Journée sans grands événements marquants. On roule un 25 kilomètre en forêt entre Carcans-Plage et Hourtin-Plage. La route est facile mais une section d’environ 5 kilomètres est particulièrement intéressante. On parle ici d’une piste à simple voie en béton, qui est abimé par endroit, et qui montre de l’âge. Certaines partie de ce tronçon on clairement été refait ou réparé. Ce qu’on a appris sur cette drôle de piste, c’est qu’elle a été construit par la Wermarcht, ou pour être plus exact, par le travail forcé de gens de l’Europe de l’est amené sur place pour faire la sale besogne.. Mais pourquoi une piste si étroite? On ne pouvait pas y faire rouler de voiture ou de chars, ou même de canons, alors pourquoi? Eh bien, la région était dénudée d’accès ou de villages mais la côte devait être surveillé, malgré tout, d’attaques surprises alliés, La solution; construire une piste en béton pour les motard allemands. Ça explique clairement pourquoi elle est si étroite et perdue au milieu de la forêt.
Hier, on avait croisé une section comme celle-ci sans trop savoir le pourquoi d’une construction aussi bizarre. Maintenant qu’on comprend. Rouler la dessus, prend complètement une autre dimension. Fascinant!
Hourtin Plage ressemble un peu à la ville qu’on a quitter ce matin. En fait, c’est plutôt un village qui se veut un centre de service pour les surfeur. Personne, ou presque n’habite ici à l’année. Pour trouver de vraies habitations, il faut quitter la côte et rouler 10 kilomètres vers la ville d’une même nom.
Parce qu’on est partie tôt et que nous avons roulé à plus de 25 km/h de moyenne (bravo les enfants!), nous arrivons à Hourtin plage autour de 14h . L’intention est d’aller faire du surf mais le camping nous attend avec une surprise; Il y a des jeux d’eau, des glissades et tout le tralala, ce qui fait que les enfants n’ont aucune intention de visiter les flots bleus de l’Océan Atlantique. (Comme le camping coûte 100$, vaut mieux en profiter). En tout cas, ça nous va parce qu’on « feel » mou.
Les parents étendent des matelas et s’y couche pour faire un somme d’après-midi. On se regarde et réalise que malgré nos trois mois de voyage on n’a jamais encore fait de petit dodo en plein milieu de journée. Il faut croire qu’il était temps. Les enfants, eux, jouent ensembles dans ce qui ressemble à une copie du village des Sports en plus petit.
Ici, le camping est gigantesque (870 emplacements). C’est l’évidence, c’est si vaste qu’il a continuellement un enfants en pleurs cherchant ses parents.
Dès notre arrivé, tel Rambo, Annik à repéré une table. Elle est en rut. Elle n’a qu’une idée, la prendre comme un animal! Comme elle est sous la protection de ses contraceptifs oraux, aucun danger. Elle la veut cette table; ce sera un « One Night ». Parce que l’animal est gros et lourd, elle demande l’aide de Patrick qui n’est pas trop chaud à l’idée d’un ménage à trois. Elle le convint à l’aider en lui rappelant, que si il consent, ils pourront s’avourer ces délicieux plats aphrodisiaques aquis à l’épicerie (du Chili et du blé d’Inde en Canne). Patrick ne peut résister. Au même moment, les enfants arrivent… pas question de dévoilé toute cette luxure à de si jeunes enfants; nous devront leur présenter la table comme une ami de la famille rencontrée dans une soirée bingo et qui soupera avec nous ce soir. S’en est fait pour nos plans décadents avec cette jolie table!
Si vous ne comprenez absolument rien de ce qu’on raconte ici, voir les nombreux posts précédents portant sur notre obsession des tables
On soupe et joue au Yum, pendant qu’au bar un drame à lieu ; un spectacle nommé Extraordinaires Talents. D’abord on attire les gens avec un titre racoleur et on rempli le bar. Ensuite, on invite d’autres spectateurs à encercler l’endroit pour créer une barrière infranchissable pour ceux assis au centre. Et là, on part le show! On devient tous sourd momentanément le temps de réaliser que c’est pas un show professionnel. (Même pas proche – La surdité momentanée est un mécanisme de défense visant à éviter la folie). Dès les premières minutes, on constate quelques décès et un augmentation fulgurante des ventes d’alcool. Certaines personnes, n’ayant même jamais bu de leur vie, deviennent alcooliques dans les premières minutes. Nous, qui avons la chance de nous tenir en périphérie de la zone, décidons de fuir sans autres dégâts qu’un choc post-traumatic puissant, une prescription pour une psychothérapie ainsi que des cachets verts qui font tout oublier. Tant qu’à faire, inviter donc les Fraggles Rock, ce serait meilleur!
Sur ce point, nous quittons pour aller dormir, et réfléchir à nos prochains déplacements.