Jour 103 – Mise au point avec les enfants

Ça fera!

Si nous sommes tous ici, c’est bien par d’énormes efforts d’économie durant de longues années. Les enfants, bien qu’ils aiment voyager n’adorent, pas autant, faire de longues heures de vélos. Par quoi remplacerait t’il cela? Même eux l’ignorent mais ils s’en passeraient. Presque tout les jours, du moins ceux où nous nous apprêtons à faire des kilomètres sur nos pneus, les enfants nous font des commentaires sur le plaisir de prendre le train, de rester sur place ou même de ne rien faire. C’est répétitif et très blessant.

Pour Patrick, c’est ressenti comme un petit échec. N’avions nous pas parlé de ce voyage depuis longtemps, des distances à vélos et du rythme qu’on voulait lui donner? En quoi tout ce « remachage » va t’il nous rendre la tâche plus facile? De semaine en semaine, ils sont passé de plainte sur la route à des commentaires, réaffirmant encore et encore, qu’ils se passeraient bien du vélo. C’est bel et bien une amélioration, mais Patrick en a assez. C’est la façon donc on voyage et voyagera. (That’s all there is to it!).

Cette fois, et particulièrement ce matin, ça a passé le stade de l’agacement. C’est ressenti comme de la peine.

Les enfants, rappellez-vous chaque seconde de chaque minute, que vous avez de la chance. Que par amour, nous avons tout donner à ce voyage. Pensez à tout ce temps que nous passons avec bonheur ensemble.

Sur le bord de la piste, on se colle, se ressert et convient que les prochaines semaines ici, en groupe, seront encore plus belle. Que ça fait du bien! Cette mise au point changera le rythme de notre journée. Ou va t’on? Que fait t’on? On s’en fout et on se donne le droit d’arrêter pour relaxer.

Une grande partie de la route est aux côtés de ce surprenant canal. On ne peut pas en dire autant de la qualité de la piste parce qu’on se fait brasser solidement. À vrai dire, tellement fortement, que le support arrière du vélo de Mika se brise à nouveau. Cette fois ça sent la fin. Une ancienne réparation, fait il y a près de trois mois en Espagne, est sur son dernier souffle. On répare à nouveau mais on doit absolument trouver un remplacement aussitôt que possible.

Le temps est changeant aujourd’hui; de la pluie et tout le mixte entre les nuages, le vent et les éclaircies. Tout ça, sans se plaindre, ne serait-ce que pour la mise au point qu’on vient de faire mais aussi parce qu’on aurait pu avoir pire. La nuit dernière, on a goûté à de très grosses orages avec beaucoup de vent. Tellement venteux, que malgré nos double-toits presqu’au sol, de fines gouttelettes entraient dans nos tentes. Mika fut le plus touché. Selon ses propres dires; une des pires nuits depuis le début du voyage.

Au tournant de la piste cyclable, on passe dans une fête foraine. Beauce Carnaval est installé ici. Comme rien ne fonctionne encore, on a pas eu le plaisir de bavarder avec un préposé aussi sympathique avec les enfants qu’avec ses sacs de vidange – Avez-vous remarqué comment ce travail rend les gens généralement désagréables?

Enfin – Les parents sont secrètement heureux que le site ne sot pas ouvert, plus particulièrement Annik. Elle classe ce genre d’endroit dans sa liste des choses qu’elle déteste; légèrement après la mise à mort au lance-flamme et juste devant l’écartèlement publique… Comment dire? À la vue de cet endroit, elle s’empresse de prendre un rendez-vous pour se faire arracher les palettes…elle adore.

On s’y promène quand même un peu, prenant plaisir à observer tout ces design fabuleux. Certains manèges ne peuvent cacher leur âge. À une certaine époques, les jeunes filles et jeunes garçons devaient se bousculer devant ses manèges arborant les visages de Rod Steward, Tina Turner, Wham! – Comme il y en a pour toutes les époques et qu’ils n’ont pas comprit que ça vieillissait mal, on a reprit le concept avec, Je-Lo, Madonna habillé en robot (pourquoi?) et même « trailer trash » Britney Spear

Un des manèges se veut sous le signe de Mario Bros, mais comme aucun droit n’a été payé, on a changé le nom et transformé Mario Bros en plombier louche; absolument atroce si vous voulez notre avis. On se demande qu’est ce que les concepteurs pensaient. D’une chose l’une; ou bien les enfants ne vont pas comprendre que c’est Mario et partir en courant et en criant de terreur, ou ceux qui reconnaîtrons le concept le trouveront tellement minable qu’ils quitteront en riant. Il me semble que c’est simple – c’est Mario ou c’est pas Mario, pas une horreur dans le milieu.

Ici, il y a de la bouffe, mais toutes les saucisses dépassent les pains. Aller comprendre pourquoi. Il nous semble logique que les pains à hot dog soit fait pour les saucisses??? Eh bien ici, on choisi spécifiquement le pain le plus inadéquat (Pourquoi pas ne prendre un pain rond?) et « sacre » une saucisse gigantesque au centre ou pourquoi pas deux-trois petites? L’autre difficulté avec cet arrangement’ est qu’en mangeant la dite chose, vous vivrez des moments traumatisants dont vous sortirez inévitablement insatisfait. Pour faire simple, vous n’aurez jamais de saucisse de pain et de garniture dans les bonnes proportions dans la bouche en même temps!

D’abord, en attaquant le hotdog vous aurez à vous farcir trois ou quatre bouchés de saucisse sans garniture. Au moment où vous atteignez le minuscule pain, vous serez submergé de moutarde. Le problème, c’est que le pain est si petit mais l’ambition de le rendre savoureux demeure. Le résultat est simple, on met de la moutarde pour une saucisse de deux pieds dans trois pouces de pain. Assurez-vous d’avoir de quoi pour essuyer vos larmes pour la bouché du centre.

On s’arrête pour la deuxième fois dans un parc où les enfants essaient encore une autre tyrolienne. Tout le monde tournent sur l’espèce de carrousel casse-gueule qui est, malgré tout, vraiment l’fun. Sur place on rencontre une vielle dame qui nous qu’elle a habiter a Calgary en 1955. Salut Kent! Apparement le Calgary de 1955 était très petit.

Retour sur la route – les faits saillants

– Nourrir des chèvres à travers un grillages.
– Côtoyer les moutons de la campagnes allemande.
– Profiter encore des beauté du canal
– Voir de gigantesques poissons au dessus d’un lit d’algues qui ressemble à des rastas.
– Rêver d’avoir une canne et de sortir un de ses mastodontes.

Mais le clou de la journée, c’est l’arrivé Berching, une ville médiévale et fortifiée superbe. Le plus extraordinaire, c’est que les fortifications sont complètes. Contrairement à Carcassonne, l’endroit est beaucoup moins touristique. C’est très agréable parce qu’on a l’impression d’avoir découvert une belle pierre précieuse un peu plus brute que les autres.

On fait le tour rapidement, on grimpe sur les remparts avec balcons, un peu à l’image de ce qu’on imagine d’un endroit comme ça. Les enfants aperçoivent leur troisième tyrolienne de la journée et y sautent à pied joint comme si c’était la première de leur vie. Sur place on trouve un autre jeu d’eau qui permet déplacer de l’eau d’un endroit à l’autre pour faire de la grosse bouette. On devrait avoir ce genre de chose au Québec. La partie la plus cool, est cette longue vis-sans-fin qui puisse l’eau directement dans un petit ruisseau. Les enfant, en l’actionnant, font monter l’eau dans un réservoir et avec une série de valves font descendre l’eau vers le bas de la pente. Même à presque 40 ans, on trouve ça trop cool.

Les parents s’installent à une terrasse de la place principale pendant que les enfants se font des petits bateaux en papier. Traversant la place principale, un joli petit canal où couler de l’eau. Les enfants tentent de fabriquer le modèle qui tiendra le plus longtemps sur cette « micro-rivière » Le modèle retenu est savamment fabriqué à grand coup de carton et de Duck Tape.

On colle à cet endroit pour le reste de l’après-midi. On y mange même pour le souper tant on se sent à notre aise. Quel endroit extra! La journée est très bien entamée et il n’y a pas de camping à moins de 20 kilomètres. Une auberge au coin de la rue nous titilles comme une pucelle.

Voulez-vous coucher avec moi ce soir?

« The deal is to sweet to refuse » – 85€ pour deux chambres déjeuner inclus. Les chambres sont super et donnent sur le village dans les pignons d’un beau bâtiment.

Chose promis chose dû! Dans la noirceur de la nuit, Patrick et les enfants partent pour faire le tour de la ville sur les remparts. On joue aux espions et on essaie de se cacher dans les coins sombres. C’est extrêmement surprenant de voir autant d’accès à des remparts d’époque et sans la moindre entrave. Armé de nos lampes de poche, on grimpe, arpente, enfin explore chaque recoin de ce superbe endroit. On se fait des peurs réels et imaginaires. Quelqu’un nous observe? On part à la course! De grosses toiles d’araignée nous harcèlent sur notre passage. Elles sont grosses et juteuses ces insectes (On sait qu’avec 8 pattes c’est pas des insectes mais ça nous prenait un synonyme) Vraiment trop amusant!

Dans le noir de la nuit, on retourne au parc pour faire des réservoirs en sable et on essaie de retenir le maximum d’eau. Admettons que tout ça va finir dans la bouette. On teste le courage des enfants en descendant sur la tyrolienne dans le noir le plus total. On rit beaucoup.

Retour à l’hôtel et dodo parfait.

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