Jour 101- Des saucisses rouges et des bunkers

Le plan aujourd’hui, c’est de visiter Nuremberg. On a eu le temps d’évaluer ce qu’il y avait à faire ici et on se promet une grosse journée de visite. On espère qu’elle sera intéressante autant pour les parents que pour les enfants,

Premier objectif; se rendre au musée du jouet dans le quartier historique. C’est « ben » pour dire, mais pour une raison qu’on ignore, on est complètement « mélangé » dans cette ville. Il semble n’y avoir aucun repère ou direction qui puissent nous tenir sur la bonne voie. On cherche donc assez longuement le musée. De l’extérieur, le musée semble assez petit. On y entre donc et faisons la connaissance de la préposée au musée. C’est un endroit dédié au jouet, on s’attend donc au dynamisme et à la joie de vivre de Claire Pimparé, mais au lieu de ça, on se frappe à Brigitte Bardot qui vient d’être le témoin de l’assassinat de 1000 bébés phoque. Pour tout dire, sans notre présence les enfants auraient eu peur.

On achète des billets, prenant bien garde de ne pas se faire mordre, et ose demander l’audio-guide malgré les risques de contracter la rage. Le musée est finalement assez grand pour y passer plus d’une heure. Le premier étage raconte l’histoire des jouets de bois. À l’époque, Nuremberg était une capitale mondiale de cet industrie. En effet, les mines d’étain des environs se sont tarit, et les gens devaient trouver des boulots de remplacement. C’est à ce moment que la transition c’est fait. Il y a de superbes jouets et les enfants s’intéressent au contenu.

Pour nous, le deuxième étage est un « must ». On parle ici de l’étage des poupées. Il fallait le faire pour défigurer des enfants comme ça! On comprend que les techniques manufacturières ne sont pas celle d’aujourd’hui et que le temps a fait sont œuvre pour les empirer, mais certains spécimens sont digne de Chucky.

Une de nos préféré est la poupée à deux têtes, ou plutôt deux visages. Probablement pour permettre d’imaginer un bébé content ou bien en pleur, chaque côté de la tête a son visage…une vue d’épouvante. D’autres méritent également des honneur dans la catégorie de la poupée la plus dangereuse après les clowns tueurs. Une chose est sûre, peu d’entre elle ferait leur entrée chez nous avant de passer chez un exorciste.

Le reste du musée présente des jouets plus récents, les Playmobils entre autres, les trains, les jouets en métal embossés d’époques et plein d’autre chose qui nous rappelle de bon souvenir. Un musée pas trop cher, pas trop long à visiter et qui nous a fait beaucoup sourire.

Notre prochaine visite se situe à l’autre bout de la ville fortifiée, plus précisément dans des sous-terrains construit au cour des siècles pour la fabrication de la bière. Il s’avère que le précieux breuvage, fait dans la région, était brassé dans des souterrains qui pouvait maintenir la température à environ 10 degrés celsius, et ce, à l’année longue. Avec le temps, les galeries se sont agrandies pour former une sorte de ville sous la ville. Quelques anecdotes nous ont particulièrement amusé. À l’époque, les gens buvaient des quantités phénoménales de bière, beaucoup plus qu’aujourd’hui. On raconte que parce que l’eau était de très mauvaise qualité et qu’elle était souvent la cause de maladies, les habitants préféraient boire de la bière parce que le procédé empêchait la prolifération des bactéries. Le plus hallucinant, c’est que dans ces circonstances, les jeunes enfants en buvait également beaucoup, et ceci, même au levé. Dans d’autres pièces, on faisait des marinades pour tout ces pubs au dessus du sols. Une des spécialités étaient les « pickles marinés ». Pour descendre tout ces concombre dans les sous-sols de la ville, ont avait donc construit des glissades à cornichons. On peut sûrement nous raconter n’importe quoi, parce que tout ce qui reste de cette période est un simple tuyau sortant d’un mur. On rit tout de même à voir quelque chose d’aussi singulier. L’autre partie de l’histoire qui est particulièrement intéressante remonte aux années 40. C’est que ces même sous-terrain furent transformés comme abris anti-aérien. On peut y voir les parties plus récentes en béton armé qui nous rappelle que la ville de Nuremberg fut un jour une ville importante pour le parti Nazi.

Parlant des années de guerre et de l’époque Nazi, Nuremberg a subit de grande transformation durant la monté du National Socialisme. Les fameux rassemblements de foule chorégraphié par l’Allemagne nazi et qu’on a pu tous voir dans d’anciens films de propagande; ça se passait ici. La plupart des immeubles encore existants de cet époque sont ici à Nuremberg. On a transformé toute cette zone en mémorial et le reste des installations en grand parc. On se promet d’aller voir ça avant la fin de la journée. Ça c’est le plan, la réalité ressemble plus à cela.

Étape 1: Identifier l’endroit sur une carte et choisir la bonne rame de métro pour s’y rendre.
Étape 2: Prendre la mauvaise rame de métro et se retrouver à l’absolu opposé de l’endroit désiré sans s’en rendre compte.
Étape 3: Ignorer les signes avant-coureur d’une mauvaise position et marcher dans une direction approximative (genre le parc le plus proche)
Étape 4: Trouver le parc et admettre qu’on est pas du tout au bon endroit.

Ça sera pas aujourd’hui que ça se passera….il est trop tard et si on veut visiter le musée, retourner à l’autre bout de la ville nécessiterait un hélicoptère. Tant pis, on a une excellente connexion internet; on appelle donc la famille et Mika tente de rejoindre Mohan pour la millième fois sans succès.

On reprend le métro, et se dirige vers la ville où on se « crinque » à manger de la bouffe allemande (ça prend de la motivation pour manger de la saucisse matin, midi et soir). On choisi donc un petit restaurant qui semble vouloir nous donner satsfaction au niveau de la saucisse. (Pas de sous-texte ici) On se commande donc le plateau typique allemand pour quatre qui consiste en les suivantes

4 saucisses rouges
4 saucisses moins rouges
4 saucisses plus rouges
4 saucisses pas rouge
4 saucisses flottant dans une soupe
De la choucroute
De la salade de patate qui goute pas la salade de patate (y a des patates la dedans?)

On bouffe, on rigole et on se dirige à l’hôtel pour digérer… Des saucisses.

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