Jour 88 – Départ de la côte.

 

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C’est probablement la journée où on voyagera d’une région à l’autre. On quitte notre carrée de sable de bonne heure pour se rendre jusqu’à la pointe devant l’estuaire de la Gironde et sur la rive opposée à la ville de Royan. On sait que c’est notre dernière chance de faire du surf ce matin.

Au « micro-village » touristique, à la sortie du camping, on se dirige vers l’épicerie puis vers le bord de la plage pour évaluer nos chances de glisser sur les vagues aujourd’hui; nos espoirs s’évanouissent…

Il y a, pour ainsi dire, aucune vague digne de ce nom. On mange notre petit déjeuner en regardant la mer sous le superbe ciel bleu. Il nous reste tout de même une chose à essayer, le skim surf. Ce sport de bord de plage à été inventé par quelqu’un qui ne tenait nullement à la santé de ses vertèbres cervicales. L’équipement consiste en une simple planche de bois légèrement courbée en ses bouts et possédant une pointe d’un côté. Le but de l’exercice (si se fracturer les côtes est de l’activité physique) consiste à projeter la planche devant vous sur une fine couche d’eau, partir à courir au même moment et essayer d’y monter pour glisser sur l’eau. Les enfants s’essaient, et des les premiers instants, les parents savent qu’il ne toucheront pas à ça; c’est un pète gueule! Il y a moins de chance que Patrick ou Annik réussissent ça, dans la prochaine heure, qu’il y a d’atomes dans l’univers. On laisse donc faire les enfants pendant qu’on profite de la plage, fait quelques recherches sur internet et se fait crier après par une autre folle. Imaginez-vous donc qu’on vient de se placer 50 pieds en avant d’elle et qu’on lui bloque la vue. Il est tôt. Elle est mieux de s’y faire, parce que c’est le principe d’une plage publique d’avoir quelqu’un dans son champs de vision.

Derrière à droite, il y a une structure bizarre qui ressemble à une piscine géante fait en immense plaque d’acier. L’eau de la mer y monte, tout les cycles lunaires, et la remplie. On a beau essayer de comprendre à quoi ça sert, on n’y arrive pas. Un peu plus loin, on peut constater que la mer gruge inexorablement la côte puisqu’une maison de bonne taille, maintenant abandonnée. Celle-ci finira un jour sa course en morceaux, plus bas sur la plage. Après près de deux heures à regarder la mer, on fini par comprendre que les deux rochers noirs à notre droite sont en fait deux bunkers allemands à moitié submergés. La mer en a tellement modifié l’apparence, qu’on ne se doutait même pas que c’était des constructions militaires. C’est ce qui attend peut être cette maison sur la dune.

On quitte finalement en avant midi et roule vers notre destination dans l’estuaire. Tout se passe rondement et on aperçoit différents autres bunkers, une batterie anti-aérienne et une cantine tous en béton et dans un état surprenant.

Sur la pointe devant la Gironde, et après un arrêt dans un petit musée (un jolie petit phare), on prend le traversier qui nous amène à Royan. La traversé se fait sans heurt mais on réalise, qu’encore une fois, on ne se souvient pas vraiment de cette ville que nous avons brièvement visité il y a 20 ans. On en fera pas on drame parce qu’on ne collera pas ici aujourd’hui. On prend le train, si on le peut, vers Poitiers…. Ce sera finalement que dans quelques heures.

Pour tout dire, on a eu un « deal » incroyable pour le train; 30€ avec nos vélos. Nos amis du camping d’Orléans, nous on dit de toujours s’informer à l’accueil pour obtenir les meilleures offres. Dans ce cas, avoir utilisé le guichet automatique nous aurait coûté 94€… On va la prendre l’économie, parce que les dépenses en voyage, c’est pas ce qui manque!

Un petit voyage en train sans histoire et une arrivée à Poitiers sous la pluie battante… On avait presqu’oublié que ça existait! C’est con, mais on commence tout de suite à douter de notre décision de bouger d’un endroit ensoleillé vers cet endroit…on verra bien!

La gymnastique habituelle dans la gare nous amène sur la rue où la pluie cesse. La ville de Poitiers est perchée sur un plateau rocheux qu’on s’empresse de monter. Ça faisait des semaines qu’on avait pas gravi de côtes dignes de ce nom. On voit qu’on est encore capable.

On est affamé, et sur la place principale, d’une ville comme paralysé par la pluie (c’est désert), il y a un DQ. On engouffre un hamburger pendant qu’on cherche, branché sur leur WIFI, des options pour le dodo. On vous évite les détails, mais on fini par trouver un petit hôtel à deux minutes à pied et qui donne directement sur la place de l’hôtel de ville.

Nous avons deux chambres dans un vieil immeuble bien propre, mais l’âge du bâtiment ne ment pas. Les murs ont été si souvent peinturés que les pièces ont « rapetissé » au fils des ans. Le poids de la peinture fait sans doute s’enfoncer l’immeuble lentement dans le sol. Et que dire de la décoration; c’est une évidence, elle a été conçu par une grand-mère aveugle de naissance et les travaux on été fait par son mari manchot. C’est simplement sublime.

Deux mots sur la ville avant de procéder à l’extinction des feux; Poitiers est superbe. On a hâte de faire le tour demain.

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