Jour 108 – L’illusoire camping de Munich

PHOTOS À VENIR – BRIS D’ÉQUIPEMENT

On parle depuis deux jours de prendre le train pour Munich au lieu de le faire à vélo. La route est dans la campagne la plus complète et après la quantité importante de « backcountry », fait jusqu’à maintenant en Allemagne, ça demande un changement. Notre intention est de s’y rendre sur les rails et ensuite faire du vélo, aux pieds des Alpes, en direction de Salzbourg en Autriche. On espère profiter du meilleur des deux mondes, la beauté des hautes montagnes sans avoir à les monter… On verra si on évite de souffrir rendu sur place. Comme la route entre Munich et Salzbourg n’a que 130 kilomètres, même dans les pires souffrances, c’est possible.

Nous voilà à la gare où un curieux spectacle nous attends. Pour tout dire, on ne réussi toujours à expliquer ce qui s’y passe. D’abord, il y a une tonne de gens « officiellement sur la brosse » à cet heure très hâtive. Une bonne proportion est habillé en habit traditionnel « bavarois ». Ces gens fêtent l’Assomption? Ça se passe pas à l’église cet affaire là? Si la tendance se maintient, 50% dormirons dans leur vomi d’ici quelques heures et le reste diront à leurs amis;

Chtee l’ai tuu dit que ChT’aaime?

Dans le train, tout ce passe assez rondement, pour tout dire, il n’y a absolument rien à déclarer. On arrive à Munich dans une immense gare, une des plus occupée d’Europe et ça fourmille. Descente des vélos et sortie assez rapide à l’extérieur de la gare. C’est pas une grosse nouvelle, mais il fait pas beau. On s’en fout parce qu’on est curieux de jeter un œil à cet endroit.

Durant le voyage en train, on a fait quelques vérifications qui nous laisse croire qu’on pourrait trouver un camping à quelques 5-6 kilomètres de la gare. On reste sceptique. Ce qui nous fait croire que c’est possible, est que Munich est l’hôte du Octoberfest et que plusieurs campings sont ouvert exclusivement pour loger tout ce monde « saoul ». On a espoir que certains de ces sites restent ouvert à l’année. Malgré nos efforts pour en savoir plus, il y a rien à faire, il va falloir s’y rendre en vélos.

On enfourche les bêtes et prend la direction de l’illusoire camping. Au fond, la petite « ride » est une excellente idée puisqu’elle nous donne un excellent aperçu d’une ville superbe. C’est très vivant malgré le froid (c’est dimanche), et se sent comme dans un « mix » de Paris et de Barcelone. On s’entend qu’à Barcelone vous pouvez enlever vos mitaines en plein jour, mais ici, il faudra attendre un redoux. On passe devant de multitudes de superbes bâtiments dont nous ne connaissons encore rien et arrive finalement dans le grand parc, à l’est de la ville. Selon les dires, il est plus grand que Central Parc à New-York. On a pas nos « gallons » à mesurer, mais à voir le temps que ça prend pour le parcourir, on serait prêt à se mettre d’accord.

Oubliez pas, on cherche encore un camping ici.

On a beau tourner autour du point indiqué par Google Maps, on trouve absolument rien! On persévère et trouve finalement les raisons qui expliquent ce petit point rouge sur la carte; une « ostif » de minuscule pancarte, placée sur un immeuble au coin d’une rue, sur lequel le mot camping est inscrit. Pourquoi, il est inscrit camping sur cette plaque, qui d’ailleurs est loin d’être à côté d’une porte? On en sait absolument RIEN! Nous voilà de nouveau à la case départ…où est-ce qu’on va coucher?

Armé d’Internet sur nos téléphones, on va s’installer sur nos micro-chaises pliables dans le parc près d’un grand étangs. On commence donc nos recherches d’hôtel, parce que le camping, va falloir arrêter d’y penser. Les premiers résultats nous rappelle une dure fatalité; c’est le long weekend de l’Assomption et l’humanité entière est venue louer une chambre à Munich. Le résultat est désastreux pour nos finances, on trouve aucune chambre doubles en bas de 150€ et il nous en faut deux… ça fait 300€, ça c’est 425$. On cherche et on cherche encore sur notre pauvres petites chaises sous un vent glacé qui vient de se lever et souffle sur le lac. On aurait pas pu choisir un meilleur endroit pour se faire pousser des glaçons dans les trous de nez. Annik a soudainement l’idée qui nous sortira finalement de ce dilemme: On a acquis une carte de crédit qui est parfaite pour les voyages puisqu’elle ne charge aucun frais de change (typiquement 2.5%). Son autre avantage vient des points « accumulables » pour des nuits d’hôtel chez Marriott. Nous les « tarla », on se croyait « ben » brillant d’en faire notre carte de crédit principale, mais 99% de Marriott sont en Amérique de Nord…. Généralement dans les grande ville européenne, le seul endroit où on trouve des Marriott, on regarde nos options. Celles-ci se résument typiquement à une Suite Royale à 7000€ qui nécessite 100 gazillions de points. Ici par contre, la chance tourne. On se dégotte deux chambres pour deux nuit qui bouffe tout nos points accumulés depuis le début de l’univers. On est tout de même heureux de cette trouvaille parce que sans ça c’est pas loin de 1000$ qui partaient en fumé.

Arrivé à l’hôtel après avoir fait toutes les ruelles de la ville; (merci google), on installe nos vélos au garage, monte à nos chambres et relaxe un moment avant de se chercher un resto, pour finalement revenir s’étendre dans notre « pas-crasse » (On vient de prendre une douche – on est propre!).

À demain Munich!

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