Jour 113 – Les « boules » de Mozart!

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Il a plut toute la nuit sans répit. Océanne est toujours fiévreuse et fait de mauvais rêves ce qui nous force à bouger d’une tente à l’autre au beau millieu de la nuit. Les nuits commencent à être fraîche et on y dort moins confortablement lorsqu’il pleut autant. Au matin, tout le monde porte un peu la fatigue sous ses yeux, c’est pourquoi on reste plus longtemps sous nos tentes qu’à l’habitude… Ça et il y a la pluie qui continue.

Vers 11 heure, on se décide finalement à partir pour la ville en autobus. Le ciel est encore gris mais la pluie a cessé. On saute dans le bus qui nous amène à la gare et puis se rapproche de la vielle ville dans une deuxième, le tout dans un temps record.

On commence notre marche dans une ville qui est vachement belle et qui malheureusement est submergée de touristes… Les rue sont bondés et c’est difficile de se sentir unique dans la découverte du monde. On arpente les rues les plus fréquentées. Ces endroits touristiques sont maintenant une longue série de magasins de grandes marques placées dans d’anciens édifices. Adidas ou Puma, c’est encore les même guenilles dans un immeuble de 300 ans. Nous on cherche à rire et à essayer des choses… et parlant de choses inutiles mais amusantes, ici, on peut manger des boules de Mozart…en tout cas, nous on appelle ça comme ça.

En effet, Mozart est né à Salzbourg et comme les droits d’auteur, à l’époque, on s’en foutait pas mal, le nom de Mozart est utilisé pour vendre absolument tout et n’importe quoi. Il y a bien sur les boules de Mozart, sur lequel on reviendra, mais en attendant voici pèle-mêle, certains produits à son effigie.

– Du parfum Mozart (il en avait besoin parce que se laver à l’époque était plutôt facultatif…) Mika l’a essayé, et il sent encore les vidanges.
– Des canards pour le bains avec la « moumoute » de Mozart
– Des balles anti-stress Mozart
– Des bibelots, des mobiles et même des couteaux…

Mais les boules de Mozart, on pouvait pas résister. On en achète et on les déguste. Ce sont en fait de chocolats avec de la pâte d’amande et des pistaches à l’intérieur. C’est bon, mais au fond, c’est juste un « racket »

Salzbourg, c’est la ville du sel. Il y a une mine de sel qui a été exploité pendant 2500 ans à l’extérieur de la ville. Tout son histoire et même son nom (Sel-bourg pour Salzburg) sont intimement reliés à cette richesse. Sur une haute colline de la ville, un immense château, transformé beaucoup plus tard en forteresse, la surplombe. On la visite avec intérêt durant près deux heures, mais ce qu’il y a de plus impressionnant ici, c’est la vue des environs. On est au pieds des Alpes et on commence à voir ce qui nous attend en se dirigeant vers le sud. Encore une fois, la température est assez ordinaire, on doit donc se contenter de la moitié de la beauté de l’endroit, parce que sans ciel bleu et soleil, les contrastes intenses sont simplement absent.

On continue notre tour de ville et découvre de superbes bâtiments, qui sont tous d’un époque où les riches se faisaient construire des palais et les petites gens mangeaient ce qui restait. Un des moments les plus drôle de la journée, est lorsque Mika fait la connaissance du tapis rouge. Pour une raison que l’on ignore, un grand tapis a été laissé sous la pluie devant l’opéra de Salzburg. Ça ressemble plus à une installation publicitaire qu’à autre chose. Enfin, le tapis est gorgé d’eau et comme on est en habit de pluie de la tête aux pieds (on a mentionné qu’il mouillait tout le temps?!?), Mika décide qu’il pourrait peut être s’y lancer pour glisser. Le tapis est si mouillé que l’affaire agit comme une véritable glissade. Il est pas « arrêtable » On a beau vouloir partir, il refuse, c’est trop amusant! Quand on a 10 ans, ce qu’on se souvient de Salzbourg, c’est un tapis rouge mouillé pas la forteresse de l’Archibishop.

On passe une grosse journée à marcher en ville mais Océanne est pas à son meilleure. On la ramène au camping où on se concocte un souper sur une table à pic-nic. (On fera pas de « joke » sur les tables, on en a déjà assez fait). On est relaxe et les parents sont dans un bon « mood ». La pluie commence et comme tout est prêt, qu’on est en habit pluie; on mangera sous l’averse. C’est bien parce qu’il y a du vin qu’on endure ça. Il « mouille » sans arrêt et qu’il fait froid. On fait les fous, on rit, mais à un moment, la dure réalité nous rattrape. Si on entre pas se coucher, on sera mouillé même sous nos habits et on risque de ne pas trop bien dormir…

À quand le beau temps???

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