Jour 97 – Bris mécaniques et kangourous

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Tenter de se rappeler du nom de villes allemandes est pas évident. Ils ont l’art d’aligner un paquet de lettre qui semble ne pas aller ensemble. On a pas passé une ville qu’on arrive déjà plus à s’en souvenir. Faisons tout de même un effort. Nous partons de Mannheim et se dirigeons vers Darmstadt qui se veut sur la route de Frankfurt.

On quitte notre appartement vers 9 heure trente avec l’impression du devoir accompli, il est encore tôt, et avec 55 kilomètres à faire, ça devrait bien se faire… rien de plus faux…

Descente sur le trottoir pour l’installation du matériel sur nos vélos. Patrick a un nouveau « rack » qui reste à tester avec les sacs… mauvaises nouvelles… ses sacs ne « fit » pas « pantoute ». Derrière ceux-ci, dans le bas, on retrouve un crochet attaché sur un élastique qui les empêche de balloter et de se décrocher. Typiquement, celui-ci et attaché sur un simple support placé près de l’essieu. Tout les supports arrières canadiens ont ce détail permettant l’attachement de ce crochet. Son nouveau « rack » a cet élément, mais un détail nous a échappé hier après-midi; celui-ci est placé si haut que le crochet n’a simplement aucune prise.. En bref c’est de la grosse €£#% (remarquez l’Euro dans le gros mot… lentement mais sûrement nous sommes assimilés).

On doit trouver une solution avec le paquet de « ti-boutte » de cochonneries à notre disposition. Tel Red Green dans le show du même nom, nous sommes en possession de l’incroyable « Duck Tape », allié indispensable de n’importe quel « bisouneux » sans talents. Après un paquet de « taponnage » et de d’essais infructueux, on arrive à une solution absolument affreuse mais qui marche. Sur chacune des membrures verticales du « rack », Patrick « tape » deux vieux freins de vélo. La tige métallique, sur lequel on place généralement un écrou, servira à retenir la crochet et l’élastique de son sac de transport dans la tension désirée. Croyiez-nous, ça fait dure solide, mais ça marche!

Il est maintenant 11 heures passé. On a toujours pas déjeuner à part pour une liqueur de dépanneur prise autour de nos vélos. C’est un peu décourageant mais on prend du retard. Arriver tôt dans la journée à Darmstadt semble maintenant peu probable.

On arrête à l’épicerie du quartier, un endroit des plus lugubre. Il y a bien le tramway qui se rend jusqu’ici, mais ça amène son lot de gens « spéciaux » L’autre côté de la rue, un homme et une dame argumentent autour d’une banane, qui apparement est trop mûre. Juste à coté, un homme transporte l’equivalent de 6 années de vêtements usagés de chez « Emaeus » sur son vélo. C’est à ce demander comment ce drôle de véhicule réussi à faire le moindre mouvement au sol. Ça prend des quartiers pour tout le monde, on le conçoit mais on préfère encore Paris aux favélas colombiennes. Enfin, c’est avec bonheur qu’on quitte vers des cieux, nous l’espérons meilleurs.

Après de difficiles moments sur la route avant hier, Patrick croit avoir tout en place pour éviter de rouler indéfiniment en rond…nous avons internet et ça devrait être assez pour se permettre de suivre la carte sur Google en continue.

En Allemagne il y a, nous l’avons déjà dit, un nombre inimaginable de piste cyclable. Le seul outil qui nous permet de prendre avantage de ça, c’est Google Maps. Malheureusement, merci à une guerre de bébés géants entre Apple et Google, Google Maps n’est pas sous forme d’application sur un IPhone, mais à l’intérieur du « browser ». Vous nous direz, mais quel détail insignifiant! Et bien non, c’est pas un détail, parce que chaque fois que votre appareil se met en veille ou change d’application par inadvertance (ça arrive quand on essaye de manipuler un iPhone sur un vélo), l’itinéraire disparaît… Ça c’est quand le iPhone manque pas de batteries ou le GPS arrête pas de marcher. L’itinéraire est aussi très compliqué, près de 100 changements de direction sur 55 kilomètres. Quand tout va bien, ça peu aller, mais rien ne marche et on est arrêté au 500 mètres…ça a de quoi rentre fou.

15 heure, encore 20 kilomètres à faire et le vélos d’Océanne a problème majeur. Sa petite « gear » vient de lâcher et sa chaîne est « jammé ». Pour la deuxième fois, 4 des 5 vis qui la retiennent au reste ont quitté pour un monde meilleur (elles sont tombé) On décide de cannibaliser le vélo de Patrick pour remettre la pièce en place. C’est bien temporaire, mais le magasin de vélo du village n’a pas les pièces requises…

Retour sur la route, et petit arrêt dans un endroit vraiment super cool; un kiosque de fruits et légumes dans la campagne. On bouffe des framboises et du concombre cru… Sur place, on fait la connaissance d’un couple âgé qui nous fait bien rire. La dame parle anglais et l’homme (Peter) parle français. Peter nous raconte qu’il cultive les légumes pour un agriculteur local qui s’appelle Bitsche… Connaissant la signification du mot en anglais, il attend notre réaction…qui ne sera attendre! On rigole de voir un homme de près de 80 ans faire des « jokes » du genre.

On repart avec la ferme intention de se « taper » se qu’il reste dans un temps record. La fin de la journée ira beaucoup mieux, pas de bris et internet marche… Le bonheur quoi. La ville dans lequel nous entrons, Darmstadt, est jolie, mais plus on s’approche de notre hôtel, plus l’endroit ressemble à ce qu’on quitter ce matin. Pour être honnête, rien d’aussi pire, mais quand même rien de bien extraordinaire comme quartier.

L’hôtel est un IBIS pour lequel nous avons payé 47€ x 2 (pour deux chambres). On monte tôt dans nos chambres dans une chorégraphie assez bien huilé et allons déposer nos vélos contre le garde du stationnement souterrain. Nous y voyions pour la première fois un stationnement à étage motorisé. En ne comprend pas trop les détails de fonctionnement, mais chaque espace, d’environ 3 mètres de haut, est dotée une plateforme qui permet à une voiture d’être déplacée près du plafond pour permettre à une deuxième de se placer en dessous. C’est intéressant parce que l’espace en hauteur n’est pas beaucoup plus grand que l’espace retrouvé dans un stationnement typique de chez nous. Pourtant, il est possible de stationner deux fois plus de voitures.

On est affamé. Le resto avec spécialités australiennes vient d’ouvrir (ils ont des spécialités?). Ils offrent du kangourou et du crocodile en steak (choses que l’on évite). Mika tranche en faveur des ribs et chicken wings à volonté avec la ferme intention de mettre l’endroit et faillite (ce sont ses mots). Nous on se paye de méga-burgers (Australien?). On sort de la « bourré » et très tôt pour nos habitudes (18 heure trente).

Nous voilà chacun dans nos chambres, « on chill », comme aime dire Annik, et on se prépare pour un court voyage de 30 kilomètres en direction de Francfort.

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