le fond du bac. Depuis quand est-il là?…
Quoi qu’il en soit, Océanne obtiendra le seul kebab avec du « pain de poulet » croustillant. Nous, on mange du mou, mais au moins on ne fera pas d’indigestion.
Retour sur la plage, on retrouve le même genre de jeux gonflables flottants qu’à Split. C’est une promesse, Patrick ira pendant une heure jouer à Wipeout.
Première constatation, du vinyle c’est glissant en « viarge ». Rester simplement debout là-dessus nécessiterait des pieds de gecko ou des gougounes en papier sablé. C’est pas mêlant, même dans les sections larges, se tenir debout et ne pas tomber à l’eau est presque miraculeux. Il est probable qu’un homme réussissant à y marcher sans tomber pourrait partir une religion (clin d’œil à Jésus!) Ce qui nous amène au deuxième point; il vaut mieux être un invertébré ici parce que vos os sont plus un problème qu’une solution. Un ver de terre, ça ne casse pas quand ça pli en deux, un fémur, OUI!
C’est si violent, que chaque chute créer cette réaction de la foule sur la plage.
Woooooo, God!!!… Il est mort? J’aurais dû filmer ça
Une simple heure vous changera d’homme de 40 ans espérant encore vivre sans mal de dos chronique en grand traumatisé attendant la livraison de sa première chaise roulante. Ça, c’est si vous faite attention! Si vous faite le con et essayez de marcher sur la saucisse géante (Voir plus bas pour explications) vous vous assurez d’un nouvel ami pour la vie; M. morphine!
Sans exagérer, c’est pas mal plus difficile que ça en a l’air et les enfants se « marrent » si fort de voir leur père se planter, qu’Annik à 500-600 mètres, peut voir Mika se rouler par terre.
Si on revenait à la saucisse géante, chose que Patrick n’a pas osé faire mais que plusieurs autres ont tenté, il ne faut vraiment pas avoir de colonne vertébrale, La chose consiste à une longue structure gonflée rectiligne, c’est pourquoi on l’a appelé la saucisse. Elle est savamment positionnée pour formation de cadavres flottants. On s’explique.; Elle est placée entre deux trampolines qui ne fonctionnent pas bien du tout (Parce qu’elles sont sur l’eau). La saucisse est à environ 2-3 pieds de celles-ci de façon à ce que votre saut facilite l’atterrissage en pleine face. Si par bonheur vous réussissez à atteindre la structure sur vos pieds, elle vous réserve une surprise. D’abord, elle est glissante mais, la « maudite » tourne sur son axe. Durant notre présence d’une heure, personne n’a dépassé le milieu… Une chose que tout le monde à fait par contre, c’est d’avoir l’air absolument ridicule… Franchement très drôle.
Le reste de l’après-midi, on le passe sur la plage. Le soleil se fait plus présent et les enfants en profitent pour descendre la glissade tout proche. (Ils doivent payer pour chaque descente). Ils se présentent donc à l’entrée avec 200 Kuna, qui est l’équivalent de 40$. Le préposé les regarde et se demande comment des enfants peuvent avoir autant d’argent. Lui, il est habitué de les voir arriver avec des poches de cennes noir. Le résultat, est qu’il n’a pas assez de change pour les faire passer. Pour la suite, c’est un moment d’anthologie; le moment de voir les différentes personnalités de vos enfants,
L’homme leur fait des signes et « baragouine » en anglais que se sera gratuit pour eux. Il leur remet 4 jetons. Mika est absolument fou de joie! Il se réjoui d’être le bénéficiaire du « deal » du siècle. Seule sa sœur l’empêche de sautiller jusqu’en haut de la structure. Océanne, elle, est plus prudente, beaucoup plus prudente! Qu’est-ce qui arriverait s’ils prenaient les jetons? Il leur demanderait peut-être de l’argent à la fin? Ils n’ont qu’un billet de 200 Kuna, seraient-ils forcés de lui donner? Non, non, non, ça ne vaut pas la peine, c’est trop risqué! S’en suit en « astinage » donc nous revivons les grands moments lors de leurs explications très bien joués (Selon la méthode de l’Actor Studio)
Finalement, pour éviter la pièce en six actes de quatre heure trente, on leur donne de petites coupures et tout est réglé.
La journée finie et on se dirige à l’épicerie, la première en Croatie qui n’est pas conçue pour les touristes et/ou qui ne soit pas aussi petite qu’une garde-robe.
Depuis notre arrivé en Croatie, on doit dire qu’on trouve difficile de trouver des différences frappantes entre canadiens et croates. Là, on vient d’en trouver une… Ils ne savent pas faire une file à l’épicerie. Sans exagérer, Annik se fait dépasser par 4 ou 5 personnes, parce que sa position avec son panier est légèrement ambiguë. (L’espace ne lui permet pas de se placer en ligne complètement droite). Elle endure, paye et on retourne à notre appartement en se demandant comment ça pu avoir lieu; on aurait dit des robots ignorant toutes les notions élémentaires de rapport sociaux. Les croates sont autrement très agréables, mais là, ils ont été vraiment bizarres.
A l’appartement, ou on se fait une bouffe et regarde le soleil se coucher; merci Croatie!
« Inside joke » pour nos futures lectures – Rappelez-vous les enfants que pour être gardien averti, il faut être un ananas ou un réfugié – si vous êtes en groupe de 148 c’est encore mieux)