Jour 86 – Body surf Baby!

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On nous refait le coup de nous faire changer de site. Tout ça, pour rester une deuxième nuit!

Aucune importance si notre site n’est pas spécifiquement réservé par quelqu’un d’autre. Sur la p´tite feuille, le p´tit monsieur a écrit à l’encre et sa s’efface pas! Patrick est en beau calvaire, parce qu’il sait très bien qu’ils auraient pu nous accommoder si ils avaient voulu. Eh bien, non! On bouge tout notre stock de 50 mètres sur un autre site (ce soir, notre site sera occupé par une roulotte mais 4 autres sites autour seront laissés complètement)

« Mighty Atlantic ». C’est simplement trop beau! À notre droite, il y a bien 100 surfeurs en périphérie de la plage réglementée. C’est décidément un sport très populaire ici. Avec une si belle journée, on se trouve chanceux, puisque depuis notre départ de la dune, on a que du beau temps!

On pensait à faire du surf initialement mais les enfants optent pour le body surf. C’est un peu comme les planches « cheap » ce qu’on avait acheté en Italie, mais en légèrement plus gros et de bien meilleur qualité. On loue donc l’équipement et des « wet suit ». On passera quatres heures à jouer dans les vagues et sur la plage; une excellente après-midi en famille.

En soirée, on est en feu, et on décide de se payer une bonne bouffe et de faire la fête. On s’assoit et on bouffe comme des dieux; dans notre top 3 du voyage. On rigole vraiment beaucoup.

Devant nous, une petite famille allemande accompagnée de leur enfant d’environ 12-13 ans. C’est un mastodonte et il ressemble à Arnold Swartzenagger. Mais avec quoi il est nourrit? C’est juste fou, On part donc sur une dérape complète et sort toute les phrases des films de l’acteur. (Notre accent autrichien est simplement parfait). La phrase qui collera à jamais dans nos esprits, et qui vient de nul part:

One day, I’ll be gouvernor!

La Jeunes files, à nos cotés nous trouve ben drôle, mais on fini par se taire de crainte que Le Gigantor de 12 ans viennent assommer Patrick.

Mais le clou de la soirée, c’est la grande dramaturge derrière nous; une dame rondelette qui a les attributs de la Castafiore pour son jeu lyrique mais pas pour son enthousiasme et son amabilité. (Elle ne donnerait pas de ti-bec au capitaine Haddock) L’histoire commençe par un verre d’eau accroché qui se vide sur la nappe, un peu sur les jambes d’Annick et finalement légèrement par terre à ses pieds. C’est juste un verre d’eau donc pas de panique. Annik se lève, brasse un peu sa jupe, et pousse le reste de l’eau au sol à côte de la table. Derrière nous, la diva est atteinte mortellement par la Niagara. (On vous assure, elle n’a reçu que quelques gouttes). Ces pieds sont arrachés sous la force d’un jet si puissant et elles est à l’agonie.

Elle tape sur l’épaule d’Annik

Vous avez bientôt fini, j’ai les pieds tout trempés!

La scène est si ridicule que sa famille, qui l’accompagne, part à rire et son fils en rajoute;

Amenez les éponges!

Apportez la serpillière!

Non seulement ses gougounes sont humides, mais maintenant, elle vit l’humiliation. Se faire foutre de sa gueule devant des étrangers pour une histoire sans queue ni tête, c’est vraiment le top. Satisfait de la mise en scène fabuleuse de Robert Lepage, on donne 10/10 à la p´tite grosse dans le rôle de la « pas fine » et des acclamations pour son fils qui a sut si bien finir la pièce…Bravo!

La nuit tombée, les filles retournent au camping pendant que Mika et Patrick se dirigent sur la plage pour voir les étoiles. À notre grande surprise, la marée est basse et la plage s’étire sur plusieurs centaines de mètres de plus que durant la journée. On y marche dans le noir complet en profitant d’une autre belle soirée sans lune, sans nuage pour un spectacle superbement étoilé. Au bout de la plage et au loin, des véhicules tout-terrain foncent vers nous très rapidement. Il fait si noir qu’on prend peur. Et si ils nous voyait trop tard? On part donc à courrir et quitte cette belle plage à bout de souffle et le sourire aux lèvres.

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