PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT
Le levé sur le bord de notre petit lac privé se passe bien. Il a fait froid cette nuit et Annik en a souffert. Son sac de couchage refusait de se fermer (zipper brisé) et elle a dû se contenter de sa soie et d’un sac de couchage déposé sur elle. En temps normal, ce n’est pas un problème, mais c’était si humide et froid hier soir, que c’était nettement insuffisant. Au matin, elle dort plus longtemps qu’à l’habitude, dans l’espoir futile de reprendre le temps perdu d’une nuit trop courte.
Note: Ce qu’on appelle une soie est un sac de couchage additionnel en soie naturelle très léger et qui fourni quelques degrés de plus durant la nuit – ça garde aussi votre « sleeping » propre plus longtemps.
On ramasse nos affaires et se régale, encore une fois, d’être si bien placé à l’écart de la civilisation tout en étant si proche. En effet, le site et le lac sont placé à la pointe d’une triangle formé par le croisement d’une autoroute et d’un boulevard. On se retrouve presque chez nous. Pour ceux qui connaissent où nous habitons à Limoilou, on a simplement l’habitude du bruit des voitures.
Sur la route, nous prenons la direction générale de Salzburg en Autriche en évitant, le plus possible, de croiser Munich. On aime la ville, mais y rouler est très long et stressant. On préfère prendre un détour pour l’éviter.
Assez rapidement on se retrouve à nouveau dans la campagne allemande. Toujours aussi beau, et jusqu’à un certain point, elle a de grandes ressemblances avec nos paysages de la vallée du St-Laurent. On y roulera aujourd’hui plus de 65 kilomètres avec de nombreux arrêts. On sent qu’on se rapproche lentement des montagnes puisque le terrain se transforme lentement de plat à valloné. Comme on dit, le party est fini!
On s’arrête sur le bord d’une jolie rivière et Mika, compétitif comme il est, décide qu’il va envoyer une roche de l’autre bord. Patrick a honte d’en parler, mais il ne réussi même pas. Croyiez le ou non, Mika en envoi pas loin d’une dizaine de l’autre côté, directement dans les débuts du boisé…C’est tu payant être joueur de baseball? Ou bien Patrick est une moumoune sans non (c’est possible), ou Mika est le prochain Louis Sir.
Pour dîner, on s’arrête dans un petit village où sont construit une quantité incroyable d’infrastructures sportives. C’est comme si on avait construit les suivants à Blanc Sablon;
– Stade de tennis sur terre battue avec 500 places assises
– 3 terrains de tennis bétonné.
– 2 terrains de soccer avec 1000 places assise.
– Une arena avec piste de karting
– Un lac ainsi que des installations pour le « rowing »
Tout ces équipements dispendieux sont malheureusement sous-utilisés; pas la moindre âme en vu. Nous, on fait assez de sport comme ça. On veut pas courrir, nager ou faire des efforts musculaires, on veut juste avoir du fun. Qu’est-ce quI rime avec fun? KARTING!!! (on sait, ça rime pas pantoute mais on s’en « sacre » c’est trop l’fun)
L’équipement est tout électrique, ce qui est nouveau pour nous. Comme tout véhicule propulsé à l’électricité, ça a du « torque » et c’est hyper silencieux. Le plus drôle, c’est que le préposé à une télécommande qui peut contrôler la vitesse maximale de chaque machine. Comme il nous dit si bien.
Si vous savez « chauffer », je vais vous laisser aller dans le fond.
Il nous regarde aller quelques tours et bientôt on peut rouler à des vitesses folles sur cette petite très bien faite. On s’amuse ferme pour environ 25 minutes. Mika conduit vraiment bien mais quelques fois, sous la pression de son père qui le suit derrière, il perd le contrôle. Ça permet à Patrick de le dépasser comme un véritable conducteur professionnel. N’empêche, il est très surprenant pour un jeune de son âge (assez de compliment pour Mika aujourd’hui) Océanne se donne à fond. Elle est moins téméraire même si elle essaye de nous empêche de passer à plusieurs occasions. Elle craque par contre assez facilement sous la pression, Mika et Patrick lui crit simplement
TASSE TOÉ
… Et elle se tasse…c’est une qualité la politesse!
Un belle arrêt amusant en milieu de journée qui recharge nos batteries et qui nous permet de donner un dernier coup pour se rendre à Ebersberg.
Soixante cinq kilomètres, ce sera assez pour aujourd’hui. Ça monte pas mal et ça gruge notre énergie très très rapidement. On s’arrête finalement à Ebersberg avec pas la moindre idée de l’endroit où nous dormirons ce soir. On est brûlé. L’idée de trouver un autre camping sauvage ce soir ne nous plait plus beaucoup. On s’assoit à une terrasse et on commande de la bouffe… La bouffe allemande « on trippe » pas tellement. Le mot finesse n’est pas dans leur vocabulaire.
Patrick commande un repas qui comprend saucisses au curry et frite. On veut rendre à César ce qui revient à César, mais dans ce cas, l’empereur fait dure.
Commençons par le positif, les frites sont bonne. Elle sont malheureusement submergées dans une mer de ketchup. L’immense saucisse prend un bain en plus de n’être qu’une vulgaire saucisse à hot dog Hygrade plus grosse et plus longue. On l’a déposé dans l’assiette et l’a submergée d’un liquide rouge qui n’est qu’une quantité hallucinante de ketchup chauffé au micro-onde. C’est pas des « jokes », il y a au moins une soupière de liquide rouge dans l’assiette; absolument infecte. Pour une touche de finesse, on y a ajouté deux types de curry, du rouge et du jaune… Quoi de mieux pour rendre une délicieuse cuilleré de ketchup délectable.
Le coin n’est pas du tout touristique, mais les gens n’ont jamais été aussi intéressé par nous. Au moins une demi-douzaine de personnes viennent nous voir, nous pose des question, d’abord en allemand et ensuite dans leur meilleur anglais. Très agréable d’avoir autant d’attention.
On a beau chercher mais il n’y en a pas; Pas le moindre camping dans les environs, les hôtels sont très cher. On pile sur notre orgueil et on se paye une chambre pour 250$/la nuit! Ça écœure, mais c’est difficile de s’imaginer essayer de trouver un endroit pour dormir gratuitement. On paye et on se ferme.
La chambre est en fait un espèce d’appartement très bavarois, (ils aiment le bois). Chacun a sa chambre. Comment dire? On a beau avoir les meilleures installations hôtelière, notre linge est puant et croustillant. Le lavage ne peut plus attendre; On se fait tous couler un bain à tour de rôle. On se lave d’abord et on lave quelques pièces de vêtements dans le même eau. Peut être que demain, les gens ne grimacerons plus à notre rencontre.
Ce voyage va nous avoir changé c’est sûr. À notre retour à Québec, on prendra ou bien 4 douches par jour, ou on nous appellera la famille « Swing »