











BadGastein , 27 Septembre 2014
Visite de Sportgastein
Hier, la gentille hôte du camping nous a parlé de Québécois à la retraite qui habitant ici plusieurs mois par années depuis 15 ans; Gilles et Hélène. On aimerait bien les rencontrer, mais ce matin, on ne les aperçoit pas avant notre départ pour Sportgastein dans la montagne.
On s’est réveillé de la nuit la plus fraîche de notre voyage. Il semble que la température a descendu à près de 0 degrés. Avec ce genre de froid et cette humidité, on atteint la limite de nos équipements, qui doit on le rappeler, sont conçus pour L’ÉTÉ. Nous avons tous plus ou moins mal dormi à l’exception de Mika qui, pour une raison inconnu, ignore complètement le concept du froid, On pourrait le coucher en bobette sur un bloc de glace, et il se réveillerait probablement qu’une fois…pour aller au toilette. (On est un peu jaloux de son super-pouvoir) Annik, elle, en a arraché cette nuit. Elle a eu froid, et son seul désir ce matin, c’est de partir d’ici au plus vite.
En dehors de notre tente, on profite pour la première fois de quelques rayons de soleil, une nouveauté après 10 jours de grisaille. Il fait assez frisquet, mais on nous promet du beau temps aujourd’hui. Pour les amateurs de montagne, il n’y a rien de plus beau qu’un peu de soleil pour rendre le paysage magnifique. C’est ce qu’on planifie ce matin, parce que depuis un moment, on a l’impression de visiter les 400 premiers mètres des montagnes d’Autriche. Comme on reste la plupart du temps sur la route, les sommets sont que de lointaines images qu’on a l’intention d’aller voir de plus près aujourd’hui.
Donc, notre plan ce matin est d’aller à Sportgastein en autobus, ce qui nous donnera accès à une une vallée avec des montagnes de près de 3000 mètres. On pense y faire un peu de hiking, revenir au camping, se ramasser et définitivement partir vers le sud. Pas plus tard qu’hier, on vous annonçait notre intention de ne pas prendre le train en Autriche, mais on comprend maintenant, que même si on voulait, on ne pourrait pas. Un tunnel d’environ 10 kilomètres, à l’usage exclusif des trains, est le seul accès à l’autre côté de cette haute masse montagneuse.
Nous voilà parti dans le bus pour notre petite promenade en montagne. On passe à travers la ville qui est honnêtement grandiose. Elle a, dans sa configuration à flanc de montagne, un peu de Monaco sans le « pédant » et la beauté des immeubles d’Autriche.
Notre excellente caméra a brisé hier, et comme on passe en autobus ici, les photos qu’on a pu en prendre se limite à du flou en mouvement avec des reflets de fenêtres de bus…de la photo artistique?
La montée vers cet endroit croise éventuellement le tunnel où nous devons nous rendre aujourd’hui. Contrairement à notre habitude en vélo, où nous sommes généralement ignorant des défis qui nous attendent, ici, on a un « preview » de ce qui va falloir monter pour se rendre au tunnel; les 7 kilomètres les plus terrifiants qu’on ai jamais vu! Les parents se regardent inquiet pendant que les enfants ignorant que le chemin qu’ils parcourent actuellement est celui à prendre plus tard dans la journée. Chargé comme on est, on se demande même si c’est possible de le faire sans faire un arrêt cardiaque…à voir.
L’autobus monte longuement et avec beaucoup de peine. Elle quitte la ville pour se retrouver dans une mince vallée où coule une rivière. Le spectacle est incroyable. On monte, et monte encore avant d’arriver à ce centre de ski qui a un des plus beau paysage qu’on est jamais vu. Une grande partie des montagnes et du plateau en son bas sont couvert de pâturages, devant nous, d’immenses montagnes avec quelques plaques de neiges, et plus haut encore, quelques petits « glaciers »…pour ce qu’on peut en voir à travers les nuages. La seule chose qui manque de romantisme, c’est les bâtiments du centre de ski… d’une laideur jamais vu. On y retrouve la beauté du style international soviétique et la chaleur du béton cramoisi par le temps. Wow!
Ici en altitude, il fait un peu froid et on doit se mettre en marche vers notre piste de « hiking » aux risques de geler sur place. À une heure de marche, dans des pentes ardues, se trouve un petit restaurant où on peut prendre une bouché et observer la montagne. On s’y avance et constate rapidement que faire de la marche en montagne c’est pas faire du vélo. On utilise bien les mêmes p’tite jambes, mais les muscles utilisés diffèrent…en bref, on a mal. On s’en tire tout de même bien, marchant à bon pas et s’arrêtant fréquemment pour observer le panorama changeant au fur et à mesure de l’ascension. Sur le plateau, bien avant le sommet, on fini par apercevoir, d’abord un drapeau autrichien, puis le restaurant et enfin un lac perché dans les hauteurs (un réservoir pour un barrage)… Superbe! Il y a quelques chèvres qui nous fuient mais qui s’assurent de bien placer toute leurs petites crottes rondes de façon stratégique sur la piste de manière à ce que ça soit impossible de ne pas y mettre les pieds.
On s’assoie quelques dizaines de minutes près du restaurant pour profiter du moment. Il y a encore passablement de nuage et on ne réussi pas à voir un panorama parfait avec tout les sommets dégagés. À l’abris du vent où nous sommes l’endroit est très agréable. Mika court après un chien qui a l’habitude des montagnes. il a l’élan d’une chèvre et c’est absolument impossible de l’attraper.
Comme on est au restaurant, pourquoi ne pas manger quelque chose hors de prix? (on comprend quand même pourquoi c’est si cher) Considérant qu’un steak se paye à l’aide du brouette de lingot d’or, on se limite a se commander des soupes, qu’on a peine à identifier sur le menu exclusivement en allemand (on s’habitue pas). On sait que c’est de la soupe, mais on a aucune idée à quoi. On se met à imaginer ce qui apparaîtra sur notre table. Après âpres débats, on conclu que peu importe la soupe, il y aura certainement une grosse saucisse flottante au centre. Les deux premières soupes arrivent et…déception! C’est de la soupe aux nouilles. Les autres arrivent à l’instant et nous avons encore espoir. Le serveur tourne le coin du bar, et d’ici, on ne peut pas voir le contenu du bol….aura t’on une saucisses? Il s’approche, on retient notre souffle…et VLAN!
On n’aura pas une grosse saucisse mais bien l’équivalent de trois saucisses à hot-dog coupées en rondelles et flottant au centre d’un épais bouillon
C’est de la soupe à la saucisse!!!
Qui eu cru que ça se pouvait? Eh bien oui! Une soupe à la saucisse est évidement un plat adoré des autrichiens. En quelques minutes, trois des autres convives, aux tables voisines, obtiennent aussi leur « bouillon saucissois » – un gros vendeur. On rit de notre capacité à voir l’affaire venir. Revenons au potage. Le problème avec la soupe à la saucisse c’est que… c’est pas bon. Le bouillon est mangeable, mais les saucisses sont fabriqué avant tout pour leurs flottabilité et non pour leur goût. On en mange un peu peu de peur de voir une grosse autrichienne sortir de sa cuisine pour nous forcer à manger… On boit le bouillon et quelques saucisses mais c’est pas mangeable. Voudrait mieux lécher le dessous de nos souliers que de manger ça.
On descend sur la même piste et le temps se fait encore plus beau. On admire et travaille nos jambes dans cette descente abrupte et par moment assez dangereuse pour les chutes. De retour dans le bus, il est beaucoup plus tard que prévu, presque deux heures. Maintenant qu’on revisite la route à monter, on se pose des questions sur l’intelligence de vouloir gravir ça aujourd’hui pour atteindre le tunnel. Avant longtemps les enfants s’aperçoivent de ce qui les attend…les visages s’éteignent.
PAS VRAI?
On leur explique qu’on va regarder nos options mais qu’il est possible qu’on soit obliger de monter… et que tout est possible.
De retour au camping, on s’assoit pendant que les enfants joue sur la trampolines un peu plus loin. Remettre ça a demain? Prendre le train à une autre gare dans la vallée? Donner un coup et partir maintenant malgré la fatigue accumulée à la montagne? On s’arrête au moins sur une chose, on partira demain question d’un prendre un repos et d’entreprendre la journée un peu plus tôt. Sur le fait, nos voisins québécois Hélène et Gilles, qu’on n’avait pas encore aperçu se pointent le nez à notre table. Ils semblent heureux de pouvoir parler « québécois » avec nous. Comme le monde est petit! On apprend qu’ils habitaient autrefois à un kilomètre de notre maison à Limoilou… Il faut le faire!
C’est très agréable de discuter avec eux, et on sens, malgré nos différences d’âges, qu’on se rejoint vraiment. Ils ont tout laissé pour voyager. Plus tôt dans leur vie, ils ont prit des périodes sabbatiques pour pouvoir parcourir l’Europe et autres. Ils comprennent le rythme de vie que ça impose, les sacrifices et les bonheur qui viennent avec ça. Superbe rencontre. Ils nous offrent de nous amener à l’épicerie au village. On accepte, et entre dans une voiture pour la première fois depuis 4 mois.
Retour au camping où on se fait une bonne bouffe et on se ramasse finalement confortablement au chaud, dans la roulotte de nos voisins où nous passons une excellent soirée à discuter. On apprend, entre autres, qu’ils quitte demain après trois mois ici. Quel drôle de coïncidence!
Patrick couchera dans sa tente seul parce qu’Annik a décidé qu’elle avait besoin de deux petits fourneaux à ces côtés pour dormir au chaud (on verra comment ça ira). Avant d’aller au lit, nous avons pris connaissance d’une excellent nouvelle gracieuseté de Gilles. Monter demain au tunnel est inutile. Il y a une gare à quelques kilomètres dans la vallée.