On bat tout les records de départ en quittant pour Carcan-Plage vers 16 heure. Ce qui nous retiens aussi longtemps, c’est le désir des enfants de voir à ce qu’on profite pleinement des installation aquatiques (on a payé 75€. Si on peut, on repart tous dans nos costumes de bain mouillés question de leur voler un peu d’eau).
Au grand désarrois des enfants, ils ouvrent les activités amusantes qu’après 12h, moment où ont doit quitter notre site. C’est de tout évidence une stratégie commerciale pour nous faire rester une journée de plus – on marche pas la dedans, ils peuvent « ben » s’assoir sur quelque chose de piquant et tourner) Pour nous convaincre, Mika menace de s’immoler avec le gaz du réchaud pendant qu’Océanne nous jure de nous tatouer, dans le visage et pendant notre sommeil, les paroles de Blue Jeans sur la plage du Paul Sarassin) On est affolé devant autant de menaces, mais on ne flanche pas – Nous quittons aujourd’hui!
Comme le veut la tradition, on sort du camping (on parle de 200m de vélo) avant d’entendre le premier;
J’ai faim!
Bon, il est midi, et il y a une épicerie à la sortie. On peut bien se débarrasser avant de se mettre en route. Et quand on parle de se debarasser, on sait comment faire ça en grand. Ce midi, on se gâte. Ce qu’on mange nous fait saliver juste à y penser; des hot-dogs « frette »… Yeaahhh!
Première étape; couper un « ti-boutte »de baguette. Avec le bout de la saucisse pas cuite à peine sorti du jus de son emballage, frappez la mie du pain violemment. On le sait, une saucisse c’est un peu mou, il faut donc y mettre du cœur. Ici, la technique est importante puisque si vous retenez la saucisse trop loin du point d’impact, elle se pliera telle une vulgaire « tite-molle » et se cassera. Il faut la tenir fermément à la base et frapper avec vigueur. Avec assez de chance, la mie sera transpercée et vous aurez maintenant un hot dog qui n’attend que ses condiments. Comme condiments on a de la moutarde, de la confiture de fraise, du miel et de l’huile d’olive. On se contentera de moutarde. Quelle délice!
À quelques pas, des bruits attirent l’attention de Mika. Derrière lui, une grande affiche de paintball avec la notice à partir de 8 ans…. On s’en sauvera pas cette fois! Les propriétaires du site offrent une version « light » qui utilise de plus petits fusils et de plus petites balles. Pour cette raison, les enfants sont acceptés. (C’est le temps de sortir notre cash!) Les filles sont rassurés parce qu’il était hors de question qu’elles pensent à commencer à envisager de réfléchir d’essayer le Paintball sans l’option « light ».
On se décide à participer à la session de 14h, ce qui fera qu’on regardera l’autre groupe se canarder avant d’avoir passer au « cash » nous même. C’est pas pas l’idée du siècle parce que les gars sortent avec des bleus, la version « light » c’est juste de la poudre aux yeux. Océanne trippe pas. Elle a la ferme intention, selon ses dires, d’entrer et de sortir à la première occasion! On passe à l’étapes explications et Océanne décide d’une stratégie différente. Elle s’habillera en bonhomme Michelin pour limiter l’effet des balles; une camisole, un T-shirt, une veste de coton ouaté, une chienne de camouflage et finalement un plastron anti-balle….ah oui, petit détail important…il fait 29 degrés.
Le staff la regarde avec pitié, lui rappelle de s’hydrater et qu’elle peut toujours enlever des parties de ses pelure d’oignon au besoin. (En douce, on lui acheté des pré-arrangements funéraires ) Le paintball « light » c’est pas trop douloureux, mais si vous recevez une balle à moins de 5 mètres, elle va pincer, pas mal même! Le jeu est vraiment amusant, puisque nous sommes tous des familles et n’avons aucune intention de recréer les plus grands moments de la bataille de Stalingrad. En bref, personne ne se prend pour Harnold. On joue une bonne heure et demi avec nos 200 billes. Au moment où tout s’achève, tout le monde à sa petite blessure pour pouvoir se venter des ses faits d’arme.
– Patrick a un bleu dans le flan résultat d’un tir dans le jeu ou il était Président des États-Unis. Il devait être protegé d’une bande de terroriste par ces garde du corps invisibles. (Pire gang « ever », je me sentait comme Reagan en 1982, mais dans mon cas, je savais que j’allais ne faire tirer)
– Annik a un bleu sur l’épaule qui lui rappelle sont vaccin de la rubéole et aussi l’épisode de Passe-Partout où ti-brin arrête pas de chialer à Canelle qu’il a mal au bras
– Mika s’est fait « snapper » l’arrière de la tête et a une grosse bosse.
– Océanne a survécu à deux tirs résultants en de gros bleus, sur le poignet et la hanche, lors de la bataille final.
La fille s’occupant du site est super sympathique et nous offre de bons conseils pour la suite de nos activités sur la côte. C’est d’ailleurs au restaurant le Galipot, un endroit qu’elle a suggéré, que nous souperons ce soir à Carcan-plage. Une excellente bouffe dans un joli petit village de surfeur qui n’était finalement qu’à un peu plus de 40 kilomètres.
Le camping est beaucoup plus abordable qu’hier ce qui nous rend bien heureux. On rigole parce que le site qu’on nous assigne est très grand mais ne possède absolument rien qui ressemble à une surface plate ou une pente de moins de 10 degrés. On se place le mieux qu’on peut, on va dormir peu importe!
Note; le voisin à une serviette avec une femme nu dessus; on essaye d’imaginer les circonstance qui l’on amener à croire que cet achat était une bonne idée…on cherche toujours…


