Jour 129 – Il n’y aura pas de Grèce!

Split, Croatie – 6 Septembre 2014

On a le morale un peu bas ce matin. Malgré toutes nos recherches on apprend que se rendre en Grèce serait très compliqué et/ou dispendieux et/ou dangereux.

D’abord le danger; les routes côtières de Croatie ont la réputation d’être dangereuse par le nombre de véhicules qui y circulent, leurs largeurs par toujours adéquates mais aussi par les habitudes de conduite. Plusieurs nous ont fait part de leurs craintes pour notre sécurité, particulièrement dans le sud du pays. En effet, la section d’autoroute qui déplace une partie de la circulation vers elle, n’est pas complété dans le sud. Même si on devait réussir à compléter cette section, il faudrait encore passer par l’Albanie, qui est réputée dangereuse. (Pour les touristes). La dangerosité est toujours un peu difficile à évaluer parce que tout le monde à sa propre vision de ce que ça représente. On pense avoir tendance à être capable de prendre un peu plus de risque que bien des gens, particulièrement pour ce qui est de rouler sur des routes plus difficiles…mais tant qu’on ne l’a pas fait, on ne sait pas.

Si on parle de complications, elles sont nombreuses. D’abord, aucun traversier n’existe pour la Grèce à moins de traverser en Italie pour ensuite reprendre le bateau pour le pays de Platon. Combien ça coûterait? Ça reste à voir. Pour ce qui est du train, les informations disponibles nous porte à croire qu’il faudrait fort probablement faire 30 heures de train avec d’innombrables détour à travers la Bosnie, L’Albanie et dieu sait où. Comme ses pays ne sont pas organisés comme en Europe Continental, savoir si nos vélos pourront y trouver place reste à voir. Tout ça ressemble à plusieurs jours stressants et éreintants…pas sûr que ça nous tente!

Ça nous amène aux coûts: Pour la première fois, on a regardé plus sérieusement combien ça coûterait pour revenir de Grèce à la fin octobre…6,000$, sans les extra dé vélos! Il y a de quoi t’enlever le goût d’y aller!

On se donne le droit d’y penser encore, mais à moins de trouver une solution alternative ça commence à sembler de moins à moins probable. N’empêche, on doit arriver à rester dans des endroits où la température est clémente. On est simplement pas équipé pour le froid pour plus de quelques jours.

Ça nous amène à finalement décider d’aller sur l’île de Brac demain. Ça nous donnera quelques jours pour réfléchir à nos options et relaxer. Il faudra peut être encore changer nos plans mais on verra.

On passe la journée sur le bord de la mer. La température n’a pas été aussi belle depuis plus d’un mois et demi. Mika, comme on le connaît, ne peut s’enlever de la tête de retourner dans les jeux gonflables flottants. Quand il a une idée, il l’a pas ailleurs. Pour être honnête, ça peut vous amener aux limites de la folie.

Une journée de repos entre la plage et l’appartement. Des vacances quoi!

Note; La moustache est encore très à la mode ici; si on devait faire un « Movember » ici, il faudrait l’appeler le « Pas-de-pintch-vember » parce que personne ne saurait que vous faites quoi que ce soit de spécial.

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