Jour 104 – Glissade Alpine?

Solide journée aujourd’hui. Pas qu’on est fait du kilométrage en fou, mais c’était bien balancé. Après nos discussions d’hier, il fallait essayer de faire des changements et ce coin de l’Allemagne est parfait pour ça. L’idée, c’est de rouler sur une plus grande période de la journée, quitte à parcourir moins de distance. Ça devrait nous permettre d’arrêter plus souvent et faire des petites activités. Le concept n’est pas compatible avec tout les coins de l’Europe, mais ici, c’est le cas.

On quitte l’hôtel de Berching après un petit déjeuner inclu. (Notre premier de tout le voyage). On continue notre route sur le canal en direction de Munich en passant par Regenberg. Dès la sortie de notre petit village adoré, et après la confection d’un autre réservoir de « bouette » au parc, (voir post d’hier) on quitte le vieux canal Ludwig datant de1846. On rejoint le nouveau canal. Celui la est très utilisé de nos jours et a été terminé en 1992. Ce dernier est beaucoup plus large et il y navigue de très long bateaux plats qui transportent on ne sait quoi. Ce qui rend l’affaire vachement cool, c’est de savoir que ce canal est un maillon important d’une série de cours d’eau qui débutent en Mer Noire et qui se rend jusqu’à la Mer du Nord (à Rotterdam aux Pays-Bas). De cette façon, on peut transporter des matériaux, pour moins cher que le train, et pour une fraction de ce que coûterait un camion.

Presqu’aussitôt quitté le vieux canal, on aperçoit la plus grosse écluse qu’on a jamais vu. On a même la chance de voir une chaîne de deux bateaux attachés ensemble utiliser l’équipement devant nous. Il est si long qu’il remplit toute la longueur de l’écluse. Il s’apprête à effectuer une impressionnante descente de 17 mètre d’un niveau à l’autre.

Le canal à beau être neuf mais la piste qui la borde est loin d’être aussi « top ». Rouler sur de l’asphalte est agréable, mais ici, il faut se contenter d’un mix de terre et de roche compactée. Ce genre de chose et exigeant pour nos vélos chargés. Deux fois dans la journée, on doit s’arrêter pour faire ajustements et réparations. La dernière en liste, sur le vélo de Patrick, aurait pu être plus catastrophique. La phrase à se rappeler ici;

En vélo tourisme amener des « lockout washer »

Avec toutes les vibrations qui viennent avec des routes cahoteuses, n’importe quelle vis finira pour se desserrer et tomber. Si c’est pour votre support à bouteille d’eau, ce sera sans conséquence mais pour votre support arrière, c’est un problème! On roule, et tout à coup, tout tombe sur la roue arrière et freine la course de Patrick. On s’arrête et constate que quelque chose d’important a lâché. On enlève tout le stock et prend acte de la situation: des vis ont disparu mais rien n’est vraiment brisé. On sera quitte pour un rappel; le visserie de nos « racks » doit être vérifiée de temps en temps.

Sur la route, on arrête à plusieurs endroits. D’abord, un endroit où on a recréé une ancienne maison en bois rond typique d’une époque lointaine. Les enfants rencontrent un monsieur qui leur permet de faire du tir à l’arc sur notre animal fétiche (un blaireau…en foam). Les deux adorent et font d’assez bon tires, mais jamais aussi bon que Kevin Costner. On entend presque Brian Adams….

On reprend la route à la recherche d’un musée. (C’est dans notre liste d’arrêts de la journée) On y arrive et c’est pas exactement ce qu’on espérait. L’endroit a, de tout évidence, été inauguré par un particulier passionné par la collecte des vidanges. Vous y entrez, et l’endroit est littéralement couvert d’objets les plus divers. Des photos et des cadres couvrent chaque centimètre de mur; un bordel sans non. Comme vous payez dans une boîte aux lettres à l’entrée et qu’on ne l’avait pas vu, on s’empresse de quitter avec de pogner la maladie de Lyme (il y a plein de bêtes empaillés…Ça doit être dangereuse non?)

Retour sur nos vélos en direction de Riendenberg. Alors là, les enfants sont excités. On va faire de la glissade alpine. On parle ici de petits véhicules qu’on tirent sur des rails en haut d’une colline et qu’on « pitch » en bas. La gravité fait le reste. Ça ressemble un peu à une montagne russe mais vous pouvez freiner au besoin…et c’est exactement ça le problème…Les enfants font plusieurs « rides » sans problème ,mais quand ils pognent un « papi à chapeau » devant eux, ils doivent mettre les « breaks » dans le fond. Leur descente devient aussi agréable qu’un tour de cheval à bascule. Il s’amuse quand même vraiment beaucoup. On ferme la place (il est 6 heure) et on descend au camping; un endroit très basic mais tout à fait correct.

On se prépare du « spag » et prend une bière locale. Croyiez-nous, il y a pas plus local comme biere. Elle a le nom de la ville et l’usine est à 30 pieds l’autres côté de la rue (oui, oui, vraiment trente pieds). Bon dodo sous la pluie!

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