Jour 105 – Volksfest!

C’est une journée marqué par deux liquides; la pluie et la bière. Dès notre levé on sait qu’on va sûrement passer du temps sous les nuages et l’eau. Le ciel est complètement couvert et le pire c’est le froid. Il fait seulement 12 degrés.

On se ramasse rapidement pour se diriger en ville pour déjeuner. Dès le départ, on réalise que Patrick a un pneu à terre. Mika célèbre cet événement, puisque que généralement, il est celui qui nous annonce des crevaisons.

Au village, on cherche longuement un endroit où ont vend quelque chose à manger. On s’arrête à une boulangerie qui vends plein de trucs qu’on a jamais goûtés. On se « pitch » sur l’opportunité pour acheter à peu près tout ce qui nous tente…

Certains achats sont excellent comme ce surprenant gâteau au chocolat qui disimule une demi banane. Un autre, par contre, est l’équivalent de manger une pelleté de brin de scie. Tu dois prendre l’objet avec délicatesse parce qu’il ressemble à une poignée de sable compressée. Le mettre en bouche est pas « ben mieux ». C’est aussi bon que de manger de la poussière sous un lit; respirer en mangeant vous met en danger de foutre la moitié du gâteau au fond de vos poumons. Qui est-ce qui aime ça?

Sur la route, c’est un peu du pareil au même. Toujours ces montagnes de chaque côté du grand canal mais avec de plus en plus de haut pics rocheux. Certains sont surmontés de bâtiments de ruines de forteresse ou de châteaux. Il faut croire que c’est pas d’aujourd’hui que les riches veulent la plus belle vue de la place.

Le paysage est superbe mais la piste, elle, commence à nous rendre agressif. C’est une route de terre mal entretenue et c’est pénible d’y rouler. Avec le sérieux vent de face qui nous fait sécher les cheveux à mesure que la pluie les mouille, on commence à pogner les nerfs.

On arrive à Bergin à environ 20 kilomètre de notre point de départ. On a l’intention d’y manger et de repartir mais un joli petit « pamphlet » nous invite à rester. C’est la fête annuelle de la ville et on pourrait voir de quoi ça a l’air si on reste. On se prend donc un hôtel et passe une bonne partie de l’après-midi à se reposer loin de la pluie en attendant que les festivités débutent à 17:15.

Sous une fine pluie, on sort et rejoint la foule naissante près de la place principale. Le tout commence par un défilé. Considérant la taille de la ville (14,000 habitants) on s’attend à quelque chose de court. On se trompe! Aucun chars, mais de nombreuses fanfares et un nombre incroyable de groupes défilent. C’est hilarant, parce que chaque fois qu’on pense que c’est fini, un nouveau groupe tourne le coin. C’est à se demander si ils n’ont pas engagé du monde des villages voisins pour se donner de l’importance. On a les groupes de personnes âgés habillés en costume traditionnel, les équipes de soccer, de gymnastique et autres. Plein d’autres sont habillés de manière particulière (ça avantage pas grand monde des long bas blancs et des culottes courtes en cuir) On trouve aussi évidement les chevaux typiques allemands (rappelez-vous des annonces de Budweiser) qui tire une charrette ornée d’un immense tonneau. On constate, en rigolant, qu’avec toutes les fanfares allemandes, on doit ce trouver à l’épicentre de la plus grande concentration de tuba du monde. Ici, les ados ne veulent pas d’un « ampli » et d’une « guit », ils veulent un tuba!

La suite est le moment que l’on ne veut pas manquer; l’ouverture du tonneau cérémonial par le maire de la ville. On nous a dit que ça se passerait sur la place principale après la parade, mais tout le monde s’en va dans tout leur direction une fois la procession passée. On en conclu donc qu’on devrait se rendre à la place de la fête près du Danube.

Et bien, on le verra pas ce moment d’apothéose parce qu’on vient de se perdre dans la ville. On se rend sur le bord de la rivière, mais c’est pas là « pantoute ». On retourne en ville et c’est comme si la population avait été terrassé par une attaque de zombies; y a plus un chat nul part et nous on cherche toujours l’endroit où le reste de la soirée à lieu…10,15,20,25 minutes et finalement des coups de canons nous indiquent l’endroit approximative des festivités. Plus tôt, si on avait marché un autre 200 pieds, on aura trouvé immédiatement à la bonne place…

Bravo les champions!

Ok, c’est ça un Volksfest. Encore une fête foraine avec les mêmes cochonneries que d’habitude. Ça, c’est ce quoi voit d’habitude. Pour le plus spécial, une grande tente bordée par les fameux stands de bouffe typique allemande. Il pleut et on aimerait bien s’installer à l’intérieur pour profiter de l’ambiance. Comme on a marché quatres heures en rond avant de trouver, il est maintenant évident que la seule place où on pourra s’assoir c’est sur la tête d’un gars sur la « brosse ». La place est pleine à craquer. Les serveurs transportent jusqu’à 12 bières dans leurs mains. (On vous rappelle qu’on parle ici de bières de 1 litres) Un orchestre bavarois joue encore du $%& de tuba. On rit « ben » avec ça, mais c’est un peu répétitif leur affaire.

On se dirige vers l’extérieur dans l’espoir de trouver de l’espace sous la toile. Les seules places restantes son évidement sous la pluie… Ha pis de la « chnoute »… Si on s’achète à manger, on trouvera « ben » un moyen pour s’assoir à quelque part. Annik se prend du poisson fumé avec un bretzel géant. Océanne et Mika optent pour la saucisse et Patrick pour un plat en sauce aux origines inconnus. L’autre chose qui semble très à la mode ici, c’est le combo bretzel avec tranches d’emmental servis dans un papier journal; on n’y goûtera pas ce soir.

Nous voilà à la case départ; de la bouffe et pas de table… C’est l’histoire de notre vie. On s’installe temporairement sur le bord d’une poubelle et mange quelques bouchés. On essaie une table sous quelques gouttes. Encore quelques bouchés et la pluie recommence de plus belle…. Grrrr! On tourne en rond, mange encore quelques bouchés, et finalement, tel un cristal au fond d’une grotte, la lumière apparaît sur une table, à l’extérieur, près de l’entrée. Pas le temps de se la pogner, il faut sauter sur l’occasion. On s’assoit et souffle enfin,

À côté de nous, un gentil monsieur avec ses deux enfants prends une Radler (bière et limonade) parce qu’il faut bien conduire pour revenir à la maison. Nous on veut notre gros « boc » parce qu’on conduit pas ce soir! On s’informe de la marche à suivre puisque même si il y a des centaines de personnes dans cette tente, on vous sert quand même au table. On commande, on boit, recommande, jase avec notre voisin, pendant que ses enfants font connaissance avec les nôtres. Ils partent tout les quatre dans les manèges et nous ont passe du bon temps. Patrick oublie malheureusement que ce qu’il boit n’est pas de la petite bouteille mais un litre dans chaque verre… retour à l’hôtel légèrement sur les talons… ça va ronfler.

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