Jour 112 – La grippe d’Océanne nous amène à Salzbourg

PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT

Bon, Océanne est malade ce matin et le camping le plus proche est à presque 60 kilomètres. Après avoir dépensé 250$ pour dormir dans un lit hier, on peut certainement pas répéter l’expérience des gens riches et célèbres tous les jours. On jette un œil dehors, il pleut. On met l’orteil à l’extérieur, il fait froid. On peut juste pas demander à notre grande fille de rouler la dedans avec sa fièvre

On descends prendre notre déjeuner pour y penser. Eh oui, le déjeuner est inclu à ce prix là; Mika, comme d’habitude, veut les mettre en faillite. Il va manger comme un défoncé.

Au restaurant, le style est le même que dans les chambres. Il faut le dire, l’endroit est tout ce qu’on attend d’un hôtel allemand; les boiseries, des peintures historiques et des bibelot un peu partout. On mange et on se donne le défi de trouver un objet qu’on ramènerait chez nous et qu’on accepterait de garder à la maison.

Patrick
Une grande peinture d’époque de Régis Labaume alors duc allemand à Ebersburg. (Ça lui ressemble) Je la placerais au dessus de notre lit et percerait des trous pour que les voisins regardent dans notre chambre juste parce que ce serait « épeurant ».

Mika
Il ramène l’horloge coucou d’une absolue horreur. Il est convaincu qu’une fois au mur de la cuisine, on acceptera de lui permettre de la vendre. Il obtiendrait donc un bon profit (Il est mercantile celui-là!)

Annik
Plus pragmatique, elle opte pour les deux canards en bois qui sont les deux objets les moins à risque de déclencher une gastro-entérites chez les visiteurs.

Océanne
Étant pratico-pratique elle opte pour des fleurs. On a beau lui dire que c’est pas vraiment un objet, elle argumente avec brio, que notre jeu c’est n’importe quoi!

Retour sur notre dilemme; mais où allons-nous et comment? On retourne à la chambre, enferme les enfants dans leur chambre, avale la clef et se dirige vers la gare pour connaître nos options. C’est pas trop long, parce qu’on se décide presqu’immédiatement à se rendre à Salzburg en Autriche. Au lieu de le faire en vélos on le fera en train. (On traine pas un enfant fiévreux sur un vélo sous la pluie)

D’après nos recherches, il y a des campings près de Salsburg (donc pas de dépenses princières) et on voulait y aller de toute façon. Voici la « twist ». On a 40 minutes pour retourner à l’hôtel, « packer » nos affaires, aller à la gare et sauter à bord du train…

On est tu hot? Océanne sort du lit et oublie qu’elle est sur le radar (il y a une chose qu’elle déteste, c’est d’être en retard). Plus de 10 minutes à l’avance à la gare, on se pète les brettelles… jusqu’au moment où on s’aperçoit qu’on doit faire deux transferts de train sur un voyage de 2 heure dix. La dessus, un des transferts nous oblige à passer du quai #1 au quai #8 en exactement 8 minutes. Si vous nous avez lu notre blog depuis le début, vous savez que ça implique descendre notre matériel dans un tunnel, sous les rails, et de repasser l’autre côté. (Passer du quai 1 à 8)

Tel des coureurs du 100 mètres, on se prépare à l’ouverture des portes. Nos vélos sont déjà dans la direction de la porte, nous avons tous les mains sur les poignées de nos motocross…pas de gaz. Elles ouvrent, on sort à tour de rôle, on aperçoit une accès sur notre droite à environ 100 mètres. Annik une puriste, se dirige vers les escaliers pendant que le reste du groupe convient que l’ascenseur est la meilleure option. Patrick et s’engouffrent tout deux dans la cabine, on se demande comment on a fait pour réussir un tel exploit. (Mika a la face dans la vitre de l’ascenseur et Patrick se rentre le ventre – pas qu’il en est un) Ça permet à tout l’équipement de ne pas faire éclater l’habitacle du monte-charge. Annik, toujours une foulée en avant de nous, nous attend à la sortie de la sortie de l’ascenseur tapant du pied…

C’était pas un peu long?

Le trio cour vers l’escalier du quai #8 pendant qu’Océanne descend dans l’ascenseur. Patrick tel Superman accablé de Kryptonite se pète le dos et se foule le poignet en poussant un vélo trop lourd pour faire ce genre de chose. En bref, c’est une course pas trop saine qu’on exécute pour ne pas manquer le transfert. Au dessus de la balustrade, des curieux un peu perplexes observent la scène et se demandent comment on peut faire vivre ça à ses enfants…

On est convaincu qu’ils sont fières et que tout ces petits « rush » d’adrénaline les transforment en des personnes qui seront réagir et s’adapter à tout.

Nous voilà à Salzbourg. Bienvenue en Autriche notre cinquième pays! Personne ne pourra pas nous accuser de vouloir visiter tous les pays de l’Europe! La sortie de la gare est un peu décevante. On se croirait dans un ghetto de Vladivostok (ça se peut?) Less immeubles sont laids et en béton. Les autobus électriques sont sur des câbles et chargent le ciel de tout ces inesthétiques « grêmants ». D’ici on ne voit aucune montagne…tout le monde nous vantes pourtant Salzburg!

On est sorti de l’Allemagne et notre Internet ne fonctionne plus. Peut être seront nous chanceux et réglerons la question des cartes pré-payés rapidement? Patrick part à la recherche d’une solution pour l’Internet et réussi le meilleur coup de filet de sa carrière… Après 5 pays, on sait que le coût des connections varient presque indécemment. Pourquoi ne pas en parler?

Le cancre – 5ieme position
Orange en France – Acheter une clef internet pour 60€ et payer 20€ pour 2 Gig.

Le mauvais garçon – 4ieme position
Espagne – 45€ pour 2Gig et une ligne téléphonique

Le gars « smart » avec qui tu veux juste être ami – 3ème position
Tim en Italie – 40€ pour 6 Gig

Lui, je lui donnerais bien un p’tit bec – 2ieme position
O2 en Allemagne – 35€ plus une sim à 5€ pour 7gig

Why don’t you come in my bed? – 1er position
T1 – Autriche – 10€ incluant SIM et 10 Gig!

En tout cas, on règle ça à l’intérieur de quelques minutes se qui nous permet rapidement de faire des recherches sur internet et de trouver un camping très près de la ville. On s’en plaindra pas. Une petite bouffe de sans-abris sur le trottoir et un petit périple vers le camping nous amènes sur un terrain boueux dans un bel endroit. On y passera certainement au moins deux nuits. Rien de bien plus spécial pour cette journée qui s’achève: un petit lunch sur nos réchauds… (On va manquer de gaz) et un dodo dans un endroit assez frisquet merci.

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