Jour 92 – Strasbourg

Strasbourg, c’est à la frontière entre la France et l’Allemagne. Pour nous, c’est un vent de fraîcheur, parce que l’architecture y est vraiment très différente. On y retrouvent beaucoup de ses bâtiments avec des structures de bois exposées très typique. La ville est ceinturée de cours d’eau, principalement des canaux, et ça lui donne beaucoup de charme.

On a pas vraiment de gros plans aujourd’hui; simplement faire le tour de la ville à pieds et profiter de l’endroit. Hier, on s’est couché à plus d’une heure du matin après le retard du train, on laisse donc les enfants dormir autant qu’ils le veulent. Preuve qu’on a plus de jeunes enfants, les deux se lèvent à 11:00… Bonjour les ados!

On part déjeuner. Enfin, on devrait dire prendre le lunch, parce qu’à cet heure là, ce serait mieux de manger un vrai repas. On tombe sur une restaurant mexicain et l’idée nous tente. La propriétaire est une française qui a beaucoup voyagé aux Ėtats-Unis et au Mexique. Elle nous raconte pleins d’histoires et les raisons qui expliquent l’existence de son restaurant mexicain à Strasbourg. En retour, on jase de notre voyage pour lequel elle a beaucoup d’intérêt. Finalement, on bouffe, et c’est vraiment très bon. Ça nous change parce, qu’en France en particulier, la bouffe sur le pouce se résume au choix suivants;

– Kebab
– Panini

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– Hamburgers

On s’entend que manger de la bouffe différente nous fait vraiment plaisir parce qu’avec le kebab, on se bâtit lentement des pierres aux reins. Les kebabs, c’est délicieux, mais c’est comme n’importe quoi, on se tanne. Mika, de son côté, ne mangerait que du Subway. On ne connaît pas les racines de cette amour inconditionnel pour le restaurant jaune, mais, si on en voyait plus souvent (merci, il n’y en a pas trop) on aurait droit au supplice spéciale Mika. Il nous ferais la demande solennellement, à genou par dessus le marché, pour ensuite nous rappeler tout les bienfaits de manger des légumes régulièrement, nous remémorer l’histoire, non moins incroyable, de Jared, le ti-gros transformé en athlète olympique. Une fois son premier tour complété, il répètera le même discours jusqu’à ce que nos oreilles bourdonnent, que notre cerveau, sous la torture, commence à faillir, qu’une légère « brou » se forme au bord de nos lèvres, tout ça avant de se placer en position fœtal sur les genoux du premier inconnu. C’est généralement ce qu’on doit subir, à moins bien sûr, de simplement lui remettre 20$ en lui demandant de cesser la torture. On optent généralement pour la deuxième solution ou simplement attend assez longtemps pour que son père pogne les nerfs. (C’est un expert) Pour le moment, Strasbourg nous évite tout cela par la simple absence de Subway en ville.

On fait le tour de la ville et on aime beaucoup. On fait tous les endroits connus; la Petite France avec ses canaux et ses superbe maisons, les grandes places, les petites rues piétonnières, et la grande surprise; l’incroyable cathédrale gothique au centre de la ville. Premièrement, elle est immense (la deuxième plus grande d’Europe apparemment) et conjugue superbement bien le massif et le délicat dans la même façade. De grandes et longues flèches et d’innombrables colonnes l’ornent de manière magnifique. On y monte pour observer la ville d’en haut gravissant les 330 marches en colimaçon; très cool! Heureusement pour nous, on est pas pogné derrière une « tortue » parce qu’à la largeur de l’escalier, les dépassement auraient été difficile. Du haut de la plateforme, qui est encore environ 75 mètres plus bas que le clocher, on peut voir l’ensemble de la ville dont le quartier du Parlement de l’Union Européenne.

Retour sur la terre ferme, où on continue notre visite ponctué de petits arrêts dans les boutiques. On réussi à interrompre la transformation de Mika en monstre sanguinaire en s’arrêtant dans un magasin de bonbon. Ça lui permettra de rester concentré sur autre chose que l’immense douleur de magasiner. Comme d’habitude, on presque rien acheté, où on mettrait ça « anyway »? Un petit verre, sur une terrasse et retour à notre chambre avant la soirée.

À l’hôtel, Patrick fait un somme, pendant qu’Annik lave des vêtements dans le bain (c’est ce qu’on appelle la séparation des tâches). Elle trouve l’expérience fabuleuse ne pouvant attendre pour laver les vêtement à nouveau de cette façon. Quel bonheur de laver les bobettes croustillantes de son extraordinaire conjoint. Pendant qu’elle prend tant de plaisir, Patrick lui s’emmerde; est ce qu’il y a quelque chose de plus ordinaire que de dormir?

Annik est en charge des décisions ce soir; choisir un restaurant pour commencer. On trouve rapidement, parce qu’elle au moins, elle « niaisera » pas pendant une heure pour trouver les conditions optimales, ce que Patrick ferait; position du soleil, orientation de la terrasse, un centre de table dans les tons de lilas, costume des serveurs assortis au centre de table, et qualité du mobilier – parfois il regarde même le menu). Une bonne bouffe et on file à l’hôtel pour bon dodo.

Note: Plus de la moitié du voyage…et de notre argent sont maintenant chose du passé. Il nous reste encore 3 mois et on ne peut pas attendre pour la suite.

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