Jour 98 – Arrivé à Frankfurt

Départ pour Frankfurt ce matin, 30 km de vélo au programme; fastoche! (clin d’œil à notre amie Jasmine). Rien à signaler sur la route… Enfin presque! Google Maps à une fonction bêta qu’on se permet d’essayer: celle des pistes cyclables. Comme nous avons décidé de l’écouter au moins pour une journée, on se retrouve dans des endroits qui sont loin d’être des routes appropriés au vélos: un trappeur serait heureux ici, mais on ne peut pas en dire autant. Les difficultés se compliquent encore lorsqu’on se retrouve au milieu du bois et que notre connexion internet disparaît… Est-ce vraiment une piste? Sommes-nous perdu? La seule solution consiste à patienter et espérer revoir un jour notre famille. On ne peut s’empêcher de remercier Google pour les pistes de « qualité tracteur » et ça c’est sans parler de complexité; avec des changements de direction aux 50 mètres, ça devient assez difficile de s’y retrouver sans aucun repère digne de ce nom. Google Maps nous amène de champs en forêts en vagues successives. L’endroit est tout de même superbe; de beaux grands champs ensoleillés et des forêts de pins.

Malgré ses lointaines études en foresteries, Annik ne répète pas les erreurs du passé. Vous ne l’entendrez pas dire « Salut épinette » à la vue d’un pin. Il paraît, selon la légende, que cet épisode aurait définitivement mit fin à ses espoir de carrière dans le domaine!

On reprend soudainement confiance en apercevant le « skyline » de Frankfurt, qui dit-on, rappelle celui de Manhattan. On « s’enligne » dans cette direction mais on se retrouve malgré nous dans un immense boisé en périphérie de la ville. Les indications sont à nouveau absolument ridicule; aussi clair que la maison des fous d’Astérix. On y passe une heure en espérant toujours arriver avant midi (c’était notre but) . Finalement on s’en sort lorsqu’on fini par revoir le bout de certains gratte-ciel, ce qui nous donne enfin une direction à suivre. On se retrouve, vers une heure, près de la ville à peine un peu plus tard que prévu; rien de trop dramatique.

Arrêt obligé: Office du Tourisme. Grand-maman nous accueille, elle parle plusieurs langues qu’elle mélange un peu (c’est l’âge) Elle nous suggère d’aller près de la rivière Main où la municipalité offre des activités gratuites pour les enfants. Destination: bord de la rivière!

Arrivé sur place, on constate que la madame était peut être polyglotte mais qu’elle est aussi aveugle. Selon toute vraisemblance, elle n’a pas regardé l’âge de nos enfants car tous les jeux s’adressent à des enfants de moins de 3 ans! On y trouve les classiques jeux gonflables, mais ce qui nous fait bien rire, c’est cette glissade dans un bac d’épicerie sur les fameux rouleaux du service à l’auto du Steinberg… Trop cute! Vous vous rappelez comment la disparition du bac de plastique derrière les porte battantes nous laissais croire à un monde mystérieux et merveilleux? Si on avait pu y entrer on aurait été déçu. Tout ce qu’on aurait trouvé c’est un épicier en train de fumer une « smoke » et regardant un magazine peu recommandable.

Au bout du tunnel: la lumière. On y trouve finalement quelque chose pour les enfants sans couche; un taureau mécanique, un half-pipe et une « boule maléfique », qui consiste à être attaché par les pieds et tourner dans tous les sens; le genre de chose que les astronaute faisait dans les années 60. On est partant pour la trilogie!

La ville de Frankfurt n’est pas vraiment super attrayante bien qu’elle soit diversifiée à tous les points. On veut quand même goûter les spécialités du coin; saucisses, cidre et bière. On se met donc à la recherche d’un endroit approprié pour ce genre de chose. Il y a un minuscule quartier où on a reconstruit des anciennes maison typiques (après la guerre). C’est l’endroit que tout les touristes s’empressent de visiter… nous aussi,

Sur place à lieu un genre de festival de musique folklorique, sauf qu’au lieu de jouer des tounes traditionnel, les madames du « band » nous émerveillent avec des « medleys » de mariage; ABBA, Psy et Cotton Eye Joe. Elle nous ont simplement conquis, c’est juste trop drôle. Le tout est entrecoupé de de fanfares allemandes avec les costumes, les chorégraphies et les cuivres. Avec tant d’atout, c’est ici qu’on soupe!

– Cidre, check! ( beaucoup moins sucré que celui du Québec)
– Saucisses, double check!
– …et bière, triple check!

Si il y a une arme, Mika a le don pour les « spoter »; les arcs, les fusils et autres. Ce soir, c’est l’arbalète. Durant le souper, il va s’exercer au stand du club local (oui, oui, un club d’arbalète ça se peut!) Après 5 essais, il vise la pomme en plein centre. Normal c’est un Goupil!!

Après tout ces exploits, c’est le temps d’aller écrire sur notre journée à l’hôtel bon marché que nous avons trouvé un peu à l’extérieur de la ville. Pour 125€ pour deux nuit, on a une belle grande chambre. L’endroit a bien ses inconvénients comme la manque d’air frais ou qu’on doivent passer dans les containers à déchets pour entrer dans l’immeuble. (Quelle idée géniale de la positionner à 3 pieds des portes). Pour le reste, on est super heureux de notre trouvaille.

Après une telle quantité de marche, on se couche avec l’impression d’avoir bien senti le pouls de la ville.

Ciao!

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