Jour 100 – Berlin finito?

Direction Berlin? Finalement, on est plus si certain. Il reste plus de 500 kilomètres pour s’y rendre, et selon les photos satellites de Google, 480 kilomètres traversent un champs de blé d’inde, une bonne douzaine passent près d’un enclos avec deux vaches et le reste la banlieue de Berlin. Disons qu’à la lumière de cette nouvelle investigation, l’aventure nous tente un peu moins.

Mais où aller? Si notre objectif est de descendre plus dans le sud pour septembre, peut être qu’une direction sud-est serait appropriée? Elen, que nous avons rencontré en France, nous a conseillé la Bavière. Ça « s’adonne » à être pas mal dans cette direction. On regarde la carte, descend à la gare et s’efforce de décider qu’elle ville serait la mieux dans cette direction. On se décide pour Nuremberg.

Bon sortez tous vos bouquins sur le Parti National Socialiste d’Hitler, parce la ville a été marquée de toute les façons possibles; autant par les nazi eux même que par les bombes alliés. On peut pas attendre de voir ce qu’on va y trouver.

Départ dans le train après la gymnastique d’embarquement. Avec le temps, on est devenu des machines d’efficacité industriel. On s’attend d’ailleurs à un appel de Toyota pour leur enseigner des nouvelles méthodes d’amélioration continue. On se casse plus la tête, les vélos « fully loaded » montent et descendent les marches. Quiconque se trouvant sur notre passage se tasse ou meurt écrasé sous les pneus à la fesse de Mika. Pour la première fois depuis notre départ, le train accueille les vélos dans un wagon sans le moindre obstacle. On entre simplement les bécanes avec leur stock et les accotent contre le mur. Aussi simple que ça; on aime!

Sur les parois, on trouve des sièges « rabatables » et utilisables si le wagon n’est pas trop plein. Au départ ça va, mais comme le train arrête à tout les 30 pieds pour prendre des gens équipés de vélos et des poussettes, rester hors du chemin dans tout ce trafic relève des grands exploits sportifs de ce siècle. Rappelons-nous que les européens ont inventé la poussette anti-balle (avec l’empattement d’un Hummer) et que ceux-ci partage l’espace avec les vélos. L’arrivée d’une poussette cause inévitablement le chaos général; on rabat les sièges et on monte sur les murs…le grand confort.

Assis sur une des banquettes, Patrick se retrouve aux côtés d’un gentil monsieur, lui aussi équipé d’une poussette. À t’il un enfant? Impossible à dire à travers les 16 couches de protections du tank. On discute un peu et il raconte qu’il y a parfois jusqu’à 40 vélos dans ce compartiment. Gérer les entrées et sorties est un cauchemar. Imaginez que vous arrivez en premier, mais que vous débarquer après 30 minutes d’un voayge de 2 heures. Votre vélo se retrouvera évidement sous 12 autres bicyclettes qui se rendent au terminus. Admettons, qu’à l’arrêt, tu dois trouver le temps long!

On arrive à Nuremberg dans cette superbe gare. On décide de s’installer à l’hôtel IBIS à moins de 3 minutes de la station. C’est parfait, parce qu’on est à 2 pas de la vielle ville. Les enfants sont en liesse; pas de vélos à faire aujourd’hui = sourires satisfaits. On prend deux chambres, une pour nous et une pour les enfants; on commence à y prendre gout. Une note avant de continuer; cet arrangement n’est nullement pour le plaisir des parents. On aime nos enfants c’est donc purement une question d’ordre technique; on les même émission à la télévision.

D’ailleurs, le temps où on faisait des « ballounes » en regardant la TV est complètement révolu. Maintenant que tout est en allemand, on fait simplement des crises d’épilepsie; essayer de comprendre de quoi rend d’où. Avant de changer de sujet (parce qu’on aime ça étirer), un film d’humour en allemand ça pas l’air drôle…!

On va marcher dans la ville. Jusqu’à maintenant Nuremberg est la ville allemande que nous préférons. La vielle ville et ses alentours sont remplies de monde ce vendredi – À l’accueil de l’hôtel, la gentille jeune fille nous conseille quelques endroits pour aller manger et boire. Un d’entre eux nous intéresse et on le cherche ardemment. En fait, on le cherche si fort, qu’on ne le trouvera…jamais. À la manière du gars que regarde le doigt quand quelqu’un pointe l’oiseau, le restaurant en question était juste là, bien placé sur la place centrale…

Qui a t’il ici? La ville est entouré sur trois côtés de fortifications, dans une des extrémités, on retrouve un « mini-village » pour les touristes avec toute les petites maison typées allemandes. La « mini-cité » à son propre petit « enclos » de murs fortifiés et est flanquée d’une tour en pierres. On sent que c’est un peu du « racket » mIs on aime quand même. Nous, ce qu’on recherche, c’est un endroit pour voir un spectacle « live » après notre souper…il semble que ça existe pas!

Notre repas se passera sur une terrasse de la rue principale avec d’énormes hamburgers. Patrick prend la double boulette. Il a tellement de « vache » la dedans, qu’il roule presqu’en bas de sa chaise à la fin du repas.

On retourne à l’hôtel après avoir convaincu Ocèanne de prendre en charge sont frère pour la soirée – elle est gardienne avertie quand même! (Ça veut dire que les parents peuvent sortir ensemble) Tout deux se retrouve sur le lit et malgré leur désir de sortir ensemble, ils s’endorment. On se fera finalement réveiller par une Océanne qui se demande qu’est-ce qu’on fout à dormir, si on veut sortir?

Ç’est pas compliqué, ça se passera pas ce soir!

Annik explique pourquoi elle ne sortira pas ce soir, Selon le système qui exprime sa motivation. Tant qu’elle porte ses espadrilles, elle reste motivée à 8/10. Du moment où elle les enlève, ça tombe à 2/10 et finalement si les bas quittent ses pieds, c’est maintenant 1/10…elle vient d’enlever ses bas…

On comprend rien à son système et on trouve que c’est franchement n’importe quoi, mais comme on l’aime, on lui dira pas. (on va juste l’écrire sur notre blog!)

A+

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