Jour 102 – Crème fouetté sur un steak!

L’affaire est assez simple aujourd’hui, on roule sur le bord d’un superbe canal pendant des heures. Le seul arrêt notable, sur cette piste qui suit le canal, est ce petit pub qui attire les cyclistes du dimanche comme des mouches.

J’ai perdu 126 calories en pédalant, je vais donc me payer un litre de bière et une grosse saucisse…

En fin de journée, on arrête dans un village absolument « remote » du nom de Berg. Dans un des champs en périphérie du village, un homme pilote une hélicoptère électrique avec un tel brio, on est sans mot. Tout ce qu’il réussi à faire avec est complètement surréaliste, c’est à se demander si on est réveillé.

Un peu à l’écart du village on se retrouve dans un petit camping qui se veut familiale. On est a l’accueilli par une gentille dames souriante…plein de pas de dents. Son mari dans sa camisole de « wife beater » tout « beurré » transporte une « barouette » de patates à peine cueillies. Il faut dire qu’il est fière de sa pomme de terre. Il nous en parle longuement…en allemand. Mika et Patrick le regarde en lui rappelant qu’on comprend rien de se qu’il raconte. T’a fini Fardoche?

On s’installe sur l’énorme site où les tentes sont placés près de la fierté de la famille; le champs de patate. On profite de la magnifique campagne allemande avec délice. On a absolument rien à manger, on s ‘informe donc de la position du restaurant le plus proche. C’est pas trop long, on enfourche les bécanes et roule jusqu’au village suivant positionné, vous l’aurez deviné, entre quatre champs.

On s’habitue à peine au style de l’architecture allemande et le restaurant nous rappelle qu’ici c’est pas Val Belair. L’architecture d’ici fait utilisation massive du bois et l’utilisation de la tôle corrugué est punit sévèrement par le fouet. Le restaurant est ce qu’on s’attendrait d’une endroit comme celui-ci, tout à fait typique. On y entre et on constate que le touriste est rare dans les environs. Les gens attablés arrêtent tout, se retournent, nous dévisagent… Nous on « baragouine » quelque chose entre l’anglais et l’allemand avant que l’hôte nous pointe le fond du restaurant. Au départ, on croit presqu’il veut nous mettre le plus loin possible des « natifs ». Ça, c’est avant de s’apercevoir que tout au fond, une porte donne sur une belle terrasse. La terrasse, elle, donne sur un nid de mouche (ça se peut) on y revient.

On s’assoit et pour une des première fois de notre vie, le menu est presque complètement incompréhensible. L’allemand à part quelques référence à l’anglais, ça nous dit rien. Je sais que tout ceux qui ont fait leur cour classique nous croirait présentement par la tête, n’oublie pas tes racine latines…. On leur répondrait

on s’en tape, on connaît pas le latin!!!!

On choisi donc la technique très efficace des gens qui n’ont pas peur de manger n’importe quoi; fermer les yeux et pointer le menu.

résultat de cet exercice de haute voltige

Oceanne et Annik
Elles obtiennent un steak avec des frites, tout les contraire d’un repas de fille qui consiste généralement en une portion de roquette et une carotte bouilli, (je l’ai lu dans un vieux Reader Digests – le même qui nous parles de la révolutions des l’acteurs vidéocassette pour la maison)

Mika
Un filet de poisson qu’il aime beaucoup mais qui ne semble pas avoir rien d’allemand)

Patrick
Ils obtient ce qui semble le plus typique. D’abord c’est un morceau de viande dans une baril de sauce brune; la viande est en tranche mince et à un goût de foie sans sembler en être. Le tout est accompagné d’une boule de pâte/patate qui flotte dans le liquide et qui est très bien assaisonnée (cette partie là est bonne – ça s’appelle un knödel). Pour finir l’accompagnement consiste en des canneberges sucrées (du Canada?) et comble du bizarre…une boule de crème fouetté surmonte le steak.

On départ, on croit en du beurre en mousse, ou peut-être du fromage. Le test de goût nous révèle « malheureusement » la dure réalité….ILS ONT MIT DE LA CRÈME FOUETTÉE SUR MON STEAK! .. Et en plus elle est sucrée, Devant tant d’inconnus, Patrick décide de commencer le repas avec ce qui semble dans la normalité et laisse la crème fouetté de côté. Mauvaise idée!Avez-vous déjà laissé ça sur un steak chaud? Eh ben, c’est pas long qu’elle se liquidifie se mélangeant avec tout ce qui pouvait avoir encore de beau dans une assiette déjà remplie de sauce brune. Franchement dégoûtant! Ne reculant devant rien, Patrick mange presque tout, à l’exception des deux grands verres de sauce qui lui reste à la fin.

Pendant tout le repas nous sommes littéralement attaqués par les mouches. On a beau faire le maximum de geste inutiles avec notre fourchettes entre l’assiette et notre bouches, les bestioles nous harcèlent solidement. On décide de leur tendre un piège en positionnant, tel des stratèges militaires, une « motte » de bouffe à l’écart pour les attirer. C’est pas une grosse perte parce ce qu’on se débarrasse de ce qui flottait, dans ce qui était jadis, une délicieuse boule de crème fouettée mentionnée plus tôt. Le stratagème fonctionne assez longtemps pour qu’on puisse finir le repas sans avoir l’air de « p’tit biafra » avec des mouches collées dans nos coulisses de morve séchée.

Si c’est pas pour découvrir l’inattendu qu’on voyage on peut bien rester chez nous. On retourne tranquillement à nos tentes pour la nuit au moments ou de fortes orages se préparent… Ça va brasser!

Note
On se sent coupable avec la joke du biafra. On en profite donc pour vous inviter à lire sur la guerre civile nigérienne de 1967-1970 – Ça vous tuera pas et nous on va se sentir moins mal.
Guerre Civile Nigérienne

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