Jour 93 – Patiner à Strasbourg et mettre le feu à la cathédrale

On est tellement bien situé et on a été si efficace, hier dans nos visites, que ce matin, on se gratte un peu la tête en se demandant ce qu’on pourrait bien faire.

Déjeuner pourrait être une option, mais comme il est déjà presque que 11 heures, on se dit qu’on devrait aller manger au resto mexicain qu’on a tant aimé hier (il y a rien comme ce mettre la gueule en feu au levé). Nos papilles épargnés du sauvage assaut de la sauce piquante nous remercie de voir le restaurant fermé à cet heure. On continue donc à marcher et tombe sur un marché publique où abondent autant de cochonneries les plus ignobles que les plus délicieux repas… Après être passé devant un vendeur de tapisserie des années 70, un qui vend exclusivement des élastiques à bracelet, une dame offrant seulement deux douzaines de mais entourés de mouches et un délicieux étalage de saucisses, (trop long et compliqué de manger de la saucisse ici) on s’arrête devant un stand de boulangerie. La dame est drôle avec son grand sourire et son français teinté d’allemand. Elle prend plaisir à nous expliquer chacune des spécialités locales (on se rappelle plus des noms)…

On ramasse donc un échantillon de plusieurs nouveautés et de classiques. Nous voilà dans un petit parc pas très loin, où nous dégustons toutes ces spécialités, qui au fond, sont un peu sec sans un chocolat chaud ou un café. Le ventre rempli et le gaz au fond, on se met en marche pour traverser les nombreuses rails qui séparent la ville en deux. Pour se faire, on doit se taper une longue randonnée qui nous amène, après plus de 45 minutes, à l’aréna de Strasbourg (qui s’appelle l’Iceberg)

On s’était dit qu’un petit tour sur la glace pourrait être agréable mais l’emplacement est fermé jusqu’à 13:00. On devra donc patienter dans un quartier qui n’a pas grand chose à offrir. On s’arrête pour regarder des jeunes faire du BMX et du skate, on tète une liqueur le derrière sur le trottoir pendant que les enfants se collent sur absolument tout ce qu’ils touchent après avoir mangé un « Mister Freeze – un vrai! Non mais!!! C’est tu si dure de pas se « beurrer » avec ses patentes là??? – Inévitablement, il y en a toujours un qui fini par prendre le jus qui reste et à faire une niaiserie avec.

Pourquoi pas le tirer partout?

On pourrait bien y rajouter du sable!.

Souffler dans l’enveloppe encore à moitié empli serait amusant, ça risque sûrement pas de salir tout le monde dans les 30 pieds!

il faut dire que Mika est un expert dans le « pigrassage », et qu’à chaque fois, il nous impressionne avec ses idées de génie. (Être créatif, c’est une qualité non?)

Sur la patinoire de l’aréna, on se pète la gueule, du moins on essai de ne pas se la péter. Il s’avère que les patins sont aiguisés une fois par mois. Quand ils le sont, la technique utilisée consiste à les attacher en arrière d’un camion, rouler à grande vitesse sur de l’asphalte et assez vite pour faire des « flammèche », pour ensuite les passer à la laine d’acier pour s’assurer que tout ce qui pourrait être coupant ne le sera pas! (ce serait dangereux n’est pas?)

Le résultat; Il serait plus facile de patiner avec deux chaloupes « strappée » dans les pieds qu’avec ces patentes là! Le préposé à l’accueil s’excuse, dès le départ, en disant que la qualité de l’équipement ne pourrait jamais égaler ce que vous, canadiens, portez. On reste debout, à bouger un peu les bras pendant 45 minutes, avant de quitter un peu déçu de ne pas avoir pu faire plus.

On the « bright side », comme on dit, les français gèrent différemment les patinoires et c’est drôle à voir. Oubliez les surveillants ou le sens de glace pour patiner! Ils ouvrent simplement les portes et laisse les gens patiner ou ils veulent, comme ils veulent. Au dernière nouvelles (on a demandé) aucun accident sérieux. À la lumière de cette information, de l’équipement déficient et du talent limité des français avec les patins, il serait peut être temps de réévaluer nos techniques de surveillance un peu sévère du Québec.

ici, ce qui semble être la grosse affaire, à l’instar du hockey, c’est l’espèce de patin acrobatique avec les jeux de pieds. Beaucoup de jeunes ont des routines très élaborées et assez impressionnantes merci.

Une bonne grosse marche pour nous ramener à l’hôtel et puis dans le cœur de la ville. Il y a pas à dire, la ville de Strasbourg est très agréable. On re-marche certaines sections et essaie d’emprunter chacunes des petites rues que nous aurions pu manquer. On y passe quelques heure à profiter simplement de l’endroit.

Bon, des fois on a un peu honte du manque de productivité de nos visites. Aujourd’hui en est un exemple patent. Les enfants, depuis déjà quelques semaines, sont partis sur un « trip » qui consiste à essayer d’obtenir la série complète des personnages Simpsons en Lego. À la manière des albums de collants de hockey de notre époque, vous finissez généralement par obtenir 100 fois le collant du mollet de Owen Nolan au lien du collant brillant de Wayne Gretzky. Dans leur cas, ils ont maintenant cinq Scratchy et Homer est toujours introuvable. Voici la façon que ça fonctionne; vous achetez un sachet, avec le personnage « démonté » à l’intérieur, et à l’ouverture vous l’assemblez. Comme vous ne savez pas vraiment ce que vous achetez, vous obtenez évidement souvent les même personnages. Pour obtenir les 16, vous devez généralement faire de la prostitution pour payer la facture. (Voici parent le moment idéal pour expliquer à vos enfant ce qu’est la prostitution)

Au cherche quelques endroits où nous pourrions mettre la main sur ce produit. On y arrive simplement pas jusqu’au moment où, au detour d’une rue, telle l’étoile du nord, nous apparaît le MAGASIN DE JOUET! Les enfants s’y lancent comme des damnés , et contre toute attente, malgré la taille colossale de l’endroit et des rues avoisinantes bien remplis, l’endroit est absolument désert. Le caissier, comme heureux de voir un peu d’action, nous salut avec beaucoup d’enthousiasme. On cherche les fameux Simpsons en faisant toutes les allées du magasin pour finalement les retrouver à deux pieds du comptoir de sortie… exactement où le préposé enjoué se trouve. Les enfants en achètent quelques un pour finalement obtenir qu’un seul nouveau personnage… une grosse déception.

On marche ensemble jusqu’à la place principale pour prendre l’apéro. On s’assoit à une terrasse d’un bar où ils font leur propre bière. Quel superbe endroit et l’atmosphère est géniale. Les parents y vont d’une « broue » pendant que les enfants commandent l’irremplaçable Fanta. Sur la terrasse, on profite du beau soleil mais les enfants n’ont qu’une idée en tête…Simpsons… Mika demande l’autorisation d’aller acheter d’autre sacs de Lego. On accepte de les laisser partir seul, à quelques rues de là, à conditions qu’ils restent ensemble. Un bon moment plus tard, les voilà de retour pour nous informer des derniers développements. Le gentil caissier, maintenant au courant de leur quête pour compléter la série des Simpsons, à décider de les aider à remplir cette mission. En tapotant, « tamponnant », manipulant des centaines de sacs au magasin, ils devraient être en mesure de trouver les personnages manquants. Dans les deux heures qui suivent, Mika ou Océanne reviennent plusieurs fois à la terrasse, nous indique qu’ils sont près du but et qu’ils ont simplement besoin de plus de temps. PAS DE TROUBLE, nous on chill avec un drink.

MISSION ACCOMPLIE: Les enfants ont finalement toute la famille des Simpsons. Avec la supervision de ce héro sans nom (il restera dans l’histoire de la famille); la série est complète!

On quitte cette jolie place pour s’arrêter au Apple Store. Comme à l’habitude, c’est un superbe magasin et il y a beaucoup, beaucoup de monde. La raison pour lequel on vous parle de ça, c’est que l’achat de nouveaux écouteurs nous amène à rencontrer un vendeur aux attributs…hors de l’ordinaire. Dans les magasins Apple, les conseillés sont aussi les personnes à qui vous devez vous adresser pour payer. On cherche quelqu’un de libre et tombe sur ce grand gaillard qui n’a rien de particulier. Par contre, lorsqu’il ouvre la bouche, la nôtre s’ouvre sous l’effet de la surprise. Dans toute l’histoire de l’univers, le plus hauts ultrasons n’ont jamais sonnés aussi aigu! Au son de sa voix, des dizaines de chiens se jettent dans les fenêtres dans d’horribles douleurs… Sans blagues – après quelques instants on s’habitue et apprécie sa bonne humeur. Salut l’inconnu aux pouvoirs ultrasoniques!

On continue à dehambuler dans la ville et en soirée décide de se payer une folie. La place devant la cathédrale de Strasbourg est un endroit très touristique et occupé. De nombreux restaurants ont d’immenses terrasses s’avançant dans la place et accueillant les foules. Ce genre de restaurants bien situés n’ont d’égale que leurs prix démesurés et leur bouffes « so so ». La raison pour laquelle ça nous intéresse d’être ici, est qu’en soirée la cathédrale est le théâtre d’une projection visuelle grandeur nature avec trame sonore. On s’assoie donc et commande de la bouffe en attendant le début du spectacle. Le serveur est vraiment sympathique mais la bouffe, qui se veut de type allemande, est pas loin d’être infecte…on doit donc rincer le tout avec de la bière, qui elle est toujours bonne.

Le spectacle commence. Quel spectacle! Pour un court 15 minutes accompagné par la musique, la cathédrale prend feu sous les projecteurs. Impossible de dire réellement si il y a une trame narrative, mais le jeu des couleurs et les effets sont tout simplement magiques. On l’écoute et sommes ébahis. D’ici trente minutes, il y aura une autre projection… On s’empresse donc… de « brêter »… le plus longtemps possible à notre table pour une deuxième représentation. Que dire? Simplement excellent!

La soirée terminée et nos fesses maintenant sur nos lits, on se félicite d’une si belle journée et attend avec impatience la prochaine sur nos vélos; direction Allemagne.

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